‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 574 sur 578 · KIR · texte numérisé non relu

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KIOUPESLI. F. XOPROU.

KIOU-SIOU , tie du Japon. T. JOMO.

KIRCH, UHK. Ces mots, oui entrent dans la composition d'un grand nombre de mots allemands, écossais et anglais , signifient églûe.

KIRCHBERG, ▼. du roy. de Wurtemberg (laxt), wr riaxt. à 35 kil. 0 d'Œhringen; 1300 hab. Château, résidence du prince Hohenlohe-Kirchberg.

KiRCBBKHG, Tgo de la Suisse (St-Gall), sur la Tnur, à 26 kiLO.de St-GaU; 4200 hab. Ane. château, berceau de la famille de Toggenbourg.

KIRCHER (le P. Athanase), savant jésuite allemand, né en 1602 à Geysen, près de Fulde, m. à Rome en 1680, enseigna la pnilosophie et les langues orientales â Wurtzbourgj fut forcé par la guerre oe Trente ans de quitter sa chaire, se retira en France chez les Jésuites d'Avignon, fut appelé vers 1636 à Rome, enseigna les mathématiques au Collège Romain, puis quitta l'enseignement pour se livrer tout entier à l'étude. Ce savant embrassa toutes les connaissances : physique, histoire naturelle, mathémati()ues, théologie, antiquités, linguistique. £n physique, il s'occupa de l'optique, de racoustique et surtout du magnétisme, propriété par laquelle il voulait tout expliquer et au'il appliquait même au traitement des maladies. 11 fut un des premiers à étudier la langue copte, et tenta d'expliquer les hiéroglyphes. Il voulut aussi renouveler l'art de Raymond Lulle et imagina une pasigraphie, ou écriture universelle, oue chacun pût lire dans sa langue. On lui attribue l'invention de la lanterne magique. A une science profonde Rircher joignit beaucoup de crédulité et de bizarrerie. Ses principaux ouvrages sont: Magnes, Rome, 1640; Magnetxeum re^num, «eu de Priflici maanetê^ 1667 ; Muiurgia univenaliSt 1650, où il traite au son et de la musique; Frodromitf eopfitf, 1636; OEdipui ^gyffUaeus, 1652-55; P<^ygraphia, 1663; Jfimditf stt6torrafi«ia, 1664-68; China numumentù tUiuirala, 1667. Kircher avait formé un cabinet précieux d'objets d'histoire naturelle, d'antiquités, d'instruments de physique et de mathématiques, oue l'on voit aui. à Rome au Collège Romain, et ciont on a publié la description sous le nom de Mtueum KireKenanum , Rome, 1678.

KIRCHHBIM, V. du roy. de Wurtemberg (Danube), sur la Lauter, à 49 kU. N. 0. d'Ulm; 6300 nab. Château royal bâti en 1538. Toiles, rubans de fil. laines.

iiRCHHKm-poLiiwD, V. de Bavière (Palatinat),â 26 k. N. de Kaiserslautem; 3300 hab. Ane. résidence du prince de Nassau- Weilburg.

KIRCHMAim (Jean), savant antiquaire, né àLubecken 1575, m. en 1643, a publié, entre autres ouvrages : de Funerihus Ramanorum, Hambourg, 1605; de Annulis, Lubeck, 1623.

KIRENSK, v. de Sibérie (Irkoutsk), ch.-l. de district, sur les bords de la Lena, à 690 Kil. N.E. d'Irkoutsk; 750 hab. Fondée en 1655. Pelleteries.

KIRGHIZ ou KAiSAJLS, peuple du Turkestan, auj. dépendant des Russes, est divisé en trois hordes : la Grande {A&ns les steppes au S. et à l'E. de l'Oural, entre la mer Caspienne et celle d'Aral; 450000 individus); ^ la Moyenne (au N. de la mer d'Aral et â l'E. de la suiv.; 1 000000 d'individus); — la Petite (au delà de la mer d'Aral, sur le Djihoun; 900000 individuf). Chaque horde est ensuite subdivisée 6n tribus de 3 à 5000 tentes, et régies chacune par un sultan. Les Kirghiz sont braves, actifs, vigoureux, toujours à cheval; ils sont pasteurs, chasseurs et pillards. Ils professent l'Islamisme. Les Sirghix de la Petite et de la Moyenne horde sontsujets russes depuis 1731 ; ceux de la Grande horde ne le sont que depuis 1819; encore y en a-t-il une partie qui est nommalement soumise à la Chine. Ces derniers errent aux environs du lac Balkachi et du lac Dzalssang.

