‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 576 sur 578 · KOCH · texte numérisé non relu

KOCH

vi(mm

r.ô vers IVT, dans le comté de Gbester, m. Terâ 1406, porta la guerre en 1349 dans ie Berry et TAuvergne, d'où il fut repoussé; prit part au combat des Trente, commanda en 1364 une division de l'armée qui battit les Français àAuray, mais ftit battu à son tour par Du Guesclin, près de Pont-Vallain, en 1370, pamnt néanmoins h s'enfermer dans Breist, qu'il défendit contre Clisson et Bu Guesclin (1373); assiégea Nantes en 1380, fût appelé à Londres en 1381 pour réprimer la terrible révolte de Wat-Tyler et fût en récompense comblé de biens par le roi Richard II.

KNORR DB ROSENROTH (le baron Christian), né en 1G36 àAlt-Rauten, près ae Liegnit^, m. en 1689| avait une grande érudition, qu'il tourna vers les sciences rabbiniaueset çabalistiquesXié avec Mercure Van-Helmont , il composa en conunun avec lui plusieurs de ses ouvrages. Il est auteur du livre intitulé : Kabbaiadenudatay etc.,Francf., 1677-83, 8 vol. in-4.

KNOW-NOTHING (e.-à-d. je ne sais rien), nom par lequel on désigne aux Stats-Unîs un parti exclusif, connu aussi sous le nom de Natifs, qui prétend réserver aux seuls individus nés en Amérique ou d'un père Américain le droit de citoyens, et oui se montre fbrt hostile aux étrangers naturalisés. Ils repoussent également les Catholiques comme professant des doctrines incompatibles avec un gouvernement républicain et protestant. Les adhérents de ce parti formaient dans le principe une affiliation qui s'était fait une loi absolue de la discrétion, et ils répondaient à toutes les questions par ces mots : Knownothing^ qui sont devenus leur sobriquet.

KNOX (J.), un des principaux chefe de la Réfbrme en Ecosse, né en 1505 à Oiffbrd ou à Haddington (Lothîan oriental), m. en 1572, venait de recevoir les ordres lorsqu'il embrassa la religion réformée. U se mit à prêcher avec une extrême violence contre le pape et la messe (1547). Après avoir subi diverses poursuites en Ecosse, il fut nommé en 1552 chapelain du roi d'Angleterre Edouard VI qui professait la Réforme. Forcé de quitter l'Angleterre à favéuement de la catholique Marie Tudor, il se retira à Genève auprès de Calvin (1554) ; puis il revint en £cosse où il se signala par sa violente opposition contre la régente Marie de Lorraine. Poursuivi de nouveau et condamné par contumace comme hérétique à être brûlé vif, il publia à Genève un pamphlet virulent, t antre le gouvernement des femmes (1557). Après la mort de Marie Tudor (1558), il rentra en Ecosse, souleva dans Perth une sédition terrible contre le clergé eatholique, et fit adopter par le parlement écossais une confession de foi qui abolissait l'exercice de la reli^'ion catholique et lui substituait le eulte presbytérien. Lors de l*arrivée en Ecosse de la reine Marie Stuart (1561), il prêcha ouvertement contre elle^ traita cette princesse aveo la plus grande dureté, et ne eontribua pas peu à ébranler son autorité. Knox avait traduit la Bible en anglais et l'avait publiée à Genève pendant son exil ; il a en outre ('crit un grand nombre de pamphlets de circonstance, parmi lesquels on remarque une lettre à ia^reine Marie. Il laissa une Bistoire de Ul réforme en Ecosse, (}ui ne parut que longtemps après sa mort (1644). St's Ot'uvrts eomplètes, avec sa Vte, ont été publiées par David Laing. Edimbourg, 1846-48.

KNOXYILLS, V. florissante des États-Unis, eh.-U du oomtô de Knox (Tennessee), sur le Helslon, près de son confl. avec la French-broad-river. è200k. K. deNashvillej 8000 hab. Maison de sourds-muets, asile d'aliénés; manufacture de gfaoes.

KNITf . F. CANUT.

KOBI eu eoBi, autrement Ch<»me, immense steppe de l'Asie centrale, consiste en hauts plateaux qui s'étendent au N. du Thibet et de la Chine, sur une longueur de 3300 kil. sur plus de 730 de large. L^air y est trèe-froid, le sol ariae; les lacs et les marais y sont trè»-nombreux. Des hordes nomades, mongols pf mr la plupart, ie parcourent en tous sens.

