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pérées de l'Europe et de l'Asie , dont fa racine est tubéreuse, dont les feuilles sont en cœur, péliolées , veinées , et dont les fleurs dioïques, bexandres, disposées en grappes axillaires, donnent une baie à trois loges dispermes, comme l'ovaire, ou finalement uniloculaire par suite de l'oblitération des cloisons. On trouve communément dans les baies, les taillis et les buissons, le TAMIER COMMUN, Tamus communis , Lin. , l'espèce type du genre, dont la lige atteint jusqu'à trois mètres environ de longueur, dont les feuilles luisantes portent deux glandes à la base de leur pétiole; ses fleurs petites et verdâlres donnent une baie ronge de la grosseur d'une petite cerise. Le rhizome de celle plante est épais et tubéreux : il renferme beaucoup de fécule, et peut dès lors êlre utilisé comme aliment, après que, par des lavages successifs, on l'a débarrassé du principe acre et amer qu'il renferme. Autrefois il a été employé en médecine comme purgatif; mais son usage est entièrement abandonné de nos jours. (PD.)
*TAM\OLAMER. Tamnolanius. ois. — Genre établi par M. Lessim, dans la famille des Laniadœ ( Pies-Grièches ) , pour des Oiseaux qui ont été confondus avec les Thamnophiles et les Tyrans. Leurs formes sont robustes; leur bec puissant, fortement crochu, comprimé sur les côtés; leurs tarses forts; leurs ailes longues, atteignant le milieu de la queue; à première rectrice plus courte que la deuxième, celle ci que la troisième, qui égale la quatrièmeet lacinquième; leur queue est égale.
Les espèces que M. Lesson introduit dans ce genre, sont le Tamnol. livide. T. lividus Less. ; Pilangus chilensis Less. ( Voyage de la Thetis, zool., pi. 323), du Chili —Le T. GUTTURAL, T. gutturalis Less. ; Tyrannus gulturalis Eyd. et Gerv. {Voyage de la Favorite, pi. 63), de Valparaiso; — et le Tamn. FERRUGINEUX, T. fefrugineus Less. (Revue zoologique, 1839, p. 138), de Mexico (Z.G.)
TAMMOPHILUS. ois. — Pour Thamnophilus,
TAM^OPHILUS, Laireil. {Règne animal de Cuvier, Vil, p. 83). ins. — Voy. tuamno-
CHILUS ou plutôt MAGDALINUS. (C.)
*TAMIM]S. Tourn. bot. ph. — Nom générique modiûé par Linné en celui de Tamus. Voy. TAMIEB.
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*TA1M0ATA. poiss.— Nom que Margrave emprunta aux Brésiliens pour désigner le Poisson qui sert de type an genre Cai/tc/jt/ii/.s et qui en fut longtemps la seule espèce [Cal- Uchlhys asper Val. ; Silurus Callichlhys L.i. (G B.^
TAMOIVÉE. Tamonea. bot. ph. — Genre de la famille des Verbénacées, voisin des Lantana, formé par Aublet pour un sous-arbrisseau de la Guiane, auquel il a donné le nom de Tumonea spicala. Récemment M. Schauer en a décrit 4 espèces dans le XI* vol. du Prodromm, p. 528. (U. G.)
TAIMPOA. BOT. PH. — Aublet a établi sous ce nom (Gumn., Suppl., p. 33) un genre dont la place dans le règne végétal est encore incertaine, et qui ne comprend qu'une espèce arborescente, remarquable par le suc jaune, visqueux qu'elle renferme. Celle espèce unique est le Tampoa guianen- «is, Au bl. (D. G.)
TAMUS. BOT. PB. — Voy. tamier.
*TAM\'RIS (nom mythologique), ins. — Swainson (liluslr., I, 1821) indique sous celte dénomination un genre de Lépiilo plères , de la famille des Diurnes , tribu des Papilionidées, qui ne comprend qu'une espèce étrangère a l'Europe. (E. D.)
TANACETLM. bot. ph. — Voy. tanaisie.
TArVliEClE. Tanœcmm (rava^'xyiî , long, étendu), bot. ph. — (ienre de la famille des Bignoniacées, établi par Swarlz (Flor. Ind. occid., 1033, lab. 20) sur un arbuste des Antilles, qui s'attache par des racines au tronc des arbres sur lesquels il vit en parasite. Celte espèce est le Tanœcium parasiticum, Swarlz. On en connaît aujourd'hui deux autres. (D. G.)
TAIVAGRA. ors. — Nom générique des Tangaras dans Linné. (Z. G.)
