‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 509 sur 578 · HOFF · texte numérisé non relu

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(14 oct. 1758). lls*yliTraun2'combaten 1813,après]a bataille ds Latzen, où les Français furent yaingueiin.

UOGHSTJBDT (e.>à-d. tille hautBV v. de Bayière (Souabe), sur le Danube, à 35 k. N. O. d'Augsbourg; 2300 hab. Elle est défendue par un chftteau fort, construit sur une hauteur voisine. Le 2Q sept. 1703, les Impériaux y furent défaits par les Français et les Bavarois commandés par le maréchal de Villars et l'électeur de Bavière; le 13 août 1704, Tannée alliée, commandée par le prince Eugène de Savoie et le duc de Marlborougb , y remporta à son tour une victoire sur les Français et les Bavarois commandés par le maréchal de TalUrt et l'électeur de Bavière (les Anglais ont donné à cette demièra bataille le nom de Blenhêimj village situé dans la même plaine (lu'Hochstœdt) ; le 19 juin 1800, les Français, commandés par Iforeau, y taillèrent en pièces les Autrictiiens, vengeant ainsi la défaite de 1704.

HOGQUINCOCRT (Ch. de honcby, maréchal d*), né en 1 599; d*une ane. famille de Picardie, se distingua dans les différentes campagnes contre les Espagnols, sous Louis Xin,à La Marfée,à Ville-FranCbe. etc., commanda Taile gauche de Tannée royale à la bat. de Ré<hel où Turenne, alors rebelle, fut défait (1650), et reçut le bâton de maréchal Tannée suivante, il fut en 1652 battu à Bléneau par Gondé, qui était alors dans les rangs des Espagnols. Envoyé en Catalogne en 1653, il assiégea inutilement Girone; rappelé peu après en Flandre, il força les lignes de Tennemi devant Ams : mais bientôt on le vit, pour plaire h des femmes qui étaient du parti de la Fronde (Mmes de Montbazon et de Chàtillon), abandonner la cour et se joindre aux Espagnols (1655). Ceux-ci lui confièrent la défense de Dunken^ue; il fut tué devant cette place en 1658. On a, sous le titre de Conversation du maréchal d^Hocquincourt axée le P. Canaye^ un écrit assez piquant, attribué h. Charleval (il se trouve dans les œuvres de St-Evremont).

HOBEà, dieu du hasard, chez les Scandinaves.

UODIERNA (i. 6.), savant sicilien, né en 1597, m. en 1660, était arcnlprètre de Palma. Il dressa de nouvelles éphémérides astronomiques , découvrit la marche des satellites de Jupiter, décrivit le premier la singulière structure de Tœil de la mouche, de la dent des vipères, connut Tusage du prisme, et dé^ couvrit avant Newton, plusieurs propriétés de la lumière. On a de lui de nombreux ouvrages.

HODIZ, seigneur allemand, né vers 1710 en Moravie, est célèbre par son faste ainsi aue par son amour éclairé pour les lettres et les arts. II avait réuni dans sa terre de Roswalde en Moravie tout ce que le luxe et la volupté peuvent enfanter de ]^lus séduisant. Là, au milieu d'une petite cour d'amis, ce seigntBur faisait représenter devant lui les chefs-d'œuvre des scènes française, allemande et italienne. Il fut Tami du grand Frédéric, qui lui adressa quelques vers et cjui vint souvent le visiter à Roswalde. Hodiz, sur la fin de sa vie, perdit sa fortune : il fut recueilli par le roi de Prusse à Potsdam où il mourut en 1778»

noBKSB, c.-à-d. HameçonSf parti politique hoJ« landais, opposé aux CabUlaudt. Y. ce mot.

HOKt I, duc de Bretagne en 509, fut chassé par (^lovis de ses Etats, se réfugia en Angleterre, et revint en 513 reprendre à force ouverte possession de ses domaines. Il mourut en 545. Il avait fondé en 541 l évèché d'Aleth (depuis St-Malo). — u, son fils et successeur, fut tué par son frère Canor à la chasse, |n 547. -« 111, fils 06 Judicaêl, prit possession des Etats de son père en 594, et mourut en 612. — -iv, comte de Nantes, succéda au fils d'Alain IV en 953, ^^ périt en 980. — v, duc de Bretagne de 1066 à 1084. ^ VI, prit les armes en 1148 pour conquérir les pro- ^ I nces de Nantes et de Ouimper, qui lui étaient échues eu partage : Eudes, son compétiteur, le mit en déroute en 1154, et les Nantais le chassèrent en 1156.

