‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 58 sur 578 · AMBO · texte numérisé non relu

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fectionnements qu'elle apporta dans la fabrication des instruments à cordes. On remarque surtout les trois frères Nicolas « Antoine et André; le premier fut maître de Stradivarius.

AMAURY I, roi de Jérusalem de 1162 & 1173, succéda à son frôre Baudouin ITT. 11 rompit de la manière la plus injuste une trêve qu'il avait conclue avec le calife d'Egypte et porta la ffuerre dans ses États; mais, après avoir obtenu quelques succès, il fut battu par Nour-Eddin et par Saladin, et fut forcé de se retirer honteusement. 11 avait inutilement sollicité les secours de la Chrétienté.

AMAURY II, de la maison de Lusignan, roi de Chypre dès 1194, devint en 1197 roi de Jérusalem par son mariage avec Isabelle, veuve du roi Henri; mais il ne fut roi de Jérusalem que de nom; et quoiqu'il eût appelé les Croisés à son secours, il ne put pénétrer dans ses Ëtats. 11 mourut en 1205 à Ptolémals.

AMAURY DE CHARTRES . philosophe et théologîen du XII* siècle, né près ne Chartres, mort en 1209, professa une sorte de panthéisme mystique qu'il avait puisé dans les écrits de Jean Scot, et qui le fit condamner en 1204 par le pape Innocent III. 11 eut un grand nombre de disciples, parmi lesquels on remarque David de Dinant.

AMAURY, archevêque de Narbonne. F. amalric.

AMAXICHI, V. et port des lies Ioniennes, ch.-l. de l'Ile Ste-Maure, sur une baie; 6000 h. fivêché grec.

AMAZONES . peuplade fabuleuse de femmes guerrières. Elles habitaient les rives du Thermodon dans le Pont, et avaient pour capit. Thémiseyre; elles étendirent, disait-on, leurs conquêtes jusqu'aux frontières de l'Assyrie et du TanaXs, et bâtirent Ëphèse, Smyme, Magnésie. Bellérophon, HeKule, Tnésée, firent des expéditions contre elles. Elles eurent plusieurs reines célèbres: Antiope, qui attaqua Thésée ; Penthésilée. qui secourut les Troyens et fut tuée par Achille; Thalestris, qui visita Alexandre. Onaprétendu qu'elles se peipétuaient par un commerce passager avec les nabitants des pays voisins, et qu'elles exposaient leurs enfants màU». EUes se brûlaient, dit-on, la mamelle droite pour tirer de l'arc avec plus de facilité. — Outre les Amazones d'Asie, les anciens parlent aussi d'Amazones d'Afrique , qui auraient subjuj^é les Maures, les Numides, les Ethiopiens, auraient pénétré en Asie jusqu'au Taurus, et auraient été détruites par Hercule . en même temps que les Gorgones , leurs rivales. Nagel (Stuttgardt, 1838), Uckert (Leipsick, 1847), etBergmann (Colmar, 1853), ont publié de savantes recherches sur les Amazones.

Il a existé en Bohême au vui* siècle de notre ère de véritables Amazones qui avaient à leur tête Libussa et Ylasta; pendant plusieurs années elles répandirent la terreur sur les terres du roi Przémislas qui eut grand'peine à les exterminer. F. vlasta.

AMAZONES (fleuve des), ou maragnon. fleuve de l'Amérique méridionale, le plus erand au monde avec le Nil et le Mississipi, sort du lac Lauricocha dans les Andes, sous le nom de Tunguragua, vers 11" lat S., 73" long. 0., monte au N. jusque vers 50 lat., puis court à l'Ë. de 81* à ô3« de long. 0., traverse la Colombie, sépare la Guyane portugaise du Brésil, reçoit un grand nombre d'amuents et finit par se jeter dans rOcéan Atlantique sous l'équateur, après un cours de 5000 kil. env. Ce fleuve a de 3 à 5 Kil. de large dans sa partie supérieure, s'a-

trandit progressivement, et a 288 ku. à son emouchure. La marée y remonte jusqu'à 600 kil. dans les terres et forme près de son embouchure une barre immense connue sous le nom imitatif de prororoea. Arrivé à l'Océan, il en refoule les eaux et coule encore 135 kil. sans mélange dans la mer. L'Amazone communique avec l'Orénoque par un canal naturel. Ses affluents les plus remarquables sont : à droite, l'Ucayale (à tort donné pour bras principal), le Cassiquiare, le Javari, l'Iuma, le Punis, le Madeira qui a plus de 2000 kil. de cours,

le Topayos, leJingu; à gauche le Pinchès, le Napo, le Putu-Mayo, VYupura, le Negro(qui le bit communiquer avec l'Orenomie). Poissons nombreux et variés, caïmans de 7 mètres et plus, jaguars et serpents sur les bords. — Vincent Pinzon découvrit ce fleuve en 1500; Franc. Orellana le descendit en 1539 et eut à combattre sur ses bords des femmes armées, ce qui fit donner au fleuve le nom de Fleuve da Amagoneg. Le nom de Maragnon eslt indigène, mais seulement pour la partie supérieure du fleuve. Les Portugais le nomment Rio dos Solimoens dans sou cours moyen, depuis son entrée dans le Brésil jusqu'à son confluent avec le Neçro.

