‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 140 sur 173 · SHE · texte numérisé non relu

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îioire. Les jeunes ont une coloration tout-af.iit liifl'éiente de celle des individus adultes; ils sont d'un brun grisâtre en dessus , et d'un gris blanchâtre en dessous; leur dos porte en travers des raies, ou plutôt des laïhes ou chevrons, d'une couleur brune; des raies, brunes aussi, coupent, de bas en haut, les parties latérales de leur tête et de leur cuu; il y en a une derrière la narine, une seconde sous l'œil, une troisième au niveau de la comniiss\ire des lèvres, une quatrième en travers de l'oreille, et plusieurs autres en arrière de celle-ci : la plupart de ces raies descendent sous la gorge, oit elles se rejoignent d'une nianicre plus ou moins régulière. Les sujets adultes conservés dans l'alcool ollrent, en dessus, une teinte châtain , nuancée de noirâtre , attendu que chaque écaille porte, près de son bord postérieur, une raie transversale de cette dernière couleur; en dessous , ils sont colorés en brunjaunâtre. — Cette espèce habite la Dalmatie, ristrie , la Morée , et les côtes méditerranéennes de l'Afrique : on la trouve également en Crimée et dans la Sibérie méridionule. Elle fréquente, dit-on, les localités herbeuses. (E. Dksmarest.)

SilEPHEItDIE. Shepherdia. bot. pu. — Genre de la famille des Élœagnées , de la diœcie octandrie, séparé des Htppophae Lin. par Nuttal (Gen. of norlh Amer, plants , 11, p. 240). Ses espèces appartiennent à l'Amérique septentrionale; mais, dans ces derniers temps, on .en a fait connaître une nouvelle propre au Japon. Ces végétaux sont de petits arbres, à feuilles opposées , lancéolées, revêtues en dessous de poils écailleux argentés ou ferrugineux; leurs rameaux se terminent en épines. Leurs fleurs sont dioïques, à périaulhe quadriûde chez les mâles, quadri- I)arti chez les femelles , ayant l'orifice fer.mé par huit glandes. Leur fruit est un akène recouvert pur le tube du périaiilhe qui est devenu charnu.— Le type de ce genre est la Shepherdie do Canada , Shepherdia canadensis NuU. ( Hippophae canadensis Willd.), arbuste de 2 mètres environ, qui croît sur le boid des lacs dans les parties occidentales de l'État de New-York, dans le Canada, et le long du Saint-Laurent, sur toute la longueur de son cours. Elle se distingue par ses feuilles oblongues, revêtues * leur face inférieure de poils écailleux fer-

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rugineux et tombants. Son fruit a une saveur douceâtre. On cultive aujourd'hui cette espèce dans quelques jardins, de même que le Shepherdia argentea Huit., petit arbre de 4 à 6 mètres , également indigène de l'Amérique septentrionale, où il croît sur les bords du Missouri, et dont les feuille? sont argentées en dessous. (D. G.)

SHÉRARDIE. Sherardia ( du nom dt Sherard, botaniste anglais), bot. ph. — < Genre de la famille des Rubiacées, tribu des étoilées, de la tétrandrie-monogyni* dans le système de Linné. Il ne comprend qu'une espèce, petite plante herbacée, trè< commune dans les champs de toute l'Europe, à petites fleurs rosées, ramassées au sommet des rameaux. Le caractère par lequel il sedistingueessentiellementau milieu de nos Rubiacées européennes, consiste dans son fruit sec surmonté par les dents du calice persistant. (D. G.)

SllOREA. BOT. PH.— Genre de la famille des Diptérocarpées rapporté comme synonyme au ValicaUn.

SIIORTIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Pyrolacées, établi récemment par M. Asa Gray {SUlim. Journ., XLII, p. 48) pour une plante de l'Amérique du nord , encore très imparfaitement connue. (D.G.)

SULLTZIA. BOT. PH. — Rafinesque avait établi sous ce nom un genre qui se rapporte, comme synonyme, à VObolaria Lin., la plante qui en est le type ayant été déjà décrite bien antérieurement par Linné sous le nom d'Obolaria virginica. Celte plante , extrêmement remarquable par son organisation , a été décrite, illustrée et Oguréc récemment, avec beaucoup de soin et de détails, par M. Asa Gray {Chlorisborealiamericana , Decas I, p. 21 , tab. 3}, qui en a tracé les caractères génériques d'une manière plus exacte et plus complète qu'on ne l'avait fait jusqu'à lui. Le caractère le plus singulier de ce genre consiste dans sou ovaire uniloculaire dont la paroi intérieure présente quatre plis longitudinaux, situés vers les bords de chacun des deux carpelles, et donne attache, sur toute sa surface t à une multitude d'ovules. Ces ovules deviennent des graines que M. Asa Gray n'a pu voir qu'imparfaitement mûres, et qui possédaient alors un petit nucléus enfermé dans un test lâche, celluleux. La place de ta

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