AMMI
AMERSFOORT, ▼. de Hollande (Utrecht), ch.-l. d'arr., surPEem, à20 kil, N,E. d'Utrecht; 9000 hab. Grand commerce de transit. Patrie de Bameveldt.
AMFREVILLE-LA-CAMPAONE. ch.-l. de c. (Eure), à 20 kil. O. de Louviers; 516 han. Céréales.— aiifre- TiLLB-fious-LES-iroNTS, petite comm. dumêmedép., dans le cant de Fleury-sur-Andeile, près delà cote des Deux-Amants; 415 hab.
AMHARA, partie de l'Abyssinie située vers les sources du fleuve Bleu , à 10. du Tacazzé, a pour capit. Gondar. On y narle une langue particulière connue sous le nom aamhara.
AMHERST (JEFFBRYylord), général anglais, d'une ancienne famiUe, né à Kent en 1727, mort en 1798, t\xx gouverneur de la Virginie, puis commanda en chef les forces anglaises en Amérique, et se rendit maître de tout le Canada. Il lût en récompense créé chevalier du Bain et baron d*Amherst, et enfin élevé en 1791 à la dignité de feld-maréchal.— Son neveu. W. Pitt, comte d'Amherst, 1773-1857, fut chargé en 1816 d'une mission en Chine, mais ne put obtemr audience de l'empereur, parce qu'il ne voulut pas se soumettre à des conoitions humiliantes. Il fut nommé en 1823 gouverneur Général des Indes orientales, et fit la première expédition contre l'empire d'Annam.
AMHERST-TOWN, v. de l'Inde anglaise transgangétique, sur le golfe de Martaban, près de Pembouchure du Salouen. Bâtie en 1826 par les Anglais, eUe compte déjà 20 000 hab.
AMIBA, V. de Mésopotamie, etauj. Diarhek.
AMIÊNOIS, partie ae la Haute-Picardie oui occupe auj. le milieu du dép. de la Somme, formait sous les Garlovingiens un comté qui contenait Amiens, Conti, Poix, Doulens, Picquigny, Rubempré. Les comtes d'Amiens furent vassaux de l'évéque jusqu'en 1185; Philippe-Auguste unit alors le comté à la couronne; Charles VII le céda par traité à Philippe le Bon. duc de Bourgogne, 1435; la mort de Charles le Téméraire le rendit à Louis XI, 1477, et il lui fut assuré parle traité d'Arras, 1482.
AMIENS, Samarobrivaj puiSiim&tant, ch.-L du dép. de la Somme, jadis capit. de la Picardie, sur la Somme, à 128 kil. N. de Paris (131 par Beauvais; 147 par le chemin de fer) ; 58780 hab. fivèché, suffragant de Reims; cour mipériale et tribunaux; lycée, académie, musée de peinture, jardin botanique, bibliothèque. Magnifique cathédrale, construite au XIII* siècle ; citadelle en ruines. Belle promenade de laHotoie, Nombreuses manufactures : tissus de toutes espèces, filatures, huiles de graines, tanneries, brasseries; grand commerce. Patrie de Pierre-l'Erinite, Rohault, dom Bouquet, Voiture, Ducange, Gresset, Wailly, Gribeauval, Delambre. — Résidence de Clodion, qui y mourut en 44S ; ravagée par les Normands au ix* siècle. Amiens fut au moyen Age la capit d'un comté particulier (F. awénois). Cette ville entra dans la Liêue dès 1588, et ne se soumit qu'en 1592. Prise par les Espagnols en 1597, elle fut reprisela même année par Henri IV. Il y fut signé le 27 mars 1802 un célèbre traité de paix entre la France, l'Angleterre, l'Espagne et la Hollande : la France tardait ses conquêtes, sauf Rome, Naples et l'Ile d'Elbe; l'Angleterre restituait ses concmêtes coloniales, à l'exception de Ceylan et de la Trinité; Malte était rendue aux chevaliers de Malte; l'Espagne et la Hollande recouvraient leurs colonies.
