‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 548 sur 578 · Saints et Papes · texte numérisé non relu

Saints et Papes

JEAN-BAPTISTE (S.), le précurseur du Messie, fils de Zacharie et d'Elisabeth, naquit quelques mois avant le Sauveur. 11 fut rempli de l^Esprit- Saint dès le sein de sa mère, et se relira de bonne heure dans le désert, pour s'y livrer aux rigueurs les plus austères. L'an 29 de J.-G. il sortit de sa solitude et prêcha sur les bords du Jourdain la venue du Messie. Un grand nombre de Juifs touchés par ses paroles lui demandèrent le baptême ; c'est ce qui ra fait surnommer Baptiste. Jésus lui-même voulut être baptisé de sa main. Quelque temps après, S. Jean fut mis en prison pour s'être élevé avec force contre l'union incestueuse d'Hérode Antipas avec Hérodiade sa belle-sœur; il fut dans la suite mis à mort, sur la demande qui en fut faite k Hérode Antipas par Salomé la danseuse, fille (l'Hérodiade, l'an 32. La nativité de S. Jean-Baptiste est célébrée le 24 juin et sa décollation le 29 août.

JEAN L'ÊVANcéusTE (S.), uu dcs 12apdtres, fils de Zébédée, et frère de S. Jacques le Maieur, naquit à Betbsaîde en Galilée et exerça d'abord le métier de

Fècheur. Il avait environ 25 ans lorsqu'il fut appelé ù ajpostolat par J.-C. Il fut témoin de presque tous les miracles du Sauveur; il était son disciple chéri; il l'accompagna auiardin des Oliviers et sur le Calvaire ; c'est à lui que Jésus recommanda sa mère en mourant Il commença à prêcher l'Evangile aussitôt après rAscension de J.-C; assista au concile de Jérusalem l'an 51, pub alla prêcher la foi dans l'Asie-Mineure, et jusque chez les Parthes. Il fut le premier évêque d'Ephése Arrêté l'an 95, il fut conduit à Rome^ où Domitien le fit jeter dans l'huile bouillante; mais il n'en ressent. t aucun mal. Il fut ensuite relégué dans rtlede Patmos, où il écrivit VÀpocalypsej ouvrage prophétique et allégorique, dont tout le sens n'a pas encore été pénétré. Revenu à Sphèse après la mort de Domitien, il y rédigea son Évangile {bu grec, à ce qu'on croit). C'est là qu'il mourut, à 94 ans (101). Il reste de lui, outre V Evangile et V Apocalypse ^ trois

Épitres canoniques. On le fête le 27 déc. Son «a»blême est l'aigle.

JEAN CHRYSosTêicE (S^ . c.-à-d. Btfuche d^oTyle plus éloquent des Pères de l'Église srecque, né à Antioche vers 347 , était fils d'un préfet des soldats. Après aroir étudié la rhétorique sous Libanius, il fréquenta le barreau ; mais bientôt il auitia cette carrière pour se vouer tout entier à l'étude aes Écritures et à la pratique des austérités chrétiennes. En 374 il se retira sur ks montagnes de la Syrie : il y vécut plusieurs années en anachorète ; mais ayant épuisé sa santé par l'excès des mortifications, il fut obligé de quitter sa solitude et de revenir à Antioche (381). S. Flavien, évèqued'Antiocbe, l'ordonna prêtre et le garda près de lui comme son vicaire; il se fit dans ces fonctions une telle réputation d'éloquence et de sainteté que Temp. Arcadius le choisit pour le placer sur le siège de Constantinople (398) . 1 1 rendit plusieurs services à l'empereur, et apaisa des révoltes par l'ascendant qu'il avait sur la multitude ; il se signala aussi par l'abondance de sesaumênes, ainsi que par son zèle pour la propagation de la fei, et sut unir au zèle la tolérance , disant qu'il faut poursuivre l'hérésie et non l'hérétique. Avant déplu à l'iiiipératrice Eudoxie, dont il avait uâmé ie$ rapines et les désordres, il fut déposé et exilé. Contraint» malgré son grand ftge, à faire des marches forcées pour se rendre au lieu de son exil, il succomba en route, et mourut à Comane, dans le Pont, en 407. On le fête le 27 janvier. On a dit de S. Jean Chrysostême qu'il était ('Homère des orateurs. Son éloquence réunit les mérites de Démosthène et de Cicéron : il a l'énergie du premier, la facilité et l'abondance du second. Ce Père a laissé plusieurs traités dogmatiques, des commentaires sur difl'érentes parties des fines saints, un très-grand nombre de discours, d'homélies et de panégyriques de saints, et des lettres. Les plus estimes de ses ouvrages sont les Traités du Sacerdoce, de la Providence, de la Virginité. Ses œuvres ont été plusieurs fois recueillies : les éditions les plus complètes sont celles du P. Montfaucon, sr.-lat., 13 v. in-f.. Paris, 1718-38, reproduite par les frères Gaume, 26 v. in-8, Paris, 1835-40, etcellesde la collection Migne et de la Biblioth. grecque de Didot, 1855-61. Une grande partie a été traduite en français par l'abbé GuiMon. dans la Biblioth. des Pères (vol. X à XIX). Quelques écrits ont été trad. séparément, savoir : le Sacerdoce, par An t. Lemaistre, 1550; la Providence, nar Hermant ; plusieurs Discours et Homélies par Beuegaide ; les Homélies et Lettres choisies ^ par Ath. Aoger, 17 i^b. Une trad. complète,par les Prêtres de l'Immaculée conception, a ete entreprise en 1863 (Bar-le-Duc, li v. gr. in-8). En 1838 cinq homélies inédites deS. J^an Chrysostôme ont été publiées à Leipsick par Bekker. Sa Vie a été écrite par Érasme, Hermant, Menard, Tillemont, Néander, l'abbé Guilion et l'abiH' J. B. Bergier (1858). On doit à Tabbé E. Mariin (d'Agde) une Ëlude sur Saint Jean Chrysostômr et son siècle , 1861 , et à M. Albert une Thèse sur Saint Jean Chrysostôme considéré comme orateur populaire, 1858.

