‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 30 sur 147 · SUPERPOSITION. GÉOL. — V. TERRAINS · texte numérisé non relu

SUPERPOSITION. GÉOL. — V. TERRAINS

*SUPI1IS. INS. — Genre de Coléoptères penlamères, tribu des Dytiscides, établi par Aube {Species général des Coléoptères, t. 6, p. 412) sur deux espèces, dont l'une de l'Am. mér., et l'autre de l'Am. sept., savoir: S.simii-oides,Aubé,elGibbulus,De}.(C.)

SUPRAGO. BOT. PH. — Genre proposé par Gaerlner et rapporté aujourd'hui comme sous-genre aux Liatris Schreb., famille des Cofnposées-Eupaloriacées.

SUREAU. Sambucus. bot. ph, — Genre de la Tamille des Lonicérées ou Caprifoliacées, sous-ordre des Sambucées, de la pentandrie-lrigynie dans le système de Linné. Il est formé de grandes herbes vivaces et d'arbrisseaux arborescents, disséminés dans les régions tempérées et chaudes de toute la terre. Ces végétaux ont les feuilles opposées, pinnatiséquées, à segments dentés ou incisés, accompagnées de stipules ou de deux glandes à leur base; leurs fleurs blanches forment des corymbes ordinairement plans et présentent les caractères suivants : Calice à tube adhérent, presque globuleux , à lin)be petit, quinquéfide; corolle quinquéfide; 5 étamines égales; ovaire adhérent, à 3-5 loges uni-ovulées , surmonté de 3-5 stigmates sessiles, obtus. Le fruit qui .eur succède est une baie presque globuleuse, uniioculaire par oblitération des cloisons, à 3-5 graines.

Le ScREAD Hyèble, Sambucus Ebulus Lin., est une grande plante herbacée, vivace, (ortcommune sur les bords des champs, des roules et des fossés, qui jouit de propriétés purgatives énergiques, pour les- «^uelles elle a été autrefois en usage : aujourd'hui elle est entièrement inusitée. — Le Sdueau noir, Sambucus nigra Lin., très

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connu sous le seul nom de Sureau, est uu grand arbri.sseau qui s'élève souvent en arbre de 5, 6 mètres ou même davantage. Il croît naturellement le long des haies, dans les lieux frais de presque toute l'Europe. Sa tige et ses branches, surtout gourmandes, sont remarquables par l'abondance de leur moelle; ses feuilles sont partagées en 5-7 segments ovales, lancéolés, dentés en scie; ses fleurs forment de grands corymbes plans; ellesonlune odeur aromatique, assez peu agréable : on les emploie journellement en infusion à l'intérieur comme diaphorétiques, et à l'extérieur comme résolutives. Le Sureau est communément cultivé comme espèce d'ornement, surtout ses variétés à feuilles panachées de jaune ou de blanc, ou laciniées, a fruits verts ou blancs : on eu fait aussi des haies. Il réussit à peu près partout, et se multiplie très facilemca: par graines, par boutures et par rejets. — Le SuREAD A GRAPPES, Sambucus racemosa Lin,, est une autre espèce indigène, qui croît dans les parties montagneuses de l'Europe, et qui figure assez souvent dans les jardins. On le reconnaît surtout à son inflorescence, en grappe composée ovale, ou en Ihyrse; ses fruits, d'un rouge vif, produisent un très joli efl"et. 11 est moins grand que le Sureau noir. (P. D.)

SUREGADA. bot. ph. — Genre de Roxburgh rapporté, commedouteux, à la famille des Euphorbiacées. Il renferme une seule espèce, arbre de l'Inde. (D. G.)

SURIAIVE. Suriana. bot. ph. — Voy.

SDRIANÉES.

*SURIAIVÉES. urianeœ. bot. ph. — Le genre Suriana était d'abord classé dans les Rosacées, près des Spiropa. M. De Candolle le transporta à la suite des Térébinthacées, et M. Endlicher enfin à celle desConnaracées , mais tout en reconnaissant qu'il ne s'y rallie pas nettement; aussi le considèret-il comme devant former le noyau d'une petite famille des Surianées, qui Jusqu'ici se compose de ce seul genre, comprenant lui-même une unique espèce (S. maritima) , arbrisseau qui se rencontre sur les rivages de la mer, presque dans tous les pays tropicaux. Les différences les plus importantes qu'il offre avec les Connaracées sont les feuil'es simples et non composées, l'insertion latérale du style sur la face in-

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lerne de chacun de ses cinq carpelles, et mrlout la structure de son embryon, qui, lu lieu d'être droit et aniitrope, se replie sur lui-même, en tournant sa radicule vers le point d'attache, c'est-à-dire en bas. (Ad. J.)

SURICATE et SURIKATE. Suricata.

