HIER
tm (Ia la place FkTart, qui offre une des applications les plus heureuses de Tordre ionique.
HBUSDEN, V. de Hollande (Brabtnt-flept.K à 12 kîl. N. 0. de Bois-le-Duc: 1900 hab. Citadelle. Les Français prirent cette ville en 1672 et en t795.
HEUSniGER (Michel), philologue, né près de Gotha en 1G90, m. en 1751 , professeur et directeur du ffymuase d'Bisenach, a publié des éditions estimées aes Céiart de Julien, Gotha, 1736; d'J^jope, 1741; de ComéliiuNépot, 1747. ~J. Frédéric H., son neteu, 1718-1778, recteur du gymnase deWolfenbuttel , a édité le Traité de l'édtication des enfants de Plutarqoe, 1749, a publié des, Correetiont sur Cal- Itmague, 1766, et a donné une excellente édition des Offices de Cicéron , publiée par G. Heusinger, son fils, Brunswick, 1783.
HEDZET (J.), professeur de belles-lettres au collège de Beauvais à Paris, né àSt-Quentin vers 1660, m. en 1 728 , apublié à Pusage des collèges plusieurs recueils estimés,qui sont encore classiques: Condonesex SeUlusHi Livii Curtix et Taeiti historiis eolleetx, 1 72 1 ; StUetœ e Veteri Tettamento historiêSt 1726; Selectx eprofanis seriptoribus historia , 1 727 , souTont réimprimé .traduit par Ch. Simon, 1 752,et par Barrett, 1 781 .
HÈVE (La), cap de France, tout près du Havre, tout à rextrémité 0. du dép. de laSeine-Inf. , ferme auN. TembouchuredelaSeme. Deux beaux phares.
HBVÊUUS (J.),astronome allemand, né àDantzick, en 1611, m. en 1687, acquit par ses travaux une ré-
Î mutation européenne et fut pôisionnè par Louis XIV. 1 perfectionna les instruments, fit plusieurs découvertes importantes, entre autres celle de Tétoile changeante qu'on a depuis nommée Mira (1662), observa le passage de Mercure sur le soleil, et laissa un grand nombre d'écrits, dont voici les principaux : Selenographia^ Dantzick, 1647, in-fol. (c'est la description d'une Carte de la lune qu'il avait donnée en 1640) ; Cometoifrapkia, 1668; Machina cœlestiSy 1673-1679 : la plus grande partie des exemplaires de cet important ouvrage périt dans un incendie, en 1679. Hévélius était aide dans ses observations par sa femme, qui, après sa mort, publia ses derniers ouvrages.
HÉVESGH, comiut de Hongrie (cercle de Pesth), borné au N. par les comitats de Borsod et de Gœroœr, à l'E. par celui de Szabolsch et la grande Cumanie, au S. par les comitats de Csongrad et de Bekes, à ro. par le district des lazyges et le cercle en deçà du Danube : 140 kU. sur 45: 350000 hab.; ch.-l., Erlau. Au N., monts Matra; ailleurs, plaines et marécages, surtout le long de la Theiss.— Ce comitat prend son nom du petit Iwurg d'Hevesch, qui est situé à 40 kil. S. d'Eriau.
HEXAMÊRON, c.-à-d. Six jours, titre donné à plusieurs ouvrages composés sur les six jours de la création. On connaît surtout ceux de S. Basile et de S. Ambroise et un poème de Dracontius.
HEXAPLES (du grec hexaploos, sextuple), nom donné à un important travail qu'avait fait Origène sur l'Ancien Testament, et qui off'rait en six colonnes: 1* le texte hébreu, en caractères hébraïques; 2* le même texte, en caractères grecs: 3* la version des Septante; 4* celle d'Aquila; 5* celle de Théodotion; 6* celle deSymmaque. Cette publication, souvent citée dans le» premiers temps du Christianisme, avait pour but de mettre un terme aux disputes qui s'élevaient sans cesse entre les Juifs et les Chrétiens, au siiyet de l'interprétation des Bcritures. Les HexapUs n'existent plus; elles paraissent avoir été perdues au vu* siècle; on n'en a conservé que des fragments, qui ont été rassemblés par Montfaucon, Pans, 1714, et par Bahrdt, Uipsick, 1769.