J. AN CALYBiTE rs.),ainsi nommé de la cabane (^^n grec Kalybê) qu'il habitait, vivait au v«s. Fils d'un riche habitant de Constantinople, il quitta dès Vk^e de 12 ans la maison paternelle pour embrasser u vie monastique et mener Texistence la plus ascétique. On l'honore le 11 avriL

JEAN L'AOMÔNiEE (S.), aiusi ttommé à cause de ses abondantes aumônes, né en 559 à Amathonte, dans nie de Chypre, dont son père était gouverneur, m. en 616, fut élevé en 610 sur le siège d'Alexandrie, i\é ploya une charité inépuisable envers les malheureux dans la famine qui désola son peuple en 615etdans V6 pidémie mortelle qui suivit. C'est de ce saint que l'ordre hospitalier de St-Jean de Jérusalem Uie son nom.

JEAN nAUASCÈNE (S.), uô vers 676 à Damas, m. vers 754. Quoique chrétien, il fut élevé au gouvernement de Damas par les califes, qui possédaient alors cette ville; mais bientôt, dégoûté du monde îlae

JEAN

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retita dans la solitude de St-Sabas, près de Jérusalem, puis se fit ordonner prêtre. U combattit les Iconoclastes et écrivit sur la théologie et la philosophie. On le regarde comme le S. Thomas de l'Orient : il est en effet le premier qui ait appliqué la logique d'Aristote à l'enseignement théologique. Ses œuvres ont été publiées par Lequieo, grec-latin, Paris, 1713, 3 vol. mfol., et réimprimées à Vérone, 1748, et à Montrouge, 1860 (collection Migne). On y remarque une Dialeet%qu9j des traités des Hérésiet. des Huit Vices capitaux, des ^ymnef , etc. On Tnon. le 6 mai.

7EAN DE màtha (S.) , fondateur de Tordre des Trinitaires, qui se consacrait au rachat des captifs, né en A 160 dans la vallée de Barcelonnette en Provence, m. en 1213, institua son ordre en 1 199 avec Félix de Va- «ois à Gerfroid près de Meaux; obtint la protection de Philippe-Auguste et fit plusieurs voyages en Barbarie, d'où il ramena un grand nombre de captifs. Ses disciples sont nommés Mathurins. Sa fête a lieu le 8 fév.

JBAN coLOMBiN (S.) , richo habitant de Sienne, m. en 1360, fonda en 1363 l'ordre des Jésuates, consacré au soulagement des malades. On l'hon. le 31 juillet.

JEAN DB niED (S.) , instituteur des Frères de la Charité, né en Portugal en 1495, d'une famille pauvre, fut d'abord berger^ puis soldat, et mena longtemps une vie dissipée. Licencié en 1536, il se convertit peud'annéss âpres et résolut de se consacrer au service des malheureux. Il se fixa dans Grenade, fit de sa maison un hospice pour les indigents et pourvut à leurs be^ soins par le travail de ses mains; il trouva des imitateurs qui se joignirent à lui : ce fut là le berceau de l'ordre de Ui Charité. U mourut en 1550, d'une maladie contractée en sauvant un homme qui se noyait. II avait reçu de l'archevêque de Grenade le nom de Jean de Dieu à cause de sa piété. On le fête le 8 mars.

JEAN DB LA CROIX (S.) , fondateur des Carmes déchaussés, né en 1542 à Ontiveros (Vieille-Castille), m. en 1591, entra chez les Carmes à 21 ans, s'associa à Ste Thérèse pour réformer cet ordre, accomplit ce projet en 1568, fit approuver sa réforme par le pape en 1580, et donna le nom de Carmes déchaussés a ses disciples parce qu'ils marchaient pieds nus. Il fut successivement prieur des couvents de Calvario (Andalousie) ,de Grenade et de Ségovie. U finit ses jours dans le couvent de Penuela, près d'Ubeda (Sierra- Morena). Il a laissé des ouvrages mystiques, en espagnol, qui ont été réunis en 1619, et dont plusieurs ont été traduits en français par le P. Cyprien (1641), et par le P. Louis de Ste-Thérèse (1665). On le surnomma Jean de la Croix parce qu'il avait pour tout ameublement, avec un lit grossier, une croix de ionc. L'Église le fête le 14 déc. . jour de sa mort, et le 24 nov. Sa Vie a été écrite par Lechner, Leips. , 1858

JEAN CUUAQUB (S.). F. CUMAQUE.

JEAN GUALBBRT (S.). V. GUALBERT.

Jean nbpomuc&ne (S.). V. népouucène.

Le nom de Jean a été porté par 23 papes qui ont régné dans l'ordre suivant :

JeanI, 523-526 Je%n XIII, 965-972

Jeanll, 533-535 Jeun XIV, 983-985

Jean III, 560-573 JeanXV, 985

JeablV, 640-642 Jean XVI, 985-996

JeanV, 685-686 Jean XVI (anti-p.), 997

Jean VI. 701-705 Jean XVII, 1003

Jean VII. 705-707 Jean XVIII, 1003-1009

Jean VIII, 872-882 Jean XIX, 1024-1033

Jean IX, 898-900 Jean XX, 1045-1046

JeanX. 914-928 Jean XXI, 1276-1277

Jean XI, 931-936 Jean XXII, 1316-1334

Jean XII, 956-963 Jean XXI II, 1410-1415

Nous ne ferons connaître que ceux de ces papes qui ont une Importance historique.

Jean i*', Toscan, pape de 523 à 526^ fut député par Tbéodoric, roi desOslrogotbs, auprès de l'empereur Justin 1", pour faire révoquer les édits rendus par Cê prince contre les Ariens. N'ayant pas réussi dans iâ mission, il fut, à son retour, jeté dans une

prison eu il mourut de m Jaère. L'Eglise l'hon. comm^ martyr le 18 mai.

Jban iy, Dalmate, pape de 640 à 642, condamna les Hohothélites, combattu VEethise (déclaration que l'Empereur Héraclius avait publiée en faveur de ces sectaires), défendit la mémoire du pape Honorius. que l'on accusait d'erreur au sujet oe la double nature du Christ, et racheta beaucoup de captifs.

