‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 50 sur 578 · ALPH · texte numérisé non relu

ALPH

gènequi tentait de s'oppo-ser à ses progrès (1071), soumit le Kharizm et passa l'Oxus à la tète de 200 000 combattants : mais il périt peu après, assassiné par le

gouverneur d'une forteresse qu'il venait de prendre 'assaut, 1072. Il est le premier de sa race qui ait embrassé l'Islamisme. Il eut pour successeur son fils Malek-chah , qui étendit encore ses conquêtes. — Un autre Alp-Arslan fut sultan d'Alep de IU4 à

1115.— ALP-TEKIN. F. TBKIN.

ALPES (du celtique Alp , montagne) , grand système (le mont de l'Europe, si6)é entre la France, l'Italie et l'Allemagne, prend successivement les noms suivants : l» Alves Uarttimes, qui s'étendent du S. au N., depuis les cdtes du golfe de Gènes jusqu'au Mont-Viso; 2" Alpes Cottienneif depuis le MontrYiso jusqu'au Monl-Cenis; Z* Alpes grecques , depuis le ]i{ont-Cenis jusQu'au Mont-Blanc et au col du Bonhomme (elles renferment le Petit St-Bemard) : 4* Alpes Pennines, qui vont de VO. à TE. depuis le col du Bonhomme jusqu'au Mont-Rosa (c'est là que se trouve le Grand St-Bemard) ; 5* Alpes UponUennes ou Helvétiques^ entre les monts Rosa et Bernardin (là se trouve le St-Gothard) ; 6* Alpes WiétiaueSy du Mont-Bernardin au Drey-Herren-Spitz; 7* Alpes Noriques, qui traversent le Saltzbourg. la Styrie. la Haute et Basse- Autriche. A droite et à gaucne ue cette ligne principale s'étendant plusieurs chaînes secondaires, dont les plus importantes sont : V les Alpes Bernoises ^ qui .se détachent du St-Gothard et rorment, avec le Jorat, une longue arête, séparant les affluents de l'Aar de ceux du Rhône ; 2" les Alpes du Vorarlberg, qui ont leur nœud aux env. du Monte deir Oro , et qui isolent les affluents du Rhin de ceux du Danube (on les nomme souvent Alpes de Souabe); 3* les Alpes Comiques , qui se détachent au S. du Orev- Uerren-Spitz, séparant les bassins de l'Adiçe et de la Drave; 4* les Alpes Julienneij oui se hent aux Alpes Gamiques et forment une vallée dans laquelle coule la Save; ô" les Alves Dinariaues^ qui unissent les Alpes proprement dites avec le Balkan; 6" VApennin, qui se détache des Alpes Maritimes et sépare en deux la presqu'île italique. Les plus hauts sommets des Alpes se trouvent dans les Alpes Pennines : ce sont le Mont-Blanc, 4810- ; le Mont-Rosa. 4636; le Mont-Cervin, 4500; le Mont-Combin, 4308; le Mont- Géant, 4211). Viennent ensuite : le Mont-Olan, 4200; le Mont-Pelvoux de Valouise, 4093; le Mont-Iseran, 40â3 ; rorteler Spitz, 3908: le Gross Glockner, 3890; le Grand St-Bernard, 3470; le St-Gothard. 3300; le Mont-Cenis, 3493; le Mont-Viso. 3840. Ces hauteurs, qui dépassent toutes celles de l'Europe, restent encore loin de celles de l'Asie et de l'Amérique (F. hi- HALAYA, ANDES). Les Alpos sout couvortes de neiges éternelles; elles offrent d'immenses glaciers, surtout en Suisse et sur la lisière N. de l'Italie : la fameuse Mer de glace est au pied du Mont-Blanc. Un Krand nombre de fleuves et de ri?, descendent des flancs des Alpes; les princip. sont : le Rhin, le Rhdne, le Pô , l'Adige, le Danube. Les Alpes forment comme un m jr infranchissable ; on y rencontre très-peu de passages : les passes les plus célèbres sont celles du Mont-Genèvre, entre la France et le Piémont; des Échelles entre la France et la Savoie ; du Mont-Cenis et du Petit StrBemard, entre la Savoie et le Piémont; du StrGothard, entre la Suisse et l'Italie: du Sœmmering, entre l'Autriche et la Styrie. Annibal , en 217 av. J.-C, et Bonaparte, en 1800, ont franchi les Alpes avec de grandes armées ; ce qui était généralement regardé comme impossible. Napoléon I y fit ouvrir les magnifiques routes du Simplon (1801-6) et du Mont-Cenis (1805). Plus récemment, l'archiduc Répier y ajouta la route par le Spluffel (1820). Aujourd'hui, on les traverse en chemin de fer.

