MARSUPIAUX FOSSILES. (L...D
*THYLODUIAS (ÔoÀulpca; , efféminé).
INS. — Genre de Coléoptères pentamères, section des Maiacodernies, tribu des Lampy rides, fondé par Motchoulsky (Coléoptères du Caucase, extrait, p. 8 , t. V, (3g. f), et ayant pour type une espèce des environs de Tiflis, le 7'. conlractus M. (C.)
THYM. Thymus (9^°;» non; grec d'une I espèce du genre), bot. ph. — Genre imjiortaiit de la famille des Labiées, tribu des j Saturéinées, de la didynamie gymnospermie j dans le système de Linné. Les caractères que Linné lui avait assignés, en le formant, ne sont pas tellement précis que les botanistes i n'aient pu être conduits à y faire entrer suc- I cessivement des plantes qui en ont été reti- I lées plus tard, lorsqu'on a voulu le circon- I serire plus nettement; les unes sorU venues alors se ranger dans des genres déjà exi.-;tanls; les autres ont servi à former, en tout ou en majeure partie, des genres nouveau.\. C'est, ainsi qu'un assez grand nombre de piailles , décrites par divers auteurs comme des Thyms, se trouvent aujourd'hui reportées surtout dans les genres Calaminlha Mceiich, Micromeria Benih., et en nombre beaucou;! moindre parmi \ç% Salureia, Ziziphora, Pycnanthemnin , Gcniosporum, etc.
Malgré ces diminutions , le genre Thym se compose encore d'environ 50 espèces, parmi lesquelles, il est vrai, M. Bentliam (in DC Prodr., vol. XII, p. 197) en range 10 dans la catégorie des espèces douteuses ou imparfaitement connues. Considéré dans ces limi-f tes, le genre Thym se compose de sous-ar"' brisseaux et de petits arbrisseaux répandus dans toute l'Europe , dans la région méditerranéenne , et dans les parties tempérées de l'Asie. Les feuilles de ces végétaux sont petites, entières, veinées, souvent roulées en dessous à leur bord ; leurs fleurs purpurines, rarement blanches, forment de faux verticilles peu fournis, tantôt espacés, tantôt,
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u contraire, rapprochés en rfes sortes d'épis plus ou moins serrés ; elles sont accompngnées de petites bradées. Leur calice < st marqué de nervures, à deux lèvres, dont la supérieure iridenlée , l'inférieure Lifide, à divisions ciliées, snbulccs, à gorge fermée par des poils après la floraison ; leur corolle a le tube généralement inclus et le limbe divisé en deux lèvres , dont la supérieure droite, échancrée, presque plane, l'inférieure étalée, trilobée ; quatre étamines égales ou peu nettement didynames; un style divisé au sommet en deux lobes presque égaux, terminé par deux très petits stigmates.
Dans sa monographie des Labiées, M. Bentham avait divisé les Thyms en trois sousgenres : 1. Masiichina, dont le type était le Thymus Mastichina Lin., espèce propre à la région méditerranéenne ; 2. Serpyllum, ()ui avait pour type le Tiajmus serpyllum Lin.; 3. Pseudolhijmbra. Dans son travail tout récent sur la même famille {in DG. Prodr., vol. XU), ce botaniste a réuni les deux premières sections établies d'abord par lui en une seule, de manière à ne plus former que les deux sous-genres suivants :
a. Serpyllum Benih. Tube de la corolle inclus, ou dépassant à peine les dents du calice.
Ce sous-genre, le plus nombreux des deux, renferme, entre autres, deux espèces très communes et intéressantes. Le Thym Seiu'OLkt, Thymus serpyllum Lin., si connu sous ses noms vulgaires de Serpolel , Thijtn bâtard, et si commun dans les endroits secs , au bord des chemins , dans les terres incultes de presque toute l'Europe, de l'Asie .';eptentrionale, du nord de l'Afrique. C'est une plante polymorphe , et dont l'histoire présente assez de difOcultés; son caractère le plus saillant consiste dans ses feuilles petites, ovales ou oblongues, obtuses, généralement pourvues de longs cils à leur base. Tout le monde connaît son odeur aromatique et pénétrante. Par la distillation , elle donne une huile essentielle à odeur forte , qui laisse déposer du camphre. Cette plante d'une saveur amère ; on la dit tonique , excitante, antispasmodique; mais les médecins n'en font guère plus usage de nos jours. Le Thym commun , Tlty^nns vulgaris Lin., est plus méridional que le précédent ; il se
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trouve dans les lieux incultes et arides du sud-ouest et du midi de l'Europe. Il forme un très petit arbuste, à tige ligueuse ei épaisse dans sa partie inférieure, dressée ; ses feuilles , linéaires-lancéolées, ont leurs bords roulés en dessous. Cette espèce, encont plus aromatique que la précédente, lui ressemble entièrement par ses propriétés médicinales. Elle est très commune dans les jardins potagers, à cause du fréquent usage qu'on eu fait pour l'assaisonnement de* mets, ainsi que dans les jardins d'agrément où on la plante très souvent en bordures. On la multiplie facilement par la division des vieix pieds , quelquefois aussi , mais beaucoup plus rarement, par graines.
b. Pseudothymbra Benth. Tube de la corolle grêle, longuement saillant hors du calice; feuilles florales grandes, colorées, imbriquées, recouvrant et dépassant longuement les calices. L'espèce la plus remarquable de ce sous-genre est le Thymtis cephalolus Lin., plante du Portugal , à laquelle ses feuilles florales purpurines donnent ua très joli aspect. (P. D.)