Jean vni, natif de Rome, d'abord archidiacre, succéda en 872 au pape Adrien II. Attaqué par les Sarrasins, il implora le secours du roi de France Charles le Chauve, mais celui-ci mourut avant d'avoir pu le secourir. Emprisonné par Lambert, duc de Spolète, qui voulait s^emparer de Rome, il s'échappa et se réfugia auprès de Louis le Bègue, qui lui donna les moyens de se rétablir. Pressé de nouveau par les Sarrasins , qui s'étaient emparés de Rome , il eut recours à l'empereur de Constantinople Basile, et consentit, sur sa demande, à reconnaître pour patriarohe Photius, qui avait su le tromper (879). Cette conduite le fit accuser de faiblesse, et fit dire au'il s'était conduit comme une femme, ce qui donna lieu à la fable de la papesse Jeanne (F. jeannb). Il mourut empoisonné, en 882. Ce pape couronna trois empereurs : Charles le Chauve (875). Louis le Bègue (878), Charles le Gros (881) ; il présida ou convoqua onze conciles. On a de lui 326 lettres.

JEAN IX, de Tibur, pape de 898 à 900, eut pour compétiteur Sergius dont il triompha (F. sbrgius m), couronna empereur Lambert, duc de Spolète, et réhabilita la mémoire du pape Formose.

JBAN z, de Ravenne, pape de 914. à 928, était archevêque de Ravenne lorsqu'il fut placé sur le trône pontifical par l'influence de Theodora , femme toute- puissante dans Rome. U ffouverna avec fermeté et repoussa les Sarrasins. U fut renversé par Gui, duc de Toscane, et par Marosie, fille de Theodora, et jeté dans une prison où il mourut bientôt

JEAN XI, fils de Marosie, (]ui le fit nommer pape à 25 ans, l'an 931, ftit emprisonné avec sa mère au château St-Ange par .Ubéric, autre fils de Marosie, qui s'était emparé de l'autorité dans Rome (933), et mourut en prison vers 936, On le croit fils d'Albôric, duc de Spolète, 1** mari de Marosie.

JEAN zii, Octavien AlbériCf fils d'Albéric, patrice de Rome, se fit élire à 18 ans, en 956. Inquiété ptf Bérenger, roi d'Italie, et par Adalbert, son fils, il eut recours à Othon, roi de Germanie, lui donna le titre de roi de l'Italie, et le couronna empereur ^962). Peu après, il se ligua contre ce prince avec Adalbert. L'empereur, irrité, le fit déposer par un concile comme sacrilège, et Léon VIII fut élu à sa place ; mais Jean XII réussit à rentrer dans Rome (964), et y exerça de cruelles vengeances. Ce prince, indigne ae la tiare, mourut trois mois après, d'une courte maladie, ou, selon quelt|ues-uns, assassiné.

JBAN XXI, Pierre Julien ^ élu en 1276, était né à Usbonne et s'était distingué comme médecin et comme philosophe. 11 tftcna d'empêcher la guerre d'éclater entre le roi de France Philippe le Hardi et Alphonse de Castille, et voulut, mais sans succès, leur faire entreprendre une croisade. Il périt de la manière la plus malheureuse à Viterbe, écrasé par les dé'Jris a'un palais qui s'écroula (1277).

JBAN XXII, Jacques d^Euse ou Duèse^ né à Gahors vers 1244, d'une famille bourgeoise, fut élu en 1316. après Clément V, et fut le second pape d'Avignon. Il favorisa la France, combattit l'élection de Louis de Bavière comme empereur, et offrit la couronne impériale à Jean de Luxembourg, roi de Bohême. Louis, Sour se venger, fit élire à sa place l'anti-pape Pierre e Corbière (Nicolas V); mais Jean s'empara de la personne de l'antipape et le fit jeter en pnson. Il livra au bras séculier l'évêque de Cahors, qu'il accusait d'avoir voulu l'empoisonner. Il mourut en 1334. Ce pape était savant dans la jurisprudence et La médecine. On a de lui plusieurs traités de médecine, entre autres le Trisor du pauvres, en lat.

JBAN

lEAN

Liaiy 1621, el VÉlùnr éer phUewofimt, tnà* «n franc., Lyon, 1557. C'est lui qui puUtt ïès<omt»êm* tiott» idites CWfiiefiliMC» H qui dMBa^iceHts qu'on Bomme Eâtrtmagùmkê, Cêti ansi lui» <lJil*on, q«i ajouta la ai* tonroone à ]a.tian poatàli:ale^

moi nuit) BaUkagar Crnsm^ Béà'Mq)lea. fM éla à Bologne « ]410v par 16 caniinaiixv à la mort d'Aleiaadce V, ûsdisvqao d'autre» recoMoaiisaîent pour pape' Pieiee- de Lune* eeuale wiia*4e Benoit XIII. Préfli6i par l'empereur Sigiemond, il tasieB» bla uncencileÀCooetaBceeteenseoiitàs'eii reiaet^ tre à ce ooooite du dniz d'un seul pape; mais A peine s'éAÉit-il rendue Constanoe que, prévoyais que le cbeix lui aérait f>eu favorable, il ^mMA dé* guisé'; aarMé daaaea.fidte, il làt dépeeiper le«0B«> cile en 1416 el jelé daneunepiieaaoù il Tesm tmik MarliQ V le^fit tfar^ir «t Jean consentit aie recos* naître pour pape lésine» 1 41 9. 11 ftA nomttéévyea do8aor4coU60«y et mourot yen asiifte.' II. J?inpeMirf<fOnet«,

Jiivi, zauBCU^h<^. U pÊtUm araiénienLieB* pereur de Constantanople, né ven 931^ était «n habite militaire^ Giai^par Romai>4I de tuer Nioéptaens Phooae, il lid laian la trie et le mit sur le trêne (96>). Gependant^qoelques aaBéeeapeès, il «onspioL «antre J<ie^lMre<av«0'riaipéi«itieoe THôe^ibane, le fit égorger, et prit lo1-ni6me le^t» d'empémir (MO)i Il étouffa, à Vaide de Bardas Sciéilis, là r<velle de Bardas Pbocas (970) v fit la guerre «u priatte .russe Sviatoslav i , le battit k Dcistia on Dureatol 4971) ^ lui enleva la Bulgarie, passa tonsoite ea SVne eusses tiwipes avaient ététbatUMs (972), fit deui campagnes brillantes (973-974)^ et reconquit un instou la Pala»tine, à rezeeption de iéniealem:( mass il looiba malade «n Cilioie et v. laourut •en 9T&. On «cousa .'i'ea«nuqtte Basile de 1 avoir eoipoisaDné.