HOP, ou STAD-AMHOF, V. de Bavière (Hte-Fran- •^;'"ie), sur la r. g. de la Saaie, à 49 kil. N. E. de

•'yreuth; 10600 hab. Gymnase, bibliothèque, uaze.

linon, fil, lainages, etc.; fer, beau marbre. Commerce. ~ Fondée au XI* siècle. Victoire du prince Henri de Prusse sur les Autrichiens en 1759, et de Muret sur les Russes, 6 février 1807.

HOFER (André), chef des insurgés duTvrol , né en 176T dans la vallée de Passevr, près de Méran, était aubergiste et marchand de niés. Lors de Tinvasion du Tyrol par les armées française et bavaroise en 1 808, il poussa les TyroUens à la révolte et fut élu leur chef. Il chassa les Bavarois du Tyrol, et détruisit même plusieurs détachements français (1809) ; mais après le traité de Vienne, 11 mit bas les armes avec sa troupe. Accusé de conserver des intelligences avec les Autrichiens, il fut arrêté en 1810 et conduit à Mantoue, où il fut fusillé. L'empereur d'Autriche anoblit sa famille en 1819, et en 1834 on lui éleva une statue dans Téglise des Franciscains d'Innsprûck.

HOFFBAVER (J. Christophe), né en 1766 à Bielefeld, mort en 1827, professa avec succès la philosophie dans sa vâle natale. On a de lui : Traité du droit naturel, Lille. 1793: Théorie naturelle de {'dme, 1796 i Recherches sur Us maladies de Vdme, 1802-07 .

HOFFMANN (J. J.). érudit, né à BAle en 1635, m. en 1706, est auteur d'un Lexicon historico-geogra-

Shico-philoloaicum, Bâle, 1677, qui est un trésor 'érudition, d'un EpiUme metrica historio', 1686, où il mit en vers la chronologie, et d'une Sistoria paparum, 1687-98, qui fut mise à V Index,

HOFFMANN (Goddfroy), jurisconsulte, né en 1692, mort en 1735. professeur à Leipsick, est auteur d'une Bibliotheca )uris germanicif Francfort, 1734.

BOFFicANN (Fréd.), médecin et chimiste, né à Halle en 1660, mort en 1742, se fit recevoir docteur en médecine et se fixa dans sa ville natale. Il fut nommé professeur à TUni veraité de Halle , récemment fondée , et se fit par la pratique et ses travaux une telle renommée que les académies les plus célèbres Tadmirent dans leur sein et qu^il fut appelé dans diverses cours de TAllemagne et comblé d'honneurs. Il a laissé un système complet de médecine : Medieina rationalis systematiea, HaUe, 1730, trad. par Bruhier d'Àblaiucourt, 1739^3, 9 voL in-12. C'est à Inique Ton doit la préparation si connue sous le nom de gouttes ou hqueur anodine d^ Hoffmann (éther sulfurique alcoolisé), qui est encore un dea meilleurs calmants. Comme les Méthodistes, il expU<|uait les maladies par l'excès de la contraction, qui produit les spasmes, ou de la dilatation, oui produit l'atonie. Ses œuvres complètes ont été puoliôs avec sa vie, À Genève, de 1740 à 1753, en 11 parties in-fol.

