‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 93 sur 578 · ASSI · texte numérisé non relu

ASSI

Idinuau 2] septembie 1792. Cettd assemblée décida, entre autres mesures : 8 novembre 1791, que les émigris seraient déclarés coupables de conspiration, poonuiTis comme tels, et punis de mort s'ils ne rentnient iTsnt le l*'janTier 1792; 20 avril 1792, q«je la goerra était déclarée à Tempereur Francis U; 26 mai, que les ecclésiastiques qm refuseraient de se soumettre à la constitution civile du clergé seraient déportés : 11 juillet, que la patrie était en danger, et que aès brs les séances seraient permanentes, ope toutes les municipalités et tous les conseils de (ustrict et de département siégeraient sans interruption, que toutes les gardes nationales seraient mises en mouvement; 10 août, que le roi était suspendu de ses fouctions, et qu'une nouvelle assemblée serait convoquée, sous le nom de Convention nationale. Les partis de la Montagne et de la Gironde (F. ces mots) se formèrent dans l'Assemblée législative. ASSEFT, f. du roy. de Hollande, ch.-l de la prov. de Dreotbe, sur le Hom-Diep, qu'un canal met en communication avec le Zuyderzée, à 120 kil. N. E. d'Amsterdam; 3000 bab.

àSSESS, V. et port du Danemark, dans Ttle de Fionie, 133 kil. S. 0. d'Odensée, sur le Belt; 2000b. Christian III y battit ses sujets insurgés, 1535. iSSER, célèbre rabbin, né à Babvlone l'an 353 de •^•C., mort en 427. fut dès l'âge ae 14 ans président de l'Académie de Sora sur r Eupbrate et coinpta on grand nombre de disciples. Il est l'auteur du TtHnudde Babylone, qu'on doit distinguer du Tàhnud de Jérusalem. C'est une compilation qui contient, avec rhistoire, les traditions sur la loi et la religion luire. Le Talmud d'Asser a été imprimé à Amsterdam en 1744, avec conmientaires, en 12 vol. in-fol. ASSER, moine de St- David (Pté de Galles), né vers 850, mort en 910, devint évèque de St-David, fut mrjté par Alfred le Grand k se rendre à sa cour, et îécot dans l'intimité de ce prince, qui le combla de présents. Il a laissé d'intéressants mémoires, punies en 1574 par Parker sous le titre de Vie d* Alfred, à la suite de l'histoire de Walsingham, et à pin en 1 722 par F. Wise. On lui attribue les Annales (tritanmeâBj publiées par le docteur Gale. ASSIDÊENS, secte juive. F. chasidui.

ASSIENTE, ASSIGNATS, r. ces mots dans notre IHaionnaire' univer'iel des Sciences.

ASSOflBOINB, riv. de l'Amérique du N. (Nouv.- Bretagne), a sa source par 105» long. 0., 52» 15' lat. N.; court au S. E., reçoit le Calling, le Mouse, la RiTière-Rouge, et tombe dans le lac Ouinipeg. apr^s un cours très-sinueux de 700 kiL— Ses bords sont habités par les Assiniboins y peuplade guerrière de U famille des Sioux-Osages, ennemis acharnés des Dakotas. Ils font le commerce de fourrures.

ASSINIE, riv. et contrée de Guinée, entre la côte d'Or et la cote des Dents, au'S. 0. des Achantis et ^ l'E. du cap des Trois- Pointes. Comptoir français. ASSISE, Assisi en italien, Asisium chez les Latins, V. des £uts de l'Église, à 19 kiL S. £. de Pelouse, sur une mont.; 5000 hab. Êvéché. Patrie ^ S. François d'Assise, dont on conserve le corps (luis la cathédrale, et du poète Métastase.

ASSISES (d'osftdertf, s'asseoir). On appelait ainsi iu moyen flge des assemblées périodiques de justice, ùnsi que les ordonnances faites dans ces assem- Wée3 (F. notre Dictionnaire univ. des Sciences). On connaît sous le nom d'Assises dv Jérusalem un ^^coeil de règlements généraux rédigés en 1099 par ^efroi de Bouillon, roi de Jérusalem, de concert tvecles principaux seisneurs croisés^ réunis en assi- <"• Ces ordonnances, destinées à régir l'Etat chrétien ^Palestine, furent anéanties en même temps que domination des Croisés. Cependant, plusieurs de ^ dispositions furent introduites daiis le roY. de ^me par Guy de Loaignan (1192) , puis dans rem- {^ire latin de Constantinople (1204), et dans plusieurs *"tr«> parties de la Grèce. La bibliothèque de Venise ^ FQMède un exemplaire manuscrit M. Beugnot a

publié (le 1841 à 18A4 (dans le vecueil des Historiens des Croisades) ce qui nous reste de ces Assises.

ASSOMPTION (fête de I'), fête instituée en Thonneur de l'élévatbn de U Ste Vierge au cieL On la célèbre le 15 août Cette fôte était étabUe dès le v* siècle ; mais le vcsu de Louis IIU ajouta beaucoup en France k sa solennité.

ASSOMPTION, capit du Paraguay, sur la r. g. du Paraguay, par 25* 17' lat S., et 60* long. 0., à 1000 kil. N. E. de Buénos-Ayres; env. 15000 bab. Résidence du dictateur; évêché. Peaux, tabac, maté. Fondée en 1535.

ASSOMPTION (île de 1'). une des îles Mariannes, par 143* 34' long. E., 19* 45' lat N. ; a 17 kil. de tour. Volcan au centre. Arbres à pain , cocotiers, etc — Ile de l'Océan Atlantique. F. anticosti.

AfisoMPTiON {Notre-Dame de 1'). F. cêara.

ASSOS, V. d'Êolie, dans l'anc. Mvsie, sur le golfe d'Adramyttium, près du v^e actuel de Beiram-Ka^ lessi. Coïonie grecque, patne de CléanUie le stoïcien. Ruines très-remarquables : restes de temples ; théâtre conservé presque entier.

ASSOUAN, Syène, île et v. de la H.-figypte, sur la r.dr. du Nil, à 97 kil. S. d'Edfou, par 30» 35' long. E., 24* 5' lat. N. Elle est très-voisine du tropique : aussi, le jour du solstice, l'ombre y est-elle prûque nulle; autrefois même, l'image du soleil s'y peignait tout entière au fond d'un puits. C'est Ik que se trouve la 1** cataracte du Nil. Belles ruines.— Les Français y défirent les Mamelouks le 16 mai 1799.

ASSOUCY (Ch. GOTPEAU d'), poète burlesque, sumonmié le Singe ds Scarron, né à Paris en 1604, mort en 1679, mena une vie désordonnée, s'échappa dès son enfance de la maison paternelle, se fit empirique, puis joueur de luth, fut, en cette qualité, attaché quelque temps à la cour de Savoie et 4 ceUe de Louis XIU, et amusa par ses facéties reofauco de Louis XIV; puis se remit à voyager et se fit jeter, en ^talie, dans les cachots de l'inquisition, pour une satire contre un prélat romain. De retour en France, il fut encore mis en prison, pour mauvaises mœurs. lyAsaoucy a traduit en vers burlesques les Métamorphoses d'Ovide,, sous le titre d'Ovide en belle humeur, ainsi que le Bavissemeni de Proservine de Claudien, et a composé un grand nombre a'autres poésies, entre autres le récit de ses propres Avetitures (réimprimé en 1858, k Paris, par G. Dombey) Ce poète, eut quelque vogue en son temps, comme le prouve ce vers de Boileau :

Et, jusqu'à d'Auoucy, tout trouva des lecteurs.

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