‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 565 sur 578 · KA'M · texte numérisé non relu

KA'M

EAI».

contrelesTÎees de «on siScte. IQiIfaeureuBeineiit, ceft« indignation n'était pas j[u8tifiôe par ta propre Tertn : il se complaît trop dans la description des tvtrpltud95 romaines. Les. plus remarquables de ses satires sont celles sur ta Noblesse ^ sur tes TœuXy sur les Femmes, et sur le Turbot au sujet duquel délibéra le Sénat romain. Xes éditions les pins estimées de Juvénal sont celles dites : Forforum^ 164l{; Aduswfn Delphinij 1 684 ; de Ruperti, Leipsick , 1801 ; d'Achaintre, Paris, 1810; de N. E. Lemaire, I9i&; d^einrixsh, Bonn, 1839. Les meilleures traductions sont : en prose, celles deDussaulx, Paris» 1770 (reTue par Pierrot, Î8?5); de BaiUot, 18234 de Courtaud-Direrneresse, 1831: et en vers, celles de Raoul, t^Uet 1826; de Héchin, 1817; de Pal^e de Narbonne, 1825; de Bouzique, 1843; de J. Lacroix, 1846.

luvtNAL ou jouTBMBL DBS uRsiss fTean), magistrat français, né à Troyes vers 1350, m', en 1431 , eut la connance de Charles VI, firt nommé en 1388 pTér<H

de ee prince, devint en 1400 avocat du roi, puis chancmier, et présida le parlement qui siégea à rot • tiers, La yille ae Paris lui donna, en reconuaissaDce de ses services, l'hôtel des Ursins, dont il ajouta le nom au sien propre. — GuiQ. Ju vénal des Ursina, son fils, né à Pans en 1400, m. en 1472. figidement propre à la robe et à l'épée, il fut successivement conseiller au parlement , capitaine des gendarmes, lieutenant général du Dauphiné , bajili de Sens, et devint chanceMer de France en 144A.. Déposé-et emprisonné en 1461 par Louis Xï. il parvint à rentrer en gréce en 1465, et ouvrit les États de Tburs^en 1468.— Jean ^vénal des Ursins, frère deOuiilaume.fut archevêque de Reims en 144^, sacra Louis XI, fut un des évéoues qui revisèrent la sentence prononeéeparles Anglais cootte ia PuueDe d^riéans (1466), et.

aioanftflv 1VT3, é|s«temeBi Rc«inc!4al>lÉ

vertufl épisoopales et'par ses OBunaissame» llH

Ûa laissé VBeNiêtwmdeGh&f^'^, iaprfnii»4 lfS14» in-C ^ Un autre frère, ^o^ues, m, fl»44SI, frtt archev6<iue de Beima dé 1444 h 1449. «e'déDBil en Arreur de Jean , puis administm r&véali^^ 9oi» tiers , devînt évêque de T^jw , et veoiplH «ew Cbaflcs Yll plusleum mierioae kBportavtes» 4:'est peur Kii que fut ftiit le funeiix Jftisa^ âs^iUÊinal, oraéd%dmirableseiilttminui«i. aeteté SSeOD- frven 11860 par M. F. DMot, mi en a dénué une >ouriiaat desenptien (!86l), et oétiéfar lai à la vaille tl9 Pnisi

YinFENCirB<C. Vetttus A<|aiitRu^, poBI»otarélieii, né en Espagne d'une famille- iliuatie, «mbm«a 4e bonne heure l'état eeelésiastiqee, al vécut sons la règne de Constantin le Grand. Il a aompoié un* Wa de J^isuê-i^mit en vers latios, seue oa titre : JItttoriœ evangelieœ UbrilT, imprimée dans tes- éditions de Sédulius et de Foflunat, et publiée aéwéneot , per fStrard Reusch , Pranof. , FTIO, et par m^P. Àie» valo, Home, 1792. —Un autre Arvanous. «éen^fiat méfie eu zti*eiécle, est autaurd\iiief:'<a£J4<Aa, publiée à Ingoistadt en li04.

