‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 145 sur 173 · SU · texte numérisé non relu

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du rhomboèdre.

l'angle rhomhoédriiine esi de i'27" 10'. (Marignac, Anii. de chiuuc cl de [jhysiquc, 0""^ série, vol. GO, p. 2ri'J.)

Depuis un petit nombre d'aniées, un grand nombre des combinaisons dont s"e.>t enrichie la chimie organique coi.nrmenl aussi cette analogie frappante du silitiuni ri du carbone.

Cetisonu.rphismcïi fréquent du silicium et du carbone, fait admettre aujourd'hui i]ue l'aiiile siliciqnc (silice) renferme deux é(;;.i-. valenis d'oxygène, comme les acides carbonique, ^tannique, lilanique, comme la zircoae. Dell il suit que le véritable équivalent du silicium est 13,17 ; c'est à quoi mu.e aus.si lacousidéra;ion de la densité de vapeur de plusieurs co!n|Hisés \ola;iles du silicini:;, tels que le chlorure. (L"d. Jannlitaz).

*SIL1CULAî;IA (diminutif de siliqua).

POLVP. — Genre de Sertulariées établi par JMeyen pour des Polypes , très voisins des campanulaires à lige rampante et qui so distinguent par la grandeur de leurs capsules ovarietines ou gemmifères. (Duj.) SILICULE. DOT. — Voy. sil;quf..

*SILIQIJA. liOT. m. — Tournefort donnait ce nom générique au Caroubier que Linné a nommé Ceralonia. Voy. CAKOi;Dn:n. (D.G.) SILIQUAIRE. MOLL. — Genre de Mollusques gastéropodes tubulibranches, dont la coquille fut distinguée d'abord parGuétard sous le nom de Tcnagode, puis nommée Siliquaire par Brugnière, et plus récemment encore nonmiéeAnguinaire parSchumacher; mais lu nom de Siliquaire a prévalu. La plupart des naturalistes, d'après la coquille seule, l'avaient classé parmi les Annélidts; Lamarck lui assignait les caractères suivants : Test tubuleux, irrégulièrement contourné, atténué postérieurement, quelquefois en

I spirale à l'origine, ouvert à son extrémité antérieure, ayant une fente longitudinale

{ subarticnlée qui règne dans toute la longueur. Le tube des Siliquaires dilTère donc de celui des Serpules par la fente articulée qui paraît être destinée à la respiration ; ce tube, d'ailleurs, à l'état frais, est revêtu d'une sorte d'épiderme qui ne se voit jamais sur le test des Annélides, et, enfin, au lieu d'être solidement fixé sur les corps sousmarins, il est simplement entouré par une agglomération de sable et de débris de ce-

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quilles et de Polypiers. Audouin !e premier fit connaître l'animal de la Siliquairc, et il montra qu'en elTet, au lieu d'être une Au ■ nélide comme la Serpule, c'est un Mollusque assez voisin du Vermet. Le corps de la Siliquaire est allongé, contourné en spirale, et il se termine en avant par un pied musculaire, charnu, portant un opercule très épais, formé de lamelles cornées, superposées; audessus du pied, se voit une sorte d'appendice très comprime et, un peu en arrière, se trouve la têle munie de deux petits tentacules renflés au sommet et portant chacun à sa base un œil saillant; le manteau, sur tout le reste de la longueur du corps, à partir de la tête, est fendu et divisé en deux bandes inégales, celle du côté gauche étant beaucoup plus large et portant seule, à sa face interne, une branchie formée d'une longue série de filaments simples assez raides; c'est donc pour que l'eau arrive et se renouvelle sans cesse sur cette branchie que la coquille est ainsi pourvue d'une série de trous oblongs ou d'une fente interrompue. On connaît sept ou huit espèces vivantes de Siliquaires dont la plupart habitent les mers des Indes. Une seule a été trouvée sur les côtes de Sicile. On en connaît aussi plusieurs espèces fossiles dans les terrains tertiaires. Le diamètre du tube calcaire du test de ces Mollusques est de 4 à 8 millimètres. (DuJ.)

* SILIQUARIA. BOT. PH. — Genre de Forskah regardé aujourd'hui comme la section des C/eome qui habitent l'ancien monde.

Voy. CLEOME. (D. G.)

SILIQUASTRLM. bot. ph. — Ce nom, adopté comme générique par Tournefort pour le Gaînier ou arbre de Judée , a été changé postérieurement par Linné en celui de Cercis , universellement adopté par les botanistes. (D. G.)

SILIQUE. MOLL. — Nom spécifique d'une espèce de Glycimère. (Duj.)

SILIQUE. BOT. — Les botanistes donnent le nom de Silique à une sorte de fruit capsiikire bivalve, dont l'intérieur est partagé en deux loges distinctes par une cloison longitudinale. Dans chacune de ces loges les graines sont attachées le long des deux sutures. La cloison de ce fruit n'est pas formée par le bord rentrant des valves; mais elle ge compose d'une sorte de châssis ou de cadre séminifère sur lequel est comme tendue

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«ne double lame cellulaire. Cette organisation est quelquefois altérée par des étranglements qui divisent la Silique en portions superposées, susceptibles de se séparer à l.i maturité. Lorsque ce fruit est allongé, il garde son nom de Silique; mais lorsqu'il est raccourci au point que sa longueur égale tout au plus trois ou quatre fois sa largeur, il prend le nom deSilicule. On conçoit sans peine que la limite entre les deux formes ne soit pas toujours facile à tracer. Les Siliques et Silicules forment l'un des caractères principaux de la famille des Crucifères. (D. G.)

SILIQUELLE. infcs. syst. — Genre proposé par Bory-St. -Vincent pour le Brachionus impressus de Millier, et caractérisé par son test capsulaire, urcéolé, mutiqueen avant, arrondi et sub-bilobé en arrière, où il est perforé pour donner passage à une queue subulée, simple. Les organes rotatoires forment, en avant, deux couronnes de cils vibratiles, assez grandes et notablement écartées. Ce genre nous paraît devoir être réuni aux Brachionsproprementdits. (DuJ.) *SILIQLIER. BOT. PH. — Nom vulgaire du genre Hypecoum.

♦SILIQUEUSES. Siliqmsœ. bot. ph. — Cette épithète , qui est employée pour désigner toute plante ayant pour fruit une silique ou d'une forme de même apparence, a été adoptée dans un sens plus général par Linné pour désigner, dans ses Essais de méthode naturelle, l'ordre des Crucifères. Dans son système, il les nommait Tétradynames et donnait un sens plus restreint au mot de Siliqueuses appliqué seulement à celles qui ont une silique allongée, et opposé à celui de Siliculeuses. (Ad. J.)

*SILIS (Silis, nom de la Site, rivière d'Italie). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, section des Malacodermes et tribu des Lampyrides , proposé par Megerbe (Catalogue Dahl , p. 24) , adopté par Dejean , Charpen lier et Latreille (Règ. anim. de Cuv., t. IV, p 471) qui lui donne pour caractères : Corselet échancré de chaque côté postérieurement , offrant en dessous un petit appendice coriace, terminé en massue et dont l'extrémité, probablement plus membraneuse, forme dans les individus desséchés l'apparence d'un article. De 15 espèces désignées comme

Slf.

e'y rappoilunl, il sont ■ luopios à l'Améri(]iie , 2 à l'Afrique et 2 a l'Europe. Mais un l)ien plus grand nombre, toutes inédiles, en font aussi partie. Nous citerons cuinme types: les S. nitidulusV. {spinicoUis Meg.), rubricollis Dej., Charp., marginalis et auclus G. M. (('..)