KOCH (ChVist. GuilKde), piiblicistp, né en 1737

a Beuxwiller (Alsace), mort en 1813, étudia le droit à Strasbourg sous Schœpflln, fut nommé en 1706 bibliothécaire de Strasbourg, en 1780 professeur de droit public à l'université de cette vule. en 1791 député à l'Assemblée législative*, où il défendit le*; intérêts protestants, fût emprisonné après le 10 août (1792), ontint sa liberté au 9 thermidor, et reprit en 1795 sa chaire de (broit; il fut nommé en 180^ memlire du Tribunat, eu 1810 recteur honoraire de Strasbourg. On a de lui des Tables généalogiq^es des maisons souveraines de l'ffi/rorc, Strasbourg, 1782, in-4 (tm 2* vol, fut publié en 1818 par les soins de Seboell) ; une Histoire abrigtée des traités de paisf depuis la

faix ds Westphalie 1796 (revue et continuée par chœll en 1817, puis refondue par le comte de Oarden, 1849) j un Tableau des révolutions de flSunype, 1807 (réimprimé avec de grandes améliorations en 1813). C'est le plus répandu de ses ouvrages.

KOCKELBURG, bgdes Btats autrichiens (Transylvanie), à 24 kil. N. O.d'Ebesfalva, sur le Petît-Kockel, donne son nom au oomitat de Kockelburg. Ce comitat, situé entre les riv. de Maros et du Orand-Kockel, a 80 000 h.; ch.-l.. Ebesfalva ou Elisabethstadt.

KODAVENDKIAR. V. KHOdavbnpkiar.

KODIAK (lies) , groupe d'Iles de l'Amérique russe, sur la côte N. 0. , par I51» 30'-153* 50' long. 0. La principale, nommée aussi Kodiak, a 200 kil. sur 30; 3600 hab.; ch.-l. Alexandria. Établissements pour la chasse des phoques et le commerce des fourrures.

KOBBERGER (Venceslas), peintre d'Anvers, 1560- 1634, eut pour maître Martin dé Vos. et étudia quelque *temps en Italie. Cest un des meilleurs coloristes de réco(le flamande. Architecte habile, non moins que peintre de talent, il donna les plans de plusieurs églises à Bruxelles et à Anvers, dessina les fontaines ainsi que les ornements du château de Tervueren, et dirigea le dessèchement de plusieurs lacs. Il a écrit sur la peinture et l'architecture.

KQCCHLIN (Jacques), industriel, né à Mulhouse en 1764, m. en 1834, dirigea avec succès une manufacture d'indiennes, qui avait été créée par son grand-père, Samuel K., donna à cet établissement une extension qui contribua à la prospérité de tout le pays, consacra au soulagement des pauvres une partie de sa fortune, remplit avec dévouement les fonctions de maire de V ulnouse dans les temps les plus difficiles, siégea dans la Chambre des Députés de 1820 à 1830, et vota avec l'opposition. Il avait été condamné à un an de prison pour avoir provoqué une enquête sur la conspiration du colonel Garon (1822). — Son frère, Nicolas K., né en 1781, député de 1830 à 1841, a construit le chemin de fer de Strasbourg à Bâie et agrandi la ville de Mulhouse. — André K., cousin des préc.,né en 1789, maire de Mulhouse depuis 1830, a continué comme industrie] les honorables traditions de cette maison.

'KOEI4N, nom allemand de la v. de colocfte.

KOBMŒRN, V. des fitats autrichiens (Hongrie), ch.-l. du comitat de Rœmœrn, dans Ille ae Schûtt. au confl. du Danube et du Waag, à 75 kil. S. de Prèsbourg; 19 000 h. Citadelle, la plus forte delà Hongrie: gymnases. Industrie active : draps et cuirs; eomm. de graines et de bois. Vins aux env.; pêche d'esturgeons. Ville ancienne: peu importante jusqu'à Matnias Corviii, elle fut fortifiée par oe pnnce et ptu^ tard par Ferdinand I et Léopold I. Soliman la pnten 1543 et la brûla; elle fût pillée de nouveau par les Turcs (1594), par les Impériaux (1597); ravagée par des incendies (1767 et 1768) , et par des tremblements de terre (1763 et 1783) ; restaurée en 1805. En 1849, die soutint un long siège contre les Autrichiens. — Le comitat, situé entre les comitats deWeszprim ei de Presbourg à l'O., de Gran à l'E. , a 65 kîl. sur 44, et 150 000 hab.

KOENIG (G. Matth.) , biographe, né en 1616 à Alldorf, mort en 1699, remplit, une chaire d'histoire dans sa ville natale, et en devint bibliothécaire. On a de \ni: Biblinthern refus et nm-a, 1078. 'atalntrut^

KOENI

ROIH

fort étendu des écrivains de toutes les nations, un Dictionnaire latinrollemandf 1668, etc.