HJ^jfilfY-L^'PBimtB. 6ii.4. de «. (Mlmiihe^y IW kû. H. 0. de MofUin ; 960 hab.

j0vionT-eovs-iufDAimE, ch.-l. de e. (Ohm), à 18 'k9. S. B. de Domfront; 1860 hid».

113V1SV, vgede FVanoe (Seine-eiUOis^, k 14 ktt. =N. O. de Coroeil, sur !a pented'une colline, pnfie de fOrge et de le Seine; 600 hab. ChAteau^eitipa»- dessiné par Le TU^tre. Btailon du ohemhk de ferda iBarte i Orléans, avec erabrencheraent sur CorlieiL

JUanSNIfBCOUBT, oh.-l. de e. (Hte^tfanie)^ à 46 kîl. N. 0. de Ghaument; 450 habt

JOEOHAT, OttOfMi^ SGonda-dea^c, «. di^la Tiu-qute d'Asie (Stvae), oh.-l. de «ndjafc; I^OQI^ll. Murailles en briques; palais de paoha; nmsqMAaenr lejnedSlede la Bte^bie- de^^n ^ '

;(Tt. 7. Cherchen aux t^tfns C, OU, Q, ies'mofs qui ne9«raiemp<catvii,J

"%. Cette lettre s'emploie souvent dans les abré^ viations à U place du G, et signifie Calendes. Cano, Caius, Cœlittt^ Cassar, etc.

KAA:B, poète arabe, contemporain de Mahomet, avait d'abord écrit contre leprophète; mais, lorsque Mahomet se fut emparé de la Idecque, craignant sa vengeance, il fit à son éloge un beau poème qui est au nombre des sept Moailakats (poèmes suspen^ dus au temple de la Mecque). Ce poëme a.été publié àleyde, parLette, 1748, avec d*autres poésies- orientales, et accompagné d'une traduction iatine.

KAABA (la), édifice carré de 12 •en tous sens, que l'on voit dans la principale mosquée de la Mec- (lue. Cest une espèce de temple qui, selon la tradition, fut bâti par Abraham pour lui servir d'oratoire. Blahomet, après ht prise la Mecque, détruisit les idoles qui avaient envahi ce temple et le rendit au culte du vrai Dieu. Ost le point vers lequel doivent se tourner les Musuhnans daus leurs prières. La Kaaba renferme une fttmeuse jnerre notre que les croyants viennent baiser avec un profond respect

KAARTA , Stat de la Sénégambie , sur lar. dr. du Sénégal, entre ceux de Ludamar, de FouUdou, de Bambarra et de Kassou , a pour villes prineip. K.ogué- Mèd'mé et Elimané. Peuplé de Mandingues. éommerce de poudre d*or et d'iyolre.

KABAlLS. r. ITABTLES.

KABA'RDAU ou CABAïuOT, contrée de la Russie (Caucase), forme h. Circassie proprement dite, et se divise en 2 régions : la Grande Kc^ardah, à FO. , dans li bassin d- «touban, et la Petite Kabardah.h

PB., dans la partie moyenne du bospin du Tteek. Le*sol en est'feriile et le elimaft doux,, mais les. habitants -sont, peu agrioulteurs : ils ppéfteent La vie nomade et même le brigendag*. V. omOMS».

KMSOCy pays de la Séfnéffamhie, entre le Rie- Orande et le eows-supérieur de la Zambie. UewpnBcipal, Sumaiionde. H «starpeséau N. 0. par leGéiMi. CliUMit chaud , humide et jnalaaiii. Riz, oéréalaa, indigo et coton. Poudre d'or, ivoire et argent.

HAfiOllL (le), le (^Jbà»de8< anciens, nn. d*Atia, prend sa-seureedane rHindoit&eech, aaN..dePA/ghanrstan, coule de 1*0. à 1-E., passe à Jteboalet à Djelalabad, eteepard dcma le Sind, pajr Iaf: dr., au K. d'Mteok, après un eonro de asokil., toap «apMe pour être navigable.