JBAN II, couHteKE^ empereur de Constaotinople i de 1118 à 1148, fils d'Àlezie Comatee, fitilagueiie avee sucoès aux •llabomélane, aui SerKioas «t aux Tftrcs; mais essaya. Taînement .de reprflsdre'AntiOcke sur les Français. C'était an prince démont et vertueux : on Taepfislé'ie Jroro>ii«iflMe#u Bae^Empiee.

JUM uir DUCAS^AOTACS) ré^ps à Nicéode âKtSLA 1255, pendant que les Français étaient maître»' de • Conelantinople. Il «baaa les ji'rançaie de l'Asie^ re-> conquit la Tlirace^ la Macédoine, prit TlKssalonique • en 1246 et prépava la rostamalioB de l'empire gÂe.

JBAN w, LAflCAMS, fils de Théodore le Jenme, f«t' proclamé empeMwr à Nioée^ en 1259, étantienoore* en bas âge. Michel Paléologue) nomaod ré9fat, hii fit crever les yeux ta mime année, et monta^aur Je* ti6ne. Jean ne< ia»urut«epeiulant qu'en i384«-

JEAN V, PALËeuMUKj omperour de 1341 à 1391, monta jeune sur le trdne de Constantinople, mala ne régna d'abord que de nom. Jean Cantacuzèae ayant usurpé toute l'aatonté. A l'abdioation de cedetaier (1355), Jean V végna-seul. II laissa les Turcs envahir la Thrace, et, après avoir vainement imploré les se* cours de rocôdeot, iltfaitaaveoA«Naat.>Saaségne fut aussi malheureux que lone.

JBAN VI, CAifTACuzfiiiB, fut d^abord régent pendant la minorité de Jean Paléologue <134U, piue foroa c«i prince à partafier le trône avec lui. en 134T ; mais^ fatikué des treubles'dont ce partage était l'occasion. il abdiqua en 1356 etse retira dans un monaetène. Il Kitâi battu les Bulganaa, les Tons, les Génois, qui étaient Tenus «ssiâ|^er Constantinoplc, et avait reàu quelque calme à l'empire. Jean Cantacuxèno-a Unsaé. entre autres écrits, une HitUrinn de Pmmife (POrient mû va de 1320 à 1357 (Fteia, 1645, gre»-Iatin) ; eUe fait partie de la Byzintftne et a été trad. par le pré^ sident Cousin. Jean C. est Pobietd'une savante thèse de M. VaL Parisot, 1845,

«AN vu, PALÉOLOOUB, fils d'Andi^ntc III» et petit* neveu de Manuel, força son oncle à l'associer à t'em- Ptei **^^* ^"* Bajaaet assiéffeut Constantinople (tm)} mais après iadéCûtede Bajazetà Attcvremos) , ■taiiitl loMwléeuajiana rue de Lesbee.

jBAiiivat, paléqlmqb; flaidtf] à l^eoBpim paraevpèreeif 1419,«lTégttaeeoléel4« 41441. vàuaqué parles Tueesy il ♦demanda 4eaiiliuii aux Latins «t ooawntit, pour lee obtenir, à l'onoU des4église9faeoque et labne. qui tat résolue au ùim cile de Ftoreuceen 1439 ; mais «es ei^tsue^ufuiitonl à>4'uuioa, et i »V>btint que des aeœurs- inui Waama> ni. Roûetprthesff.

JB«N 1. dit le Peelfcufiie, roi de France et de Nafvurve,'M;piiBthiiuMdeLeoieX, le-fiutin, eiàecm mence deHengrie, né en 13i€, fut roDeuDuennaiii^ sant roi de France etde Navarre; mala il meniutueu de jouiu aprèe^ et ea •euocesaiflB fat dévolue à rib- Uppe Vf son oncle. QoelquesHuis ont prétendu fiPîl avait été ODlevé et ék^é^eRèteneeutèSieuiia aauals nom de^esu 4é Cueoio : Louis I, roi de Boi^rie^ veu de4a veiue Clémence, aecrédiu ee braiiL CdqA esteeieân, cM qu'un prétendu Jean vint us Wttmk réclemurlacou»onBei>eudaiU Imcaptieitédeacanil; il fut pria 'en Provence et emprisoniiéuu châlua-de rohif à Nuplea, oA il mourut

lEAU n, diiJeflirleirofhroideFiuiioe, néunldl^ succéda ea 1350 à Pbittppe de Valois, son père.. Le œmnwneement de son r%ie futtxooUé par des ii» oerdee intestines. Profitant de cet (lat de amies, les Anglais flreert une invasiou en Fnnœ, oommadès par fidouard, dit U FHnoê noir, file d'fidousrèUi <1355). Jeau maxuèa à leur rencontre; maie il fuico» plétement battu à iaieuméede Poitiers, fui fw^^ sDunier et conduit à Londres (I356>. Une trèverSit alors conclue avec l'Angleterre, qui était ^gaipineat épuisée; mais la EVauce, malgré les effort» du daspnin Charles, régent du royaume, tomba daua bi pfan déplosahle anarchie : Charles le Mauvaia, roi de Nsr varre, agirait ouvertement à la couronnai; Maïusl, pvévétdee nmrchands, seulevait Paris contre l'autorité du Dauphin, et les cunpagnes étaient dtelées park Jû&qymieé Eufinen 1310 rat condu entfuf A» gleterre et la France le traité désastnrax de Brétigny, qui rendit la liberté an roi moyennant une fente rançon et la ceasion depluaieuiu provinces. Jeun, en quittabtr Angleterrevy laiBsa.oommeotage le duc d'Anjou^ un de ses ftltf; cebÉi-«i e'étantévadé en laSSi Jean lu^ tounia se ooustituer prisonnier àLondres,en répondant kioeux qui voulaient l'en dissuader que, rilabomm fb\ étak bammiê de la f<rre,eUe deoroil tnmverasiit daueleccBurdef rott. Il mourut peu après son retunr à IiOQdns (8 avril 1364). Jean avait hérité delà Bourgogne à la mort du duo Philippe I: mais û la donna en apanage à son 4* fils, Philippe le Hatdi (13fi2).

