‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 521 sur 578 · HUMB · texte numérisé non relu

HUMB

en 1836, remplit ea 1793 les fonctions d'accusateur l>ublic,fut nommé en 1794 commissaire delà Convention aux tles du Vent, se mit à la tête des troupes, et . reprit sur les Anglais la Guadeloupe, la Désiraae, Marie-Galante et les Saintes. Son administration, habile, mais tyrannique.j le fit surnommer le Robespierre des eolontef. Le Directoire déclara qu'il avait bien mérité de la patrie, et le nomma gouverneur de la Guyane. Accusé en 1809 d'avoir mal défendu cette colonie contre les Anglais et les Portugais, il se vit traduit devant une commission militaire, mais fut acquitté.

HUIS (!') ouLHUTS, ch.-l. de c. (Ain), à 25 kil.

* "^ illev. près de la r. g. du Rbdne; 1200 hab.

HUISNE (1'), Idonia ou Vinca, riv. de France, naît

àSt-Hilaire prés de Belléme (Orne), baigne Nogentle-Rotrou, La Ferté-Bernard , Montfort, et tombe dans la Sarthe, à 2 kiL au-dessous du Mans, après on cours de 125 kil.

HULANS, corps de cavalerie. F. ce mot au JHct. aniv. des Sciences,

HULIN (P. Aug.), général français, né i Paris en 1768, mort en 1841. se signala au 14 juillet 1789 parmi les vainqueurs de la Bastille, fut nommé la même année commandant de la garde nationale de Paris , accompagna Bonaparte en Italie en qualité d'adjudant général, fut cnargé en 1797 et 1798 du commandement de Milan , devint en 1803 générai de division et commandant de la garde consulaire,

f présida en 1804 le conseil de guerre qui condamna e duc d'Engbien, fit avec distinction les campagnes d'Allemagne, et commanda les places de Vienne et de Berlin (1806). Il était à la tête de la force armée à Paris lorsque éclata la conspiration de Mallet (1812) : il la fit échouer par sa couraeeuse résistance, et reçut en cette occasion d'un des conjurés on coup de pistolet qui lui fracassa la mâchoire. Au retour des Bourbons, il se vit forcé de quitter la France : il ne put y rentrer qu% plusieurs années après. 11 a publié des Es^plications au sujet du jugement du duc d^Enghien^ 1833.

HULL ou UNGSTON-CPON-HULL, V. maritime d*An-

Sleterre (York), à 60 k. S. E. d'York et à 249 k. iN. e Londres, au confluent de l'Humber et de l'Huil, près de leur embouchure; 90000 h. Citadelle, beaux bassins, beaucoup de belles maisons dansles quartiers neufs; belle église gothique de la Trinité, statue de Wiiberforce, qui y est né. £cole latine, école de navigation. Grande industrie : savon, fonderie de fer, raffinerie de sucre, chantiers de construction, moulins à farine et à huile, bière, blanc de céruse, etc. Beaucoup de commerce. Hull est le marché principal du hissin de l'Humber : canaux, chemins de fer. — Celte ville fut fondée ijar Edouard I, d'où son nom de Kingston (ville du roi) ; elle soutint en 1643, sous le commandement de lord Fairfax, un siège long et acharné contre les troupes royalistes.

UULST, V. du roy. de Hollande (Zélande). ch.-l. de district, sur un bras de l'Escaut; 2000 hab. C'était jadis une place forte. Patrie de 6)m. Jansénius, év. de Gand (distinct du célèbre évoque d'Ypres).

HUMBER, ÀhuSy large riv. d'Angleterre, qui sépare les comtés d'York et de Lincoln, est formée par la réunion de l'Ouse (déjà grossie par le Derwent, l'Ayr. la Dun) et du Trent, passe à Hull et tombe dans la mer du Nord, après 60 kiL de cours. L'Humber a 1600" de largeur à la jonction de TOuse et du Trent et a 10 kiL à son embouchure.