KABovL, V. d'Asie, capil. data prev. de labeni^t de tout l'Afghanistan, sur le Kaboul, à 320 kil;. N. K. de Kattdehar; env. éOOOO. Mur de bmpMs; «itadelle-dlte Bfilkhkissar, où réside le souvasain. Dès le vu* siècle-, Kaboul était la vésidenoe d^u» nrtnee hindou. BabeuT'ett fit quelque taœpe sa «apîtaia. En 1789, Nadir Chah la prit et la pilla. Timour^Chab en <H en 1774 la capitale de l'A^hantsUn. Les^Aaalals Pont saccagée en 1642. — La prov. de Kabevl, bornée au N. par le Turkestan, à YE. par lee pMv. de Loghmen et de Bjelalabad, au S. pareelle*dMazna, et à ro. par le Khoraçan, a 200 kîl. sur 80. Peu de rivières; déserts immenses; vastes plaiDas^;' «pelques vallées fertiles. Mines a'or, d'argent, de nr, à peine ezi)lQitée9; un peu d'industrie^ tissu» de eatcn, tapts, euirs; Corameroe par caravanes

KACH

KJEMP

KABOUL (Ro^ume de), Caholitx de PtoléméeT lude Sut d'Aftie, borné par le Turkestan au N., les Seikha à TE., le Béloutcbistan au S. , l'Iran et le roy. 4e Hérat à TO. , se compose de ioul l'Afghanistan et du Sistao , et a pour capit. ffénérale Kaboul. — L'histoire du Kaboul se confond avec celle de l'Afghanistan; on donne indifféremment ces deux noms au royaume qui se ibrma dans ces contrées en 1747 , à la mort de Nadir- Chah, et qui eut successivement pour chefs Ahmed-Khan (1747), Timour, fils d'Ahmed H 773), Zehman, fib de Timour (1792), Mahmoud (1802). Sous ces derniers règnes, Les dissensions intestines et l'insurrection des chefs des provinces ouvrit l'accès du pays à Runjel-Sing, roi de Lahore (1818), puis aux Anglais (1839-42), qui n'ont pu s'y maintenir. F. âfghamistah.

KABR-lBRAHlMou xhatil, l'anc. Hibron ou Xo-

^ialh-Àrhé des Juifs, v. de Syrie (Damas) , à 40 kil.

, 3, de Jérusalem; 5600 hab. Chflteau fort. Mosquée où

l'on montre de prétendus tombeaux d'Abraham, de

Sara et de leurs descendants jusqu'à Joseph.

KABYLES ou KABAlLS. On désigne sous ce nom les tribus montagnardes, la plupart d'oriffine berbère, qui habitent les massifs de l'Atlas dans l'Algérie et le Maroc. C'est le reste et comme le mélange de toutes les races qui ont habité primitivement le N. de TA- 'frique et qui ont résisté aux invasions successives dont cette contrée a été le théâtre. Une faut les confondre ni avec les Arabes, ni avec les Maures, ni avec les Turcs. Les Kabyles mènent une vie sédenUire et habitent des villages (gourbis) : plusieurs gourbis réunis forment une kébyla: d'où leur nom. Leur gouvt est mM sorte de confédération démocratique. Us cultivent le sol et vont vendre de l'huile , des dattes et du miel aux habitants de la plaine; ils exercent divers ffenres d'industrie : ib sont forgerons, armuriers^ orfèvres; leurs burnous, leurs cuirs, leurs poteries, leurs huiles j sont recherchés. Les Kabyles sont sobres, laborieux^ mfatigables; ils sont braves et hospitaliers, mais violents, vindicatifs et superstitieux. L'amour de Tindépendance est leur qualité dominante. Ils ont été de tout temps divisés en nombreuses tribus : les plus importantes en Algérie sont celles des Bèni-Abbès, des Béni-lani,des Beni-Ratten,des Hen- Aeichas, etc. F. l'art, suivant.