JSAN SANS TKKhBt ^ d'Angleterre, né en 1166, fift ainsi nommé parce que son père Henri n ne lui avait point laissé d'apanage. Profitant de raheence de Rschard Cœur de Lion, son frére^^^ui était à lacfoisade, il s'empa.^ de la régence. Aussitôt après la mort de ce prince (1199), il prit le titre de roi au détriment d'Arthur de Bretagne, fils de Geofltei, son (irère atné; on l'accuse même, mais sans preuve suffisante, d'avoir tué de sa propre main ce jeune prince, qui avait amené Philippe- Auguste à se déclarer en sa faveur (1 203) .Cité pour son usurpation devant la cour des ^rs ae France , il fut dépouiué des fiefs qu'il possédait en France (Normandie. Aijou, Maine, Tourame, Poitou). £n 1213 il eut des aifT&rendsavee Innocent m au sujet de la nomination d'iin archevêque deCantorbôry, et fut forcé de faire hommage A ce pape de sa couronne. Il se ligua ensuite avec l'empereur Othon IV et le comte deFÏaDdre contre Philippe- Auguste; mais, ses alliés ayant été défaiu à Bounnes (l214)j Undls que lui-même échouait devkit La Rochelle, il se rit obligé à demander la paix. L'année suivante, il fut contraint, à ta suite d'une révolte des barons anglais, de souscrire la Grande Charte^ base des libertés e»glaises (1215) ; mais il ne tarda pas A violer ees serments. Les barons se révoltèrent de nouveau etdéiérèrent la couronne A Louis, fils de PhillppeAUgnsle , roi de France; mais Jean mounit sur ees entiuetsiai» en 121é, et sou file, Henri UI, luii

JEAN

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OAïf i«.roi (le CagtlUe et de Léon . succéda à son pè^, Henri II, en 1379, à l*4ée <le 21 ans, et mènrat en 1390. Il fit sans succès la guerre au Portugal pour

S lacer son fils sur le irAne de ce pays auquel il avait roit par sa mère (F. ci-après jeani, roiide Portugal). Il fut surnommé Père éê.lû patrie peur sa générosité et sa justice^. — jsah ii, roi de Gastiilé .et.de Léon, fils de Henri III, né en IkXA, mon en 1453, lût proclamé roi à 22 mois, sous. la régence de Ferdinand, son oncle, fit avec succësla guerreanz rois d'Aragon et de Navarre, etiauEllaueesda'Oreoade. protégea les lettres et contribua à la xestauration de la littérature espagnole. Il fut père de la oéâèlm Isabelle et de Henri lY (dit li' Impuissant).

JEAN I, roi d'Aragon, succéaat son père Pierre lY en 1387» et^numruten 1395,.àrr&ge de 44. ans» haï et méprisé de seS' sujets. — JZAMii, roi- d'Aragon et de Navarre, fils de Ferdinand le Joste, monta en 142S sur le trâne de Navarrejpar son mariage^vec Blanche» fille de Charles le Nome, et en 1458 sur celui d'Aragon, après. la mort d' Alphonse le llagnanim&; son^ frère aîné. Jean fut longtemps en guerre avec son propre fils, don Cadosi prince de Viane, à qui Blanche, sa mère, avait laissé en mourant la couronne de Navarre (1441). f^n 1462 il s'allia avec Louis XI pour dépouiller aussi- Blanche, sa fille aînée, qui avait hérité des droits de don Carlos sur la Navarre. Les Catalans, révoltés de la conduite de Jean. à l'égard de ses enfants y offrirent succes^vement la couronne à don Pèdce, infant de Portugal, et à René d'Anjoo. Celui-ci fut soutenu pai\ l'astucieux Louis XI ^ et envoya son fils combattre le roi d'Aragon. La mott des principaux combattants mit fin à la lutta : Jean II mourut lea .1479 et transmit sa couronne à son fils Ferdinand, le Catholique .

JEAit^r roi de Navarre (1316). Fw c^desswa je an. a (le posthunie)> roi de France. -^ jbah ii, roi de Navarre de 1425 à 1479. 7. ci-dessus jïar a, roi d'Aragon. -* jKiw in> d'albbbt, roi de Navarre, fils d'Alain, sioed'JUbrct , épousa en 148V Catherine deNa* rarre, sœur, et héritière de François- Phœbus^ et > fut couronné roi de Navajire en 1494. Hais ce prince n'avait aucune éner^; attaqué en I&IO par Ferdinand le Catholique^ il s'enfuit lâchement, et perdit la Hte-Navarre, qm fut réunie à la couronne de .Ca»« tille (1512). Il ne conserva que le:Béarn et mourut en France en 1516, laissant un .fils, Henri lï, roi titulaire de Navarre , dont la fille, Jeanne d'Albret; fut mère d*Henri lY, roi de France.

JBÀS I, I«(;rafid,.Toi.detPortuffal.,.filSjiatureldé Pierre I, né en 1357, était granaf prieur de Tordre d'Avis, quand mourut sonirère, Ferdinand (1383). H s'empara du pouvoir et se fii proclamer roi (1385) ^ au. préjudice .jdeBéatria, fille unioue de Pierre, qui avait épousé Jean I« roi de ClastiUe. Ce dernier prit les armes contre lui, et fut vaincu à lal)ataille d Al« juharrota (138â>. £n 1415 Jean 1 fit une expédition contre les Maures d'Afrique,. et leur prit Ceuta. Sous son règne les Portugais , exhortés par l'infant don Henri , se livrèrent avec sucGès à> la. jiavigatinn* : ils découvrirent les îles de Madère et du Cap-Yèrt , les Canaries, les Agores , et les 4sôtes de la .Guinée. 11 mourut en 1433. — jean u, U Parfait, fils .d'Alphonse Y, né en 1445, monta sur le trône en 1481 , et mourut en .1495. Il fit condamner à mortlé duc. de Braga&ce, beaurfrère de la reine, et tua de sa main Yiseo,. Ukre de cette princesse^ qui tous deux conspiindeat, 1483 et 84. Son attention se porta ensuite vers les découvertes: en 1484, Diego (!am découvrit les roj. de Bénin et du. Congé : en i486, B. Diaz explora le cap des Tempêtes, auqueli Jean II donna le nom de cap de Bonne^Espéranee ; mais ce prince emt le tort de rejeter les offres de Christophe Colomb» — jbah m, né en 1502 ^ succéda à son père Emmanuel en 1521 et mourut en 1557. 11 établit en 1626 nnquisition à Lisbonne. En 1531 un.tremble* DMit de terra fit périr 30 000 personnes , et un dé- ^rdementdu Tage fit d'affreux ravages; il s'efforça

