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ch.-l. de provioce j surlamer Adriatiçnie, &200kQ. M. £.(16 Home; 45 000 hab. Svêche. Bon port, mais coi ne peat recevoir de grands vaisseaux; md]e, citadelle, belle cathédrale gothique ; 2 arcs de triomfhe, Tun en Thonneur de Tr^an, et l'autre de Becuit XIV. Port franc, grand commerce. — Ancône G>: une colonie de Syracuse; eUe fut prise par les KomaiQs en 268 av. J.-G. Trajan fit construire son môle. République libre au moyen ftge, elle se mit en 1532 lous la protection du pape. Prise par les Français en 1797, par les Russes en 1799, elle fût restituée an pape en 1814. Elle a été occupée par les Français de 1832 à 1838. — La province d*Ancône Tépoad kVanc. Marche d'Ancône et compte 165000 hab. Elle a formé sous Napoléon I les dépts du Tronto.du Ifusone, et une partie de celui du Metauro. ANcôxB (Marche d'), anc. prov. de TStat ecclé- Biastique, le long de TAdriatique, au S. de la léj:at;u/i d'Urhiiif a pour places princ. : Ancône, Lorette, Camerino, Fermo, Macéra ta, Osimo, San- Sevenno, Tolentino.— C'était jadis lePicenum. Les Ooihi, puis les Lombards s'en emparèrent, et ceux-ci en Dreot une Marche. Pendant les guerres du sacerdoce et de l'Empire , les marquis d' Ancône jouirent de rindénenaance: mais la Marche changea s: u vent de maître jusqu à ce que Louis de Gonzague l'annexât à TÊtat romain (15^2).
AXCR£, 1** nom du bourg et de la seigneurie d'Aihert (V. ce nom). C'est de ce lieu que Concini prit le titre de maréchal d'Ancre. V. concini.
A>'CCS MARTius , 4* roi de Rome (639-614 av. J.-C.) , petit-liis de Numa, monta sur le trône après Tullus Hcsiilius. Belliqueux et conquérant, il fit la guerre arec succès aux Latins, aux Véiens, aux Fîdénates, aui Yolsques et aux Sabins, et recula jusqu'à la mer l'a bornes de ses Etats. Il agrandit Rome en enfernunt dans ses mura l'Aventin et le Janicule, fit comtniire le pont Sûbliciut et le grand aqueduc api/dé de lui Aqua Martia et creusa le port (TOstie. A>'CY-LB-FRANX, ch.4. de cant (Tonne), suri' Aroacçon, à 18 kil. S. E. de Tonnerre; 1508 hab. Forges. Beau château des ducs de Clermont-Toonerre, élevé Mir les dessins du Primatice.
AXCYRE, aug. Ànaora ou Angourieh, v. de l'Asie- Miaeure, dans la GaLatie, sur le Sangarius, fut d'ay.r<i la capit. des Tectosages, et devint, sous Néron, ^pit. de toute la Galatie. Il s'y tint en 315 un con- <"i appelé le Saint^Synode, Près de cette ville, Baw'i fut vaincu et pris, en 1402, par Tamerlan, qui t'iiferma, dit-on, dans une cage de fer, et le traîna 't.B>t à sa suite. On voit encore à Ancyre les ruines • an temple d'Auguste, où se lit le testaïQent de ce ;>nnce : cette inscription, gravée sur ^colonnes et connue sous le nom de Monument d' Ancyre y a été plusieurs fois publiée, et en dernier lieu par M. G 't-Tot, 1863,et M. Th. Mommsen, 1865.
ANDALOUSIE, partie de la Bétique et ûe la lur txiinie des anciens , anc. division de l'Espagne , uoai elle occupe toute la région méridionale, entre le Portugal , l'Estramadure , les provinces de la Manche, de Murcie et la Méditerranée : 440 kil. pf.260; 2000000 hab.; capit., Séviile. La Guadiana la limite à l'O. : le Guadalquivir (ancien Bœtis) la iraverse. L'Anaalousie forme au]. 2 capitaineries (^éa^rales, celles de Séviile et de Grenade, et 8 in- '^eadances civiles: Séviile, Huelva, Cadix. Cordoue, <i^u, Grenade, Malaga et Almeria. Climat trésted, fertiliiô extrême : orangers, palmiers, cannes ^ wcre, etc. ; très- belles races de chevaux et de QoutoDi. On ï trouve le caméléon. — Ce pays fut la P-emière possession des Carthaginois en Espagne : ils *y établirent au Vf s. av. J.-C; les Romains la con- T' :eQt en 205 av. J.-C. ; elle leur fut enlevée au ^^ Jiccle de notre ère par les Vandales, qui y séioup- ^y-^m avant de passer en Afrique; le pays prit d'eux ^ Qom de Vandaliiiay d'oii par corruption celui ^An(''ilQuiie, Les Arabes commencèrent par cette {fo.i ice la conquête de la Péninsule et y fixèrent le
foyer de leur domination (califat de Cordoue); les Maures ensuite la possédèrent jusqu'à ce que Ferdinand III de Castnle leur enleva au xui" siècle le roy. de Séviile; toutefois ce ne fût que 200 ans plus tara qu'ils en furent entièrement chassés.
ANBALOUSIE (nouvelle-). V. CUMANl.
ANDAMAN (lies), dans le golfe de Bengale, par 90-92* long. E. et 10" 30'lat. N., se composent de 6 lies, dont Andaman est la plusgraAde. Explorées en 1607 par Peyraud, voyageur n^nçais. Elles appartiennent aux Anglais depuis 1791.
ABTDANIB, T. de Messénie, près de Messène, fut la résidence des rois Léièges de Massénie. On y célébra pendant un temps les mystères des grandes déesses fcérôs et Proserpine).RumesprèsdeP/»t7ta.
ANDAYB, vge des B.-Pyrénées, à 10 kil. 0. de St-Jean-de-Luz ; 500 hab. Ëau-de-vie renommée.