SlLLAtiO (nom propre), poiss. — Cuvier a designé sous ce nom {Règ. anim. , 1817) nn genre de Poissons Acanthoptcryfiiiens , de la famille des Percoïdes. Ce sont des Poissons de la mer des Indes, dont la tète conique est un peu allongée en pointe, et se termine par une petite bouche protractile, garnie de lèvres charnues; ce genre appartient à la division des Percoïdes qui possèdent deux dorsales. Les rayons branchiaux sont au nombre de six; les mâchoires et le devant du vomer portent des dents en velours; l'opercule se prolonge en une petite épine assez aiguë. Des deux dorsales, la première est courte , haute, à rayons grêles et flexibles; la seconde est longue et peu élevée. Parmi les sept espèces de Stllago décrites aujourd'hui, nous citerons:

Le Sillago bécu{SiUago acuta, Cuv.), que les créoles de Pondichéry appellent Pêcke fcicout, par corruption des mots portugais peixe beiçudo qui signifient Poisson à lèvres, à museau avancé. Cette espèce , qui passe pour un des meilleurs Poissons de l'Inde, à cause du bon goût et de la légèreté de sa chair, a été désigné par Bloch sous le nom de Sciœna malabarica. Elle est de couleur fauve, et atteint au plus 33 centimètres de long. C'est à cette espèce qu'appartient le poisson rangé par Forskahl parmi les .Mliérines sous le nom de Sthama. Voy.

Slil.UIIÎ.

le Sillago-tnadame {Sillago domina ) ou l'cche-madame de Pondichéry, a été ainsi uniu mé parce que son goût agréait à un det:ié tout particulier à M™* de la Bourdonna ye, femme du célèbre gouverneur de notre colonie. C'est un Poisson brunâtre, dont l'œil est beaucoup plus petit que chez ses congénères, dont le museau est plus déprimé et plus élargi en avant , dont toutes les formes sont plus allongées; il se distingue d'ailleurs par le long filet que fornie le deuxième rayon de la dorsale. (E. Ba.)

SILLIMANITE (nom d'homme), min.— Minéral q,ui , par sti forme et sa composi-

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tion, vient se pliiccr à coté du Dislhcne, et se présente, comme lui, en longs prismes de couleur grise ou brunâtre , disséminés dans une roche quarlzeuse, à Suybrook dans le Connecticut. Ce sont des prismes obliques à base de parallélogramme, dont les faces latérales font entre elles un angle de 105". Un clivage assez net a lieu parallèlement à la grande diagonale. La Sillimanitc est un silicate simple d'Alumine, formé d'un atome d'Alumine et de trois atomes de Silice, ou, en poids, de 37 de Silice et de 63 d'Alumine. Ce minéral est plus dur que le Quartz; sa densité est de 3,5. Il est infufusible au chalumeau, et inattaquable par les acides. (Dei,.)

SILLOIWÉE. REPT. — Espèce du genre Couleuvre. Voy. ce mot.

*SILO!\DIE.5i(wndia(nom propre), poiss.

— Les Silondies sont des Poissons Malacoptérygiens abdominaux du groupe des Siluroides , voisins des Bagres , tenant un peu des Silures proprement dits , et des Machoirans. Leur tête est petite, lisse, fort semblable à celle des Schilbés; leur adipeuse très petite; l'anale longue; leurs deux barbillons maxillaires si petits, qu'on ne les découvre qu'avec peine ; leurs rayons branchiostéges au nombre de 12; les dents des mâchoires, sur un ou 2 rangs, plus longues, moins semées que dans les autres Siluroïdes.

— Une seule espèce est bien connue, la Silondie du Gange {Silundia Gangelica Cuv. et Val.; Pimelodus Silundia de Buchanan ), très commune aux bouches du Gange et fort estimée comme aliment. Le dos est verl obscur; les flancs argentés. Elle atteint u| mètre de long, et même le double. — Le Pimelodus chandramara de Buchanan se rapproche beaucoup de la Silondie du Gange, et constitue probablement une deuxième espèce de ce genre (Silundia chandramarq, Cuv. et Val.); la taille de ce Poisson n'excède guère 5 centimètres. (G. B.)

SILOPA. INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères , famille des Lamellicornes et tribu des Sca'rabéïdes phyllophages, créé par Erichson {Àrchiv. fur Naiurg., 1842, p. 161, t. IV, f. 4). L'auteur y rapporte 8 espèces qui toutes sont originaires de la Nouvelle-Hollande; nous ne citerons que les suivantes : S. glabrala, dimidiala tt puhcscens de l'auteur. (C.)

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SW.tMlA. INS.- Genre de l'ordre des Coli'dpicres pcnlainères, famille desClavicornes et lril)U des Silphales, établi par Linné {Sijslcma nalurœ , p. i>l\) , adopté généralement depuis et désigné sous le nom français de Bouclier, par Geoffroy et Olivier. 50 espèces de tous les points du globe sont rapportées à ce genre. Leach et d'autres auteurs ont établi à ses dépens les genres OEceploma , Thanalophilus , l'hosphuga et Necrobora. On doit considérer comme types du genre en question, les S. granulala et punclulata 0\. , carinala 111., et obscura Lin. (C.)

♦SILPHALES Silphales. ins. — Troisième tribu de la quatrième famille des Coléoptères penlamères, celle des Clavicornes, établie par Latreille {Règne animal de Cuvier, t. IV, p. 494). Elle offre pour caractères: Cinq articles très distincts à tous les tarses; des mandibules terminées en une pointe entière ou sans échancrure ni fissure; des antennes terminées en une massue le plus souvent pcrfoliée et de quatre à cinq articles; des mâchoires à dent cornée au côté interne ; des tarses antérieurs souvent dilatés du moins dans les mâles; des élytres à bord extérieur souvent en gouttière, avec un fort rebord.

L'auteur compose celle tribu des genres Sphœniles, Necrophorus, Necrodes, Silpha (sous-genres: Tanalophilus , OEceptoma , Phosphaga, Necrophilus) et Agyrtes. On y a rapporté depuis les genres suivants ; Cyrloscelis , Diamesus , Ptomaphila et Necrophila Kirby, qui diffère du sous-genre cité cidessus. (C.)

*S1LPHIDE. BOT. PH. — Voyez sil-

PIIIUM.

SILniIÉES. BOT. PH. — Nom de l'une des divisions de la tribu des Sénécionidées, famille des Composées. Voy. ce dernier mot. (G. d'O.)

*SILPIII0SPER1\1A. BOT. PH.— Genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionées, créé par M. Steelz {Lehm.

Plant. P7;eiss., t. I , p. 433) pour des plantes herbacées, annuelles, de la Nouvelle- Hollande (côte occidentale). L'auteur en décrit deui espèces, qu'il nomme S. glandulosum et S. pcipusiUum. Il fait observer que la place de ce genre est difficile à trouver au milieu des diverses sections des Sé-

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nécionées; il présume qu'il serait assez naturellemenlclasséparmilesMadiées. (D. G.)

SILPHILM. BOT. PB. — Genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionées, de la Syngénésie-polygamie nécessaire dang le système de Linné. 11 est formé de grandes et belles plantes herbacées vivaces, propres à l'Amérique septentrionale, dont la lige, arrondie ou léiragone, porte des feuilles alternes , verliciliées ou opposées , cl de grands capitules de fleurs jaunes. Ces capitules sont munis d'un involucre campanule, à écailles imbriquées, serrées dans le bas, foliacées et lâches dans le haut; les fleurs de leur rayon sont en languette et femelles; celles du disque sont hermaphrodites à la périphérie, mâles au centre. Les akènes qui succèdent au\ fleurs du rayon sont comprimés, à deux ailes, échancrés au sommet, surmontés de deux dents ou arêtes.

On cultive communément dans les jardins plusieurs espèces de ce genre.

Le SILPPIUM A FEUILLES LACINIÉES , SH-

phium lacinialum , Lin., croît naturellement le long des rivières de l'Amérique du nord, stirtout du Mississipi, et dans les monts Alleghanys. Sa tige cylindrique s'élève à 2 mètres ou davantage; ses feuilles sont alternes, pétiolées, pinnatipartites, scabres , embrassantes, à lobes entiers ou denlés-sinués. Ses capitules ont plus d'un décimètre de diamètre ; les folioles de leur involucre sont légèrement hérissées, ciliées à leur base. — Le SiLPaïuBi trifolié, Silphium trifoliatum. Lin., spontané sur les montagnes de la Virginie, de la Caroline et de la Géorgie, a également la tige arrondie, mais à six angles peu prononcés; on le distingue à ses feuilles ovales, dentées, rudes au loucher, verliciliées par trois: le Silphium perfolié, Silphium perfolialum. Lin. , a la lige carrée et les feuilles opposées, ovales-deltoïdes, bordées de grandes dents de scie, presque glabres, les supérieures cordées à leur base. Ces trois espèces, et d'autres qu'on cultive avec elles pour l'ornement des iardins, réussissent très bien en pleine-terre, dans toute nature de sol, et résistent sans peine aux froids de nos hivers. On les multiplie par semis et par éclats. (P. D.)