KABYLIE, non donné spécialement au massif montagneux situé à l'E. d'Alger et formant un vaste quu- ^4nlatftre compris entre Dellys, Aiimale, Sètif et Bougie, dont les plateaux du Djunura forment le centre, 8000 kil. carrés; env. 380 000 hab. On y distingue la Grande Kabyliê, entre Dellys et Bougie, et la PetiU Màlfylie, entre DjIjelUet Collo. Indépendante de temps immémorial, la Kabylle repoussa tous les efforts des deys d'Alger et refusa de reconnaître l'autorité d'Abdel-Kader. Ce fut aussi la partie de l'Algérie soumise la dernière à notre domination. La vallée de Sébaou fut conquise en 1844. Bugeaud parcourut en vainqueur la Grande Kabylie en 1847. La partie de la Petite Kabylle qui s'étend entre Collo et Diigelli fut soumise en quelques semaines par le général St- Arnaud, en mai et juin 1851 ; la soumiRsion du reste du pays a été fort avancée de 1852 à 18&4 par l^s généraux Mac-Mahon, Camou, Pèlissier, Bosquet, Renault; elle a été achevée en 1857 par le maré- -ehtl Randon, gouverneur général de rAlgérie.

K ACHAN, V. de Perse (Irak-Adjémi), à 150 k. N.O. <l'Ispahan; 30000 hab. (jadis 150 000). Mur en terre, tours; 30 mosquées, 10 médressehs ou collèges. Soieries, tapis, brocarts d'or et d'argent, velours, châles, tissus de coton, ustensiles en cuivre. Bons fruits (surtcut les melons d'eau). — Cette v. fut fondée à la fin du vui* siècle par Zobéidah, femme d'fiaroun-al-Rasehid. Sous Kérim-Khan (xyu* siècle), elle fut en partie détruite par un tremblement de terre.

KACHAU, V. de Hongrie. F. kaschau.

KAGHENAH, v. de Nigritie. dans le pays des Feliauks. était jadis capitale d'un royaume puissant qui c'étendait auK. 0. du lac Tchad et était arrosé au S.

par le Ni^er; env. 7000 hab. (elle en comptait autrefois , dit-on , jusqu'à 100 000).

KACHGAR ou xachkar, v. du Turkestan chinois (Petite-Boukharie), ch.-L d^un kbanat de même noc, sur le Kachçar, affluent de l'Tarkand; 25 000 hab. Etoffes de soie et de brocarts; chevaux. —Jadis capitale d'un empire puissant, possédé par des Gengiskhanides; aujourd'hui le khanat de Kachgar est nominalement tributaire de l'empire chinois, mus il est réellement indépendant.

KACHlNE,v.deRussie (Tver), ch.-L de district, à 131 k. N. E. de Tver, sur un affluent du Volga ; 5000 h. Ancien apanage des princes de Tver. Souvent ravagée aux XIII* et XIV* siècles par les Tartares.

KACUIRA, V. de Russie (Toula), ch.-L de district, à 140 kil. S. E. de Moscou ; 5000 hab. Tanneries, blanchisseries de cire. Cette ville était jadis sur la r. g. de l'Oka; la guerre et la peste l'ayant dépeuplée du x\i* au XVII* siècle, on la reb&tit en 1656 sur la r. dr.

KACHMIR. F. GACHEMIBE.

KADDALOR ou gondelour. v. de Tlnde anglaise (Madras), ch.-l. de district sur le Panaar. MAtsoa pénitentiaire. — Jadis possédée par un radjah dépendant du souverain de Golconde; soumise par Aureng- Zeyb, et enfin par les Anglais en 1800.

KADER-BILLAH, calife abbasside, régna de 991 à 1031 . sans pouvoir s'opposer aux empiétements des Bouldes et des Gaznévides. F. ces mots.

KADÊSLAH. v. de l'Arabie seplentr., sur les Umites de i'irak-Adjémi. à 56 kiL S. 0. de Koufa. Les Mahométans y gagnèrent sur les Persans en 636 une grande victoire qui décida du sort de l'Empire persan.