AMILCAR, nom commun à plusieurs généraux carthaginois qui se distinguèrent dans les guerres puniques. Le plus célèbre est Amilcar Barca, oui fut père du grand Aimibal, et qui joua un çrana rôle dans la première guerre punique ; il désola pendant cinq ans la Sicile, que les Romains disputaient à Carthage; mais enfin il fut vaincu par le consul Lutatius, Drèsdes tles Ëgades, dans un combat naval qui mit nn à cette guerre (242). De retour dans sa patrie, il étouffa la révolte des mercenaires qui avaient pris plusieurs villes et assiégé Carthage. Il passa
ensuite en Espagne, subjugua es peuples les plus belliqueux de cette contrée, et y bâtit, ditron, une ville qu'il appeU, d'après le nom de sa famille, Barcmo fBiurcelone). Comme il se disposait à porter la guerre en Italie, il fut tué dans une bataille (lar les Fettofief , l'an 228 av. J.-C. Ce général avait fait jurer à son fils Annibal, dès Tftge de 9 ans, une haine implacable aux Romains.
AMIOT (le P.), jésuite, missionnaire en Chine, né à Toulon en 1718, arriva à Macao en 1750, et alla l'année suivante à Pékin, où il resta jusqu*à sa mort, en 1794. Il était très- versé dans les lanjmes chinoise et tatare. dajos les mathématiques, l'histoire et les arts de la Chine. Nous avons de lui . Éloge de la ville deUoukden.inÂ. du chinois. 1770; Art militaire det Chinois , 1772; plusieurs ouvrage^: sur la Typographie et la Musique des Chinois; Vie de Cmfucius (formant le tome XII des Mémoires s\kf les Chinois); Dictionnaire tatar-mandchou et francais, 1789; Grammaire de la langue tatare-mantihoue^ etc. — Célèbre traducteur. F. amtot.
AMIRAL, de l'arabe émir al bahr, commandant de la mer, est le nom que porte le commandant d'une flotte ou d'une escadre. II a sous ses ordres un vice-amiral qui commande l'avant-garde, et un contre-amiral qui commande l'arrière-garde. V. pour plus de détails notre Dictionnaire des Sciences.
AMIRANTE, Almirante, titre d'un grand officier d'Espaffne. équivalant à celui de grand amiral. Il y eut a'ahord deux amirautés, celui de Castille et celui de Séville; auj. il n'y en a plus qu'un. Ce titre se donnait ordinairement à l'infant d'Espagne.
AMIRANTES (les), groupe de 12 petites Iles dans la mer des Indes, situé par 51* 2r-.^2'' ôO' long. E.; S'-e* 13* lat. S. Il fait partie des Scyclielles et appartient aux Anglais.
ABORAUTÊ. On nommait ainsi en France et on nomme encore ainsi en Angleterre l'Administration spéciale de la marine, ayant juridiction .sur toute» les personnes attachées au service de la mer.
AMIRAUTÉ (lie de 1'), grande tle de l'Amérique du N. , sur la côte O. , entre le continent et l'archipel du Roi-Georges, par 137* 10'-137- 48' long. O., 57* 2'-58" 24* lat N. Elle a 320 kil. de tour et appartient aux Anglais. Découverte par Vancouver en 1794.
AMiRAUTâ (tles de V) , groupe d'Iles de la Polynésie , au N. de la Nouvelle-Bretagne, par 144* 30* long. E. . 2* 12' lat. S., se compose de 25 ou 30 lies, la plupart désertes. Habitants noirs, presque nus. assez adroits navigateurs. —Découvertes par les Hollandais en 1616 ; visitées par Carteret en 1767 ; par Morello, 1781: par d'Entrecasteaux, 1793. La plus grande, dite ile de la Grande Amirauté, a 100 kil. de long.
AMIS (ile des), dans l'Océanie. F. tonga.