*SILPHOI\ÏOr.PnA {Silpha, nom de genre de Coléuplèics ; ^ ^ forme), ins. — Genre

de l'ordre des ColcuiiLcres pentamères, famille des Carabiques, iribu des troiicalipeiines, créé par Westwood {Enloniol. trans., t. VI) et adopté par Hope {Coleopterial's manual, 2^ part., p. 109). Le type, propre à la Nouvelle-Hollande, a été noriiiné S- fallax par Westwood. (C.)

*SILLIiOLEPIS (t<'),uÇo? , forte épine ; «Tti'ç, écaillé). nicPT. — Genre de Scinques, ont la seule espèce connue est de forte taille et vit à la Nouvelle-Holl.inde. Il a été I labli par Cocteau et répond à celui que M. Gray tionune Tracliysaurus. (P. G.)

SILLNDIA. Foiss. — Nom latin du genre Silondie. Voy. ce mot.

SILURE. Silurus. poiss. — Le nom de Silure, quePaulJove et plusieurs de ses successeurs ont appliqué à rEslurgeou, désigne certainement dans Ausone le poisson que Linné a nommé avec raison Silurus Glanis; car celte épithète est aussi, sans aucun doute, le nom du même poisson dans Arisiote. On a même encore conservé en Turquie le nom de Glanos ou de Glano. Si Aristote ne s'est pas servi du mot de ZiÀouco;, on le trouve dans Elien, et il est certain que ce naturaliste applique ce nom au Silure du Danube. Pline lui a donné la même acception. Le nom de ce poisson, sur le lac de Neuchâlel, est, d'après M. Hartmann, Glane; cependant M. Agassiz n'est pas de cette opinion. Dans le lac de Mor et dans quelques autres parties de la Suisse française, on l'appelle Salulh. Dans une grande partie de l'Allemagne, on le nomme Wels ou Weller ; en Autriche, le nom paraît très différent : c'est Schaid ou Schaiden.

Le poisson désigné sous ces différents noms est une des plus grandes espèces d'Europe; il a la tête déprimée, la poitrine arrondie, la queue très comprimée; la bouche est assez grande, entourée de six barbillons; les yeux sont petits , la dorsale est réduite à quelques rayons; l'anale très longue est réunie à la caudale ; les nageoires paires sont petites; le premier rayon de la pectorale est osseux sans être très fort; il n'y a pas d'épine à la dorsale : c'est un des Siluroïdes sans adipeuse.

La couleur est d'un verdâtre plus ou moins marbré de jaunâtre, souvent très rembruni, seliin les funds qu'habite le Poisson.

Tels sont les principaux caractères de 1

SIL r,9,-.

celle espèce, qu'on ne trouve ni dans les lies Britanniques, ni en France, ni en Italie, ni dans toute la Péninsule espagnole; mais on la trouve en assez grande abondance dans les lacs de Morat et de Neuchâlel, et cependant il n'y en a pas dans le lac de Genève. On en prend quelquefois dans le la'" de Constance. On la trouve dans le Rhin» dans rill ; elle existe dans le lac de Harlem, mais elle est plus a boudante dans l'Elbe, dans la Sprce, dans le Danube et ses affluents. On la pêche dans presque toutes les eaux douces de l'Asie-Mineure, et il parait même qu'au printemps on la prend dans la mer Noire, où elle entre par le Bosphore.

Ce poisson , si commun en Prusse et en Livonie , abonde également dans tous les fleuves de la Russie, tant dans ceux qui se rendent à la Baltique que dans les grands fleuves qui versent leurs eaux dans la mer Noire ou dans la mer Caspienne. On a donc raison de s'étonner qu'un poisson si répandu ne se soit pas propagé en deçà du Rhin ni au midi des Alpes , et qu'il soit demeuré étranger à toutes les rivières de la Sibérie qui se jettent dans la mer Glaciale. 11 n'y a pas de doute qu'on pourrait transporter celte espèce, et en enrichir nos cours d'eau. Les essais couronnés de plein succès, qui ont été faits par M. Diétrich, ont prouvé que ce poisson peut être introduit dans les lacs de la Basse-Alsace; ce savant minéraloj;iste avait fait venir ses Silures du Fédersée, l'un des lacs du Hegau.

Les habitudes du Silure sont paresseuses. Il se tient ordinairement au fond des eaux, mais il se porte à la surface quand les orages viennent à le troubler. C'est un poisson très vorace, qu'on peut nourrir dans les étangs avec du pain, de la viande, des grenouilles, etc. Sa chair est un aliment agréable, mais qui varie selon les saisons etseloa les fonds sur lesquels ce poisson a vécu. J'en ai fréquemment mangé pendant mon séjour en Allemagne; elle tient un peu, comme le dit Baldner, de celle de la Lotte. Je la comparerais volontiers à celle de l'Anguille, mais elle est moins grasse et moins délicate. On peut tirer parti de la graisse du Silure pour la brûler. On prépare uae bonne colle de poisson avec sa vessie.

Le poisson que je viens de décrire peut être considéré comme le type d'un genre de 37*

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la famille des Silnroïdes, caractérisé par une dorsale unique sans rayons épineux , manquant d'adipeuse, ayant une très longue anale réunie à la caudale, six barbillons, des dénis en carde serrée ou en fin velours sur les mâchoires et sur le devant du vomer; mais la langue et les palatins sont lisses. Nous avons diverses espèces de Silures dans les eaux douces de la Péninsule indienne; plusieurs d'entre elles se distinguent de celle d'Europe, parce qu'elles n'ont que quatre barbillons. Les eaux douces de Java en nourrissent une espèce qui n'a que deux barbillons. Enfin, dans le Nil on trouve le iS'ilurus aurilus de Geoffroy , qui en a huit. Val.

SILURELLE. infus. syst. — Genre proposé par Bory-St. -Vincent pour un animalcule microscopique que lui-même a reconnu plus tard pour une larve de Cyclope. (Dt;j.)

*SILURIE1V (du nom d'une petite peuplade celtique, les Silures qui habitaient le pays de Galles), géol. — M. Murchison a donné ce nom à un système de terrain très développé en Angleterre, et qui fait partie des anciens terrains de transition. Fo;/. terrains. (G. d'O.)

SirXROÏDES. poiss. — Cette famille comprend un très grand nombre de Poissons, appartenant à des genres distincts les uns des autres par la combinaison la plus varice des différentes parties qui pouvaietit fournir des caractères sans sortir du type commun. Le seul caractère qui appartienne exclusivement à ces poissons est de manquer à la fois de scapulaire , de coracoidien et de sous opercule. L'absence simultanée de £es trois pièces ne se présente dans aucun autre poisson osseux. Un autre caractère extérieur et général peut être tiré de leur peau nue et sans écailles, car je ne pense pas qu'il faille considérer comme analogue à ces téguments les boucliers osseux qu'on observe chez un grand nombre d'entre eux. Certains os des Siluroïdes prennent un développement remarquable , et qui donne lieu aux épines dont se trouvent armées les nageoires delà plupart des espèces. Ces épines sont les premiers rayons de la pectorale, de la dors.ile; mais tous les Siluroïdes n'en ont li.is. Les épines dorsales manquent plus souvent que celles des pectorales. 1! existe

