‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 76 sur 578 · ARAM · texte numérisé non relu

ARAM

aussi vite que constante, attaquant surtout le système des études classiques, le régime électoral, et demandant instanmient la réforme; il acquit ainsi une telle popularité qu'en 1848 il mt porté par acclamation au gouvernement provisoire. Il s'nonora en luttant contre la faction qui voulait arborer le drapeau rouge, en se prononçant contre les prédications subversives des utopistes, et se mit, pendant les funestes journées de juin, à la tête des troupes pour marcher contre les barricades; mais il ne tarda pas à se retirer avec découragement de la scène politique. Arago a rendu de grands services à la science, surtout à la physique et à l'astronomie. Il adopta et fit triompher la théorie de Vondulatûm de la lumière, en détruisant par des faits celle de Vémiision; découvrit la polarisation colorée, inventa un ingénieux polariscope et divers instruments qui donnèrent plus de précision aux observations astronomiques; compléta les travaux d'Œrsted et d'Ampère sur les rapports du magnétisme et de l'électricité, et découvrit, en 18!24. le magnétùme par rotationj découverte pour laquelle la Société royale de Londres lui décerna la médaille de Gopley. Arago possédait à un rare degré le talent d'exposer la science avec clarté et de la mettre à la portée da plus grand nombre; la foule se prenait pour l'écouter à l'Observatoire où il faisait un cours populaire d'astronomie. Ce savant n'a point laissé de grand monument; mais on lui doit une foule d'écrits précieux, disséminés pour la plupart dans les Mémoires de l'Institut, dans V Annuaire du Bureau des {LongitudeSy qu'il enrichit d'excellentes notices, ou dans les Annales de physique et de chimie, qu'il avait fondées avec Gay-Lussac. M. J. A. Barrai a réuni ses (XEuvres complètes en 17 vol. in-8 (1856- 60) : elles se composent d'un traité d'Astronomie popiîkKfv.de Notices et Mémoires scientifiques^ de Notices biographiques, de Rapports et de Mélanges, M. Gh. Combes a prononcé son Éloge à l'Institut en 1854. M. Audiganne a publié : Fr, Arago, son génie et ses influences, 1857.

Deux firères de Pr. Arago, Jacques Arago (né en 1790, mort en 1855) et £tienne Araço (né en 1803), se sont ùdt connaître comme écrivains. Le premier a publié, quoique devenu aveugle, des récits de voyages, des nouvelles, des romans, pleins d'intérêt; le deuxième a donné de spirituels vaudevilles.

ARAGON, grande prov. d'Espagne, une des 12 capitaineries générales du roy.. est située entre celles de Vieille-Gastille et de Navarre à l'O.. de Catalogne à l'E., de Nouvelle-Castille au S., et touche à la France par sa fh>ntière sept. ; Saragosse en est la capitale. On la divise en 3 prov. : celles de Saragosse. de Huesca et de Téruel. Étendue. 320 k. sur 200; 850000 h. On y trouve des mont, au N. et à l'Ë. , des plaines sablonneuses et arides au centre, et de nombreuses rivières : l'Êbre, le Gallego, le Xaion, le Guadalaviar et r Aragon, qui donne son nom au pays. — L'Aragon n'est qu'une partie de la Tarraconaise des Romains, et répond en partie à la Celtibérie des anciens. 11 passa en 470 de la domination des Romains sous celle des Goths, fut conquis par les Maures en 714. leur fût repris par les rois ae Navarre, et fonna un comté qui resta sous leur dépendance jusgu'en 1035. A cette époque, la mortdu roi de Navarre âanche III occasionna un partage entre ses 4 fils : le comté d'Aragon échut à Ramire, l'un d'eux, et fut érigé en royaume. Le roy. d'Aragon était alors fort resserré; il s'agrandit par des conquêtes sucrcessives de 1096 à 1137, s'augmenta du comté de Barcelone par l'avènement de la dynastie barcelonaise, 1137, acquit Montpellier, 1804, les lies Baléares. 1229-1233. les trois quarte du roy. de Valence, 1238, fît en 1282 l'acquisition de la Sicile, qu'il perdit en 1294; acquit la Sardaigne en 1326, mais céda Montpellier à la France. 1349; réunit définitivement la Sicile, 1409; y joignit la couronne de Naples. 1435. et finit par s^unir à la Castille pour

former la monarchie d'Espagne. Cotte union, prépsrée par le mariage de Feidinand, héritier d'Aragon, avec Isabelle, héritière de Castille, 1469, avancée par l'avènement de Ferdinand au trône d'Aragon, 1479, remise en question par la mort d'Isabelle, ] 504, fut consommée par l'avènement de Charles- Quint, 1516, petit -fils et héritier de Ferdinand et d'Isabelle. Depuis ce temps , les couronnes d'AragoQ et de Castille sont restées unies. En 1516, la couronne d'Aragon comprenait : 1* en Espagne et en France, l'Aragon, la Catalogne, la Haute-Navdrre, le Roussillon , le roy. de Valence, celui de Murcie; 2* hors de la Péninsule, les Baléares, la Sardaifroe et les Deux-Siciles. L'Aragon, célèbre par son esprit d'indépendance, conserva, sous les diverses dominations, ses privilèges ou fueros. Le pays se gcuTernaît lui-même par ses cortès.