ANDEGAVI, peuple de la Gaiile, dans la Lyonnaise 3*, à l'E. aes Namnetes et & l'O. des Turones. Leur pays a formé depuis l'Anjou. — On donne aussi ce nom à la capitale de ce peuple, nommée d'abord JuHomaguSj auj. Angers.
ANDELLE, petite ri v. de France (Seine-Infér.), naît à Sergueux, près de Forges, arrose Fleury-sur- Andelle, passe près de la côte des Deux-Amants, et se perd dans la Seine, à Pitres , à4 kil. K. de Pontde-i'Arche, après un cours de 60 kil.
ANDELOT. ch -L de cpni. (H.-Mapne), sur le Rognon, à 19 ku. N. E. de Chaumont) 969 hab. Ancien palais où fut signé en 587 un célèbre traité entre les rois Francs Gontran, Childeoert II et leurs leudes : les deux rois se partagèrent la suecession de Caribert et garantirent aux leudes la po^>session viagère de leurs fiefs. — V. dandelot.
ANDËLYS (les), Andelifimm, ch.-l. d'arr. (Eure), à 44 kil. S. de Rouen, est coupé par la route en deux villes, le Grand Andely, sur le Gambon, et le Petit Andely, sur la Seine; 3528 hab. Patrie de Tumèbe et du Poussin, qui y a une statue (1851). Près de là étaient le célèbre Chiteau-Gaillard et un couvent fondé par Ste Clotilde, oui attirait les pèlerins.— Appartenant jadis aux archevôaues de Rouen, cette v.fut cédée en 1197 au duc de Normandie, àquiPhilippe*. Auguste l'enleva en 1204. Henri IV la reprit aux Ligueurs en 1591.
ANDENTiE, bourg de Belgique, sur la r. dr. de la Meuse, k 14 kil. de Namur; 2600 hab. Couvent de Béguines. Fabriques de pipes et faïences. — Brûlé en 1467 lors de la révolte des Liégeois contre Charles le Téméraire.
ANDERITUM, T. d'^Arvemiy ch.-l. des Gabali, est auj., selon M. Walckenafir, Antérieux près de Chaudes-Aiguës, dans le diocèse de St^Flour.
ANDERLECBT , bourg de Belgique , contîgu à BruxeUes, dont on le regarde comme un faubonrR: Dumouriez y battit les Autrichiens, le 13 nov. 179".J.
ANDERMATT, vge de Suisse (Uri), à 6 kil. N. du St-Gothard. Près de là est le ïrou-d'Uri, ainsi que le pont du Diable, ieié sur un précipice effrayant, au fond duquel coule la Reuss.
ANDERNACU, Antunnacu-eii^ y. de Prusse (Province Rhénane), à 13 kil. N. O. de Coblentz, sur la r. g. du Rhin ; 2400 hab. Charles le Chauve y fut défait par les fils de Louis le Germanique (876). Patrie du médecin Gonthier d'Andemach. Volcans éteints.
AXDERSON (Laurent), magistrat suédois, né en 1480, avait d'abord été prêtre. Il devint chancelier de Gustave-Wasa, usa de son influence pour intro^ duire la Réforme en Suède et fildéclarer le roi chef de l'Eglise, à la diète de Westeras, 1527; néanmoins, ayant n^gliçé de révéler une conspiration dont û était instruit, il fut condamné à mort. Il échappa au supplice en payant une forte somme et mourut dans la retraite, en 1552. On a de lui une trad. suédoise du I^ouxeau Testament.
ANDERSON, agronome anglais, membre de la Société royale, né en 1739, mort en 1808, appliqua arec succès la chimie à l'agriculture. On lui dott.
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entre autres ouvrages utiles, un Essai sur les plantoHons, 1771; t\ea Essais sur VagriculturCy 1777, des Recherches sur les troupeauss^ etc. Il a coopéré à YEncyclopédie britannique et à plusieurs recueils.
ANDES (les) ou coBDiLLfiRES, Cordillera de los Andes des Espaçools, immense chaîne de mont, de PAmérique ménd., s'étend dans toute la longueur de ce continent du S. au N.^ en longeant la côte occid. On y distingue 4 parties : Andes patagoniques (de 54' à 44» lat. S.) ; Andes du Chili et du Potose (de 44- à SO») ; Arides du Pérou (de 20» à 1-50'); Andes de la Nouveue-Grenade , au N. des précédentes. C'est dans la portion péruvienne qu'elles atteignent la plus forte élévation. De la chaîne principale sortent plusieurs ramifications importantes, parmi lesquelles il faut nommer la CoraiUère orientale, qui se détache de la chaîne du Pérou, court à TE. et au S. £. (c'est dans celle-ci que se trouvent le pic Sorata et le pic lUimani. les cimes les plus élevées de toute l'Amérique) : la CordiUère centrale ou de Quindij et la Cordillère occidentale ou de Choco^ qui partent des Andes de la Nouv.-Grenade. Une foule de ' cimes dans les Andes s'élèvent à 4000" et davantage; quelques-unes dépassent 6000 (Chimboraço, 6630; Uhmani, 7450; Sorata, 7696). Des neiges étemelles couronnent ces mont, énormes^ celles mêmes qui sont sous l'équateur. De là une vanété admirable draspects et de cultures : au sommet la roche nue^ les plaçons, pas même un lichen^ à mesure qu'on s'abaisse, on rencontre les végétations de tous les climats, et au pied du mont la canne à sucre, l'ananas, les magnoliers et les cactus. Les Andes renferment beaucoup' de volcans (le Pichincha, le Gotopaxi, l'Antisana, rArequipa),et des mines de métaux précieux.
ANDES, auj. Pietola, petit vge à 3 kil. S. E. de Hantoue, sur le Hincius, fût la patrie de Virgile.
