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courbée; ailes aiguës; queue ample, delloïiiale et presque rectiligne.
La seule espèce que renferme ce genre est le Tang. IIusondelle, Cyps. Hirundinacea I>ess. ( Tr. d'ornith. , p. 4fi0 ) , d'uo bleu noir en dessus, d'un blanc tourné en dessous, avec la gorge d'un roux vif. — Du Brésil.
Quelques autres genres ont encore été introduits dans la famille des Tangaras. De ce nombre sont les Pilyles {Pilylus G. Cuv.), les Lanions (Lanio Vieill.), les Ictéries ( Icleria Vie. Il), les Emberizoides {EmberizoidesTemm., Tardivolus Swains.), et les Esclaves (Dulus Vieill.); mais les auteurs sont divisés d'opinion à ce sujet. Ainsi les Pilyles, les Lanions et les Emberizoides, que G.-R. Gray range parmi les Tangaras, sont, pour M. Lesson el pour quelques autres naturalistes: les premiers , des Fringilles ; les seconds des Laniadœ ou Pies -Grièches ; les derniers des Bruants; tnndi.s que les Iclénes et les Esclaves, que M. Lesson comprend parmi les Tangaras, sont, pour R.
Gray, les uns des Timalies, les autres des Loriots.
Enfin une foule d'espèces, rangées parmi les Tangaras par divers auteurs, mais apparlenanl à d'autres genres et à d'autres familles, ont dû en être séparées, pour prendre la place que leur assignaient leurs rapports naturels. (Z. G.)
TAiVGHIIVIE. Tanghinia. bot. ph. — Genre de la famille des Apocynées établi par Dupetit-Thouars (Ge)iem. Jl/adagr. , n" 31, pag. 10) pour un arbre élégant de Madagascar, où il porte le nom de Voa Tanghing ; de là a été tiré son nom générique. Cette espèce, encore unique, a été nommée Tanghinia venenifera, Poir. Ses graines sont extrêmement vénéneuses, et servent à Madagascar pour les épreuves judiciaires. En les mélangeant de substances inoffensives en proportions variables, les Madécasses en préparent un poison de trois degrés de force, dont ils font prendre l'un ou l'autre à l'accusé, suivant le crime dont on le croit coupable. MM. Henry et Olivier ont découvert dans ces graines un principe immédiat particulier qu'ils ont nommé Tanguine, poison narcolico-âcre qui agit principalement sur le système nerveux. (D. G.)
* TAÎMIA. MOU. — Genre de Gastéro-
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podes du groupe des Trochus , indiqué par M. Gray (Syn. Brit. Mus., 1840). (G. B.)
TAIMIBOL'CA. bût. ph. — Genre de la famille des CotnbrélaLées, formé par Aublet, et qui rentre comme synonyme dans les Terminalia Lin., setiion des Calappa (D. G.)
*TA\KARVILL1A. Link. Bor. ph. — Synonyme de Blelia, famille des Orchidées.
*TAl\"OCLEIiLS [Tanasimusel Clems , nom de genres de Coléoptères de la même tribu). INS. — Genre de Coléoptères pentamères, section des Malacodermes et tribu des Clairones, fondé par A. Lefevre {Ann. de la Soc. enlom. de Fr., t. IV, p. 582), adopté par Weslwood , Klng et Spinola. Ce genre est composé des trois espèces exotiques suivantes. T. Buquelii Lef., sanguineus Say, et dermesloides Kl. (G.)
TAIVTALE. Tantalus. ois. — Genre de la famille des Ardéidées (Hérons), de la sous-famille des Tantalinœ, dans Tordre des Échassiers. Il a pour caractères : un bec très long, droit, un peu comprimé latéralement, à bords tranchants, courbé vers le bout et obtus à son extrémité , à mandibule supérieure voûtée; des narines longitudinales situées près du front; une partie de la tête et quelquefois du cou dénuée de plumes, et couverte d'une peau rude et verruqueuse ; des tarses très longs, nus, réticulés; des doigts antérieurs réunis , à leur base, par une membrane.