Les rois d'Aragon se sont succédé comme suit :

l"* Dynastie de Navarre. Alphonse III, 1285

Ramire I, 1035 Jayme II, 1291

Sanche-Ramire I, 1063 Alphonse IV, 13*27

Pèdrel. 1094 Pèdre IV, 1336

Alphonse I, 1104 Juan I, 1381

Ramire II, 1134 Martin, 1395

2" Dynastie de Barce- 3* Dynastie de Castille.

Urne. Ferdinand I, 1412

Raymond. 1137 Alphonse V, 1416

Alphonse II, 1162 Juan II. 1458

Pèdre II. 1196 Ferdinand II, 1479

Jayme I, 1213 Charies-Quint, roi de

Pèdre III, 1276 toute TEspagrne, 1616

ABAGON. riv. d'Espagne . naît sur le versant S. des Pyrénées, coule à l'O., puis au S., arrose Jaca, Sanguesa, et tombe dans TÊbre en face d'Alfaro, aprùs avoir traversé l'Aragon, auquel elle donne son nom, et une partie de la Navarre. Cours. 150 kil.

ARAGUAY, riv. du Brésil, sort de la Serra Seiada. reçoit par la droite le Claro Diamantino^ le Vermelho de Goyaz, le Crixas; par la gauche, le Rio das Mortes, le Farto, l'Aquiqui, et se jette dans le Tocan tins, vers le milieu du cours de ce fleuve, après avoir formé la grande île Sto-Anne. Cours total, 1500 kil.

ARAL (mer d'), grand lac de l'Asie centrale, dans le Turkestan, entre 54»-59« long. E., 42«-46- lat. N.,a 450 kil. de long, 240 de large, et Teqoit le Syr-Daria (laxarte). l'Oudjani et l'Amou-Daria (Oxus). Ses bords méridionaux sont habités par les Arales. Kaa peu salée; côtes basses. ~ Les anciens ignoraient probablement l'existence de la mer d'Aral, et comme ils faisaient de l'Amou-Daria un tributaire de la mer Caspienne, on a prétendu que de leur temps les deui mers n'en faisaient qu'une. Suivant plusieurs modernes, la mer d'Aral serait ce que les anc. nomnuiient le lac Chorasmùu (lac de Khovaresm).

ARAM, nom donné dans la Genèse à la Syrie, s'étendait aussi à la Mésopotamie, à La Chaldée. à l'Assyrie et à l'Elam; il dérivait d^Aram. cinquième fils ae Sem, dont les descendants peuplèrent ia Syrie et ia Mésopotamie. On appelait Araméens les habitants de ce pays. On nomme encore auj. languei aram^nnef le syriaque et le chaldéen, langue^ parlées dans l'ancien pays d'Aram.

ARAM (Eugène), savant anglais, né à Ramsgill, au comté d'York, était fils d'un jardinier et vint s'établir à Londres en 1734. Il travaillait à la composition d'un dictionnaire comparé des langues celtique, anglaise, latine, grecoue et hébraïque, et jouissait de l'estime générale, lorsqu'il fut arrêté en 1758, et convaincu (ravoir, quatorze ans auparavant, assassiné Daniel Clark, cordonnier : il lut condaimné et exécuté à York en 1759. La jalousie lui avait fait conmiettre ce crime. E. Aram est le sujet et le titre d'un des romans de Bulwer.

ARAMÉENS. F. aram.

ARAMITZ, ch.-l. de canton (B.-Pyrénées), à 15 k. S. 0. d'Oloron: 516 h. Froment, mais.

ARAMON, ch.-L de canton (Gard), sur le Rhôue« à 27 kiL N. E. de Nîmes; 2393 hab. Oliviers.

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ARBR

âRAN fVal d'), une des plus hautes vallées d'Espagne, dans les Pyrénées, versant N., sur la frontière des d^. de la Garonne et de l'Ariége, forme un district de la proT. de Lérida, qui a pour eh.-l. Viella. LaNoguenet la Garonne y prennent naissance à 50 pas Tune de l'autre. Les liabitants sont presoue tous pitres, bûcherons ou contrebandiers.— Le val d'Aran appartenait jadis aux Convenu ou (ïorumnt, peuple de là Gaule. Il fit ensuite partie du comté de Gomminges, et passa à l'Espagne en 1192.

