KENT
de MareDgo (où il décida la yictolre), d'Austerlitz, de Vimeiro, de Bautzen et de Waterloo. Il était général de division en 1814, et f\it fait pair pendant les Gent-Jours. Exclu de la Chambre par Louis XVIIl, il n'y rentra qu*en 1830.
gKi.i.HKiiff, T. de Bavière (Hte-Baviére), à 17 kil. S. 0. de Ratisbonne, sur le canal Louis, au conil. de TAltmuhl et du Danube: 2600 hab. Entrepôt du commerce entre le Rhin et le Danube. Le duc Louis de Bavière fut assassiné sur le pont de cette ville en 1 231 .
KELSO, V. d'Ecosse (RoxburffhK à 13 kil. E. de Jedburgh, sur la Tweed: 6200 hab. Joli hôtel de ville; belle église. Ruines d'une ancienne abbaye, fondée en 1128 par David L
KÉLYOUB , V. de la Basse-Egypte, ch.-l. d'une prov. de même nom, à 16 kiL N. du Caire , sur le chemin de fer d'Alexandrie au Caire.
KEMBLB ( J. Phil.), acteur anglais, né en 1757, à Prescot (Lancastre), m. en 1823, fibdu directeur du théâtre de Worcester, débuta en 1782 sur le théâtre de Dublin, puis vint à Londres en 1783 sur le théâtre de Drury-Lane, dont il prit lui-même la direction en 1788, et auitta la scène en 1817. Il eut un succès prodigieux dans la tragédie; Hamlet était son triomphe. Il a arrangé pour la scène plusieurs anciennes pièces, et a laissé lui-môme quelques cubages dramatiques. — Son frère Charles, 1775-1854, acteur et auteur comme lui, obtint de longs et éclatants succès à Drury-Lane, àHeymarket, àCovent- Garden et fut le rival de Kean et de Macready. Il composa quelques pièces qui restèrent. — J. Mitchell K. , nls de ce dernier, 1807-57, s'est distingué par ses recherches sur les origines de la langue anglaise. On lui doit : First hùtory of etiglûk language, Londres, 1834, et une édit du poème anglo-eazon de Beawulfy 1837.
KÉllENI(Jean). fut,grftce à l'appui de l'emp. d'Autriche Léopold I^ élu vers 1660 waivode de Transylvanie parla diète du fyays et opposé à Michel Abaffi. 11 périt dans une bataille contre les Turcs en 1662.
KElfPELEN (woLFOANO, baron de), mécaoïicien hongrois, né à Presbourgen 1734, m. en 1804, composa des chefs-d'œuvre de mécanique dignes d^ rivaliser avec ceux de Vaucanson : u montra à Paris en 1784 un automate qui exécutait toutes leacombinaisons du jeu d'échecs de manière à gagner presque constamment, et un autre qui articulait quelques paroles. Il livra le secret de ce dernier dans un écrit mtitulé : le Mécanisme de la parole, suivi de la Description d^une machine partofi(e. Vienne, 1791 . 11 composa aussi quelques Poésies, Kempelen était référendaire de la chancellerie hongroise à Vienne , et directeur des salines de Hongrie.
KEMPEN, V. des Etats prussiens (Prov. Rhénane), à 50 kil. S. de Clèves; 4300 hab. Toiles, rubans, eau-de-vie, bière. Cette ville fit jadis partie du diocèse de Cologne, puis de la prov. de Clèves-«t-Berg. Patrie de Thomas A Kempis. Les Français la prirent en 1642, après une victoire de Guébriant, et en 1648. Ils battirent les alliés près de là en 1760.
KEMPER (J . MeJcb ior), j urisconsulte d'Amsterdam , 1776-1821 , enseigna le droit civil et le droit naturel successivement à Harderwyck (1799) , à Amsterdam (1806), à Leyde (1809), devint en 1813 recteur de l'université oîa cette dernière ville; se montra l'adversaire décidé de l'influence française en Hollande et fut, après le départ des Français, comblé de récompenses par le nouveau gouvernement. H prit une part active a l'organisation des universités et des collèges en Hollande, rédigea le projet de code civil pour le nouveau royaume, et fut député aux Etats généraux en 1817. On a de lui : De Jure natura immu^ tabilietxtemOf Harderwyck, 1799; DePopulorum legibusy increscentis tel decrescentis humanitatis indiciis . Amst. 1806, etc.
KEMPTBN, Cambodunum, v. de Bavière (Souabe), à lOI kil. S. 0. de Munich: 9000 hab. Divisée en 2 pnrUes. U Stilstadt ou Ste-Hildiegarde, sur la montJi-
gne, et l'anc. v. impériale, dans la vallée, avec un château. Gymnase, etc. Cotonnades , toiles ; corn* merce de transit. Chemin de fer pour Augsbourg.
KENDAL ou kirkby-in-K£ndal, v. d'Angleterre ( Westmoreland), à 35 kil. N. de Lancastre ; 1 6 500 hab. Etablissements d'instruction, musées. Maison de correction. Marché aux grains. Tissus de coton, lainages, flanelles, serges. Canal de Kendal à Lancastre.
KÉNEH, V. de la Hte-Egypte, ch.-l. d'une prov. de même nom, sur le Nil, r. dr., à 580 kil. S. E. du Caire; 5000 h. Bazars ; jarres pour clarifier l'eau. Entrepôt du commerce entre Le Caire et Djedda ; rendezvous des pèlerins qui vont à La Mecquepar Cosséir.
KENHAWA , nom de 2 rivières des Etats-Unis : la Great-Kenhawa, qui sort des monts Allegany (Caroline du N.) , arrose la Virginie, et se jette dans TOhio à Point-Pleasant, après un cours de 450 kil. ; la Littie-Kenhawa , qui arrose aussi la Virginie, et se jette dans l'Ohio à Parkersburg : l.SO kil. de cours.
