‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 538 sur 578 · ISIS · texte numérisé non relu

ISIS

I8CA DUMNONIORUII, T. de la Bretagne romaine (Bretagne 1**), sur Tlsca, était la capit. des Dumnontt. C'est auj.fa^(er.~iscA silurdm, v. de la Bretagne 2*, chez les Silures, est auj. CaerUan. *

ISCALIS, T. de la Bretagne rom., auj. Ilc}^ester.

ISCANUS (Joseph), poSte latin de la Grande-Bretagne au xii* s., natif d'/«ca (Exeter), embrassa la vie monastiaue, et mourut vers 1224. Il est connu par un poème élégant De hello Trqjano, composé sous Henri II et Richard Cœur de Lion à Toccasion de la 3* croisade. Ce po6me, attribué pendant le moyen âge à Cornélius Nepos, fut rendu à son véritable auteur par Dresemius dans l'édition de Francfort, 1623. On le trouve généralement joint à Dictys et à Darés.

ISGARIOTE (judas). F. judas.

ISCHIA, JBnaria. dite aussi Pithdeuse et Inarime, tlb d'Italie, à l'entrée du golfe de Naples : 35 kil. de tour; 24000 h. Baies; bons fruits, vin expellent; fer, aoufre, mine de sel gemme (découv. en 1857), eaux thermales. Au centre est le mont Epomeo, volcan éteint, dont la dernière éruption eut lieu en 1303. L'tle a-çour ch.-l. /«c/ita, sur la côte 0. ; 3000 h. Ëvôché; rumes d'une forteresse qu'y bâtît au xv* siècle Alphonse d'Aragon. Cette v. est fort ancienne; elle fut londée, dit-on, par des Chalcidiens d'Eubée . F. iSN aria.

ISGHL, V. des Etats autrichiens (Hte- Autriche) , sur la Traun, à 75 kil. S. 0. de Steyer; 2120 h. Sources salées et sulfureuses. Bains très-fréquentés.

ISÊE, orateur grec, de Chalcis en Eubée, vint de bonne heure se fixer à Athènes, fut disciple de Lysias et d'Isocrate, et devint le maître de Démosthène. Il nous reste de lui 11 discours, dans lesquels on remarque, avec beaucoup d'élégance et d'harmonie, la simplicité et la gravité qui caractérisent l'éloquence de la tribune. Us ont été publiés par Reiske, Leipsick, 1775, par Schaefer, Leips. , 1822. parBekker, Berlin, 1823, et dans les OrcUores atlici de la collection Didot. Ils ont été trad. en franc, par l'abbé Auger, 1 783.

ISENBOURG (comté d'), principauté médiatisée de VAllemagne. dont les possesseurs relèvent du grandduc et de l'électeur de Hesse , est située partie dans le grand-duché de Hesse-Darmstadt, partie dans laHesse-£lectorale ; 50000 h.; v. princ, Bûdingen. Sol montagneux, mais bien cultivé; mines de fer. — La maison d'isemboug, qui remonte au x* siècle, est auj. représentée par les princes d'Isenbourg-Birstein^ etd'Is.- Budingen, et par les comtes d'Is. - Philippseich , d'Is.-Waechtersbach et d'Is.-MeerhoIz.

ISEO (lac d'), SeHnus lacusy dans la Lombardie, sur la limite des prov. de Brescia et de Bergame, entre les lacs de Côme et d'Idro, est ainsi nommé d'I- 960 , bourg situé sur son bord mérid. , à 1 7 kil. N. 0. de Brescia, et qui compte 2000 hab. Le lac a 22 kil. sur 3. Il est traversé par l'Oglio.

ISER ou ISAB, riv. de Bavière. F. isar. ^ Riv. de Bohême, arrose le cercle de Bunzlau et se jette dans l'Elbe après un cours de 90 k. dirigé du N. E. au S. 0.

ISËRE, Isar a y riv. de France, naît au pied du mont Iseran en Savoie, passe à Moutiers-en-Tarentaise, à Montmeillan, entre dans le dép. de l'Isère, passe à Grenoble , et se jette dans le Rhône à 9 kil. au-dessous de Valence (Drôme). Cours, 300 kiL Elle reçoit l'Arly, l'Arc, rOzeins, le Orac etlaBourne.

isiRE (dép. de l'), entre ceux de l'Ain au N., du Rhdue à i'O., de la Drôme au S. 0., des Hies- Alpes au S. E. et la Savoie à l'E. : 150 k. sur 65 : 8412 k. carrés ; 577748 hab.: ch.-l., Grenoble. Ce dép. a été formé d'une partie du Dauphinô (le Viennois et le Grésivaudan). Il est généralement montagneux et couvert de forêts. Il est arrosé par le Rhône. l'Isère, le Drac et la Romanche. Céréales, légumes, fourrages, chanvre. Gros et petit bétail, mulets, porcs, chèvres: versa soie. Mines de fer, argent et plomb ; carrières de marbre, d'alb&tre, de granit, de plâtre. Fabriques de soieries, indiennes, draps communs, toiles ordinaires, lainages, ganterie, cuirs, papiers, chaudronnerie; fromages de Sassenage et d^Oysans, etc. Commerce actif. —Ce dép. se divise en 4 arr. (Grenoble, la Tour-

du-Pin, Saint-Marcellin, Vienne), 45 cant. et S47comm. Il appartient à la 8*div. milit, a une cour impériale et un évêché à Grenoble.

ISERLOHN, V. des Etats prussiens (Westphalie) , ch.-l. de cercle, à 26 kil. d^Arensberg; 12 700 hab. Ecole d'arts et métiers, collège. Velours, mouchoirs de soie, etc. Commerce avec Ta France, l'Itaiie, etc.

ISERNIA. jBsemia, v. d'Italie, dans l'anc. roy. de Naples (Molise), à 38 kil. 0. de Campo-Basso; 5300 hab. Evêché; cathédrale , aqueduc. Ville anc. ; ruinée en partie par le tremblement de terre de 1805.