HOFFMANN (AVilhelm). romancier, né à Kœnigsberg en 1776, fut destiné à la magistrature» quoiqu'il se senttt plus de goût pour les arts, et fut en effet quelque temps assesseur h Pose n (1800). Ayant perdu cet emploi pour avoir caricaturé de hauts personnages, il se fit chef d'orchestre, puis directeur de théâtre, et résida successivement en cette qualité à Bamberg, à Leipsick, à Dresde. Il semit à écrire vers 1810, travailla à la fois pour la théAtra et pour la presse, composa des opéras qui eurent du succès, et publia des contes fantastiques qui obtinrent la vogue. U fut vers la mémo époque nommé conseiller près le tribunal d'appel de Boriln (1816). Passant brusquement d'un état de gène à l'opulence, il se livra à tous les genres d'excès et abrégea sa vie; il mourut à Berlin en 1822. W. Hoffmann a créé le genre fantaatique, genre dans lequel Tautaur se livre à tous les écarts d'une imagination délirante et passe sans cesse des idées les plus bouffonnes aux pensées las plus profondes, des scènes les plus gaies aux descriptions les plus horribles : on le prendrait pour un fou. Il allait le plus souvent chercher ses inspirations au cabaret, et jetait sur le papier tout ce qui lui passait par le cerveau quand il était à moitié ivre. On a de lui : FanUUsiesdant la manière de Callotf 1811: VElisir du diable 1816; les Tableaux nocturnes, 1817; les Souffrances d'un directeur de Ihéâtre ; le Petit Zachorlie. Im Frèri's de Séiapwn. Ibl'J 'il : Contemplations

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dudutt Murr: la Princesse de Brambitlai 1821. Ses OEuvres choisies ont été publiées & Berlin en 10 y., 1837-28; il en a été donné à Paris en 1840 une édition compacte. Loéve Weimare a traduit les OEuvres ^Hoffmann, Paris, 1829-33, 20 ▼. in-12 ; H. Toussenel a donné en 1 830 une trad. des Contes, qu'il fit suivre de la trad. des OEuvres complètes^ 1830-33, 20 ▼. in-12. M. Champ-Fleury a donné en 1856 les Contes posthumes ^Hoffmann, avec la biographie de l'auteur Hoffmann avait un talent remarquable comme dessinateur et comme musicien : il faisait des caricar turesdans le genre de Callot; ila composé des symphonies, des trios, des quatuors , et a fait la musique de plusieurs opéras; le meilleur est Ondine^ 1816. HOFFMANN (François),écrîvain français, né à Nancy en 1 760, m . à Paris en 1 828, composa les paroles de plusieurs opéras comiaues : Euphrosine et Coradin, 1790 (musique de MéhuI), Stratonice, 1792 (du même maître), le Secret, Us Rendex-vous bourgeois, etc. . qui eurent du succès, et donna au Thé&tre français une jolie comédie, le Roman d*une heure ou la Folle gageure

Î1803), puis devint un des rédacteurs du Journal de ^Empire (auj. des Débats], et se fit remarquer par des articles de critique pleins d'esprit et de goôt. Ses OEuvres ont été publiées en 10 voi. in-8, 1828-29.

HOFWYL, domaine de Suisse (Berne), à 12k. N. de Berne, sur la route de Soleure, est célélnre comme le siège d'une école d'agriculture et d'éducation, fondée par Fellenberg en 1799. On y appliquait, dans l'enseignement, la méthode de Pestalozzi.

HOGARTH (Will.), peintre et graveur, célèbre par son originalité, né & Londres en 1697 , mort en 1764, était fils d'un prote d'imprimerie. Il commença à se faire connaître en 1725, en illustrant VHudiIrras. Il excellait surtout dans les scènes populaires; il créa la caricature morale en représentant dans une série de tableaux ou de gravures la suite des aventures d'un même personnage. Telles sont : la Vie d^une courtisane (en 6 planches) , la Vie du libertin (8 pL); une Élection parlementaire (4 pL); le Travail et la Paresse ; les Buveurs de punch (en 12 grav.); la Comédiennes ambulantes; VOpéra des Gueux. Il fut à la fin de sa vie nommé peintre du roi. Son Œuvre se compose de 160 pièces environ. Les éditions les plus amples sont celle de Londres, 180B, 2 voL in-4,avec des explications par J. Nichols et G. Steevens, et celle de J. Hannay, 1861. On a aussi de cet. artiste une Analyse de la beauté , 1753, trad. en 1805 par Jansen. avec une Vie é^Bogarlh : il y donne la ligne serpentine comme la base du beau dans les formes.

BOQG (James), poète écossais, dit le berger d^Ettrick, né en 1772 à Ettrick fSelkirk). mort en 1835, composait des chansons et des ballaaes tout en gardant ses troupeaux. Remarqué de Walter Scott et de Wilson, il vint à Edimbourg vers l'Age de trente ans et y publia un volume de poésies qui eut du succès. On y remarque la Veiltée de la Reine ^ 1813 ^ les Pèlerins du soleil , la reine Synde. Il a aussi composé des romans, mais ils sont moins estimés.