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cependant un genre , le Malaplérnre , qui n'a pas même ce rayon osseux. Le carnctère extérieur que donnentces rayons n'en est pas moins très marqué; aussi M. Duméril avait-il fondé sur ce caractère l'établissement d'une famille sous le nom d'Oplophores. Nous n'avons pas conservé cette dénomination parce que nous n'étendons pas autant que lui l'ensemble de cette famille, et qu'à l'exemple de Cuvier nous n'avons groupé, dans nos Siluroïdes, que des espèces qui correspondent en quelque sorte au genre Silurus de Linné. Un autre caractère extérieur remarquable des Silures consiste dans la présence des barbillons implantés autour de la bouche ; ceux qu'on observe le plus communément sont une continuation de la peau qui enveloppe le maxillaire; puis il y en a très souvent sous la mâchoire inférieure , tantôt une , tantôt deux paires. Quelquefois aussi il existe un barbillon au devant de la narine; souvent quelques uns de ces barbillons sont plus longs que le corps. 11 y a des espèces où cette tendance à avoir des prolongements filamenteux est si développée, que les rayons de la pectorale ou de la dorsale sont également prolongés en longs filets. Le Bagrus marinus en est un bon exemple à citer, non seulement à cause de la longueur du filet , mais parce que son étude montre que les épines constituant l'armure des nageoires des Siluroïdes sont de véritables rayons articulés comme tous les rayons des nageoires, et qu'on ne doit pas les considérer comme des analogues de pièces osseuses qui manquent au squelette des Silures. Il y a enfin une autre disposition particulière assez commune chez les Siluroïdes ; je veux parler de ce repli adipeux qui existe sur le dos de la queue du Poisson, et qui constitue ce qu'on appelle la nageoire adipeuse des Silures. Mais, pas plus que les rayons épineux et mobiles , elle ne peut être un caractère de famille , car elle manque dans un assez grand nombre d'espèces.

Ce qu'il y a de plus im.portant à étudier dans les Siluroïdes, c'est leur ostéologie. La cavité cérébrale est fermée sur les côtés par les ailes orbitaires et par le sphénoïde, réunis aux frontaux antérieurs jusqu'à l'ethmoïde ; mais il est à remarquer que la plupart des espèces manquent du rocher, et que certaines espèces n'ont pas de pariétal. Ces os

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lemblenl avoir élé alrophiés par le développement considérable de l'iiiterparictal qui embrasse souvent le surscapulaire, et qui commence celte espèce de grand casque si remarquable dans les Bagres. Cette armure s'étend sur la nuque , et va très souvent s'élargir en s'unissant aux plaques osseuses des premiers interépineux. L'épine de la dorsale semble alors se mouvoir sur les pièces de la tète. L'interpariétal, articulé en avant avec les frontaux, se porte eu arrière entre les frontaux postérieurs et les os voisins; et comme les mastoïdiens s'intercalent entre ceux-ci, il arrive que les pariétaux sont rejelés sur l'arrière du crâne, ou, comme je viens de le dire, qu'ils disparaissent quelquefois. Le surscapulaire , uni aux os du crâne , donne deux branches , dont l'une va s'appuyer sur l'occipital latéral ou sur le basilaire , et l'autre sur la première vertèbre, à laquelle se trouve parfois soudé le corps des deux ou quelquefois des quatre suivantes, dont on peut toujours reconnaître la présence par les crêtes des apophyses transverses. C'est là l'origine de ce que M. Cuvier a appelé la grande vertèbre desSiluroïdes. Il y a tant de variété dans la manière dont ces différentes pièces sont réunies , qu'il est impossible d'en donner une description générale; il faut renvoyer a chacun des genres de cette famille.

Il n'y a pas moins de variations dans le développement et dans les connexions des iiiierépineux. Les espèces qui portent au devant de la dorsale une forte épine, ont le second et le troisième interépineux réunis par leur extrémité dilatée en une large plaque qui a ordinairement la forme d'un croissant, c'est ce que M. Cuvier a appelé le bouclier. La grande épine s'articule toujours avec le troi.sième iiiterépineiJx ; il y a au devant d'elle une épine courte, articulée sur le second interépineux, cette première épine est réduite à une sorte de petit chevron qui fixe comme une espèce de coin la grande épine, lorsque le Poisson en la redressant veut s'en faireunearme offensive. Pour abaisser la grande épine il faut commencer par soulever la petite et en quelque sorte enlever le coin qui fixe la grande. Un appareil musculaire simple, mais curieux, exécute ces mouvements. Quanta la grande épine, elle s'articule par un anneau passé

SIL

^bl

dans lin second qui apparliont au troisiènif inlerépineiix. Ce mode d'arliculalion annulaire existe dans d'autres Poissons. Je pourrais citer comme exemple quelques Clictodonoïdes , mais on n'observe ces articulations dans aucune espèce des autres classes de Vertébrés. L'épaule des Silures est également très développée et forme une ceinture liurnérale dont la forme estévidemment proportionnée à l'appui qu'elle devait donner à l'arme redoutable du premier rayon de la pectorale. J'ai ditque le surscapulaire s'unit au crâne et qu'il n'y a pas de scajiulaire dans les Siluroïdes. Chez ces Poissons le cubital descend jusqu'à l'articulation qui est très souvent une suture d'engrenage, à dents très profondes. Dans beaucoup d'espèces ce cubital s'élargit tellement vers le bas qu'il occupe presque toute la longueur de l'articulation. Celte largeur donne une base solide à l'épine pectorale. Le radial contracte ordinairement une union intime avec le cubital , union qui va quelquefois jusqu'à une fusion complète; dans ce cas on ne peut plus distinguer ces deux os de l'avant-bras, et pour augmenter encore la solidité de cette ceinture humérale, cet 09 cubito-radiai donne deux arcades osseuses, dont l'une est grêle et va du cubital à la face inlerne de l'huméral , et l'autre est large , souvent percée d'un grand trou, et va du bord saillant du cubital en sens contraire de la première, au bord inférieur de l'humerai en avant de l'ariiculalion do ré|)inc. C'est sous ces arcades et dans les profondes gouttières qu'elles limitent, que sont logés les muscles propres à l'épine , faisceaui musculaires très distincts des muscles communs de la nageoire. Un second os manqua encore à l'épaule des Silures, c'est celui quo M. Cuvier a nommé le coracoïdien et qui a reçu aussi les noms de circulaire ou de claviculaire. Il y a encore d'autres particularités singulières dans quelques-uns des 08 de l'arcade ptérygo-palatine des Siluroïdes. Les deux ptérygoïdiens de la plupart des Poissons osseux sont réunis en une seule pièce; il en est de même du temporal et du tympanique. Enfin, le sous-opercule manque aussi constamment dans tous les Siluroïdes.

Les nombreux Poissons de cette famille ont une splanchnoiogie trop variable pour

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qu'on puisse la décrire d'une manière générale. Ces Pdissons abondent dans les eaux douces des pays chauds. Quelques espèces cependant sortent des zones inlertropicales, Cl l'une d'elles , le Silurus glanis, se trouve tn Europe dans des latitudes septentrionales assez élevées. Nous en voyons dans toutes les eaui douces de l'Afrique, depuis le Nil jusqu'au cap de Bonne-Espérance. Il existe des Siluroïdes dans toute l'Amérique septentrionale, équatoriale ou australe, mais les formes les plus variées et les organisations les plus singulières vivent, dans l'ancien comme dans le nouveau monde , dans les fleuves des contrées les plus chaudes,

Linné n'avait établi que deux genres qu'on peut rapprocher de cette famille.

M. de Lacépède commença à établir quelques modifications aux genres de Linné, en les divisant en Pimklope, âgénéiose. Doras, P1.0TOSE et Malaptérure (uoy.ces mots).

Nous avons subdivisé, dans le travail présenté sur cette famille, plusieurs des genres que M. Cuvier avait ajoutés à ceux déjà établis par Lacépède. MM. Agassiz , Mûiier et autres ichihyologisies modernes, ont augmenté cette liste de manière qu'elle deviendrait trop considérable pour la présenter ici; nous devons renvoyer à notre Ichthyologie.

