KOUT
dans le Caucase, entre le Térek otleKouban, court à TE. et se perd dans les sables avant d'arriver à la mer Caspienne, après un cours d'env. 400 kil. Beaucoup de faisans sur ses bords. F. cum ans.
KOUNACHIR, île du Japon, une des Kouriles, au 3. 0. de 111e d'Itiroup; 11 5 kil sur 76.
KOUNDOUZ, v. du Turkestan indépendant, ch.-I. de khanat , à 130 kil. S. E. de Balk, sur la r. g. du Benghi ; 2000 hab. Résidence d'un émir. Environs rertiles. — Le khanat de Koundouz est compris dans le Kaféristan; il embrasse tous les pays situés dans le bassin du Ht-Ozus et une partie de celui de la Kama, affluent du Kaboul.
KOUNGOUR, v. de la Russie d'Europe (Perm), à 70 kil. S. E. de Perm; 6000 hab. Savon, tanneries; grains, alb&tre. Fondée en 1047, détruite par les Baskirs,puis rebâtie en 1668.
KOUOPIO, V. de la Russie d'Europe (Finlande), ch.-l. de gouvt, à 290 k. E. de Vasa; 1250 h. Ecole de cadets. -— Le gouvt de K. compte env. 200 000 h.
KOUR, oumvAfii, Cynu, riv. d'Asie, naît dans la Turquie d'Asie (Erzeroum), à 45 kil. 0. de Kars ; arrose le pavs de Kars, le {Àchalik d'Akhaltsikhé, la Géorgie, le Chirwan, passe à Gori, Tiflis, reçoit l'Aras et tombe dans la mer Caspienne au-dessous de Salian, après un cours d'env. 850 kil.
KOUR, Cortitf, SàUoSf riv. de Perse (Farsistan), coule du N. au S. , et se jette dans le golfe persique, en face de l'tle Kischm, après un cours d'env. 2S0Kil. — Autre riv. de Perse, dite aussi BendemiTj natt sur les confins de l'Irai-Adjémi, coule du N. 0. au S. E., et se perd dans le lac Baghteghian, après un cours de 450 kil.
KOURAKUC, famille de princes russes, issue de Ghédimine, grand-duc de lithuanie, au zr* s. Le 1*' qui ait porté le nom de Kourakin est André, qui reçut, ainsi que tous ses descendants, le titre de boyard. On connaît surtout : le prince Boris K., beaufrère de Pierre I, envoyé extraordinaire du czar près le St-Siége (1705), mmistre plénipotentiaire à Londres près la reine Anne, régent de l'empire en 1711, pendant la campagne de Turquie, ministre plénip. au congrès d'Utrecht (1713) , ambassadeur en France de 1716 à 1727, homme remarquable par ses talents diplomatiques, son instruction, son urbanité, et par la noolesse de son caractère : et le prince Alexandre K. , arrière- petit-fils du précéd. , ministre d'Etat, né en 1752, mort à Weimar eq 1818. Attaché dès sa ieunesse à la personne de Paul I, qu'il accopipagna dans ses voyages en Prusse et en France et dont il resta l'omt, il fut nommé en 1796 ministre et vice-chancelier de l'Empire , se démit de ses fonctions en 1802, fut peu de temps après appelé à l'ambassade de Vienne, puis chargé, en 1807 , par l'emp. Alexandre de terminer les négociations entamées à Tilsitt, et signa la paix. Il devint, l'année suivante, ambassadeur en France, et occupa ce poste jusgu'en 1812, époque de la rupture avec la Russie. Ce diplomate montra dans ses négociations de la droiture et de l'habileté. II a laissé une Correspondance pleine d'intérêt.
KOURATCHI. F. koràtchi.
KOURDES, Curdt, Gordyan, Carduct, peuple de l'Asie, habite, dans les mont, à l'Ë. du Tigre, au S. des lacs de Van et d'Ourmiag , le pays appelé de son nom Kourdistan, Ils sont alertes, braves et pillards. Ils ont toujours été libres ; toutefois ils sont nominalement compris dans l'empire turc et dans l'empire Perse. Presque tous sont musulmans sunnites : quelques-uns sont nestoriens. On les croit descendus des anciens Chaldêens et des Parthes.
KOURDISTAN, région d'Asie, se divise en KourdUtan turc et Kourdùtan pertique,
KOURDISTAN TURC (partie de l'anc. Assyrie^ avec la Gordyène et le pajs des Carduquêt)^ contrée de la Turquie d'Asie, entre l'Arménie, l'Aldjézireh, Tlrak- Arabi et la Perse, forme les pachaliksde Chehrezour et de Mossoul et une partie de ceux de Bagdad et de Vai^ * 380 kil. sur 400. Hautes mont, et vallées fertiles :
riz, blé, orge, sésame, fruits, tabac, coton, noix de galle, manne en larmes; soufre, orpiment et aluiv
KOURDISTAN PBRSiQUB (partie de l'anc. Jfédt'e), prov de Perse, entre l'Aderbai'ajan, l'Irak-Adjémi, le Khousistan et le Kourdistan turc : 380 kil. 225; 400 000 h.; ch.-l., Kirmanchah. Hautes mont.: vallées escarpées et peu fertiles, à l'exception de la plaine de Kirmanchah. Quelques pâturages : beaucoup de gibier.