AMIS (Société des). F. quakers.
AMISIA, V. de Germanie, est auî. Emden.
AMISIUS,riv. de Germanie, auj. l'^m^.
AMISUS, Samsoun, v. du roy. de Pont, sur un golfe du Pont-Euxin, àl'O., fut fortifiée et agrandie par Mithridate. Luculluss'en empara en 71 av. J.-C.
AMITERNUM, auj. San-Vinorino, v. de l'Italie anCf au N. N.£.de Rome, dans le pays des Sabins. au pied de l'Apennin. Patrie de Salluste.
AMMAN, Hàbbath-Ammon dans la Bible, Philadelphia chez les Grecs, v. de Turquie d'Asie (Damas), à 90 kil. N. E. de Jérusalem, jadis capit. des Ammonites. Prise par David en 1035 av. J.-C.; c'est là qu'Urie fut tué. Ptoiémée-Philadelphe l'embullii et lui donna son nom. Belles mines.
AMMAN (J. Conrad), médecin, né à SchafThouse en 1669, mort vers 1730, exerça la médecine à Amsterdam, s'occupa avec succès de l'éducation des sourds-muets, et publia Surdus loquens, Arnsn. , 16^2, l>e Loquela, 1700 (trad. en français en 1779).
AMBOEN-MARCFLLIN , historien latin, néà Antioche vers 320, mort en 390 à Rome, fit longtemps la guerre en Germanie et dans les Gaules , et acconi pagna l'empereur Julien dans son expédition en Pi:r<4«>.
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Il quitta ensuite le métier des armes, vint s'établir à Rome, et y composa, sous le titre de Rerumgestancsi îibn zzxi, une Histoire qui va depuis Nerva jusqu'à Valens,96-37 8. Les 13 premiersliTres sont perdus, mais il reste les plus importants, ceux où r auteur parle de son temps ^52-378). Le style de cette liistoire se ressent de la narbarie de Fôpoque; mais Poutrage jouii d'une grande autorité, parce que Paateur rapporte, surtout dans ses derniers livres, ce oa'il avait vu lui-même. Il parle avec une telle moaération du Christianisme et du Paganisme que l'on ne peut deviner par ses écrits Quelle rdigion il proTessaiU Ammien avait aussi pulilié en grec un ouvrage sur les historiens et les orateurs de la Grèce ; û n'en reste qu'un fragment, découvert au zv* siècle par le Pogge. L'ou\Tage d'Ammien-lfarcellin fut imprimé pour Ja première fois à Rome en 1474, parÂ. SabinusL On estime l'édition Variorum, avec notes de Wagner, Leips., 1808, 3 voL in-8. n a été trad. en frâhçais par de Moulines, Berlin, 1775, par Savalette. Paris, 1848, et se trouve dans la collection Panckouie et dans celle de M. Nlsard (où il a été traduit par H. Fleutelot).
AMMIRATO (Scipion), historien italien, né en 1531 à Lecce, dans le roy. de Naples, mort à Florence en 1601. Après avoir quelque temps mené une vie fort aventureuse, il s'attacha au grand-duc CAme I, qui le chargea d'écrire l'histoire de Florence. Afin Qu'il ne fût distrait par aucun soin, le cardinal Ferainand de Médicis le lo^ea dans son pakis et le pourvut d'un bon canonicat. Son JSfùioin de Florence, en 35 livres, va ju«qu'en 1574; eUe fut Dubliée en deux parties, Florence, 1600 et 1641,in-rol. Cet auteur laissa quelques autres écrits qui furent publiés après sa mort par son neveu, Blanchi Ammirato, connu sous le nom d'Ammirato le Jeune.
AMMON, c'est-à-dire Soleil, en phénicien, dieu adoré chez les i)euples de la Libye, surtout dans la grande oasis oui prit depuis le nom d'Oasis de Jupiter-Ammon (auj. de5yoiia/i),où il avait un temple dont les oracles étaient célèbres. On le représentait avec des cornes de bélier. Alexandre visita son temple et se fit proclamer par l'oracle fils de Jupite> Ammon. F. syouah. — Y. de Syrie. F. aicman.