ANDES , peuple de Gaule , le même que les andecavi .
ANDILLT, joli vge du dép. de Seine-et-Oise, à 4 kil. N. 0. de Montmorency. Vue mamifique sur la vallée. Patrie de Robert Amauld, dit d'Andilly.
ANDLAU, bourg de France (Bas-Rhin), sur l'Andlau, affluent de l'Ul. à 15 kU. N. 0. de Schelestadt, à l'entrée d'une jolie vallée; 1475 hab. Ane. château fort; anc. abbaye, fondée par Ricarde, femme de Charles le Gros.
ANDOCIDE, général et orateur grec, né à Athènes vers 441 av. J.-G.. eutpart à tous les événements de son temps, fut exilé par les Quatre-Cents et par les Trente tyrans. 11 nous reste sous son nom quatre discours publiés par Canterus, Bâle 1666, par H. Etienne dans ses Oratores grœci, 1675, par Bekker, dans ses Oratores cU(tct, 1823, et compris dans la Biblioth. grecque de Didot. L'abbé Auger les a trad. en français, dans ses Orateurs Athéniens ^ 1792.
ANDOLSHEIM, ch.-l.decant. (H.-Rhin), à6 kil. E. de Colmar; 1064 hab. Eglise consistoriale.
ANDOMATUNUM, puis Lingones^ est auj. Langres.
ANDORRE, petit État sur les confins de l'Espagne et de la France, n'est qu'une vallée située sur le versant méridional des Pyrénées entre Foix et Urgel. n«a env. 900 kil. car., et 18 000 hab.; le ch.-L est Andorre, sur l'Embalire. C'est une petite république sous la protection de la France et ae l'évêque d'Urgel. L'Andorre fit jadis partie de la vicomte deCastelbon; il appartint ensuite par indivis aux comtes de Foix et aux évêques d'Urgel; Henri IV, comme comte de Foix, réunit à hi France sa part de souveraineté sur l'Andorre. Reconnue indépendante en 1790, la république d'Andorre se remit d'elle-même sous la protection de la France. Elle est gouvernée par 24 consuls et un syndic général, élu à vie. La richesse des habitants consiste dans leurs troupeaux.
ANDO^IER, V. d'Angleterre (Southampton) , au N. 0. de Winchester ; 6000 hab. Canal se rendant à la mer.— Plusieurs v. des Etats-Unis portent ce nom : la principale est dans le Massachussets, à 37 kiL N. de Boston. Séminaire thénlogique, Phillips Academy.
ija)RADA(Ant.), jésuite portugais, né vers l'an
1680. mort en 1634, parcourut l'Asie, et pénétra un des premiers dans le Thibet (1624). Son voyage au Thibet parut à Lisbonne en 1 626 . et fût trad. en français dès 1628.— Hyacinthe Freire d'Andrada, né à Béjaen 1597, mort en 1657, abbé de Ste-Mane-des- Champs. à est auteur d'une Vie de don Juan de Cnktro, vice-roi des Indes, l'un des livres les mieux écrits en portugais, et de quelques poésies élégantes.
andrada X SYLVA (José de), naturaliste brésilien, 1766-1838, vint de bonne heure en Portugal, occupa une chaire de métallurgie à Lisbonne, puis dirigea comme inspecteur général des mines la canalisation du Mondego. et fût élu en 1812 secrétaire de l'Académie de Lisbonne. Il retourna en 1819 au Brésil, se joignit à ceux qui proclamèrent l'indépendance de ce pays, et fut en 1829 chargé de l'éducation du fils de don Pedro, depuis empereur.
ANDBAGATHIUS, général de Gratien, trahit cet empereur pour l'usurpateur Maxime , et l'assassina dans sa fuite, en 383. Après la défaite de Maxime par Thêodose, il se donna la mort, 388.
Aia)RE (S.) .l'un des 1 2 apôtres, de Betsalde en Galilée, était frère de S. Pierre et pêcheur comme lui. n se trouva aux noces de Gana et fut témoin du premier miracle de i.-C. Du reste on ne sait rien de positif sur cet apôtre. On croit qu'il souffrit le martyre à Fatras. On le fête le 30 nov. Il est le patron de l'Ecosse. — On a donné le nom de Croùs de St-André à ime croix en forme d'X. parce que, selon une tradition, S. André fut crucifié sur une croix de cette forme.
ANDRÉ I, roi de Hongrie, 1046-1061, disputa la couronne à Pierre-l' Allemand, et monta sur le trône lors(^ue ce prince fut renversé. Bien qu'élevé dans ia religion païenne, il embrassa le Christianisme. Ayant voulu exclure dfu trône son frère Bêla, qui devait lui succéder, il fut battu et détrôné par ce prince, 1061, et mourut peu de temps après. — andré n, 1205-1235, partit pour la Terre-Sainte en 1217, et s'y distingua par sa valeur, ce qui le fît surnommer le Hiérosoiymitain. A son retour dans ses Stats (1222), il trouva tout en confusion, mais il sut bien* tôt rétablir Purdre par de sages règlements. C'est h lui que la noblesse hongroise doit la charte de ses privilèges.— ANDRâ m, petit-fils dupréc., 1290-1301, eut un concurrent redoutable dans Charles-Martel, fils de Charles II, roi de Naples, qui lut disputa l'ompire jusqu'à sa mort. Il fit avec succès la guerre à l'Autriche. — andré de Hongrie, fils du roi de Hongrie Charobert^ épousa en 1343 Jeanne I, reine de Naples, sa cousme. Cette princesse le fit assassiner deux ans après par Louis de Tarente, son amant. Louis, roi de Hongrie, son frère, vengea sa mort.