KOURILES, archipel de 26 tles, situé entre le Grand-Océan et la mer d'Okhotsk, commence au S. du cap Lopatka, pointe mérid. du Kamtchatka, et se prolonge oans la direction du S. 0. Les îles principales sont Tchikou, Paromouchir, Ouekotan, Matoua, Ouchichir, Kounatcbir. Itiroup. Les Kouriles sont en grande piartie inhabitées; quelques-unes sont fertiles et boisées ; toutes sont sujettes à de fréquents tremblements de terre. Les habitants de ces lies, assez semblables aux Kamtchadales, sont petits, vàxa, pusillanimes et trés-peu civilisés. Ils nabitent des terriers, commercent en graisse de baleine, fourrures, plumes d'aigle. Ils professent le chamanisme. Pn^ue toutes ces lies payent tribut aux Russes, excepté les plus voisines du Japon, qui sont tributaires de cet empire. — Les Russes n'eurent counaissance des Kouriles qu'en 1713.
KOURK, district de l'Inde anglaise (Madras), dans l'anc. Malabar, est borné au N. par le Kanara et le Maîssour, à l'E. par ce dernier, au S. par le district de Wyenaad, à rO. par ceux de Cotite et de Tcherical : 100 kil. sur 55 ; ch.-l. , Markery ou Merkara.- Ce district, d'abord gouverné par des radjahs indè^ pendants, fut conquis en 1632 par les Nairs. En 1773. Halder-AU s'empara de ce district, mais en 1788 le radjah qui en avait été chassé parvint à s'y réubhr et se déclara l'allié des Anglais contre Tippou-Saîk
KOUROUS, race hindoue. F. PANDOosetKRicH^*.
KOURSK , V. de la Russie d'Europe, ch. -I. d'ur; ffouvt de même nom, à 1200 kil. S. E. de St-Péteiï nourg; 30000 hab. Ëvêché, tribunaux, gymnase. Tanneries, poteries, suif; fers. Aux env., fruits renommés. Foire célèbre de Korennaîa. — Cette ji'M existait avant le ix* siècle, mais elle fut ravagée pales Tartares au xiu» siècle, et resta déserte 360 an- (1237-1597) ; elle fut repeuplée par Fédor I vanovità-
' " ' ^'Orel au N., s:^
Pultavi^ &â sur 220, et j 1 650 000 hab. Climat doux; sol fertile, beaucoup «i'J grains ; chevaux , abeilles, etc.
KOUS, ApoUinopolis parva, v. de la Hte-£gypt^ { sur le Nil, r. dr., à 35 kil. S. de Kéneh. Jadis entre-
f)ôt de tout le commerce entre l'Arabie, l'Bgypteei 'Inde par la mer Rouge.
KOUTAYEH. F. kutayeh.
KOUTOULMICH , prince seldjoucide, petit-fils (k Seldjouk, servit Togrul-Beg, son cousin, et en reçLi le gouvernement de la Mésopotamie; mais peu apfo il se révolta et fut vaincu. Il se réfugia en Annéi!.: et en Arabie, reparut après la mort de Togrul (lOtK pour disputer le trône à Alp-Arslan, mais périt daii> le combat (1064).
KOUTODSOFP (Michel), feld-maréchal des armé^ russes, né en 1745, commença sa réputatioa militaire dans des guerres contre les Polonais et contre les Turcs; se distingua à Otchakov (1788) et à Ismaii (1790), fut ambassadeur à Constantinople (1793) ei gouverneur de l'Ukraine (1794). En 1805, il commanda en chef l'armée russe envoyée au secours d^ l'Autriche contre la France, et assista à la défaiu d'Austerlitz. En 1812, nommé généralissime des armées russes, il livra à Napoléon hi bataille de la Mofr kowa, qu'il perdit; mais, lors de la funeste retraite de Moscou, u accabla les Français à Dorogobouj e à Krasnol près de Smolensk, ce qui le fit considérei comme le sauveur de la Russie et lui valut le nom d4 Smolerukot. Il mourut en 1813 à Bunzlau en Si lé sie, étant encore à la tête de ses troupes. C'était ui homme de mœurs douces et ami des lettres^
KRAS
KAEM
KOVNOf V. de la Russie d*Euro|)e (Vilna), au confl. du Niémen et de la Vilia, à 95 kil. N. 0. de Vilna; 7000 hab. Blé, lin, miel, hydromel renommé. Aux env., célèbre couvent de Camaldules.
KRAFFT (J. Ch.), architecte-dessinateur, né en Autriche en 1764, m. à Paris en 1833, a presque toujours vécu en France. On lui doit 2 recueils importants contenant les plans, coupes et élévations de châteaux , liôtels, maisons de ville et de campagne construits à Paris et dans les environs, sous les titres de Nouvelle ardiitecture française^ Paris, 1801, et d* Architecture dvile, 1804. Il est aussi l'auteur d'un Traité sur Vart de la charpente ^ 1819, longtemps estimé.
KBAFT (George Wolfgang), physicien, né en 1701 à Duttlingen (Wurtemberg), mort en 1754, fut professeur de mathématiques et de physique, d'abord à St-Pétersbourg, 1728, puis à Tuhingue, 1744. On lui doit un grand nombre d'expériences et de découvertes (publiées dans les Mémotres des académies de Ber- Hn et de St-Pétersbourg), des traités de physique <1738), de géométrie (1740); une Description de la wnaison de glace construite à St-Pétersbourg en 1740 (trad. de l'allemand par P. L. Leroy, 1741). On estime surtout ses Expériences sur la végétation des plantes. — Son fils, Wolffefang-Ludoviç Kr., né à St-Péterslx>urg en 1743, m. en 1814, fut un astronome distingué, et dressa avec Euler les tables de la lune.
KRAGUJEWATZ, v. de Servie, sur la Lepenitza, à 100 kil. S. de Semendria^ 5000 hab. Plusieurs assemblées nationales y ont siè^é.
KAAIOVA, V. de Valachie. F. ckaigva.