KÉNLA, haute mont. d'Afrique, située presque sous l'Equateur et par 30" long. E. , est une de celles où l'on place la source de la branche principale du Nil, le Nil blanc. De son versant oriental sortent la Dana et le Sobaki qui se rendent dans la mer des Indes.
KENILWORTH,, v. d'Angleterre (Warwick), à 7 kil. N. 0. de Warwick; 3650 hab. Ruines d'un beau château, bâti sous Henri I^ donné par Elisabeth au comte de Leicester et détruit sous Cromwell. Ce château a été immortalisé par Walter Scott.
KENNEBEK, riv. des Etats-Unis (Maine), sort du lac de Moose-Head , passe à Bath et à Augusta et tombe dans l'Océan, après 220 kil. de cours.
KENNETH, nom de 3 rois d'Ecosse, dont le 1*' régna de 604 à 605; —le 2' de 833 à 857 : il battit les Pietés et les Anglais et régna le premier sur toute l'Ecosse ; -~ le 3* de 976 à 984 : il combattit les Danois avec succès: on lui attribue le 1"' code de lois qui ait été rédigé en Ecosse.
KENNICOTT (benjamin), théologien anglais, né en 1718, dans le comté de Devon, m. en 1783, fut successivement professeur au collège d'Exeter, conservateur de la bibliothètjue de Radcliffe, chanoine de l'église du Christ et ministre de Gulham , dans le comté d'Oxford. On lui doit une magnifique édition de la Biblia hebra^icaj 2 vol. in-fol., 1776 et 1780, faite sur tous les manuscrits hébreux , chaldalaues et samaritains connus alors, et aux frais de laquelle tous les princes de l'Europe s'empressèrent de contribuer. U compulsa lui-même plus de 250 manuscrits, et en fit compulser environ 350 par les plus habiles hébralsants de l'époque.
KENSINGTDN, paroisse d'Angleterre (Middlesex), à l'O. de Londres, dont elle forme un des faubourgs ; 25000 hab. Beau château royal, avec galerie de tableaux et vaste parc servant de promenade aux habitants de Londres; maisons de campagne, entre autres Holland-House, où mourut Addison.
KBNSiMGTON , fuibourg de Philadelphie , qui ne compte pas moins de 48000 h. F. pmLADBLPHis.
KENT, Cantium, comté d'Angleterre, au S. E., a pour bornes au N. h Tamise, à l'E. la mer du Noiti, au S. E. le Pas-dfr^ais et à l'O. le comté de Sorrey : 105 kil. sur 44; 600000 h. V. princip., Maidstone. Cantorbéry, Douvres, Rochester, Greenwich, etc. Sol varié : marais près de la Tamise; vallées et collines au centre; bois au sud. Peu d'industrie.
KENT (Roy. de), le plus ancien des roy. de l'Heptarchie saxonne ( V, ce nom) , fut fondé en 455 par le Saxon Hengist dans l'anc. Cantium. Cantorbéry en était la capitale. Il comprenait, outre le comté actuel de Kent, ceux de Norfolk, Suffolk,Essex, Middlesex, etc. La fondation du roy. d'Essex en 526 le diminua beaucoup: cependant il conserva jusqu'à la mort d'Ethelbert (615) la supériorité sur les 3 autres roy. saxons (Essex , Wessex , Sussex) ; les rois de Wessex, Cenwall et Cedwalla le soumirent à leur suprématie de 645 à 687 ; en 773 , il passa au pouvoir du roi de Mercie, Offa; enfin eu 82d, Baldred, dernier roi de Kent,
KÉPL
KËKE
fût détrôné par le roi de Wessex Egbert, qui réunit toute l'Heptarchie en un seul royaume.
KKNT (Ed. Aug., due de), 4* fils de Oeorgee III, né en 1767, m. en 1820, fut chargé de divers commandements en Amérique et en Espagne, etsesi* gnala par une telle sévérité qu'il excita une émeute et qu'on fut obligé de le rappeler (1800). Il épousa en 1818 une fille du duc de Saxe-Gobourg et eut d'elle la princesse Victoria, qui régne auj. sur l'Angleterre.
KENT (William), peintre et architecte, né dans le Yorkshire en 1685, m. en 1748, est regardé comme l'inventeur des jardmt anglaU.
KfiNTUGKY, riv. des ËUts-Unis, formée de plusieurs cours d'eau qui descendent des monts Cumberland, arrose l'État auquel elle donne son nom, passe à Frankfort et tombe dans l'Ohio, par la r. g., k Port- William, après un cours de 400 ail.
KENTUCKY, un des États-Unis de l'Amérique du N. , entre ceux d'Ohio, Indiana, Illinois, Missouri, Tennessee et Virginie-, 650 kil. sur 250: 1 036 857 hab. (dont 22 000 esclaves); ch.4. Frankfort; autres viUes princip., Lexinffton et Louisville. Peu a'inégalité de terrain. Climat délicieux ( pays fertile (grains, arbres forestitfs, tabac). Sources salées. Industrie très-développée; 14 chemins de fer. ^ James Macbridge explora le premier le Kentucky en 1754. J. Finlav et Daniel Boone le TÎsitèrent ensuite et essayèrent de s'y établir , malgré la résistance des Indiens. Ce ne fut qu'en 1790 que les indigènes cédèrent la place aux colons européens (alors au nombre de 78 677 kaes). Le Kentuckv, jusqu'alors compris dans l'fiiat de Virginie, fut oès cette époque déclaré indépendant; il ne fut admis dans l'Union comme EUX qu en 1792.
KBOKUK, %, des fitais-Unis (lowa). sur le Haut- Mississipi, à 165 kil. S. de lowa; 15 000 hab. École de médecine et autres écoles; hôpitaux. Port trèscommerçant, point de départ de la navigation à vapeur du Mississipi; chemins de fer.