*TA!MAGRA. ins. — Genre de Lépidoptères diurnes, de la tribu des Phalénides, division des Géométrides, créé par Duponchel (Hist. nat. Lep. d'Eur., IV, 1829), et dont il ne parle plus dans son Cat. inélh. des Lépid. d'Eur., 1844. (E. D.)
*TAIVAGRELLA.ois, —Division générique établie par Swainson dans la famille des Tangaras. Voy. tangara. (Z. G.)
♦■J'AIVAGRIDÉES. Tanagridœ. ois. — Fa- ■mille de l'ordre des Passereaux, établie, par le prince Ch. Bonaparte, sur des Oiseaux de cet ordre qui ont un bec conique plus ou
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moins épais, échancré à la pointe de la mandibule supérieure, et des fosses nasales profondes, recouvertes d'une membrane. Cette famille, qui correspond, en très grande partie , au genre Tanagra de Linné, comprend toutes les divisions ei subdivisions qui ont éié formées aux dépens de ce genre. Voy. tangara. (Z. G.)
♦TAMAGRIIMÉES. Tanagrinœ. ois. ^ Sous-famille de la famille des Tanagridées, Elle a pour type le genre Tanagra Linn.
* TAIMAGROÏDES. ois. — Nom que l< prince Ch. Bonaparte avait d'abord donné i la famille des Tangaras, et auquel il a substitué celui plus rationnel de Tanagridœ. (Z. G.)
TANAIS (nom mythologique), crust. — M. Miliie Edwards désigne sous ce nom un nouveau genre de Crustacés qui ressemble beaucoup aux fi/ioe(i;oy. ce mol). C'est a r()rdre des Amphipodes, et à la famille des Asellotes qu'appartient cette coupe générique dont on connaît deux espèces , la Tanais Cavolinii, Edw. (Ann. des Se. nat., T série, t. XIII, p. 288, pi. 19, fig. 1 à 8), et la Tanais Dulongii ejusd. {Hist. nat. des Crust. et des Ins., t. III, p. 142); la première a pour patrie le golfe de Naples; quant à la seconde, elle a été rencontrée sur les côtes d'Egypte.
TA\AISIE. Tanacetum. bot. ph. — Genre nombreux de la famille des Composées Sénécionidées , de la Syngénésie- Polygamie-superflue dans le Système de Linné. Les espèces qui le forment sont herbacées ou sous-frutescentes, dispersées sur toute la surface du globe, mais plus abondantes en Europe et dans l'Asie moyenne; leurs feuilles sont divisées de diverses manières; leurs capitules sont jaunes, presque globuleux, inultiflores, discoïdes, à rayon femelle, entourés d'un involucre campanule, imbriqué; leur réceptacle est convexe, nu; leurs fleurs sont toutes tubulées. Les akènes sont uniformes, anguleux, tantôt nus au sommet, tantôt surmontés d'une aigrette en couronne, entière ou dentée. On a décrit jusqu'à ce jour 100 espèces de Tanaisies. En effet, De Candolle en faisait connaître 40 dans le Prodj'ome ( vol. VI, pag. 127), et plus récemment MM. C. H. Schnllz, Boissier, etc., en ont publié environ 60 nouvelles. Ces nombreuses plantes se rangent dans cinq sous-genres qui ont été élablU
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par DeCandolle, et dont voici les noms : a. Eutanacelum ; b. Psanacetum; c. Maincarioïdes; d. Brochia ; e. Hippidides. C'est dans le premier que rentre l'espèce la plus connue et la plus intéressante du genre, la lANAisiE COMMUNE, Tanacetuni vulgafe, Lin., plante répandue dans les lieux incultes et autour des habitations de toute l'Europe, d'une partie de l'Asie, et qui, de plus, est cultivée dans les jardins de presque tous les pays. C'est une grande plante, haute d'un nietre ou davantage, à feuilles glabres, pinnaliséquées et à segments eux-mêmes pinnatipartis, à petits capitules d'un be.ui jaune, groupés en corymbe. Toute la plante exhale une odeur forte, aromatique; sa saveur est amèreet nauséeuse. En médecine, elle passe pour tonique, excitante, fébrifuge et emménagogue. Son usage est fréquent dans le nord de l'Europe, soit comme médicinale et en raison des propriétés que nous venons de signaler, soit comme condiment. Dans les campagnes, on s'en sert assez souvent pour combattre les fièvres intermittentes. Enfin, on la cultive comme espèce d'ornement. (P. D.)
