‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 112 sur 147 · TEJ · texte numérisé non relu

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Le nom de Tei;^iie a été donné à divers autres Insectes différents entre eux. Ainsi, on nomme vulgairement : Tkigne aquatique, des larves de Kriganes ; Teio.niî des Chardons, des larves de Cassides; Teigne de la cinE , une espèce de Gailerie ; Teigne des cuirs, des larves de Ci a;ii6ws; Teigne des Faucons, des larves de Ricin ; Teigne du Lis, des larves de Criocères, etc. (E. D.)

*TEI\OCERA {luvm, étendre; x£p«;, antenne). INS. — Genre de Coléoptères siibpenlamères, propoî^é par nous, publié pur Th. Lacordaire { MonograplUe des Coléoplères subpentamèies de la fmntllc des Phytophages, l. V, p. 17) et rapporté à la tribu de ses Chiytrides (Chlytridées). Le type de ce genre est la T. nisidicoUis Lac, originaire de l'Afrique australe. (C.)

TEIIVOCOUYMJS (teivu , étendre; xopuv/), massue). iNS. — Genre de Coléoptères penlamères, division des Brenlhides, proposé par nous et adopté par Dejean {Calai., y édit., p. 265). Ce genre n'olTre pour type qu'une espèce, le T. filiformis De]. Elle est originaire du Brésil. (C.)

*TEll\ODACTYLA (tec'vù), étendre; êix- ■voloç, doigt). INS. — Genre de Coléoptères subpentamères , tribu des Alticites, proposé par nous, en remplacement du Longilarsus de Latreille, nom formé de racine latine. Dejean, qui adopte ce g. (Cal., 3" édit), en mentionne 31 espèces; 24 sont originaires d'Europe, 5 d'Amérique et 2 d'Afrique; nous citerons les suivantes: T. anchusœ , Tparvula ,V\i , atricilla Lin., dorsalis sisymbrii, tabida F., etc. (C.)

*TEIl\OPALPUS (Tn'vw, j'étends; paipus, palpe). iNs. — M. Hope {Transact. Lin. soc. Lond., XVllI, 1843) donne ce nom à un genre de Lépidoptères, de la famille des Nocturnes, tribu des Papilionides. (E. D.)

TEJUS. hept. — Merrem créa, sous ce nom, un genre de Lacertiens dont i'/lcran?c vert fui le type, et dans lequel il réunissait la Dragone, le Crocodilure Lézardet, la Sauvegarde de Mérian, un Cnémidophoro et des Améivus. Plus tard, M. Fiizinger a réservé le nom générique âeTejus pour le seul Téyou vert d'Azara (Acranle vert). Wagler, pour éviter toute confusion, a préféré la dénomination à'Acranlus pour ce dernier genre, et cette dénomination a été acceptée par les erpélologistcs, (G. B.)

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TEKTIZITE, Breithaupt. Hiu. — Syn.

Braunsalz. Sulfate de peroxyde de Fer hydraté, de couleur brune, trouvé à Schwarzenberg en Saxe, sous la forme de cristaux aciculaires ; leur composition est encore indéterminée. Ces cristaux paraissent appartenir au système rhombique. (Del.)

TEEALGIS (Tvî>avrî)ç, qui resplendit de loin). INS. — Genre d<j Coléoptères penlamères, tribu des Scarabéides phyllophages, établi par Burmeisler (Uandhuch der Enlomology, 1844, p. 3:56), qui le comprend parmi ses Rulélides. Le type est le T. œnescens. (G.)

*TELCHII\IA (T£>xt'v , malveillant), ins. — Genre de la tribu des Papilionides, famille des Diurnes, ordre des Lépidoptères, indiqué par llnbner (Ca«., 1816). Le même auteur donne la dénomination de Telchines à une division de Lépidoptères comprenant particulièrement le genre Te/c/imia. (E. D.)