THYMALE et THYMALLE. poiss. — Synonyme d'ÛMBRE. (G. B.)
*THYMALE [O^ixÙ.-n, autel). iNS.— Okerr {Lehr., III, 1, 1815) désigne, sous ce noru, un groupe formé aux dépens du genre P.».piLLON. Voy. ce mot. (E. D.)
TIIYMALUS ET TIIYMALLUS. POiss.— Nom générique latin des Ombres. Voy. ce mot, (G. B.)
THYMBRE. Thymbra. bot. ph.— Genre de la fimille des Labiées, tribu des Mélissinées, formé par Linné ( Gen., n" 708 ) , et renfermant une seule espèce, sous-arbrisseau raide, couché, à rameaux ascendants, indigène des parties orientales de la région méditerranéenne. Cette espèce est le T.
spicala Lin., dont le nom spécifique est tiré de ce que les faux verticilles de fleurs sont rapprochés en un faux épi, quelquefois interrompu à la base. [D, G.)
*THYMÉL.'EACÉES. Thymelœacex. iûi.
PH. — Famille de piaules dicotylédonées , apétales, périgynes, qui a reçu aussi les noms de Daphnuïde'es ou Daphnacées,elqui est caractérisée de la manière suivante : Calice coloré , tubuleux, persistant ou plus souvent caduc, et quelquefois se dosarticulant à sa base, à limbe partagé en 4 ou
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plus rarement 5 lobes imbriqués ; à gorge tantôt nue, tantôt munie d'écaiiies pétaloïdes alternant en nombre égal ou opposées deux à deux. Étamines insérées à la même hauteur ou plus bas, tantôt en nombre égal, alternes avec les pétales, ou plus rarement opposées; tantôt en nombre double; tantôt réduites à deux opposées aux lobes externes; filets libres, souvent très courts; anthères introrses, biloculaires, s'ouvrant longitudinalement. Ovaire libre , accompagné de 4-8 écailles hypogynes ou à demi enveloppé d'un tube court, qui manque le plus souvent, surmonté d'un style presque terminal ou un peu latéral , quelquefois nul , à une seule loge dans laquelle est un ovule unique, très rarement double ou triple, suspendu sur le côté et vers le sommet répondante l'insertion du style. Fruit indéhiscent, charnu ou sec. Graine à test mince. Embryon sans périsperme, ou revêtu seulement d'une lame mince, droit, a cotylédons charnus planes -convexes, à radicule courte et supère. — Les espèces sont des arbrisseaux ou très rarement des herbes annuelles , habitant, pour la plupart, les climats tempérés chauds, principalement de l'hémisphère austral, au cap de Bonne-Espérance ou dans la Nouvelle-Hollande , moins de l'hémisphère boréal, très peu en Amérique , quelques uns entre les tropiques , surtout en Asie. Ils sont, en général, remarquables par la ténacité de leur liber, qui est employé, en conséquence, à divers usages dans les pays chauds. Leurs feuilles sont alternes ou opposées, simples, très entières, sans stipules ; leurs fleurs , quelquefois diclines par avortement, axillaires ou terminales , solitaires ou groupées en faisceaux, en épis ou en capitu es quelquefois involucrés. Dans un grand nombre l'écorce et le péricarpe contiennent une substance très acre, qui leur donne des propriétés purgatives, émétiques et surtout vésicanles, employées notamment dans l'écorce de Garou, dont plusieurs autres, dans notre pays et autre part, sont succédanées.
Dirca, L. — Daphne, L. (ThymeJœa, Scop.
— Capura, L. — Scopolia, Lafr.) — Daphnopsis, Mart. — Schœnobiblos, Mart. — Dais, L. — Lachnea , L. — Passerina , L. {Stel-
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leva, L.) — Dia> luron, Turkcz — Drapâtes, Lam. — Pimelea, Banks Sol. {Banksia , Forst. non L. — Cooftia, G mel. non Spreng.) — Struthiola, L, — Gnidia, L. {Cassalia, F. M. Schm. ) — Tkymelina, Hon"n)ss. [Nectandra, lierg.) — Lasiosiphon, Fres. — Linosloma, Wall. — Cansjera, J. — Enosolena, Bl. — Wivkstrœmia , Endl. — Lagella , J. {Funifera, Leand,), (Ad. J.)
THYMKLÉES. Thymelece. bot. ph.— Cc nom, qu'a porté longtemps la famille des Thymélœacées, est employé par M. Endlicher pour désigner un groupe ou classe dont elle fait partie et qui comprend avec elle les Monimiacées, les Laurinées , les Gyrocarpées, les Santalacées, les Aquilariace'es, les Elœagnées, les Penœacées el\es Proléacp's. (Ad. j.)
*TnYMÉLII\E. Thymelina. bot. pu. - Genre de la famille des Daphnoïdées, formé par M. Hoffmansegg {Verzeichn., p. 198, fig. 2), et dans lequel ren'rent des arbrisseaux du cap de Bonne-Espérance, à fleurs en têtes terminales, qu'entoure un involucre de feuilles semblables à celles des rameaux. Ce genre diffère des Gnidia, parmi lesquels certaines de ses espèces ont été d'abord rangées, parce que son périanthe porte à la gorge huit écailles opposées par paires à ses divisions. Nous citerons le T. simpkx HolTm. (D. G.)