KfiPUR (Jean), célèbre astronome, né en 1571 près de Weil (Wurtemberg), m. àRatisbonne en 1630, d'une famille noble, mais pauvre, étudiali l'ubingue, et fut nommé en 1 594 professeur ae mathématiques à Grsstz eo Styrie. S'étant lié avec Tycho>Brahé. il alla en 1600 se fixer auprès de lui en Bohème afin de faire ensemble des observations astronomiques, et obtint de Rodolphe le titre de mathématicien dereiapereur avec un traitement de 1500 fionns, qui lut furent toujours fort mal payés* Il fut ensuite professeur à Linx. Kepler établit sur des bases solides le système de Copernic : il eut la gloire de découvrir les fois sur lesquelles repose l'astronomie moderne, savoir : 1*> que les carrés des temps des révolutions planétaires sont proportionnels aux cubes des grands axes ; 4* que les orbites planétaires sont des eJli«wes dont le soleil occupe un des foyers : 8"* que le temps employé par une planète à décrire une portion de son ornite est proportionnel à la surface de Taire décrite pendant ce temps par son rayon vecteur. Ce fut en 1618^ après 22 ans de recherches assidues, çu'il fit ces découvertes. Il reconnut aussi la généralité de la loi de l'attraction , la rotation ilu soleil; devina l'existence de planètes inconnues de son temps, calcula les latitudes et les longitudes avec ))lus de précision qu'on ne l'avait fait , annonça le passage ae Mercure et de Vénus sur le disque du soleil pour 1631 , perfectionna les lunettes, diesHS une table (le logarithmes, etc. Il esta regretter que Kepler ait môle à ses grandes découvertes des idées mystiques ut une foule d'hypothèses insoutenables. Ses principaux ouvrages sont : Fradramus uu ^iier^m «osmagraphieum, Tubingue, 1596; Aittowmia nova ttu Phytioa tœUstu^ Prague, 1609, le plus important de tous: Marmonia mundi, Linz, 1610; AgPronotnia novOy iive Phyiica VunarU , Prague, 1634. Il a aussi rédigé, en partie avec Tyeho-Brahé, les tables astronomiaues dites Tabul» Rudolphinm. Ses OSi$wes complètes ont été publiées par Chr. Frisch, Francfort, 1858 et ann. soiv. , 8 vol. gr. 8. Sa Kie a été écrite en latin par Hansob* Leips., 1718, et en ail. ,
par Breitscnwart, 1831. Arago lui a consaciiè une excellente notice.
KEPPEL (Arn. J. van), comte d'Aibemarle. né dans laGueldre en 1669, mort en 1718, fut la favori de Guillaume III, qui le combla d'honneurs. Après la mort de 00 roi , U devint général des troupes Aoliandaises, et combattit les i<Yançais dans les dnniéres guerres du règne de Louis XIV. U fut battu «t &it prisonnier à Ûenain, en 1712.
KÉRAH ou XBRZA, Choatpêi ou Gyndèt, riv. de Perse, natt dans le Kourdistan septent., coule 600k au S. , et grossit le Ghat-el-Arab à 32 k. sous Coma
KËÎtALIO (L. Félix ODTNBifENT de) « littérateur français, né à Rennes en 1731, m. en 1793, suivit d'abord la profession des armes, jprit sa retraite avec le grade de major, se fixa k Pans où il se fit honorablement connaître par ses écrits , fut nommé en 1769 prof, à l'ficola mihtaire et fut élu en 1780 membre de l'Académie des inscriptions. On a de lui une traduction abrégée du Voyagé de Gnulin sn Sibérie, Parie, 1767; V Histoire de la guerre des Turcs et des Bustes (1136- 39), 1777; l'iirûtoe're de la guerre (de 1759) enire la Bussie et la Turquie, 1773. Il a travaillé taJ9umal des SamfUs de 1785 à 1792 au Mercure noliofuit, etc.
— Son frère aîné , dit Kéralio du Ittarsmfpourf, parce
Î[u'il habita longtemps le Petit Luxembourg à Paris, ut choisi en 1756 pour étregouvemeur de l'infant don Ferdinand, duc de Parme, et fit, conjointement avec Gondillac, l'éducation de ce jeune prioce. U était hahile mathématicien et savait presqua toutes les langues de l'Europe. 11 m. en 1 805, âgé de près de 90 ans.
— Marie Françoise Abeille , femme de L. Félix £., née à Rennes, morte au commencemeut du zn* siècle, a traduit de l'anglais les Fables de Guy, 1759, et a donné les Succès d^un Fat, 1762; les Visites, 1772.
— Sa fille, L. Félicité, dame Robert, née à Paris en 1758, m. à Bruxelles en 1821 , a publié une Histoire d'Elisabeth; une CoUeotion d*ouvrages français composas par des femmes, 14 v. in-8 , 1786-89, plusieurs romans et des traductions de l'anglais.
KËRATRY (Aug., comte de), homme politique ei écrivain, né en 1769 à Rennes, mort en 1859, était fils d'un gentilhomme breton. Il adopta les idées de réforme, n'en fut pas moins emprisonné à Nantes par Carrier et ne dut la vie qu'aux instantes réclamations de ses compatriotes; fut élu député du Finistère en 1818, prit rang parmi les défenseurs des idées libérales, combattît le ministère dans le Courrier franfais, doht il était l'un des fondateurs, lut poursuivi^ mais acquitté, prit part aux actes d'oppositioB qui amenèrent la révolution de juillet (1830); fut, après cette révolution, appelé au Conseil d'£tat,puis éler^à la pairie ; se dteiit en 1 848 des fonctions ae conseiller d'fitat, rùt élu en 1849 membre de l'Assemblée législative, la présida comme doyen d'âge et se prononça énergiquement contre les démagogues. Il avait pubDé dès 1791 un recueil de Conter et iduUes; d donna depuis des romans de moeurs, auj. oiuiliés, et des ouvrages de philosophie qui Turent remarqués : De V existence de Dieu et de rimmortaliîé de VàmCi 1815; Inductions mortUet et philosophiques ^ 1817; Du Beau dans les Arts d'tmtCaCton, 1822.