KŒNiG (Samuel), mathématicien, né en 1712 à Budingen (Hesse), m. en 1757, était fils de Samuel- Henfi Kœnig, pasteur et professeur à. Berne. Il enseigna les mathématiques à la marquise Du Ch&telet, fut nommé en 1740 membre de l'Académie des sciences de Paris, devint vers 1745 professeur de philosophie à Franeker, et en 1749 professeur de philosophie et de droit naturel à La Haye. Associé étranger de l'Académie de Berlin, il eut avec Maupertuis, président de cette compagnie, une dispute célèbre au sujet du principe delà moindre action, principe dont Maupertuis s^ttribuait l'invention . et que Kœniff rapportait à Leibnitz. Maupertuis le nt rayer de la liste de l'Académie.

KSNio (Frédéric), inventeur des presses mécaniques, né en 1775 à Eisleben. m. en 1833, appliqua pour la 1** fois son invention à l'impression du Times ^ journal anglais. On lui doit aussi les presses à vapeur de la Gaxette d^Augshovrg. Il fonda à Oberzell près de Wurtzbourg un établissement pour la fabrication de ces machines.

KOENIGINGHSTZ, v. forte des Ëtats autrichiens (Bohême), ch.-l. de cercle, sur l'Elbe et l'Adler, à 102 kil. N. E. de Prague-, COOO hab. Ëvêché,* tribunal, gymnase. Les Prussiens l'ont souvent prise au xvm* siècle, et y ont battu les Autrichiens le 3 iuillet 1866. F. Sadowa.

KOENIGSBERG (c.-à-d. Jfont du roi) , Regtomontium en lat. med. , v. de Prusse, ch.-l. du gouvt de Kœnigsberg et de toute la prov. ae Prusse propre, à 570 ku. N. E. de Berlin, sur la Pregel; 80 000 hab. Elle a 18 kil. de tour, 5 quartiers et plusieurs faubourgs. Château avec une tour élevée ; nombreux établissements littéraires et scientifiques (université, fondée en 1543; sociétés savantes, observatoire, école des arts, etc.), 32 hôpitaux, etc. Industrie active (draps, lainages, bonneterie, toiles de tous genres et tissus de coton, faïence, cuirs maroquinés. distiUerie<t, raffineries, etc.). — Kœnigsberg fut fondée en 1255 par l'Ordre Teutonique et reçut son nom en mémoire de l'aide donnée aux Chevaliers par le roi de Bohème, Ottokar II, et parce qu'elle fut oAtie sur une colline, celle de Twangste. D'abord capitale de toute la Prusse, elle ne le fut plus^ à partir de 1466, aue de la Prusse teutonique (dite ensuite Prusse aucale, puis Prusse orientale); mais elle le devint en 1618 de tous les États de la maison de Brandebourg. Prise en 1807 par le maréchal Soult Patrie de J. Klein, Gottsched, Kant. — Le gouvt de Kœnigsberg compte 800000 hab. environ.

Ki^ifiosBBBG, V. des Ëtats prussiens (Brandebourg), dans le gouvt de Francfort, à 51 kil. N. 0. de Kustrin; 5000 hab. Fabriques de drap, de tissus de coton, de chapeaux, etc.

KŒNIOSBBRO, V. de Bavière (Basse-Francouie), à. 26 kil. N. 0. deBamberg; 800 hab. Patrie de J. Mûller, dit JRegiomontanutf et du comte de Seckendorf.

KOENIGSBRUCK, V. du roy. de Saxe, à 26 kil. N. E. de Dresde, sur le Plaulsnitz ; 2300 hab. Ch.-l. de la seigneurie de Hohenhalich. Château. Porcelaines.

KŒNIGSHOFEN, v. du grand-duché de Bade, à 20 kil. S. E. deWertheim; 1500 h. Patrie de Gaspard Scbot. Les paysans révoltés y furent battus en 1625.

KOBNIGSLIJTTER, V. du duché de Brunswick, à 22 kil. E. de Brunswick ; 3000 hab. Abbaye célèbre. Tabac, bougies, bière estimée, etc.

KOENIGSMARCK (Jean Christophe , comte de) , général au service de la Suède, né en 1600 à Kœtziin (Brandebourg), mort à Stockhohn en 1663, entra en 1630 dans l'année de Gustave-Adolphe, continua la guerre avec succès après la mort du roi, battit les Impériaux près de Wolfenbuttel , les poursuivit en Westphalie, en Saxe, en Bohème, et termina la cam-

Sagne par la prise de Prague (1648). 11 fut comblé 'honneurs par le roi de Suède. Dans la guerre de Pologne, entreprise par Charles X, il eut le malheur

de faire naufrage, fut fait prisonnier à Bantzig, el enfermé dans le fort de Weixelmunde, d'où il ne fat délivré (lu'à la paix d'Oliva. — Son fils, Othon Guill. de Kœniffsmarck, né en 1639, mort en 1688, à la fois homme ae guerre et diplomate, fut ambassadeur en Angleterre et en France sous le grand Condé. Aj)rès avoir fait avec distinction plusieurs campagnes, ii entra au service de Venise, 1686, battit les Tores en Morée et aux Dardanelles, bombarda et prit Athènes^ et fut nommé généralissime. Il mourut de la fièvre au siège de Negrepont.