KADICHAH. 1** femme de Mahomet, née en 564. morte en 628, était une riche marchande de la tribu arabe des Koralchites. Elle était déjà veuve de deux maris, et avait 40 ans, lorsqu'elle prit à son service, comme facteur ou intendant, Mahomet , alors âgé de 25 ans, qui lui inspira les sentiments les plus via d'amour et d'admiration, et obtint bientôt sa main. Kadichah donna 4 fils et 4 filles au prophète, entre autres la belle Fatime.

KADI-KEDI, l'anc. Chaîcédoine, v. de Turquie d'Asie, sur la mer de Marmara, vis-à-vis de Constantinople et à 3 kiL S. E. de Scutari. Incendiée en 1855.

KADJARS (dynastie des), dynastie turoomane qui règne actuellement en Perse, a pour chef Mohammed - Haçan, fils d'un gouverneur du Mazandèran, qui se rendit indépendant vers 1748, après la monde Thamasp-Kouli-Khan. Après avoir régné seulement sur les provinces du Nord (Mazandèran, Ghilan, Asterabad), et avoir eu à combattre divers compétiteurs, notamment Kérim-Khan, les Kadjars s'établirent définitivement sur le trène de Perse en 1794 (F. pebs£\ — Le nom de KadjarSy qui veut dire en turc fugUif, fut d'abord appliqué à des déserteurs de l'armée ottomane auxquels Abbas 1 donna asile à la fin du xvi* siècle ; ils s'établirent ep assez grand nombre dans le Mazandèran pour y former une tribu importante.

KADJARS (monts) , chaîne qui termine au Nord le vaste plateau du Kobi, doit être regardée comme la continuation des Thian-Chan ou monts Célestes. Les monts Kadjars se dirigent à l'E., et se confondent en Mongolie avec les cimes neigeuses du Ta-Hang.

KADOM, V. de Russie (Tambov) « à 200 kiL N. de Tambov; 5500 hab. Fondée par les Tartares. Les Russes y battirent les Bulgares en 1209.

KADSAND ou cassandria (île de) , lie du roy. de Hollande (Zélandeh entre la mer d'Allemagne auN., l'Escaut occidental au N. E., et différents cuaux au S. et au S. 0. : 16 kiL sur 7. Lieu principal, Kadsand (800 hab.). Céréales, riches pâturages; fromages excdlents.— Celte Ile faisait autrefois partie delà Flandre hollandaise. Au xvi* siècle, un grand nombre de protestants français réfugiés vinrent s'y établir. Les Provinces-Unies la prirent en 1604 et les Français en 1794. Elle fit sous l'Empire partie du dép. de l'Escaut

KiEMPFER (Engelbert), voyageur et médecin, né à Lemgo (Westphalie) en 1651, m. en 1716, parcoa-

KAIO

KAIS

rat dès sa preoiière jeunesse les Ëtatsda Nord, détint en 1683 secrétaire de L. Fabricius, ambassadeur de Suède , qu'il accompagna à Moscou et à Ispahan: puis s'embai^ua comme môdecin sur une flotte hollandais et TÎsita l'Inde, les îles hollantaises, la Chine et le Japon (1690-93). De retour en Europe en 1693, il se fixa dans sa patrie et fut nommé médecin du comte de lippe. Il publia en 1712, à Lemgo, sous le titre d'AmcdtutaUi exotieœ, un livre rempli de détails intéressants sur les pays qu'il avait ^rcourus, notamment sur le Japon. 11 a laissé aussi de précieux manuscrits d'où Hans Sloane tira une Histoire du Japon, Lond. 1727 (trad. en fr. par Desmaizeaux, La Haye, 1729). C'est Kœmpfer qui introduisit l'acuponcture en Europe.

L£SMARKT ou kàjsersiurkt, v. forte de Hongrie, dans le comitat de Zips, sur la Poprad , à 17 k. N. 0. de Leutschau; 4000 hab. FUnelle, toiles; entrepôt de vins et de toiles.— Elle a été peuplée par des Saxons qui y furent appelés par les roisae Hongrie. Sigismond la fortifia en 1433 pour la mettre à l'abri des incursions des Hussites.

