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(Iterhisp., pag. 191 ). Il comprend des arbrisseaux et de petits arbres de l'Amérique tropicale, à feuilles alternes, accompagnées généralement de forts aiguillons slipulaires ; à fleurs apétales en grappes groupées en panicules. Ses principaux caractères consistent dans un calice quinquéparti, pétaloïde, finalement réfléchi ; dans de nombreuses étamines insérées symétriquement sur un disque périgyne; dans un ovaire uniloculaire et uni-ovulé , auquel succède un fruii prolongé en une grande aile oblongue , mince sur un bord, épaissie sur l'autre. L.; Séguiérie d'Amérique , Seguiera americaïut, Vell. (FI. flumin. , tom. V, tab. 101), espèce épineuse, différente du S. americana Lin., croit au Brésil. C'est aussi dans cetie contrée que croit le Seguieria alliacea Mart , confondue par les indigènes avec quelques autres plantes sous le nom d'Ybibarema ou Boispuant {CratœvaGoraremaYeW., in FI.
flumin., vol. V, tab. 4), espèce inerme , dont la racine, le bois et toutes les parties herbacées exhalent une forte odeur d'ail et d'assa-fœtida. D'après M. Martius {Syst.
mater, medicœ veget. BrasU. , pag. 71 ), les Brésiliens préparent, avec son bois et ses feuilles , des bains qu'ils regardent comme d'une grande efficacité contre diverses maladies exanthémateuses , contre les rhumatismes , l'hydropisie , etc. D'après le même botaniste, le bois de cette même espèce renferme une grande quantité de potasse, et il sert à la préparation d'une lessive qu'on emploie pour clarifier le sirop de sucre et pour la fabrication du Savon. (P. D.)
*SEHIRUS. INS —Genre de la tribu des Scutellériens, groupe des Gydnites, de l'ordre des Hémiptères, établi par MM. Amyot et Serville {Insectes hémiptères, Suites à Buffon) aux dépens du genre Cydnus sur des espèce» dont les pattes antérieures sont grêles et dépourvues de dents propres à fouir. Nous citerons les S- morio {Cimex maria Lin.), S. albomarginelius {Cimex albomarginellus F . ) , S. albomarginatus {Cimex albamarginatus Fabr.), etc. ; espèces répandues en Europe. (Bl.) ♦SEniRIDES. INS.— MM. Amyot et Serville (/nsecies /lemiptères , Suites à Buffon\ désignent ainsi un de leurs groupes de la tribu des Scutellériens, comprenant leurs genres Sehiyus et Tritomeçias. Ces deux divi*
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fions ne difTèrent l'une de l'autre que par les proportions relatives du troisième article des antennes. (Bl.)
SEICHE. uoLL.—Voy. sepia.
*SEIDLIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Diplérocarpées proposé par M. Kosteletsky , et rapporté, comme synonyme , au genre Vateria Lin., sous genre Isauxis Arnott. (D. G.)
SEIGLE. Secale. bot. ph. — Genre de la Tamilie des Graminées, tribu des Hordéacées , de la Triandrie digynie dans le système de Linné. Les espèces qui le forment sont peu nombreuses , puisque M. Kunlh , dans son Énum., vol. I, p. 449, n'en signale quecinq; mais l'importance majeure de l'une d'elles suffit pour donner un haut intérêt à ce groupe générique. Les Seigles sont des Gramcnsà feuilles planes, indigènes du sudest de l'Europe et des parties adjacentes de l'Asie; ils ont des épis simples, daus lesquels les épillets sont portés sur un rachis ordinairement articulé; ces épillets sont solitaires, et ils renferment des fleurs normales, avec le rudiment d'une troisième : leurs deux glumes sont presque égales, carénées, muiiques ou aristées. Chaque fleur, en particulier, présente une glumelle à deux paillettes, dont l'inférieure est carénée, aristée, inéquilatérale , son côté extérieur étant plus large et plus épais, dont la supérieure est plus courte, bicarénée; la glumellule est formée de deux petites écailles ciliées Pendant la floraison , ces fleurs s'ouvrent assez pour laisser voir presque en entiei leurs étamines qui sont pendantes. Le caryopse qui leur succède est libre, obovaledbloiig, aigu à sa base, émoussé au sommet jui est pileux. Les Seigles se distinguentaiiémen t parmi nos céréales les plus communes, ;)ar leurs épillets biflores etsolitairessurchaijue dent du rachis, tandis qu'ils sont groupés ;..ir trois et uniflores dans les Orges, etsolijires, mais tri-multiflores dans les Fro- .:ienis.