*TELEA {rtlo;, Gn). ins.— On a désigné sous le nom de Telea deux genres de Lépidoptères, de la famille des Nocturnes: l'un, qui appartient à la tribu des Bombyciles, a été crée par llubner {Cal., 1816) ; et l'autre, qui entre dans la nombreuse tribu des Tinéites, a été fondé par Stephens ( Illustr., IV, 1816). (E. D.)

*TEI>EAS. INS. — Genre de la tribu des Proclotriipiens , groupe des Platygaslérites, de l'ordre des Hyménoptères, établi par Latreille, sur des espèces dont les antennes sont composées de douze articles et en forme de massuechez les femelles, les pattes propresau saut. Nous citerons comme type le T. longicornis Latr. (Bl.)

TELEBOITE. Telebois {rviltSéa;, qui crie au loin), moll. — Genre formé par Montfort sur un fragment de lige d'Encrinile, et placé par lui parmi les coquilles multiloculaires. *TÉLÉG01\E. Telegonus. aiiacun. — M. Koch , dans son Vebersicht des Arachniden Systems, désigne sous ce nom un genre de Tordre des Scorpionides qui a été adopte par les aptérologistes. On en connaît un assez grand nombre d'espèces, dont le type est le Telegonus vcrsicolor Koch ; cette espèce a été rencontrée au Brésil. (H.L )

♦TELEGONUS (rt/oç, fln; ySvoç, angle).

INS. — Genre de Lépidoptères, de la famille des Diurnes, tribu des Papilionides, créé par Hubner {Cat., 1816). (fi, D.)

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*TErEIA(r£),£io^, parlait), ins.— lliibiier {Cal. 1816) désigne sous ce nom un genre de F.o|iidoptèies . famille des Nocturnes , IribiJ des Torlricitps. (iî. D.)

»Tl':i.r:iA\DnE. Telciandra {-imo^, parf.iii; àvyj'p, à-jSj'-^i, homme ou ni.ile, pour étamine). uor. pu. — Genre de la famille des Laurinées, Irihu des Oicodaplinées, formé par M. Nées d Esenberk {in Linn., v. VllI, p. 46; Laurin., p. 3^5) pour un arbre du Brésil, à fleurs di<iïques, dont on ne connaît erirore que les mâles |toijrvues de douze étatnines parfaites et fertiles. Cet arbre est le Telciandra glaura Nées et Mart. (D. G.) *TELEl\<\TnÈl\IL. :J['eleiaiithera{rn.uoq, parfait; àvOrjpx, anthère), bot. hii. — Genre de la famille des Amaranlhaiées , tribu des Goniphrénées, formé par M. Roh. Brown {in Tuckey, Congo, p. 477 in nol.) pour des plantes herbacées, rarement sous frutescentes, des contrées tropicales, principalement d'Atnérique. (0. G.)

TÉrÊKIE. Telelda. bot. pu.— Genre de la famille des Composées, tribu des Asléroïdées, formé par M. Baunigarlen (F/. l)ans., vol. 111, p. 149) pour des Buphthahnum L. Ce sont de firandes et belles plantes herbacées , de l'Europe moyenne et orientale; à feuilles alternes, en cœur, rudes, les inférieures grandes; à capitules rayonnes, multillores, entourés d'un involucre d'écaillés inucronées ou acuminées, sur plusieurs rangs; dont les akènes linéaires, allongés, relevés de cotes, sans ailes, se terminent par une aigrette presque cartilagineuse, en couronne deniiculée. On en cultive us.'sez communément, dans les jardins, une belle espèce, la Tklékie a feum.les en cœuii, y'elekia cordifolia Kit., de Hongrie, plante herbacée, vivace, de pleine terre, haute de plus de 1 mètre, qui donne, pendatit l'été et l'automne, jdc gtands ca|iilu!es jaunes , à longs rayons. 'On la multiplie très facilement de graines. Deux autres espèces, au moins aussi remarquables que celle ci. sont: le Telekia spetî'osa Baumg., qui a une odeur très agréable, surtout lorsqu'on froisse ses feuilles entre les doigts; et le Telekia speciosissima DC, qui croit sur les bords du lac de Côme. (P. D.)