KRAL , mot serbe qui veut dire chef y roi. On doutait anciennement ce titre aux souverains de la Serrie, de la Bosnie et de la Valachie.
KBANICHFELD, v. d'Allemagne , à 17 kil. S. 0. le Weimar, sur l'Ilm: 2200 hab. Elle appartient par aoitié au grand-duché de Saxe- Weimar et au duché le Saxe-Meiningen.
KBANTZ (Albert), chroniqueur, né à Hambourg «ra le milieu du xv« siècle, mort en 1517 , enseigna a philosophie et la théologie à Rostock et à Hambourg, remplit plusieurs missions importantes pour les villes hanséatiques, et fut choisi pour médiateur entre les rois de Danemark et le Holstein en 1500. On a de lui : Vandaliay 1519; Saxonia, 1520, et Chronica Danix, Suecix, Norvegix, Strasb., 1546,
KRANTz(David}, missionnaire morave, né en 1723 dans la Poméranie, mort en 1777 , fut envoyé par sa communauté au Groenland et publia après son retour une intéressante Hist. du Groenland ^ Barby, 1765-70, en allemand. On lui doit aussi une Hist. des Frères de V Union (Frères Moraves), 1771, continuée après sa mort par J. G. Hegner, 1791.
JLRAPACKS ou KARPATHES, grande chalue de monla^nes qui sépare la Hongrie et la Transylvanie de la I3alicie et de la Moldavie, se dirige de l'O. à TE., puis xu S. £., et enfin au S. 0., en formant comme un grand arc de cercle. Les monts Krapacks ont plusieurs fîmes qui atteignent 3000*. Les Gesenker-Gebirac (ou monts €U>aissés) les lient à l'O. aux monts Sudêles; à TE. ils atteignent, près d'Orsova, les bords du Danube, au delà duquel ils sont continués par une chaîne détachée des Balkans.
KBASICKI (Ignace) , écrivain polonais, princeévêque de Warmie, puis archevêque de Gnesne, né en 1735 à Doubiecko (GaLcie), mort à Berlin en 1801 , a laissé beaucoup d'ouvrages en prose et en vers qui brillent par l'esprit, ce qui lui a valu le surnom de Vjoltaire de la Pologne. Les plus estimés sont : MyszéidCy poème héroï-comique en 10 chants, 1775, trad. en français par Dubois, 1784, et par J. B. Lavoisier, sous le titre de la Souriade, 1818; la Jfonac/tomaehie ou la Guerre des moines , 1778, poème en 6 ch., qui passe pour son chef-d'œuvre: des Fables, 1779, des Satires, des Contes, et la traduction en polonais d'une partie des poésies d'Ossian. Ses (ouvres complètes ont été recueillies à Varsovie, 1803 et suiv., lu voL in-8, et à Paris, 1830, 1 v. gr. in 8 à 2 col.
KRASNOI, vge de Russie (Smolensk), à 45 kil. S. 0. de Smolensk; 500 h. Les Français, poursuivis par Koutousoff, y éprouvèrent de grandes pertes pendant la retraite de Moscou, du 16 au 18nov. 1812.
KKASNOIARSK. v. de la Russie d'Asie, ch.-I. du gouvt d'Iénisséisk. à 880 k. N. 0. d'Irkoutsk, au confl. de la Xatcha et de l'Iénisséî; 4000 hab. Fourrures.
KRASSO ou KRASSOVA, auc. comitat de Hongrie, entre ceux d'Arad au N. , de Temesvar à l'O., laTrausylvanie au N. E., et le Banat militaire au S., 150 kil. sur 45; 230 000 h. ; ch.-l. , Lugos. Il est auj. compris dans la voiwodie serbe et le banat de Temesvar.
KRASZNA, comitat de Transylvanie, au N. 0. entre ceux de Szolnok, de Doboka, de Klausenbourg et la Hongrie ; 1200 k. carr. j ch.-l., Somlyo. — On y trouve un bg de ILraszna, qui a donné son nom au comitat.
KRAUSE (Ch. Frédéric), philosophe de l'école de Schelling, né en 1781 à Eisenberg (Altenbourg), mort en 1832, enseigna la philosophie, le droit et les mathématiques à lénaen 1802, puis à Dresde, à Berlin et enfin à Gœttingue. On a de lui des traités sur les rapports des mathématiques et de la philosophie, une Introduction à la philosophie de la nature, léna, 1804; Es(iuisses de Logique (IBOZ): Esquisses de Droit naturel, 1803; Système de Morale, 1810; Idéal de r Humanité, 1811. Krause fait du monde de la nature et du monde de la raison deux sphères secondaires ; il place au-dessus Vétre primitif, oui pénètre ces deux sphères : c'est une sorte de pantnéisme.
KRAY (Paul, baron de), général autrichien, né en 1735 àKseamarkt (Hongrie), m. en 1804, étoufia en 1779 la révolte de la Transylvanie, servit contre la France dans l'armée du prince de Gobourg en 1792, succéda en 1799 à Mêlas dans le commandement en chef des troupes impériales en Italie , se distingua à Vérone, à Legnano, pritMantoue, remplaça Tarchi^ duc Charles sur le Rhin et le Danube , mais fut contraint de battre en retraite devant Moreau, en 1800
KRE1G (J. Fréd.), général allemand au service de la France, né en 1730 à Lahr en Brisgau, mort en 1803, servit en Hanovre sous le marécnal de Saxe, se distingua à Rosbach, à Minden, puisàClostercamp, où il fut fait prisonnier, devint général de division à la Révolution, défendit ThionviUe en 1793, fut nommé commandant de Paris sous le Directoire, et occupa ce poste difficile pendant 18 mois.