ILKRBELA. F. UESOilED-BOSSBIN.
KKRBOOA, prince de Mossoul, fut envoyé en 10S¥! par le sultan de Perse Barkiaroc contre les Crci*és, les assiégea dans Antioche avec une armée fonsùJable, mais y fut complètement battu et mourut la même année. ~- Un autre K., chef tartar», envatiH et ravagea la Palestine, mais Ait hattu ot taé à Tib6riade en 1260.
KISRCOLANott foxx>ua, île de la Halaisie, laplixs grande de l'archipel Salibabo; 140 kU. de tour. Les Hollandais l'ont occupée un instant vers 177S.
K£REK, Cha/rae^obOy v. de Syrie (Damas), à 65 k. S. E. de Jérusalem. Ëvôché grec. Résidence d^nn cheik dont le territoire correspond en partie à Taoc pays des lloabites. CommeDcedebestiaux, riz et tabbc
KlbLiSOUN, Ceroêus, v. de la Turquie d'A«ie (Tr6-
KBRS
KKXH
bizonde), sur la mer Noire , àlOOkil. deTrôbizondei 7 00 maisons. Chantiers de construotion. V, cinASONTS.
KBHGUfiLSN (Yves Joseph de) , vioe-amiral . né à Ouimper en 1746» m. en 1797, lut ehargé do divers voyage d'exploration, parcourut en 1771 les régions australes, et y découvrit en 1772 Tlle qu^on appelle de son nom Ttrre de Kerguêlen. Àcousé à son retour d'avoir abandonné une embarcation, il fut quelque temps enfermé au ch&teau de Saumur. On a do lui : Feyoflw doMs la mer du Nordf Paris, 1771 ; Voya^ donê les mers mutralet et dee Indes, 1782^ Metutton des évéï^emênis de la guerre maritiiM ds 1778 entre la France et VAnâleterre^ 1796.
KSBftUELElf CTerre de) , Ile de la mer des Indes, par 67* 10* long. E., 49* 20' lat. S. : l60 kil. sur 80. Elle est stérile et couverte de glaoes. Découverte en 1773 par Kerguelen; visitée en 1776 parCookqui lui donna le nom d'Ile de la Désolation»
KËRIM-KHAN, souverain de la Perse au xvui* s. , était fils d'un obef de partisans. Il servit d'abord dans l'armée de Nadir, gouverna dès 1750 sous le nom du faible Ismaèl, le déposa en 1761 > mais ne prit point le titre de ehak(roï)t et se contenta de celui d^waktl (gouverneur). Il se fit chérir par la justice et la sagesse de son gouvernement; fit Ûeurir les arts et le oommeroe et embellit Ghyra^ Il mourut en 1770»
KERKA ou TiziOt Titius^ riv. ae la Dalmatie, coule au S. 0., passe k Sébénico et se Jette dans TAdriati' que : cours 60 kil. ^ Riv. de Perse. V. xérah.
KERKSNL Cereina^ tle de l'JStat de tunis, dans le golfe de Gabis» près de la o6ie; contient 7 villages.
KERKlSlEH^UedelaTureuie d'Asie (Diarbékir), au confluent du Khabour etde rSuphrate. F. ciacKSiuic.
KERKOUK, Corcura^ v. de la Turquie d' A&ie (Kourdistan), à 115 kil. N. 0. de Chehiezour, sur une hauteur; 13 000 bah» On prétend y conserver la tombeau de Daniel. Commerce de farine avec Bagdad et Basaora. Aux environs se voit la source de bitume qui a servi à la oonstruction des murs de Babylone. Victoire des Turcs sur les Persans, 1733. Cette ville fut prise par Nadir^Chab en 1741.
££RLON, il. d'Asie. F. amour.
KERUAN, Cafmaniaf prov. d'Asie, dans la région persique, entre le Koubistanau N. . le Sedjistaaet le Mékran à l'Ë., le golfe Persique et la mer d'Oman au S. : 660 kil. sur 600 ; 600 000 hab. Villes principales, Karman et Ormuz. Montagnes ; peu de sources^ immense désert au nord et (uns le centre. Blé, raisins, dattes en abondance; quantité de moutons. Grand commerce de laine; faoriques de ohâles de poil de chameau et de poil de chèvres. — Le Karman forma de 1062 à 1187 un £tat seldjouoide, qui fut détruit par les Salgouriens. La partie occidentale appartient auj. à la Perse; les cétes à l'iman de Mascate; le reste est partagé entre desch^ indépendants.
KBRMAïf ou suMàS^t Co^mana, v. de Perse, oapit* du Kerman, à 680 kiL S. £. d'Ispahan: 30000 hab. Vaste enceinte, ruines. Bazar. Beaux cnéles, armes à feu, tapis* Commerce avec l'Hindoustan, l'Hérat, la Boukharie« — Cette v.. jadis très -importante et très-peuplée, a été ruinée à la fin du xviu* siècle. Mohammed-Khan la prit et la pilla en 1794*
KSRMAlf CHAH ou KARAMf IN , ▼. forte de la Perse. ch.4. duKourdisUn, à 376 kil. S. 0. de Téhéran; 30 000 bab. Citadelïe. Mi^ulàetures drames. Aux env. y sur le mont Bisountoun^ est oa fameux monument dit le IVdflie de Bauetam, portant une insoription cunéiforme attribuée A Darius, fils d'Hysta^>e* — Fondée, dit-on, par le fils de Chahpoiir (Sapor) II. Nadir-Chah la prit en 1730 et la fortifia.