dé' réparer ces cahtmîtél»: Obmffie'sespfdiéoesaeâr», il favorisa le commerce, et s^ navigateurs ééeei»^ • vrirent le Japon en t54î. Jeto'fut «usai le protecteur de» lettres; il rélaWttTtJnfversit* de>Côimbfer,^ et appela, peur la dniger, le oélèhre AbdiÉé GouveaL' — jrATT 17, chef de la dypastie de Bfogante., né en 1604). était d'aberdducae Bi^igance, et deseenéait du. roi' Jean. I, par ^Alphonse, fite' naturel de eft prince.' Depuis :l580ies rois d^Ëfpagne -étaient mal*' très -du Portugal; en 1840, à la suite' d'une oonspi-' ration adroitement conduite par Pinto, seerétbiredii' duc, et par la duchesse de Bniganoe, Louise de (SrÉzman, le Portngrt. recouvra son indépMidanfie eft Jean fut proclamé roi. Il «défooa plusieurs conspira^ tions, battit les Espagnols À Mbntijo, près de Bade»/ joz, en 1644, et resta maître absolu di» Brésil ea, 1654, avant vaincu les Htillaodais-qnilelui diëpu<» taient. ntnourttt en 1656, laissante couronne à son fils Alphonas, sQUs la. régence de sa veuve, Louiscr de GuzmauL — XBjav T, né en 1689, roi de 1708' à 1750,* prit le parti de VAutticbe comtre -Louis XIY dans la guerre de la succession d*Es^gne, et se fit battre par les Français. Après le traité dnJtretht (1713), il resta paisible dans ses fitsts, qa^iladmi* nistra sagement. — jean vi, 2» fils de Pierre IIÏ^ et de «la reine Marie l"*, né en 1767, m. en 1826, fut nommé régent du royaume en 1792; lorsque sa mère fat tombée en démence. Attaqué en 1807 parles^' mées françaises, il se retira avec la famille royale aa Brésil, colonie portugaise, et 7 prit le titre <rèmper reur. Il fut proclamé roi du Portugal en 18Î6 a la mort de sa mère, mais il ne.Tevint dans ce -pays qu'en 1821. Il se vit contraint à son arrivée de sanctionner une constitution proposée par les Certes ; mats il l'abolit deux ans après. Pendant qu'il était en Portugal, le Birésil se déclara indépendant, et ne loi laissa que le vain titre d'empereur. Jean Yl était un prince bon, mais faible, dominé par la reine et le marq. de Chaves. Il laissa 2ftls. don Pedro (Pierre 1Y>, et don Miguel, célèbres par leur inimitié. ^

»A9 CE LUXEMBOUBG , dit VAvtuçU , roi de Bohême, filé de l^mpoDeur Henri Yn, né en 1295, fut élu en 13 H) .roi de Bohème pat les seigneurs de ce pays^ qui s'étaient révoltés contre le duc de (^rinthie, leur souveraini. Il conquit ensuite la Silésie siur les Polonais (I32.T). Nommé en 1331 vicaire de l'empe^ reur Louis Y' en Italie, il s'empara rapidement de Crémone, Parme. Pavie et Modene; mais il s*arrè»a à la solUcitation au pape Jean XXIi ^ qui lui offrait à lui-même la couronne d'Italie. Loms Y, instruit de sa, trahison, fit soulever la Bohème contre lui. Jean revint précipitamment, battit ses ennemis, et agran* dit encore ses £(ats de hi Moravie. En 1346 il mena des secours à Philippe de Yalois, attaqué par les Anglais, et fut tué à la bataille de Créey, en combattant vaillamment : depuis quelques années il était aveugle. L'un de sesnls lui succéda en Bohême etdevinJ empereur sous le nom de Charles lY.

JEjkjv I ou JEÀNULBBRT, roi de Pologne, 2* fils de Casimir IY,né.en<1459, m. en 1501, succéda à son père en 1492. Il était ami des lettres et de la paix, et son règne fut. peu fécond en événements.'

JEAN II ou JEAN-GASIUR. 7. CASIMIR V.

. JEAAIII OUJKXN SOBItSKl. V. SOBlBfiU»

JBAM, roi de Bulgarie. V. joanice.

JEAN I, roi de Suède de 1216 à 1222, filsdeSve»> ker U Jeune et successeur d'£ric X, entreprit avec peu de succès une expédition dans l'Ssthonie pour y propager le Christianisme. Il mourut sans postérité. — JXAH n. F. ci-après jean, roi de Danemark. ^— JEAN m, fils de Gustave Wasa, né en 1537, m. en 1 592, détrôna- ErieXlY son frère en 1568« termina U guerre commencée sous. le règne précédent cour tre le Danemark, et essaya^ mais vainement, d'ar néantir le Luthéranisme d!ans ses JStats (1570-1580). Il fit ensuite la guerre à Ivan Yasiliévitch, remport» sur lui plusieurs avantages et signa la pais en 1563. Il fit nommer Sigismond^ son fils, roi de Pologne

JEAN

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(1587). La fin de ion règne fut troublée ptr des con* spirations.

JBAïc, roi de Danemark et de SuMe (nommé Jean II en Suôde), succéda en Danemark , dès 1481 , à Christian I son père, partngea le duché de Holstein avec Frédéric son frère, et tenta vainement de soumettre les Dilhmarses. En Suède il monta sur le trône après Sténon Sture (1497), mais les Suédois se révoltèrent contre lui et chassèrent de Stockholm sa femme»Christine de Saxe (1501). Jean régna en Danemark jusqu'en 1513.