HEXAPOIS (c-à-d. six villes). F. DOninB.
HSXHAM , Alexadunum, v. d'Angleterre (Northumberland) , sur la Tyne, à 32 kiL 0. de Newcastle; 6000 hab. Porte antique, 2 vieilles tours, etc. Ane. évèché. transféré à Durham. Dans la guerre des Deux- Hoses, les partisans de la Rose- Rouge y furent défaits par ceux de la Rose-Blanche en 1464.
HEYDEN. F. vah nsR HBTDn.
HEYDENBEICH (Ch. H.), né en 1764 à Stolpen en Saxe, m. en 1801, adopta avec enthousiasme ta philosophie de Kani et fut nommé en 1785 professeur de philosophie à Leipsick. Il abr^3;ea sa vie pv l'excès du travail et par l'abus de l'opium et des spiritueux. On a de lui : Idées wriainales sur les MeU les plus intéressants de la phuosophie^ Leipick, 1793-96; Système de la Nature diaprés les ortneipes criOimes, 1794-95, et une traduction de la Restauration de la philosophiSf de Buonafede, avec additions.
HEYM (/.), lexicographe, né en 1759 à Brannscheich (Bse-Saxe), m. en 1821, était professeur de langue allemande, d'antiquités, d'histoire, de statistique, de science commerciale et de géographie à l'Université de Moscou. On a de lui : Essai aune encyclopédie géoaraphique de l'empire russe, Gœtt, 1796; iketionnatre complet des langues allemandt. russe et française ^ Moscou, 1796-97; Dict, complet russe-franMu-aUemandf 1799-1802; Grammaire allemande (a l'usage des Russes), 1802; Grammaire russe (à rusage des Allemands), 1804.
HBYNE (Christ. Gottlob), érudit, né en 1729 à Chemnitz en Saxe, d'un pauvre tisserand, m. en 1812. se forma lui-même et parvint avec des peines infinies à acquérir une instruction profonde nialgré la misère de ses parents. Il fut longtemps attaché comme simple copiste à la bibliothèque du comte du Bruhl à Dresde;. mais, ayant commencé à se faire connaître par ses éditions de Tibulle (Leipsick, 1755) et d'Épictite (Dresde, 1756), il fut nommé en 1761 professeur d'éloquence à l'Université de Goettingae; il devint peu après bibliothécaire de cette ville, et président du séminaire- philologique. Heyne travailla pendant 50 ans à répandre le goût d*une saine érudition, à agrandir b bibliothèque de Gœttingue, à réformer les écoles. U s'est surtout occupé d'illustrer les poètes et les mythologues : ses travaux sur les anciens poètes unissent l'érudition du philologue, de l'historien, de l'archéologue au jugement sûr et délicat de l'homme de KOÛt. Ses principales éditions sont celles de Ftr^'Kî, 4 vol.. Leip., 1767-76 (reproduite dans les Classiques latins de Lemaire, et réimpr. à Londres en 1830, 3 v. in-8); de Pindare, 3 V., Gœtt., 1774; de l'/JtVufe d'Homère, 10 v., Leips., IBOi^d'Àpollodore, Gœtt., 1782; de Diodore de Sir cite, 11 V. in-8, 1790-1806 (coUect. de Deux-Ponts). On a encore de lui des Opuscula academiea, Gœtt, 1785-181 1 , 6 V. in-8. — Sa fille, connue sous le nom de Thérèse Huber (F. huber), s'est distinguée dans les lettres. — F. heuve.
HBYRIBUX, ch.-l. decant. (Isère), à 20 kîL N. E. devienne; 1400 hab.