ISGAUR ou ISKURIAH, Dioscurias, puis Sebastopolis et Soteriopolis, v. et port de la Russie d'Asie, dans l'Abazie, sur la côte E. de la mer Noire, à 26 k. S. E. de Soukoum-kalé.

ISIAQUE (Table), table de cuivre sur laquelle on voit représentés la figure et les mystères d'Isis, ainsi que la plupart des divinités égyptiennes, avec leurs attributs distinctifs. Elle fut trouvée au sac de Rome en 1527 ; on la conserve dans la galerie royale de Turin.

ISIASLAV, nom de trois princes qui ont régné en Russie. Isiaslav I, fils d'Iaroslav I, régna à Kiev de 1054 à 1078, fut sans cesse en lutte avec les membres de sa famille, notamment avec Igor, son frère, et avec Vseslav, prince de Polotsk; fut deux fois détrôné, et.périt dans un combat contre Oleg, son neveu. — Isiaslav II régna à Kiev de 1 146 à 1 154 , après avoir arraché la couronne à Igor, son parent. Il fut lui-même trois fois chassé de ses Etats ; mais trois fois il se fit rétablir; il mourut sur le trône. —Isiaslav III, reconnu grand prince de Kiev en 1156, à la mort d'Iourié, affaiblit sesEtatspardes partages. Il fut tué devant Bielgorod, qu'il assiégeait inutilement (1167).

ISIDORE de Charax, historien et géographe grec, vivait, selon les uns, sous le règne de Ptolémée Lagus, trois siècles av. J.-C, selon les autres, et pins

Probablement, sous Tibère. On lui doit divers traités istoriaues, et une Description de la Parthie^ qui a été publiée par David Hœschelius(dans les Géographes flfrec*, Oxford, 1703), et par B. Fabricius, 1849, in-8.

isiDORB (S.) d'Alexandrie ou de Péluse, solitaiie de la Thébaïde et disciple de S. Jean Chrysostôme, né vers 370 à Alexandrie, m. vers 440, a laissé plusieurs traités théologiques estimés et 5 livres de Lettres^ remarquables par la noblesse et la simplicité du style. Ses OEuvres ont été publiées par A. Schott, gr.-lat., Paris, 1638, in-f.

ISIDORE (S.) de Sévilie , fils d'un gouverneur de Carthagène (Espagne) , fut fait évêque de Sévilie en 601, et mourut en 636. U se distingua également par son érudition et sa oiétè. U a laissé, entre autres ouvrages, 20 livres d'Origines ou ÉtymologieSy véritable encyclopédie des sciences de son temps; des Cornmeniaires sur rAwien Testament; un Tratlé des écrivains ecclésiastiquci , une Chronique depuis Adam jusqu'en 626. suivie d'une Chronique spéciale des Goûts, q\iï va de l'an 260 à Tan 628. Les meilleures éd. de ces ou vrages sont celles de Madrid, ] 599, 2 v. in-f. ; de Paris, 1601 , in-foL , et de Rome. 1797-1803 , 7 v. in-4. V Histoire des Goths a été punUée séparément par Rosier, Tubingue, 1803-04, in-4.

ISIGNY, ch.-l. de c. (Manche), à 20 kiL 0. deMortain; 409 hab. ~ Ch.-L de c. (Calvados), sur la Manche, à 37 kil. 0. de Bayeux : 2500 hab. Trib. de commerce; station. Beurre renommé, bon cidre; commerce de légumes. Petit port, caîbotage.

ISIS, une des divinités principales des Egyptiens, était sœuretfemmed'Osiris, et mèred'Horus et d'Harpocrate. Elle régna longtemps sur l'Egypte avec son frère, et tous deux firent fleurir i'agnculture. Osiris ayant été, au retour de la conguôte des Indes, assassiné par son frère Typhon, Isis leva une armée pour marcher contre celui-ci, et en donna le commandement à Horus, son fils, qui vainquit l'ennemi en deux batailles rangées. Elle fut mise après sa mort au rang des dieux. On prend Isis tantôt pour U lune, tantôt pour la nature, mère de toutes choses; on la confond aussi auelquefois avec la vache lo. On la représtnta

ISIA

]Sâk

sous la figure d'une jeune femme, la tète surmontée de cornes ou d'un globe lunaire, assise et allaitant Horus; elle a pour attributs le sistre et le lotos. L'Egypte célébrait en l'honneur d'It>isdes mystères, qui se répandirent dans la Grèce et Tltalie, et que Ton < croit les mêmes que ceux de Cybèle. £Ue avait des prêtres nommés Isia&nes. On Toities mystères d'Isis représentés sur la Table Itiaque. F. ce mot

I6KANDER1EH. F. àlezandrIE et SGUTaai.

ISKANDEROUN. F. JkLEXANDan*TE.

ISKARbO, ▼. d'Asie, «dans THimalaym, sur le Ht- Indus, à 190 k. N. 0. de Leh, est la eapît. d'un petit État indépendant. Commerce assez important.

I8KEB, OEsug, riv. delà Turquie d'Europe (Koumélie), naît dans le sandjak de Sophia, coule au N. E..et sejette dansleDaaube, après un cours de 270 k.

ISLA (le P. Jean de L') Jésuite espagnol, né en 1714 à Ségovie, m. en 1783, a composé des ouvrages satiriques dans le genre de Rabelais : le plos remarquable est la Vida de /y;ay GerundiOy Madrid, 1758, où il critiqae ayee esprit le mauvais goût et les ridieiâes des prédicateurs de son temps. Il traduisit le (HlBias de Lesage, y ajouta une suite, et voidut faire croire que l'ouvrage avait été primitivement composé en espagnol : eette mystification fit quelques dupes.