HUMBERT I, dauphin du Viennois, né vers 1240. était le 2* fils d'Albert III delà maison de La Tour. Il épousa en 1273 Anne, fille du dauphin Guignes VII, et par suite de ce mariaffe devint maître du Viennois en 1281. Il eut à défendre son héritage contre Robert. duc de Bourgogne, et contre le comte de Savoie : il fit sa paix avec le 1" en 1285 ; mais le 2* lui imposa des conditions onéreuses, ce qui fut un sujet continuel de guerres. En 1306 il abdiqua et prit l'habit religieux chez les Chartreux du val Ste-Marie, au diocèse de Valteucc : il y mourut l'année sui van te.— Hum-

bert II, dernier dauphin du Viennois, fils de Jean H, né en 1312, succéda en 1333 à son frère Guigues VIII. Il établit un conseil d^ justice qui donna naissance au parlement de Dauphiné, et fonda une université à Grenoble. En 1343, dix ans après la mort de son fils André, il assura le Dauphiné au roi de France, Philippe VI de Valois, sous la condition qu'un fils de France porterait le nom de Dauphin et joindrait à ses armes celles du Dauphiné. Il se croisa en 1346, et gagna un léger avantage sur les Turcs près de Smyrne. A son retour, il abdiqua, remit le Dauphiné au roi de France (1349), et prit l'habit religieux chez les Dominicains. Il fut nommé patriarche d'Alexandrie en 1353, nuis administrateur de l'archevêché de Reims; il allait être élevé sur le siège de Paris lorsqu'il mourut, en 1355.

HUMBERT aux Blanches mains, V. savoir.

HUMBOLDT (Ch. GuilL, baron de), ministre d'État, chambellan et conseQler privé du roi de Prusse, né en 1767 à Potsdam, m. en 1835, fut employé comme ambassadeur ou comme ministre plénipotentiaire de Prusse dans tous les congrès qui se tinrent de 1810 à 1820, fut plusieurs fois appelé au ministère et fit partie de la commission chargée de préparer une constitution. Il résigna ses fonctions en 1819, désespérant de voir cette constitution réalisée. Il s'est fait un nom dans la science par ses recherches sur l'étude comparée des langues. On a de lui : Recherches sur les habitants jyrimitifs de l'Espagne au moyen delalanguebasque, 1821 ; Dictionnaire basque (dans le Mithridate ou Dictionnaire polyglotte d'Ade lung, t. IV); Lettre sur les formas grammaticales en général et sur la langue chinoise en particulier (en français), 1827. Il a laissé deux ouvrages inachevés, l'un sur les Langues de Varchipel Indien, l'autre sur la Philosophie des langues. Ses Œuvres ont été recueillies en 6 v. in-4, Berlin, 1841-48.

HUMBOLDT (Alexandro.baronde) .savant et voyageur, frère du préc. , né en 1769 à Berlin, m. en 1859. Avide de science, il conçut de bonne heure le projet d'une vaste exploration scientifique, vint en 1797 à Paris pour la préparer, y connut Bonpland, qu'il associa à son projet; s'embarqua avec lui en 1799, explora une grande partie de l'Amérique du Sud , naviguant en canot sur les grands fleuves, approchant des cratères des volcans, montant sur le Chimboraço, oiî il s'éleva jusqu'à 6072" ; visita avec le même soin Cuba, le Mexique, ne revint en Europe qu'en 1804, se fixa à Paris pour y rédiger son Voyage aux régions équincxiales du nouveau Continent , ouvrage en 6 parties, dont la publication, commencée en 1805. ne demanda pas moins de 20 ans ; entreprit en 1828, aux frais de l'em-