ARANDA (don ABABCA DE BOLBA, comto d'), homme d'État espagnol né en 1719, mort en 1798» fut ambassadeur ae Charles III près d'Auguste III, roi de Pologne, devint en 1766 président du conseil de CastiUe, puis ambassadeur en France, et fut nommé en 1192 premier ministre, mais il fût bientôt remplacé par Godol. Ministre libéral, il avait fait bannir les Jésuites (1767) et limité le pouvoir de l'inquisition. ABAJTJUEZ, V. d'Espagne (Tolède) . sur le Tage, r.^., i44kiL S. de Madrid; 9000 nab. Superbe maison royale, séjour de la cour depuis Pftques jusqu'à iâ fin de juin ; beaux palais des Infants et de lédina-Céli. Chemin de fer conduisant à Madrid.— Un traité d'alliance y fut conclu en 1772 entre la France et l'Espagne contre l'Angleterre. Il v éclata en 1808 une insurrection contre le prince de la Paix, Manuel Godoî, par suite de laauelle Charles IV se rit forcé d'abdiquer en faveur ae son fils Ferdinand. ABANYOS, riv. de Transylvanie, sort du mont lalymiasza, passe à Thorda, Aranyos-Cyères, et se jetteàSt-Marton dans le Maros; cours 140 kil. Elle loule des paillettes d'or {arany en hongrois).

ASAPILES, bourg et mont. d'Espagne près de Salamanque." a donné son nom à une bataille plus connue sous le nom de hataille de Salamanque, AKAKy ARARis, riv. de Gaule, est auj. la Saône, ARAKAT, auj. Mocis ou ^ort Dopfe, célèbre mont. d'Annénie, a 65 Idl. S. 0. d'Erivan, par 42* 15' long. &. 39* 30' lat. N., est la plus haute mont, de cette eontrée; on lui doimeâ248"; son sommet est couvert de neiges étemelles. C'est sur cette mont, selon la Genèse (ch. viu, v. 4). que s'arrêta l'arche de Noé. A&AS, AraxeSy riv. d'Asie, sort du mont Teckdagh, ea Amiénie, à 3& kiL S. E. d'Erzeroum, court au X. E., fertilise l'Êrivan et le Chirvan. et tombe dans le Kour, r. dr., près de Djabat, après un cours de 680 m I/Aras était surtout remart[uable par son impétoûs.té, ce qui a fait dire à Virgile : Pontem indi- SMtusArcaet {En., VIII, 728). Néanmoins, on letra- TCfae aujourd'hui sur trois ponts de pierre.

AlUTOR, pofite latin chi%tien, né en Ligurie vers fan 490, mort en 556, était sous-diacre à Rome, et ^ieriut secrétaire et intendant des finances d'Athalarie, roi des Goths. Il a mis les Actes des Apôtres en ^ets. Ses poésies se trouvent dans la Bibtioth. des Pèr», Paris, 1575; elles ont été publiées à part par Amtzènius, Zutphen, 1769, et Uunner, Leips., 1850. ARATUS, général de la ligue Achéenne, né à Sieyone vers4'an 272 av. J.-C., fut élevé à Argos, rentn dans sa patrie en chassant le tyran Nicodes, fit ^trer Sicyone dans la Ligue Acnéenne et en fut nommé chef, quoique fort jeune encore. Il rendit i indépendance a Corinthe (243), en chassa Antigène, roi de Macédoine , fit entrer dans la Ligue presque V>ate la Grèce centrale, mais ne put surmonter l'opposition des Etoliens et des Lacédémoniens , et fut i&ème battu par Gléomène, roi de Sparte. Il fit alors une alliance imprudente avec Antigène, puis avec le successeur de ce prince, Philippe V : ce aemîer^ après ^ètre servi de lui pour écraser les Ëtoliens, le fit ei&poisonner (213). Aratus avait composé une His- ^ire de la Liguê Achéenne qui ne nous est pas parï«iue. Plutarque a écrit sa Vie,

f&ATus, poète et astronome grec, né à Soles en Ci- >Kie, vers 270 av. J.-C., contemporain de Théocrite, |||km à la cour d' Antigène Gonatas, roi de Macéwine. Il a composé sur l'astronomie un poème intitaU: U^i Phénomènes et les Pronostics ^ que Cicéron,

Germanicus et Avienus ont traduit en vers latins, et qui a été commenté par Hipparque, Eratosthène et Théon. Les meilleures éditions de ce poème sont ceJles de Th. Buhle, Leipsick, 1793-1801 , etd'A. Kœchly, dans les BucoUci didactiei de la collect. Didot, 1846. Hugo Grotius a réuni, sous le titre de Syntagma Arateorum (Leyde, 1600), les traductions latines d'Aratus faites par les anciens. Pingre a donné une trad. française de ce poète à la suite des Astronomiques de Manilius, 1786, 2 voL in-8.