ISiAM-ABAD, V. de l'Inde anglaise (CalcutU), sur le Téhittagong, à 13 kil. de ton emb. , et à 215 kil. S. >fi. de Baeca; 12 000 bab. Gcontruction de gros nar vires; canevas de coton. — Les Portugais connurent cette ville dès le zv* siècle; ils la nommaient Porfe- GrnndB. Elle appartint sucoessivement aux rois af-

Slnns du Bengalie, aux radjahs d'Arakan, enfin aux oogols depuis 1666. Les Anglais essayèrent vainementde la prendre en 1689; elle leur ftit cédée en 1760. ISLAMISME (de l'acabe islam, soumission à Dieu), nom par lequel on dési(^e la religion de Mahomet

ne

mérique

long. O. , au N. 0. de l'ficasse et à TE. du Groenland

390 kil. sur 310; BO-OOO hab. env. fon en a compté

SluadelOOQOO); v. ci^t., Reikiavik (c'était précéemment Skaiot). Cette Ue appartient au Danemark; elle^est pactagée en trois «m(er oubaiUtages, Sonder-Amt, Ye8ter-Amt«t Nenter-og-Osler-Amt, gui ont pour chefs - lieux Reikiavik , Stappen et 4IaaruveL Ses côtes offrent une multitude de «ups et de golfes étioitf; on distingue, parmi les caps, le cap Nord au N. 0., te eap Lan^oneis au M. £. , et les caps Hékla, Reikiaoess etOttvardaness A l'O. ; parmi les golfes, 4e Skaca-fiord et le Hval-fiord au N., Tlsa-fiwd ,1'Amarfiord , le Tseyde-fiord et le Sona-fiord à 1*0. L'Islande présente l'étnage contraste de glaces étemelles k sa suffeee et d'un vaste amas de feu dans son sein : on y eomte dix volcans «n activité, dont le plus connu est FHékla (1 736-) et le plue élevé le Joknl (2080 -); onieoMiatt 44 éniiMloBs depuis l'anlOOO jusqu'en 1860, épfoque do laderni4re. On trouve dans diverses parties de l'tle des jets d'eau bouillante , mêlée de pierres et de boue : les phis iqportafits sont le Grand-Oeyser et le Strok. Les principales rivières de l'Islande sont la Laïaa, iaTbiorsaa. la Skaptaa; on y voit aussi un

Sud nombre de taes dont quelques-uns exhalent vapeurs et de la fumée. Le climat de cette lie est plus teaspéré qu'on ne pourrait le croire; on y récolte un peu dagiains, des pommes de terre et du lichen ; osait eUe es* presque entièrement dépourvue dehois. On y élève <dee bœufs, des vaches, la plupart sans- cernes^ des moutons qui donnent beaucoup de laine, de petite chevaux de bonne race, des rennes; on y chaaee.deB renards dont-Ja fourrure est estimée; la péohe que Von fert sur les côtes est très-productive. LesmoDtagiMs renferment des mines defer, de cuivre, de plomb, eteurtoutdu soufre, du porphfyxe, du ctislaltle roehe, des onyx, des cateédoinee,.de6a«ates) les prairies fournissent-de laiottrbe et dis bais fossile. Les Islandais sont deiaHle moyenne et-pesi rigoureux; ils sont probes, fidèles, hospita-

liers, et tiennent •xtrtmemeflt à leur patrie; ils ont peu d'industrie, et ne savent (]ue fabriquer des étoffes grossières et préparer les euirs. Leur langue est on dialecte norvégien, l%nc. langue des Scandinaves, qu'ils ont conservée dans sa pureté : ils ont une poésie asMz riche : VEdda et plusieurs des Sageu (K. ces mots) ont été rédigés chez eux. Ils professent la religion réformée. — Les anciens ne connaissaient probablenwnt pas llslande, bien mfon ait voulu voir en elle VOttima ThuU. En 861 , le pirate norvégien Naddod (ou, sekm d'autres , le Suédois Gardar, en 863) découvrit cette lie, alors déserte, et loi donna le nom de Sneektnd (terre denetçe), changé bientôt en celui A^lceland. De 868 à 874 plusieurs seigneurs, mécontents de la tyrannie d'Herald, quittèrent la Norvège et vinrent fonder en Islande la !•• colonie sous la conduite d'ingolf. En 928 la cokmie était déjà florissante et possédait .une sorte de gouvernement aristocratique. En 996, le Christianisme y ftit introduit. L'île resta paisible et indépendante jusqu'en 1261 ; une révolution la soumit alors k la Norvège. L'union de Calmar ht fit passer sons la domfna-* tion des Danois, qui la possèdent encore auj. En tB30, la Réforme et l'imprimerie s'y introduisirenVk la fois. En 1809, un aventurier danois, George Juivenaen, s'empara de l'Islande, avec l'appui de rAnueterre, et s'en déclara souverain; mats il fut chasse de nie en 1815. En 1855, le commerce de l'iriande, dont le monopole appartenait à quelques négociants de Copenhague, a été ouvert à toutes les nations.

ISLA Y, une des lies Hébrides, dépend du comté d'Argyle : 40 kil. snrî8; 16 900 hab. Montagnes; cuivre, mercure, plomb, émeri, etc. Peu de grains, gros bétail. Beaucoup de cavernes, entre autres la grotte de Sanegmore. — Cette lie appartint snccessiToment aux Danois, aux Norvégiens, aux Mac Donald, dits 2ef Lord* des llesy jusmi'au règne de Jacques IV, sous lequel elle passa à la couronne d'Ecosse.

MLAT, T. et port du Pérou (Areqoipa), sur l'Océan équinoxial, à 100 k. S. d'Arequipa. Port très-commerçant.

ISLE (!') . riv. de France, naU près de Ladxgnac (Hte-Vienne) , à 2 kil. S. E. de Nexon, baigne Exddeuil, Pérrgueux, Astier, Mucidan et MontpDut, et se jette dans la Dordogne , à Liboume , après avoir reçu la Hte-Yézère, la Loue et la Dronne. Goura, "225 kil. I8LB (l*), ou isLB smi LA soRGua, ch.-L decant. (Vaucluse), dans une fie de la Sorgue, près de la fontaine de y aucluse, à 22 k. E. d'Avignon: 4800 hab. Garance, lainages. — F. njt et illb.