Sereur de Russie, avec Rose et Ehrenberg, un voyage 'exploration en Russie et dans l'Asie centrale, et en publia la relation à Paris de 1837 à 1843; quitU définitivement la France en 1847 pour retourner à Berlin, et se mit, malgré son grand âge, à rédiger un vaste ouvrage qui devait présenter l'ensemble des résultats de ses longues études : cet ouvrage, intitulé Cosmos ou Description physique du monde , et rédigé en allemand, parut à Berlin de 1847 à 1851 ; il fut immédiatement traduit en français par MM. Faye et Galuski (4 v. in-8). Humboldt a donné^ en outre, une foule d'ouvrages détachés ou mémoires sur des questions de pbysiaue terrestre, de botanique, da physiologie, de géologie, de géographie, etc. Ce savant a renouvelé sur plusieurs points la face des scien-. ces, mais il a surtout avancé la géographie pnysique et la géographie botanique. Membre de toutes les sociétés savantes, admis dans l'intimité du roi de Prusse, dont il était conseiller privé, recherché par les hommes les plus distingués de tous les pays civilisés, Humboldt a obtenu tous les honneurs auxqueispeut aspirer un savant. Il conserva jusqu'à la fin de sa longue vie, avec une santé robuste, l'usage de ses hautes facultés. On a publié sa Correspondance avec Vemagen (de 1827 à 1858) et sa Correspond, scientif. et littér.f avec notice de M. de La Roquette (1865),

IMJMI

HOHS

HCHB (Davld)^ philosophe et %Mlûfini,aft en 17H à £dimho«rg, 4'une bmîUe nobie, mais peu fortunée, passa «a jeunesse «n Frane^oé il bahita Reims, puis La Plèehe, «t composa dans cette dernière nm eon premier ouvfa^^ le Tmtitf de la Nature humaine (1737), qui fntpen remaroué. 11 le €t êmvm d'Êstaù moranx^pôlitiqueÊ H Utiérairei (1142), qui cemme»eèreot sa r^putalion. De relosr^a Angleterreen 1146, il fat sacoessivement préeepteur du misrquB d'Aa* naldale etseeritaire du géoâral Bt-^l&ir, ^'il ae^ compagna dans son ambassade k Tienee et à Tarin. Il publia ea 1751 de nouveaux Essaù^ eu 1761 des Redierchet tur les pritteipet 4e Z« morale, une ifts- UrirenmtureUede kiralt^iofi, et quelques autrasécriU philosophraues. Il fut nommé la même année bibliothécaire à Edimbourg. C'est alorsquMlentreprittepluB importaotde ses ouvrages, i'Swt. iringle<err«,qui parut de 17&4à 1761. IlaecompaRnaen 1761 tord Hartford à Paris comme sécrétai red ambassade, eti^y lia avec J. J. Rousseau, qui le suiTit à Londres on 1766 ; mais il aurvmt bientôt entre les deux amis tme rap^ ture éclatante. H fut nommé en n«7 sofus-eeerétaira d'£tat; deux ans après il quitta les affaires et se retira à Edimbourg, où il mourut en 1776. Comme philosophe, Hume professa un scepticisme d'un nouveau Çenre : selon lui , nos idées ue sont que des copies des impressions que nous avons reçues , et ne peuvent nullement nous instruire de la i^lité des onjets; il nous réduit ainsi h l'idéalisme et 4 mie sorte de nihilisme; il attaqua «ustomt l'idée de cause et le tx^ port de cause à effet, dans lequel il ne voH que la suQceeston constante de fahs associés dans notre esprit par l'habitude ; il niit«n doute la PrevideDce, la relîgieii, les miracles; cependant il respecta la morale, prouva qu'on ne peut la fonder sur Tintérét ot admit une sorte de sentment manU. Comme historien, Hume introduisit une critique sévère dans rezamen des faits; cependant il se m<mtre quelquefois partial : son Hietoire d* Angleterre est condamnée à Rome, ainsi que ses EeMaiepMloeophiqwee. L^OEuvree phiiofopM'quef de ilume ont été pour k, 1** fois réunies en 18!Î6, à Edimbourg; son uietoire a été plusieurs foia réimprimée, notamment en 1826, à Oxfowl, 18 v. in-8, avec la continuation de SmoUett. fies <Off«er« fhUotoi^Hques ont été trsduîtes «n fmaçais, en 7 v. m-12, Londres, 1786 (trad. encore tRoompléte); «on Histoire éCÀ naieterre , traduite d'abord partiefiement par l'abbé Prévost, par Mme fielot , etc. , a été publiée en entier à Paris, de WW à 1822, «a tl voL in-^, avec un £ssat sur la vie et les écrits de i^ott<€«r, par Campenon. Hume a laissé des Mémoires et une Correspondoitce, quiontétépubMésàSdimboorgen 1647, par H. Burton.