JBANSANSPBUB, duc de Bourgogne, porta d'abord le titre de comte de Nevers et se signala d'abord à la tète d'une armée de Croisés, mais fut battu à Nicopolis (1396). Il succéda à son père Philippe le Harai en 1404» à l'âge de 33 ans. Il hérita de sa haine contre la maison d'Orléans, qui disputait à celle de Bourgogne le gouvt de la France pendant la démence de Charles VI. En 1407 il fit assassiner dans Paris le duc Louis d'Orléans, et devint par là maître absolu ; mais aussi il donna par ce meurtre le signal de la guerre civile des Botif^utyiiofif et des Armagnacs. Chassé ' de Paris en 1413, par suite des excès que les Cabochiens commettaient en son nom, il y rentra en 1418, y fit d'horribles massacres, s'empara de la per> sonne du roi, usurpa toute l'autorité, et favorisa, par les troubles qu'il excitait, les conquêtes des Anglais en France (r . henri v). Mais il ne tarda pas à être mécontent de ses alliés et se rapprocha du Dauphin (depuis Charles VU). Attiré par ce prince à une conférence sur le pont de Montereau, il y fut assassiné en représailles du meurtre qu'il avait commis luimême sur le duc d'Orléans (1419): on impute ce meurtre à Tanneguy-Duch&tel , favori du Dauphin. Une bravoure et une hardiesse à toute épreuve caractérisaient le duc Jean :-il dut son surnom au maintien ferme qu'il conserva devant le sultan Bajazet , ?ui l'avait fait prisonnier à la bataille de Nicopolis 1396). Il déploya aussi une grande bravoure contre les Liégeois révoltés (1408).

JEAN, ducs de Bretagne. — je an i, 1237-1286. et JEAN u, 1286-1305, n'ont rien fait de remarquable. — JEAN Jii, le Bon, régna de 1312 à 1341. Il maria Jeanne de Penthièvre, sa nièce, fille d'un frère aîné, à Charies deBlois , et lui assura sa succession malgré les prétentions de Jean de Hontfort : il prépara par là de sanglantes querelles (F. CHARLES de blois, Jeanne de PENTHIÈVRE).— JEAN IV. de MontfoTt^ frère du préc, eut pour compétiteur Charles de Blois, que Jean III avait nommé son héritier. 11 s'était déjà assuré parles armes la plus grande partie de la Bretagne, lorsque la cour des pairs de France adjugea ce duché à Charles de Blois, 1341. Jean se rendit au duc de Normandie, que Philippe de Valois avait envoyé contre lui à la tête d'une armée, et resta 4 ans prisonnier au Louvre. En 1345, il s'échappa et rejoignit Jeanne de Flandre, son épouse, qui avait commué la guerre, mais il mourut peu après (1345), laissant la Breta- Çne au pouvoir de son ennemi. — jean v, le Vail* tant, fils du préc. , fut élevé à la cour d'Edouard III. roi d'Ançleterre, dont il épousa la fille. Il attaqua Charles de Blois et le vainquit à Auray (1364). Le roi de France Charles V le reconnut alors pour souverain légitime; mais peu après, Jean ayant traité avec les ennemis de la France, Charies V fit entrer une armée en Bretagne. Jean, après des succès divers, devint de bonne foi l'ami d^la France. Il eut de violentes querelles avec le connétable Olivier de Clisson, qui voulait donner sa fille à l'héritier de Charies de Blois. Il mourut en 1399.— jean vi, fils du préc, fut déclaré maieur à 15 ans (1414). Sous Charies VI, il «ntra dans le parti des Armagnacs, puis il fit alliance avec le duc de Bourgogne, accéda ensuite à la Ligue du Bien public , et favorisa les Anglais dans leurs •ntreprises contre la France. Charles VII , encore dauphin, se vengea de Jean en favorisant le duc de Penthièvre, son compétiteur. Celui-ci l'attira dans un *iége (1419) et le retmt 5 ans prisonnier. Inconstante

et faible, Je^n VI s'allia tour à tour avec Charles VII et avec Henn VI, roi d'Angleterre. 11 mourut en 1442. JEAN DE FRANCE, duc de Berrv. F. bbrrt.

JEAN d'armagnac. F. ARMAGNAC.

JEAN DE OAUNT, princo anglais, tige de la maison de Lancastre F. lancastre et deux-roses. JEAN DE soDABE, nevou d'Albert I. F. albert i. JEAN , électeurs de Brandebourg et de Saxe. V,

BRANDEBOURG et SAXE.

7BAN, duc de Lorraine. F. lorraine.

lY. Penomingei diven.

JEAN DE oiscRALB, Juif du I*' sièclo de notre ère , fut d'abord chef de brigands, puis se retira à Gischale, sa ville natale, et voulut assassiner Josèphe (l'historien), qui y commandait. Chassé de Gischale, il y revint cependant lorsque cette ville fut assiégée par les Romains, et exhorta les habitants à une défense vigoureuse. Après la prise de cette riOe , fl se réfugia à Jérusalem et se souilla de crimes pendant le siège de cette ville par Titus. Celui-ci, Tayant fait prisonnier (70), le condamna à mourir en prison.

JEAN, secrétaire de l'emp. d'Occident Hononus, usurpa le pouvoir à la mort de ce prince (4?3), se rendit maître de l'Italie, des Gaules et de TEspagne. Valentinien III l'attaqua avec des forces considérables, l'assiégea dans Ravenne, et, l'ayant pris par trahison, le mit à mort (425).

JEAN LE scoLASTiQUR, patriarche de Constant! nople de 564 à 578. natif d'Antioche, est regardé comme le créateur au droit ecclésiastique : il publia le 1" une collection des Constitutions eecléstastiques , et plus tard le Nomocanon (accord du droit civil et du droit ecclésiastique). Ces deux ouvrages se trouvent dans Ia Biblioth. Juris canoniei ^ Paris, 1661.