AMMONITES, peuple infidèle, issu d'Ammon, fils de Loth, habitait à TE. de la demi-tribu orient, delfanassé, et avait pour capit. Habbath- Ammon. Ils furent presque toujours en guerre avec les Israélites. Jephté. Saûl et David les battirent à plusieurs reprises; ennn Joab les extermina.
AMMONICJS SACCAS, philosophe d'Alexandrie, du m« siècle après J.-C. , mort vers 241. Quoiqu'il fût né dans la pauvreté et qu'il eût été d'abord forcé de faire le métier de portefaix pour vivre (d'où le nom de S(iccasojxSaccophore), il se livra avec ardeur à l'étude de la philosophie; u chercha à concilier les doctrines de Platon et d'Aristote, en y mêlant les doctrines orientales, et fut ainsi le fondateur de l'éclectisme néoplatonicien, n n'a laissé aucun écrit, mais il eut pour disciple Longin, Origène et Plotin. Ce dernier a en partie reproduit sa doctrine. 11 parait qu'Ammooius, après s'être fait chrétien, retourna au paganisme. On a de M. Dehaut : Fte et doctrine fÀmm. Saceas, Bruxelles, 1836.
AMMONius, fils d'Hermias, philosophe éclectique, disciple de Proclus, vécut vers le milieu du v* siècle , et laissa des commentaires estimés sur les livres de ^'InterpréUUion d'Aristote (Venise. 1503, 1546), et tôt le traité Des cinq universaux de Porphyre (Yeuse, 1500 et 1546), ainsi qu'un livre De Fato^ pu- Qué avec plusieurs autres traités sur le même sujet PV J. C. Orélli, Zurich, 1824. On a aussi sous le Bom d'Ammonius une Vie d^Aristote.
AMMONIUS, grammairien grec qu'on place au rv* ■*cle de J.-C, est auteur d'un traité des Synonymes r«ci, publié par Walkenaer, à Leyde , 1739, et trad. «k français par A. Pillon, 1824 et 1847. Cétait un
prêtre païen d'figypte, qui, après la destruction des temples, se réfugia à Constantinople, en 389.
AMNON, fils aîné de David, conçut un amour incestueux pour sa sœur Thamar et lui fit violence . Absalon le tua pour venger cet affront (1026).
AMOL, V. de Perse (Mazanderan), à 40 kU. 0. de Balfrouch, sur l'Herrouz; 35 000 nab. Restes d'un palais de Schah-Abbas; 3 tours consacrées au culte du feu par les Guèbres.— Ville du Khoracan, sur la rive g. du Djihoun, à 110 kil. S. 0. deBokhara. Peu* plée et commerçante. Prise par Tamerlan en 1392.
AMONj roi de Juda (640-639), fils de Manassé, imita les impiétés de son père, et fut assassiné par ses propres serviteurs, à l'âge de 24 ans.
AMONTONS (Guillaume), physicien, né à Paris en 1663, mort en 1705. Stant oevenu sourd dans sa jeunesse, il chercha une consolation dans l'étude et s'appliqua avec succès aux mathématiques , & la physi(^e et à la mécanique. U publia en 1695 des Expériences sur une nouvelle clepsydrct sur les hdromètres, les thermomètres et les hygromètres ^ perfectionna ces divers instruments , construisit un thermomètre à air, eut l'idée des machines à vapeur et imagina le télégraphe aérien, invention qui ne fut utihsée que beaucoup plus tard (F. cbàppb). U fut reçu en 1699 à l'Académie des sciences.
AHORBACH, V. de Bavière, à 34 kil. S. d'Aschaffenbourç : 3500 hab. Grande abbaye de Bénédictins » auj. résiaence du prince de Leiningen.