*TA\AOIVIDES. Tanaonides. ins. — Huitième division de l'ordre des Coléoptères tétramères, se rapportant à la famille des Curculionides orthocères , créé par Schœnherr {Gen. et spec. Curculion., synon., t. V, p. 447). Genhes : Cybebusel Tanaos. (C.)
TANAOS (Tivaoç, étendu), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, division des Tanaonides, établi par Schœnherr {Disp. mcth. , p. 74; Gen. et spec. Curculion., syn., t. 11, p. 169; V, 450) et composé de trois espèces de l'Afrique australe , les T. sanguineus Thg., fallax GhI., et bicolor Schr. (C.)
TAI\CHE. Tinca. l'Oiss. — En séparant génériquement les Tanches des Goujons , Cuvier leur assigne pour caractère distinctif, la petitesse extrême de leurs écailles aussi bien que de leurs barbillons ; et les naturalistes qui acceptent celle coupe générique, Jijoiiieiit encore à celle diagnose l'existence de dents pharyngiennes en massue, et la irohciture de la caudale. Mais beaucoup d'iciliyologisles, et, parmi eux, M. Vaiencieulies, n'admettant la forme plus oii moins tronquée des nageoires, surtout de la caudale, ei la grandeur relative des écailles, que comme des caractères snécifiques, considèrent
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la Tanche comme un Goujon à petites écailles. Une espèce vivante, la Tanche vulgaire, Tinca vulgaris Cuv., (Cyprinus Tinca Lin.), habite de préférence les eaux stagnantes, et n'est bonne que dans certaines localités. — M. Agassiz en a décrit trois espèces fossiles de l'époque tertiaire: deux proviennent des schistes d'OEningen; une troisième, du calcaire d'eau douce tertiaire de Steinheim, en Wurtemberg. (E. Ba.).
*TAIVDA\US. poiss.— Genre deSiluroïdes (Mitchell, Threeexpedil. in to ihe interior of East. Auslr., Exp. I, 1839). (G. B.)
TAIVG. Poiss.— Nom spécifique queBloch a donné à un Muge des côtes occidentales d'Afrique, et qui n'est autre que le Muge cÉi'HALE , Mugil cephalus Cuvier et Val. (G. B.)
TAIVGARA. Tanagra. ois. — Plusieurs fols déjà , nous avons eu l'occasion de dire qu'aucun des grands genres créés par Linné n'était arrivé jusqu'à nous dans toute son iniégrité ; que tous, en subissant les lois des principes ornithologiques modernes, avaient dû nécessairement éprouver des changements plus ou moins profonds. Le genre Tangara est du nombre de ceux qui ont été le plus modifiés. Il ne forme plus aujourd'Iiiii un genre unique , mais tine famille assez naturelle, caractérisée par un bec conique, triangulaire à la base, légèrement arqué, moins long que la tête et fortement échancré à la pointe ; famille que l'on divise en plusieurs genres ou sous genres.
On peut dire d'une manière générale que les Tangaras, par leurs habitudes, rappellent celles des Fringilles et un peu celles des 1-auveites. Us vivent de baies, d'insectes et de graines qu'ils cherchent , soit dans le.» buissons , soit sur les plantes et sur les arbres. Leur vol est vif; leur naturel actif et leurs mouvements brusques. Rarement il?
descendent à terre ; lorsqu'ils y sont forcés on les y voit sauter comme les Moineaux. Les uns fréquentent l'intérieur des bois, la lisière des forêts; les autres les lieux arides, les broussailles ; quelques uns ne se plaisent qu'à la cirne des arbres; il en est qui recherchent les lieux écartés; d'autres se montrent près des habitations , se plaisent dans les jardins et les savanes. La plupart d'entre eux aiment à vivre en troupes; quelques autres se réunissent seulement en
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familles ; tandis que d'autres ne se plaisent que dans la solitude, et fuient la société de leurs semblables. Presque tous sont remarr quables par la richesse et la vivacité de leurs couleurs ; mais il en est peu qui réunissent et le luxe du plumage et l'ugrément de la voix. Quelques espèces seulement ont un chant fort et sonore. Les Tangaras font plusieurs couvées par an, mais leurs pontes sont peu nombreuses. Tous appartiennent au nouveau continent, et vivent sous la zone lorride.
Nous bornerons à ces généralités l'histoire aaturelle des Tangaras.