*TELENOMLS. ins.— Genre «le la tribu des Proiolrupiens, de l'ordre des Hyménoptères , établi par M. Haliday {Entomolog,

Magn:ine) aux ilcpcns du'pcnre Télcas sur des espèces dont les antennes, assez longues, ont leurs derniers articles unis de manière à former une sorte de massue, etc. Le type est le 7'. ;J/la/(PJianu»^, Nées von Esenb. (Bi..)

TÉMÎOBIÎ.'W'CIIES (Tîleo;, complet, Sp:iy/t^, branchies), poiss. — Les Poissons auxquels M. Duméril applique ce nom de famille, correspondent en grande partie à ceux queCuvier a placés dans son ordre des Plectognalhes. (G. B.)

TÉLIÎOS.^L'RE. Teleosaurus (rého;, parfait; aaZpo;, Iczani). nEPT. — l'o]/. CHOCODI-

LiENs FOSSILES, lomc IV, page 363. (G. B.) TELEOZOMA. bot. pu. — Voy. cera-

TOPTERIS.

TÉLÈPIIE. Telephium{nom historique).

Bor. PH. — Genre de la famille des Paronychiées, dcns laquelle il constitue à lui seul la section des Téléphiées. Il comprend dei plantes sous-frutescentes, de petites proportions, glau(iues, couchées, de la région méditerranéenne et du cap de Bonne-Espérance, dont la plusconnueestleTÉLÈPiiED'lMPERATi, Telephmm Imperali Linn. , espèce assez commune sur les coteaux arides et dans les endroits secs de nos départements les plus méridionaux. (D. G.)

*TELEPIIO\US. OIS. — Synonyme de Laniellus, Swains...

*TELElMIOHOIDES (Telepliorus , nom d'un genre de Coléoptères; ud^:, forme). INS. — Genre de Coléoptères peniamères , section des Malacodermes , tribu des Lampyrides, établi par Laporte [Ann. de la Suc. enl. de Fr., t. Il, p. 144), correspondant au genre Pholaris Dejean {Catalogue , 3' édit., p. 1 16). 4l espèces américaines y sont corn ■ prises; telles sont les T. versicolor F., hectica?., peclinalus F., et filicoynis Gr. (C.)

TELEPIIORUS ou IHELEPIIOKUS (t7;),£, loin; 9-po; , qui porte), ins. — Genre de Coléoptères peniamères, section des Malacoiiermcs et tribu des Lampyrides, établi par SchœlTer (F/m. i:nl., pi. 117; Icônes Ins., lab. 16), adopté par Degéer, Olivier et Latreille. Ce genre est aussi connu sous le nom de Cantharis Linné, Fab., etc., etc.; mais ce dernier nom a été réservé ensuite pour un autre genre de Coléoptères hétéromères. Le genre Telepliorus renferme plus de 200 espèces de tous les points du globe; nous citerons seulement les suivantes : f

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fasciis , obscurus , laleralis , lividus , ater. Lin., dtspar, perlucidus , tristis, fulvicollis, lœlus, F. (Canlharis).

Ces Insectes ont le corps allongé, un peu déprimé, mou. On les trouve en grande quantité, pendant le printemps , sur toutes sortes de végétaux. Ils se nourrissent d'autres Coléoptères, et sont tellement carn.is- ^iers, qu'on a vu des femelles fer,c"ser leur mâle, et lui ronger le ventre et les partie» charnues du cou. L'accouplement a lieu sur les plantes, peu de temps après la métamorchose : pour cet acte, le mâle se place sur le dos de la femelle; mais il a soin de choisir un moment favorable et d'user de précaution pour ne pas êire dévoré.

On trouve les larves de Téléphores dans le sable ou la terre humide. Olivier croit qu'elles doivent se nourrir de racines ; mais, d'après les observations de Degéer, on ne peut mettre en doute leurs mœurs carnassières. Cet auteur dit positivement qu'elles vivent de Vers de terre, et, à défaut, des individus mêmes de leurs espèces.