ÀMBACLA, V. de Gaule, est auj. Amboite.

AMBABRl, peuple de la Gaule (Lyonnaise 1"). habitait sur les rives de la Saône, dans sa partie inférieure. Leur territoire répond à la Bresse et as Beaiyolais; leur nom se retrouve dans Ambérietta.

ABCBARVAUES. F. àrvalbs (Frères).

ABIBAZAGy ch.-l. de 0. (Haute-Vienne), à 22 kiU N. E. de Limoges; 279 hab. Châsse de S. fitiemie.

AMBERG. V. forte de Bavière (H.-Palatinat), sur la Vils, à 64 kiL N. 0. de Ratisbonne: 10 000 n. Château royal, arsenal, hôtel de ville, église de St- Martin,eto. Fabrique n'armes, draps, faïence, etc. Aux env., l'archiduc Charles repoussa Jourdan. qui battit en retraita, 21 août 1796.

AMBÊRIEUX. ch.-L de c. (Ain), sur l'Albaiine, à 35 kiL N. 0. de Belley ; 886 hab.

AMBERT, eh.-l. d'arr. (Puy-de-Dôme), sur la Dore, à 85 kil. S. E. de Clermont; 3394 hab. Collège. Papier à impression. Excellents fromages. Ancienne capitale du Livradais.

AUBEZ, vge du dép. de la Gironde, près du confluent de la Dordogne et de la Garonne, à 22. kil. N. de Bordeaux. -~ On nomme Bee (TAmbex le lieu où se trouve le confluent des deux fleuves.

ABCBlALm, peuple de Gaule (Lyonnaise 3*), voisin des Redones^ possédait la v. actuelle de Lamballe ^ qui rappelle son nom.

AMBIANI, peuple de la Belgique 2*, à l'O. des Veromandui et des Atrebates et au S. des Jfortnt, répond à la partie occidentale de la Picardie: leur ch.-l. porta (Tabord le nom de Samarobriva; a partir de 382, il fut appelé Ambiant; c'est ai^. Amiens.

AHBIATINUM, KosnigstuM, bourg et place des Trévires, sur le Rhin, à 8 kil. au-dessus de Confluentes (Coblentz). C'est là que naquit Caligula.

AUBIGAT, roi des Gaules, envova vers 587 av. J.-C. ses neveux Bellovèse et Sigovese chercher de nouvelles habitations. Le 1*, à la tête des Sénocais vint s'établir en Italie; le 2" passa en Germanie.

AMBIOBIX, roi des Ëburons (pays de Liège) , lors de llnvasion de la Gaule par les Romains, battit plusieurs des lieutenants de César, mais fût lui-même défait par ce général dans un combat où il perdit 60000 n. (57 av. J.-C.): à la suite de cette bataille, il s'enfonça dans les Ardennes et disparut.

AMBIZA , général arabe, gouverna l'Espagne pour le caufe Yézia depuis 721 . soumit tout le pays occupé par les Visigoths dans le N. de la Péninsule,. pénétra même en France et s'avança jusqu'à Autun, mais se vit bientôt forcé de reculer jusau'à l'Aude, fut battu et tué en 725 par Eudes, duc d^Aquitaine.

AMBLETEUSB, V. et port du Pas-de-Calais, à 8 kil. N. de Boulogne, sur la Manche, près de l'embouchure de la Sélaque; 900 hab. Le port, jadis exc4^ent, est auj. ensablé. C'est là que débarqua Jacques II, chassé d'Angleterre, 1688.