KREMENETZ, v. de la Russie d'Europe (Volhynie) , à 205 kil. 0. de Jitomir; 5900 hab. ChAteaufort; gymnase ; jardin botanique. Foires.
KIŒMLIN. Ce mot, qui en slavon veut dire fcrrteresse, citadelle, désigne plus spécialement le palais et la citadelle de Moscou, anc. résidence des czars. Le Kremlin est situé au centre de la villo. Construit primitivement en bois, il fut reb&ti en
{)ierre par Dmitri DoniSkoî; les tours qui flanquent 'enceinte furent bâties en 1487, par Pietro Antonio, artiste iulien. Le Kremlin avait été épargné par l'incendie de Moscou allumé en 1812 par Rostopchin : les Français, en se retirant, en firent sauter les murs; il a été réparé depuis. Il renferme, outre le palais impérial, le palais de l'archevêque, la cathédrale de l'Assomption, (commencée en 1326, reconstruite sous Ivan Illj , oA les czars étaient couronnés, le beffroi d'Ivan Véliki (avec 32 cloches), et une immense cloche, pesant 165 000 kilogr. et qui est la plus grande de l'Europe.
ILREMNITZ, V. des Etats autrichiens (Hongrie), dans le comitat de Bars, à 26 kil. N. de Schemnitz; 10 000 hab. Vieux château fort; hôtel des monnaies, direction des mines, etc. Aux env., mines de pyrites aurifères et argentifères exploitées ^ sources vitrioliques.— Fondée au xu* s. par le roi Geysa II.
KREMS^ V. des Etats autrichiens (Autriche)^ à60 k. N. 0. devienne; 6700 hab.' Gymnase, écoles diverses. Velours, alun, quincaillerie, blanc de céruse.
KREBI8IER, v. des États autrichiens (Moravie), à 36 kil. S. E. d'Olmutz; 7800 hab. Beau château , où résirle pendant Tété l'archevèaue d'Olmutz et fui fui
KlUG
kWg
le siêjte de la Diète autrichienne en 1848 et 1849; bi- Mioiheque de 30 000 vol.. galerie de peinture.— FortaSc au XII* siècle; ravagée par les liuîisiles; prise et brûlée par les Siiédois en 1643.
KltRMSMUNSTER, Cremûanum, bg des Elats hu- IHchiens (Autriche), à 19 V\\. 0. de Steyer; llOÔ h. Célèbre abbaye de Bénédictins, fondée en "7^1, et fort riche au moyen âge. fitablissements d^fnstnicttoh, collections dUnstruineiitt de physique et de mathëmatiques.
lOtïîtJTÎ (c.4i-d. OoKc). V. forte des Etats autHchienà (Croatie civile), ch.4. de comitat,à 33 k. S. fe. de "Wàrasdin, 3000 bah. — Le comitat, bomô àaT*I. ttar la l")rave, à TÉ. par les dislricls régîmentaires de kreutzet de St-George, au S. e\ à VO. par le comitat d*Agram> à 60 kil. sur VI et 100000 hab.
KnEL'TÉ (District de), district régimentaifedes Etats autrichiens (Croatie militaire), dans le gétiéralat de W«irasdin, entre le comitat de Êreutl, î'Ëscîavonie, et le district de St-Geofge a lO k. sur 55, et 60 000 b. Wacos principales, îvanicn et Beîotàr.
1LRËITT2ER (Kodolphe) , Compôslteiir et joueuf de v1oloh,tilsd*un musicien allemaûd, né enlTôî à Versailles, m. à Genève en 1831, se ni remarquer dk l'âge de 13 ttis en etëcutant avec une rare perfection lin eoHcerto qu*ll ftvait composé lui-même; voyagea ensuile en Italie, en Allemagne, et se Axa en )^rance; tilt nommé premier violon de la chaç elle de Napoléon, professeur au Conservatoire, 1** çnefd*orcheslrè à ropèra, et membre de rXcadémie de musl()ue. On lui doit les opéras AUsiyanca (1802), à'Àfîsttppe (1808), la Mort étAhel iM^i et plusieurs opèra&
comiques, entre autres Pànl et tifùinU et lodoîskA (179Î)*. la romance de Lodolska, l'introduction et la marche des tartares ont été longtemps populaires. R. Kreutxer & composé auasi une foule de symphonies et de sonates pour violon.— Son frère, Aug. Kreutzer, mort eti 1832, se distingua aussi comme violoniste ei loi succéda comme professeur ka Conservatoire.
KBfeUTZftR (Conradin), compositeur, né dans le fçrand-duché de Bade en 1782, m. en 1849, inventa le Pûnmélodion, Instrument assez semblable 4 Tharmonica. Après avoir composé des messes et des p\htt>s instrumentales, Il se livra au genre dramatique. Ses meilleurs opéras sont : Conradin deSouabe, Tnéodore, LibussOjte Plongeur^ uM Suit â Grenadây etc.
kftRutmfFrôd.). èrudit. V. castizfeft.
KRECTÉHACB. V. CKEùtzNXCti.
^KRIGHNA ou kistnà, fleuve de Hnde en deçà du Ganî^e, naît dans les Chattes occidentales: traverse le Bedjapcur, le Bider, VHalderabad , et se jette dans le golfe du Bengale par deux bouches : celle du N., qui se nomme Krichna ; celle du S. , ou Sippelek. Cours. 1200 kii. H reçoit, à droite, la Malporba et la Toumbedra; à gauche, la Bima et le Mossy. Le Krichna forme la limite entre le Dëcan septentrional et le Décan méridional. De tous les cours d'edu de l'Inde, c*est le plus riche en diamants et en pierres précieuses.