AMORErn (l'abbé), savant génois, 1741-1816, professa d'abord le droit canonique à Parme, mais quitta bientôt cet enseignement pour les sciences naturelles et s'appliqua surtout à la minéralogie. On a de lui des Recherches sur la tourbe, le lignite et le charbon fossile, un Voyage aux trois lacs (lac Majeur, de Lugano, de Côme), et une Histoire de Léonard de Vincif 1794.
AMORtiO, Amorgos, Ile de l'Archipel, une des Cyclades mérid. , entre Naxie et Stamnalie, avec une V. du même nom ; 2600 hab. Patrie de Simonide.
AMORIUM, V. de Galatie, chez les Tolistoboiif à ro. du Sangarius. On y fait naître Ésope.
AMOROS (don Franc.) , colonel espagnol, né en 1 7 70 à Valence, mort en 1848. avait servi honorablement dans les armées espagnoles. U fût chargé en 1807 de l'éducation de l'infant don François de Paule, se déslara en 1808 pour le roi Joseph, qui le fit intendant gtoéral de la police , puis ministre de l'intérieur , vint se fixer en France au retour de Ferdinand Vil, et introduisit dans notre armée et dans nos écoles les exercices g^nastiques, dont il avait déjà fait d'heureux essais en Espagne. On a de lui un bon Manuel de Gymnastique. 1836.
AMOBRHÈENS, peuple de Palestine, descendant d'Amor, fils de Chanaan, habitaient au S. E. du pays' de Chanaan. Ils furent soumis par MoTse.
AMOS, le 3* des 12 petits prophètes, était un pasteur de Thécué. près de Jérusalem. 11 prophétisa sous le règne d'Osias, roi de Juda, et fut mis a mort par un prêtre de Béthel, vers 785 av. J.-C.
AMOU, ch.-l. de cant. (Landes), à 23 kil. S. 0 de St-Sever, sur le Luy. ; 1036 hab. Vin estimé.
AMOD-DARU OU DJlBOUN , OsRtf . F. nJlHOUN.
AMOUN, dieu égyptien, le même qu'iimmon.
AMOUR, divinité païenne. F. cupidon.
AMOUR {Sctghdlien en mandchou, Helong-Kiang en chinois, Argoun en russe), grand fleuve d'Asie, dans la Mongolie et la Russie d'Asie, prend sa source aux monts Kinhan, par 40* 30* lat. N.; court au S. E., puis au N., traverse le lac Koulon, arrose la Hantchourie, reçoit le Gan, la Chilka, le Songari, et, après 4000 kilom. de cours, tombe dans la mer d'Okhotsk, vis-à-vis de lUede Tchoka. En 1854, les Russes se sont fait céder par les Chinois toute la rive septentr. de l'Amour et ont fortifié l'embouchure du fleuve. On a de M. de Sabir, U fleune Amour, in-4*, 2861.
AMOUREUX (Guerre des), guerre religieuae qui
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eut lieu en France dans le courant de 1580 : les I Protestants, ayant à leur tète Henri de Navarre, y obtinrent quelaues succès, qui furent compensés par des revers; elle fut terminée par le traité de Fleix (26 novembre). Elle tire son nom des intrigues de galanterie qui y donnèrent Heu.
AMOY, T. et port de Chine. Y, émouï.
AMPAZA, Btat portugais du Zanguebar, entre féquateur et Métinde, a pour capit. une ?. de môme nom.
AMPÉ{<1179 (Luclus), écrivain latin du ▼•siècle, auteur du LibtT Memorialig, qui contient des notions abrégées sur le monde, les éléments etThistoire, et qui a été publié par Saumaise, Leyde, 1638, par Wolfln , Leips., 1854; aété traduit par Verger. 1843.