THYMOPHYLLE. Thymophylla (GuVoç , thym; yuUov, feuille), bot. ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, sous - tribu des Tagétinées , formé par Lagasca {Hort. madrit., 25) pour une plante sous frutescente du Mexique, voisine des Tagetes, à laquelle il a donné le nom de T' setifolia , à cause de ses feuilles extrêmement petites, presque sétacées. Ce g. est encore imparfaitement connu. (D.G."
*THYlMOPSIDl!;. 7'/,î/77io/)sis (Supoî, thym; oifiç, aspect, figure ; ressemblant à un thym). BOT. PH. — Genre de la famille des Hypéricinées, formé par MM. Jaubert et Spach {Illust. plant, orient., pag. 73, tab. 37) pour une plante recueillie sur les bords de l'Euphratc par Coquebert de Montbret et Aucher-Eioy, qui diffère des Ilypericum par son calice campanule, à lobes courts et toujours dressés, et par ses ovules en nombre défini dans chaque loge. Cette plante est le Thymopsis aspera Jaub. et Spach. {0. G.)
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*TH,1K1NIDE poiss. — Voy. thon et thowmE. (G B.)
THlf'l^XUS. POISS. — Nom générique latin des THuNs. Foy. ce mot. (G. B.)
THVNIVUS. INS. —Genre de la famille des Miililliiles, de l'ordre des Hyménoptères , établi par Fabricius, et caractérisé par de» antennes droites dans les mâles et contournés dans les femelles; par des mandibules bidentées, des ailes antérieures ayant une cellule radiale, s'étendant tout le long de la côte.et trois cellules cubitales, dont la deuxième et la troisième reçoivent chacune une nervure récurrente. Les femelles difTèrent des mâles d'une manière surprenante par la forme de leur corps, par l'absence d'ailes, par la brièveté de leurs antennes et souvent même par leurs couleurs. Elles ont été longtemps classées dans un genre particulier désigné par Latreille sous le nom de JMyrmecoda.
Les Thynnus sont des habitants de la Nouvelle-Hollande et de l'Amérique méridionale. Le type est le T. denlalus Fabr.
M. Klug {Abandlung. Acad. ans Berl., 1843) et M. Guerin {Voyage de la Coquille) ont fait connaître un assez grand nombre d'espèces de ce genre. MM. Westwood et Sckuckard, etc., ont aussi établi a ses dépens plusieurs divisions. Voy. l'atlas de ce Dictionnaire, Insectes hyménoptères, pi . 3. (Bl.)
*THïOftiE (nom mythologique), ciiust. — C'est un genre de l'ordre des Gopépodes, de ia famille des Monocles, établi pap M. Philippi dans les Archiv. fur nalurgschichle de Wigniann , 1840, p. i90. On n'en connaît qu'une seule espèce , le Thyone viridis , Philippi, qui a été rencontrée dans la baie lieNaples. (H. L.)
*TH1RA (Qûpa, porte), uss. — Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Colaspides, proposé par Dejean {Catal., 3* édit., p. 434 ) pour 2 espèces : les T. IcUeritia et %Uicoides Dej. La 1" est originaire de IJayenne, et la 2'= du Brésil. (G.)
*rHVREASPIS(eup£'Qç etàîTtJç, bouclier), Hope {Coleoplerist's manual, t. lll, p. 138). INS. — Syn. de Coplocyda Ghevr., Dej. (G.)
*THVREOCORIDES. INS.— MM. Amyot «tServille (Hémiptères, Suites à Buffon) désignent ainsi un de leurs groupes dans la tribu des Scutellériens, comprenant les 7'%reocoris, Heierocrates Am. et Serv., Plata-
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spiSi Westw., Strùmbosoma Am. etSer?., Coptosoma Lap. deGasteln., et Chlanocorii Burm. (Bl.)
TllYBEOCOBilS {%ptlu bouclier; xo-j ptç, punaise), ins. — Genre de la famille des; Scutellériens, groupe des Scutellérites, de l'ordre des Hémiptères, établi par Schrancli, et réduit à des limites de plus en plus étroites par les entomologistes modernes. MM. Amyot et Serville ne rattachent aujourd'hui à ce genre que deux espèces de Madagascar, les T. coccinelloides La t., et punclalus Leach, rangées par MM. Learh, Laporte de Castelnau, Blanchard, etc, dans le genre Canopus. (Bl.)
*THYREOMORPHA {Bvpt'oç , bouclier, foprh, forme), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Cassidaires, proposé par Dejean {Calai., 3* édit.,pag. 391) sur une seule espèce, la T. Badia Dej., originaire du cap de Bonne-Espérance. (C.)
*THYRE0D01M (euptôç, écusson ; o^ùv, dent): ins. — Genre de la famille des Ichneumonides, groupe des Ophionites, de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. Brullé (/nsecles hyménoplères. Suites à Buffon, t. IV, p. 130) sur quelques espèces américaines. Les T. cyaneus Brull., T. morio {Ophion morio Fabr.), etc. (Bl.)
*TUyREOPIIORE. Thyreophora (Gvpsî);, bouclier; yopô^ , portant), ins. — Genre de Diptères, de la famille des Athéricères, tribu des Muscides, sous-tribu des Thyréophorides, créé par Latreille ( Nouv. dict. d'hist. nat. , 1 80 1 ) et adopté par tous les entomologistes, qui seulement ne sont pas d'accord sur la place qu'ils doivent lui assigner dans la série des Diptères; les uns les rapprochant des Scatophaga, et les autres les plaçant à la fln des Muscides.