KIBICALDY. V. d'Ecosse (Fife), à 22 kil. S. 0. de Cupar, sur le golfe de Forth; 5300 hab. Filatures de lin; salines; chantiers de construction, etc. —Ville aneienne,flori8santeavantlezvi*s. Patrie d'Adam Smith.

KIRKBT, nom de pluÂeorsT. d'Anffleterre^dont 3 dans le comté de Westmoreland : JTtrfey-loitftfoie, à 1 7 kil. S. E. de Kendal; 4200 hab. Église ; be&u pont

KIRKGUDBRIGHT , v. d'Ecosse , ch.-l. du comté de Kirckudbright, sur la Dee, â 137 k. S. 0. d'£dim« bourg; 3500 hab. Académie, prison (bâtie en 1816), bon port. — Le comté de Kirkcudbright, sur la mer d'Irlande, a 65 kil. sur 31 et compte 50 000 hab. Landes, culture arriérée; grains, pommes de terre, bestiaux; espèce particulière de chevaux, dite gallotoayf; cuivre, houille. Peu d'industrie.

KJRKDALE, lieu du comté d'York, dans le Nortb- Riding, au fond d'une vallée, près de la Rye. Grande caverne, où Buckland découvrit en 1820 beaucoup d'ossements fossiles.

KmK-KIUSSLA(c.-â-d. les 40 ialiset),v. de la Turquie d'Europe (Roumélie), ch.-L a*un livah, à 55 kiL E. d'Andrinople; 28 000 hab. Château fort. Amuratll prit cette ville en 1436.

KIRKWALL , V. d'Ecosse , ch.-l. du comté d'Orkoey ou desOrcades , dans l'tle de Pomona ; 4000 hab. Bon port, cathédrale de St-Magnus. ruines du palais des anciens comtes, palais épiscopal. Toiles de coton, ouvrages en paiUe. — Cette ville a longtemps appartenu aux Norvégiens et aux Danois.

KIRWAN {Richard), savant irlandais, né en 1750 dans le comté deGalway, mort en 1812, cultiva avec succès la chimie, la minéralogie et la géologie, vint se fixer â Londres en 1779, et fut membre des socièeiétés royales de Londres et de Dublin. Ses principaux ouvrages sont : Éléments deminéralogie, 1784, Essai sur le phlogistùme et les acides, 1787 (ily défendait la théorie de Priestley ; cependant il se cocvertit plus tard à celle de Lavoisier); Essai de géoioote, 1 799 (il veut v concilier la science avec la Genèse). Le f, il classa les minéraux d'après leur composition chimique.

KIS, c-à-d. petit en hongrois, entre dans la composition d'un grand nombre de noms géographiques.

KISAMOS, Cysamus, v. delUe de Candie, sur la côte N. 0. , à 31 kil. 0. de La Canée , au fond du golfe de Kisamos. Evéché grec.

KISCHM, KiCHBifA ou KKICHHB, jadis Oaroclo, lie du golfe Persique, dans le détroit d'Ormuset sur la céte S. de la Perse; 115 kil. sur 26; 16 000 hab. Sur la côte E. se trouve une petite ville de même nom. L'tle appartient à un chef arabe, tributaire de l'imam de Mascate. Pèche de perles.

KISI.AB ou KizLUR, v. de la Russie méridionale (Caucase), à 300 kil. E. de Géorgievsk et à 65 kiL de remb. du Terek; 12 000 hab. Forteresse. 16 églises grecques, une église arménienne; établissements a'instruction, etc. Soieries, tissus de coton, de soie et coton. Aux env., riz, garance, sésame, safran, coton, vers à soie.

KISSINGEN, p. V. de Bavière (Basse-Franconie), Saale, à 35 k. N. £. de Wurtzbourg; 1200 hab. Riches salines et sources minérales: bains fréquentés.

KISSOVO, Tanc. Ossa. mont, de Grèce. F. ossa.

KISTNAH, fleuve de l'Inde. F. krichna.

KITZINGEN , T. de Bavière (Basse-Franconie), à 20 k. S. E. de Wurtzbourg, sur le Mein; 6000 hab. Bas, chapeaux, toiles peintes. Commerce de transii. Ane. âboaye de Bénédictins, fondée en 745.

KIVEROVA. F. KIBVBROVA.

KIZIL. Ce mot, qui veut dire rouge, entre dans Li composition d'un grand nombre de noms turcs.

KiziL-DARiA, riv. du Turkestan, sort des monts Nourarabas, coule au N. 0., et tombe dans la mer d'Aral après 600 kiL de cours.

uziL-iBiUK, Halys, riv. de la Turquie d'Asie, naît dans la Caramanie; court au N. 0., puis au N. E., sépare l'eyalet de Sivas de l'Anatolie et ae jette dans la mer Noire après 900 kil. de cours.