ISLBWORTH, V. d'Angleterre ^Middlesex), 1 13 kil. S. 0. de Londres : 6000 hab. Site pittoresque; * belles mabons de campagne, entre autres Sion-Hoose (au duc de Northumberland).

ISLBfNIA , V. de Turquie. F. seumno.

ISUNGTON, V. d'Angleterre (Hiddlesex), au N.4e Londres, se trouve auj. réunie à cette ville pu une suite de bfttiments; 35000 bah. Sources ferrugineuses; laiteries.

ISLY, riv. du Maroo, nattau S. d'Ouchda, prèsiles limites de l'Algérie, et se jette dans la Talha, r. g., après un cours de 100 kii. environ. Le maréçlial Bu-

geaud battit les Marocains^sur ses borls,prè8 d'Oucha. le 14 août 1844, et reçot en mémoire'de œ beau fait d'armes le titre de due <flsly.

ISMAËL. un des fils d'Abraham, né dé Tuniôn Ue ce patriarcne avec Agar, esclave égy^'enne qu'il avait prise pour femme du second rang, vmt au monde vera?280 av. J.-C. (l'&n 1906, selon la «hroBOlo^a volçaire). Après la naissance d'Isaa4r(2266), il lùl^suz f la demande de la jalouse Sara, chassé de la maison .

f)atemelle ainsi que sa mère; il erra longtemps dans e désert, et se'fixa enfin près de Bersahée, à Vextré- ; mité méridionale de la Palestine. Tsmaèl derint un < habile chasseur et un vaillant guerrier. II épousa une ' femme '^yptienne dont il eut un grand nombre d'bnfants ; les Arabes le regardent comme le père de leur nation et l'auteur de leur langue. Il vécut 137 ans.

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miAfiL. flls de rimam 6iafiM>6l-Sadik et 6* demendant d'Ali j mort vers 750, a donné son nom à la aacte nrasulmane des IsmaéUmt, V. ee nom.

iSKAfiL I ou CHAH I8MABL, fondateur de la dynastie des Sophisde Perse, était fils d'un gouiremeur du Chiryan, petit fiU de Sophi, et prétendait descendre d'Ali, fendre de Mahomet^ par Mouça, le 7* des imams. Sorti de sa province vers 1500, il secoua le joug de la 4yna8tie turcomane du Mouton-Blanc , s'empara de Tauris, de l'Irak, du Farsistan. du Konrdistan, du Diarbékir, en un mot de toute la Perse; entra dans Bagdad (1509), et fit asseoir sur le trône la secte des Cfayites; mais il fut arrêté dans ses conquêtes par Selim T, qui le battit à Tchaldir (1514). Ce prince régna jusqu'en 1523,*et partagea ses Ëtats entre ses enfants. Il est encore aujourd'hui en grande vénération parmi les Persans. ^ Ismafil II, petit-fils du précéd., était en prison à la mort de son père Chah-Tnamasp (1576) et passa de la prison sur le trdne. 11 crut affermir sa •puissance parle meurtre de ses 8 frères; mais il fut ^empoisonné lui-même par sa soeur en 1578.

ISMAÉLIENS, secte musulmane dont l'origine remonte au II* siècle de l'ère musulmane, et çiui s'est détachée des Chyites ou partisans d'Ali. Au lieu d'admettre après Mahomet une suooession de 12 imami (F. ce mot) comme le font les autres Chyites, ils n'en •admettent que 7, et prétendent qu'à la mort d'Ismaël, fils aîné de Giafap-el-8adik,c'est à tort que l'on transféra la qualité d'imam à Mauça, frère cadet d'Ismafil, et oue cette dignité appartenait de droit à Mohammea, fils d'Ismafil. Ce Mohammed ayant disparu fort jeune, ks Ismaéliens ne voulurent point croire à sa mort, mais ils prétendirent que sa raœ s'était «joservée et qu'elle se perpétuait par une filiation «ecrète jusqu'à l'arrivée d'un dernier imam, sorte de messie qui ferait triompher leur secte. Les lamaéliiens 'professaient une ooctrine mystérieuse qui ex- .pliquait par,des allégories les dogmes de l'Islaniisme, et ^i , dispensant ses adeptes de toute obligation , dtait également contraire à la mouale et à la religion. Les Ismaéliens jouent un grand rôle dans l'histoire de l'Orient du vui* au zu* siècle. C'est de •«ette secte que sont sortis les Karmatbes. qui ravagèrent la Perse et la Syrie au vm* siècle; les califes fatimites, dent le premier, Obéid-Allah, ee prétendait issu d'Ali par Ismaôl, et qui régnèrent sur l'£gypte 4le l'an 909 à 1174; les Assassins, dits aussi Ismaéliens de VEst. qui, pendant près 200 ans (de 1090 à 1260), répandirent la terreur dans tout l'Orient; les Druses, qui sont encore fort nombreux en Syrie. 9n en fait aussi dériver les Nesalris et les WahaLites.

IBUAIL ou isMAiLOv, V. de Moldavie, aur le ûaftttbe, à 180 kil. S. de Bender; 25000 hab. Port de quarantaine* station d'une partie de la flottille du Danube. Cuirs, peau de chagrin.— Cette ville était jadis beaucoup plus florissante. Elle fut assiégée en 1789 i>ar Souvarow, qui la prit d'assaut et la Kvra au pillage pendant trois jours. Cédée en 1812, par le traité de Bukharest, à la Russie, oui l'annexa à la Bessarabie, elle lui a été enlevée par le traité <le Paris, en 1856. et réunie à la Moldavie.

ISBfABB, Ismarusy v. et mont, de Thrace, au 3., «liez les Cicones , entre Maionée et Stryma.

ISMËNE, fille d'Œdipe et de Jocaste, fut mise à mort par Créon avec aa sœur Antigone, pour avoir «endu les honneurs funèbres à son frère Polynice.