HOGLAIfD . Ile de Russie, dans le golfe de Finlande, dépena du gouvt de Wasa : 9 k. sur 3; 650 h. Bon mouillage, phare. Bataille navale indécise entre les Russes et les Suédois (17 juill. 1788).

HOGUE (Là) ou HAGUB (La), cap de France, situé à l'extrémité N. 0. du dèp. de la Manche.

HOGUB (LA) ou LA HODOUE. fort situé sur la côte B. du dèp. de la Manche , à 18 k. E. de Yalognes , donne son nom aune rade, où la flotte française, armée pour rétablir Jacques II , et commandée par Tourville, fut battue et en partie détruite, le 29 mai 1692, par les flottes combinées de l'Angleterre et de la Hollande, commandées par l'amiraf Edmond Russel, dont les forces étaient très-supérieures.

HOHENBERG, ancien comté de Tempire d'Allemagne, aui. compris dans le roy. de Wurtemberg (cercle de la Forèt-Noire) , avait pour villes principales Rothenbourg, Horb, Schœnnerg et Obemdorf.

HOHENGEROLDSEK , ano. comté de l'empire.

compris auj. dans le grand-duché de Bade, où il forme le bailliage de Seelbach, appartint d'abord aai comtes de Klonenbourg, qui s'etôgnirent en 1681. En 1711, l'Autriche le donna aux comtes (depuis princes) de Layen. En 1814. il revint à l'Autriche, qui le céda en 1819 au mnd-duc de Bade.

HOHENHEIM . vge du Wurtemberg (Neckar), à 10 kil. S. S. E. de Stuttgard. Beau château; école agricole et forestière, fondée en 1818. Près de ta, parc et haras royal de Klein-Hohenheim.

HOHENLINDBN, Vge de Bavière (Isar), près d'Ebersberg et à 33 kil. E. de Munich: 300 h. Les Français commandés par Moreau.y défirent lesAotrichiens, commanda par l'archiduc Jean p déc. 18Û0) : cette victoire amena la paix de Lunévilie.

HOHENLOHE, anc. principauté de l'empire d'Allemagne, dans la partie S. 0. du cercle de Fnnconie, est auj. comprise dans le royaume de Wurtemberg, à l'exception d'une faible portion qui appartient à la Bavière (cercle de la Rezat). — La maison des

S rinces de Hohenlohe eut pour fondateur Eberhard e Franconie, frère de Conrad I, élu roi de Genninie en 912; elle a jpris son nom d'un château dont on voit encore lesTuinesà 7 kil. S. 0. d'Uffeaheini. Elle a formé plusieurs branches : celles de Brauneck, de HoUoch. de Spekfeld, de Neuenstein , de Wildenburg, dwingen , de Langenburg. Auj. elle se divise en deux lignes principales : Hohenlohe-Neoensteîn (subdivisée en Langenbourg, LangenbooiK- Kirchberg et Œhringen ou Ingelfingen), et Hoheolohe-Waldenbourg (subd. en Bartenstem, laxtberg, SchiUingsfurst). En 1741 et 1764, les Hobeniolie avaient été reconnus princes immédiats de l'empire. En 1806 la principauté fut médiatisée et placée soos la souveraineté du Wurtemberg et de la Bavière. Les deux frères cadets du dernier prince de HoheIllob^ Schillinffsfurst ont hérité, en 1^34, du hndgrarede HesseRheinfela-Rothenburff , des seigneuries delUtibor et de Corvey, et ont été créés en 18M. pv^ roi de Prusse, le premier, duc de Ratibor, l'aufe, prince de Ratibor et de Corvey.