JEAN LE JEÛNEUR, patriarche de Constantinople en 595, prit le titre de patriarche œcuménique (c-à-d. universel], malgré tes protestations du pape Grégoire le Grand.

JEAN PHiLOPON, grammairien d'Alexandrie du vu* siècle, mort vers 660, avait, dit-on, obtenu d'Amrou. eénéral d'Omar, la conservation de la bibliothèque de cette ville; mais Omar la fit brûler. Il avait tant de ffoût pour l'étude qu'on l'appelait Yami du travail (philos, ami; ponos, travail). On a de Jui un Traité de l'Élemiti du monde (Venise, 1537). où il combat Proclus; 7 livres sur la Cosmogfmie de Moïse (Vienne, 1630), qui sont comme le complément de l'ouvrage précédent, et des Commentaires sur quelques ouvrages d'Aristote, les Analytigues, la Physique, ]& Métaphysique, le Traité de téme, Venise, 1534 et 1536.

JEAN DE MiL>N. poôte latin du xi* s., a mis en vers les aphorisme* de l'école de Saleme. V, salerne.

JEAN iTALus. ainsi nommé à cause de son orisine italienne, philosophe byzantin du xii* s., exc€ulait dans la dispute. Il jouit de la faveur de l'empereur grec Alexis Comnène, remplaça Michel PseDusdans le titre de Philosophe en chef (hypatus) , forma un grand nombre de disciples et laissa plusieurs ouvrages, la plupart restés manuscrits.

JEAN DE SALiSBURT, Joannes Sarisbericnsis, moine anglais du XII* s., né à Salisbury (Wiltsh ire), vers 1110, vint de bonne heure en France, étudia sous Abélarti à Paris, et visita l'Italie où il se lia avec le pape Adrien IV. De retour dans sa patrie, il s'attacha à Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry. dont il devint le secrétaire. Il accompagna ce prélat dans son exil et chercha un asile en France. Après la fin tragique de Th. Becket, il fut nommé évèqae de Chartres par Louis le Jeune, 1176. Il mourut dans son diocèse en 1180. Il passait pour être l'homme le plus instruit de son temps. On a de lui : Policrattcus

seîme, de Thomas Becket . et des Letires fort oo»

JEAN

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rieases. Ses CÊtnrei complètes ont été publiées par Giles, Oxford, 1847-48, 5 vol. in-8.

JEAN DE PARIS, sa?ant théologien du xiu* siècle, était dominicain. Dans la dispute entre Philippe le Bel et Boniface VIII, il prit parti pour le roi de France contre le pape. Il fut peu après condamné par ime commission d'évèques pour (|uelques propositions mal sonnantes sur l'eucnaristie , et on lui défendit de prêcher et d'enseigner. Il mourut en 1304. On a de lui : De regia potestate et papàli; De modo exùtendi corvoris Christiy etc.

JEAN dVrras, secrétaire du duc de Berry, composa en 1387, par Tordre de Charles V, et pour Tain usement de la duchesse de Bar, le roman de Milusine (imprimé pour la l*** fois en 1478, et depuis par Nodot, 1648, et par Ch. Brunet 1854, dans la Bihlioth. elxévirienne). Sa Philomèle séraphique^ recueil de chansons avec airs notés, a été imprimée à Tournay, 1632 et 1640.

JKAN DE LETDE, dout le véritable nom est/. BockelsoHf chef anabaptiste, était d'abord aubergiste à Leyde. Séduit par les prâications des Anabaptistes, il se joignit à eux dans Munster (1534), chassa l'évêque ae cette ville, Waldeck, se fit proclamer roi de la Nouvelle Ston, commît toutes sortes d'excès, établit la polygamie, etc. Il soutint pendant 14 mois un siège dans Munster, et la ville ne fut prise que par trahison. Etant tombé entre le^ mains de Waideck, il fut livré au supplice et subit avec courage les plus affreuses tortures, 1536.

JEAN DE CALCAR, peintre, né à Calcar, au duché de Clèves, mort en 1547, fut élève du Titien, qu'il prit pour modèle. II a dessiné les figures anatomiques de Vésale, et les portraits delà Vie des peintres et sculpteurs par Vasari. On voit de liii au Musée du Louvre un de ses meilleurs portraits ^ et à Munich une Mater dolorosa. Il peignit une Nativité dont Rubens faisait le plus grana cas.

JRAN d'udinb, peintre italien, né vers 1490, m. & Rome, vers 1564, eut pour maîtres le Giorgione et Raphaël. On voit de lui , à Rome, des fresques reinarauables, à Venise, la Présentation au Temple et Jésus parmi les docteurs, à Madrid, des tableaux de fleurs et de nature morte d'une rare perfection.

JEAN dit DE BOLOGNE, sculpteur français, né à Douai en 1524, mort en 1608. alla de bonne heure à Rome pour étudier les grands maîtres. Ayant présenté à Michel- Ange un modèle où il avait mis tout le fini dont il était capable, celui-ci le brisa en lui disant qu'il fallait apptendre à ébaucher avant que de finir. Touché de cet avis, Jean redoubla d'efibrts et devint un des meilleurs sculpteurs de l'Italie. Il se fixa à iiolo^ne et y exécuta un nombre infini de statues; on iMJmirede lui à Florence lastatue équestre de Cosmel. les statues colossales de Neptune et de Jupiter, et surtout le groupe représentant VEnUvement d^une Sabine. Son Mercure volant (à Rome) est un des chefsd'a'uvre de la sculpture. Le Musée du Louvre possède de lui un beau groupe de Pandore enlevée par Mercure. On lui doit aussi le cheval de bronze oui portait l'anc.statue de Henri IV sur le pont Neuf a Paris.

JEAN DE l'aiguille, chcf de parti saus. V. hawkwood.

JEAN BART, célèbre marin français. V. bart.

JEAN DE BRUGES, peintre. F. van etck.

JEAN DUPLAN DE CARPiN, missionnaire. F. carpin.

JEAN DE GARLANDB. F. 6ARLANDE.

JEAN MA YEN, navigateur. F. mayen (Jean).

JEAN de MEUNG, JEAN SECOND, JEAN D'aUTRON, OtC. F. MEUNG, SECOND, AUTHON, etC.

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