ARAUGANIE, contrée de l'Amérique méridionale, entre les Andes et l'Océan , au S. ou Chili , s'étend de 36« 44' à 39* 50* lat. S. Les Araucans, la principale nation indigène de la famille chilienne, se distinguent par leur civilisation assez avancée et leur haine implacable pour les Espagnols. De 1555 à 177:^ ils ont fait à plusieurs reprises une rude guerre à ce peuple, et souvent ils ont été les agresseurs. Les Jésuites avaient tenté leur conversion, mais en 1720 unr révolte générale mit ces tentatives à néant. Par un traité avec l'Espagne en 1773, ils obtinrent d'avoir un résident à Santiago. Les Araucans forment encore auj. une confédération oomposée de quatre Etats, qui ont des chefs héréditaires : ils ont une constitution analogue au gouvernement féodal. Ils élèvent des troupeaux de bœufs et de vigognes. La guerre des Espagnols contre les Araucans, au xvi* siècle, est le sujet du poème épique de VAraucanay d'Alonzo de Ercilia.

ARAURIS, riv. de Gaule, est auj. VBérauit.

ARAUSIO, ville de Gaule, est auj. Orange.

ARAXE, nom anc. de deux riv., dont l'une, dans l'Arménie, est auj. Aras ( K. ce nom); et dont l'autre est dans la Perse : celle-ci passait à Persépolis et se jetait dans le Médus, affluent du golfe Persique.

ARBACE, gouverneur des Mèdes sous Sardanapale, roi d'Assyrie, consnira contre ce prince efféminé avec le Cnaldéen Bélésis, gouverneur de Babylone, partagea ses Etats avec les principaux conjurés, et obtint le roy. des Mèdes, vers l'an 759 av. J.-C. Il établit sa résidence à Ecbatane et r^gna 28 ans.

ARBË, Arba, lie des Etats autrichiens, sur la o6te de Dalmatie, par 12« 31' long. E., 44<' 47' lat. N. (80 kil. carr.); env. 5000 h.^ ch.-L Arbe. Evèché.

ARBÈLES, ArbelOy auj. Erbil, v. d'Assyrie, à l'E. de Ninive, près du Lycus, a donné son nom à la victoire qu'Alexandre remporta aux environs sur Darius, dans la plaine de Gaugamèle (331 av. J.-C.) : Darius, obligé de fuir, fut bientôt tué par Bessus.

ARBOGASTE, comte gaulois, général des armées de Valentinien II, défit et tua Victor, fils de l'usur pateur Maxime (388). Nommé préfet du prétoire, il voulut exercer seul toute l'autorité , mais alors Valentinien le dépouilla de ses charges. Il se vengea en faisant périr ce prince, proclama empereur un certain Eugène et chercha à mettre les Païens dans son parti, en relevant les autels des faux dieux; mais il fut poursuivi par Théodose, vaincu près d'Aquilée, et réduit à se aonner la mort (394). M. Viennet en a fait le héros de sa tragédie d'Arbogaste^ 1841.

ARBOIS, ch.-l. de cant. (Jura), sur la Guisance, arr. et à 10 k. de Poligny, à 40 k. N. E. deLons-le- Saulnier; 5541 h. Tribunal, collège. Vins estimes, notamment le vin dit de gelée. Patrie de Pichegru.

ARBORÉE, anc. prov. de Sardaigne, la même que celle qu'on nomme aui. Oristano.

ARBRESLE (1'), ch.-l. de canton (Rhône), au confl. de la Brevanne et de la Tardine , à 17 kil. N. 0. de Lyon; 2221 hab. Anc. château.

ARBRISSEL, plus exactement albresec, village de l'anc. Bretasne, près de Rennes, célèbre par la nai.<:sauce de Eonert a'Arbrissel, fondateur de Fontevrau i t .

ARBROATH, jadis aberbkotbwick, ville d'Ecosse

SEi'orfar), à 84 k. N. N. £. d'Edimbourg, près de l'emb. uBrothwick; 12 000 h. Port petit, mais bon; magnifique phare de Bell-Rock, sur un rocher au milieu de la mer. Ruines d'une abbaye fondée en 1170 et où sl tint le parlement de 1320, célèbre par les remontrances qu'adressèrent les barons d'Ecosse au pape.