KonriGSMARCK (Marie Aurore, comtesse de), femme célèbre par son esprit et sa beauté, née vers 1670 dans le auché de Brème, était fille du général Conrad de Kœnigsmarck, tué en 1673 au si^ de Bonn, et petite-fille de Jean Christophe de K. Dépouillée d'une succesdon à laquelle elle avait droit, elle éuit venue à Dresde pour solliciter auprès de Télectear de Saxe, Frédéric-Auguste (depuis roi de Pologne) : elle inspira à ce prince une vive passion, à laquelle elle ne tarda pas à répondre, et devint mère du célèbre Maurice de Saxe. Après avoir joué quelque temps un rôle des plus brillants à la cour de son royal amant, elle se retira dans l'abbaye de Qaedl«nbourg, dont elle était prieure et se consacra tout entière à l'éducation de son fils. Elle mourut en 1728.

KOBXIGSTEIN, v. du roy. de Saxe (Misnie), sur l'Elbe, à 26 kil. S. E. de Dresde; 2500 hab. Station. Toiles, coutils, papier, moulins à scie. Célèbre tonneau 220 000 litres de contenance. Sur une mont voisine, puissante forteresse, avec un puite creux de 200*.

KOBRNER (Théod.), né en 1791 à Dresde, fils d'un conseiller d'appel, avait déjà donné à Vienne plusieurs pièces de théâtre, lorsqu'il s'enrAla, en 1813, pour repousser l'invasion française. Il composa dans les camps des poésies pleines de patriotisme, qui lui valurent le surnom de Tyrtée allemcMd. Il fut tué en combattant en 1813, près de Schwerin. Ses poésie? ont été recueillies d'abord à Vienne, 1814 sous ce titre : la Lyre et VÉpée, puis àBeriin par Streckfus? et enfin à Leipsick, d'une manière tout à £ait complète, par Ad. Wolff, 1858, 4 v. in-8.

KOERQES, riv.de Hongrie (Transylvanie), est formée de 3 branches que l'on distingue par les épithètes de Sehes (rapide), Fejer (blanc) , Fekete (noir), et qui se joignent à Bekes, pour tomber dans laTbeiss visà-vis de Csongrad. — nagy-kcerœs, v. de Hongrie (Pesth), à 60 Kil. S. E. de Perth; 12200 hab.

KŒR(ES-BÀNTÀ,'bg de Transylvanie, à 55 k. N. O. de Carlsbourg, à la source du Kœrœs-Blanc. Mine d*or.

KOESLIN, V. de Prusse. K. cobsun.

KOBSTRITZ, V. de la principauté de Reuss. sur l'Elster, à 5 kil. N. de Géra: 1500 hab. Résidence d'une branche de la m&ison de Reuss.

KOETHEN, V. d'Allemagne. F. cœthen.

KOETVORBEN, V. du roy. de Hollande (Drenthe), à 70 kil. N. E. de Zutphen, au milieu d'un marais; 3000 hab. Jadis citadelle, construite parCohorn (rasée en 1854). Elle fut prise par les Français en 1790.

KOEUR-LA-PETlTE,vge de France (Meuse), à 1 3 k. N. 0. de Commercyj 7 15 h. Château qui servit de résidence à René d'Anjou, puis à Marguerite d'Anjou sa fille, avec son fils, le prince de Galles, de 1464 à 1470.

KOH-I-BABA, hautement. d'Asie, au N. O. du Kaboul, est le nœud principal de la chaîne de THindou- Kouch; env.5000". Elle donne naissance an fleuve Helmend.

KOlMBATOUR, v. de l'Inde anglaise (Madras), ch.-L de district, par 10" 52' lat., 74* BQ'loDg. E: 2000 maisons. Mosquée qui sert aujourd'hui de caserne; fort. Commerce en tabac, coton, laine, fil^ sucre, plantes médicinales. —Le district de Koimba^ tour forme, avec celui de Salem et BarramabaL, Tanc province de Kolmbatour, jadis Ëtat indépendâjii sous le nom de Kandiam, mais qui tomba au pouvoir des radjahs du Malssour vers 1650. Les Anglais prirent cette prov. en 1783 , la rendirent à Tippou-Saib, la reprirent en 1790; ils l'ont gardée depuis.

KONI

KOPR

KOLA, V. de Russie (Arkhangel), la plus septentrionale de la Russie d'Europe ^ sur la riv. de Kola, à son embouchure; 2000 hao. Port sur TOcéan Glacial. Commerce de fourrures et de poisson salé et fumé.