KEIUIY* comté d'Irlande (Munster), entre l'Ooéan à ro. et au Sm les comtés de Limeriok et de Cork à l'Ë.» k comté de Clare au N. ; 106 kîL sur khi 310 000 hab., presque tous catholiques; eh.-L, Trab». Pays montagneux. Usines à fer, sources minérales. Agriculture arriérée.-»LordLansdown«est comte de&erry. KEKSAINT (le comte LIGHAT de), né à Paris en 1741, dfune CamJiLe noble de Bretagne, était capi-
taine de vaisseau quand la Révolution éclata, et s'était fait un nom comme marin en pénétrant dans la rivière de Surinam, et en enlevant aux Anglais Deroerary, EssequeboetBerbice. Député à l'Assemblée législative et à la Convention, il s'unit aux Girondins, fit décréter la formation de la Légion des Àllobroges et du comité de sûreté générale qui devint bientôt le Comilé de Saint public^ Lors du jugement de Louis XVl, il vota l'appel au peuple; quana la peine de mort eut été prononcée, ildonnasaaémission ;mais il ne tarda Dasaétre découvert, et périt sur l'échafaud (1793). — Sa fille, Claire de tersaint, duohesse de Duras, est connue par quelques écrits. F. duras.
lUSRTCH, Paniicapée ou Bospore. v. de la Russie d'Europe, en (^mée, à SOklL N. Ë.deCatfa, sur le détroit de Éertch ou d'iénikaleb* ; 20 000 hab. Beau port, construit sous Temp. Alexandre I. Citadelle; église grecque.(^mmerce de sel, de caviar, de peaux de moutons d*Astraoan, de chevaux de Perse, de pelleteries; étain, cire, miel, fruits secs, etc. — Les Milésiens fondèrent, dit-on, cette viilâ au vx* siècle av. J.-C. Elle devint au v* s. av. Jé-C. la capit. du roy. de Bosphore : elle avait alors 100 000 hab. Mithridate, poursuivi par les Romains^ s^y enferma et
Mahomet 11 la prit aux Génois 6n 1476; les tiircsla cédèrent à la Russie en 1774. Elle a été occuj^e en 18S5 par Tarmée an^lo-française*
KBSAOCJAK, territoire montagneux de Syrie, dans le S. de l'evalet de Beyrouth, esi habité par les Maronites et les Druses. Les Druses y commisent en 1860 d'horribles massacres sut les Chrétiens.
KESSELBORF, vge du roy. de Saxe (Misnie), k9 kil. 0. de Dresde; 350 hab. Les Saxons y furent défaits par les Prussiens en 1745.
KESWICK, V. d'Angleterre (Cumberland), sur ht rive N. du lac de t>erwent-Water, & 31 kil. de Fenrith: 3150 hab. Environs délicieux^
KESZTHELT, v. de Hongrie (Szalad), sur le lac Balaton, à 60 kâ. S. 0, de Vesprim; 8000 hab. Château; haras^ bergeries» Sources thermales et marbres.
KETBGûHA, sultan d'figypte,Monffol de naissance, avait d'abord été esclave du sultan Kôlaoun. Chargé, après la mort de KalilAschraf (l!293), de la garde de Naser-Mohammed, héritier du trône, ils'empara du sceptre pour lui-même (1Î94). "En l^w, un chef d^ Mamelouks, Lac^in, le força d'abdiquer et de s'enfuir à Damas.
KËTCH-HISSàR, fyana? v. àslh Turquie d'Asie (CaramanK à 130 kiL S. ô. de Éaisarieh. Fabrique considéraoïe de poudre à tirer. Aqueduc en granit.
KETEL (Corneille), peintre hollandais, né en 1548 à Gouda, m. en 1610, séjourna en ï*rance, en Angleterre et en Hollande, et fit une foule de tableaux et de portraits estimés. Il peignait avec les doigts de la mam et des pieds, aussi bien qu'avec des pinceaux.
KETÊLAÉH (Nicolas) , imprimeur, est, avec son associé Gérard de Leempt,^le plus ancien d^» imprimeurs Hollandais. Ils vivaient A Uirecht à la fin du XV* siècle. On leur doit la première édition de VHistO' ria schoî(utica super Novum Teslarmntum, 1 473 , infol. On leur attribue l'édition prineeps de VHistoria ecctesiasticad'lEujskhef 1474« in-fol.: Àîexandri magni liber de prœliis , in-fol.^ et Thmèx À Ëempis opéra f Jn-fol, que l'on croit maprimé ea.l474.
KBTTLEft (Gothàrd). le demiet grand maître des Chevaliers teutoniques de Livooie^ embrassa le Luthéranisme, ei céda en 1561 les droits de son ordre s^r la Livonie à Sigismond Auguste, roi de Pologne; il reçut en échange le titre de duc de Courlande et de Sémigalle, mais A la condition de falrfr hommage aux rois de Pologne. II mourui en 1587.
KEW, vge d'Angleterre (Surrey), à lOkil. 0. de Londres, sur la Tamise, r. dr.^ 1000 hab. Ûhàteau royal, avec observatoire et grand jardin bolanique. KliXliOLM, ou iLO^£i«-6oaon, bourg d^ U Russie
KHâR
KHIA
d'Europe (Finlande), à 80 kil. N. K. de Viborg, sur une île du lac Ladoga; 500 hab. Château fort. — Fondée en 1295 par les Suédois, cette v. fit longtemps partie de la Garéiie suédoise; eile fut cédée à la Russie en 1598. Les Suédois la reprirent en 1611: mais Pierre le Grand s'en empara de nouveau en 1710.
KEZANLIK, V. de la Turquie d'Europe (Roumélie) . dans le sandiak de Sophia, au pied du Balkan , à 100 k. N. 0. d'Andrinople; 12 000 h. Essence de roses.
KHABOUR, nom de 2 riv. de la Turquie d'Asie : 1* Pane. ChaboraSf oui prend sa source dans le N. E. du pachalik de Réha et tombe dans l'Euphrate, près de Kerkisieh : cours, 380 kU.; — 2* Tanc. NicevhoritUf qui sort du pachalik de Van, entre dans celui de Diarbékir , et grossit le Tigre : cours. 400 k.
KHAÏBAR , V. d'An3>ie (Nedjod) , à 190 kil. N. E. de M édine. Assiégée et prise par Mahomet en 627.