Degéer a décrit la larve du Telephonis fuscus, et Waterhouse {Trans. of the Enl. Soc. of Lond., vol. I, p. 31; pi. 3, fig. 3), celle du T. rufus.

Le premier de ces auteurs a été témoin, en Suède, d'un phénomène que nous croyons intéressant à rapporter. Il aperçut au milieu de la neige une grande quantité de Vers , d'Insectes et de larves de Telephorus; il ne put douter que tous ces êtres ne fussent tombés avec la neige, et, comme les larves qui vivent dans la terre ne pouvaient se transporter sur sa surface dans une saison où elle était gelée à plus de trois pieds de profondeur, il chercha à expliquer la cause de ce fait. Après avoir observé que la ihute de ces Insectes était toujours précédée et accompagnée de quelque ouragan violent, qui avait déraciné des Conifères très ilevés, il a pensé que les racines de ces arbres , occupant une si grande étendue, ivaient enlevé avec elles la terre et tous les Insectes y contenus; qu'ensuite ces êtres, ayant été quelque temps soutenus dans l'air, sont enfin retombés avec la neige à difTérentes distances de leur premier domicile. (C.)

TÉLESCOPE, poiss. — Nom spécifique É'un romatome. Voy. ce mot. (G. B.)

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TELESCOPIUM. moll. — Genre établi

par Montfort pour le Cerilhium telescopium de Linné, et admis par M. de Blainville qui -en fait une section des Troques; M. Deshayes, au contraire, ne le sépare pas du genre Cérile. (Duj.)

TÉLÉSIE {de T^caioç, parfait), min. — Nom créé par HaQy pour désigner les variétés du Corindon hyalin , connues vulgai< rement sous celui de Gemme orientale, et qu'alors il regardait comme appartenant à une espèce distincte du Corindon adamantin. Voy. CORINDON. (Del.)

♦TELESTO (ra/crTop, qui borne), ms.

M. le docteur Boisduval (Voy. de l'Astrolabe; Faune ent. de l'océan Pacifique, Impartie) a créé sous cette dénomination un genre de Lépidoptères, de la famille des Diurnes, tribu des Papilionides , qui ne comprend qu'une seule espèce {Telesto Perronii) propre à l'Océanie. (E. D.)

TELLSTO. POLTP. — Genre douteux de Polypiers flexibles, établi par Lamouroux dans l'ordre des Tubulariées avec les caractères suivants : Polypier phytoïde, rameux, fistuleux, crétacéo-membraneux, opaque, strié longitudinalement. Ce genre, établi sur des échantillons desséchés, comprend trois espèces: T.lulea, T.auranliacael T.pelasgica, des mers de l'Australie et de l'océan Atlantique, entre les tropiques; ce sont de petites îouffes rameuses attachées aux rochers et aux plantes marines; leurs tiges et leurs rameaux, d'aspect subéreux, sont plissés ou rugueux, à létatsec et sans pores. Lamarck inscrit l'une de ces espèces parmi les Tuniciers, dans le genre Synoïque. Il est certain, toutefois , qu'on ne peut affirmer si les Teiesto sont véritablement des Polypiers.

(DcJ.)

TELETHUS.'E (nom mythoL). ann. — M. Savigny, dans son Syslème des Annélides. et après lui M. de Blainville dans l'article Veus du Dictionnaire des Sciences naturelles, nomment ainsi une famille ou sous-famille d'Annélides pourvues de soies, dont le genre unique est celui des Arénicoles.