ttUMmOY. le 3* des 12 ills de Taoctède de Hauteviile, euccéda en 1051 à sod frère Drogon comme comte de la Fouille, combattit avec succès les Grecs, les AUemamls et Léon IX, ligués contre les Normands, fit le pape lui-même prisonnier au combat de Civitella, 10ô3, mais le traita avec le plus grand respect, et obtint de lui l'invesiiture des pays conquis ou 4 conquérir en Itâdie. 10&4'. (fest de cette époque que date la suzeraineté dp St-^ége sur le -ro^ume de Naples. Il m. en 1057, et eut pour successeur son frère Robert Guiscard.

HfTMlÈRES (L. de cretanj, maBébbd d"), général et courtisan de Louis XTV, Jouit des bonnes grâces du roi , fut l'ami particulier ae Lonvois, obtint le gouvernement de la Flandre, se distingua au siège d*Arras (1656), fut nommé en 1668 maréchal, prit la ville d'Aire (1676), commanda l'aile droite 4 Cassel (1^7^ , s'empara de Gand (1676), de Courtray (1683), et fat nommé en 1665 grand maîu-e de l'artillerie. Ayant tprauvé un échec en Flandre {^Ç%^, il fut remplacé par Luxembourg. Il avait refusé en 167:^ de servir sous Turenne« récemment nommé marécbal^généraL

JwÉa^sJMme d»}. T. G*coN-tMJpojtJR (Mad.). ^HTTttlHES (Ordre des), confrérie religieuse des Œeux «exes, fi^adée 4 Milan vers 1134 par S. Jean de

llâda, anûrtit ansf^e qid ji«ût Lea— aup'da rap* port avec oélhe de ât^Bcoolt et s^aidoniiait en màoK temps à la fabrioaiîoD do éra|). L*oidre afanl dégénère, le pape Pie ^ le Mpptima «a 1671.

BUMMEL &J. Népomucène), cempoaitBur et psfrttiste aitenana, né àPnubauig en .1718» m. en 1687, se fit admirer dàa Inflige <ie 9 «ns far son talent nr le piano, entra 4Som9e maître de cha4»eileaojervice du prince Sstarhaxy (l<i08), puis du nûde WMdemberg (1(816), du «pvaxMi^iic de Saae-WwoBar (1820), etae fit appelé dansprasqtie toutes les capitaleB de riHuopa. Il n'«utde rivai pour la oon^sitionioskur mantue que BeetiioveB. Daas l'eBéoution, iliif iilsii surtout par ta coRectkm et la •iteulacité. il a. Uâsé, outre de Boosbreux moroeanx de musiqve instni- OMutale, 4 opéras, et une Méthode poar jnaa*.

HUITALB, duc d'AqatUine depuis 735,:&is4iu 4Ibc Eudes, était issu des Mérovingiens. 11 eui à soutenir la guerre contre Charies Martelée ses (Us,«r£afcafaiigé de se reconnaître leur vassal. Pourseivaagerdeoan frère Hatten, qui l'avait trahi , si faû fit aicadier les yeux; poursuivi par ses remords après œ orimeTii abdiqua on faveur de son fils Walfre, tel ae tetoa dans un monaatte (7H). U «00 sortit au Jboat de 38

cita à la guerre. Tous Jeux furent aosiégée par CharlemagDodam Parvie,<tfluQaMlpôrit<'«i 774ya«0Baié par le peuple, sur leepool il avait attiré la guerre.

MI7Rl)6MDGi:,e.-à^. éieede «àté». ooaMenoatueuae de la Bavière iMaasM et des fitals prussiMs (Prev. RhéiAiio), est un proloDgemeot des Vosges qai s'étend eettre la Mabe, le Khin et la <Mo6olle. Baaucoup de forêts, «artre autres oellos4e 'Soh&mldOtàe Hochwald. — Le Hundsriek était jadis coÉspitaiiam le Palatînat do Rhin, les électoraisde <M«yenoe,Calogne, et le duché de Clèves. Sous ffmpire, tlfionaa les dép. du MoBt-Tonaerre, ^e Rhin etrMÔseJle,de la Roer. — Quelques-uns dérivant le nom de cette (iiaine d'une colonie de Huns que l'eaipereur Ysteotioien III y aurait établis api^s la ^iéfaite d'Attila.