KHAI-FOUNG , v. de Chine (Ho-nan), à 530 kil. S. 0. de Pékin; 200 000 hab. Elle est située sur la r. dr. du Hoang-ho, mais au-dessous du nWeau du fleuve, et serait inondée sans les digues qui la défendent. En 1642, elle perdit 300000 hab. dans un siège où les digues furent percées. On y trouve des Juifs qui y sont établis de temps immémorial.
KHAI-SANG. 6* empereur chinois de la dynastie des Mongols, né en 1281 , succéda en 1308 à Tamerlan, son oncle. Il régna avec gloire jusqu'en 1311 ,
{>rotégea les lettres et réunit en un seul code les ois de ses prédécesseurs.
KHALED , un des plus courageux généraux de Mahomet, avait d'abord pris parti contre lui et avait contribué au gain de la bataille d'Ohod, où les Mecquois battirent le prophète. Il embrassa cependant la nouvelle religion la 8« année de l'hégire (630), et eut, par ses exploits, la plus grande part à la co)i-
auéte de la Syrie. Il reçut de Mahomet le surnom *Epée de Dieu, Il mourut en 642.
KHALKA, riv. de Russie (lékaterinoslav) , tombe dans le Dnieper, près de son emb. Les Mongols y remportèrent sur les Russes une grande victoire en 1223.
KHALKAS , nation mongole, qui habite dans la partie sept, de l'empire chinois, entre la Sibérie au N., le Héloung-kianff à l'E., la Charra- Mongolie au S. et la Dzoungarie à To. Leur v. princip. est Ourgaou Kouren. Les Khalkas sont un peuple nomade et pasteur, qui fut jadis nombreux et puissant; ils furent extrêmement affaiblis au xvm* siècle par les guerres qu'ils eurent à soutenir contre les fïeuthes.
KHAMÊFIS, c.-à-d. Garaient de PÉgypte, dieux suprêmes de TEgypte, formaient une tnnité. Leurs noms sont Knef. Fta, Fré. F. ces noms.
KHAN, c-à-d. eeigneuT, titre que prennent les chefs des peuples tartares. Presque toujours ce mot s'ajoute à la suite du nom du souverain : Gengiskhan , Mohammed-khan. Quelques-uns de ces khans étendirent au moyen ftge leur domination sur une grande partie de rAsie. Auj. la plupart ne sont plus
2ue de simples gouverneurs de provinces ou des ofciers à la soUfe de la Russie et de la Perse. Les seuls khans indépendants qui subsistent encore habitent dans le Turkestan et le pays des Kirghiz; les princinaux sont les khans de Boukhara, de Khi va, de Balk. Au moyen â^e, on connaît surtout les khans des Avares, de Kaptchack, de Kazan, d'Astracan, de Crimée, etc. (V. ces noms). ~ Les Turcs désignent ainsi sous le ttom de khan leurs caravansérails.
KHARBOUT (Eyalet de), gouvt de la Turquie d'Asie, entre ceux de Trébizonde, d'Adana, d'Alep et de Diarbékir, a pour ch.-l. Kharbout ou Carôout (à 100 k. N. O. de Diarbékir). Il contient un haut plateau formé par le Taurus et est arrosé par l'Euphtate. Il répond à VÂrménie 2* des Romains, à partie de VArménie 1", à la Sophène et à la Comagène.
KHABIZM ou KH0VÂIIE8M, Tanc. pays des Charasmteiw, région du Turkesun occid., au S. de la mer d'Aral, sur les deux rives du Djihoun, entre le khanat de Beukhara et la mer Caspienne, contient, entre autres territoires, le khanat de Khiva et le pays des
Turcomans. Il est mêlé de steppes et de districts fertiles. — De 994 à 1231, le Kharizm forma une principauté indépendante, qui fut fondée par un chef tare aux dépens des Samanide^ Les princes du Kharizm envahirent la Perse en 1193, et s'emnarèrent en 11 97 de Samarcand; leur puissance fut détruite par Geogis-khan. Le Kharizm fut quelque temps compris dans l'empire du Kaptchak. Vers 1481, Ilbarsnle- Cheibani le détacha du Kaptchak et en fit de nouveau un Etat indépendant. — Cne dynastie de princes khovaresmiens régna aussi àDelhy oans l'Hinaoustan depuis 1213, après en avoir chassé les Goorides; elle fut remplacée en 1398 par les Patans.
KHARKOV, V. de Russie, ch.-l. du gouvt de son nom. à 1400 kil. S. E. de Pétersbour^; 40 000 hab. £vêcné, tribunaux; université (depuis 1805), établissements scientifiques, école militaire. Commerce de transit. Savon, tanneries et autres industries. Fondée par le czar Alexb en 1650 pour arrêter les Tartares de Crimée. — Le gouvt de Kharkov, dit aussi gouvt det Slobodee dTTkratne, a 380 kiL sur 110, et compte 1 400 000 hab. f. Ukraine.
KHATANGA. riv. de la Russie d'Asie, natt dans le gouvt de Tomsk, coule à l'E., puis au N. E., etse perd dans l'Océan Glacial, après 1000 kil. de cours. KHAZARES, À gathyreet ? peuple scy thique de l'Europe orient. , était placé au v* s. de J.-C. sur les deux rives du Bas- Volga près de la mer Caspienne. S'avançant à ro., ils conquirent sur les Avares (634) la Russie mérid. actuelle jusqu'au Dniepr et à TOka. Leur vaste empire subsista ainsi pendant deux siècles, dudant lesqueb ils furent presque toujours alliés avec les Grecs. D'accord avec Héraclius, ils se jetèrent sur la Perse en 626. C'est chez eux que Justinien II, chassé de ses Etats, alla chercher un refuge : ils le ramenèrent en 715, et plus tard une princesse khazare, mariée à Constantin Copronyme, devint impératrice d'Orient, et valut à son fils, Léon IV, le nom de Léon le Khazare. Hais de 862 à 885. les Varègues leur ravirent des territoires considérâmes ; puis les Petchenègues occupèrent la partie occid. delà Khazarie (882, etc); finalement us ne gardèrent que la Tauride et la Crimée, d'où même ils furent expulsés parSviatopolkl en 1016. Les Khazares avaient adopté le Christianisme en 858; ils se sont depuis convertis au Judaïsme. Leur place principale était Sarkel ou Bielavèche, fondée en 834.