*TELFAIRIE. Telfairia. bot. ph.— Genre de la famille des Cucurbitacées, où il constitue à lui seul le sous-ordre des Télfalriées, et dans lequel se dévoile la vraie strucluredu fruit du groupe entier; en effet, les lames séminifères formées par les bords rentrants e|

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réfléchis des carpelles s'avancent dans chacune des loges sans atleindresa piiroi externe. Ce genre a été publié par M. Hooker, en juillet 1827; or, dans le cahier des Mémoires de la Société d'histoire nalurelle de Paris qui porte la date du niénie mois, il a reçu de M. Delile le nom de Joliffia que M. Bojer lui avaitdonné aniérieuremcnt dans des lettres, mais sans le publier. Il semblerait donc que la question d'antériorité serait ici réellement insoluble. Mais le cahier du Dolanical Magazine, où ce genre se trouve dé(;rit sous le nom de Telfairia, a paru réellement plus tôt que celui des Mémoires de la Société d' Ilis» toire nalurelle qui porte la même date, un accident ayant retardé la publication de ce dernier. De plus , M. Bojer lui même a déclaré renoncer au nom de Joliffia , qu'il avait d'abord proposé. Ce dernier nom doit donc être abandonné, bien qu'il ail été adopté dans le Prodromus {\o\. 111, p 316). L'espèce unique du genre, le Telfairia pédala Hook., est un arbrisseau très curieux de» côtes sud-est de l'Afrique , où les Nègres le nomment Kouéme. Sa lige grimpante émet des branches pendantes qui atteignent jusqu'à 100 pieds de longueur; ses feuilles sont digilées, à cinq grandes folioles inégales, auriculées en dehors, accompagnées chacune d'une vrille bipartie, longue de 2 pieds, qui part de la base du pétiole, sur le côté, et à laquelle est opposée une stipule axillaire, concave. Ses fruits sont énormes, longs de 2 ou 3 pieds sur. 8 pouces d'épaisseur. Leur pulpe est amère ; leurs graines, larges de 1 pouce, ont les cotylédons charnus, bons à manger. On en retire une très bonne huile grasse. Cette plante, des plus remarquables, est cultivée en Afrique, dans les fies Bourbon et Maurice. (P. D.)

TELIPOGOIV (t/Jo;, extrémité; -rriiyt.v, barbe), bot. pu. —Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées , établi par M. Kunth [in Humb. el Bonpl., Nov. gen. el sp., t. I, p. 336, lab. 75) pour des plantes herbacées épiphytes, à tige feuillée, à fleurs jaunes, peu nombreuses, qui croissent dans I Amérique tropicale. Ce sont le Telipogon anguslifolius Kunth , et le T. latifolius Kunth. (D. G.)

*TELIOSTACHYA(tA£coç, parfait; ^r^- ^u;, épi ). BOT. PH. — Genre de la famille des Acanthacées, établi par M, Nées d'Esen-

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beck {in Endlich. et Mart., FI. Brasil., fasc. 7, p. 71 ; Prodr. , l. XI , p. 262) aux dépens des liuellia Auct. Ce genre est très voisin des Lepidagatliis, dont il se distingue surtout par son inflorescence et par son port. Les 6 espèces qui le forment sont de petites herbes de l'Amérique méridionale, des Antilles , etc. Son type est le T. alopecuroidea Nées [Riiellia alopecuroidea Vahl.). (D. G.)

*TELLIiI\A {lellus, terre), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Clythrides babidées, établi par Lacordaire {Monogr. des Col. subp. de la jam. des Phytophages, t. V, 1848, p. 397). L'espèce type de ce genre, la T. varions Sahiberg Lac, Acidalia varians Dej., Chevt, est originaire du Brésil. (C.)

T£LLIM£. Tellima i^nom formé par anagramme de Milella). bot. ph. — Genre de la famille des Saxifragacées , sous -ordre des Saxifragées, formé par M. Rob. Brown [in Franklin Journ., p. 766) aux dépens des Milolla Tourn. Il comprend des plantes herbacées de l'Amérique septentrionale, distinguées des Milella surtout par leur calice renflé généralement dans le haut et par leurs styles distincts. L'espèce type est le Ttellima grandiflora Dougl. (D. G.)

*TELLIMYA. moll. — Genre de Conchifères dimyaires proposé, en 1827, par M. Brown dans sa Conchyliologie britannique, pour des espèces qui lui paraissent intermédiaires entre les Tellines et les Myes.