AMBOINE, une des Moluques, au S. 0. de Céram, par 3» 47* lat. S. et 125» 33^ long. E., a 71 kil. de long sur 22 de large, et est coupée par une baie en deux presqu'îles. Env. 60000 hab. , dont 20 000 Chrétiens; ch.-L, Amboine. Climat très-chaud, inai<< sain. Moussons en sens inverse de celles des tles de la Sonde: pluies énormes lors de la mousson du sud. Sol fertile : ffirofliers, sagou, superbes ananas. Amboine est Te centre de la culture du ffiroiher ;

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Il .-écolte moyenne est de l&O kilog. de clous de girofle.^ Cette Ile fîit découverte en 1515 par les Portugais qui ne Toccupèrent qu'en 1564; les Hollandais s'en emparèrent en 1605; les Anglais la leur eoleyèrent en 1796; mais en 1814 elle fut rendue aux Hollandais qui la possèdent encore. -~ Le groupe dit d'Amboine se compose de 11 ties, dent lei principales sont : Ambolne, Céram, Bourou, Goram: la 1** seule est soumise entièrement aux Hollandais. — La v. d'AMBOims, ch.-l. de 111e de ce nom et de toutes les possessions hollandaises dans les Mdluques, située au fond d'une baie, compte enTÎTon lOOOOliab. Quelques beaux édifices : bazan, marchés, campong chinois, hôtel de Tille. EBe est défendue par le fort Yitona.

AMBOISE, Ambada, ch.-L de cant. (Indre-et- Loire), sur la r. g. de la Loire, à 20 kil. E. de Tours ; 4363 hab. Ville étroite et tortueuse. Aciers cémentés, limes, râpes; draps, tapis. Ancien ch&teau fort, avec de très-laiges remparts : on monte en carrosse jusque sur sa terrasse; ce château sert auj. de prison d'État : Abd-el-Kader y fut enfermé de 1848 i 1852. Patrie du poète latin Commire; Charles VUI y naquit et y mourut. Il fut rendu à Amboise plusieurs édits célèbres, entre autres celui de 1663, qui accordait aiu Calvinistes la liberté de conscience. AMBOiSB (Conjuration d'), formée en 1560 par les Huguenots contre François II, Catherine de Médicis et tes Guise, avait pour but de soustraire le jeune roi à l'influence de la maison de Lorraine. Le chef ostensible des conjurés était Georges Barré de La Renaudie ; noais le véritable chef était le prince de Condé. Elle Uii découverte par la trahison d'Avenelle , iToeat de Paris, au moment où les conjurés marcliaient sar AmJboise, où se trouvait la cour. Surpris à l'improviste, La Renaudie fut tué; son cadavre fut pendu sur le pont Un grand nombre de conjurés, parmi lesquels se trouvait le comte de Castelnau, subirent le même sort Le prince de Condé, gardé à Toe, n'échappa au supplice qu'affirmant par serment qu'il était étranger à cette conspiration.

AMBOISE (Georges d') , dit le Cardinal dP Amboise^ ministre de Louis XII, né en 1460, au château de Chaumont, prèsd'Amboise, d'une famille anc, mort en 1510, fut dès l'âge de 14 ans fait évèque de Montanban, et devint un des aumôniers de Louis XI. II s'attacha à la fortune du duc d'Orléans (roi depuis sous lo nom de Louis XII) , et fut fait par le crédit de ce prince archevéoue de Narbonne, puis de Rouen, et lieutenant général de la Normandie sous Charles YIII. Lorsque Louis XII monta sur le trône (1498), il le choisit pour son premier ministre. Georges d'Amboise remplit avec le plus grand succès ces hautes et difficiles fonctions, et les conserva jasqu'â sa mort. Dés le début de son administiation il se concilia l'amour du peuple en supprimant la taie extraordinaire qu'on avait coutume de lever à ravénement du roi ; il n'augmenta jamais les impôts, malgré les guerres désastreuses qui remplirent le rème de Louis XII. Il fit des règlements utiles, abrégea la durée des procès et chercha à mettre un terme à la corruption des juges, qui vendaient la lustice au plus offrant. Alexandre VI le créa cardinal et le nomma son légat en France. Géorgie •i' Amboise aspira à se faire nommer pape, mais sans pouvoir y réussir. ~~ Aimery d'AMBOisB, son frère aîné, devint grand maître de l'ordre de St- *ean-de- Jérusalem en 1503, et remporta en 1510 me victoire navale sur le sondan d'I^pte près de Monténégro.

AMBoiSB (François d*). né à Paris en 1550, mort ^Hennés en 1620, fut d'abord professeur au collège ^ ?iavarre, puis maître des requêtes et conseiller "f ^tat. 'i a donné la plaisante comédie intitulée les A'êa])Oitfotfiea, en vers, et quelques autres pièces de po«ie. On lui doit une édition des OEuvrei ^Abé- Wd.lôia, in-4«.