ISNARDfMaximin), membre de l!Assemb(ée législative et de la Convention, né à Grasse (V;i^), en 1751, mort en 1830. A l'Assemblée législative il neee fit remarquer que par l'exaltation de ses sentiments patriotioues et par la violence des mesures qu'il propceait ; à laConvention. il ee montra plus modéré ,^60 xangea parmi les Girondins, ettoombattitavec couraae le parti de la Montagne.Mis hors la loi au mois d'octoere 1 793, il n'échapi)aà lamort qu'en se cachant; il reparut à la Convention après le 9 thennidor, et fit partie du GoBseil des Cinq-Cents; mais, depuis Tavénementde BonapaxAe, il reata éioijgné des affaires. On a de^lui

un beau dHhirnmbe sur fhnmortaliîé de Vêm$f 1805, et quelques écrits politiques, entre autres une brochure intitulée la Prosenpttom d'/merd, 1795.

ISNIK, l'anc. Nisée, w, de la Tureiue d'Asie (Ana* toUe), sur le bord £. du lac d'Isnik (Aseanius lacus), qui communique avec la mer de Manmara, à8ûkll. N. E. de Brousse; 1500 hab. Fabriques de falwoas. poteries, soieries, tapis, tabac. Cette ville est tout a fait déchue de son ancienne splendeur. F. tvcitB.

ISXIKMID 0U16MID , l'anc. Nieomédie, v. delaTurquie d'Asie (Anatolie), ch.-l. de sandjak, àlOOkïl. S. E. de Constantinopàe, au fond du eolfe d'Isnikmld {Àskbeenus sinus) ; 40000 hab. Siège d'un archevêché arménien et d'un métropolitain çrec. Filatures de soie et poteries; eaux minérales. Isnikmid est le fendeavous d'un grand nombre de caravanes. F. iiicomédib.

ISOOtATE, célèbre rhéteur athénien, né Tan 486 av. J.-C.f eut pour maîtres Prodicus et Gorgias. Sa timidité naturelle et la faiblesse de sa voix ne hii permettant pas de pacLer en pubUc, il se youa à l'enseignement de l'éloquence et eut la gloire de conqiter parmi ses élèvea Isée, Hypéride et Lyourgue; ilcom-

S osait aussi des discours aur toutes sortes de sujets, es lettres et surtout de» plaidoyers qu'il faisait payer fort cher, et il acquit ainsi une fortune considérable. 11 entretenait une correspondance active avec Philippe^ foi de Macédoine. Séduit par les flatteries de ce nnnce , il le défendit contre les attaques de Démbsthene et s'opposa, autant qu'il put, à ce que les Athéniens lui aédarassent la guerre : on dit gn^afQigé 4e la perte de la bataille de Ghéronée, il se laissa mourir de faim. Il avait alors près de 100 ans. Isoccate se recommande car Télé^nce et l'harmonie du style; il est le premier ^ui ait bien connu l'art de cadencer les périodes ; mais il manque de feu et d'éneiigie. Il reste de oet orateur 21 discours, parmi lesquels on connaît surtout le Panéyrique d^Àthènes (qu'il mit 15 ans à polir), les Éloges d'Ét^agofras et a Hélène, le Dûcûwrs sur la voix, le Discours à Nicoclès sur Vafi de régner, le Due. à Démonique, etc. On a aussi de lui 10 Lettres, Outre l'édiL prtncms. Milan, 1493, on estime celles de H. Wolf, Bêle, 1563; d'H. Etienne, Paris, 1593, gr.-L; de Reiske, Leips.. 1770-75; de Coray, Paris, 1807; de Bekker, Berlin, 1823-24; de J. G. Baiter(oolL Didot), 1846. Auger a trad en français ses discours, 1782, et M. le duc de Clermont-Tonnerre toutes sGsO£iM;ref,avecle tëxte^3v. in-8,18^2^.

ISOLA , V. des Ëtats autrichiens (Istrie) , sur le golfe de Trieste, à 9 kil. 0. de Capo-d'Istria ; 3100 h. Vins.

ISOLA, V. d'Italie (dans la Calabre Ultérieure 2*}, à 40 kil. £. de Catanzaro ; 3000 hab. Ëvêché.

ISOLA-BELLA. F. BORROMâES (llos).

ISOLA OROSSA, Scordona. Ile des Etats autrichiens, dans l'Adriatiaue, sur la côte de la Dalmatie, au S. 0. de Zara : 44 kil. sur 3; 12 000 h. Lieu principal, Salé.

ISONZO, Isontius ou Sontius, riv. des Ëtats autrichiens (Illyrie) , naît au mont Terglou dans le cercle de Goritz, passe à Goritz, à Gradiska. reçoit la Torre» l'Idria et la Wippach, et se jette dans le golfe de Trieste après un cours de 130 k. Sous l'empire français, l'Isonzo formait la limite orientale du roy. d'Italie.

ISOUARD (Nicolo), compositeur. F. nicolo.

ISPAHAN, Àspaaana, v. de Perse (Irak-Adjémi), jadis capit. de toute la Pecse, et auj. ville de second ordre, sur le Zendehroud, à 350 kil. S. de Téhéran; 100 000 hab. Monuments remarouables, mais presque tous en ruine. Fabriques d'étones de coton, soie, or et argent; quincaillerie, armurerie, lames de sabres renommas, fruits de toute espèce (et surtout melons et pastèques^. Commerce encore considérable. — Ispanan était peu importante dans l'antiquité. Sous les ci^lifes de Bf^dad, elle devint la capitale de l'Irak- Adjémi, et prit alors un immense accroissement Prise et ravagée par Tamerlan (1387), elle se releva peu à peu sous les Sophis. Chah-Abbas I en fit la capitale de toute la Perse, l'embellit d'édifices magnifiques, y attira les artistes, les négociants, les ouvriers : elle devint alors l'entrepôt le plus considérable du commerce

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de l'Orient (1600). Chardin , qui la visita sous le règne d'Âbbas II (1660), évaluait sa population à 600000 h. Les Afghans s'emparèrent d'ispahan en 1722, et en détruisirent les plus beaux édifices. Nadir-chah la reprit en 1729, mais il ne chercha point à la restaurer. Depuis ce temps, elle n'a fait que décliner jusqu'au règne de Feth>Ali-Chah, qui la releva vers 1798.