BUNfiRlC, 2* roi des Vandales en Airi^œ, suocéis è son père Genséricvon 477 , -moit en é6t. Son léçoe ne fut qu'une suite doerimes : il M égorger aonftése Théodoric, la wure de ce pri&œ, ainsi qu« son enfant, les anoiens «mis ot tes tninistras de irensénc Huaéric était aiien; il porséonu les Catholiques, «i on fit, dk^ofi, périr 404)IX>daDs d'horrtbtes suppljcai.

'UUNflGAiRESoaHOCiKOOOueEe, asc. peuf)le4e 1^rope ttu delà du Dniepr, ^i ajiparaU dans Thistoiie aux VI*, vu*, vifr* siècles, était de reœ bunniqus: oon nom sinûfie Huns de ITOogrie. 11 formait deux gruides tribi», habitent l>>ne vers les deux gsands Jacs Onega el Ladoga, l'autre à t*E. du Iteii^r entre ce fleuve et la Desna. il est croyable qur lesfkxBgreis furent principalement dos 'Huaigaros de la 'S* tribu.

flUmïWCJE, ch.4. decaat. (Hl-fthia). à^UU. S. E. d'Altkiroh et à 8 Idl. N.de Bâle, eur la r..g.dn Hbin; IBOO hab. Canal. Place jadis trèe^focte, ceastrutte par Vauhan en 1668, snais^démaiiXolée on 1815, après un siège oéiéhre où «^ Kreaça», oomxnaadés par le général Barbanègr^, tinrent penéaiiC douce jours contre 25 000 Aulricfaiens. — peTii>-BCNinciL-i, yge de Suisse, cur lar. dr. du Rhin, kl kd. N.de Bàle et vis^i-visde Huningoe, fm hab. Pécbe dusavmon; établissement de pisciculture.

HUNS, lïunmou Chuni, fameux pozple baAaJv, était, selon l'opinion la plus commene. d'origwe asiatique et de race raongute , et ne différait poittt des Biong-fiou, oui, partis des ceatrées situées aai ff.du désert de K(mi, eoumrrent les Mandchovx, dévastèrent les frontières septentnonaJies delà Ohiae, tecèreot les Giiin(»s là élever la grande mmnMle fiws 510 AT. J.-C.)r «t firent maWné cet obstacle la oenquête de Vem pire chinois, d^é ils fie ftneart ohassés que 90 ans apiés J.-C. Ailaiblis par de loBgvos guerres et par des discordes intestmes, liéciasés ^ruoe fc-