L£STNER (Gottbelf), professeur de mathématiques à l'Université de Gœttingue, né àLeipsick en 1719. m. en 1800, fut un des membres les plus actifs de la société littéraire de Gœttingue et publia plusieurs volumes des Mémoires de cette société. Ses principaux ouvrages, outre de nombreux traités élémentaires , sont une Hittoire des Mathématiques , 1796-1800, en ail., et une Nouvelle démonslration de VimmoTtàlUé de l'dme, 1:67.

KAFËRISTAN, contrée de l'Asie centrale, au N. de l'Hindou-Kouch , comprend le bassin du Haut- Oxus, et une partie du cours du Rameh. Les habitants de cette contrée sont idolâtres : d'où le nom de Kaféristan^ c.-à-d. pays des infidèles.

KAFOUR, souverain de l'Egypte, avait d'abord été esclave. Mohammed-Ikchid en mourant le nomma régent pour Aboul-Cacem, son fils, en 946: il conserva l'autorité sous Àboul-Haçan, frère d'Alx)ul-Cacem, et monta lui-même sur le trône à la mort de ce dernier, 966. Il ne régna que deux ans. Après lui ^'^Srypte tomba au pouvoir des Fatimites.

KAHER-BILLAH, calife abbasside, succéda en 932 à son frère Moktader, et se rendit odieux par sa cruauté et son avarice. Ses sujets se révoltèrent (934). le surprirent pendant son sommeil, lui crevèrent les yeux et le jetèrent dans une prison , d'où il ne sortit que pour aller mendier penoant le reste de sa vie. Sous son règne, les Bouides formèrent un empire dans la Mésopotamie, et Mohammed-Ikchid se rendit indépendant enEgvpte.

KAHLE (L. Martin) , professeur de droit, né à Magdebourg en 1712, m. en 1775, enseigna le droit à Gœttingue, à Marbourg, et remplit plusieurs emplois à Berlin. On a de lui , entre autres ouvrages, une édition augmentée de la Bibliotheca philosopnica de Slruvius, Gœttingue,1740; Corpus juris pubUd^ 1744-45, et quelques écrits philosophiques.

ILAHLENGEBIRGE, Cetiusmons, chaîne de montagnes d'Autriche, se détache des Alpes Noriques sur la r. dr. du Danube, au S. 0. de Vienne, et a 100 k. de long. Une partie de cette chaîne forme la Forêt de Vienne ; à l'extrémité orientale s'élèvent les hautes cimes du Kahlehberg et du Josephsberq,

KAÏANIENS ou kaianides, antique dynastie delà Perse, succéda à celle des Pichdadiens. Le l** des Kaianides fut Kai-Kobad (le Déjocès des Grecs?), qu'on place vers 733 av. J.-C. Les Persans nomment parmi ses successeurs : Kai-Kaous (Astyage) ; Kaikosrou (Cyrus), 636; Lohrasp (Cambyse) , 530; Gouchtasp (Darius , fils d'Hystaspe), 521; Xercès, 486; Ardechir-Diraz-Dest ( Artaxercés-Longuemain) , 471; Xercès II , Sogdian et Darab parius Nothus), 424; Artaxercès-Mnémon, 404; Artaxercés Ochus, 362; Arsès, 338: Darab II (Darius Codoman). 336, détrôné par Alexandre en 331. et en qui finit ladynastie.

KAID. V, caïn. |

KAIEM-BIAMRILLAH, calife abbasside, fils de Kader-BtUah, régna de 1031 à 1075. AtUqué par Mostanser, calife fatimite , il se vit contraint a'abandonner Bagdad, mais il y fut rétabli par le sultan du Xhoraçan, Togrul-Beg, dont il avait imploré l'assistance (1055); il paya ce service par un entier asservissement aux volontés de Toffrul-Beg et de ses successeurs, Alp-Arslan et Mélik-chah.

KAIFFA. Y, CAÏFA.

KAI-KAOUS, roi persan de la dynastie des Kalaniens, le même qu'Astyage. V. asttage etKAlANiiNs.