ANDRâ BEL sarto, peintre italien, dont le vrai nom est André Vannucci, était fils d'un tailleur (Sarto), d'où son surnom. Il caquit à Florence en 1478, fut d'abord placé chez un orfèvre, entra ensuite chez Jean Barille, peintre médiocre j mais bon sculpteur d'ornements, qui exécuta sous la direction de Ra phaSl tous les ouvrages de menuiserie du Vatican , et se forma presque seul en étudiant les œuvres de ses devanciers. Sa réputation s'étant répandue à l'étranger, il fut appelé en France, en 1517, par François I, qui le chargea de plusieurs ouvrages importants*, mais ayant dissipé une somme considérable qui lui avait été confiée pour faire l'acquisition de statues antiques et de -tableaux des meilleurs maîtres , il encourut le juste ressentiment de François I. Il fit d'inutiles efibrts pour rentrer en grAce. Après avoir traîné une pénible existence, il mourut de la peste à Florence en 1530. Ce peiiitre avait une nature sensible et afiiectuense qui se reflète dans l'expression douce et modeste de ses figures. Sa manière est gracieuse, son coloris frais et harmonieux. On remarque sa Délie Charité, au musée du Louvre; ses peintures à fresque du clottre délia Nunziata, à Rome ; César recevant les tributs des provinces ro^ moines, fresque qui se voit dans la grande salle de Poggio à Caïano ; la Cène de Jésus ' Christ y autre
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fresque dans le monastère dé San-Salvi, prôs Florence ; le Sacrifice dT Abraham; un Christ mort, etc. 11 fonna d'habiles élèves , Fr. Salyiati , G. Vasari, etc.
AMDRt DEL CASTA6N0, peintre. F. CASTAONO.
àXBKÈ (TTe»-Marie), dit le Père Atidréy écrivain estimé, né en 1675 à Ghâteaolin en Basse-Bretagne, mon en 1754, entra chez les Jésuites en 1693, et enseigna d^abord la philosophie; mus, ayant manifesté trop d^attachement aux doctrines de Descartes et de Kakbranche , il fût retiré de cet enseignement et chargé d'une chaire de mathématiques à Gaen. Il est surumt connu par un Essai sur le Beau^ qui parut en 1741, in-12, et qui a été depuis souvent réimprimé. On lui doit aussi un Traité sur Fhomme^ où il cherche à expliquer l'action de l'ftme sur le corps. Ses oeuvres ont été rassemblées par l'abbé Guyot, Paris, 1766, 5 vol. in-12. Le P. André a laissé de précieux manuscrits conservés à la bibliothèque de Caen. M. Cousin a doimé ses OEuvres fhilosophiqua, 1843, in-12. MM. Charma et Mancel ont publié 2 ToL de Documents inédits sur le P. André, Caen, 1843 et ]867.>'I1 ne faut pas le confondre avec le Petit P. Andréa prédicateur du zvn* siècle, dont le vrai nom, est Boullanger.
ANDRÉ (ordre de St-), ordre russe fondé en 1698 par Pierre le Grand, n'est accordé qu'au plus haut mérite et aux actions les nlus éclatantes. L'insigne est tme croix émaillée en bieu, surmontée d'une couromie impériale; eUe porte sur la face l'image du martyre de S.^àndré et sur le revers un aigle aux ailes foloyées, avec cette devise : Pour la foi et la (idéliti. Le cordon est bleu.
AlVBRJSiE (J. Valentin), théologien protestant et mystique célèbre, né à Herrenberg (Wurtemberg) eaI586. mort en 1654, i^t chapelain d'Ëberhard III, dac de Wurtemberg, et abbé d'Adelberg. Il a publié on très-grand nombre d'ouvrages , et a été soupçonné i'^ le yrai fondateur des Rose-Croix, dont il se donDait seulement pour le restaurateur. On distiflgae parmi ses écnts : MeniTppus seu Diaîogorum saHricorum centuria, 1617 ; Cwis christianusy 1619; Mythiologia christiana, 1619; De Fraiemitate RofotegCrueiSf 1619. II cultiva aussi la poésie avec succès et fit un heureux emploi du dialecte de la Souabe.
àXatEM ou ANDERSON (LaurOUt). F. A2n)ERS0N.
AUDRÊASftERG, c.-à-d. montagne St- André, y. du Hanovre, à26kil. S. 0. d'Elbingerode; 4500 h. Fer, cobalt, argent, cuivre; dentelles.
ÂlfDREBVA, y. de Russie (Caucase), à 58 kil. S. 0. de Kizliar, sur l'Aktach; 3000 maisons. Asile de tous les malfaiteurs du Caucase : il s'y fait un grand trafic d'esclaves et d'objets volés.
ANDREUDfl (Public Fausto), poète latin moderne , ne à Forli vers 1450, mort en 1518, obtint dès là^e de 22 ans la couronne poétique à Rome, vint à Paris en 1488 , avec le cardinal de Gonzague , et y enseigna les belles-lettres jusqu'à sa mort. Iljouis- ^2it de la protection de Charles VIII, de Louis XII et de François I, et célébra ces princes dans un grand nombre de poésies. On a de lui des Élégies, Paris, Ujf^, des Poésies erotiques y Venise, 1601; des tiques moraux y Paris. 1519.
ANDREOSSI (Fran^.), habile ingénieur , né en 1633
^ Paris, mais d'origine italienne, mort en 1688,
P^nage avec Riquet l'honneur d'avoir conçu , ou
JOQt an moins exécuté , le canal de L&n^edoc. On
M doit une Carte du canal, 1669, 3 feuilles in-f.
-Son arriére-petit-fils , Ant. Fr. Andréossi (1761-
jJ^S), l*un des meilleurs généraux d'artillerie de
'unpire et habile diplomate, a piiblié V Histoire du
f^I dv JTtdt, 1800 et 1805. Il y met en lumière
^ titres de son aïeul, trop longtemps méconnus.
*^bre de l'Institut d'Egypte dès sa fondation,
"fat admis en 1826 à l'Académie des sciences.