KAlGHlf A , dieu indien, ûls de Taçoudëva et de ta belle Dévaki, qui régnaient à Mathoura, est considéré comme la huitième incarnation de Vichnou. On Tèle^-a en secrut parmi les pasteurs pour le soustraire attt coups de son oncle Kansa (Incarnation de Siva), qui voulait tkin ^rir les enfants de sa sœur afin de s'assurer l'empire. Il sut dans son enfknce surmonter les obstacles de toute espèce que lui opposait KanSa, et, dès qu'il fUt devenu gtand, 11 vainquit et tua cet ennemi acharné. Il se mit ensuite à la tète des t'andons, race opprimée depuis longtemps par les Kourous; prêta le secours de ses armes et de sa nrudence au jeune Ardjouna,rttn des chefs des !*anaoa§, et lui donna la victoire (cette guêtre e^ appelée par les Hindous la eranâe-Guenrê^ Mâha-Éharûta). Krichna fat tué accidentellement par le chasseur Angada, et à sa mort commença Tâge tiolr ou de fbr, Kali-Yonga. Krichna n'était pas moins remarquable par sa beauté que par sa valeur et sa sagesse. 11 in-
spira de l'amour |i iGgbO Ib'mtties, qtit toutes sebtùlerent sur son bûcher. Op trouve Une tfrande analogie entre la légende de Krichna et celles d'Apollon, d'Hercule, et de quelques autres divinités grecques. La vie et les exploits de Krichna sont le stijet d*Un poème indien, le ÈhagavaiC^Pufa^à, que l'on attri- Due k Vopadéva (poGtê du xui» siècle), et qui a été trad. en français par E. feurnout j[l8^l)-
KRtLOFF ou !cRYL0Pi''(Iwah), Tabu liste tusse, né à Moscou en 1768, mort en i844, élaft dèpûîs 1^11 conservateur de la bibliothèque In^pèriale de Saint- Pétersbourg, il débuta dans les lettres paf une comédie : le Magasin de fhodes (l807); tbalçré le succès de celte pièce, il prêtera se donner tout ehtîet à la composition des fables. H est en ce geni^ le clïissique de la Russie. ï^ {Aupart de ses sujets sont empruntés à La Fontaine; mais il a su Jyarfaîtement se les approprier et les adaptei* au goût de se nation. Parmi les éditions de ses Fables on admiire celle que le comte de Cr. OrlofT donna à ^arîs eh ]82ô. avec des traductions en vers français el italiens (chaque fable y a son traducteur paAiculîeM; eDes ont été aussi traduites êù prose par Masclet, îloscoù, 182S.
ItÉOHAGll, V. de Bavière, f. CRÀ.NACti.
UtOXBORG, château tort du Danemark, UansTiltde Seeland, à 40 ^il. E. de Copenhague, couvre ttseneur et défend le passage du Sund : il est regarlr comme la clef de là Baltique, il fût éohslrutl en ir>K:î par Frédéric 11. ta relné IZarolinè ttathilde. entraînée dans la chute de Strueusée. y fui entetmee en 1 77^2. Avant 1855^ tout navire qui passait leSuhdy pâyati un droit d'un pour cent.
MOI^OBËlUG, (TOuvl de Subdé, èfttW CÔUl Ue Jonkœping, Calmar, Blekiiiff, ChrisUaAstÀd et fialmtsed a 105 000 bah.; ch.-l. Wexlo.
ttRO?rSCttLOT, ItRONS'TAXiT. t. CHOîïSTXtJt.
ILttOt^A ou ST0Li»ATZ, bg de Servie, à 15 W. 0. de Semeadria. Il s'y livra en 1739 une bataille où les Turcs battirent lés Autrichiens.
KAOtîCfiCHKTVA ou KROUtovAM, f Afaa;d-»ifsaf des Turcs, v. de Servie, au centre, à 54 kil. 0. de Nissa, prés de là jonction des deul Itoi^va. Êvèchèçrec; château oâ ont résidé plusieurs princes de Servie. Jadis ch.-l. d'un lîvah turc.
ILfipBXER (Julie de WiETîNcnotl', bàronUo de), femme mystique, née ^ Higa en 1^64 , étàît fille du gouverneur de celle ville, et fut mariée dèi l*4gede 14 ans au baron de KrUdner, ambassadeur de Russie à Berlin. Après avoif longtemps bHlîédans le monde et avoir mené une vie tellement dissipée que son époux dut divorcer (1791), elle Se retira tout à coup (vers 18Cf7), se livra a une dévotion eiaîté*, et crut avoir reçu du ciel mission de régôhèrelr le Christianisme. Elle .se mit en conséquence à parcburir TAilemagne, prêchant en plein air. Visitant les prisonniers, répandant d'al>ondantesaunidnes, etelitraînant à sa suite des millier d'hommes. ï:n 1814, elle eu* de fréquentes relations avec les princes alliés qui venaient d'entrer dans Paris : elle eterça suttoui ul grand ascendant sur ^empereur Alexandre; elle lut
S redit, assure-t-on, le retout de Napoléon de 111e 'Elbe et la chute prochaine de ce pnnce; on tui attribue une grande part dans la formation delà Sain te- AUiance. De Paris elle se rendit en Suisse, puts en Allemagne, et recommença ses prédications; mais oa craignait son bifluénce, ôt elle se vit panoot expulsée. En 1824, elle M retira en Crimée, afin d^- fonder une maison de fetiig^ pour tes pètbetirs rt les criminels* elle y mourut la fnéine année t^lÈai^-^"- Baiar). Elle avMt publié en 1803, k l*aris, ott roman intitulé talém, qui parait n'être que sajtupîe t^istolfe. sa Vil a été écrite par Kynard, rats, 1S49, et par Steifnberg, Lfeips., 18&6.