On ne connaît que trois espèces de ce genre, propres à l'Europe: le T. cynophila Latr.; le T. furcata Latr. ; et leT.anthrO' pophaga Rob.-Desv. (E. D.)
*TttYREOPTERUS {Qvpt},;, bouclier; n-cipov, aile). INS. — Genre de Coléoptère* pentamères, tribu des Carabiques troncatipennes , établi par Dejean {Species générai des Coléoptères , t. V^ p. 44y). On rapporte à ce genre 7 ou 8 espèces exotiques. Noui citerons seulement les T. flavosignatus, undalatus Dej. (C.)
*TnYREOPUS (ewpe'oç, écusson ; «owç,
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pieds).iNs. — Genre de la famille des Crabronides, de Tordre des Hyménoptères, établi par MM. Lepelletier de Saint-Fargeau et Brullé {Monographie du genre Crabro) aux dépens du genre Crabro. Nous citerons, tomme appartenant à cette division, les T. eribrarius {Sphex cribrarius Linn.), T. paillattis {Crabro patellatus Panz), etc. (Bl.)
•ïIIYREOSOMA (Oupt'o;, bouclier ; <j5p.a, corps). INS. — Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Peltides, proposé par Dejean ( Catalogue , 3* édit. , p. -1 33 ), qui y rapporte 2 espèces, les T, Cassidioides et castidhim Dej. (C.)
TfIYREUS(9up£c)ç, écusson). ms.— Genre de la famille des Crabronides, établi par MM, Lepelletier de Saint Fargeau et Brullé (Monographie des Crabronides) aux dépens du genre Crabro sur une seule espèce , le Crabro vexillalus Panz. (Bl.)
♦THYREL'S ( e^ptl; , bouclier), ins. — Genre de Lépidoptères , de la famille des Crépusculaires, tribu des Sphengides, figuré par Swainson {Illustr. zool., t I , pi. 60, 1820 I , et dont il n'a pas publié les caractères. (E. D.)
* THYREliS (Oupî'oç, bouclier), moll. — Genre de Gastéropodes, du groupe des Cabochons, indiqué par M. Pbilippi {Enumer.
Mollusc. Sicil., II, 1844). (G. B.)
THYRIDE. Thijris (9jpt;, petite porte).
INS. — Ochsenheimer {Schmelt., II, 1808) désigne, sous ce nom, un genre de Lépidoptères, de la famille des Crépusculaires, tribu «les Sésiéides, formé aux dépens du genre Sphyiix de Fabricius, et qui a été adopté par tous les entomologistes. On en connaît deux espèces, le T. fenestralina ¥abr., qui se trouve en juillet dans l'Europe centrale et méridionale, et le T. vilrina Boisd., qui hnbite l'Espagne. (E. D.)
*TI1YRIDIA (Oûptiîiov, petite porte), ins. — Hubner {Cat., 1816) donne ce nom à un genre de Lépidoptères diurnes. (E. D.)
*THYRlDIUlM(9vpi^:ov, petite porte). INS.
— Genre de Coléiipièrespentainères, tribu des Scarabéiiles phyllophaues , proposé par Dejean {Calai., 3* édit., p. 171) et publié par Burmeister (f/and6. der Entomol., p. 368). Ces auteurs y comprennent les T. flavipennis Dt'j. , et cyanipes Schr. La V est indigène du Brésil, et la 2' de Colombie. (C.)
* THYRIDOPTERYX (SJoi^ov , petite
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ouverture; TtWpvÇ , aile). in9. — Genre «le Lépidoptères , de la famille des Nocturnes , tribu des Bombycites, créé par M. Stephens {Trans. eut. soc. Lond., I, 183o). (E. D.)
*THYRIDOSTACHYLM, Nees. bot. pu.
— Synonyme de MnesUhea Kunth, famille des Graminées, tribu des Roiibœlliarées.
THYJÎIS. INS.— Foy.TnvRiDK, (E. D.)
♦THYRO. rept. — Nom sous lequel 4 été désigné le Gongyle ocellé (Imper., Hist. nat. , 1539 , lib. 28. — Cupani , Pamphyt, S/cuL, t. III). (G.B.)
*TllYRSACANTHE.rftyrsacan(ftMs(6u> aoç, thyrse ; axaveèç , acanthe), bot. ph. — Genre de la famille des Acanthacées, formé par M. Nees d'Esenbeck (m Endl. et Mart. Flor. Brasil, fasc. 7, p. 93 et 97) pour des plantes rangées auparavant par les auteu!.-. parmi les Justicia, et dont ce botaniste na décrit pas moins de vingt espèces dans la Prodromus (vol. XI, p. 323). Ce sont des herbes et des arbrisseaux de l'Amérique tropicale, à fleurs ronges, disposées en thyrse terminal, tantôt serré, tantôt un peu lâche. Nous citerons pour exemple le Thyrsacanthus longistamineus Nees {Justicia slaminea Vahl.), du Pérou. (D. G.)