AKDRÈS (Jean), savant jésuite espagnol, né en
n^ à Planés (Valence), mort à Rome en 1817. Kx-
M d'Espsjgne avec son ordre en 1766, il alla se
ncr ea Italie, devint conservateur et bibliothécaire
à Ns^es, et y publia, en italien, un grand ouvrage, DetV oriaine, progressa e stato attuale d^ogni- litte-' rcttura, écrit dans un style élégant et pur, et qui nécessita d'immenses recherches.
ANDRÉZIEUX. bourg du dép. de la Loire, sur la Loire, entre Montbrison au N. 0. et St-Êtienne au S. : 673 h. Chemin de fer de 68 k. conduisant à Roanne .
ANDRIA, voie du roy. d'Italie (Terre de Bari), à 12 kil. S. de Barletta; 15 OOOhab.Evéché suffra^. de Trani. Fondée en 1046 par les comtes de Trani.
ANDRIEUX , homme de lettres, né à Strasbourg en 1759, mort à Paris en 1833, fut d'abord destiné à la profession d'avocat. Détourné de cette carrière par les événements de la Révolution , il entra dans les affaires et devint successivement chef du bureau de la liquidation, juge au tribunal de cassation (1796), membre du Conseil des Cinq-Cents (1798), puis dfu lYibunat (1800); il porta dans toutes ces fonctions une indépendance qui ne se démentit jamais; aussi fut-il éliminé du tribunat par le premier consul (1802). Il fut nommé en 1804 professeur de grammaire et de belles-lettres à i'Ëcole polytechnique, et en 1814 professeur de littérature au collège de France. Il exerça ces dernières fonctions jusqu'à la fin de sa vie avec autant de succès que de zèie ; malgré la faiblesse de sa voix, il se faisait entendre, a-t-on dit ingénieusement, à force de se faire écouter. Admis à l'Institut lors de la création de ce corps (1797), comme membre de la classe de littérature , il devint en 1829 secrétaire perpétuel de l'Académie française. Andrieux s'était fait connaître dès 23 ans par la jolie comédie dJAnaaimandre (1782); il donna depuis les étourdû (1788), Helvétius (im2), la Suite du Menteur (1803), le Trésor (1803), la Soirée d'AuteuU (1804), le Vieux Fat (1810), la Comédienne (1816), le ManUau (1826), et une tragédie , Junius Brutus (1 828) . U a aussi composé de charmants contes en vers, dont il parut un premier recueil en 1800, in-8, des contes en prose et des liBdïles. On a rassemblé ses œuvres en 4 vol. in-8 et 6 v. in-18, 1817-23. Andrieux fut uni d'une étroite amitié avec CoIlin-d'Harleville et Picard, ses rivaux en talent.
ANDRINOPLE, Orestias. puis Adrianopolis chez les anciens, Ederneh chez les Turcs, v. de Turquie d'Europe (Rouméliel, au confluent de la Maritza, de la Tondja et de l'Arde, à 230 kil. N. 0. de Constantinople, est comme la 2* capit. de tout l'empire; 100 000 hab. Résidence d'un archevêque grec et d'un grand, mollah turâ. Plusieurs beaux monuments : mosquées de Sélimll, de Bajazet II, de Mourad II; superbe bazar d'Ali-Pacha; Eski-Séral ou vieux palais; bel amieduc, pont sur la Tondja, etc.; antiquités nomoreuses. Industrie assez active (étoffes de soie, laine, coton; tapis, tanneries, maroquins; distilleries d'eaux odoriférantes). — Cette ville, qui appartenait originairement à la Thrace, fut embellie par Adrien, dont elle prit le nom, et devint la métropole de la prov. à^Hœmi Mons sous l'Empire. Il se livra aux environs 2 batailles décisives : dans l'une, Constantin défit Licinius, en 323; dans l'autre, les Goths vainquirent Valons, en 378. Prise par Amurat 1 en 1360, elle fut la résidence des sultans ottomans de 1362 à 1453. Elle fut occupée temporairement par les Russes en 1829. Les Russes et les Turcs y signèrent en 1829 un traité par lequel les Turcs cédaient à la Russie les bouches ou Danube, lui accordaient la libre navigation dans la mer Noire , reconnaissaient l'indépendance des Grecs, et fixaient le sort de la Valachie , de la Moldavie et de la Servie.
ANDRISCUS, aventurier, natif d'Adramytte, se fit passer pour PhUippe, fils de Persée, dernier roi de Macédome, 152 ans av. J.-C. Ayant, à la faveur de cette imposture, rassemblé une armée, il disputa quelque temps la Macédoine aux Romains, mais il fût battu à Pydna par CaeciUus Metellus^ 148, puis fut livré au vainqueur et emmené en triomphe à Rome.
ANDROCLÈS, esclave. On raconte qu'ayant ét^ livré aux bêtes dans le cirque de Rome pour s'être
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kSEÀ
B,ilftttre-
witai de chez son maître , proconsul d'Afrï(|iie , il fu connu et épargné par un lion dont il avait guéri une blessure dans les déserts de TAfrique. Cet événement est placé vers le P' siècle av. J.-C. Il n'a d'autre garant que le récit d*Aulu-Gelle (Y, ch. ziv).
ANDROOéEf Àndrogeus, fils de Minos, roi de Crète, et de Pasiphaé, fut tué par des jeunes gens d'Athènes et de Mégare, jaloux de ce qu'il leur avait enlevé tous les prix aux Panatiiénées. Minos, pour venger ce meurtre, s'empara de ces deux villes, et obligea les habitants à lui envover tous les ans sept jeunes garçons et sept jeunes nlles qui étaient livrés au Minotaure. Thésée délivra ses compatriotes de cet odieux tribut.