On peut remarquer, en ce qui louche la distribution générale de ces genres, que les Silures proprement dits , ne paraissent pas exister dans les deux Amériques , qu'ils ne sont représentés en Afrique que par une seule espèce appartenant à une subdivision particulière de ce genre: c'est le Silurus aurilus de M. Geoffroy. Les Schilbés me paraissent représenter en Afrique les rSilures, et je trouverais leurs analogues en Atnérique dans les Chœtopsis. Les Bagrcs n'existent pas en Europe, mais ils sont très idfurnuns dans ies eaux douces de toutes les autres parties du monde. Cependant, v'cst l'Asie qui en nourrit le plus grand nombre d'espèces. Les formes des Bagres se sont modifiées en Amérique en celles qui correspondent à nos Platycéphales et aux Galéichthes. Les espèces de ce genre sont remarquables sous un autre rapport. Plusieurs espèces sont marines, elles reproduisent donc par rapport aux Silures, poissons émi-ncnuiient d'eau douce, l'inverse de ce que

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nous observons dans les poissons marina dont quelques uns pénètrent dans les eaux douces du globe, ce qui s'oppose à toute distinction que l'on voudrait établir entre les poissons de mer et les poissons de lacs ou de rivières. Les Siluroïdes sont aussi du petit nombre des poissons qui s'élèvent à une hauteur considérable. Dans les grandes chaînes de l'Asie , le .'Silurus lamghur a été observé par M. Heckel à 2,000 mètres au-' dessus du niveau de la mer. En Amérique, j M. Peniland a rapporté des Pimélodes al-( pins des ruisseaux du hautPérou qui coulent par une hauteur de 4,500 mètres. Mais en même temps M. de Humboldt a signalé un autre fuit plus curieux, l'existence de ces Siluroïdes, son Pimelodus cyclopum, dont j'ai fait le genre Argès ; ce poisson se relire dans les grands lacs intérieurs des gigantesques volcans américains, qui, dans leurs explosions, vomissent quelquefois par milliers ces espèces si curieuses.

Plusieurs de ces Siluroïdes ont l'habitude de vivre si longtemps hors de l'eau , que quelques espèces peuvent, en rampant entre les herbes , traverser par terre des plaines assez étendues, et se diriger vers de nouvelles flaques d'eau, lorsqu'ils sont obligés d'abandonner l'endroit où ils séjournaient, soit à cause de la dessiccation des lieux, soit pour tout autre motif. D'autres espèces ont l'habitude de creuser non seulement la vase, mais même de perforer des enduits assez durs. Les Callichthes ne peuvent être gardés dans les viviers ; il est dangereux pour le propriétaire de laisser ces poissons s'y établir, car ils finissent toujours par percer les parois du réservoir. Les espèces qui voyagent ainsi n'ont pas cependant, auprès de leurs branchies, ces appareils compliqués formés par des houppes ou des arbusculeranilGés qu'on voit dans les Clarias et le» Hélérobranches du Nil. D'autres espèces ont, à la place d'arbuscules au-dessus des branchies, des sacs coniques prolongés dans toute l'étendue du dos au-dessus de la colonne vertébrale.

Une autre espèce de Siluroïdes est célèbre par sa vertu électrique. L'organe, composé de feuillets membraneux et de feuillets fibreux, diffère beaucoup par sa structure de celui de la Tor[tillenu du Gymnote; mais il est animé, comme dans cei

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Poissons, par des branches considérables de la huilième paire.

Pour les naturalistes, qui pensent qu'on doit tenir compte de l'insertion des ventrales dans la distribution des Poissons et dans l'établissement des faniilies naturelles de cette classe, les Siluroïdes seront, sans aucun doute, un nouveau sujet d'embarras, car il me paraît impossible de ne pas admettre que VEremophilus , décrit et figuré par M. de Humboldt , ne soit un Siluroide npode. Nous avons déjà signalé, dans un autre article, des faits nombreux analogues à celui-ci, observés dans les familles des Scombres , des Cyprinoïdes et des Clupéoïdes. (Val.)

SILURUS. poiss. — Nom latin du Silure.

Voy. ce mot.

SILVAIIV. INS. — Sous ce nom, etquelquefois sous celui de Sylvain, on désigne vulgairement plusieurs espèces de Papillons. Ainsi \e grand Silvain est le Papillon dit Peuplier ; le petit Silvain, le l'apillon sibylle, etc. (E. D.)

SILVAIVDRE. INS.— Nom vulgaire d'une espèce du genre Papillon, le Papiliohcrmionc Linné. Le mot Sihiandre est quelquefois écrit Sylvandre. (E. D.)

SILVAIVUS (nom mythologique), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères télramères, famille des Xylophages et dépendant des Mycétophagites. On en doit l'établissement à LalTeWle {Règne animal de Cuvicr, t. V, p. 100).

Les Insectes qui composent ce genre ont le corps presque linéaire ou parallélipipède; le corselet plus long que large , de la largeur de l'abdomen antérieurement; les premiers articles dos aiuemips prrsqui' égaux et en forme de toupie avec le dernier presque globuleux; les palpes presque filiformes, et l'cxtrémiié de la tête un peu avancée et rétrécie en rjiuscau triangulaire et obtus. Vingt-deux cs| ècps font partie du genre : dix sont américaines, neuf européennes, deux africaines et une seule est d'Australie. Nous citerons, comme s'y rapportant, les S. surinamensis Linn. (frumenlarius), bidenlalus, suluralis, setdenlalus, unidentatus F., clongalus GhI., et brevicornis Et. Us vivent à l'état de larves et d'insectes parfaits sous les écorces humiles des arbres en décomposition.

lirichson {Nalurgescliichle dcr Ins. Dculs,,

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1846, p. 329) comprend ce genre daii.> .-.u famille des Cucujipes et dans le groupe de ses Brontiniens. (C.)

*SIL"VIA. BOT. PH. — Genre adopté dar ■; le Flora fluminends, synonyme d'Escol)Ccii;i Ruiz et Pav. l'oy. sciiOPHUi.AiiiMiF.s.

SILVILIS (Sî/d'iws , nom mythologiqnrl.

INS. — Genre de Diptères, de la famille di i Tabaniens, créé par Meigen (Syst. Beschr., 'I, 1820) cl adopté par M. Macquart qui lui assigne pour caractères: premier arlicla des palpes cylindrique chez les mâles ; troisième article des antennes subulé, à cinq divisions; première aussi longue que les autres réunies; des ocelles.

On ne connaît que deux espèces de ce groupe: l'une de l'Algérie, ^.algrerws, Meig. et l'autre propre à l'Italie et à l'Allemagne , qui doit eu être regardée comme le type et que Meigen indique sous le nom de S. viluli {Tabanus viluli et italicus Fabr.). (E. D.)

SILYBÉES. BOT. PH. — Nom de la neuvième sous-tribu de la tribu des Cynarées, famille des Composées. Voy. ce mot.

SILI'BUM, BOT. PH. — Genre de la famille des Composées, tribu des Cynarées, de la Syngénésie-polygamie égale dans le système de Linné. Établi d'abord par Vaillant, il avait été réuni aux Carduus par Linné; mais il a été rétabli par Gaerlner, De Candolle, Cassini, etc., et généralement adopta, dans ces derniers temps. Il ne comprend qu'une espèce, grande et belle plante herbacée , annuelle, spontanée dans la région méditerranéenne, et qui, de là, s'est répandue dans un grand nombre de pays différents. Ses capitules multiflores, à réceptacla charnu, chargé de fimbrilles, sont entourés d'un involucre de grandes écailles foliacées, dont les extérieures se dilatent à leur extrémité en un appendice ovale , terminé par une épine. Ses étamines ont les Glels soudés entre eux; ses akènes sont coniprimés , glabres , marqués d'une large aréole exactement basilaire, et ils portent au sommet, sur un îinneau corné, une aigrette > plusieurs séries de poils un peu barbelé \ Le Silybnm marianum Gcertn., très connu sous les noms vulgaires de Chardon-Marie , Chardon-Notre-Dame, Chardon argenté, eti"., croît communément le long des chemins et dans les lieux inculte.''. Il passe pour sudo-

âiivl

fiBquc, apéritif el diuictique. Dans nos àéparteineiiLs médilerranceris on mange ses jeunes pousses en salade et en fritures. Quelquefois on le cultive dans les grands jardins paysagers, à cause de sa haute taille et de SCS grandes feuilles maculées de blanc. (D. G.)