TIIYRSAIVTIIE. Thyrsanthus (Sûpao;, thyrse; âv9o;, Qeur). bot. ph. — Genre de la famille des Apocynées, sous-ordre des Enapocynées, formé par M. Bentham {in Lond. Journ. ofBot., vol. III, p. 245) pour des arbrisseaux grimpants de la Guiane, à petiir, fleurs, en panicule thyrsoide, terminale, d'ofi a été tiré son nom. Ce genre est voisin du genre Forsferonia; mais il s'en distingue par ses graines sans aigrettes. Parmi les cinq espèces connues {Prodromus, vol. VIII, pag. 383), nous citerons pour exemple le Thyrsanlhus embelioides Alph. DG.
Le nom de Thyrsanthus avait été donné par Elliot à un genre qu'il a proposé pour le Wisleria frulescens, et par Schraiik pour un autre dont le Lysimachia thyrsiflora était le type. (D. G.)
THYKSIA(9up30î, thyrse). ins. — Genre de Coléoptères subpentamères , tribu des Prioniens, établi par Dalmann {Acta Holmiœ, 1819, p. 118, 1, tab. 6; sur une seule espèce , le T. lateralis Daim., originaire du Brésil. (C-J
TIIYRSII^E, Gleditsch. bot. ph.— Syno- I nyme de Ciy^mus Linné, famille des Cylinéei,
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THYRSITE. Thyrsites (nom ancien d'un Tioisson de la famille des Scombéroïdes). P0153. — Genre créé par Cuvier dans la famille des Scombéroïdes, pour des Poissons très voisins des Tassards, et dont on décrit trois espèces. La principale, le Thyr- EiTE ATDN, T. olun Cuv., babilc la mer autûurducapde Bonne-Espérance, où elle fournit une nourriture agréable. Ce poisson est si vorace, qu'on le prend en jetant à la mer une poupée de la forme d'un Calmar qu'on retire vivement, ou en attachant un lambeau de drap rouge à l'hameçon. (E. Ba.)
*TH\SA\AIVTHLS {Sûcravoi, franges ; 5v- Oo;, fleur). BOT. CR. — (Hépathiques.) Genre de la tribu des Jungermanniées, voisin des Bryopteris, fondé par M. Lindenberg {Syn. Hepat. , p. 286) sur le Jungermannia spaihulistipa N. abE. LesThysananthes sont des plantes exotiques dont les rameaux primordiaux naissent d'une souche rampante, et se subdivisent ensuite en rameaux secondaires ordinairement pennés. Les feuilles sont incubes et imbriquées ; les amphigastres cunéiformes , comme tronqués au sommet et un peu échancrés. On en connaît quatre espèces , qui toutes vivent sur des écorces d'arbres. (G. M.)
*THYSA\"OCAnPE. Thysanocarpus (Oûaixvot, franges; xapitoç, fruit), bot. ph. — Genre de la famille des Crucifères-Notorhizées, tribu des Isalidées, créé par M. Hooker {Flor. Bor. Amer., vol. I, p. 69, tab. 18) pour des plantes herbacées annuelles, indigènes des parties occidentales de l'Amérique du Nord, dont la silicule est bordée d'une aile membraneuse, entière ou percée de trous, dont la présence est rappelée par le nom générique. Ce genre est si voisin des Tauschcria Fiscb., que son auteur lui-même se demande s'il en est bien réellement distinct. On en a décrit se|ii espèces, parmi lesquelles nous citerons le Thysanocarpus cuv vipes Hook. (D. G.)
T!1YSA\0CLADIA (GJ^avor, franges; y.)J.o'.i, rameau), bot. cr. — (Phycées.) M Endlicher, à la page 44 de son troisième Supplément, donne ce nom à la troisième seclion du genre Bonnemaisonia, dans laquelle il fait passer notre Lenormandia dorsifera, dont nous pensons que le nom générique doit être conservé. Voy. dclisea. (C. M.)
THVSAXOMITRIO.\ (Ojjavo;, franges;
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c'-pa., mitre, coiffe), bot, cr. — (Mousssa.) Ce genre, créé par Schvvaegrichen, est synonyme de Campylopus. Voy. ce mot. (C. M.)
THYSAIVOPODES. Thysanopoda (Ovcravoi, franges; ttoùç, pied), crcst. — C'est un genre deCrustacé, de l'ordre des StomapoJes, établi par M. Milne Edwards, et rangé par ce savant zoologisie dans la famille des Caridiûïdes. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, le T. Iricuspida, Edw., qui a été trouvée en haute mer, dans l'océan Atlantique, par M. Reynaud. (H. L.)
♦THYSAXOPTÈRES. Thysanoptera (GJaxvot, franges; ■K-aoov, aile), ins. — Ordre de la classe des Insectes, établi par M. Halidaj en 1838 (The enlomolog. Magaz., t. III, p. 439) et adopté depuis par la plupart des entomologistes. Les Thysanoptères sont reconnaissables surtout a leurs ailes rudimenlaires presque dépourvues de nervures, mais garnies sur leurs bords de franges soyeuses, et à leur bouche composée de pièces libres, de forme lancéolée. Les mandibules de ces Insectes sont longues, séliformes, seulement un peu renflées à leur base Leurs mâchoires sont aplaties, dépourvues de galette et manies d'un palpe articulé. Leur lèvre inférieure supporte aussi deux palpes articulés. Leurs antennes sont filiformes, toujours plus longues que la tête et composées de cinq à neuf articles distincts; les derniers étant plus ou moins soudés ensemble. Leurs yeux sont grands et occupent les parties latérales de la tête. Le sommet de la tête présente ordinairement trois ocelles. Leurs ailes, au nombre de quatre, sont longues et étroites, entièrement membraneuses; elles n'offrent ni réticulation, ni plissures, mais elles sont garnies sur tous leurs bords de cils longs et très serrés, et , pendant le repos , elles sont étendues horizontalement sur le dos. Leurs tarses sont vésiculeux à l'extrémité et u» présentent que deux articles.