KiziL-ousBN, Mardus, riv. de Perse, naît dans w

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Rourdistan, coule au N. et à l'E.; sépare llrak-Adjémi de i'Aderbaldjan, et se perd dans la mer Caspienne pi^ de Recht. Cours, 500 kil.

KIZIL-ABSLAN <Othman), souverain de rAder> baîdjan de 1166 à 1171, était de la dynastie des Atabeks. Il se souleva contre le sultan seldjoucide Togrul III, et régna quelque temps à Hamadan; mais il fut trahi et mis à mort par ses officiers.

K1ZLIAR« y. de Russie. V. kislar.

KLAGENFURTH. v. des États autrichiens (Carinthie), ch.-l. du cercle de son nom et de toute la Carinthie, à 72 kil. N. 0. de Laybach, sur le Glan; 14 500 hab. Résidence du prince évêque de Gurk; tribunaux. Château impérial; nlace ornée des statues de Marie-Thérèse et de Léopoid I ; ruines romaines. Société d^agriculture, lycée, nibliothèque, etc. Draps fins, soieries, mousselines; céruses, etc. Klagenfurth était jadis fortifiée ; les Français la prirent en 1797 et 1 809 et en rasèrent les fortifications.— Le cercle de Klagenfurth ou de Carinthie inf. compte 200 000 hab.

KLAPROTH (Martin Henri) , chimiste, né en 1743 à Wemigerode, m. en 1817, était professeur de chimie à Berlin , membre de l'Académie des sciences de cette ville et associé de rinstitut de France. Il a fait faire de grands progrès à la minéralogie par ses découvertes, et surtout par ses moyens particuliers d'analyse : on lui doit la découverte de Turane, du ti- Canium et de la zircone. Outre un grand nombre d'écrits insérés dans It Journal de p/iyngu«, les Annaie$ de chimie, le Journal des minef, etc., il a rédigé un système minéralogique basé sur les principes constitutifs des minéraux ; un Dictionnaire de chimie y en commun avec WolfT, 4 vol. in-8 (irad. en franc, par Bouillon -Lagrange et Voçel, 1810). Ses Mémoires sur la chimie ont été recueillis et trad. en franc, par Tassaert, Paris, 1807.

KLAPROTH (H. Jules), Orientaliste, fils du préc, né à Berlin en 1783, m. à Paris en 1835, se livra d'abord à l'étude de la chimie et de la physique, puis s'adonna à l'étude des langues orientales; accompagna en 1805 l'ambassade envoyée par la Russie en Chine; revint en 1807 avec une ample moisson de livres chinois, mandchoux, mongols et japonais; fut chargé par l'Académie de St-Pétersbourg d'explorer le Caucase .(1808-1810), fut nommé en 1812 professeur de langues asiatiaues à Vilna, mais se vit empoché par la guerre ae prendre possession de sa chaire, et vint en 1815 se fixer à Paris, dont il fit sa patrie adoptive. On a de lui : Asiapolyglotta ou Classification des veuples de VAsie d'après leurs langues, Paris, 1823; Mémoires sur VAsie, 1824-28; Tableau historiqucy géographique, etc, du Caucase, 1827; Tableaux historiques de VAsie, 1826; Chrestomathie mandeltoue, 1828; Nouveau Mithridate ou Classifieation de toutes les langues connues, etc. Son Voyage au Caucase, publié en ail. à Halle, 1812-14, parut à Paris en franc, en 1823.

KLATTAU, V. des Ëtats autrichiens (Bohême), chA. de cercle, à 108 kil. S. 0. de Prague, 6500 hab. Gymnase de Bénédictins. Aux env., eaux minérales.

KLAUSENBOURG. F. kolosvar.

KLAUSTHAL, v. du roy. de Hanovre, ch.-l. de capitanat, à 75 kil. S. E. de Hanovre: 10000 hab. Rues plantées d'arbres. Conseil supérieur et école des mines, hétel des monnaies. Forges, clouteries, taillanderies. Riches mines d'argent (entre autres celles de Dorothea, Caroline et Neue-Benedikte).—te capitanat de Klausthal comprend presque tout le Haut- Harz; il a 35 kil. sur 12, et 30 000 hab.