HLELMAR , lac de Suède , entre les gouvts de Westeras, de Nykœping et d'Orebro, a 60 kil. sor 18, et communique avec le lac Maelar par un canal
HIBEIUCIB, Hibemia, nom donné par les Romains à l'Irlande. F. Irlande.
HIDALGO, nom qu'on donne en Espagne à tout noble et même à tout propriétaire indépendant : c'est une espèce de noble d'un ordre inférieur. On a prétendu dériver ce nom de hijo del Gotto (fils de Gôth), parce cnie l'on suppose que ces nobles descendent des anciens Goths qui dominaient dans le nord de l'Espagne avant la conquête des Maures ; mais il parait nien plutôt venir de hifo, fils, et algo, biens, fortune, et signifier fUs de famille,
HIELBIAR, lac de Suède. F. mjELMAn.
HIEMPSAL, roi de Numidie, fils de Micipsa. Jngurtha, son frère adoptif, le fit tuer au bout de qudques mois de règne. — Un autre Hiempsal, petit-fils ae Masinissa, reçut des Romains une partie des Etats de Jugurtha, et eut pour successeur Juba I.
HIERA, c-à-d. Sacrée, la plus méridionale des lies fioliennes, à 24 kil. N. de la Sicile, est auj. Ftt^cono. — Une des lies Ëgades, est auj. Maretimo.
HIERACIIIM, V. de Calabre, auj. Géraee.
HIKRAPOLIS (c-à-d. en grec vUk saerhi, v. ie
HlSR
niLÂ
Phrygie. près du Méandre, au N. de Laodicée. Beau temple d'Apollon et Diane, pillé en 54 av. J.-G. par Crassus. Patrie d'Ëpictète.
HIËBOCLËS, juge à Nicomédie, fut un des principaux Instigateurs de la persécution exercée par Dioclétien contre les Chrétiens (303K et fut, en récompense de son zèle, fait par ce prince gouverneur d'Alexandrie. Il tenta de détourner les fidèles de leur religion et de les convaincre d'erreur en leur adressant un livre intitulé VÀmi de la vérité^ qui fut réfuté par Eusèbe et Lactance. C'est cet Hieroclès que Chateaubriand introduit dans, ses Martyrs.
HiâROCLÈs, philosophe platonicien, enseignait à Alexandrie au commencement du v* siècle. On lui attribue des Commentaires sur les vers dorés de Puihagore, qui nous ont été conservés (publiés pour k V fois à Padoue en 1474, et dont Mullach a donné une bonne édit., Berlin, 1853), et un Traité de la Providence et du libre arbitre f dont il ne reste que des fragments (publ. à Londres en 1673, avec trad. latine). Les Commenlaires sur Pythagore ont été trad. en français car Dacier, 1706. — Un autre Hieroclès , fort postérieur , a formé, sous le titre de Phi ■ logeloSfUn recueil grec de facéties, publié par Freher, 1605, par Coray, 1812, par Boissonade,1848,et complété 5ar les découvertes de Minoîde Mynas (1844).
HIEROGLYPHES (du grec hiéros^ sacré, et çlyphOf sculpter), caractères employés parles anciens Égyptiens pour écrire , et dont on trouve encore des restes nombreux sur les monuments de l'Egypte. Cette écriture consiste en figures gravées ou sculptées qui forment 3 classes : les unes représentent les objets mêmes, les autres ne font que les rap-
Seler symboliquement ou conventionnellement ; 'autres enfin sont employés comme signes phonétiques, c.-à-d. pour représenter, non plus les choses, mais les sons des mots. La signification des hiéroglyphes se perditsans doute dès le temps où les Grecs se lurent rendus maîtres de TSgypte , et elle est restée ignorée pendant deux mille ans. De nos jours, un Français, Chami)ollion. eut la gloire de retrouver la clef de cette écriture énigmatique.
HIÉROMAX, auj. VTermouko}i\eChériaUel-Mandr hi4r, riv. torrentueuse de Palestine, sortait del'Auranitide, traversait lademi-tribuorient.de Manassé, et se jetait dans le Jourdain , par la r. g. , un peu au S. du lac de Génésareth.