AMBRACIE, auj. Arta, v. d'Êpire, sur la côte

septentrionale d'un petit golfe auquel elle donne son nom (auj. golfe de VArUi), était une colonie de Corinthe. Elle fut agrandie par Auguste après la bataille d'Actium; mais la fondation de Nicopolis la fit déserter. Elle fait auî. partie du roy. de ftrèce et est le ch.-l. d'une éparchie de l'Acamanie.

AMBRIÈRES, ch.-L de cant. (Blayenne)., à 12 k. N. de Mayenne; 1348 bah. Jadis v. forte.

AMBRIZj riv. du Congo, natt au N. £. de Pamba, coule 400 kil. àl'O. , et se jette dans l'Atlantique, où elle forme le portd'Ambriz, occupé par les Portugais.

AMBROISE(S.), AmbroiiWy un des Pères de l'P.glise latine, né vers l'an 340, était fils du préfet des Gaules. H g[0uvemait lui-même la Ligurie quand le peuple de Milan, charmé de ses vertus, l'élut évoque d'une voix unanime, quoiqu'il ne fût encore que catéchumène. Il fut en quelij^es jours ordonné prêtre et sacré évêque (374). Il signala son épiscopat par un zèle ferme et soutenu, fit condamner les Ariens au concile d'Aouilée, et refusa leâtrée de l'église à l'empereur Théodose jusqu'à ce qu'il eût fait pénitence du massacre de Thessalonique (V. THàonosE). Il mourut en 397. On l'honore le 7 décembre. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels on distingue ses traités des Devoirs des Prêtres et de la Virginitéj et sa Lettre à Vaîcntinien contre Symmaque. qui demandait le rétablissement de l'autel de la Victoire. On lui a attribué le TeDeum, Ses écrits^ pleins d'onction, sont aussi agréables que solides : ils édifient, instruisent et plaij»ent à la fois. Cependant il y sacrifie trop souvent au goût de son temps. Sa Vie a été écrite par Paulin , prêtre de Milan , son contemporain, et par G. Hermant, 1678. La meUleure édition de ses œuvres est celle de Paris, 1686, 2 vol. in-fol. Le traité des Detmrs des Prêtres (De officiis ministrorum) a été traduit, sous le titre de Morale des Ecclésiastiques, par l'abbé Morvan de Bellegarde , 1691. S. Ambroise donna au diocèse de Milan une liturgie et un rit particulier, connu sous le nom de rit amhrosieny encore en usage dans le Milanais.

AMBROISIE, nourriture des Dieux, d'im goût et d'un parfum exquis, donnait l'immortalité à quiconque la 8;oûtait. On croit que c'était un aliment solide, la boisson des Dieux étant le nectar.

AMBRONS^ AmbroneSf peuple de la Gaule Transalpine , faisait partie des Helvetii au temps de César. U avait pour limites au S. les Alpes, qui les séparaient du Valais; au N. les lacs de Wallenstadt et de Zurich, et une ligne passant par les villes modernes de Zurich , Luceme et Thun. Ils s'allièrent aux Cimbres et aux Teutons, envahirent avec eux l'Italie vers 105 av. J.-C., et battirent les généraux Manlius et Gépion ; mais ils furent exterminés par Marins à la bataiUe dfAquae 5extt>(Aix), 102 av. J.-G.

AMBROSIENNE (Bibliothèque) , riche bibliothèque fondée à Milan au commencement du xyii* siècle parle cardinal Frédéric Borromée, et ainsi nommée en l'honneur de S. Ambroise, patron de Milan.

AMBROSIUS AURBUANUS j général breton , issu d'une famille romaine, déhvra en 467 ses compatriotes de la tyrannie ne Vortigem et des Saxons, et fut élu souverain de toute l'Angleterre. U eut à soutenir plusieurs guerres contre les Saxons, commandés par Hengist, et resta vainoueur. On croit qu'il fut tué en 508, dans une bataille qu'il livrait à Cerdic, autre chef saxon. C'est sous Ambrosius que se serait formé le fameux Arthur.

A]lfÉ(S.) , évêque de Sion en Valais vers 669, mort en 690, fut injustement persécuté par Thierry III. On l'honore le 13 septembre, ainsi qu'un autre Ami ou Amatf abbé de Rémi remont, mort en 627.

AMÉ ou AMÉDÉB , uom de plusieurs princes de la maison de Savoie. F. savoib.

AMEILHON (Hubert-Pascal), membre de l'Académie des inscriptions, né à Paris en 1730, mort en 1811 , fut administrateur de la bibliothèoue de ia

I Ville de Paris, puis de celle de l'Arsenal. U donna en 1766 une Histovrt du eomn^^rce des Égyptiens sùtm

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