Beaucoup d'auteurs ont contribué au démembrement du genre Tanagra. Vieillot est le premier, si nous ne nous trompons , qui en ait séparé génériquenient un certain nombre d'espèces , sous les dénominations de Néniosie , Jacapa , Pyranga, Arremon , Ilabia et Tachyphona. Toutes ces divisions sont aujourd'hui acceptées. G. Cuvier, dans son Règne animal, tout en admettant le grand genre Tanagra de Linné, a cependant subdivisé ce genre en Euphones ou Tangaras Bouvreuils , en Tangaras Gros- Bec , en Tangaras proprement dits , en Tangaras Loriots , en Tangaras Cardinals , et enfin en Tangaras Rainphocèles . La plupart de ces divisions correspondent à des genres de Vieillot. M. Lesson, composant, des Tangaras, non plus un genre, mais une famille, a compris dans cette famille le genre Oxyrhynque, qui, très certainement, se trouve déplacé, et le genre Tangara, dans lequel il a introduit les sous-genres Cypsnagre, Euphone, Tangaras vrais, Tachyphone, tJabia, Embernagre , Pyranga et Jacapa. Plus tard, dans ses Suites à Buffon , M. Lesson a encore augmenté le nombre de ces coupes.
C'est également comme famille , celle des Tanagridœ , que M. de Lafresnaye a pris l'ancien genre Tanagra. Les Tangaras, pour lui, peuvent se distinguer en Tangaras sylvicoles [Tanagridœ sylvicolœ ) et en Tangaras dumicoles (Tanagridœ dumicolœ). Le premier de ces groupes comprend les genres Némosie, Tachyphove, Euphone , Aglaia, Pyranga , Ramphocèle , Embernagre et Habia.
La plupart «le ces genres , démembrés à leur tnur, ont élevé à quinze ou seize le nombre des divisions formées aux dépens
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des Tangaras. Nous allons successivement les passer en revue , en prenant pour guide la classification adoptée par M. Lesson dau ses Compléments aux OEuvrts de Buffon,
L — LES TANGARAS VRAIS ( Tanagra Linn.)
Bec court, assez épais, convexe, à bords demi -sinueux; narines arrondies , presque nues; tarses courts ou moyens; ailes médiocres, à 2^ et 3* rémiges presque égales et les plus longues; queue recliligne
Les espèces admises dans cette division sont fort nombreuses; mais la plupart d'entre elles demanderaient à être mieux étudiées. Celle que l'on peut en considérer comme le type est le Tangara évéque, Tan. eptscopus Linn. (Buff.,pl. enl., 178, f. 1),' dont tout le plumage est violâtre avec les petites couvertures des ailes d'un blanc bleuâtre : les moyennes nuancées de violet, les grandes cendrées, et les pennes des ailes et de la queue noirâtres bordées de bleu.
Il habite Cayenne.
Nous nous bornerons à citer : le Tang. Sayaca, t. Sayaca (Buff., pi. enl, 178, f. 2 ) , du Brésil. — Le Tang. père noir, T. Cayana Linn. (Buff., pi. enl., 201, f. 1, et 290 , f. 1 ) , de la Martinique. — Le Tang. TURQuiN, T. Brasiliensis Linn. (BulT., pi. enl. , 179 , f. 1 ), du Brésil. — Le Tang. a TÈiE BLEUE, T. cyanocephala d'Orb. et Lafr. { Syn. av. am. , pi. 23), de la Bolivie. — Le Tang. Arthus, T. Arthus Less. {Illust. zool., pi. 9), du Mexique.— Le Tang. leccopiiiiE, T. capislrataV^^ ied . (Spix, Av. Bras. y pi. 54, f. 1 ), du Brésil. — Le Tang. rayé, T. fasciala Lichst. ( Spix, Op. cit., pi. 54, f. 2), même habitat. — Le Tang. olivâtre, T. olivascens Lichst. , même habitat. — Le Tang. a front jaune, T. avifrons Y ie'iW., patrie inconnue. — Le Tang. a tête cenhaée, T. tephrocephalus Vieill. , de la Trinité, — Le Tang. Desmarest, T. Desmareslii \iei\\., du Brésil. — Le Tang. chanteur, T. canora Vieill. , du Mexique. — Le Tang. a paupières, T. palpebrosa de Lafr. {Bev. zool., 1847, p. 71), du Pérou. — Le Tang. anal, T. analis Tschudi {Faun. Per. Vog., pi. 18, f. 1 ), de la Bolivie. — Le Tang. de Parsu- DAKi , T. Parsudakii de Lafr. ( Bev. zool.f 1843, p. 97), de Santa-Fé de Bogota.
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