HCNT

HIOfT

iirfn«, «89 peapl«9 se Tirast, wi oomimneeiient dn IV* siècle, ooligés d'afltendeimer les steppes de la Ter* iBrîe, émigrèreHt vers rOooMent, et se partagèrent dans leu r marche en deux tsorps de nation : les uns vinrent se fixer sur fOsus ,'àlT:. de la mer Caspienne, où ils reçurent. le nom a*E$htalfies ou Hum btanes (T.ci-apres) ; les autres se dirigèrent sur FOural,d'oû ils descendirent josqu'au Cauease, «t se répandirent sur l'Occident : ce sont oes derniers qui sont spécialement connns sous le nom de Hvns. — Ijes Hans ne commencent à 'ffgurerdansl^istovre de PEuropequ'à la fin du rr siècle. Vers 376 ils traversèrent le Palus Mœotis sur la glace, 9ous la eondoite de Balamir, leur roi, subjuguèreiït les Alains, puis (es Gotfas, dont ils détruisirent le vaste em^re fF. hkrii agaric) , vinrent s'établir dans le voisinage de Tcmpire d'Orient, menacèrent-Constantinople et forcèrent les empereurs i leur payer tribut. Théedose II ayant voulu secouer ce joug honteux, ils franchirent la frontière, dévastèrent laTiirece, TlHyrie, et se firent céder toute la rive droite du Danube (446). Leur puissance fut portée au plus haut degré par Attila, nont les Etats s^étendirentdelamerCaspieBne au Rfain(F.ATTiLA). Après avoir tout soumis et ravagé sur sa route, il vint échouer en Gaule, et 'fut battu près de Chdlons-eur- Ifarne, en 451 ^ par lepatriee Aétius , avec l'aide des Francs , des Yisigolâis et des Bourguignons. Repousées de la Gaule, les bordes des Huns^se tournent vers rttalie, détruisent Aquilée, saccatfesrt la Vénétie, menacent Home; mais arrêtées, dit-on, parles supplications du pape Léon ou eéduitespar les riishes présents de l'empereur Vaientinien m, elles consentent à abandonner -]'ItaKet452). Peu api^, la mort d'Attila <4B3) fit évanouir cette puissance colossale. Ses fils s'étant disputé le trôoe, les peuples soumis profitèrent de leurs divisions peur secouer le joug, et plusieurs fondèrent de -nouveaux empires (V, w2piDEs, GoTHS, AVARW). Toutôfois uu dos flls d*Attila, Dm^itsik, se soutint encore quelque temps à la tète d'une partie des Huns dans la Hcfrgrie, pays qui a conservé leur nom. Un autre fils du conquémnt, Irmak, ramena en Asie les restes de la nation. Plusieurs de leurs tribus s'étaUirent alors sur les bords de la mer î^oire, depuis le Danube jusquTau Don, et près du Caucase, où elles sont connues sous le nom de Hunigares ou Hounogoures, Aàhatztres onKhaaars, Cidarites, Koutrigoures, Ontourgoures, etc. — Les Huns menaient la rie nomade; ils étaient farouches, perfides, d'une laideur qui les rendait hideux; ils avaient le nez écrasé, les yeux petitç et percés comme des trous ; ils vivaient à ckeval et campaient sous des tentes. Parmi leunsrois on conndt Balamtr (376-400), Oldin (40O-41Î), Caraton (412-424), Roïlas. vers 425, Roua et Attila, qui régnèrent quelques années ensemble (427-4:^3)^ Attila, qui régna seul (433-453).. Attila avait sa pnncipale résidence dans l'anc. contrée des lazyges,. entre le Danube et la Theiss, vers la 2^giva; if habitait une grande chaumière de bois. De Guignes aécrit une Histoire desHwu, des Turcs et des Mongols (1756-1758).

BUNs cmARiTEs, habitaient à It). de la mer Caspienne , entre le pas de Derbend et le Volga, au v« et peut-être dès le jy siècle; ils avaient pour capit une ville de Balaa. Ils furent très-souvent en guerre avec les princes sassanides de Perse.

HUNS BPBTAUTEs, nommés par les Grecs Buns blancs à cause de leur civilisation et de leur dou-

capiuie YBraitncnan. on croit qu— . >.— ^

Wir dans celte contrée lors de la grande émigration des Huns au iv« s. Us furent souvent en guerre avec les rois sassanides de Pefse ; ils mn-ent sur le trône de Perse Firouz 1 (Perosès), et y rétabHrent Kabad (Cabales), qui en avait été Chassé. Ils fiuhnent par le confondre avec les Turcs.

HCNT (Henry), démagogue radicaX, né & WtttiugtDD (comté de Wilt) en 1773; mort en 1835,

étaattmdesptaaiéèfafis fesmitrad^iMM^ HpMw oovnit rAngwCenrB, prêobant ^af touAla nèforme uaivenelle et provoquant des oaaeemUemenls «ut jouvent devinrent menaçante. Arrêté «n 1820 A la fuil» d*ua mieeêing tumultueua i^i avait «u iieu A Hai^ ebester , il ae vit «oadamné à ua «n éi prison. Açtkê plusieurs tentatives inatiles, ià parvint •tnfiia'ea IW à se Caire élire membre de la ChambPs^les'OommttDeaç mais il joua un rôle fort «eododatre daas «ette laasemblée. fin même temps miMl préehait la léhum^ HuDt débitait par les mes diverses maroiiaadiaes ds «a fabhoatien, notamment du -cimge, ce qui lui dMk- •naitj'apparence d'un eharlaitaii.