ISRAËL (de Thébreu «ara, combattre, el, Dieu), nom qui fut donné, selon la Bible, à Jacob, apr's sa lutte avec un ange (V. jacob). De là ses descendants furent appelés Israélites, F. juifs.

ISRAËL (Koy. d') , un des deux roy. qui se formèrent en Judée après la mort de Salomon (962), était opposé au roy. de Juda. Il comprenait 10 tribus : Aser, Nephtali , Zabulon , Issachar, Manassé,%hraîm,Dan, Siméon, Gad , Ruben : ou, en d'autres termes, la Galilée, la Samarie, la Pérée, et TO. de la Judée propre. Sichem, Thirsa, enfin Samarie en furent successivement la capitale. Le roy. d'Israël dura 244 ans, de 962 à 718 av. J.-C. Infidèle au vrai Dieu, il fut s^ins cesse en guerre avec le roy. de Juda et avec les rois de Syrie et d'Assyrie. Il fut détruit par Salmanasar en 718. Ses rois se succédèrent dans l'ordre suivant : Jéroboam I, 962-943 Joachas, 832

Nadab, 942 Joas, 817

Baasa, 919 Jéroboam n, 776

Ha, 918 Interrègne,

Zamri, 918 Zacharie, 767-766

Amri 907 Sellum, 766

\chab, 888 Manahem, 754

Ochosias, 887 Phaceïa, 753

.Toram, 876 Phacée, 726

Jéhu, 848 Osée, 718

ISRAËLI (Isaac d') , littérateur anglais , né en 1766 ?iEnfield, près de Londres, m. en 1848, était d'une Timille juive. Destiné au commerce . il préféra les letires, écrivit dans le Gentleman*s Magazine y dans le O^aterly Revietc , et se fh un nom comme critique. :*armi ses écrits, on estime surtout ^es Curiositiet of literature, Londres. 179I-I823, 6 v. in-8, en partie irad. par Bertin, 1809, et ses Amenitiet of Lti eraf'irej 1841. On a aussi de lui quelques ouvrages histî'riques, mais ils sont moins appréciés. Ses OEuvres « nt été rassemblées en 18/*9parsonTils, Benj.d'Israéli (né en 1805), célèbre à la fois comme littérateur et nomme homme politique.

ISRAÉLITES. F. isba EL et juifs.

ISSA , Lissa , !Ie de l'Adriatique, sur les cdtes de la Dalmatie, avait une ville de même nom. Menacée par Teuta, reine d'IIlyrie, Issa se mit sous la protection romaine : de là la guerre de Rome contre l'illyrie.

ISSACHAR (tribu d'), une des 12 divisions de la Palestine , avait au N. la tribu de Zabulon . au S. la demi- tribu 0. de Manassé, et s'étendait de la mer au Jourdain. Jezraël en était la v. principale. Elle devait son nom à Issachar, 5* fils de Jacob et de Lia.

ISSËDONS, peuple de Scythie, se divisait en 2 groupes qui habitaient, l'un la Sérique (Cachemire et Sirinagur), l'autre la Scythie au delà de TlmaOs (Thibet).

ISSER, cours d'eau de l'Algérie (prov. d'Alger), coule du S. au N. , et se jette dans la mer entre Alger et Dellys. Il donne son nom à la puissante tribu des Issers qui habite ses bords et qui a soutenu contre nos troupes de sanglants combats.

ISSIGEAC, ch.-l. de c. (Dordogne), à 20 kil. S. E. do Bergerac : 1000 hab.

ISSINGEAUX , V. de France. F. tssingeaux.

ISSINIE, pays d'Afrique. V. assinie.

ISSOIRE, Icciodurum,\', de France (Puy-de-Dôme). ch.-I. d'arr., à 50 kil. S. E. de Clermont-Ferrand,pres du confluent de la Crouze et de l'Allier; 5700 hab. Trib. de U* inst.et de commerce ; collège. Belle église du XI» s. Ville petite et mal bâtie. Chaudronnerie, ustensiles de cuivre: commerce d'huile de noix, de chanvre et de vin. Patrie du cardinal Duprat — Du temps des Romains, cette ville avait une école et un temçle célèbres. Ravagée par les Vandales auv«s., continuellement disputée r«ir les comtes et les dau-

phins d'Auvergne jusqu'en 1531, elle eut encore à soutenir deux sièges terribles en 1577 et 1590.

ISSOUDUN, Âuxellôdunumy v. de France (Indre), ch.-l. d'arrond., à 27 kil. N. E. de Chàteauroux, sur la Théols et le chemin de fer du Centre; tl 000 hab. Trib. de 1'* inst. et de commerce: collée. Rues larges et régulièrement bâties. Fabriques de draps, bas, parchemins, huiles, laine et cuirs. Commerce de blé, vins, laine, bétail, fer et bois. Ruines d'un château fort. ~ Issoudun eut des seigneurs particuliers jusqu'en 1 187 : les Anglais s'en emparèrent alors et la possédèrent jusqu'en 122(). Philippe-Auguste la réunit à la couronne. Issoudun souffrit d'une peste en 1497, et d'un incendie en 1651. Les Ligueurs s'emparèrent de cette ville; mais les habitants les en chassèrent (1589). La révocation de l'fidît de Nantes lui enleva beaucoup d'habitants. Patrie du P. Berthier, du philologue Thurot, etc.

IS-SUR TILLE. Y. is.

ISSUS, auj. Aiazxo\ v. d'Asie-Mineure (Cilicie des plaines), sur la mer, au fond du golfe Issique, à Tangle N. £. de la Méditerranée, est célèbre parla victoire qu'Alexandre remporta aans les environs sur Darius, l'an 333 av. J.-C. Seotime Sévère y défit Pescennius Niger, l'an 194 après J.-C.; Héradius y battit Chosroès en 622.