SIMABA. BOT. PH. — Genre de la famille des Simaroubacées, dont on connaît aujourd'hui 16 ou 18 espèces. Ce sont des arbustes ou des arbres de l'Amérique tropicale, très voisins des Simarouba, desquels ils diffèrent principalement par leurs fleurs hermaphrodites, par leur port et par leurs feuilles à folioles opposées. Comme exemple de ce genre, nous citerons le Simaba floribunda Aug. St.-Hil. {Plan, remarq., p. 126, t. X), belle espèce frutescente, du Brésil , dont l'écorce et les feuilles ont une amertume très forte , qu'elles doivent à un principe extractif particulier. Les Brésiliens en font usage, ainsi que des mêmes parties du Simaba ferruginea Aug. St.-Hil., contre les fièvres, contre l'hydropisie, etc. (D. G.)

*SIMAK. poiss. — On trouve dans la rivière de Couaïc , près d'Alep , un Poisson Scombéroïde que les habitants nomment Simak-el-inglese, cette dernière épitlièie étant probablement une corruption du mot français Anguille , et dont les Iclhiologisies font une espèce du genre Mastacemble(Mastacembelus haleppensis , Cuv. Val.; Rhynchobdella haleppensis, ]i\. Schn.). C'est le goût de sa chair, analogue à celle de l'Anguille, mais moins grasse, qui lui a valu son nom en langue franque. Le museau de ce Poisson est très proéminent , et garni de chaque côté d'un petit tentacule. Voy. mas-

TACEMBLE et RHYNCOBDELLE. (G. B.)

SIMAROUBA, Simarouba. bot. ph. — Genre de la famille des Simaroubacées, à laquelle il donne son nom, de la Décandrienionogynie dans le système sexuel de Linné. Il a été formé, par Aublet, aux dépens du genre Quassia. Il se compose d'arbres indigènes de l'Amérique tropicale, à feuilles alternes , brusquement pennées, à fleurs petites , blanchâtres ou verdàlres, disposées en grappes paniculées, axillaires ou terminales. Ces fleurs sont uni-sexuées et présentent toutes également un calice court, en forme de cupule, à cinq dents ou divisions; et une corolle de cinq pétales beau-

fîlM

coup plus longs que le calice; les mâle* possèdent dix élamines hypogynes , dont les oppositipétales plus courtes, et qui ont leur fîlet inséré sur le dos d'une petite écaille; à leur centre se trouvent généralement des rudiments d'ovaires ; les fleurs femelles présentent dix petites écailles, rudiments des étamines, et un pistil porté sur un gynophore court, à cinq ovaires libres, uniloculaircs, uni-ovulés; de chaque ovaires'élèv* un style, et ces cinq styles, libres et distincts à leur base, se soudent bientôt en un seul court, dressé, que termine un large stigmate à cinq lobes. A chaque fleur femelle succèdent cinq drupes, quelquefois moins, par l'effet d'un avortement, uniloculaires et monospermes.

L'espèce la plus anciennement connue de ce genre est le Simarouba officinal, Simaruba officinalis DC. {Quassia Sitnaruba L., Simaruba amara Aubl.). C'est un grand et bel arbre de la Guiane et des Antilles, où il croit naturellement dans les endroits sablonneux. Il se dislingue par ses feuilles brusquement pennées , formées de cinq à sept paires de folioles alternes , brièvement pétiolulées, oblongues, très obtuses et ar^ rondies au sommet, coriaces et lisses, d'un vert pâle en-dessous. Ses fleurs sont monoïques (d'après DeCandolie). L'écorce de cet arbre analogue au reste par ses propriétés à celle des autres espèces du même genre , est désignée dans les pharmacies sous le nom d'Écorce de Simarouba. Elle se distingue par une amertume franche et très forte , qu'elle doit à un principe particulier. Cette substance a été découverte par Winkler et elle a reçu le nom de Quassinc, parce qu'elle a été trouvée d'abord dans le Quassia amara. Sa formule chimique est C^" H'2 0^. Elle est mêlée, dans l'écorce du Simarouba officinal , à une matière résineuse , à une huile essentielle, à de l'acide malique et à quelques sels. L'écorce de Simarouba est essentiellement tonique et l'un des meilleurs stomachiques connus. Elle a été fort préconisée contre les flux de ventre, contre lesquels en effet elle est très avantageuse, toutes les fois que ces affections ne sont pas accompagnées d'une inflammation vive des organes. On en obtient également de bons eflcls contre les fièvres intermittentes vernales. contre la chlorose, le scorbut, etc.

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fine antre espèce intéressante à pnn près aiii mêmes titres est le SiMAnounA i;i evé , Simaruba excelsa DC, espèce qui croît dans les bois montagneux des Anlilles. Klle forme un grand arbre de 30 à 35 mètres de hauteur, à bois blanchâtre, à ëcorcegrise, crevassée. Elle se distingue de la précédente par ses feuilles à folioles opposées, pétiolu- ,lées, obloiigucs-lancéolées, veinées à leur face inférieure. Son écorce et son bois ont une amertume franche et très forte. D'après Nées d'Esenbeck , c'est de ce Simarouba que provient Ja plus grande partie du bois qui porte dans le commerce et dans les pliarmacies le nom de IJgnuni Quassiœ. (P. D.)

SIMAllUBACÉES. SIMAliUBÉES. Sivnarubaceœ. Simarubeœ. bot. ph. — Groupe de plantes auquel on a donné le premier ou le second de ces noms , suivant qu'on l'a considéré comme une famille distincte ou comme une tribu de celle des Rutacées , à l'article desquelles nous avons exposé ses caractères et ses genres. (Ad. J.)

*SIMBLOCLINE. BOT. PH. — Genre créé par De Candolle ( Prodr., Y, p. 297 ) dans la famille des Composées, tribu des Astéroïdées, pour un arbuste du Pérou, à fleurs rayonnées, purpurines , à involucre imbriqué, à aigrette pileuse, longue et unisériée sur les akènes du disque, courte et bisériée sur ceux du rayon. (D. G.)

SIMBLLETA. bot. ph. — Ce genre, créé par Forskahl , est regardé comme n'étant qu'un synonyme de VAiiarrhinum Desf., et l'espèce, qui en était le type, le Simbulela Forskalei Gme\. {S. arabica Poir.), est regardée comme rentrant dans VAnarrhinum bellidifolium. Cependant il reste encore un peu d'incertitude au sujet de ces deux assimilations. (D. G.)

*SIMETHIS. BOT. PU.— M. Kunth a créé ce genre (Enumer., IV, p. 618) dans la famille des Liliacées, pour V Anthericnm bicolor Desf. {Phalangiiim bicolor DC), jolie plante de l'Europe méridionale, dont le nom spécifique est dû à son périanthe blanc en dedans, purpurin en dehors. Ce genre est très voisin de V Arthropodium , duquel il se distingue, selon son auteur, par les loges de son ovaire bi-ovulées; il se distingue des cernes Cœsia et Phalangium, par ses étamines à filets barbus et, de ce dernier, en particulier, par le nombre de ses ovules; il

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s'éloigne des Bulbincs par les pièces de son périanthe marquées de 75 nervures, par si»; deux ovules anatropes. Enfin son port particulier le fait reconnaître au milieu des genres qui viennent d'être nommés. Son espèco type est le Simelhis bicolor Kunth. (D. G.)

Sli^IIA. MAM. — Les anciens donnaient spécialement cette dénomination au. Magot, espèce du genre Macaque; mais les zoologistes modernes l'ont appliquée d'une manièregénéraleàla première famillede l'ordre des Quadrumanes, celle des Singes. (E. D.)

*SIMIJÎ, Bonap.; SIMIAD.-E, Less.; SIailD.E, Bonap.; SIYIIIIVA, Gray. mam. — On a indiqué, sous ces dénominations diverses , la famille des Quadrumanes con tenant les Singes. Voy. ce mot. (E. D.)

SIMIRA. BOT. PH, — Genre établi par Aublet, et rapporté aujourd'hui, comme synonyme, au genre Jl/apott?-ia A. Rich., de la famille des Rubiacées-ColTéacées. (D. G.)

*SIiMIUS. MAM. — Les Singes sont désignés sous ce nom par Alpinius(iïJs<..^a'yj)<. nat., 1735). - (E. D.)

*SIMM01VDSIA(nom d'homme). BOT. PU.

— Genre établi par M. Nuttal dans la famille des Euphorbiacées, tribu des Acalyphées. (D. G.)

*SIMO, Megerle Dahl, ins. —Synonyme de Otiorhynchcs Germar, Schœnherr. (C.)