KRUG (Wilb. Traugott), philosophe, ne en 1770 près de ^ttembefg, mort en 1841 , enseigna la philosophie success:vement à Wittemberg, à mmcTortsur-roder, à Kœhisberg, où il remplaça Kant. enfin àUipstck, s'enrôla en 1813 pour répousser l*inv^.d&
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française, combattit énergi<^uement dans ses écrit», après 1 84 4,ies excès du pou voi r absolu,et îut ék en 1 833 (léputéde runiversité de Leipsick'àla diète saxonne. Parmi ses nombreux écrits, on remarqve: Pfcmti'un murel Oroancn, I80i , oùil annonce un système nouveau ; Phtlompkie fondajnenude, 1803, où il pose les hases de ce système; Philùsophie théoHqfte^ 1806- 1 809 ; Philosophie pratique , 181 7- 1 819 , ouvrages où il tire les conséquences des prini^pes posés; Histoire de la phttosophie ancienne^ lB\h\ et DieHonnaire des sciences philosophiques, }827^f834> iDiscipie de Kant, Krug tçnta de compléter le critieisme et de le ra|>proelier du bon sens :. il prétendait que ni l'idéalisme, ni le réalisme ne satisfont la raison, mais aue Tun et l'autre ee concilient par l'union originelle de Tôtre et du savoir dans la conscience i c'est oe qu'il nomme le synthé^iâme iranscendarUal, Il e'oocupa aussi de (Questions théologi^ues : dans eee Lettres sur la perfeelihilité des idées relifieuses^ il soutient la possibilité du progrès en matière de religion^ KKCMMACHER fEdm. Ad.), écrivain protestant, né en 1768 k Tecklembou^g (Westphalie), tnert en 1845, enseigna la théologie è Duisbourg, puis fut pasteur et prédicateur À Crevelt, à Bernbourgi enfin à Brème ^ oà il mourut. S'attachant surtout 4 rendre la leligion «cœssible à tous, il publia dans «e bat en
1805 des Paraboles qui evrent une grande pepularité : elles ont été traduites par M. BauUin (1831 et 1860), et par M. TeiUae (I8d8). Ami de renfimoa, JLmmmacheraécHt pour le jeune âge le Monde <ie$ enfank, 1806, et un recueil d'Apologues^ 1810.
KfiOMMAU, V. murée des États autnehiçns (Bobéme), à 20 kil. ^. 8. O. de Budweis% sur la Moldau; 5570 hab. Beau cbftteau. Maison d'éducation penr les enfants de militaires.
KRUNITE (i. George), compilatewi né à Berlin en 1728, mort en 1796> exerça quelaue temps la médecine, pois se mit à écrire et publia un grand nombre de traductions d'ouvrages anglais et français. Oti lui doit une Enettciepédie écmomieo-tedmoïogiquey qu'il conduisit jusqu'à la lettre L {elle fut achevée après sa mort par les frères Flœrke); c^est VEneyeiopédttf d'Yverdun, traduite en allemand et cofnplétée.
KRDSE (Christian), «hronologisle, né en 1758 à Hiddigwarden (Oldenbourg)^ mort en 1827^ éleva les fils de l'administrateur du duché d'Oldenbourg, fut ensuite chargé de la direction générale des établissementfl d'instruction du duché , devint en 1812 professeur d'histoire à Leipsick, et consacra la plus grande partie de sa vie à l'exécution d'un grand Atlas des États européens y où l'on trouve en regani Pane de l'autre la ffeographie et la chronologie de chaque siècle. Cet Atlas a été reproduit en français, avec de notables améliorations, par Lebas et Ansart, Paris, 1832 et 1836, gr. in-fol. — Son fils, Frédéric Jtruse , né en 1790, prof, à Halle, puis à Dorpat, a révisé l'Atlas historique n et a donné lui-même d'importants travaux sur les antiquités de la Grèce {Hellas, Leips., 1825-27), de la Germanie et de la Russie.
KRUSENSTERN (Adam de), navigateur russe, né en 1770 en Esthonie,morten 1851, exécuta de 1803 à
1806 un voyage autour du monde, dans lequel il fit plusieurs découvertes, entre autres celle des îles Orloff; publia de 1810 àl812lai{e/aa'ondecevoyage,en allemand (trad. en français par Eyriès, 1821), explora en 1815 le détroit de Beliring, et chercha un passage qui conduisit directement d'Amérique à Arkbangel. Il fut nommé en 1826 vice-amiral et sous-directeur du corps des cadets. On lui doit un magnifique Atlas de V Océan pacifique y 1824 et années suivantes, et un riche Voechulaire des langues de quelques peuples ne l'Asie orientale et de l'Amérique, Il fut secondé dans ses voyages et ses travaux par les capitaines Otto de Kotzebue et Bellingshausen.
KitUSZWIGE, bg des £tats prussiens (Posnanie), sur le lac Goplo, à 55 kiU S. E. de Bromberg. Berceau de la famille des Piasts.
ILBYLOFF. F. uuloff.
KUMA, V. de lilede Chypre, tHrèadeBâfa^lseé-h. : on en comptait jadis 2500(^. An«. évdché ^ree^ ftalais épisoopal. Ruines.
KCBIAl-KHAN. V. COOBLAÎHEHah.
K.UFA) v; d'Asie. F. kowfa.