On ne connaît rien encore de l'organisation intérieure des Thysanoptères.
Ces Insectes sont tous d'une taille extrêmement exiguë. Leur longueur n'ex-^de guère 2 ou 3 millimètres; aussi, pendant longtemps, restèrent- ils fort peu étudiés. La forme aplatie de leur corps et leur aspect général les avait fait considérer comme appartenant à l'ordre des Hémiptères. Néanmoins, De Geer avait déjà observé leurs l'al •
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pcs maxillaires; M. Siraus avait reconnu fa présence de leurs mandibules ; Latreille leur reconnaissait quelque affinité avec les Orthoptères, mais il leur trouvait plus de rapports avec les Hémiptères homoplères.
M. Duméril {Zoologie analytique) en fit déjà une famille particulière qu'il désigna sous le nom de Physapoda. Mais, depuis les observations minutieuses faites par MM. Haliday et Westwood, il est devenu certain que les Thysanoptères s'éloignent beaucoup des Hémiptères. Ils nousparaisseut se rapprocher wliis particulièrement des Névroptères.
Les Thysanoptères vivent sur les végétaux et occasionnent souvent des dégâts assez considérables. Les uns se tiennent dans les fleurs; les autres s'attachent aux feuilles et les rongent dans toute leur étendue, sans jamais les entamer; on distingue alors à leur surface des taches qui ne sont que les parties rongées. Les céréales et principalement le blé sont attaqués par les Thysanoptères {Thrips cerealium) et en souffrent beaucoup chaque année. Il en est de même des Oliviers, dans le midi de la France, et de diverses plantes de serre chaude.
Ces Insectes, comme les Orthoptères et les Hémiptères, ont des métamorphoses incomplètes. On rencontre souvent les larves au milieu des Insectes parfaits. Leur forme est la même; toutefois elles s'en distinguent, non seulement par l'absence d'ailes, mais aussi par leur couleur jaune ou rougeâtre. Après quelques mues ou changements de peau successifs, elles prennent des rudiments d'ailes, et alors leur couleur devient brune ou noirâtre. Après une nouvelle mue, leurs ailes paraissent avec tout le développement qu'elles doivent avoir ; les Thysanoptères sont parvenus à l'état adulte.
Ces Insectes doivent être très nombreux dans la nature; mais, jusqu'ici, c'est seulement dans une partie de l'Europe, en France t en Angleterre, qu'on en a recueilli.
Les anciens entomologistes les rangaient tous dans un seul genre, le genre Thrips ; mais M. Haliday, à qui l'on doit une monographie de ces Insectes, eu a établi plusieurs, et les a répartis dans deux familles que nous avons adoptées. On les distingue aux caractères suivants:
THY
f «ompléter- ( ment ticlcs j sans ner- V vuref.
PuLOKOTBKtFSIBZi.
[TubuU/trm.aahi.)
A la famille des Phlqeothripsides {Phlœothripsidœ) se rattache le genre Phlœolhrips Huliday. MM. Amyot et Serville {Insectes hémiptères. Suites à Buffon) en ont formé deux autres, à ses dépens, sous les noms de Hoplothrips et Haplolhrips.
A la famille des Thripsides {Tliripsidœ) sa rattachent tous les autres genres. M. Haliday a formé encore deux groupes particuliers: les Slenelytra Halid., ou Stenoptera Burm., ayant les ailes sans nervures transverses, et la tarière de la femelle recourbée en dessous; et les Coleoptrata Halid., ayant des ailes pourvues de nervures transverses et la tarière de la femelle recourbée en dessus.
Aux Sténélytres appartiennent les genres Heliolhrips Haliday, Sericolhrips Haliday, Chirolhrips Haliday, Limolhrips Haliday, Odontothrips Amyot et Serville, Physapus DeGeer, Thrips, Linné, Belolbrips, Haliday, Tœniothrips et Tmelothrips Amyot et Serville. Aux Coleoptrata appartiennent seulement les genres Melanolhrips, Coleopthrips et jElothrips Haliday. (Bl.)
*THYSA^OTHECIUM(e«aavo., franges; O-nxri, cofl"re, boîte), bot. cr.— (Lichens.) On sait que l'Australie se distingue de toutes les autres contrées du globe par l'espèce de singularité que présentent ses productions naturelles et l'originalité des formes anormales qu'elles revêtent. Le genre dont il est question en est une nouvelle preuve. Il ap' partientàla tribu des Usnées, et nous l'avons, de concert avec notre ami M. Berkeley, caractérisé de la façon suivante : Apolhécies terminales, d'abord planes et orbiculaires, à rebord sinueux et entiers, puis obliques; lobées, à lobes obiongs disposés en éventail. Excipulum nul. Lame proligère immarginée, presque de la même couleur que le thalle, c'est-à-dire pâle et posée immédiatement sur la couche gonimique. Thalle horizontal , verruqueux, d'où s'élèvent verticalement des espèces de podéties ou supports cjlin-
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driques ou un peu comprimés, au sommet desquels se voient les apolhécies. Thèques imparfaites. Ce genre a un peu le port des Ramalines auxquelles il ressemble par la position de la lame proligère et par la nature cartilagineuse du thalle; mais il en diiïère infiniment par la forme et par le mode d'évolution des apothécies. Celles-ci se développent, en effet, de bonne heure à l'extrémité des podéties , et , dans le jeune âge , on les prendrait pour celles d'un Stereocaulon.