AMCÀ

ARCH

AKBUTHNOT (Jean), Mvant médecin et hoœoM | de lettres, né en 1670 à Arbuthnot, pràs de Montrosa en Ecosse, mort en n3dt vint de bonne heure à Londres, fut nommé médecin de la reine Anne, se lia avec les beaux-esprits de son temps, particiui^ | rement avec Swifl et Pope, et brilla parmi eux au ; premier rang. Il a laissé beaucoup 4 ouvrages, toit , scientifiques, soit d'agrément, qui lui ont fait une grande réputation. On distingue, parmi les premiers, son Estai sur l'utilité des mcOhéinatitiues, 17QQ; SM Tables des monnaiee, poids et mmire9 des eii«teru, 1705 et 1727 (trad. en latin par Kmnig, Utreoht, 1 756), et son Estai sur les alitr^ents, 1732 (traduit an français, 1841): parmi les seoonds, les Memoiret de Martinus Scrihlerus, esp^ de satire faite en oom* mun avec Pope oontre le mauvais goût de l'époque; le Proeès sans fin, ou Histoire de John Bull (c.4-d. du peuple anglais), plaisante satire qui parut soua le nom de Swift, et qui fut traduite en français par Tabbé Velly, 17531 VÀrt de mentir en politique, etc. On a publié à Glascov, tn 1751* aes Miseellaneous works,

ARC, nom commun à deux petites ritiéréa de France : l'une prend aa souree en Savoie et se jette dans nsère à 8 kil. N. O. d'Aiguabelle. après un cours de 115 k.; l'autre naît ans environs de Tvats (B.-du-Rbône) , pasae à un kil. d'Aix et se iette dans l'étang de Berre, après un cours de 50 kil.

ABC-BN-BAsaoïs. ch.4. de cant. (H.-'llarney, snv TAujon, à 20 kil. & 0. de Cbaumont; UOl hab.

ARGACHOir . vge du dép. de la Gironde , aur le bord 8. du bassin qui prend son nom , à 66 k . 0. S. O. de Bordeaux et à 4 k. N. de la Teste. Chemin de fer; bains de mer; ttUoe d'hiver recommandées aux poitrines fat* blés à cause de la douceur du oli mat et des exhalaisons résineuses que répandent les forêts de pins. —Le bassi n d*A., formé par le gdfe de Gascogne, a en?. 10 k. de tour. Séparé de la mer par une seule passe fort étroite, iloflre un bon port de refuge. Pèche, parcs d'hultrea»

ARCADES (Acad. des). V. acadëmib etCREsciMBKNi.

ARCADIA, Cypariuat petit port de Morée, à 70 k. S. 0. de Tripolitxa, sur un golfe de même nom : env. 4000 h. Siège d'un éfêque métropolitain.

ARCADIB, Àrcadia, une des ano. divisions du Péloponèse, au centre de la presqu'île. Elle comprenait une quinzaine de petites communes ou républiques : Phénée, Cvnèthe, PsophU, Telphusse , Uérée, Aliphères, Phigalie, Orchomène, Mantinée, Tégée, Cli

tor, Caphyes. Pendant longtemps PArcadie n'eut pas de gouvernement central ; plus tard^ on comprit rutilité d'un centre, et c'est alors que fut bétie Mégnlopolis, capit. de toute l'Arcadie (370 av. J.-G.). On trouve en Arcadie beaucoup de montagnes, notamment le Lycée et Ménale; c'est là qu'est la source de prestjue tous les cours d'eau du Péloponèse. Climat froid, gras pAturages; mœurs antiques et simples; race pélasgique, presque sans mélange de Doriens. L'Arcadie est célèbre dans les temps mythologiques par ses traditions sur Arcas et Lycaon, par le culte de Pan et de Mercure, et par la vie pastorale: elle n'est pas moins renommée par la bravoure et les dispositions musicales de ses nabitants. — Ce pays fut d'abord gouverné par des rois : l'un d'eux. Aristocrate II, ayant trahi les Hesséniens, dont il était l'allié, la royauté fut abolie, 671 av. J.-C. L'Arcadie entra dans la Ligue Achéenne, à laquelle elle donna l'un de ses plus grands généraux, Philopémen; elle suivit, après la prise de Gorinthe (146), le sort du reste de la Grèce , et. lors de la division de l'empire romain, fit partie de l'empire d*Onent. Elle fut détachée de l'empire grec, avec la Morée, par les Vénitiens an 1204, et fut conquise en 1470 par les Turcs, qui l'ont conservée jusqu'à l'insurrection de 1822. Elle est aujourd'hui une des nomarehiee du nouvel État de Grèce, et a pour chef-lieu TripoUtza; env. ISO 000 h.

