‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 79 sur 578 · REM · texte numérisé non relu

REM

AREQ

Qii, limitant Je tarritoire des Condrusi, Auj. elle v'ocGQpeplus en France qu'eny. 156000 hectares. Oc y tnmTe des tourbières et de riches ardoisières. ABDoniBS (dép. des), dép. -frontière, situé au N. K. entre ceux de PAisne, de la Marne, de la KeoseetU Belgique; 5069k. carr.:329lil h.;ch.-l. Mézières. Il est formé du nord de la Champagne et lies principautés de Sedan, Garignan et Mouzon. U partie sept, est couverte par la forôt des Ardennes, qui hû donne son nom. Fer, marbre, ardoises, terre 1 four, argile blanche, sable pour verre blanc. Montons vantés pour la laine et la chair, chèvres cachemires, bons chevaux, gibier abondant: usines pour fer, quincaillerie, clouterie; draps, châles, lainages cUvers; verreries, faïenceries, maroreries, tanneries, etc.— Ce dép. a 5 arrond. (Mézières, Réthel, Kocroy,Sedan,youziers),31 cant., 478 comm.^ il dépend ae ia 4* div. militaire, du diocèse de Reims et de la cour imp. de Metz.

ARDËS, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), sur la Couze, à 20 k. S. 0. d'Issoire ; 1266 h. Laves et bataile. Moutons, laine.

ABDJlCH, Ardûcus, riv. de Valachie, sort du mont Yistaman, coule du N. 0. au S. £„ arrose la ville d'Ardjich, et se jette dans le Danube après un cours de 270 k. — La v. d'Ardjich, à 133 k. N. 0. de Bueharest^ sur l'Ardjich, était autrefois la rési- (leDce des pnnces valaques.

AaoncH, Arsissa, v. de Turquie d'Asie, pachalik du Van, sur le bord sept, du lac Van, dit aussi lac (t'Àrdjich, et au pied cle TArarat

ABiMicH-DAGH, Argcttu mons, mont, de la Turquie (l'.\sie, dans la Garamanie, à 12 k. S. de Kaisaneh, est une portion de l'Anti-Taurus; environ 4000 m.

ARDOm, marquis dnfvrée, fut élu en 1002 roi d'ItaSe, après la mort d'Othon III; mais il fut vaincu «t dépouillé de ses Ëtats par Henri II, roi de Geroaoie, qui se fit couronner à Pavie en 1004. H esavi de remonter sur son trône après le départ des Aiiemands; mais Henri ayant fait une seconde in- ^on, il déposa la couronne, et se fit religieux dans une abbaye du Piémont, où il mourut en 1015. ARDRES, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 16 k. S. E. de Calais, à l'extrémité du canal d'Ardres; 10()û h. Place de guerre, démantelée en 1850. Canal de 5 k. de long qui communique avec celui de St-Omer. Il y fut signé en 1546 un traité entre Cliirles-Ouint et Henri YIII. Ardres fut prise par les Espagnols en 1596, et rendue en 1598. à la paix de Yervins. C'est entre Ardros et Guines que se tint en 1.520 le Camp du Drap d'Or. V. ce mot. ABDCENNA SYLVA, aui. les Ardennes.

ARDWICK, faubourg de Manchester.

ARDYES, peuple delà Gaule, dans les Alpes Pen- »»«, habitait vers les sources du Rhône. Son nom *^ retrouve dans Ardon, viUage du Valais, à 10 k. lie Martinach.

ARDYS ou AROTSus, Loi de Lydie. F. ltdib. AREBO ou ARBON, V. de la Nigritie maritime (Bénin), sur le Rio-Formoso, à 50 k. de son emb. Jadis centre d'un grand commerce d'esclaves.

ARËGOMIQUES (Volces), YoUês Àrecomicù peuple de la Gaule (Narbonnaise 1**), entre les Tectosages au S. 0. et les Helvii au N., occupait les dép. du Gard, de l'Hérault et de l'Aude; ch.-l., Nemausus (iuj. Nimes),

AREftENUS, nom primitif de Baiocasses. C'est auj. 'ov'ux, ou plutôt, selon Walckenaer, Argentan,

ARÊfilSB I, fondateur du duché de Bénévent,

^•-641, reçut l'investiture d'Agilulphe, roi des

Umbards et conquit Crotoue sur les Grecs en 596.

AnÉoisB II, duc de Bénévent de 758 à 787, refusa

^.ae soumettre à Charlemagne, et prit le titre de

gjoee indépendant; après 13 ans de lutte, il fût

^^ de se reconnaître feudataire du roi d'Italie.