La seule espèce intéressante de ce genre est le Seigle CULTIVÉ , Secale céréale, Lin. Cette précieuse céréale se trouve encore aujourd'hui à i état spontané dans la Crimée, ainsi que dans les contrées qui s'étendent autour du Caucase et de la mer Caspienne; elle y croît prinrip.ilenient dans 'es endroits sablonneux, ce qui explique la
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facilité avec laquelle elle réussit dans les' sables et dans des sols secs et presque arides, entièrement impropres à la culture du Froment. Son chaume, mince, ferme et flexible à la fois , s'élève d'un mètre à un mètre et demi, quelquefois davantage; il porte des feuilles aiguës et étroites, surtout comparativement à celles de l'Orge, qui sont environ deux fois plus larges, et il se termine par un épi assez resserré, long de 10 à 13 centimètres; les glumes ont leur carène relevée de petites dents qui la rendent rude au toucher ; les paillettes dépassent les glumes ; l'inférieure a la carène ciliée de poils raides, le sommet aigu et prolongé en une arête droite et scabre.
Les agronomes distinguent plusieurs variétés de Seigle; mais les distinctions qu'ils établissent à cet égard ne reposent, en général, que sur des particularités de végétation déterminées surtout par l'époque des semis. Ainsi , ils nomment Seigle d'automne. Seigle d'hiver, celui qui a été semé en automne, et dont on récolte le grain l'année suivante; Seigle de mars. Seigle de printemps , celui qui est semé en mars pour être récolté la même année, et qui se distingue d'ordinaire par un chaume plus court et plus grêle; enfin, ils appellent Seigle de la Saint-Jean , Seigle muUicaule , Seigle du Nord, celui qu'on sème au mois de juin, vers la Saint Jean , qu'on coupe en fourrage vert pendant l'automne, ou qu'on fait brouter par le bétail jusqu'au printemps suivant, pour le laisser ensuite monter et donner sou grain après une année entière de végétation. Le Seigle multicaule, qu'on a tant vanté dans ces dernières années, et qui se distingue par la multiplicité de ses chaumes, doit ce caractère à ce que la dent du bétail ou la faux l'ont déterminé à produire des jets latéraux qui sont devenus autant de chaumes. Au point de vue botanique, les variétés du Seigle sont ptu nombreuses. M. Seringe, dans son Histoire des Céréales européennes , ne signale que les trois suivantes : 1° Seigle à épi simple, ou Seigle ordinaire ; 2" Seigle de Vierland, à épi très rama«sé, compacte, à grain renflé, jaunâtre, à feuilles d'un vert tendre : d'après M. Vilmorin , ce serait plutôt une trèi belle qualité du Seigle ordinaire qu'une va
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rictc! rar.icl^riséc; 3" Seigle à épi rameux par sa base.
Le Seigle se recommande par plusieurs qualités. L'une des plus précieuses est de réussir dans presque toutes les terres, même rians celles dont rinfertilité est presque lomplète , et qui se refuseraient à la plul':irt des autres cultures, sinon à toutes. De l'Iiis , sa rusticité est assez grande pour qu'il K'siste à des froids rigoureux; aussi le cullive-t-on très avant dans le Nord et très haut sur les montagnes. Il n'est dépassé tians l'un et l'autre sens que par l'Orge qu'il suit même de très près; il produit environ 1/6 de plus que le Blé, et, à poids égal , son grain donne plus de farine que celui de ce dernier. Enfin, coupé en vert, il fournit un bon fourrage, et il est d'autant plus avantageux, sous ce rapport, que cette première récolte ne nuit en rien à celle du grain, et la rend même plus abondante en même temps qu'elle augmente la quantité de paille produite.
Tout le monde connaît l'importance du Seigle pour l'alimentation de l'homme; on fait du pain avec sa farine, soit seule, soit mélangée. Le pain de Seigle seul est inférieur à celui de Froment sous plusieurs rapports ; il est lourd , la pâte de farine de Seigle ne levant pas ou presque pas; sa couleur est brune; il est médiocrement nourrissant, à cause de la faible proportion de gluten qui s'y trouve. De plus, la panification du Seigle exige beaucoup de levain et une cuisson prolongée : néanmoins ce pain forme dans beaucoup de parties de l'ancien monde l'aliment principal des habitants des campagnes. Ses inconvénients 8ont fortement atténués par le mélange de la farine de Seigle avec un tiers ou moitié de farine de Froment. Le mélange de ces lieux céréales est connu vulgairement sous le nom de méleil. Le grain de Seigle est assez souvent utilisé dans les brasseries, en place de celui d'Orge, pour la fabrication de la bière. Dans le nord de la France, on prépare une liqueur rafraîchissante avec la farine de Seigle délayée dans l'eau et feriiientée. Dans le nord de l'Europe , on en obtient de l'eau-de-vie, et cet usage en absorbe des quantités considérables. Enfin, la farine de Seigle est employée en médecine ea cataplasmes résolutifs : des auteurs