MAM. — Genre de Carnassiers Digitigrades créé par A. -G. Desmarest (Dict. d'hist. nal., XXIV, 1806, éd. deDéterville), adopté par la plupart des zoologistes et auquel llliger Prodr. syst.Mam. el Av., iSli) a appliqué le nom de Ryzœna, qui n'a pas été adopté.

Les principaux caractères des Suricates sont les suivants : Le système dentaire est composé de 36 dents; le corps allongé; la tête assez semblable à celle des Mangoustes , mais terminée par un museau pointu et allongé, en forme de boutoir mobile; les oreilles courtes et arrondies ; les yeux médiocrement ouverts ; la langue couverte de petites papilles cornées; les pieds antérieurs et postérieurs à 4 doigts, pourvus de griffes assez fortes; près de l'anus, il existe une poche sen.blable à celle des Mangoustes; la queue est assez longue, pointue, etbeaucoup plus grêle que celle des Mangoustes; le pelage est composé de poils roides et annelés de différentes teintes. Il y a deux mamelles.

Une seule espèce entre dans ce groupe; elle a été placée par Linné dans son genre Viverra et quelques naturalistes modernes la rangent avec les Mangoustes , c'est :

Le SuRiCATE DO Cap ou Suricate viverrin. Suricala Capensis A. -G. Desm., Viverra telradaclyla Lin. Le Surikate Buff. ( Hisl. nat., XIII, pi. 8). Le Zenick du Cap Sonnerat. Cet animal, qui n'a guère plus d'un pied de longueur, avec une queue à peu près aussi longue, a sou pelage mêlé de brun, de blanc, de jaunâtre et de noir : le dessous du corps et les quatre membres sont jaunâtres : la queue est noire à son extrémité; le nez, le tour des yeux et des oreilles, ainsi que le chanfrein, sont bruns ; les ongles r^irs.

Le Suficate habite les environs du cap ie Bonne-Espérance : c'est à tort que Buflbn Pavait indiqué comme se trouvant dans l'Amérique méridionale. On ne sait rien sur ses habitudes naturelles, mais on suppose qu'elles ont de l'analogie avec celles des Mangoustes. Buffon a observé un Suricate en captivité; c'était un animal adroit, d'un

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earactère gai : il aimait la viande, te poisson, le lait et les œufs ; il refusait les fruits et le pain , à moins qu'ils n'eussent été mâchés, et ne buvait que de l'eau tiède à laquelle il préférait son urine, malgré l'odeur forte et désagréable qu'elle répandait; il était frileux; sa voix était semblable à l'aboiement d'un jeune chien , et quelquefois au bruit d'une crécelle tournée rapidement; souvent il grattait la terre avec ses pattes. Fr. Cuvier a eu aussi l'occasion d'étudier vivant, dans la ménagerie du Muséum de Paris, un individu de cette espèce: il a remarqué qu'il avait l'odorat très Gn ; sa nourriture se composait de chair, de lait et de fruits sucrés; il buvait en lappant; ses habitudes avaient du rapport avec celles des Chats , mais il semblait être plus susceptible d'attachement que ne le sont la plupart de ces derniers animaux. (E. D.) SURIER. BOT. PH. — Un des noms vulgaires du Chêne Liège, Quercus Suber Lin.

SURIRELLE. Surirella (en l'honneur du docteur Suriray, naturaliste), bot. cr. — (Phycées.) Ce nom a été donné par Turpin à un genre de la tribu des Diatomées ou Bacillariées, qui présente une carapace à deux valves, le plus souvent ovales, chargées de bosselures et de cannelures symétriques. Les Surirelles , qui atteignent quelquefois des dimensions assez considérables, ont des formes très élégantes, qui rappellent celles de certaines coquilles ; elles croissent da\s les eaux douces et salées. On en connaît de 30 à 40 espèces. (Bréb.)

*SURKERKAIV. mau.— Espèce du genre Spalax (Foy. ce mot). (E. D.)

SURMULET, poiss. — Nom spécifique d'un Mulle, le MuUus Surmulelus, Lin, Voy. MOLLE. (G. B.)

SURMULOT. MAM. — Espèce du gran i genre Rat {Voy. ce mol). (E. D.)

*SURMURI]\"S. MAM.— Vicq-d'Azyr (Ê-ncycl. met., Anat. comp.) propose sous ce nom l'établissement d'une petite famille de Rongeurs, correspondant au genre Cavia^ de Linné. Voy. l'article agouti. (E. D.)

♦SURIVICOU. Surniculus. ois. — Petit groupe établi par M. Lesson , dans son genre Coucou, pour les espèces de ce genre qui ont un bec mince, comprimé, faible; des tarses très courts, grêles, emplumés jusqu'au dessous du genou; une queue

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