*SI1VI0CIIEILUS. BOT. PH. — Genre de la famille des Ericacées, formé par M. Beniham, par la réunion des genres Plagioslemon , Tliamnus, Simocheilus , Odogonia et Pachycalyx deKlotzsch. Il renferme de petits arbustes du cap de Bonne-Espérance, qui ressemblent à des Bruyères, et dont les fleurs forment généralement des capitules terminaux penchés. (D. G.)

*SIiM(M;THIS («ri,u.o5, camus; à/)'9/î,-, souffle), ins. — Leach (m Sam. Comp., 1819) désigne sous ce nom un genre de Lépidoptères nocturnes de la tribu des Pyralides qui n'est pas adopté par les entomologistes fiançais. (E. D.)

*SIMOETriL'S (atp.o,-, camus; ?tos, caractère). INS.— M. Boisduval (ZooZogfedu Voyage de l'Astrolabe, t. I, part. 1, 1832) a créé, sous ce nom, un genre de Lépidoptères de la famille def Diurnes, principalement remarquable par la conformation de ses pieds. Le type est le S. pardu Boisd. ( Polyommalus Simethus Latr., God., Cram.), du Bengala

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et de Java. II y entre, en outre, une seconde espèce, S. rex Cuisd., qui se trouve dans nie Doréi. (E. D.)

SIMON. HAM. — Nom vulgaire du Dauphin. (E. D.)

♦SIMOIVEA. ARACHN. — C'est un genre lie l'ordre des Acarides , établi par M. P. Gervais, dans le tom. III des Insectes aptères par M. Walckenaër, et dont les caractères génériques ne sont pas encore publiés. La seule espèce connue est la Simonea folliculorum Simon [Archives de Muller, 1842, p. U18, pi. 9). Cette espèce , qui est assez commune, a été rencontrée dans la tanne des cryptes altérés qui se voient si souvent sur les ailes du nez, chez l'espèce humaine particulièrement. (H. L.)

*SIMORHYIVCHUS, Keys. et Blas. ois.

-—Synonyme de Terekia Ch. Bonap. ; Limosa, Pall,, genre fondé sur la Barge terek Lini. terek Temm. ). (Z. G.)

SIMOSAURUS ( aijj.o'ç , museau obtus , camus; aaùpo;, lézard), rept. foss. — Genre créé par M. H. de Meyer pour un Reptile, dont les débris se rencontrent dans le Muschelkalk, ainsi que les Conchiosaures, Draco- <aures et les Nothosaures. La tête est large et aplatie; le museau arrondi ; Tos carré ou lympanique est dirigé fortement en arrière, de sorte que l'articulation de la mâchoire inférieure dépasse de beaucoup le condyle occipital. Les fosses temporales sont grandes, ovales; les orbites presque circulaires et les narines séparées l'une de l'autre. La face inférieure ou palatine présente un vaste plancher osseux , percé à son extrémité antérieure par l'ouveriure des arrière- narines, à peu près comme dans la Chelyde malamala. Les dents sont petites et arquées comme dans les Nothosaures, et il paraît que les membres ont de l'analogie avec ceux des Plésiosaures. Nous avons déjà proposé de réunir tous ces genres du Muschelkak , à cause de la composition de leur têle , qui nous paraît un mélange de celle des Tortues et des Sauriens, sous le nom de Chélyotauriens. (L...D )

*S1IM0TES. MAU. — F. Fischer ( Fish.

Synops. Mam., 1829) a créé sous ce nom un genre de Rongeurs du groupe naturel lies Rats. Voy. ce mot. (E. D.)

SllMPLEGADE. moll. — Genre proposé par Monlfort pour une Coquille fossile qui

SÏM

doit faire partie du genre Ammonite. (Dv:.)

*SUIPLIC1!WA\ES. Simplicimani (smplex, simple; manus, main), ins. — Nom donné par Cuvier à une section de la tribu des Carabiques , comprenant ceux de ces Insectes Coléoptères dont les deux tarses antérieurs seuls sont dilatés dans les màrlos sous forme de palette carrée ou orbicnlaire. (C. d'O.)

SIMPLICIPÈDES. INS.— Nom donné par Dejean à sa quatrième tribu des Carabiques, ordre des Coléoptères, comprenant ceux de ces Insectes qui n'ont pas d'échancrure au côté interne des jambes antérieures.

*S1IMPL0CARIA. INS.— Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères , famille des Clavicornes , créé par Curtis [British Enlomology, 7, 335), adopté par Erichson {Nalurgeschichle der Ins. Deutschl., 1 8i6 , p. 1 68, 1847, p. 493), et composé des quatre espèces suivantes: 5. serai - striata F . , metallica Dufs., maculosa et acuminataEv. Ces espèces sont toutes propres à l'Europe et la première est excessivement commune aux environs de Paris , sous la mousse, dans les champs de luzerne. (C.)

♦SIMPLLOPSIS ( simpulum, petit vase pour les sacrifices; oif'i;, apparence), molu Beck, dans le Catalogue des Mollusques du Musée du prince Frédéric, indique, sous ce nom, un genre de Gastéropodes pulmonés (Beck, Index Moll. Mus. Pr. Aug. Chr. Fréd., 1837). (G. B.)

SIMPULUm {sinipulum, petit vase pour les sacrifices), moll. — Klein, dans son Essai sur la classification des Coquilles, réunit, sous ce nom générique, des Tritons, des Ranelles, des Fasciolaires et un Strombe, à cause de la ressemblance qu'il leur trouve avec un vase que les anciens employaient dans leurs sacrifices. (G. B.)

SIMSIA (dédié au botaniste anglais Sims, le fondateur du Botanical Magazine), bot. FH. — En 1807, Persoon avait proposé sous ce nom un genre qui rentre dans la famille des Composées, tribu des Sénécionées. Eu 1810, dans sa belle monographie des Protéacées, M. Rob. Brown proposa un nouveau genre dans cette dernière famille, sous ce même nom. Il est dès lors évident que l'antériorité appartient au premier; aussi le dernier est il aujourd'hui regardé comma

SIM

synonyme de Sltrlingia. Quant au Simsia de Persoon,il a pour objet des plantes herbacées, du Mexique, à involucre cyliiidracé, formé d'écaillés nombreuses, presque égales, sur 2-3 rangs ; à réceptacle paléacé; à akènes comprimés-pianes, surmontés de deux arêtes. (D.G.)

•SIMSIMUM. BOT. PH. — Genre de la famille des Sésamées, pour ceux qui adoptentcette famille, de celle des Bignoniacées, tribu des Sésamées pour M. Endiicher, proposé par M. Bernhardi pour le Sesamum roslratum Hochst , et regardé par M. Endiicher comme une simple section des Sésames. (D. G.)

*SI!V1ULIA, iMeig. iNs. — Voy. simo-

LIUM.

* SIMULIDES. INS. — M. Zetterstedt [Dipl. Scand., 1842) indique sous cette dénomination une division des Tipulaires comprenant plusieurs genres de Diptères et particulièrement celui des Simulium. Voy. ce mot. (E. D.)

* SIMULIUM {simula, feindre), ins. — Genre de l'ordre des Diptères, famille des Némocères, tribu des Tipulaires , division des Florales, créé par Lalreille {Histoire naturelle des Insectes, 1802) aux dépens des Culex de Linné, et adopté par tous les entomologistes. Les Simulium , que Meigen désigne sous la dénomination de Simulia, ont pour principaux caractères : Antennes cylindriques, composées de onze articles. Palpes de quatre articles, dont le dernier est grêle et allongé. Ocelles nuls. Ailes très larges, ayant leurs cellules marginales et bacillaires fort étroites. Tarses ayant leur premier article aussi long que les quatre autres réunis. Ces Diptères piquent assez fortement et attaquent les animaux. On en connaît unedizaine d'espèces, toutes propres à l'Europe. Nous citerons, comme type, le S. repians Latr., qui est brun et se trouve communément partout en Europe. (E. D.)

*SIMUS(<Tij:;.o;, camus). REPT. — M.Agassiz {inWagl. Icon.Rept., 1830) nomme ainsi Tune des subdivisions du genre Couleuvre. Voy. ce mot. (E. D.)