TELLIÎVE. MOLL. — Genre de Conchifères dimyaires, type de la famille des Tellinides, et présentant les caractères suivants: La coquille est Iransverse ou orbiculaire, en général aplatie, à côté extérieur anguleux, offrant sur le bord un pli flexueux et irrégulier ; elle présente une seule ou deux dents cardinales sur chaque valve, et deux dents latérales souvent écartées. Le ligament, uni. quement extérieur, est porté parle côté le plus court de la coquille. L'impression palléale est profondément échancrée en arrière, et les deux siphons sont très longs et contractiles, Le nom de Telline a été employé par les anciens conchyliologistes pour désigner des coquilles du genre Donace,et Adanson forme son genre Telline avec ces mêmes coquilles ; mais Linné changea ces dénominations el, en établissant le genre Donace, il comprit dans le genre Telline le* coquillet

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que l'on nomme généralement ainsi aujourd'hui. (Duj.)

T£LLI\IDE. MOLL. — Genre de Conchifères dimyaires élabli par Laniarck à côlé des Teliifies, pour une seule espèce, laTix- UNiDE DE TiMOK, qui diffère des Tellincs par son défaut de pli marginal flexueui; une de ses valves paraît avi)ir trois dents cardinales, à cause de la dent latérale rapprochée de la charnière. M. Deshayes ne croit pas ces différences suffisantes pour motiver l'établissement du genre Tellinide qu' il réunit aux Tel Unes. (Duj.)

TBLLIIVIDES. MOLL. — Famille de Conchiféres dimyaires faisant partie de l'ordre des Cardiacés , et comprenant les genres Donace et Telline {vorj. Mollusques). La- Ireille avait précédemment employé celte même dénonriination de famille. fDuJ.)

TELLURE et TELLIIULIIES (de tellus, terre), min. — Métal découvert, en 1782 , par Mûller dans le minerai d'or de Transylvanie, nommé vulgairement Or blanc. Kirwan l'admit dans sa méthode sous le nom de Sylvanite , tiré de celui du pays où il avait été trouvé ; mais Klaproth ayant confirmé les expériences de Millier, et renouvelé en quelque sorte sa découverte, en retrouvant le même métal dans l'Or de Nagyag , lui donna le nom de Tellure , adopté depuis par tous les chimistes. Le Tellure n'existe, à l'état natif, que dans le minerai où il a été découvert pour la première fois ; encore ne l'a-t-on jamais trouvé parfaitement pur, et il est toujours mélangé de quelques parties de Fer ou d'Or. Ce dernier métal lui est associé dans tous les autres minerais, qui sont des Tellurures métalliques, le Tellure jouant, par rapport aux autres métaux, le rôle de principe électronégatif, comme TAnlimoine et l'Arsenic, auxquels il est isomorphe. Les autres métaux avec lesquels il forme des combinaisons définies sont: le Plomb, l'Argent, rOr et le Bisumlh. Tous les minerais de Tellure ont pour caractères communs d'avoir l'éclat métallique, de se fondre au chalumeau , et de brûler sur le charbon avec flamme et fumée, en y laissant une auréole blanche bordée de rouge. Dans le tube ouvert, ils donnent un sublimé blanc, susceptible d'être fondu en goutteietles limpides. Us sont solubles dans l'Acide azotique, et

leur solution précipite en noir, lorsqu'on y plonge un barreau de Zinc.

1. Tei.luiie N.4TIF, auro-ferrifère; Tellure blanc ; Or blanc. Substance d'un blanc dÉtain, ou d'un gris d'Acier jaunâtre, tendre et fragile, à structure laminaire ou grenue. Cristaux très petits, en prismes hexagonaux , dérivant d'un rhomboèdre de Il 5° 1 2'. Densité, 6, 1 . Trouvé à Facebay, près de Salathna en Transylvanie, où il est disséminé en veinules au milieu des Grauwackes et des Calcaires de transition. Ou l'exploite comme mine d'Or; mais la quantité d'Or qu'il renferme est très petite et variable, et quelquefois elle est nulle. C'est pour cela qu'on lui a donné le nom d'Aurum problematicum.

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