Les personnages de cette famille les plus eonniB sont : Frédéric Louis, prince de Hohenlohe-lQgelfingen, général au service de Prusse, né en 1746, mort en 1818, qui commandait en chef les troiip prussiennes en ^806 : il se fit battre à léna, mit bu les armes à Prenxlow (28 oct. 1806), et après cet échec se retira dans ses terres; — Louis, prince de Hohenlohe-Bartenstein, né en 1765, mort en 1839: il s'unit en 1792 aux princes français émigrés, se mit à la tète d'un corps de troupes dit duûsem » Hohenlohe , que son père avait équipé, refusa eo 1806 d'entrer dans la Confédération du Rhin, ceq«i amena la médiatisation de sa principauté, rentra « France avec les Bourbons, y prit du service et fit en 1823 la campagne d'Espaigne, après laquelle u fut fait maréchal et pair de France. Louis XVIli avait donné K la légion étrangère, dont ce princeanit été colonel, le nom de Régiment de Ht^tenlohe; - ^ prince Alexandre de Hohenlohe-Schillingsfurst,graiui prieur de Gross-Varadin en Hongrie, puis érfeç» %n parttbus de Sardique, né en 1794, mort en ISiS- Ce dernier est connu par sa ferveur et par des miracles oui firent grand bruit en 1820 et 1821 : |1 ^^ tenait des guérisons parla seule vertu de hfP^^quand les malades étaient éloignés , il était nécessaire qu'ils s'unissent avec lui en priant au mêoe jour et à la même heure. U a laissé quelirues éents mYsti(|[ues , des Sermons (Ratisb. , 1840] , et des Mémoires, publiés à Paris en 1836.

HOHENSTAUFEN, bourg de l'anc. Souabe, jW* le roy. actuel de Wurtemberg, à 43 kil. N. 0. d Cto; 1200 hab. Ruines du château des sires de Hohensuofen, construit vers 1080, détruit en 1525. ^ . HOHENSTAUFEN (maison de), illustre famiuett Souabe, qui a fourni plusieurs empereurs à nu^ magne. Ses plus anciens membres connus sont. Frédéric de Buren , dit aussi de Staufen, né rv*

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101Ô, en Souabe, au chftteau de Hohenstaufeo , 4ui épousa Hiidegarde, fille d'un comte de Hohenlofae et demi-sœur de Tempereur Ck>nrad le Salique : il servit avec fidélité Conrad le Salique et ses enfants, Henri III et Henri lY; — Frédéric, dit V Ancien, fils du précéd., comte de Staufen, né vers 1050, mort en 1105 : après avoir défendu vaillamment Temp. Henri IV, il reçut de lui en récompense la main de sa fille ÀKnès avec la Souabe et la Franconie pour dot, et fut ainsi le 1*' duc de Souabe et de Franconîe (1080). ~ Son fils, Frédéric II, le Borgne f soutint Henri Y contre le St-Siége et Ait, avec son frère Conrad , vicaire général de Tempire pendant Tabsenoe de cet empereur, occupé en Italie (1116). Â la mort de Henri , 1135, il disputa la couronne à Lotbaire , combattit Henri le Superbe, petit-fils de Welf 1*', gendre de l'empereur, et commença ainsi la rivalité des Guelfes et des Gibelins. Il fut père du célèbre Frédéric Barberousse. — Conrad, frère de Frédéric le Borgne, fut fait duc de Franconie par Henri V en 1112, ftat, ainsi que son frère, vicaire de Tempire, et fut réconnu empereur sous le nom de Conrad lU à la mort de Lotnaire, en 1137 (F. cx>NRAn m). C'est de son avènement que datent les longues guerres des Guelfes et des Gibelins. V. ces noms.

Les membres de la maison de Hobenstaufen qui ont porté la couronne impériale sont : Conrad III , qui régna de 1137 à 1152; Frédéric 1, Barberouise { 1152-1190); Henri VI (1190-1197), qui le premier joignit les Deuz-Siciles à ses £tats: Pnilippe (1196- 1208); Frédéric U 0212-50); Conrad IV (1250-54). Le dernier prince de cette famille est l'infortuné Gonradin, fils de Conrad IV, qui régna un instant en Sicile; il fut misa mort en 1268 par Cbarles d'Anjou , à oui le pape avait donné ses £tats. — La maison de Hobenstaufen, après avoir porté au plus baut deffré la puissance impériale, surtout sous Conrad III et Frédéric Barberousse, tomba sous ses derniers princes au plus bas degré de l'afifaiblissement : elle succomba enfin sous les coups des papes et des erands vassaux. Après la cbute de cette maison , l'Allemagne fUt livrée à une longue anarcbie, qu'on connaît ^us le nom de Grand interrègne (1254- 1273), et qui ne (Ut terminée que par l'avènement de la maison de Habsbourg. Raumer a donné VHitt. des Hofienstaufen, Leipsick, 1852. On doit à M. Cherrier VHùt. de la lutte des papes et des empereurs de la maison de Souabe, Pans, 1841 et 1861.