ISSY, lisiaeum, v. du dép. de la Seine, sur un coteau près de la r. g. de la Seine, au S. G. de Paris; 6700 nab. Maison ecclésiastique, succursale du séminaire de St-Sulpice. Maisons de campagne; fabriqué de produits chimiques. Fort construit en 1842. — Il se tint à Issy en 1694 de célèbres conférences au sujet du quiétisme.

issv-l'êvêqub, ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire), à 40 kil. S. 0. d'Autun, sur la Somme ; 2000 hab. Ane. baronnie, appartenant aux évoques d'Autun.

ISTiEVONS, anc. peuple germain. V. germank.

ISTAKHAR, V. de Perse (Fars), sur un rocher, près du Bendemir, à 53 kil. N. E. de Chyraz. Patrie du cheikh Al-Estakhry, qui parcourut en 951 le monde musulman , de l'Inde à l'Atlantique , et qui écrivit le Livre des Climats, publ. à Gotha en 1839, ettrad. en allem. par Mordtmann, Hamb., 1845. Aux en v., ruines de l'antique Persépolis.

ISTAMBOUL. nom turc de constantiwoplb.

ISTER, fleuve de l'Europe anc. , auj. le Danube.

ISTHME DE CORINTRE OU DE MORÊB, DE PANAliX, DB SUEZ, etc. F. CORINTHE, PANAMA, SUEZ, etC.

ISTHMIQUES (Jeux), un des 4 jeux solennels que célébrait la Grèce dans l'antiquité, étaient ainsi nommés de Visthme de Corinthe^ où ils se tenaient. Ils furent d'abord institués par Sisyphe, au ziv* siècle av. J.-C, pour honorer la mémoire de Mélicerte ( F. ce nom). Thésée les réorganisa et les consacra à Neptune. On les célébrait lous les 3, 4 ou 5 ans ; on y disputait le prix de la lutte, de la course, du saut, du disque, du javelot, de la musique et de la poésie. Les vainqueurs recevaient une guirlande de feuilles de pin. Ces jeux furent abolis l'an 130de J.-C. sous.^drien.

ISTIB, Stobij V, de la Turquie d'Europe (Roumélie), sur la Bagranitza, à 90 kil. N. E. de MonastJr; 8000 hab. Château Tort. Petits ouvrages en acier.

ISTRES, Ostren, ch.-l. de c. (Bouches-du- Rhône), sur le canal de Craponne, à 49 kil. 0. d*Aix : 3000 h. Huile d'olives, kermès. — Cette ville, fondée, dit-on , au commencement du vin* siècle, reçut son nom de la quantité d'huîtres fossiles qui composent les collines environnantes.

ISTRIE, Histria, prov. des Etats autrichiens (Illyrie), formant un cercle du gouvt de Trieste, se compose d'une péninsule située au fond de l'Adriatique et bornée au N. par le territoire de Trieste, le cercle de Goritz et la Carniole,à l'E. par la Croatie, la Dalmatie et le golfe de Quamerolo, au S. et à l'O. par l'Adriatique : 135 kil. sur 100; 235000 hab. ; ch 4. . Pîsino; autres villes, Capod'Istria, Hovigno, Pirano, Pola, elc Climat malsain ; sol fertile : vin, huile, blé (en moindre quantité) , miel et fruits. Mines de houille et d'à-

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lun; Ctirrièies de marbre. — L'Istrie ancienne était bornée au N. par la Liburnie. Ses habitants vivaient de brigandage et de piraterie; ils furent subjugués par les Romains dès 221 av. J.-G.,et leur pays fut réduit en province romaine en 178 av. J. C. Comme le reste de Tltalie. Plstrie subit successivement le joug des Hérules, des Ostrogoihs, des Lombards, des Francs (774) : elle fut placée au iz* s, sous la suzeraineté du patriarche d'Aquilée. En 1190, les Vénitiens s'emparèrent de la plus grande partie du pays; le reste passa à l'Autriche. En 1797 , le traité de Campo-FormiocédaàrAutricbe Tlstrie vénitienne. En 1805,nstrie tout entière fut comprise dans les provinces Illyriennes et réunie à l'empire français; elle fut rendue à l'Autriche en 1814. En 1808 le maréchal Bessières avait été nommé due d'Istrie.

ISTROPOLIS, V. de la Mésie inférieure, près de l'embouchure de Pister (Danube), avait été fondée par les Milésiens. On a cru la reconnaître dans les viUes de Ghiustandjiy de ProscMoviia et de Karahirmen : c'est plus probablement Fortiiia^ sur la mer Noire.

ITABYRIUS, un des noms du mont Thdbor.

ITALICA, dite aussi Divi Trajani civitas, auj. Séville-kt' Vieille ou Santiponcê , grande ville de la Bétique, au N. E. d*Hispaîit, fondée p^ Scipion l'Africain. Patrie de Trajau , d'Adrien et de Thèodose I.

ITALIE, Italiay contrée de l'Europe mérid., située entre 36» 34'-47»lat. N. etentre 4*-16* long. E., forme une longue presqu'île, ayant la forme d'une botte éperonnée; elle est bornée au N. par la Confédération germanique et la Suisse, au N. E. par les Étals autrichiens, au N. 0. par la France, et de tous les autres côtés par la Méditerranée, qui à l'O. prend le nom de mer Tyrrhénienne et à l'E. celui de mer Adriatique. Elle a 1300 kil. de longueur diagonale (du Mont-Bumc au cap Sparti vente). Sa largeur varie extrêmement : au N. elfe atteint 550 kil. de large, au centre et au S. elle n'a pas plus de 220 k. , et en quelques endroits se rétrécit au point de n'en avoir que 60; on y compte environ 22 000 000 d'hab. , tous Catholiques. On la divise en 3 régions géographiques : V Italie septentrionale j de 440 à 47* lat. N. , V Italie centrale, de 42* à 44% et V Italie méridionale y de 38* à 42*. On peut en outre réunir sous lenomd'/to^i> insulaire les 3 grandes Iles de Sicile, de Sardaigne et de Corse, avec les petites lies qui en dépendent.