Elles s'en distinguent néanmoins par l'absence d'un excipulum propre. On ne connaîl encore qu'une espèce de Thysanolhecium, le T. Hookeri. Il croît sur les vieux bois à la terre de Van-Diemen. (C. M.)
THVSAA'OTDS. bot. ph. —Genre de la famille des Liliacées, tribu des Anthéricées, formé par M, Rob. Brown {Prodr. FI. Nov. HolL, p. 282) pour des plantes herbacées, à racines fibreuses ou bulbeuses, de la Nou velie Hollande, dont une avait été décrite par Labillardière comme un Ornithogale.
Le même genre a été décrit et figuré par Salishury, dans son Paradisus Londinensis, sous le nom de Chlamysporvtm, qui n'a pas été adopté comme étant postérieur. M. Rob. Brown a décrit {loco cilato) vingt et une espèces de Ttiysanotus, les unes à six, les «titres à trois étamines. (D. G.)
THISAIMURES. Thysanura ( Gu^avoi , franges; oùpà , queue ). hexap. — C'est le troisième ordre de la classe des Hexapodes , qui a été établi par Latreille dans son Précis des caractères génériques des Insectes en 1796, et qui a été adopté par tous les aptérologistes. Latreille, dans son ouvrage précité, avait élevé cet ordre au rang de classe, et le plaçait entre ceux des Sweurs et des Parasites (voy. ces mots), qui sont les plus voisins de ses Acéphales, depuis lors appelés Arachnides ( voy. ce mot ). Pour Fabricius, ces animaux constituaient une partie des Synistales (voy. ce mot) de cet auteur. En 1806, Latreille leur conservait la même place que dans son premier ouvrage; mais il avait alors , à l'exemple de Lamarck , séparé les Insectes des Arachnides, et les Thysanures furent pour lui des Insectes, tandis que pour Lamarck c'étaient des Arachnides. Plus tard, il crut leur reconnaître plus d affinités avec les Myriapodes qu'avec les Arachnides , et il les mit immédiatement
après ceux-ci dans la série des Insectes. Mais on ne peut nier qu'en laissant, parmi les Thysanures, les Podures et les Lepismes, on réunit des animaux fort dilTérents entre eiix et fort différents aussi des Myriapodes. Fabricius avait déjà rapproché les Thysanures deâ Insectes de l'ordre des Névroptères, et c'est l'opinion que M. deBlainville adopte, en les considérant comme des Névroptères anomaux, en ce sens que, restant aptères, la physionomie des larves est définitive chez eux, tandis qu'elle n'est que passagère chez l.i plupart des autres espèces du même ordre. Les Thysanures ainsi envisagés sont donc des Névroptères frappés d'un arrêt de développement. Cest ce que les aptérologistes admettent parfaitement pour les Lepismes et genres voisins ; mais il nous paraît impossible d'en dire autant, ou du moins dans le même sens, pour les Podures. Le petit nombre des anneaux du corps des Podurelles les rapproche des Insectes épizoïques, et le reste de leur organisation diffère complètement de celle des Lepismes. II serait donc plus convenable de créer à leur intention un ordre particulier parmi ces Insectes hexapodes, dont le corps n'a pas le nombre normal d'anneaux. On laisserait à cet ordre des Podures et des Smynthures le nom de Podurelles, c'est-à-dire qui saute avec sa queue , puisque c'est là un des caractères les plus généraux.
L'ordre des Thysanures , tel qu'il est adopté actuellement, se compose d'un nombre assez limité d'espèces (176 environ) qui ne subissent point de métamorphoses, aptères et reconnaissables entre toutes par les organes particuliers du mouvement qu'elles portent à l'extrémité de l'abdomen , et qui permettent à un grand nombre d'exécuter des sauts plus ou moins considérables. Elles varient, du reste, beaucoup sous le rapport de la forme générale, et de la composition de chaque organe en particulier. Chez les unes, le corps est allongé, pisciforme, convexe en dessus , et se compose, non compris la tête, de treize segments, dont trois pour le thorax et dix pour l'abdomen. Les parties de la bouche sont les mêmes que dans les Insectes broyeurs , c'est-à-dire consistent en un labre, des mandibules, des mâchoires, une lèvre inférieure et des palpes. Les antennes sont longues, sétacées , composées
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<I'iine muliiiude de peiils arlicles; les yeux sont plus ou moins gros, et formés par la réunion d'un nombre variable de petits yeux lisses. Le thorax présente distinctement trois anneaux : le prolhorax , le mésothorax et le métalhorax. L'abdomen est terminé, dans les deux sexes, par trois filets servant à sauler, et par une tarière dans les femelles; les neuf premiers segments portent chacun une paire d'appendices iamellifornies attachés aux arceaux ventraux par un pédicule articulé , et dont ces derniers sont les plus longs. Les pattes sont grêles, à hanches très grandes, et les quatre hanches des pattes postérieures sont munies d'appendices pareils à ceux du ventre. Enfin tout le corps est couvert d'écaillés s'enlevant au moindre contact. Chez les autres le corps est simplement villosule , ou garni de petites écailles peu serrées, et quelquefois glabre ; sa forme est allongée sans être pisciforme , et assez souvent globuleuse ; l'abdomen présente au plus cinq segments, et se confond quelquefois avec le prolhorax de manière à ne pouvoir en être distingué; son extrémité , dépourvue de filets , porte , en dessous , un appendice tantôt fourchu , tantôt simple , qui prend naissance sous le pénultième arceau ventral , et se loge dans une gouttière au repos. En se débandant comme un ressort, cet appendice envoie l'animal en l'air à une plus ou moins grande hauteur. La bouche n'offre plus que des rudiiEients de mandibules et de mâchoires ; les antennes ne sont composées que de quatre arlicles, dont le dernier paraît divisé en un grand nombre de petites articulations ; endii les eux sont formés également par la réunion de petits yeux lisses, en nombre plus ou moins variable.