HIÊRON I, roi ou tvran de Géla et de Syracuse, succéda à son frère Gélon vers 478 av. J.-C, régna onze ans, soumit Agrigente et secourut la ville de Cumes contre les Etrusques. Il s'était d'abord rendu odieux parsa cruauté, et avaitessayé de faire périr Polyzèle, son frère, le soupçonnant d'aspirer à la royauté; mais ensuite il changea de conduite, se réconcilia sincèrement avec son frère, rendit son peuple heureux et fit fleurir les sciences et les arts. Il appela à sa cour les poètes Bacchylide, Êpicharme, Simonide, Pindare, Eschyle, et remporta lui-môme plusieurs ronronnes dans les jeux oe la Grèce : c'est lui que chante Pindare dans ses Olympiques,
HiâROR u, descendant de Gélon, fut proclamé roi de Syracuse, après une victoire qu'il venait de remporter sur les Mamertins. 269 av. J.-C. Dans la suite, les Mamertins ayant imploré le secours des Romains, Hiéron^ trop Cûole pour résister seul à ces nouveaux ennemis, fit alliance avec les Carthaginois (265) : ce fut là l'origine de la 1** guerre punique. Hiéron, malgré son courage, se vit battu, amsique ses alliés, par App. Ciaudius, et fut bientôt assiégé dans Syracuse même (264). U fit alors la paix, et depuis il resta l'allié fidèle de Rome pendant 50 ans qu'il régna, n mourut l'an 215 av. J.-C. , ftgé de 95 ans. Hiéron était courageux, ami des sciences, très-instruit luimême. U fût le protecteur d'Archimède.
HIÉRONYME, JSfteronymuf, petit-fils d'HiéroD II. roi de Syracuse, lui succéda ran 215 av. J.-C. Il rompit ralliance qu'Hiéron avait faite avec les Romains et se rendit odieux par ses débauches et ses
cruautés. Il périt au bout de 15 mois avec toute sa famille, victime d'une conspiration.
HIÉRONYMITES, religieux qui se proposaient pour modèle Ut vie que S. Jérôme {Hieronymus) menait dans la solitude de Bethléem. On distingue : 1* les H. d'Espagne, fondés en 1370 par Thomas de Sienne, du tiers ordre de St-François : ils s'occupaient d'éducation; le couvent de l'Escurial leur appartenait; — 2* les ermites de Si-Jérôme j fondés en 1380 dans l'Ombrie par Pierre de Pise, et dont Taustérité était telle qu'ils passaient pour sorciers;— 3* les H. de VObservance, institués en Lombardie vers 1424 par Loup d'Olmédo, qui réforma la règle de Thomas.
HIÉROPHANTE, c-à-d. révélateur des choses sc^ crées. On nommait ainsi en Grèce et en Egypte tout I>ontife chargé d'instruire ceux qui aspiraient à l'initiation, et plus spécialement le grand prêtre de Gérés Ëleusine, qui découvrait les mystères aux initiés Cette dignité, une des plus honorables d'Athènes, était réservée à la famille des Eumolpides, qui la conserva pendant 1200 ans. L'Hiérophante d'Eleusisceignait un diadème et portait une robe parsemée d'étoiles d'or. Il ne pouvait se marier.
HIEROSOLYMA, nom latin de jérusalbk.
HIERZAG, ch.-l. de c. (Charente), & 14 ktt. N. 0. d'Angoulème; 680 hab. Bons vins.