ANDROMAQUB, Àndromachey princesse troyenne. femme d'Hector, et fille d'Êéiion, roi de Gilicie, est célèbre par son amour conjugal : elle fit à son époux les plus tendres adieux au moment où il allait combattre Achille, et resta inconsolable de sa mort. Après la prise de Troie, elle se vit arracher Astyanax. son fils unique, que les Grecs précipitèrent du haut d'une tour. Elle devint elle-même l'esclave de Pyrrhus, ()ui l'emmena en £pire où il l'épousa. L'ayant ensuite répudiée, ce prince la donna pour épouse à. Hélénus, un des fils de Priam, et leur laissa son royaume. Homère, dans 17Ztad«( chant VI), Virgile, dans l'^f éide (ch. III) , ont célébré les vertus et les malheurs d'Andromaque. Elle est l'héroïne de deux belles tragédies, l'une d'Euripide et l'autre de Racine.
Ânn^ouAQUK^Andromaàius, médecin crélois, vint exercer son art à Rome sous le règne de Néron, y obtint un grand succès et devint le médecin de l'empereur. Il inventa la Thérituiue qui porte son nom (r. THéRiAQUB au JHct. univ. des Sciences) ^ et fit sur ce médicament un petit poème, qui a été conservé (on le trouve dans les Fragments des poètes grecs de la collection Didot).
ANDROMÈDE, fille de Céphée^ rot d'Ethiopie, et de Cassiopée. 8a mère ayant eu l'imprudence de disputer le prix de la beauté à Junon et aux Néréides, filles de Neptune, ce dieu suscita pour les venger un monstre marin qui ravagea l'Ethiopie. Il fallut, pour délivrer la contrée de ce fléau, qu'Andromède fût exposée à la fureur du monstre. Elle allait être dévorée, lorsque Persée la délivra. Le héros obtint sa main en récompense; il en eut plusieurs enfants, entre autres Sthélénus et Electryon. Andromède fut, après sa mort, placée au nombre des astres.
AXDRONIC l, coMNÊNB, empereur grec, petitfils d'Alexis, né en 1110, se fit, à la mort de Manuel Comnène , nommer tuteur du -fils de ce prince, Alexis 11 (1180) et partagea quelque temps la couronne avec lui; mais bientôt, voulant régner seul, il fit étrangler son pupille et s'empara du trône, en 1183. Après un règne souillé par des cruautés inouïes, Isaac' l'Ange le détrôna ; le peuple le nendit, en 1185. Andronic est le dernier des Comnène qui ait régné à Constantinople.
ANDRONIC II, PALÔOLOGUE, VAncien, ne en 1258, monta sur le trône en 1282. Son règne n'est remarquable aue par les invasions des Turcs et autres barbares. Il chargea le peuple d'impôts pour acheter la pix, altéra les monnaies, laissa languir le coiûmerce et la marine, et s'opposa constamment à l'union des églises grecque et latine. Détrôné par son petit-fils, Andronic III, en 1328, il finit ses jours dans un monastère, en 1332.
ANDRONIC m, PALÉOLGOUB. le Jeune, né Pan 1295, 4tait peti^filsda précéd. et nls du prince Michel Paléologue (qui mourut jeune). Il régna d'abord conjointement avec son gnuid-père (1325); mais, à partir de 1328, il relégua le vieil empereur dans son palais et gouverna seul. Il réunit à ses États le despotat d'fipire, 1336, et fit des efforts pour refouler lesTurcs, mais sans y réussir. II diminua les impôts, et mourut en 1341, adoré de ses sujets.
ANDRONIC IV, PALÉOLOGUis, fUsalnédoremp. Jean V, fut associé au trône vers 1355, mais ayant voulu dé-
troner son père^ il fut condamne à perdre la vue et forcé de céder ses droits à son frère Manuel (1813); néanmoins, il put un instant ressaisir le pouvoir avec le secours des Génois et se fit proclamer empereur en 1377 ; mais, renversé presque aussitôt, il alla finir ses jours dans l'exil.
ANDRONICUS (Livius), poète comique latin qui floriasait vers 220 av. J.-^ , était un grec de Tarente et avait été amené & Rome comiiM esclave par livius Salinator, qui l'afiranchit. Il ■ composa les premières pièces régulières qu'aient eues les Romams; il jouait lui-même dans ses pièces. Il avait aussi composé une traduction de VOdystée, Il ne reste de lui que quelques vers que Ton trouve dans le Corpus poetarum et dans les PoetsB scenid de Botbe.
ANDRONICUS de Ràodes, philosophe péripatéticien du 1*' siècle av. i.-C., natif de Rhodes, revit et publia, par ordre de Sylla, les ouvrages d'Aristote et de Théophraste, dont les orignaux venaient d'être retrouvés par Apeilicon. On lui a longtemps attribué une Paraphrase de VÉihique à Nxcomaque (publiée en 1607 a Leyde par Daniel Heinsius), qui paraît être d'un certam Héliodoie de Pruse.^F. andbomc.
ANDROS, Andro, Ile de l'Arohipel, au S. K de l'Eubée (Négrepont); 150 kil. de tour; 12 000 hab.; capit. , Andros, port situé sur la côte S. O. Commerce de soie, huile, vin, oranges, etc. — Colonisée par les Ioniens, elle se soumit à Xercès, fut, après les guerres médiques, prise par les Athéniens, puis obéit aux Macédoniens et aux Romains, ^ui la cédèrent aux rois de Fergame, mais qui la reprirent après l'extinction de cette dynastie. Enlevée & l'empire grec par les Turcs , elle a été de nos jours reprise aux Turcs par les Grecs, etell*) faitauj. partie du roy.-de Grèce.
ANDROCET DU cbrcbau (Jacques), architecte, ué à Orléans vers 1530, m. à Tuiin vers 16U0, ennciiii Paris d'un grand nombre de beaux édifices (hôtels de Sully, de Mayenne, des Fermes, de Carnavalet, de BretonvUliers, etc.). fut chargé par Henri III de construire le Pont-Neur (1578), et par Henri IV de continuer le Louvre (1596) ; mais il ne put achever ces travaux, ayant quitté la France à cause de son attachement au calvinisme. On a de lui : Ittre d'architecture, 1559 et 1561, in-foL, et Leçons de perspective, 1576, in-fol.