Ces Insectes, par l'absence de métamorphoses, et les appendices latéraux imitant de fausses pattes dont les côtés de l'abdomen sont garnis dans quelques uns d'entre eux , sembleraient établir un passage entre les Myriapodes et les véritables Insectes. Tous sont aptères, très agiles, et échappent, soit par une fuite prompte, soit en sautant, à la main qui veut les saisir. Les uns vivent «ans l'intérieur des maisons ; les autres sous les pierres, dans le bois pourri, les matières végétales en décomposition , les feuilles , l'eau et même la neige. La plupart n'ont
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acquis toute leur grandeur qu'à la du de l'été ou en automue.
Les Insecies composant cet ordre, généralement peu recherches par les entomophiles, ont été dernièrement le sujet, de travaux fort remarquables de la part de RIM. Templeton, Burmeister, l'abbé Boserlel etNicolet ; et d'après la distribution géographique qui a été donnée de ces animaux par ce dernier auteur, il en résulte que l'Europe est la partie du n)onde qui en fournit le plus; qu'ensuite viennent l'Amérique et l'Afrique , puis l'Asie, oit il en a été découvert quelques espèces. Cet ordre a été divisé en deux familles , désignées sous les noms (le Podu) elles et de Lepistnènes. Voyez ces différents noms. (H. L.)
THYSAI\LS. BOT. PU. — Genre rapporté, par M. Endlicher, avec doute, à la famille des Connaracées , créé par Loureiro {Flor. Cochinch., p. 348) pour un arbuste de la Cochinchine, à feuilles pennées; à fleurs blanches, penlapétales, décandres, létragynes, qu'il a nommé Thysanus Palala. M. De Candolle a substitué à ce nom celui de Thysanus Cochmchinensis (D. G.)
*THYSAROLiE\A (Qi^avoi , franges; iarov, moisson, pour gramen). bot. ph. — Genredela famille des Graminées, tribu des Panicées, établi par M. Nées d'Esenbeck (m Edimb. new. philos. Journ., vol. XVIU, p. 180) pour un grand Gramen de l'Inde, remuiquable en ce que sur les deux fleurs qui forment ses épillets, la supérieure, qui est hermaphrodite, a sa giunielluie externe longuement ciliée De là le nom générique.
*THYSBÉ (nom mythologique), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères , Iribu des Colaspides, proposé par Dejean {Catal. , 3* édit., p. 435), et composé de 4 espèces, ayant pour type le T. ■pulcherrima Buqt. , indigènes du Sénégal. (G.)
THYSELl.XLM, Adans. bot. ph.— Synonyme de SeUnum Hoffman, famille des Om= bellifères, tribu des Angélicées. (D. G.)
TIIYSSELIMJ.\1, Rivin. bot. ph.— SynO' nyme de Peucedanum Linné, et désignant une section de ce genre, dans la famille des Ombellifères, tribu des Peucédanées. (D. G.)
♦THWAITESIA (nom d'un botaniste an glais). BOT. CR. — (Phycées.) Eu étudiant les Algues de l'Algérie que Bory , pendant sa
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dernière maladie, nous avait prié de publier à sa place, nous en avons remarqué une de la tribu des Zygnémées dont les spores, à l'époque de leur maturité , étaient divisées ciucialementen quatre, absolument comme certains tétraspores. Cette particularité, qui n'avait point encore été observée dans le groupe en question, noussemblade nature a justifier l'érection d'un genre ([ue nous avons décrit et fait figurer dans la Flore d'Algérie (t. 1, p. 175, t. 15, f. 1). Voici quels sont ses autres caractères: Filaments flexueux , d'abord verts, puis brunâtres, dont la copulation se fait par un tube de jonction au milieu des articles. Gonidies ou granules contenus dans cbaque endocbrôme disposés primitivement en une étoile simple, mais ensuite agglomérés en une spore spbérique
et continue qui se divise à la maturité er quatre autres au moyen de deux scissures qui se croisent à angle droit. Cette Algue habite les eaux dormantes d'Ali-Labrach où elle a été découverte par M. Durieu. Depuis que, par notre observation, ratlention a été éveillée sur cette singulière fructification de Zygnémée, le même botaniste distingué auquel nous avons dédié ce genre a remarqué que les spores du Mesocarpus scalaris , du Tyndarideainsignis et du Slaurocarpus gracilis, subissaient la même division quaternaire. Par suite de cette remarque, notre genre a perdu le plus saillant de ses caractères, et ne se distingue plus du Tyndaridea {voy. ce moi) que par la disposition des gonidies en une étoile simple avant l'accouplement. (C. M.)
cm m TDSis iREizifye.
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