KOLAPOUR, T. de l*Inde anglaise médiate, ch.-l. d'une principauté de même nom, dans Tanc. Bedjapour, à 200 kil. S. £. de Pounah. —Le petit Ëtat mahratte de Kolapoura joué un grand rôle dans l'histoire de rinde par les incursions perpétuelles et les dissensions domesti(}ues de ses haoiutnts.

KOLAU» champ situé à4 kil. de Varsovie, est le lieu dans lequel se rassemblait la noblesse de Pologne pour l'élection d'un roi.

KOLÉAH, V. d'Algérie. F. coléah.

KOLIMA, fl. de la Russie d'Asie, prend sa source dans les monts lablonoî, coule au N., et se jette dans rocéan Glacial par 70" lat. N. et 159" long. E., après un cours de 1300 k.— kouma de l'ouest. F. indioirka.

KOLLIN, Y. des Ëtats autrichiens (Bohême) sur l'Elbe, à 15 kil. N. E. deKaurzim; 6000 faab. Toiles peintes, orfÔTrerie, bijouterie, etc. —Le 18 juin 1757, les Autrichiens commandés par le maréchal Daun, y défirent complètement le roi de Prusse, Frédéric II.

KOLOKOTRONIS. F. colocotronis.

KOLOKYTHLA (golfe de): F. laconib (golfe de).

KOLOMEA, V. des États autrichiens (Galiicie),ch.4. de cercle, sur le Pruth, à 180 kil. S. E. de Lemberg, 8000 hab. Salines aux environs. — Le cercle a 3150 kil. carrés et 200000 hab. , dont 12 000 Juifs.

KOLOMNA, y. de la Russie d'Europe (Moscou), sur la Moskowa, à 140 kil. S. B. de Moscou; 13 000 hab. lndustrie(toiles,étoffesdesoie,decoton,briaues,etc.). — Ville ancienne; en 1117 elle dépendait de la principauté de Riazan ; en 1237 elle fut saccagée parBatou-khan. Vasili-Ivanovitch la releva en 1530.

KOLOSVAR, KOLoscH ou klausenbourg, Claudianopolù, y. des Etats autrichiens, capitale du comitât de Kolosvar et de toute la Transylvanie, sur la petite Szamos, à 555 k. S. E. de Vienne; 26000 h. Citadelle, 5 faubourgs; cathédrale, bâtie parl'emp. Sigismond. Lycée académique catholique (avec 4 facultés), gymnase unitaire. Draps, faïence, hydromel. Patrie de MathiasCorvin. Ville ancienne, fortifiée par Trajan, restaurée par Claude le Gothique, d'où son nom. Grand incendie en 1798. —Le comitat, situé au N. 0., entre ceux de Kraszna et de Doboka au N. . de Thorenbourg et de 'Weissembourg inf . à l'E. et au. S., et U Hongrie à l'O., a l&O kU. sur 50, et 150 000 hab. Sol montagneux; air frais, mais salubre. Blé, un peu de vin, sources salines.

KOLYVAN (monts), chaîne de montagnes de la Sibérie dans le gouvtde Tomsk, sur lar. g. de l'Obi, renferme de riches mines d'or, d'argent, de cuivre.

KOMORN. F. KŒMŒRN.

KONDAPILLI, V. de l'Inde anglaise (Madras), dans Tanc. province des Circars du Nord et dans le district actuel deMazulipatam, à 80 kil. N. 0. de cette ville. Mines de diamants, jadis très-productives.

&ONDATCHI, V. de llle de Ceylan, sur la côte O. Riches bancs d'huttres à perle.

KONDËMIR. F. KHONDÉUIR.

KONG, chaîne de montagnes de l'Afrique occidentale, se dirige de l'E. à l'O., entre la Nigritie propre et la Guinée inférieure, et se termine sur l'Atlantique aux caps Sierra-Leone et Verga. On croyait autrefois que ces monts se joi^aient vers l'E. à ceux d'El-Kamar ou de la Lune; mais il parait que le cours du Niger les sépare.

KONG-FOU-TSËE. F. conpucius.

KONGSBERG, v. de Norvège, à 65 k. S. 0. de Christiania ;4500 h. Belle église. Ecole des mines, hôtel des monnaies. Mine d'argent (découverte en 1623).