HOHBNZOLLERN, une des plus anc. maisons souveraines de l'Allemagne, Iwssesaionnée en Souabe, prétend descendre de Tassillon, duc de Bavière au VIII* siècle, et remonte certainement au z* siècle. Elle doit son nom à un château situé sur le ZoUernberg, près de Sigmaringen. et construit au z* siècle

Sar un comte de Zollem. Rodolphe II , qui descendait e ce comte, et qui vivait au xu* siècle, eut 2 fils, Frédéric et Conrad, qui devinrent les chefs de deux lignes principales ; la ligne de Souabe, qui retint le nom de Hohenzollem, et la ligne de Franeanie , de laquelle sortirent les burgraves de Nuremberg et les électeura de Brandebourg, depuis rois de Pruaèe. La ligne de Hohenzollem proprement dite se divisa ellemême en deux branches à la mort de Charles, comte de Zollem, né en 1516, m. en 1576. Son fils a!né, Ëitel Frédéric II, né vera 1545^ m. en 1605, devAt chef de la branche aînée, qui pnt le nom de Hohenz.- Hechingen, du ch&teau crHechingen, que ce prince avait fait bfttir, et qui fut élevée en 1620 à la (fignité princière. Cbarles II, 2* fils de Charle» I, né en 1547, mort en 1606, fût le chef de la 2* branche, celle des Hohenz.-Sigmaringen, également élevés, en 1695,àla dignité de princes. A la ligne de Franconie se rattachent, outre les électeurs de Brandebourg, les margraves de Bayreuth et d'Anspach.

uoHENZOLLERN-HBCHiNGBN, auc. Etat souveraiu de la Confédération germanique, enclavé dans le roy. de Wurtemberg , comprenait, outre le comté de Ho-

henzollem proprement dit, les seigneuries d'Hirseàlatt et de Stetten: 26 kil. sur 11; 22 000 bab. Ville

Srincipale , Hechingen. Pavs montagneux et couvert e forêts, arrosé par le Neckar et la Starzel, et fertile en plantes oléagmeuses. — Cette principauté est depuis 1849 réunie aux États prussiens, le prince ayant cédé ses droits au roi de Prusse.

BOHBNzoLLBRM-siGMARiNOEN , anc. Etat souverain de la Confédération germanique, enclavé dans le roy. de Wurtemberg et touchant vers le sud au grand-duché de Bade, est partagé en deux portions par le Hohenzollera-Hechingen. Il se compose des comtés de Sigmaringen et Vœringen, des seigneuries de Glatt et de Beuren et d'une partie des possessions médiates des princes de Fûrstenberg et de Thum-et-Taxis. La portion méridionale de cette principauté a 53 IciL sur 1 1 , et l'autre 22 sur 13 ; 52 000 bab. Villes principales : Sigmaringen , où siégeait le gouvt des 2 principautés, auj. réunies en une seule province; Trochtelfingen et Haigerloch. Rivières principales : le Necker, l'Biach et quelques affluents du Danube. Sol uni etfertile sur la droite du Danube^ partout ailleun montagneux et couvert de forêts. Mines de fer et carrières calcaires. — Cette principauté a été, comme la précédente, réunie à la Prusse en 1849.