KLÊBER (J. B.), général français, né à Stras- 2K>urg en 1753. était fils d'un maçon. Il étudia l'architecture, puis embrassa la carrière des armes. Il entra d'abord au service oe i Autriche; mais, désespérant d'avancer, il revint en France en 1783, et vécut à Béfort d'une petite place d inspecteur des bâtiments. lU'engageaen 1792 dans un bataillon de vojonuires , et s'éleva rapidement aux premiers grades, il se signala -au siège de Mayence sous Custine;

fut de là envoyé dans la Vendée, avec le titre de général de brigade; résista avec 4000 hommes à 20000 Vendéens au combat de Torfou, décida la victoire à Cholet, et, malgré quelques échecs, finit, de concert avec le général Marceau, par anéantir l'armée vendéenne au Mans et à Savenay (1793). L'horreur ou'il manifesta pour les mesures sanguinaires prises alors contre les Vendéens le fit condamner à un exil, d'où il fut bientôt tiré par le besoin qu'on avait de ses talents. Nommé général de d ivision à l'armée de Sambreet-Meuse, il contribua puissamment à la victoire de Fleurus (1794), battit rennemi à Marchiennes, prit Maestricht et dirigea le blocus de Mayence. En 1795, il força le passage du Rhin, battit le prince de Wurtemberg à Altenkirchen, et le prince de Wartensleben à Friedberg (1796). Néanmoins il tomba dans la disgrflce du Directoire et quitta l'armée (1797). Tiré de sa retraite par Bonaparte qui partait pour son expédition d'Egypte, il eut la plus grande part aux victoires du mont Thabor et d'Aboukir, et fut jugé digne du conmiandement en chef lorsque Bonaparte revint en France (1799). Voyant son armée réduite à un état de détresse déplorable, il avait consenti à signer la convention d'El-Arich (1800,) mais l'amiral anglais ayant refusé de la ratifier si les Français ne se rendaient prisonniers, il reprit les armes, battit à Héliopolis une armée turaue dix fois nlus nombreuse (19 mars 1800), et soumit de nouveau r Egypte révoltée. Il s'occupait à consolider cette conquête et allait conclure la paix avec les Turcs, lorsqu'il fut assassiné au Caire par un Turc fanatique (juin 1800). L'abandon de l'Egypte, qui suivit bientôt, montra toute la grandeur de la perte que la France avait faite. Kléber n'était pas moins remarquable par les avantages du corps que par le courage et les qualités de l'âme : il avait une taille élevée, un port majestueux. Son Éloge funèbre fut prononcé en Egypte par Fourier, et à Paris par Garât. Strasbourg lui a élevé une statue de bronze en 1840.

KLEEBERG, bg de France (Bas-Rhin), à 6 kil. S. 0. de Wissembourg et à 40 kil. S. E. de Deux-Ponts ; 800 hab. Ch&teau qui a été le berceau de la dynastie des rois de Suéde de la maison de Deux-Ponts (Charles-Gustave. Charles XI et Charles II). F. suède.

KLEFEKERiJean), magistrat, né en 1698 à Hambourg, m. en 1775, est auteur d'un ouvrage curieux intitulé : Bibliotheca eruditorum prœcocium, 1717, et d'une Collection des lois de Hambourg, 1765-73, 12voL in-8 (continuéepar Chr. Anderson, 1783-1801).

KLEIN (Jean Théodore), naturaliste , né en 1685 à Kœniçsberg, m. en 1759, était secrétaire du sénat de Dantzick. Ses principaux ouvrages, écrits en latin, sont : Histoire des ÉchinodermesoM Oursins, Dantzick, 1734 ;^des Poissons, 1740; — des Oiseaux, 1750. Ce naturaliste manquait de méthode.

KLEJN (Ern. Ferd.), jurisconsulte , né à Breslau en 1743, m.en 1810, coopéraàla rédaction ducode prussien (1780), puis devint directeur général de l'Université de Halle, juge au tribunal suprême, enfin secrétaire d'État au département de la justice. Il a laissé : Annales de la législation dans lis États prussiens, en allemand, Berlin, 1788-1807, 24 vol. in-8; Principes du droit Jiténal allemand et prussien, 1799; Système du droit dvil prussien, 1801.

KLEIN (Bernard), compositeur, né en 1794 à Cologne, mort en 1832, a composé une foule de sonates pour le piano, des chants religieux, des oratorios estimés, un opéra de Didon, etc.

KLEINHARTS. F.CLéNART.

KLEIST (Christian de), poète allemand, néenl7]5 à Zeblin près de Kœslin en Poméranie, prit du service en Danemark, puis en Prusse sous Frédéric II , et mourut en 1759, des blessures qu'il avait reçues à la bataille de Kunersdorf. Profitant des loisirs que lui laissait la guerre , il publia un premier recueil ae poésies en 1756 et un second en 1758. Son meilleur Ëoême, le Printemps, a été traduit en français par lubert, 1766, par N. Beguelin, 1781, etpar'A. Sar-

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