AN DR USSOP, bourg de Russie (Smolensk), à 32 k. S. E. de Krasnoe. Il y fut signé en 1667 un traité
{>ar lequel la Pologne cédait à la Russie Smolensk, et a Sëvérie, avec l'Ukraine occidentale, et s'unissait à elle contre les Turcs.
ANDUJAR, v. d'Espagne, sur le Guadalquivir. dans la prov. et à 35 kil. N. 0. do Jaén; 900i) hab. On y fanrique des alcarazas. A 4 kil. d'Andujar, on voit les ruines de l'anc. lUiturgis» — Leducd.iiigoulème, commandant l'armée française enxosie en Espagne pour délivrer Ferdinand VU, y reuait, le 8 août 1823, tme célèbre ordonnance dans le but de concilier les partis , mais elle resta sans effet par Topposition de la régence de Madrid.
ANUUZB, Andusia, ch.-l. de cant. /Gard), à II k. S. 0. d'Alais, sur le Gardon d'Anduze, au oied des Cévennes; 4491 hab. Soie, bonneterie. Église colvinisie. Aux environs, curieti.ses stalactites.
ANEAU ou anneau (Barthélemi), Annulus^ poëte, né k Bourges, fût professeur de rhétorique, puis principal au collège de la Trinité, à Lyon (1542). 11 cultivait également la poésie latine et la poésie française. On a de lui une trad. en vers français des Emblèmes d'Aiciat, Lyon, 1549; un poème latin. Picia poesis, 1^52, in-8, gu'il traduisit lui-même en vers français, sous le titre d'Imagination poétique; Alector ou le Coq, histoire &buleuse (en prose française), prétendue traduite du grec, Lyon, I5G0. 11 fut massacré par le peuple dans son collège en 1565, le jour de la Fête-Dieu, parce qu'on le soupçonnait d'être protestant, et qu on l'accusait d'avoir jeté une piert^ :>ur le prêtre qui portait le Saint-Sa crement a la procession.
ANGE
âNGL
AlVEDA, nom d'ËDiMBoiTRG en latin.
AXCT, ch.-L de c. (Eure-et-Loir), â ife kil. N. E. de Dreui; 1324 hab. C*est là qu'était le charmant château construit on 1548 par Henri II pour Diane de Poitiers. Ce château, chef-d'œuvre de Philippe Delorme et Jean Goujon, a été détruit en 1792. Cependant liinden portail a été conservé et transporté à Paris .on le voit dans la cour de l'Ecole des beaux-arts. ANPOSSI (Pascal), compositeurnapolitain» 1736-97, élève de Piccini^ composa un grand nombre d'opéras qui eurent la vogue : la Clémence de Titus ^ CUvpatre.Armidej etc. , fut açpelé en France, en Ajipleterre et en Allemagne, finit par se fixer à Rome, abandonna le théâtre pour la musique religieuse et devni mattre de chapelle de St-Jean-de-Latran.
A?(GAD, désert d'Afrique situé au S. 0. de l'Al- (térie (pror. d'Oran), sépare cet État de l'empire du Maroc. On l'appslle aussi Désert des Chotts à cause «Ils nombreux lacs salés Çchotts) qu'il renferme.
ANGARA ^ nom de 2 riv. de la Hussie d'Asie : la Uaute-Angara. qui naît dansles monts de Nerlchinsk, ^•3 perd dans le lac Baîkal après un cours d'env. •'uO k.: Ja Basse-Angara, qui vient du S., traverse if iac Baîkal, entouru Irkourtsk, et va grossir l'Ién;:>séi, après un cours d'environ IbOO kil.
A.\GE, famille qui a fourni plusieurs empereui*s & Constantinople. V. isaac et alexis.
ANGE DE SAINTS-ROSALIE (Pranc, Raffard, dit le
P.), savant généalogiste, ne à Blois en 1655,
irj/trt à Paris en 1726, était de l'ordre des Augustins
iéchâussés. Il a rédigé VÉtat de la France, 5 vol.
n-]2. réimprimé et augmenté en 1749, 6 vol. tn-12 :
C^iuu. exposé de tous les offices ecclésiastiques,
cirils et militaires, avec leurs prérogatives et leur
rridne. Il revit et augmenta considérablement l'Hif-
• re généalogique de la maison de France du P. An-
> 'ae. ouvrajge précieux où tous nos historiens ont
pu se; il allait publier son tfravail lorsqu'il mourut
'subitement. Le P. Simplicien, qu'il s'était associé
:tirla rédaction, le publia en 1726, 9 vol. in-fol.
A^GtîLI (Pietro degfi) , P. Angélus Bargseus , poëte
'at.n moderne, né en 1517, à Bar^a, en Toscane,
njort en 1596, devint, après plusieurs aventures,
professeur à Reggio en 1646, et trois ans anrès pro-
.'eiseur à l'Université de Pise. Il défendit VÀillamment
»tt^ Tille avec ses écoliers contre Pierre Strozzi qui
l'assiégeait, en 1554. Il est auteur d'un poSme de la
Choiie (Cjfnœgeticon) y en 6 livres, fort estimé, et
delà SyruMte, poème en 12 livres, où il traite le
même sujet que le Tasse dans sa Jérusalem délivrée.
U a publié le recueil de ses poésies, à Rome, 1585.
ANfiFXlCO (Pra), peintre. V. giovanni.
ANGÉLIQUE (la Mère). V. arnauld.
ANGÉLIQUES (les), religieuses. V, Barnabites.