HIGHLANDS, c.-à-d. hautes terres. On désigne ordinairement sous ce nom la partie septentrionale et montagneuse de l'Ecosse, pour la distinguer des Lowlands ou basses-terres, qui forment l'Ecosse méridionale. — Les HighlanderSf habitants des HighlandSf renfermés dans un pays presque inaccessible, ont conservé longtemps la vie et les mœurs patriarcales; ils vivaient séparés par familles ou clans, sous la conduite d'un chef appelé laird ou chieftain. Longtemps fidèles à la cause des Stuarts, ils jouèrent un rôle important dans les efforts tentés par ces princes pour reconquérir la couronne d'Angleterre; mais, après les insurrections de 1715 et 1745, legouvenfement anglais prit des mesures pour introduire la civilisation dans les Highlands : de larges routes percées à travers les montagnes mirent un terme à l'isolement où vivaient les montagnards ; depuis lors, leurs mœurs se sont sensiblement modifiées.
HILAIRE (S.) , Hilarius^ docteur de l'Eglise, évêque de Poitiers, né dans cette ville vers 300, de parents nobles et païens, embrassa la religion chrétienne après l'avoir profondément étudiée, mt élevé à l'épiscopat par ses concitoyens vers 350 et se montra bientôt un des plus éloquents défenseurs du Christianisme : il se fit surtout remarouer au concile de Milan (355) , ainsi qu'à celui de Beziers (356). Les Ariens, qu'il combattait, le firent exiler en Phrygie; mais il reparut au concile de Séieucie (359) pour combattre les mômes adversaires, et revint ensuite dans son évêché, où il mourut vers 367. Ses œuvres, écrites en latin, se composent de 12 livres «tir la Trinité, d'un Traité des synodes y de Commentaires sur S, Mathieu t sur Us ÉjHtres de S. Paul, et sur les Psaumes y de 3 écrits adressés à l'empereur Constance, et de Poésies chrétiennes. Elles ont eu plusieurs éditions : la meilleure est celle de dom Constant, Paris, 1693, in-f.,réimp. à Wurtzbourg, 1781-88, 4 vol. in-8. Le Commentaire sur S. Paul, récemment retrouvé , a été publié dans le Spicilegium de P. Pitra en 1852. S. Hilaire est véhément, impétueux, mais quelquefois obscur et enflé; S. Jérôme l'appelle le Bhône de Véhquence latine. On le fête le 14 janvier.
HiLAiEB (S.), évêque d'Arles, né en 401, m. en 449, fut élevé par S. Honorât, abbé de Lérins, et le remplaça en 429 sur le siège d'Arles. U combattit les erreurs des semi-Pélagiens. Il avait écrit plusieurs ouvrages; on a seulement de lui quelques HomélieSf une Explication du Symbole et la Vie de S, Honorât. On le fête le 5 mai.
HILAIRE (S.), pape de 461 à 467, originaire de Sardaigne, soutint, dans le 2* concile d'Ephôse, Fla«
HILD
UIMI
▼ius, évoque de Constantinople , contre les Eutychéens. On le tète le 21 février.
HILARION (S.), né près de Gaza en Palestine, yen l'an 292, étuoiait dans les écoles païennes d'Alexandrie lorsqu'il se convertit au Christianisme. Il alla visiter S. Antoine dans le désert et voulut marcher sur ses traces. De retour dans sa patrie, il partagea ses biens entre ses frères et les pauvres, se retira dans une solitude affreuse, il y fonda plusieurs monastères, et fut ainsi l'instituteur de la vie monastique en Palestine. Il quitta plus tard sa solitude, parcourut les déserts de r£gypte, passa en Sicile, en Dalmatie, et enfin dans rtle de Chypre, où il termina ses jours dans un ermitage, vers 372« La légende lui attribue des miracles extraordinaires. On le fôte le 21 octobre.
UILDBURGHAUSEN, v. de Saxe-Meiningen, anc. eapit. de Saxe-Hildburghausen, sur la Werra; à 28 k. S. £. de Meiningen; 3550 hab. Château ducal. Etablissements d'instruction. F. saxe-hildburghauskn.