Les anciens donnaient aux différentes parties de l'immense chaîne des Alpes les noms de : Alpes Mch ritimœ, depuis le Ligustu>iu sinus yaaq}i*3XL Mons Vesulus (Viso) et aux sources du Padus (Pà); — Alpes Cottianœ, depuis le F^ittïtMinoiw jusqu'à VAlpisCot-

tia (Mont-Cenis) : elles reçurent ce nom sous Auguste, en souvenir de la route que le roi Cottius avait ouverte aux Romains dans la vallée de Susa ; on les nommait auparavant Alpes Juliaoi — A Ipes Graix , ap-

Selées aussi Cremonis ruga (Mont-Craimon . au N. E. 0 la vallée de la Thuille; , depuis le Mont-Cenis jus- Îu'aux sources de la Duri'a niaiar (Doire) ; — Alpes ^enninse, depuis la Duria jusqu'au Mons-Adulas (St- Gothard) : elles étaient ainsi nommées d'un mot du pays qui signifiait haute montagne g on y distinguait le Penninus-Mons (Grand St-Beraard); — Alpes Uelveticx ou Upontije, au midi de la Suisse; — Àlpet Rhetica ou TWdenlta», qui traversaient les deux Rhéties, — et enfin Alpes Camicx ou NoricaSt qui séparaient le Norieum du pays des Cami,

▲LPBS 0RBCQUE8, Alpes Graix, une dea 17 prov. de la Gaule au iv* siècle, entre les prov. nommées A Ipes Maritimm, Viennensis, Maxima Sequanorum et l'Italie, avait pour capit. Civ, Helvetiorum ou Aventicum (Avencnes) , et pour v. principales Daraniasiû ou Civitas Centronum (Moustiers en Tarentaise), Oetodurus ou Cinitas Vallensium (Bfartinach). Ce territoire représente à peu près le bassin du Haut- Rhdne jusqu'au lac Léman, la vallée de 8use, le Briançonnais et le val de Préçalas.

ALPES HARiTiMBS , A Ipes if artttmcB, une des 1 7 prov. de la Gaule au iv* siècle, au S. des Alpes Graix^ entre le Ligtuticus sinus , l'I lalie et la Narbonênsis 2*, avait pour capit. Civitas Ebrodunen^um {Embrixii), EUe répond à parties du Dauphiné et de la Provence. ALPEa-MABiTiMRS (dép.des), entre ceux des B.-Alpes et du Var à l'O. , le Piémont au N. , la prov. de Gènes à i'E. et la Méditerranée au S. ; 194 578 n. ; ch.-l. , Nice. Formé du comté de Nice et de partie de l'anc. dé p. du Yar. Il a 3arr. (Nice. Grassa, Puget-Thénier&), dépend de la cour imp. d^Aix et a un évèché à Nice. — Ce dép. , qui avait déjà existé sous le 1" empire , est reTenu à la France en 1860.

ALPES (dép. des BASSES-), dép. frontière, entre ceux desH.-Alpes, du Var, de Vaucluse et les États sardes , ch.-L Digne. Il est formé d'une partie de l'anc. Provence. Surface, 7450 kil. carrés ; popul. , 146368 bab. Mont., mines : fer mêlé d'or, argent, plomb, houille, jayet, albâtre, ardoise, marhres. Oranges, châteignes, trufles, plantes aromatiques ; vers à soie; délicieuses prairies naturelles. Industrie presque nulle.— Ce dép. a 5 arr. (Digne, Castellane, Barcelonette, Forcalqiiier, Sisteron), 30 cant et 257 communes. Il fait partie de la 9* diy. milit. et dépend de la cour impér. d'Aix. Il a un évôché à Digne.

ALPES (dep. desHAOTKS-) , dép. frontière , entre ceux des B.-Àlpes, de l'Isère, de la Drûme et les Ëtats sardes; ch.-l. Gap. Il est formé d'une partie du Haut- Dauphiné. Surface, 5453 kiL carrés; popul., 126 100 h. Mont, très-hautes : dans quelques vallées , la neige séjourne 7 mois; vaste» forêts, remplies de bétes fauves ; riches pâturages. Marbres , albâtre , porphyre, syénite, etc.. Céréales, cbAtaignes, vin, chanvre, etc. Mulets, belles bêtes a laine. CU)mmerce peu actif, grains, fruits, ^ros drapa, craie, mine de plonib noir, térébenthine, albâtre, etc.— Ce dép. a 3 arr. (Gap , Embrun , Briançon) , 24 cant. et 189 communes. Il fait partie de la 8* div, milit. et dépend de la cour impénale de Grenoble. Il a un évêcbé àGap.

ALPES SCANDINAVES. V, DOPRINES.

ALPHÊE, riv. de l'ancienne Êlide, prenait sa source en Arcadie, aux env. de Mégalopous, passait près d'Hérée, arrosait la plaine d'Olympie et de Pi se, et tombait dans la mer Ionienne. On croyait que ce fleuve, qui disparaît plusieurs fois sous terre, allait s'unir aux eauxdel'Aréthuse. fontaine de Syracuse en Sicile.— Selon la Fable , Alpbée était un jeune chasseur I épris de la nymphe Arétnuse. Celle-ci s'étant méumorphosée en fontaine pour échapper ^ ses poursuites, il fut lui-même changé en fleuve aflnde pouvoir unir ses eaux aux siennes.

ALPHâE (S.) , lecteur et exorciste dans l'église de Césarée en Palestine, subit le martyre dans la pre-

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