Les Tantales se plaisent, comme les Ibis, avec lesquels on les a longtemps confondus, dans les plaines humides, inondées; dans les lieux marécageux, sur les bords fangeux des grands fleuves. Ce sontdes Oiseaux paisibles. Indolents, que le voisinage de l'homme inquiète peu. Leur nourriture consiste en Poissons , en Vers et en Reptiles de toutes sortes. La destruction qu'ils font de ces derniers peut être considérée comme un bienfait dans les lieux qu'ils habitent, lorsqu'ils sont bien rejjus, ils ont l'habitude de se retirer sur les arbres les plus élevés, et d'y demeurer des heures entières dans l'immobilité la plus parfaite, et le bec appuyé sur la poitrine. C'est aussi à la cime des grands arbres qu'ils établissent leur aire, qui, coniriie cpIIps dis Hérons, est large et composée de bûchettes et de joncs. Leur ponte est de deux ou trois œufs. Les jeunes sont fort longtemps nourris dans le nid,
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qu'ils n'abandonnent qu'alors qu'ils on:
acquis presque toute leur puissance de vol. Les migrations des Tantales sont régulières comme celles de tous les grands Échassiers, et se font par bandes. Leur mue est simple.
On trouve des Tantales dans toutes les contrées chaudes et marécageuses des deux continents.
Le Tantale d'Afrique, Tant, ibis Linn.
(Hun'., pi. enl., 389;, à face et pieds rouges, à bec jaune, à réniiges noires, tout le reste ilu pluniaye étant blanc, a été considéré pendant longiem|)s comme l'Oiseau que les Egyptiens vénéraient sous le nom d'Ibis. Les recherches faites par G. Cuvier sur des iriomies tirées des puits de Sacara , sont venues détruire l'erreur que BulTon avait contribué a accréditer. Nous avons dit à l'article Ibis quelle était l'espèce, objet de la vénération des Égyptiens. On trouve cet Oiseau en Egypte et au Sénégal. Trois auties espèces apiiartiennent encore à ce genre. Ce sont: Le TaiSTALK db Ckylan, Tant. leucoccpJialus Lath. (Vieill., Gai. des Ois., pi. 247). 1! es connu aux environs du Gange, où il est fort commun, sous le nom de Jaunhill. Le Tantale LACTÉ, Tant, lacleus lemm. {pi, col., 352), de Java. Et le Tantale d'Amérique, Tant, loculalor Gme\. (Buff., pi. enl., 868), de l'Amérique méridionale , depuis la Caroline jusqu'au Brésil, et de la Nouvelle- Hollande. (Z. G.)
TAIMTALE. min. —Syn. Colombium. Ce métal , découvert par Eckeberg , et dont le nom fait allusion à la propriété qui le distingue d'être insoluble dans les acides , ne s'est encore rencontré dans la nature qu'en combinaison avec l'Oxigène.et formant l'Acide tantalique , lequel acide , en s'unissaiit à diverses bases, telles que les oxidules de Fer et de Manganèse, la Chaux, l'Yltria, la Thorine, l'Urane et l'oxide de Cérium, donnent naissance à plusieurs espèces de Tantalales, dont les plus anciennes sont les Tantalates de Fer et de Manganèse, que les Allemands appellent Tanlaliles, et le Tantalate d'Ytlria, qu'ils noninienl YUrotanlaliie. La détermination de ces espèces laisse encore beaucoup à désirer, à raison de l'imperfection de leurs formes cristallines. Elles sont liées par un caractère commun , celui de donner avec le Borax un verre plus ou moins coloré par le Fer, et susceptible de
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prendre au flamber l'aspect d'un émail.
1° Tantalitr (ie Finlande. Tanlahite de Fer et de Manganèse, dont la composition parait être analogue à celle du Wolfiam. Substance d'un brun noirâtre, opaque, à poussière brunâtre, pesante, ayant un cchit liiblement métalloïde. Sa densité est de 7,3. •-l's cristaux , qui sont fort rares, dérivent d'un prisme droit rhomixiïdal de 130"; un clivage peu sensible a lieu parallèlement iux pans de ce prisme; des stries verticales apparaissent dans la direction de ces pans. La cassure est généralement inégale ou courhuïde. Suivant Berzélius, elle serait formée (l'Aride lantalique, 81 ; oxidule de Manganèse, 10; oxidule de Fer, 9. Telle est, du moins, la composition qu'il assigne à la Tautalite de Kimito, et de Tamela en Finlande. On a trouvé en Suède des variétés de Tantaliie, qui ne paraissent différer de celle de Finlande que par le mélange de quelques parties de Tantalate de Chaux : telles -sont celles de Broddbo. A Finbo , dans le même pays , on en cite une qui se distingue par une proportion assez notable, mais variable, d'oxide d'Éiain. Cette espèce appartient .lux terrains primordiaux de cristallisation : elle se rencontre disséminée accidentellement , et toujours en très petite quantité, dans la Peymatite ou le Micaschiste.