HILDEBERT de Tours, U Vénérable ^ archevêque de Tours , né à Lavardin dans le Vendômois vers 1057, m. en 1134, étudia sous Bérenger et sous Hugues , combattit Thérétique Henry, disciple de Pierre de Bruys, et ne s'illustra pas moins par ses vertus que par son mérite littéraire. On a de lui : Traetaitu philosovhictu^ Moralis phUosophiai 4es Uttrei en Utin, des Sermons, des Poésies UuineSf parmi lesquelles un poème de Omatu mundt et une Epigramme sur un hermaphrodite. Ses œuvres ont été publiées par dom Beaugendre, Paris, 17Û& in-fol.
HILDEBRAND, roi des Lombards en Italie, monta sur le trône en 736, partagea d'abord le pouvoir avec son oncle Luitprand, gouverna seul à partir de 744, mécontenta son peuple par son orgueil et sa tyrannie, et fut détrôné la môme année. On mit à sa place Hachis, duc de Frioul
HILDBBRAND, pape. V, GRÉGOIRB VII.
HILDEGA&DE , 2« femme de Charlemagne, fille de Hildebrand, comte de Souabe, fut mère de Charles, roi d'Austrasie de Pépin, roi d'iulie, et de Louis le Débonnaire.
HiLDBQÂRDB (Sto), abbesse de St-Rupert, près de Binghen sur le Rhm, née vers llOO, dans le diocèse de Mayence, morte en 1178, eut des visions, qu'elle consigna par écrit, ^t rédigea, en outre, sur des sujets de mysticité, de morale ou de théologie, des lettres et des traités qui eurent beaucoup de vogue. On a réuni ses œuvres à Cologne, 1566. On l'hon. le 17 sept.
HItBEGONDE (Ste), religieuse de l'ordre de Clteaux, née vers 1098, dans le diocèse de Cologne, m. en 1 180, visita la Palestine avec son père sous des habits d'honmie. parcourut ensuite l'Italie, l'Allema-
§ne, et entra à l'abbaye de Schonauge sous le nom e frère Joseph. Son sexe ne fut découvert qu'à sa mort. Les religieux de Cîteaux la fêtent le 20 avril. HILBEN, v. des Etats prussiens ft)rov. Rhénane), à 13 kil. S. E. de Dusseldorf; 1200 hab. Patrie de Fabrice dit de Hilden.
HaDESHEIM. Hennepolis, v. de Hanovre, ch.-I. de la principauté de même nom, à 26 liil. S. E. de Hanovre; 14 000 hab. Evêché fort ancien, fondé par Charlemagne et suffragant de Cologne ; gymnases catholique et luthérien. Cathédrale du xi« s., contenant une statue d'Arminius , le vainaueur de Yarus. Hospice d'orphelins^ maison d'aliénés, école de sourdsrmuets. ~ La prmcipauté a pour bornes au N. le gouvt de Lunebourg , à l'E. la Saxe prussienne, au S. le Brunswick, à l'O. le gouvt de Hanovre ; 65 k. sur 50 ; 37 000 h. — Cette principauté fut longtemps un évêché princier. En 1519, les ducs de Brunswick et de Hanovre s'emparèrent d'une grande partie de son territoire et ils ne le rendirent qu'en 1643. En 1802, elle fut cédée à la Prusse ; en 1807, Napoléon la réunit au roy. de Westphalie; les traités de 1815 l'ont donnée au Hanovre.
niLDUIN, chroniqueur du «• siècle, mort en 840, était abbé de St-Denis, de St-Médard de Sois-
sons et de St- Germain des Prés à Pans, et chapelain de Louis le Débonnaire. Il abandonna la cause de c? prince pour servir Lothaire et Pépin; étant revenu ensuite près de Louis, il le auitta de nouveau pour se ranger dans le parti de Lothaire : if fut , en punition, relégué dans l'abbaye de Corvey en Saxe par l'empereur (830), et ne revint de l'exil qu'à la sollicitation d'Hincmar. Hilduin a écrit les Actes du martyre de S, Denys, imprimés dans les Fiei da Saints & Surius. Il confond aans cet ouvrage S. Denys.évêque de Paris, et S. Denys TAréopasite, et raconte sans critique les faits les plus incrovables, entre autres le miracle de S. Denys, qui, aprea avoir été décapité, aurait porté sa tête dans ses mains.