KAl-KOBAD, premier prince des Kaïaniens, le même que Déjocès. V. déjugés et kaUmibns.

KAIMES ou KAMES (lord). F. home.

KAINABDJl (koutchouk-), V. de la Turauie d'Europe (Bulgarie), à 70 k. S. de Silistrie, célèbre par le traité qu'y signèrent en 1774 Abdoul-Hamid et Catherine II : ce traité donnait à la Russie le pays entre le Dniepr et le Bog, lui ouvrait la mer Noire, et assurait l'indépendance aux Tartares de la Crimée et du Kouban. La Porte s'engageait en outre à protéger dans ses Etats la religion chrétienne. La Russie s'appuyant sur cet article , voulut s'arroger à Constantinople un droit de surveillance qui a donné lieu à la guerre d'Orient.

KAIOMARTS , nom du premier homme dans la mythologie du Zend-Avesta. V, PicBDAniENS.

KAIOUK, 3* grand khan des Mongols, petit-fils de Gengis-Khan et fils d'Oktai, né vers 1205, m. en 1248, vécut longtemps en Hongrie; mais, après la mort de son père , qui avait étendu sa domination dans TAsie centrale et l'empire chinois, il revint en Asie (1246). Son neveu, encore mineur, avait succédé à Oktal; il se fit donner la régence et bientôt après la couronne. Kaiouk acheva la conquête de la Chine commencée par Oktaî; mais la mort vint Tarrèter subitement au milieu de ses victoires. Les Chinois lui donnent le nom de Ting-Tsoung.

KAIR-EDDYN. F. barberousse.

KAÏROUAN ou kairwan , v. forte de l'Etat de Tunis, à 130 kiL S. E. de Tunis; de 12 à 15000 h. Citernes; plusieurs mosquées, dont une, la grande mosquée, attire beaucoup de pèlerins. Kaïrouan est pour les Musulmans une ville sainte. Elle est aussi importante au point de vue commercial : elle est TentrepAt du commerce avec l'intérieur de l'Afrique. Dattes; cuirs, maroquin. — Kaïrouan fut fondée en 675 par Okbah, général arabe ; elle devint bientôt la capit. d'une principauté qui fut d'abord soumise aux califes, puis appartint successivement aux Aglabites (780), aux Fatimites (909), aux Zéirites (972) et enfin aux Almohades du Maroc (1150). Lors de la décadence de cette dynastie au xiii* siècle, Kaïrouan passa sous la domination des princes de Tunis, et au^. encore cette ville est tributaire du pacha de Tunis.

KAISAKS ou KIRGHIZ. V. kirghiz.

KAISARIEH, Ctr«ar«a, v. de la Turquie d'Asie (Caramanie), à 220 kil. N. £. de Konieh; 75000 hab.; ch.-I. de livah. Murs, tours; évêché arménien, évôché et collège grec. Maroquin , étofTes de soie et de coton. C'est Tanc. Césarée de CapfHidoce ou Maiaca. Prise et dépeuplée par Sapor, roi de Perse, sous le règne de Valérien : elle avait a]ors,dit'On,4000ÛO h. <— Ville de Syrie (Acre) , à 95 kil. N. 0. de Jérusalem (auj. en ruines et presque abandonnée). C'est Tanc. Césarée de Straton ou de Drusus. VÀ\o fut surtout célèbre au temps des croisades. F. cËSARâB.

KAISERSBERG, bourg de France, ch.-l. de caut. (Ht-Rhin), à 15 kil. N. 0. de Cohnar, sur la Weiss; 3383 hab. Toiles et fils de coton: excellents vins. Patrie du réformateur Mathias Zeliet de Joseph Lange. — Fondée par l'emp. Frédéric Barberousse, elle fut ville libre et impériale dès son origine. Avec Munster et Turkheim elle formait ce qu'on nommait la dpastie de Kaisersberg, dépendante de la préfecture dllaguenau. Elle fut cédée à la France en 1648.

KAISERSLAUTERN, v. de la Bavière Rhénane, ch.-l. de district, près de la Lautern, à 49 k. N. 0. d«

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