Le nom A^Areadie fût donné sous les derniers empereurs à l'Heptanomide , en l'honneur d'Arcadius, alors régnant. F. éoypte.

ARCADIUS , le l"* empereur d'Orient, fils aîné de Thôodose le Grand, lui succéda en Orient en 39a, à peine Agé de 18 ans, tandis que son frère Honorius montait sur le trêne d'Gcoident. Prince faible, il se laissa gouverner par Hufin, préfet du prétoire, par Kutrope, son grand cbambellan, et par budoxie, son épouse. Il ne put arrêter las pragrèa des Barbares, protégea les Ariens, persécuta et fit exiler S. Jean- Chrysostême, et mourut détesté, en 408, à 21 ans.

ARCAS, fils de Jupiter et de Gallisto, régna sur la Pélasgie, qui prit de lui le nom d'iireadte. Selon la Fable, étant à la chasse. U rencontra sa mère 'ui avait été changée en ourse; il allait la percer de ses traita lorsaue Jupiter, pour éviter 08 parricide, le changea lui même en ours, et les transporta tous deux dans le ciel, od ils forment les constellations de la Grande et de la Petite Ourse.

ARCATB, r^rcoldes Anglais, v. de l'inde anglaise

SIfadras), eh.-L d'un district, à 110 kil. S. O. de Haras, sur le Salar; 40000 hao., presque tous Musulmans. Ville grande et bdle; anc citadelle, avj. démolie. -^ Fondée par Aureng-Zeyb, cette ville fui d'abord le ch.*l. du Kamatio. Prise par les Françsir. en 1 7âÛ; par les Anglais en 1760; Haldar-Ali la leur enleva en 1780; elle est depuis 1801 retomhée entre les mains des Anglais.

ARCÉSILAS. Arcesilôus, philosophe grec, né à Pilane en Rolte, vers 316 av. J.«C., mort en 241, fut disciple de Polémon. Après de longs voyages en Grèce et en Perse, il vint se fixer à Athènes et | fonda la 2* Académie, éoole c(ui combattait les Stoïciens, et dont le dogme distumtiC est Vacaial^^^ espèce de scepticisme qui consiste à nier que Pod puisse rien percevoir da certain par las sOns.

ARCaANGEL. V. asKUANCBL.

ARCHB D'ALUANCB, coffre qui renfermait les tables de la loi que Dieu donna à Moïse: on le gardait précieusement dans le temple de Jérusalem.

ARCHE pa NOa. F. N02.

ARCHÉLAIS, Erekli, v. de Cappadoce, pràs de l'Halys, au S. 0. de Tyano. Macrin y fut tué en 218 par ordre d'Héliogahaie.

ARCUÉLAUS, philosophe grec, natif de Milct. disciple d'Anàxagore et nm des maîtres de Socratc. florissait vers 460 av. J.-C. Il vint se fixer à Athèno^ et y enseigna la philosophie des Ioniens : on le surnomma le Physteien , parce qu'il s'occupait surtout de la nature (p/iym). En physique, il soupçonna !n rondeur de la terre; en morale, il niait la difrérence essentielle du bien et du mal, et disait que rien n'est juste ou injuste que par TcAîst de la coutum<:

ABCHéLAUs, roi de Macédoine, usurpa le trénii vers 429 av. J.-C, après avoir fait périr les enfani'i létritimes de Peidiceaa, son prédécissseur, dont li n'était que le fils naturel. Malgré ces crimes, Arch^laûs fut un grand roi. Il fit fleurir son royaumo, protégea les lettres et les arts, et appela les savant» a sa cour encore sauvage et barbare : Euripide y passa une partie de sa vie. Ce prince fût assassim^ a la chasse. 405 av. J.-C.

ARCHâLAUs, général de Mithridate, disputa la Grèce aux Romains, et fut battu à Cnéronée et à Orchomène par Sylla, 87 ans av. J.-O. Devenu suspect à Mithridate après ces défaites, il se relira à Rome, où il mourut.— Son fils servit dans les troupes romaines et reçut de Pompée la souveraineté de Comane dans le Pont. Ayant ensuite obtenu la main de Bérénice, fille de Ptolémée-Aulète et reine d'Egypte, il se fit, à la faveur de cette alliance, reconnaître roi d'Egypte, et se révolta contre les Romains. 57 ans av. J.-C. ; mais 6 mois aprèe il fut tué dans un oombat contre Gabiniua.— Néanmoins, son fils, nommé aussi Arehélaûs, fVit ftiit roi de Cappadoce par Antoine et se fit maintenir par Augustu; mais ayant déplu à Tibère, il fut jeté dans lea prisons de Rome où il mourut l'an 17 de J.-C.