KONIEH. Iconium, v. de la Turquie d'Asie (Anatolie), ch.-l. de l'eyalet de Konieh, à 500 kil. E. deSmyme; 25000 hab. Evêché grec. Hautes murailles, tours carrées; quelques belles mosquées ; palais assez élégant* du reste, aspect chétif. Cimetière nu milieu de la ville. Fabriques de maroqui»,. de ta-

pis; commerce de soie, noix de galle^ goiLme adra* gant, etc. — Konieh fut, de 1074 à 1294, la capitale de la sultanie seldjoucide de Konieh (F. ci-dessous), et après le démembrement de cet empire, elle resta celle du royaume de Caramanie. Bajazet I l'annexa à l'em-

§ire ottoman en 1392. Elle fut longtemps la résience de Djem ou Zizim. Ibrahim, nls de Méhémet Ali, pacha d'Egypte, y remporta, le 20 déc. 1832, une grande victoire sur les troupes du sultan Mahmoud. KONIEH (Sultanie de), ou de rocm, un des Etats formés j)ar les Turcs seldjoucides, fut fondée en 1074, par Soliman, fils de Koutoulmich (F. soltman). Elle comprenait la plus grande partie de l* Asie-Mineure et avait pour bornes au N. le Pont-Euxin et l'empire de Trébizonde; à l'O., le Sakaria, le Melnder-Buïuk et l'Archipel: au S. , la Méditerranée et le Taurus ; à l'E., l'Euphrate. Villes principales : Konieh, Nicée, Smyrne, Laodicée, Dorylée, Ancyre, Kastamouni, Tarse. Cet Etat fut d'abord affaibli par les attaques des Chrétiens, lors des premières croisades ; il fut ensuite ravagé par les Mongols et tomba sous leur dépendance au xixi* siècle} il finit par se démembrer en 1294, après la défaite de Gaiath-eddin-Masoud , vaincu par ses émirs révoltés. Il se divisa alors en dix principautés indépendantes. Voici la liste des sultans seldjoucides de Konieh :

Soliman, 1074 Kilidje-Arslan III ,

Interrègne y 1085-1092 Azzeddin I,

Kilidje-Arslan 1, Saîssan, Masoud ,

Kilidje-Arslan II, Gaiatheddin 1 , Soliman II,

1092 Alaeddin, 1107 Gaiatheddin H, 1117 Azzeddin, II, 1155 Rokneddin, 1192 Gaiatheddin III, 1198 Gaiatheddin VI,

1283-94 célèbres

KONING, famille d'artistes flamands, aux XVI» et xvii« siècles, a produit entre autres Pierre Koning, peintre et orfèvre à Anvers, né vers 1590, qui alla s'établir à Amsterdam : il réussit surtout dans le portrait; — Salomon K. , fils du préc. , né en 1609, à Amsterdam, m. vers 1670, peintre d'histoire et de portrait et graveur à la pointe, à

3ui on doit Tarquin et Lucrèce; David et Bethsàbée; oseph expliqtutnt le songe de Pharaon. — Philippe K., 1619-89, élève de Rembrandt, dont il imita la manière avec bonheur; et David Koning, 1626-87, surnommé le Romain ^ parce qu'il se fixa en Italie. Il a excellé dans les natures mortes.

KONKAN, contrée de l'Inde anglaise (Bombay), dans l'ancien Bedjapour, s'étend le long de l'Océan indien, et est bornée au N. par l'Aurengabad, à l'E. par les Chattes occid., et au S. par le Kanara; 280 kil. sur'60. On y distingue le Konkan septentrional^ ch.-L Tanna; et leiT. méridional, ch.-l. Raïpour. Ce pays fut longtemps un repaire de pirates, que les Anglais réunis aux Mahrattes détruisirent en 1756. Depuis 1818, U appartient aux Anglais, à l'exception de Goa qui est restée aux Portugais.

KOPP (Fréd.). érudit, né en 1762 à Cassel, m. à Marbourg en 1834, a publié : Palœograjfhia critiea^ 4 vol. in-4, Manheim, 1817-1829; Anciennes écritures (Bilderder Vor%eit), avec planches, 2 vol. in- 4, 1819-1821 ; c'est un recueil de fac-similé. Il a aussi écrit sur le droit et l'histoire de l'Allemagne, et a j)réparé une bonne édition de Marcien Capella, publiée en 1836 par Godefroi Hermann , son ami.

KOPROLI, ou KIUPKRU (Méhémet), grand visir pendant la minorité de Manomet IV, commença à gouverner en 1655, exerça un empire absolu sur son souverain, et conserva le pouvoir jusqu'à sa mort (1661). U remplit le trésor impérial, épuisé par les prodigalités des règnes précédents, et gouverna avec sagesse; mais il se défit avec une cruauté systématique de tous ceux oui pouvaient lui faire ombrage. On l'a comparé à Richelieu, son contemporain.

koprou (Achmet), fils du préc, fut, après son père, ffrand visir de Mahomet [V , et joignit à la sagesse de son prédécesseur plus de générosité. Il fit la guerre à la Hongrie (1662), et perdit en 1664 la bi&-

KORT

KOTZ

taille de St-Gothaiil contre MontéououUi \ maiSf malgré c^tte défaite, il sut conclure à Témesvar une ])aiz avantageuse (1664). U s'empara en 1669 de Candie, dont le siège durait depuis 24 ans, et prit Ka« menetE en 1673. 11 mourut en 1676.