WnVTEB, nom de deua ikères écossais qui se sont également diitingués daas k chiruigte.« WiUiaoi, i'ainé, aé en I7}«dan8 le comté <deLamak, actft à Londres en 17S8, vint enrasr <son art à LandiBS., devint memiire de ia coiporatien des ohiruff9iais, fut éhi membM de la Société loyale de Londres < 1767 ) , puis associé étmnger de rAeadéfwe des eoiences de Paris. Il est surtout cannu paraos Jsmtomift uteri çravidif 1774. «a S4 plaodras in*fol. Il fonda à Londres une Aeoie eit ua muséum d'aa»tomie qu'il légua A rUaivemilé de Glasgwr, âans laquelle il «vait été éleivé. — Son (rare, HAat, té en 1728, nort en 1793, l'aida dams sas rBohenhes aoatomiques, et •fit lui-même d'importantes^6co«vertes, particulièreaunt aur les deots 'et sur èe développement de la mge. H aariFit comme chimrgisn militaire, ^vint (^irurgien de rhd^ital Sti^Ûeargeià Londres , chirurgien du toi et chiruigien 'en dbef de l'armée, et fut comoM sou kèim membra de k Société royale. Il a publié : HûtOfre <nstiurellê dês dents et de leur* muilaâies , 1T71; Tmiié wmr ks pleries d'csrmes à feu, 1794. Il inventa, pour ofiérer la fisiuk kcrymale, un instrument qui a oonsertfé son nom, et petféctionnA le traitement «les anétvriames. Ses (9Buvres eompléêeSy réunies pur k dwUar Palmer, ont été traduites par G. iiichelat, 1«4S.

HUNTINGDOVr, t. d'Angleterre, eb.-l. du oomté de même nom, aur VOuse, à 9t kil. N. de luNulres; 3167 hab. Patrie de Oromweil. — Le oomté, jadis habité par les /csiti, est endavé entre ceux de NorthaoMpton et de Cambridge, sauf eu 8. 0., «oA il eat borHé par celui de BedfoM : il a 49 iùL sur Ib, et oosapte 60 000 h. Pays agrioek , ])resque sans industrie, marécagem en grande partk.

HCWYAD , eoBDitat des Ëuts autriohkns (Tmsylvacie), dans le pays des Hongrois, au 8. 0., est borné an N. et au N. E. par ks comiuts deZarand et de Weissembouig inférieur, au S. et <iu S. E. par k Vaiaohie, A 1*0. par ks comitats d*Arad, de Knssova; 150000 hab.; ch.-L, Nagy-Enyed.

HU17YADE (Jean), surnommé Cormn, vàlvodedo Transylvanie, né vers 1400, descendait, dit^on^ des Paléologues, empereurs -de Constantinopk; suivant d'autres, il aurait eu pour père Tempereur Siglsmond. Il avait déjA plusieurs fois vaincu ks ottomans, lorsqu'on 1440 il fut nommé vafvode de tVansylvanie par le jeune Wladislas, roi de Pologne et de Hongrie. Après k mort de Wladisks (1444), il fut appelé à gouverner k Hongrie pendant k minorité de Ladislas V; durant une régence de 17 années, il prouva qu'il était aua» gcand politique que bon guerrier. En 1448 il soutint pendant*troui jours dans les plaines de Caasovie tout l'eflort de ranaêe ottomane, quatre fois plus nombreuse que k sienne; en 1456 il mit le comble A sa gkire par sa beik défense de Belgrade contre Mahomet 11. H mounut cette même année de ses blessures, laissant A'k Hongrie un second défenseur dans k personne de son fils, llathias Corvin (f. ce nom). Les Turca le sumommarent Ih Diabk. La kmille dee Hnnyades avait dans ses armes un eorftmu tenant dans son bec un anneau d'or; il est probabk que e'eist de k que lui vint te surnom de Corvin (Corvtnti^.

BDON. f. viLLEifBUVB (Huon de).

HUOT (J. J. Nie), né en 1790. mort en fW5

HUSK

Page 1