ARcnaLAUS, roi de Judée, fils d'Hérode le Grand, lui succéda dans une partie de ses £tals, l'aii 3 «le

ARCH

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ARCH

•C. Ayant, à son ayénement au tiône, fait périr DOÛ ds ses si^ets, Auguste irrité le relégua à ieone en Geule, où il mourut l'an 6 de J.-C. ARCHÉMORf, filS' de Lycurgue, roi de Nêmée, et d'Eurydice, était à la mamelle lorsque les princes de l'année d'Adraste, qui traversaient la lorôt de Némée, prièrent sa nourrice Hypsipyle de leur indiquer une source. Celle-oi dépoâi renfant sur une touffe d'ache, et les conduisit à une fontaine voisine; mais, en son absence, un serpent piqua Tentant» qui raonrut aussitôt. En mémoire de cet accident, on institua les jeux Néméens, qui se céiéi)raient tous les trois ans. Les vainqueurs prenaient e deuil, et se couronnaient à*aehe,

AECHENHOLZ (J. Guill. d'), capitaine prussien et historien estimé, né à Dantzick en 1742, mort en 1812, ssmt sous Frédéric II pendant la guerre de Çept ans, rentra dans la vie pnvée après la paix de flubertshoaTg, et publia successivement : t Angleterre et ritalie, Leipsick» 1787, trad. dans presque putes les langues; leaÀnntiku de V Angleterre depuis 1788. en 30 vol., qui parurent de 1789 à 1798; vHistoin de la guerre de Sept asu, 1793; VHùtoire de la reine Élimbeth^ 1798, cellede Guetane Wasa, 1801; la Minerve, journal politique, 1792-1 812; cette feuille a servi de modèle à la Jftfi«n?e française,

ARCHIAG, oh.4. de cant. (Charente-Infér.), à 14 kil. N. S. de Jonzac; 1S73 hab. Kaux-de-vie.

ARCHIAS, oomnuuadant de Tbèbes pour les Spartiates. Ayant reçu au milieu d'un festin une lettre 7ai l'instruisait du complot de Pélopidas, il en différa la lecture, en disant : « A demain les affaires lérieuses. » Mais il fut égorgé la Auit même par les conjurés, 278 av. J.-C.

ASCHiAs, poète grec, né vers 120 av. J.-O. à Aniiocbe. se lia en Asie avec LucuUus qui lui fit conférer le titre de citoyen romain, et vint se fixer à Booe. Son titre de citoyen lui ayant été contesté, Cicéran plaida pour lui et obtint gain de cause : c'est à cette occasion que fut prononcé le beau discours Pro Archia. Ce poète avait chanté la Guerre def Cimhres et le ConsuUU de Cieéron. Il ne reste MUS son nom que quelques épigrammes (dans les Ànaîeeta de Brunck).

AKCHIDAMUS I, roi de Sparte, 469-427 av. J.-C. , àe U femiUe des Proclides, soumit les Ilotes qui s étaient révoltés; ravagea vAttique, pendant la guerre du Péloponèse, assiégea Athènes et s'empara lie Platée.— ARCHiDAuns u, roi de Sparte, 361-338 KT. j.^., fils d'Agésilas, soutint les Phooidieos rentre les Thébains dans la Guerre sacrée, passa en Italie pour secourir les Tarentins contre leurs voi- .'ms, et y périt en oombattant*— archidanus iq, roi de Sparte, 296-261, fut défait en vue de Sparte par Démétritts, fils d'Antigone, Pan 293 av. J.-C.

ARCHIDUC , titre particulier à la maison d'Autnche, et qui a^j. est porté par tous les princes et princesses oui lui appartiennent Anciennement il ^'était porte que par le chef de cette maison, qui oe possédait point encore les couronnes royales de Hongrie et de Bohême et la couronne impériale d'Allemagne. Ce titre date de 11 56, mais ne fut héréditaire Qu'après la promulgation de la bulle d'Or (1 336) : U ne fut recouna par les électeurs qu'en 1453. Il y ent aussi des arekiduce au Austrasie (sous Dagowrt), en Lorraine et dans le Brabant