AMPÈRE (André-Marie), savant, né en 1775, à Polémieux, près de Lyon, mort en 1836, était fils d*un bonoraole négociant, qui fut exécuté en 1793 comme aristocrate. Il montra un goût précoce pour les sciences, enseigna d'abord les mathématiques et la physique à Bourg et à Lyon, devint en 180b répétiteur d'analyse à r École polytechnique, fut admis à rinstitut en 1814, fut nommé vers 1820 professeur de physique au collège de France, et enfin inspecteur général de runiversité. Il avait commencé à se faire connaître dès 1802 nar des Considératioru sur la théorie mcUhématitpie du jeu, avait publié en 1816 un excellent Essai sur la classification des corps simples, et avait présenté à Tlnstitut de beaux travaux d'analyse; mais il se rendit surtout célèbre
Sar les développements qu'il donna à la découverte HSrsted sur râectro-magnétisme : généralisant aussitôt cette découverte, il reconnut dès 1820 que, sans aucune intervention de l'aimant, deux 61s parcourus par ï'éleotricité agissent l'un sur l'autre, et il indiqua en 1822 l*emploi de la pile pour la transmission des dépêches, découvrant ainsi le principe de la télégraphie électrique. Il publia en 1826 ia Ihéorie des phénomènes électro-dynamiques déduite de Vexpérience. Ampère embrassait dans ses études toutes les branches de ia science , 4ussi bien les sciences osychologiques et morales que les sciences mathéma tiques et naturelles : il essaya d'en présenter la olassifîcation, et publia un Essai sur la philosophie des sciences j 1834, dont une 2* partie a été publiée après sa mort par son lils. Ce savant se faisait remarquer par une certaine bizarrerie et par des distractions singulières. Ara go a donné son Éloge ( 1 839) , B.Sl-Hilaire laPhilosophif» des deux Ampères {\H6iJ),
AMPÈRE (Jean-Jacques) , littérateur, fils du précédent, né à Lyon en 1800, mort en 1864; fut professeur au Collège de France, membre de TAcad. des inscriptions et belles-lettres et de TAcad. française. On a de lui des Poésies, des récits de Voyages, et des ouvrages estimés de critique littéraire et d'histoire {Hiit, littér. delà France avani le zu* siècle y 1839, 3 vol. in-8"; Hist, de la format, de la langue fr., 1841, 8"; la Gréce^ Rome et DanU, 1848, in-18; l'Histoire romaine à Rome, 4 vol. 8», 1858 et suîv.)
AMPPING, vgede Bavière, à 8 kiL 0. de Muhldorf. Louis Y de Bavière y battit Frédéric d'Autriche (1322). Le général Iforeau y eut en 1800 un engagement avec les Autrichiens.
AMPHIARAOS, fameux devin, flls d'Olclée et d'Hypermnestre, disputa le trdne d'Argos à Adraste, le partagea avec lui et épousa sa sœur firiphyle. Lorsque Adraste, à la prière de Polynice, son gendre, eut déclaré Ia guerre à Th5lies, Amphiaraûs, instruit parles dieux qu'il périrait s'il allait à cette expédition , se cacha pour se soustraire au sort
3uiie menaçait; mais jQriphyle, séduite par le on d'un colUer précieux, découvrità Polynice le lieu de sa retraita. AmphiaraOs, forcé de marcher contre Thébes, fit, en partant, promettre à son fils Alcméonde le venger en faisant périr Ëriphyle. Il fut englouti dans la terre en voulant sortir de la mêlée. Après sa mort, il reçut les bonneurs4ivins ; un temple lui fut élevé à Orope, en Béotie , à la place
même où il avait été englouti: ii y rendit des ondes.
AMPmCTYUN, un des ffls de Deucalion et de Pyrrha, parUgea avec Hellen , son frère, les États de Deucalion, obtint l'orient, et régna aux Thermopyles vers le xvi» siècle av. J.-C. On le regarde comme le fondateur de l'amphictyonie des Thermopyles. On a cru que c'était le même que l'Amphictyon, gendre de Cranaûs, qui régna sur PAttîque après ce pnnce; cependant on place le règne de celui-ci un peu plus tôt, de 1585 à 1573 av. J.-C.