KUUN (H. Gottiob)^ profeesevr de i^MNliologto et de pathologie à Leipsick, né en 1 754 à Sperga» (Saxe) , mort §n (846, a attaché son non à la«oUeoitidii intitulée flediooTum greetfomm ûper^j gr. etki. , !26 vol. in-8, Leip». , 1821^3 '. ^*est une dica pltn ivlpeitantes publications dp Àècle; «aie on regrette de ne pas y trouver les écrits d'Aéti«s> d'Oribase, d'Alexanm de tralles, de Paul d'fijgin*. On doit aussi à Kulm plusieurs ouvrages originaux^ «e rapportant pour la plu* part À rhif toire de la ccienoe. entre autres ^e uwtoire de Véleçtrieiêé fN^dtcoiCv 1783-67.^ Son fils, Othon Bernard K., né à LeipsicK en 1800, professeur de chimie k Iieipsick> a pttblié, en alle&and : Enai d'AnthropocMmie^ 18t4^ Cht^me pratéqfte à Pneetgê dfismédecmSy 1829; iniroéMetiovi pemr les recMtrches chimiques sur les qttalités des €orpSy 1830; Manuel de Stœehiométrie, IB^l^Systé^keée Okimte organique^ 4848, ete^
KUiifct KU.IIBACB. r.€UbM.€IILlA*ÛH-.
KUMA, K€lIANifi. F, &0UMA, CfAiàiiiB;
KUM1I<«L), mont. d'Afrique. V. Lows^BEionts d« lk},
iLUNGKfil. (fean), chimiâte, né en l«dO, 4 Hutten (Sleswig^, «sert eh 1702, à Stookàokn. où tlharies Xf lui avait Àowaé la elitrge de eonmlier ées ttiiies, a fait pluaieurs déoHiv^ertes : il trouva d» son oAté le pheiiphore (1^7^, qui l^tait d^k connu de Brandt. Entre autres ouvnges, tous éonts en allemand , nous citerons de lui : Ei^téfienies ew hs-eeîs fsoes n volatils, Hamb., 1676, trad. en lat. par itansay, Londres, 1678; Obnrvationsthimiquee, 1677«^Aletaent trad. en latin par Ramsay, 1678; VArt 4e faire 4ê verre^ 1679 , trad. en fi^n^ais par le baron d^Holbacbj 1752, et une lettre sur le Phosphore ^ X^IB^ où il expose sa découverte.
KUNKRgDGRF. F. «u^nnsDOinr.
KUNTH <Gh. Sigfsmond)^ botaniMe, fté à LeipzMc en 1788, m. «n 1850, fut chargé «ar Al. de Huttboldt de classer les plantes qu'il avait reeuetllien <»n Amérique. (Vit nommé en 1819 profesBeurde botanique à l'Université de Berlin, et devint membre de l'Académie des sciences de cette ville en 1829. On a de lui : Flora BerotinensiSj BerKn^ lg18; Nwa gênera et speeèes pleMiamf^ quks tn pme^rinMieme ad piagam «quinoctiiUem Otbis Nô^i ^legerm^t Benpland et Jï«mbektt, Paris, 1816-2^; Mmofthphie des Légumineuses d» NouvMo-OeM^nenity \^\ 9 ; Graminées éeV Amérique froptoato, 1829'Sd', Skiif^ à la Monographie des plantes iêuinoSBiaiet tominencée par Bonplandi Ennmeratio plainuttu'mmMiumhHcusque tognitarumy secundum fawHiOM %e(tuP0ite)s disposita, Stuttgard, 1833-59 : o^t 1k son pi<nci> pal titre. Kunthfut encoi^ragé et aidé dans ses travaux par Alexandre de Humboldt.
KUPETZKI (Jean), peintre, né en 1667 à Pessing en Bohème, mort en 1740, était fils d'un tisserand. 11 abandonna la maison paternelle et alla se former à Rome, où le prince Stanislas Sobieski devina son talent et le tira de l'obscurité, il résida longtemps à Vienne, o^ il jouit de la faveur des empereurs Joseph i, Charles VI et François 1. 11 réussissait surtout dans le portrait. On estime de lui la Famille Kupet;iki; lé Samaritainplaçant le blessésur son cheval. Cet artiste appartenait à la secte des Frères Moraves , et il obtint pour ses coreligionnaires, de l'empereur d'Autriche, la permission de professer librement leur culte aans ses Etats.
KURDES, KURDISTAN. F. KOUBDES, kourdistan.
KURULES, Iles de la Russie d'Asie. F. Kouriles.
KURIN, mont. F. taurus;— ville. F. cyrèmb.
KURISCHB-HAFP et K. NEHRUNG. F. cuRtSRB.
KURRACmS. F. KORATCBI.
KURRIGHANB, v. de l'Afrique australe (Cafrerie), à 320 kil. N. £. de Litakou ; env. 16 000 hab. Ce sont
KUTS
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les plus civilisés des Cafres. Ils font de la poterie et tnvailleDt les métaux.
KUSSNACHT, bg de Suisse (Schwitz), à 17 kil. N. 0. de Schwitz, sur le ûc de Lucerne. Aux env. , ruines du château de Gessler; on montre encore le défilé où ce gouverneur fut tué par Guill. Tell.
KUSTENDIL, JtuftfiûifUi, v. de Turquie (Roumé-
lie). F. 0HIU8TBNDIL.
KUSTENDJÊ, Constantiana, ▼. e( port de la Turquie (Bulearie), à 100 klL N. E. de Siristrie, sur une brancne du Danube auj. desséchée. Chemin de fer. Restes d'un ancien retranchement de Trajan.