AKCHILOQUE, Ar^iloàhuif poète ionien, né à ^ros vers l'an 700 av. J.-G., mort vers 635, suivit o'abord la carrière des armes, mais la quitta après >*Qir ftii dans un combat. Il composa des satires, iHi odes, des épigrammes, des élégies, des fables, l^eetionna le vers lambique et inventa le mètre Qù fut appelé de lui Arehtlod^ien (F. le IHction- Mire des Seieneeê, des Lettres et des Arts). Il fit l'u- ^Hp la plus terrible de son talent satirique : Lycambe (p^ie deNéobulé),^ lui avait promis sa fille en ma- J^^se, ayant retiré sa promesse, il déchira tellement K père et la fille dans ses satires, que tous deux se

pendirent de désespoir. Archîloque périt assassiné par ses ennemis, ou, selon une autre version, dans un combat contre les Naxiens. Aussi lioeneieux dans ses poésies que méchant, il fut banni de plusieurs viUes de la Grèce ^ à Sparte on défendit de lire ses écrits. C^endant il était tellement estimé pour son talent poétique qu'on le regardait presque comme régal d'Homère. Il obtint le prix aux Jeux Olvmpi* ques pour son Hymne à Hercule, Il ne reste oe lui que quelques fragments, qui se trouvent dans les AnaUcta de Brunck, et qui ont été publiés à part par M. Huschke, Alt^ibourg, 1803, et par J. 0. Liebel, Vienne, 1812.

ARCHIMAICDRITB, du grec «rcM. chef, et mondroj doltre. C'est chez les Grecs le supérieur d'un monastère de premier ordre; il remplit les fonctions de nos abbés. Ce nom a été aussi donné dans l'Bglise latine au supérieur de plusieurs couvents : on dit encore airi. Varchimandriie de Messine.

ABCHIMÈDE, célèbre géomètre grec, né à Syracuse vers 287 av. J.-C., mort en 212, sortait d\me famille alliée à celle du roi Hiéron. Jeune encore, il se rendit à Alexandrie pour y entendre Suclide, et commença dès lors à se signaler par ses découvertes. U trouva le moyen de dessécner les marais de l'Egypte et rafi'ennit les terres voisines du Nil par des digues inébranlables. De retour à Syracuse, il consacra ses talents à hi défense de sa patrie, assiégée par Mareellus, et prolongea trois ans sa résistance (21&-212) : tantôt il devait les vaisseaux ennemis dans 1^ airs à l'aide de ses constructions mécaniques, et les laissait ensuite retomber sur les rochers ou ils se iM'isaient; tantét fl les incendiait, dit-on, avec des miroirs ardents. Enfin pourtant, les Romains pénétrèrent nar surprise dans la ville. Archimède, itout occupé ae la solution d'un problème, tarda troo è suivre un soldat qui venait pour le prendre: ceioi-ci« sans vouloir attendre, le tua aussitôt (212). Marcellus, qui aurait voulu l'épargner, lui éleva un tombeau. Archimède a foit avancer élément ia partie spéculative et b partie pratique oe la science. Dans la théorie, on lui doit d'excellents traités : De la sphère et du eylindre^Des sphéroïdes et des eonoUdes. De la mesure du cercle. Des spiraleSf Sur les centres de gravité des lignes et des plans, Sur Vé^ilibre des corps j^longés dans u» fluide (hydrostatique); dans la pratique, on Ixù attribue l'invention des moufles et de la jKmlte mobtle^ de la ou sans /In et de la «ni creuse qui porte encore le nom de vu d'Archimède, et qu'il employa à dessécher les marais du Nil; il avait aussi fabriqué une sphère qui représentait les mouvements célestes. Archimède avait une telle foi dans la puissance du levier qu'il disait : « Donnez-moi un point d'appui, et je soulèverai le monde.» Il était enthousiaste de la science : on raconte qu'ayant trouvé, nendant qu'il était au bain, la solution d'un problème d'aréométrie, il sortit du bain tout nu et courut par la ville en criant :a Je l'ai trouvé 1 > L'édition la plus complète desOEuvres d'Archimède est celle que J.Torelli a donnée à Oxford, 1793, in-fol., avec les commentaires d'Ëutocius, et une trad. latine. Elles ont été trad. en français par Peyrard, 1807^ in-4, et 1808, 2 voL in-8, revues' par Delambre.

ABCHÏNTO (le comte Charles), seigneur milanais, 1669-1732, fonda en 1702 à Milan une académie qui embrassait dans ses travaux les sciences et les beaux-arts, et forma (juelqaes années après la Société palaiine, association de riches seigneurs amis des lettres, qui se réunissaient dans son palais et qui firent Imprimer à leurs frais plusieurs ouvrages importants (F. aagellati). Il fut fait grand d'Espagne et chevalier de la Toison d'Or.

AKGHIPEL (du greo areJiipelagos, mer principale) , mare iBoeum des anciens, partie orientale de la Méditerranée, entre la Grèce à rO. et l'Anatolie à l'So communique avec la mer de Marmara par le détroit des Dardanelles : llle de Candie forme comme

ARÇO

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