KHAZARIE ou gazarib. Ce nom désigne tantôt tout l'empire des Khazares, tantôt la Crimée seulement, leur dernière possession.
KHERSON, V. forte de la Russie d'Europe, ch.-l. d'un gouvt de même nom, à 1700 kil. S. de Pétersbourg, près de l'emb. du Dniepr dans la mer Noire; 25 000 hab. Quatre quartiers : la Forteresse, l'Amirauté, le faubourg des Grecs, le faubourg des Militaires. Port militaire et commercial; chantiers de construction, arsenal, magasins de vivres, casernes, etc. Commerce de bois de construction. Fondée en 1788 par Potemkin, elle fut ainsi nommée en sou Tenir dMine ville célèbre de l'anc. Tauride, qui est cependant assez éloignée (f. chkrsor). Elle (ut d'abord im^rtante ; mais la construction d'Odessa et l'accroissement de Nikolalef lui ont fait beaucoup de tort. — Le gouvt de Kherson, dit aussi de Nikohîef. a 375 kil. sur 200 et 900 000 hab. Sol en ffénérai peu fertile, sauf à l'O. ; mûriers , vigne, nonibreuz troupeaux de tout genre. Salines. Ce gouvt fut formé en 1 802 de parties du gouvt d'Iékatérinoslav, de la prov. de Kiev et de la steppe d'Otchakov.
KHLAN-LOUNG, empereur de Chine, de la dynastie des Mandchoux, monta sur le trôneen 1736, réprima en 1755 une révolte des Tartares et soumit à sa domination toute la Tartarie jusqu'à la Perse. Se sentant vieux, il abdiqua en 1795 en faveur de son fils. Khian-Loung défendit en 1753 rezeroice de la religion chrétienne dans ses Stats. Ce prince cultivait les lettres avec succès ; il forma une bibliochéque de 600 000 volumes. U avait composé entre autres
KHOP
KIAK
écrits , on Éloge de la ville de Moukdenj que le P. Amiot a traduit en français, Paris, 1770.
KHIMARIOLI (monts), ou della chimera, petite chatne de laTurquied'Ëurope, àPO., s'étend parallèlement au canal d*Otrante, dans le sandjakat de Delvino jusqu'à celui d'Avlone, et se termine parle cap Linguetta. Elle répond aux monts Acroeéraunieru des anciens.
KHIOUNG-TCHEOU, Y. et port de Chine, dans nie d'Halnan, sur la côte N., h 250 kil. S. 0. de Canton; 200 000 hab. Temples nombreux, collèges, bibliothèque. Commerce avec Macao, le Tonauin, la Gochinchme, Singapour, etc.
KHIVA, V. forte du Turkestan, capit. du khanat de Khiva, près du Djihoun, à &60 k. N. E. d'Aster^ ahad; env. 10000 hab. Citadelle, 30 mosquées, medresseh ou collège. Commerce assez actif. Grand marché d'esclaves» — Le khanat s'étend entre la mer d'Aral et les steppes de Kirghiz au N., le Djihoun à l'E. , la Boukharie au S. E. et des déserts stériles et sablonneux à l'Û. et au N. 0. ; 500 000 hab. (Araliens. Karakaipaks, Turcomans et Tartares mahométans, aont 100000 esclaves). Ce khanat est le plus vaste du Turkestan ; mais il ne renferme presque que des déserts. Les habitants commercent par caravanes avec Orenbourg, Astrakhan, la Perse et l'Afehanistan.. — Ce pays faisait autrefois partie du Kharizm (F. ce mot), Pierre le Grand voulut en vain le conquérir. Depuis 1802, le khanat de Khiva s'est beaucoup agrandi sous Mohammed-Rachim et sous son filu Rehman-Kouli-Khan. Ce dernier eut de fréquents démêlés avec les Russes; une expédition envoyée par ceux-ci contre lui en 1840 échoua; plus heureux en 1853, ils prirent Khiva. Un traité conclu en 1854 recula les frontières russes jusqu'aux portesde cette Tille. KHODAVANDKIAB, anc sandjak de la Turquie d'Asie (Anatolie), au S, de la mer de Marmara, avait pour ch.-l. Brousse, et répondait à la partie mérid. de l'anc. Bithynief à la partie occid. de la Phrygie Épictéte et à une petite portion de la Mysie orient.
KHONEND, Alexanària uUima, Alexandretehata? v. du Turkestan, dans le khanat de Khokhan, à 50 kil. N. de Khokhan, sur le Sir-Daria, r. g.; 60 000 hab. Commerce avec les Boukhares et les Russes en soie, brocarts, toiles peintes, etc.
KHOÏ, Artaxata? v. de Perse (Aderba-idjan), à 130 kif. N. 0. deTauris; 25 000 hab. ForUfiéeàlW ropéenne. Industrie et commerce actifs. Chah Ismall fut défait dans les environs de KhoI en 1514 par le sultan Sélim I. La ville moderne ne date que du règne de Kérim-Khan.
KHOKHAir, ou KHOKAND, V. du Turkestan, capit. (lu khanat de Khokhan, à 270 kil. N. E. de Samarrand, non loin du Sir-Daria; 400 mosquées; caravanséraîs ; vaste château et hautes murailles; quelques anciens monuments. Drap, toiles de coton, étoffes de soie, brocarts, etc. Gengis-Khan fit de cette ville sa résidence principale, et Tamerlan y donna, pour le mariage de ses petits-fils, une fête où se trouvèrent réunis 500 ambassadeurs de peuples soumis. — Le kbanat de Khokhan, partie de l'anc. Scyihie en deçà de VlmaûSy est borné au N. par les Kirghiz noirs, au S. par la Boukharie et le khanat de Hissar, à l'E par le Kachgar. 11 a 560 k. sur 200, et 3 000000 d'hab. 11 comprend les territoires de Ferganah, de Tounkat, de Tachkend et de Tarez.