HILLA, V. de la Turquie d'Asie (Bagdad), ch.-I. de livah, sur la r. dr. de l'Euphrate, a 100 kiL S. de Bagdad, est construite sur une partie de remplacement de Babylone. Titre d'évèché dit de Babylone. Ville grande, mais remplie de jardins. Château da gouverneur, mosquées (dont une dite mosqaée do Soleil et célèbre parmi les Chyites). bazar. C'est l'entrepét du commerce entre Bagdad et Bassorah.
HILLEL VAncien, docteur Juif, né è Babylone, au i** siècle aT. J.-C.. forma une école célèbre et soutint avec zèle les traaitions orales contre Schammil, qui prêchait que la foi est due seulement aux Écritures. S. Jérôme attribue i Hillel l'oriffine d^ scribes et des nharisiens. — Hillel le SaùU, président du Sanhédrin à Jérusalem 30 ans aT. J.-€.. est l'auteur d'un manuscrit de la Èiblej très-«stifflé des Juib. Il vécut, dit-on, 120 ans.— Hillel lé Prince, arrière-petit-fiis de Judas le Saint et contemporain d'Origëne, compoA vers 260 un Cycle de 19 ans qui fut en usage jusau'au règne d'Alphonse, roi de Castille. Hillel introauisit chez les Juifs l'usage de compter les années depuis la création du monde. Selon S.^iphane, il se convertit au moment de ta mort.
mLOTES. Y. vjoru,
HIMALAYA (c.-à-d. en indien Séjour de la neiffe), Vlmaûs et VEmodus des anciens, grande chaîne de montagnes de l'Asie centrale, la plus haute du globe, s'étend de 25* à 35» lat. N. et de 72* à 95* lone. E., sur les limites de i'Hindoustan et du Thibet, aepais le fleuve Kachgar à l'O. jusqu'aux frontières de U Chine à l'E., sur une longueur de 2500 kil. La chaîne principale se dirige du N. 0. au S. E. à travers la partie septentrionale du Cachemire, du Ghéroual. du Népal et du Boutan ; elle donne naissance A l'Indus, au Gange, au Brahmapoutre, à l'Iraouaddy et à leurs nombreux affluents. Parmi ses plus hautes montagnes, on cite le Kunchiginga (8588*), le Gaouritchanka ou mont Everest (8836"), le Dhawalagiri (8187-), le Juwahir (7824") et le Chamalari auquel on donne près de 9000F*. L'Himalaya a été déifié par les Hindous, gui en font le père du Gange.
HIMËRE, Ùimera, ain. Termtn», v. de Sicile, sur la côte N. , à l'emb. a'une petite riy. da même nom, était une colonie de Zancle, et fut fondée en 639 av. J.-G. Les Carthaginois y dirent battus par Gélon en 480. Ils la prirent et la détruisirent en 409. On la rebâtit à 16 lui. de là sous le nom de ThermJt Himerenses. Patrie de Stésichore.
HIMERIVS, grammairien et sophiste grec, né à Pruse.en Bithynie, professa avec succès la rhétorique à Athènes au temps de Julien, et compta parmi ses auditeurs S. Basile et S. Grégoire de Nazianze. H se montra ennemi ardent des Chrétiens. On a de lui des Déclamations, parmi lesquefles on remarque un Panégyrique de Julien. Elles ont été pubt. a Gœttingue, 1790, par Wemsdorf, et à Paris, dans la Biblioth. greeq. de Didot, 1849.
BUOLCON, navigateur carthaginois, que Ton croît contemporain d'Hannon, fit le premier voyage dans l'Océan septentrional : il y explora les lies Britanniques et Cassitérides (Sorfingues).
^ niHiLCON, général carthaginois, sotnnit lit pli» grande partie de la Sicile, mais ne put prendre Syracuse, que Denys l'Ancien défenaiC vaillamment