Deseriptiongénirale, Au N. et à 1*0. de l'Italie s'étendent les Alpes, auxquelles se lient les Apennins (F. ALPES et APENNINS) J ceux-cl traversent la pres-

3u'ile dans toute sa longueur et projettent beaucoup e chaînons secondaires dont fait partie le volcan du Vésuve. En Sicile s'élève une autre chaîne dont l'Etna est le point le plus élevé. L'Italie septentrionale est arrosée par un grand fleuve, le Pô, dans lequel se rendent presque toutes les rivières de cette région

bouchure dans l'Adriatique. Au centre et au sud coulent une feule de petites rivières côtières (^i se rendent à la mer : l'Arno, le Tibre , le Gangliano, le Vulturne sur la côte occidentale ; le Pescara et l'Ofanto sur celle du golfe Adriatique. Dans l'Italie septentrionale se voient un assez grand nombre de lacs (lacs Maieur, de Côme, de Garda, de Lugano, de Lecco, duseo). L'Italie est célèbre pour la douceur et la beauté de son climat : la chaleur y est brûlante en été sur les bords de la Méditerranée et dans les plaines du rovaume Lombard- Vénitien; elle est moins forte en général sur la côte orientale; les Apennins, et à plus forte raison les Alpes, présentent beaucoup de points très-frais et même froias. Malheureusement lemocco, vent délétère qui souffle dans le roy. de Naples, les eaux stagnantes qui forment la Maremme de Toscane et les Marais Pontins des Etats romains, Varia ca((t«a , ou air malsain, engendré par ces eauz stagnantes, dont on sent au loin l'influence funeste, enfin les deuz volcans du Vésuve et de l'Etna

rendent souvent funeste le séjour de ce pays. Le sol varie, mais généralement il est fertile , surtout en Lombardie, où l'on recueille en abondance du riz et toutes les espèces de céréales; et dans le roy. de Na-

S les, dont les huiles, les vins, les oranges jouissent 'une renommée européenne. Sauf le buffle, qu'on y trouve réduit à l'état de domesticité, les quadrupèdes sont ceux du reste de l'Europe : les reptiles venimeux et les scorpions sont trës-nomoreux; on élève quantité de vers à soie. Les côtes abondent en poissons et en mollusques, dont beaucoup sont excellents. L'or, l'argent^ y sont fort rares, mais on y exploite de riches mines de cuivre, de plomb, de fer, de zinc et autres métaux; bancs d'alun et de sel, carrières de pierre à bâtir, d'albâtre, de marbres de toutes sortes (parmi lesquels le beau marbre statuaire de Carrareet de Massa) | plusieurs sources thermales et minérales. L'activité des habitants ne répond pas complètement à tant de ressources, surtout dans le centre et le midi. En général, l'agriculture est arriérée, le commerce et l'industrie peu développés ; cependant l'Italie a une réputation universelle pour quelques branches spéciales, telles que les porcelaines et les faïences, les mosaïques, les instruments de musique, les cordes d'instruments. les tissus finsdepaille dite d'Italie. Venise, Livourne, Trieste, Gênes, senties villes les plus commerçantes. Les Italiens pa.ssent pour être dissimulés, défiants, indolents et superstitieux. Ils sont grands amateurs de spectacles et heureusement organisés pour la poésie, la musique et pour les arts du dessin : aussi les grandes villes d'Italie, Rome surtout , sont - elles célèbres par la multitude des monuments d'architecture, de peinture et de sculpture au'elles réunissent, et qui attirent dans le pays une foule de visiteurs. — La langue italienne est celle des langues romanes qui se rapproche le plus de l'ancien latin : sa douceur si renommée est moins remarquable encore que sa richesse et son extrême flexibilité. Chaque région de l'Italie a son dialecte; les principaux sont le vénitien, le bergamàisque, le napolitain, le corse; mais le aialecte classique est celui de la Toscane. Parmi les grands hommes qu'a produits l'Italie nous rappellerons seulement (laissant à part les anciens, qui pour la plupart appartiennent à Rome), les poètes Dante. Pétrarque, Arioste, ier Tasse, Métastase, Alfieri; les politiques Machiavel, Vico, Beccaria, Filangieri; les grands prosateurs Boccace, Guichardin, Davila; les grands peintres Raphaël, Léonard de Vinci, Titien , Tintoret, Corréee , les Carrache et Salvator Rosa; les grands architectes et sculpteurs Michel-Ange et Canova; les compositeurs Palestrina , Porpora et Pergolese; les physiciens Galilée, Torricelli, Volta; les papes Grégoire VII, Sixte-Quint, Jules II et Léon X, etc. Le zvi* siècle, dans lequel vécurent beaucoup de ces grands hommes, est connu sous le nom de Siècle de Léon J, et est compté au nombre des quatre grands siècles littéraires.

Géographie de Vltalie ancienne. V Sous la Héjmbli(jiue romaine. Dès le vi* siècle av. J.-C, l'Italie était divisée en trois grandes régions : la Gaule Cisalpine au N. , Vltalie proprement dite au milieu, la Grande-Grèce au S. Lltalie proprement dite était bornée au N. par la KacTa, l'Apennin eiïUtis, à ro. par la mer Inférieure , au S. par le Siktrus et le FrentOf à l'E. par l'Adriatique, et se divisait en 7 contrées : VÉtrurie au N. 0., vOmbrie au N. E., le Picenum au S. E. de l'Ombrie, la Sabine au S. 0. du Picenum et au S. de l'Ombrie, le Latium au S. de la Sabine, entre le Tibre et le Uris (Rome y était renfermée), la Campanie au S. du Latium, et le Samnium à l'E. de ces deuz dernières. (Pour la Gaule Cisalpine et la Grande-Grèce, F. ces noms).-^2« Sous V Empire, l'Italie fut divisée d'abord en 11 régions : 1* Gaule Cisalpine, 2* Ligurie , 3* Vénétie, 4* Étrurie, 5* Ombrie (avec les Senones, etc.), 6* Sabine (avec les Kar*», Peligni, Vestini), 7* Latium (avec la Campanie), 8* Samnium (avec les Frenfont),

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