ANGÊLY (!'), fou de Louis XUI, était d'abord
•aîei d'écurie du prince de Condé; il se fit remar-
s'îrdu prince par ses saillies, et le roi désira l'a-
;r à son service. Il n'épargnait personne dans ses
!»i'iffonnerie.<;; la crainte que ses railleries inspiraient
«'II courtisans -était telle qu'ils achetaient son si-
'■"■'■cfi : il amassa ainsi' des sommes considérables.
^•\\n7i\i le nomme dans ses satires I et VIII.
ANGENNES, noble maison de France^ ainsi wminée de la terre d'Ançennes en Thimerais (Per- •^e). est connue depuis le xiv* siècle. Les membres de cette famille ont porté le titre de seigneurs, ^lis de marquis de Rambouillet, de marquis de '«Ulnienon, etc. V. Rambouillet.
ARGBIINES (Julie d'). V. MONTAUSIER.
AXGEKMANIE, Angermanland, anc. prov. de '^e. entre ceUes de Laponie, Botnie, lamtie, ji«deipad, forme ain. avec cette dernière le dép. du '*t?ter-Nordland ; en. L Hemœsand. Elle tire son ^m de la riv. d'Angermann, affluent du golfe de iotknie, qui la traverse.
^^HESiSJuliomagus.pvis Andes ou.ind<;catn,ch.-l.
«dép.de Maine-et-Loire, surlaMaine.à323 kil. S. 0.
* I*»nf . 339 par le chemin de fer; 51 797 bab. Évé-
ché, cour imp.; lycée; école secondaire de méd.; cours de sciences appliquées, école d'arts et métiers» Belle cathédrale, 8 ponts, vieux château, commencé sous Philippe- Auguste, hôtel de ville, musée, jardin botanique ,DibIiothèaue , etc. Industrie active , toileset tissus de tout genre, filatures. Commerce en vins, dits d'Anjou, grains, bestiaux, et surtout en ardoises : l'abondance de ce dernier produit est telle , que presque toutes les maisons sont couvertes en ardoises; ce qui a fait nommer Angers la Ville Noire : toutefois ce nom ne convient plus auj. qu'à l'anc. ville, sur la r. g. de la Maine. — Angers fut importante dès le temps des Romains^ elle possédait alors un amphithéâtre, dont on voyait encore les ruines tout récemment. Elle fut plusieurs fois assiégée : parChildéric (464), par les Normands (vers 873), par les Bretons , les Anglais les Français, à diverses époques; elle fut vainement attaquée en 1793 parles Vendéens, qui éprouvèrent sous ses murs une grande défaite, il s'y tint plusieurs conciles provinciaux et des Conférences mémorables (1713-1714). Patrie de Ménage, Bodin,Bemier, du statuaire David, dit David d'Angers , etc.
ANGHLARI, bourg de Toscane, â 23 kil. N. E. d'Arezzo; 1600 hab. Il s'y livra deux batailles: l'une en 1425 (les Florentins y furent défaits par les Milanais), l'autre en 1440 (Jean Paul Orsini, général des Florentins y vainquit le général milanais Piccinino).-— Bourg de Vénétie, sur l'Adige, r. dr., à 5 k. N. 0. de Legpano; 1800 hab. Les Français y battirent les Autrichiens en 1797.
ANGUIERA. V. de Lombardie^ â 50 k. N. 0. de Milan, sur le bord S. E. du lac Majeur. Comté fort ancien, renouvelé en 1397 par l'emp. Venceslas en faveur de Jean Galéas Visconti, !•' duc de Milan, qui en investit son fils aîné.
ANG1LBERT(S.), disciple d'Alcuin et membre de l'école du Palais , d'une famille noble de la Neustrie, obtint la faveur de Charlemagne (jui lui fit épouser secrètement sa fiUe Berthe et le prit pour secrétaire. II embrassa ensuite la vie monastique, pour accomplir un vœu (Tu'il avait fait dans une grande maladie, et devint abbé de Centule en Ponthieu. Il accompagna Charlemagne â Rome, devint ministre de Pépin, roi d'Italie, et mourut en 814. Il cultivait la poésie avec succès : Charlemagne l'appelait son Homère. Il reste de lui quelques courts écrits, recueillis par Duchesne; on a mis sous son nom une Histoire des premières expéditions de Charlemaone qui n'est qu'un roman de Dufresne de Francheville. On l'honore comme saint le 18 février.
ANGIVILLER (Cl. LA BiLLARnERiE, comte d'), directeur général des bâtiments et jardins du roi sous LouisXVI, protégea les artistes , les savants et les gens de lettres, continua les embellissements commencés par Bufl'on au Jardin des plantes, .et réunit au Louvre les collections de peinture et de sculpture. 11 émigra en 1791 et mourut à Altona en 1810. II était membre de l'Académie des sciences et de l'Acad. de peinture et de sculpture.
ANGLES. Angliy peuple de la Germanie, au N. de l'Elbe-Inféneur, habitait la partie orient, du Holstein actuel, et peut-être aussi le Sleswig. Us passèrent au Yi« sièâe dans la Bretagne, ou ils établirent trois royaumes : Bernicie et Deirie ou Northumberland (540-547); Estanglie (571); Mercie ou WesUnglie (584). Tout le pays prit d'eux les noms d'England ou Angleterre, terre des Angles. F. heptarchie.
ANGLES, ch.-l. de c. (Tarn), à 32 kil. S. E. de Castres; 526 hab. Draperies, cotonnades.
ANGLESEY, Anglesea en anglais, Mona chez les anciens, île d'Angleterre, près de l'angle N. 0. du pays de Galles, dont elle forme un des 12 comtés* 45 kiL sur 25; 50000 hab. ; ch.-l., Beaumaris. Elle est jointe depuis peu par un pont tubulaire à 111e de Menay. Sol fertile, mines de cuivre, plomb, houille; marbres. Plusieurs ports. — Les Druides avaient à Mona une école célèbre. Les Anglais s'emparèrent de cette île sous Edouard I, et lui donnèrent leur nom.
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