KHOLMOGORY, petite v. de Russie, anc. capit. de la Biarmie ou Permie. F. permie.
KHOICDEMIR (bbn-hoiiambddtn) , historien persan du XV* siècle, fils de Mirkhond, vivait àHérat,et m. vers 1530. Il fut, comme son père, protégé par l'émir Aly-Chyr, qui lui confia la garde d^une bibliothèaue. Il composa deux ouvrages imi>ortants : JChéUuse-al' Akbar (Quintessence de l'histoire^, abrégé chronologique qui va depuis la création jusqu'à l'an 471 , et Habylhal'Séiar (l'ami des biographies), qui s'étend jusqu'à l'an 1523. Ce dernier est le plus estimé. KWOVJSK, hv. de la Russie d'Europe, naît dans
le N. dugouvtde Saratov, traverse ceux de Voronèje et des Cosaques du Don, et tombe dans le Don, r.g. , après un cours de 750 kiL
KHORAÇAN, ou khorassan, Parthiène^ Margiane et partie de l'Aria des anc. , contrée de la Perse , entre le Mazandéran à l'O. ,1e khanat de Balkh à l'E. , celui de Boukhara au N., rlrak-Adiémi et le Sedjistan au S. : 880 kil. sur 450; 1 900000 Aab., Perses, Afghans, Tartares, Uzbeks, Turcomans, peuplades nomades. On distingue : le Khoraçcmpereique, à l'O.; places principales: Hesched, Nichabour, Kélat, Kabouchan ; et le Khoraçan afghan^ dit aussi royaume d"Héra$^ à TE. (F h«rat). Montagnes qui se détachent de l'Hindou- Koh et courent du S. E. au N. E. Déserts immenses, lacs; quelques parties fertiles à l'O., pâturages. Soieries, tissus de coton, superbes tapis, armes à feu et sabres renommés. Mines de turquoises et de rubis. Le Khoraçan est exposé aux incursions des hordes pillardes dû Nord. Ce pays était autrefois une des provinces les plus florissantes de la Perse; mais les incursions continuelles des Tartares l'ont rendu presque désert.
KHORREMABAD, Corbiena^ v. de Perse (Khousistan), ch.-Ldu Louristan, près de la Kerka, à ilOk. S. 0. d'Hamadan. Résidence d'un khan.
KHORSABAD, vge désert de la Turquie d'Asie, à 20 kil. N. E. de Mossoul. M. Ch.Botu, consul de France, y découvrit en 1843 les restes d'un vaste palais couvert de bas-reliefs et d'inscriptions cunéiformes, qui paraît avoir appartenu à rantique Ninive. Une partie de ces précieuses antiquités, dessinées sur place par M. E. Flandin, a été en 1845 transportée en France et déposée au Louvre. F. nimivb.
KHOSREW-PAGHA, né en Circassie vers 1769, m. en 1855, fut d'abord esclave et s'éleva par son mérite aux plus hautes dignités.Gouverneur de TËgypte après le départ des Français (1801), il administra ce pavs jusau'au moment où l'insurrection des MamelouKs soulevés par Méhémet-Ali l'obligea de l'abandonner (1803). Aprèsavoir été successivement capitan -pacha, èouvemeur de Constantinopie, grand séraskier, il fut nommé grand visir et aida puissamment le sultan Mahmoud dans les réformes qu'il projetait Malgré ses revers à la tête des armées et les accusations continuelles de ses ennemis, Khosrew resta en faveur jusqu'à la mort de Mahmoud (1839). Il fut sans cesse •n rivalité et en lutte avec Méhémet-Ali.
KHOSROU. F. GHOSROÈs.
KHOTAIS, V. de Russie. F. kotatis.
KHOTIN, V. de Russie. F. choczim.
ILHOUANS,c.-à-d. frères, nom donné dans l'Afrique du N. aux membres de plusieurs associations secrètes dont l'objet est à la fois politique et religieux. La plupart des soulèvements des indigènes de l'Algérie ont été provoqués par les Khouans.
KHOU-KHOU-NOOR (c.-à-d. lac bleu), lac de l'empire chinois, situé par 37* lat. N. et 96* long. E., a 110 k. sur 45, et est entouré de hautes montagnes d'où sortent le Hoangho, le Thalouen, le Menam- Kong, etc. Il a donné son nom à ces montagnes, ainsi qu'au pays environnant
KHOULM ou KHODLOUM, V. du Turkestan, sur le Khoulm , affluent du Djihoun, à 56 kil. E. de Balkh ; 8000 maisons; 2 châteaux forts. Chevaux.
KHOURREM, c-à-d. favorite, F. ROZiLAZfE.
KHOUSISTAN, Sutiane et pays voisins, prov. de la Perse occidentale, entre le Kourdistan au N., l'irak- Adjémiau N. £., le Fars à l'E., le golfe Persique au S., l'eyalet de Bagdad à l'O. ; 400 kil. sur 310 : 900 000 h. (Kourdes et Loures); ch.-l., Chouster. Vflles principales: Dizfoul,Khorremabad. Le Khousistan comprend, avec le Khousistan propre (anc. Sutiane), le Louristan {ElyvMtde) et le territoire d'Ahouaz (pays des Uanens), C'était jadis la prov. la plus riche et la plus peuplée de la Perse; aiiy. elle est presque déserte.
KHOVARESM. F. kharizm.
KIAKHTA, T. et fort de la Russie d'Asie (Irkoutsk); à 200 k. S. B. d'Irkoutsk, sur les frontières de Ctaine;