ARKLATB, ARELAS, noms latins d'ARLES.

>R£MBERG. bourg et château des £tats prus-

««M, dans la prov. du Bas-Rhin, sur l'Ahr, à 50 k.

N. 0. de Goblentz, entre Cologne et Juliers, était jadis Ik résidence des comtes et ducs d'Âremberg; il n'y a guère auj. que 300 h. — La terre d'Aremberg était d'abord un comté ou hurgraviat. Elle passa en 1298 dan? la maison des comtes de La Mark. En 1547, ce comté échut par mariage à Jean de Barbançon, de la maison de Ligne; élevé au ran^ de principauté en 1576, il prit place parmi les Etats germanioues. En 1644, il fut érigé en duché, en faveur d'Albert, prince de Ligne et duc d'Aerschoot, et continua jusqu'en 1801 à être fief immédiat de l'Empire: à cette époque, il fut médiatisé. En 1815, la plus grande nartie du duché passa sous la souveraineté du roi ae Hanovre, et le reste fut, avec le bourg d'Aremberg, donné à la Prusse. Le duché d'Aremberg compte env. 90000 h.

AREMBERG (LéoDold-Phil. de ligne, duc d'). général au service de l'Autriche, né à Mons en 1690, mort en 1754, obtint fort jeune le gouvernement du Hainaut, fit les campagnes de Hongrie sous le prince Eugène, et combattit à Belgrade en 1717. mmmé feld-maréchal en 1737, il fit la guerre en Flandre et se trouva en 1743 à Dettingen, où il fut blessé. Protecteur éclairé des sciences et des lettres, il accueillit J. B. Rousseau pendant son exil, et entretint une correspondance avec Voltaire.

ARBMBEBG (Aug.-Marie-Raymond,princed'), connu sous le nom de comte de La Marcky né à Bruxelles en 1753, mort en 1833, prit du service en France et fit, en qualité de colonel, la* campagne d'Amérique (1780-82). Député par la Flandre française en 1789 aux Ëtats généraux, il se lia étroitement avec Mirabeau et se montra favorable aux idées nouvelles ; puis il se réconcilia avec la cour et servit d'intermédiaire pour attirer le grand orateur dans le parti de la reine. Mirabeau le fit son exécuteur testamentaire et mourut entre ses bras. En 1793, il se retira en Autriche, et y devint général. H a laissé d'intéressants Mémoires sur Mirabeau (publiés enl854).

ARÉNA (Joseph), né en Corse, vers 1770, d'une famille ennemie de celle des Bonaparte, avait servi avec distinction dans la gendarmerie, lorsqu'il fut élu en 1797 député de la Corse au Corps législatif. Après le 18 brumaire il entra dans une conspiration contre le premier consul Bonaparte. Arrêté à ropéra au moment où le complot allait être exécuté, il fut mis à mort le 31 janvier 1801.— Son frère, Barthélémy Aréna, député de la Corse à l'Assemblée législative, puis au conseil des Cinq-Cents, tenta, dit-on, de poignarder Bonaparte au 18 brumaire, au moment où ce général chassait les représentants de la salle des séances. Compris sur une liste de déportés, il échappa par la fuite et m. à Livoume en 1829. n a constamment nié le fait qu'on lui impute.

ARBNSBERG, V. des Ëtats prussiens (Westphalie), à 68 k. S. E. da Munster; 4000 h. Ch.-1. d'un (Touvt de même nom. — Ce gouvt se compose du duché de Westphalie, du comté de la Marck avec Dortmund, delà ville devLippstadt, de la principauté de Sieeen et des baronnies de Wittgenstein et HohenlimDourg. Popul., 400000 h.

ARENSBOURG, ch.-L denied'Œser(Livonie), sur la côte S.; 1600 hab. Port peu profond.

ARËOPAGE, tribunal d'Athènes, chargé du jugement des affaires criminelles, et ainsi nommé parce que, primitivement, il tenait ses séances dans un lieu appelé colline de Mars (en grec Areos pagos). Il fut institué, disait-on, pour vider le diiférend entre Minerve et Neptune ou pour juger Oreste, meurtrier de sa mère. Il fut reconstitué en 594 av. J.-C. par Selon. Les archontes sortant de charge en faisaient partie. L'Aréopage siégeait la nuit : on n'y permettait aucun artifice oratoire pour émouvoir ou attendrir les juges. Aussi l'Aréopage jouit-il lons[temps d'une grande réputation d'impartialité; mais il la perdit au temps de Périclès, époque de la corrup* tion générale d'Athènes.

ARE^UIPA, V. du Pérou, ch.-l. de dép., à 310 k.

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