KOPROU (Mustapha), filsd'Achmet, grand visir de Soliman, déclara la guerre à la Hongrie n689)teutd'a- Itord des succès, pnt Widdia, Belgrade, et remporta la victoire d'Essea. Soliman Ul éUnt mort (1691), il fit élire Achmet II et marcha aussitôt contre le prince Louis de Bade, auquel il livra la bataille décisive de Saiaokémen : il se oroyait déià vainqueur lorsqu'il fut tué d^une balle dans la mêlée.

KOPROu (Niubman), fils de Mustapha, fut nommé grand visir par Achmet III (1710) \ mais il ne resta en charge que deux mois parce qu'il ne voulut point être l'instrument des injustices du sultan, et gu'ii s'opposait à la guerre que Charles XII voulait uire faire par la Porte à la Russie. Il mourut dans 1* retraite à Négreponl.

KORAIGUITES, tribu arabe, était la principale tribu de la Mecque et de tout rHedjae au temps de Mahomet, et fournissait depuis longtemps les administrateurs et les gardiens du temple de La Mecque. Elle se prétendait issue d'ismaél. Mahomet et Kadichah, sa T" femme, appartenaient à cette tribu.

KORANAS, peuplade hottentote. 7. HOTTSNTOts.

KORASSAN, prov. de Perse. F. khoraçam.

KORATCHI ou kurrachbs, v. et port de l'Inde an* glaise fSindhv), non loin de l'emb. de la branche occid. duSina, sur la mer d'Oman; 20000hab. Port barré, fort, muraiUes en terre flanquées de tours, mosquées et temples hindous, bazars; manuf.de ooton. Ville riche et commerçante. Elle communique avec Suez par un télégraphe sous-marin. — On croit que c'est l^ne. Part-iP Alexandre ou l'anc. Crocala, Sa citadelle est ocoupée par les Anglais depuis 1839.

KORBOUGHAou kerboga. V. kbrboca.

KORDOFAN, contrée d'Afrique, à l'O. du Sennaar et de l'Abyssinie, au 3. de la Nubie, et à TE. du Darfour,est traversée au S. parle Bahr-el-Abiad et a pour capit. Obéid. Sol peu fertile, sauf sur les bords du Bahr-el-Abiad, et dans quelques oasis. Les habitants sont noirs ; ils professent le Mahométisme et sont peu civilisés : ils parlent arabe. — Dépendant jadis du Sennaar, puis du Darfour, le Kordofan fut soumis par Méhémet-Ali, qui l'annexa à l'£gypte en 1820.

SLOREiCHITES. F. kokaïghitbs.

KORIBUTHwiaNioviaECKi (Michel), roi de Pologne après Casimir (1669-1673) , était d'une famille noble. Il n'accepta qu à regret la couronne, eut grand'peine à dissoudre la oonfédôration formée contre lui par Sobieskij ne se soutint que par la protection de l'Autriche, vit la Pologne ravagée à la fois par les Tartares, les Cosaques, les Turcs, et crut se débarrasser de ceux-ci en signant le traité de Buczaca, 1672. 11 mourut l'année suiv. , la veille de lu victoire remportée sur les Turcs à Choczim, par Sobieski. Le vainqueur ne tarda pas à lui succéder.

KORNEUBDBO , v. des fiuts autrichiens (Basse- Autriche), près de la rive g. du Danube, à 15 kil. N. de Vienne: 2600 hab. Un traité de paix y fut conclu en 1477 entre Femp. Frédério III et M&thiaa Gorvin.

KOROS, riv. de Hongrie. Y. kcbrœs.

KLORTHOLT (Christ), théologien protestant, né en 1633 à Burg (Holslein)r, mort en 1694, «iBeigoa à l'Université de Kiel nouvellement fondée (1664) , et contribua beaucoup à la prospérité de cet établiase- . ment. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages de controverse, entre autres De wibus imponorilms (Hei^ bert, Hobbes, Spinosa), 1680. Son nls, Sébastien K., né à Kiei en 1670, mort en 1740, fut professeur de poésie et bibliothécaire à Kiel. On a de lui : De Enthutiatmo poetioo, 1696 ; i>f poetis epiteomg, 1699 : De pneUis poelù, 1700; De stwHo ienilt. 1701. U était en correspondance avec Bayle et Leibnita. -^ Christ K. , fils de Sébastien, né à Kiel en 1709, mort en 1751, enseigna la philosoDhie à Leipsick et la

théologie à Gosttingue. On lui doit plusieurs dissertations, entre autres : De Math:TiiÊ4alio (où il combat Les arguments de Tindal contre la révélation), Leips., 1734; une collection des lettrée de Leibnita, un re> cuetl de pièces du même auteur, 1734, etc.