KUSTER (Ludolphe), philologue, né en 1670 à Blomberg (Westphalie), mort en 1716, fut d'abord précepteur particulier, puis professeur au gymnase de Joachim à Berlin; vint vers 1713 à Pans où il abjura la relip;ion protestante; fut admis à l'Académie des inscnptions, et reçut du roi une pension de 2000 livres. On a de lui VHistaire critique d'Homère^ Francfort, 1696; des éditions de Suidât, Cambridge, 1705: de la Fie de Pythagore, de Jambiique et de Porphyre, Amst., 1707 ; d'Aristophane, Amst., 1710. Il avait pendant quelques années (1697-99) publié à Utrecht la Bibliotheca librorum novùrumf sous le pseudonyme de Neœonu ( mot grec qui traduit le nom allemand kusterj c.-à-d. sacristain). Ce savant eut de vives querelles avec Jacques Gronovius.
KUSTBR (George Godefroi), né à Halle en 1695, mort en 1776, enseigna à Berlin, fit de savantes recherches sur l'histoire, notamment sur celle de Brandebourg , et en publia les résultats sous le titre de CoUeetio opuseutorum histotiam Marchieam illuttrantium, 1743, 24 part. in-8*. On a aussi de lui une curieuse dissertation De Sanehoniatone, philotopho phcmieio.
KDTAYEH , Cotyaeum, v. de la Turquie d'Asie, ch.-l. de sandjak, à 389 kil. S. E. de Constantinople : 66 000 hab. . dont 10 000 Arméniens et 5000 Grecs. Quelques jolies promenades, 50 mosquées, plusieurs ^Tlises, beaucoup de fontaines, etc. Fabriques de
un traité qui arrêtait la marche victorieuse d'Ibra bim . fils du pacha, et cédait la Syrie à Méhémet-Ali.
KUTAVS. r. XOTATIS.
KUTHÉENS, nom donné aux SamariUins par les Juils, parce que, pendant la captivité, ils furent établis par Salmanazar à Kutha, ville de la Susiane, à 5 ou 6 kil. au N. E. de Babylone, et que les habitants de cette même ville vinrent remplacer les Samaritains en Palestine. F. sam arie.
KUTSAMI, écrivain agronomique chaldéen, d'une épogue inceruine, avait rédigé en chaldéen, sous le titre d* Agriculture nabathéennej un grand ouvrage en 9 livres, dont deux seulement, le II* et le III*, nous sont parvenus dans une traduction arabe. El Ouatremère, dans son Hist. dee Nabathéentj sup-
ngue cet auteur vécut entre Taffranchissement aoylone par Bélésiset la prise de cette ville par Cyrus. M. Ch. Wolsohn prépare la publication de V Agriculture nabcUhéenne.
KUTTEiniERG, v. des £tats autrichiens (Bohème), à 9 kil. N. 0. de Czaslau ; 10 000 hab. BeUe église de Ste-Barbe, palais royal. Tribunal des mines, maison d'éducation pour les enfants de militaires. Aux environs, cuivre, plomb, jadis mines d'argent.
KUYP, peintre hollandais. F. cnrp.
KYA-BUZURK-OMID. F. BUZURX-oinD.
KYBOURG , vge et château de Suisse (Zurich^, à 15 kil. N. E. de Zurich : 350 hab. — Il a donné son nom à une puissante famille de comtes qui s'étei^it en 1264. et dont les domaines passèrent à la maison de Habsbourg. — L'empereur Sigismond s'empara du château de Ky bourg en 1415; il le céda avec son territoire aux Zurichois en 1424.
KYMMENEGARD, district du grand-duché de Finlande, sur la Baltique, entre ceux de Viborg à TE., de Nyland àl'O., est ainsi nommé de la riv. Kjmméne, qui l'arrose, et a pour ch -1. Heinola.
KYMRIS, peuple de l'Europe ancienne, d'origine scythique. qui, sorti des régions situées au N. du Pont-Ëuxm, vint, à une époque fort reculée, s'éublir dans la Gaule transalpine. Le plus grand nombre des Rymris s'arrêta entre le Rhin et la Seine, d'où ils refoulèrent les Galls ou Celtes; le reste se répandit entre la Seine et la Loire et se mêla à la population indigène. Ils pénétrèrent jusque dans l'Ile d'Albion (Grande-Bretagne), dont ils occupèrent toute la partie S. 0. , limitée au Nord par la Tweed et le golfe de Solway. On place cette première invasion vers le xm* siècle av. J.-C. De 614 à 578, de nouvelles bandes de Kymris, conduites par un puissant roi nommé Œsus ou Hésus, envahirent la Game et déterminèrent les émigrations de Sigovèse etBellovèse. On croit que les Kymris sont les mêmes que les Cimbres, que l'on trouve d'abord dans la Chersonèse Taurique sous le nom de Cimmériens, puis dans le Jutland ou Chersonèse cimbrique, et qui plus tard (101 av. J.-C.) vinrent se briser contre les légions de Marius. — Les Kymris se distinguaient du reste de la population gauloise par une grande supériorité morale. Ce sont eux qui ont introduit le druidisme dans la Gaule. On trouve des restes de la langue kimrique, qu'il ne faut pas confondre avec le gaélique, dans le bas-breton, qu'on parle sur les côtes de la Bretagne, et dans le gaUois ou kymraig , qu'on parle dans le pays de Galles et le Comouailles.
KYNOBTUE, un aes gouvts du roy. actuel deGrèce, en Morée, compte env. 36000 hab., et a pour ch.-l. Calavryta.
K YPARISSIA, l'anc. Cyparisse, v. du roy. de Grèce, dans la Messénie, est le ch.-l. de l'éparchie de Tnphylie;. 3.500 hab.
KYRPOY. V. de l'Inde angUise (CalcutU), à 95 k. 0. de Calcutta; ÎO 500 hab. Tissus de coton.
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