AMPHICTYONIR, nom donné à plusieurs associations politiques et religieuses oui, dans l'origine, étaient établies auprès des temples de la Grèce fréquentés par plusieurs peuplades, afin de veiller à la célébration des fêtes et d'empêcher toute hostililé. Chacun des Etats voisins du temple y envoyait sm députés. Les amphiciyonies les plus célèbres élaieni celles d'Argos, prèsciu temple de Junon; dcsThermopyles, près au temple de Cérès, et de Delphes.
§rès du célèbre oracle d'Apollon. Dans la suite, ces eux dernières se confondirent et formèrent le Conseil des Amphictyons. F. l'article suivant.
AMPHICTYONS (Conseil des), assemblée générale de la Grèce propre, composée de députés représentant les peuples coniédèrés de cette con trée . Les peuplesqui
Îr prirent part originairement éuient : les Thessalens, les Pcrrhèbes, les Magnétos, les Achéens de la Phthiotide, les Dolopes, les Maliens, les Ênianesdu mont Œta. les Locriens, les Pbocidiens, les Béotiens, lesDoriens et les Ioniens. Les Amphictyons se réum5saienl deux fois par an : au printemps à Delphes, en automne au bourK d*Anthéla près des Thennopyles(d;oû le nom de Pyïagores, qu'on leur donne quelquefois). On fait remonter la fondation de ce conseil à Am.pbictyon, gui régnait aux Thermopyles vers lexvi* siècle. Le but de cette réunion éuit d^examiner les aflaires de la Grèce, de prévenir les guerres, de juger toutes sortes de causes, principalement les attentats contre le droit des gens et la sainteté du temple de Delphes. Si les nations condamnées par un arrêt des Amphictyons n'obéissaient pas, l'assemblée était en droit d'armer contre le peuple rebelle touifi La confédération et de l'exclure ae la Ligue ampfiictyonique. Le Conseil des Amphictyons fit entrcnrendure plusieurs puerres sacrées? F. ce mot) : l'une d'elles fournit à Philippe l'occasion d'entrer dans le Conseil et d'intervenir uans les affaires de la Grèce.
AMPHILOCHIUM ARGOS. F. argos.
AMPU1L0QUE, fils d'Amphiaraûs, ftit comme son père devin k, Argos, prit part à la guerre d • Troie et à celle des firigones et fonda en Acamani ■ la ville é*Argos^Amphilochium.
AMPHION, fils cI'Anliope, femme de Lycus, roi de Thébes, naquit de son commerce adultère avec Jupiter ou plutôt avec Epopée, roi de Sicyone. Il fut, ainsi que son frère Zéthus, abandonné dans son enfance sur le mont Cithéron et élevé par des bergers. Devenus grands, tous deux vengèrent sur Lycus les tourments au'il avait fait souflrir à leur mèrej puis ils s'emparèrent de Thébes et y régnèrent conjointement. Sous eux, ce royaume acquit une nouvelle splendeur et les arts y fleurirent. Amphion excellait dans la musique ; il avait, disent lespoëtes, reçu d'Apollon, une lyre d'or, au son de laquelle il bâtit la ville de Thèhes : les pierres, sensibles à la douceur de ses accents, venaient d'elles-mêmes se placer les unes sur les autres. Amphion avait épousé Niobé, fille de Tantale; il en eut 14 enfants qui furent tous tués par Apollon et D'uine, en punition de l'orgueil de leur more. Désespéré de cette perte, il se donna la mort; selon d'autres, il fut tue dans une sédition.
AMPHIPOLlS. ïamholij v. de la Macédoine sept., près de l'embouchure du Strymon, oui Tentourait presque entièrement, était un des boulevards de l'empire macédonien. Elle avait appartenu axu Athéniens depuis Cimon: Philippe la leur enleva en 358 av J.-C. Patrie de zoUe et de Pamphyle.