KOfiauaKO (Thaddée), héros nc^nais. né en 1 746 à Siehniewicse, en Lithuanie, nt d'abord la Ruerre d'Amérique, comme adjudant de Washington. Hevenu dans sa patrie en 1783, il servit sous Poniatowski, en qualité de général*major. contre les Russes, et se oouvrit de gloire au combat de Dubiet^i , près de Lttblin, en 1792. Le roi Staiuslas-Au;nis»te ayant accepté une convention qui livrait la Polegiie à ses ennemis, Kosciuszko quitta sa patrie et m retira à Leipaick. En 1794, la Pologne s'âtant insurgée, il sortit de sa retraite, et fut déclaré chef suprême de toutes les fbroes nationales. U battit les Russes à Wradawice près de Craoovie. mais fut contraint lie se retirer à Chooaim devant les Prussiens* qui menaient de se joindre atlz Russes. Quatre mois plus tard (4 octobre), attaqué à Madejovrice par une armée russe très-supérieure en nombre, il tomba perc^ de coups. On a dit qu'il s'était éoriéen tombant : fin is Polonix, mais il a lui-même démenti cette parole <ie désespoir. Il fut conduit prisonnier à 8t-Pétet%bourj où il resu deux ans. Mis en liberté par Paul l, •! voyagea en Angleterre, en Amérique, vint à Pans en 1798, vécut retiré, soit dans oette ville, soit pn'rs de Fontainebleau, et alla en 1814 s'établir à Soleu:« en Suisse, où il mourut en 181 T. Kosciusako avait été proclamé citoyen français dès 1792. Il créa par testament une école pour l'instruction des noirs en Amérique : Jefferaon roalisa ses intentions en fonda&t k Newark l'I^co^ Koseiugxko.

KOSLOY, V. de Russie. F. BaPAtoau.

KOSROU. F. CHOROÊS.

KOSSOYO. F. CASSOYiB.

KOST£NDIL. K. aUlUBTBNmL.

KOSTËND^, CoHstantiaoïi Cùhstantimmponiwa, V. de Turquie (Bulgarie), dans laDobroutoha. avec un bon port sur la mer Notre. C'est près de là, au S., qu'on place Tomi. où fut exUé Ovide.

KOSTROMA, nv. de la Russie d'Europe, na!t dans le gouvtde Vologda, puis arrose celui de Kostroma, et se joint au Volga à Kostroma , après un cours de tJO k.

KOSTROMA, V. de la Russie d'Europe, ch.-L de goavt, au confluent de la Kostroma et du Volga, à 320 kîL N. £. de Moscou, 15 000 hab. fivèché grec. tribunaux, gymnase. Kostroma a beaucoup souffert au mojeo âge par les guerres civiles et les incursions des fartares et des Mongols. Ivan Vasilievitch la réunit défmitivement au grand-duché de Moscou. — Le court de Kostroma, entre ceux de Vologda au N., de Nijoèi- Novogorod et de Vladimir au S. , d'Iaroslftv fc 1*0., d? Viatka à l'E.. a 4.SÛ kil. sur 200. et 1 lOOOOUh.

KOTAIBAH, lieutenant du calife Walid I, fitdi grandes conquêtes dans la Transcxiane, l'Inde, le Kharizm et la Chine, et propagea l'Islamisme dans toutes ces contrées, 707 . S'étant révolté contre Soliman, successeur de Walid, il fut vainou et mis à mort^ eo 7 10.

KOTATIS ou KouTAis, V. de la Russie mêrkllonaJe. ch.-i. d'un gouvt de mémo nom, qui comprend l'Ioiéréthie et la Mingrélie, sur le Rioni, à 200 kU. N. u. de Tiûis : 3500 hab. Svéché. Baxar.caseme, hôpiUnx. Cette ville est moderne; elle semble destinée à pn > spéror.^-Aux cnv. , ruines de l'anc. Cotatts ou Cutasium , jadis capitale de la Oolohide.

KOTHB-EODYN. K. gotbB-eddTn.

KO TTBUS , v. des Ëuts prussiens (Brandeboaug . , ch.-L de cercle , sur la r. dr. de la Sprée, à 10& lâL S. E. de Berlin ; 8000 hab. Tribunaux, gymnafle eocléBiastique. Château royaU Drapa^ toiles, disiîllerie de grains.

KOTERBUE (Aug. Fréd. Ferd. de), écrivain aile mand, né A Weiniar en 1 761 , passa en Russie d^ Fàge de 20 ans, y fut d'abord secràtaire d'un général, puis remplit divers emplois dans Tadministratian, et fut uommé par l'impérau-ice (.uUierme II gouverusar (te

KOUB

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