HOLRACH (P. TBiRT, baron d'), libre penseur, né en 1723 à Hildesbeim, dans le Palatinat, d'une famille riche, m. en 1789, vint & Paris dès sa jeunesse, cultiva avec ardeur les sciences naturelles, embrassa avec passion et professa avec fanatisme les opinions philosophiques les plus outrées, et fit de sa maison le rendez-vous des esprits forts les plus hardis: il eut principalement pour amis Diderot, Grimm, Naigeon, et Lagrange, le traducteur de Sénèque, qui fut le précepteur de ses enfants. On a de lui d'utiles ouvrages sur la chimie, la minéralogie, la métallurgie, traouits pour la plupart de l'allemand; mais il est surtout connu par ses écrits philosophiques et antireligieux, dans lesquels il eut pour coilaborateun Diderot, Naigeon, Laff range, et qui parurent presque tous sous le voile ae l'anonyme ou du pseudonyme : il y attaque avec acharnement, non-seulement la religion établie, mais toute croyance religieuse, et prêche ouvertement l'athéisme. Les principaux sont : Le Christianisme dévoilé. 1767, qu'il donna comme étant de Boulanger; la Contagion sacrée, 1767; T Mologie portative , 1768, sous le nom de l'abbé Bemier; Essai sur Us préjugés, sans date; le Système de la nature ^ 1770, publié sous le pseudonyme de Mirabaud (ce dangereux ouvrage est devenu l'évangile de l'athéisme et du matérialisme); le Bon sens du curé Meslier, 1772; la Morale universelle, 1776; Éléments de la morale universelle, 1790. Le baron d'Holbach a en outre traduit un grand nombre d'écrits des philosophes et incrédules anglais, tels que Hobbes, Collins, Toland, Gordon. La plupart ae ses écrits ont été condamnés en France par le Parlement, et mis à VIndex à Rome : le Système de la Nature, bUmé même par Voltaire et Frédéric U, a été réfuté par Bergier , Duvoisin ,Rochefort, Holland, etc.

HOLBEUf (Hans ou Jean), célèbre peintre, né ea 1498 à Auffsbourg (et non à Bàle), était fils de J. Holbein, dit le Vieux, peintre distingué, et neveu de Sigismond Holbein, peintre et graveur qui habitait B&le. Sur l'invitation d'Erasme il passa en Angleterre en 1526 : il sut plaire à Henri VIII, qui apprécia son talent et le comnla de présents. II mourut de la peste à Londres en 1554. Cet artiste peignait aussi facile» ment de la main gauche que de la main droite. Il est surtout estimé pour ses portraits, ^rmi ses tableaux on cite : la Richesse, laPauvreté, V Adoration des mages, la Danse de village et une Danse des morts. On lui attribue la fameuse Danse macabre peinte à fresque sur les mura d'un des cimetières de B&le ( F. macabre et, au Dict. desScienees, dahse des morts). Cet artiste ae distingue par le sentiiként delà nature, par unecouleur chaude^ vigoureuse,intense. et par des formes plei« nés. La majeure partie de ses œuvres orne les col-

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leetions anglaises, surtout le ohfttMuito Windsor et celui de toagfofd, près de Saliebury. La colleet. de ses portraits, parqii lesquels on remarque eeux d*É* rofmeetde l^emarjrorttt (au Louvre),a été gravée par BartoloKzi, Londres, l79M800tt t. grand in-f. On troute sa vie avec ia Uete de ees enTrages dans VBnf eomium Moriœ d'Érasme.

HOLBERO (Louis, baron de) ^ écrivain danola, le PkiuU de son pays, né en] 694 à Bergen en Norvtâ^, m. en 1754, (Quitta fétat militaire pour ae livrer aut lettres, fut nommé en 1716 professeur de littérature à runiversité de Copenhague, et composa une fou le de pièces estimées qui neuvent le faire regarder comme le fondateur de Vart dramatique en Dane* mark. Parmi ses comédies, on cite : te PoUentitniH homme (jCÉtat^ h Çaprieiefue, la Ch»mbr9 4e ¥m* cnucKée, Jean ée France, le Paysan métamorphoeé en teignexir. On a aussi de lui : Pieftê Pme, épopée comique en 14 chanti, 179! ; VlMr Svhîtirranewm, 0 H V(^age$ de ïdel Klim danâ lee répione souterfmineSf roman politique écrit dans le goOt de Swift; une ITiftot'r^ du Danentafitj 1732-35 :une HietoireeeeiésiaiU' quejutqu*é l%(hêr, et une roule d'autres euTrages, les uns eu prose, les auti^s en vers. On a publié see Oi^uiTM à Copenhague, 1806-1814, tl vol. in-«. Plusieurs de ses comédies ont été traduites dans le» Chefsd'onitre des Théâtret étrangers,

HOLCROFT (Thomas), auteur dramatique et romancier, né à Londres en 1744, mort en 1609, était fils d'un cordonnier, et fut d'abord lui-même cor*

donnier comme son père, puis palefrenier etvétéri

naire. Il fit ensuite cmelmies

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