*SIMYRA (difioç, camus; oipa, queue).

;ns. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Leucanides, créé par Treiscke, adopté par tous les entomologistes et dontDuponchel {Calai. mCtho-

T. XII

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dique des Lépidoptères d'Europe, 18i4) fait' deux genres distincts: les Simyra et les Sy-] 7iia, les premiers ayant les ailes supérieures à sommet plus ou moins aigu, sans taches ni lignes transversales, niaisrayéeslongiludina-i lenient, comme celles des Leucanies, et les seconds à ailes supérieures ayant la côte légèrement sinuée au milieu. On ne connaît qu'un petit nombre d'espèces de Simyra; lo type est la S- nervosa Fabr. qui se trouve en Allemagne. Cette espèce a pour principaux caractères : Corps d'un jaune nankin pâle ; ailes antérieures de la même couleur , finement pointillées de brun , avec les nervures blanches et trois lignes longitudinales noires, deux à la base et une autre vers le milieu; ailes postérieures d'un jaune blanchâtre. Les chenilles sont cylindriques, poilues; elles vivent de Graminées ou de plantes basses, et, avant de se chrysalider, se renferment dans des coques composées de soie et de débris de végétaux. (E. D.)

*SIlVAPlDEi\DI\OIV. BOT. PB.— Genre de la famille des Crucifères, tribu des Orthoplocées , créé par Lowe pour des espèces de Moutardes sous-frutescentes, propres à l'île de Madère, qui formaient la section Disacci-jm du genre Sinapis dans le Systema et le Prodromus de De Candolle. Ces plantes se distinguent surtout par leurs deux sépales latéraux renflés en sac à la base et par leur silique stipitée, à bec comprimé, stérile, à valves presque planes. (D. G.)

SIIVAPIS. BOT. PH. — Nom latin du genre Moutarde. Voy. moutarde.

SINAPISTRUM, Mœencb. bot. ph.— Synonyme de Cleome. Sous ce même nom, M. Reichenbach a proposé un genre de Crucifères qui rentre comme synonyme dans le; Moutardes, section des Ceralosinapis DG.

*SmCLAIRIA. bot. PH. — Genre créé par MM. Hooker et Arnott, dans la partie botanique du Voyage de Beechey, p. 433, pour un bel arbuste du Mexique, à capitules jaunes rayonnes, groupés en une sorte de panicule d'un brillant effet, entourés d'un involucre imbriqué et dont le réceptacle est nu. Ces fleurs donnent des akènes courts, anguleux, surmontés d'une aigrette bisériée, dont les poils internes sont longs, raides, fragiles et scabres. Ce genre se place dans la famille des Composées, tribu des Veruonia-

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cées, entre les genres Hectorea DC, et Andromachia H. B. (D. G.)

* SIi\'DmS {<jtvSpo-, , petit marteau), ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Tinéites, créé par M. Boisduval (Faun. Madag., 1833), remarquable par ses ailes supérieures un peu elliptiques et les inférieures plissées dans le repos. Ce genre ne comprend qu'une seule espèce provenant de Madagascar et de l'iie de Sainte-Marie, et qui a reçu le nom de S. Sganzini Boisd., loc. cit., pi. 16, fig. 10. (E. D.)

*SIIVEA. INS. — Genre de la famille des Réduviides, de l'ordre des Hémiptères, établi par MM. Amyot et Serville {Insectes hémiptères. Suites à Buffon) sur quelques espèces très voisines des Zelus, et remarquables surtout par les petites épines qui hérissent leur tête et leur prothorax. Les auteurs du genre en citent trois espèces : les S. multispinosa {Cimex multispinosus De Geer), de Pensylvanie; S. ^ovanensis Amyot et Serville, de Java; et S. punctipes Amyot et Serville, de Cayenne. (Bl.-)

*SI!V£iVIl]RIA {sine, sans; muria, saumure). MOLL. Foss, — Genre de Mollusques Acéphales à coquille équivalve, dont la station est verticale (orlhoconques), dont l'impression paléale du manteau n'est point échancrée par un sinus {intégiopaléales). Confondues d'abord avecles Unio (Sowerby), les Smemun'a en diffèrent néanmoins par leur habitat , puisqu'elles n'ont jamais été trouvées dans des formations d'eau douce ; elles s'en distinguent, en outre, par des caractères importants. Leur coquille, en général trans- /erse et înéquilatérale, n'a qu'une dent larale , une petite fossette oblique pour le ligament interne, et deux dents latérales éloignées. Dès 1838, M. Agassiz avait désigné ce genre particulier sous le nom de Caràinia; peu de temps après, M. Stutchbury lui donnait celui de Pachyodon. Ignorant ces circonstances et frappé des caractères spétiaux de ce Mollusque, M. deChristol l'appela Sinemuria {Bull. Soc. Ge'oJ., XII, 1841). Les espèces paraissent particulièrement nonabreuses dans les terrains carbonifères ; les plus récentes se rencontrent dans le lias et le terrain jurassique. Quant aux affinités zoologiques de ce Mollusque , elles n'ont point encore été suffisamment étudiées ; il

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paratt néanmoins se rapprocher des Crassatelles et des Corbeilles. (E. Ba.)

SINETBÈRES. mam.— Foj/. stnethèkes.

*SIIMGA. ARACBN. — Koch , dans son Die Arachniden , désigne sous ce nom un nouveau genre de l'ordre des Araignées, établi aux dépens de celui des Epeira de Walckenaër. Six espèces composent cette nouvelle coupe générique; parmi ces espèces je citerai le Singa conica Walck. (Epeira) {Hist, nat. des 1ns. api., t. II, p. 138, n. 157), qui a été rencontré en Allemagne. (H. L.)

SINGAIVA. BOT- PB. — Genre créé par Aublet pour un arbuste sarmenteux de la Guiane, à tige rameuse, à grandes feuilles placées par deux sur chaque nœud, à fruit cylindrique, fragile, uniloculaire, long de 15 à 24 centimètres, et renfermant de grosses graines entourées de pulpe, attachées à trois placentaires pariétaux. A.-L. Jussieu le rapportait à sa famille des Guttifères. De Candolle, Endiicher le mettent parmi les genres douteux à la suite des Capparidées.

SINGES. Simia. hamii. — On connaît un grand nombre d'espèces dans la famille naturelle des Singes, et toutes sont intéressantes, quel que soit le point de vue sous lequel on les étudie. La pétulance des unes, la lenteur réfléchie de quelques autres , la variété, la mobilité, la finesse des instincts chez toutes , la forme de leur corps , toujours plus ou moins analogue à la nôtre aussi bien que leur physionomie, et parfois même leur démarche , tout, dans ces singuliers animaux, appelle et retient l'attentioa de l'observateur. C'est à cause des mêmes particularités que les Singes excitent dans toutes les classes de la société et ches tous les peuples un égal sentiment de curiosité. En efifet, il est aisé de reconnaître en eus un acheminement de moins en moins imparfait de l'animalité vers le genre humain. Dès que l'on a quitté le groupe naturel des Makis ou Lémuriens, l'étude ascensionnelle| du règne animal montre les Ouistitis, dont] l'organisation , les mœurs, et surtout le fa-! ciès, sont, pour ainsi dire, un mélange de ceux des Rongeurs et des Primates eux-' mêmes; puis les Sagouins et les Sapajous, américains, de même que les Ouistitis; les Cynocéphales , les Macaques viennent en<^ suite; puis les Guenons et les Semnopi-

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thèques , espèces de l'Inde ou de l'Afrique , qui méritent bien mieux la dénomination de Singes que les Ouistitis; aussi, quoique ces animaux soient d'espèces et même de genres Tort divers, les personnes les moins familiarisées avec les méthodes des naturalistes leur donnent-elles indistinctement à tous le nom de Singes. Au contraire, on hésite, pour ainsi dire, lorsqu'il s'agit des espèces les plus rapprochées de nous par leur organisation. Pour celles-ci, la dénomination de Singes ne paraît plus suffisante, et celle d'Homme cependant ne peut encore être appliquée. Ces Singes supérieurs aux autres ont même été classés par les nomenclateurs du dernier siècle dans le même genre que l'Homme lui-même. On se contente aujourd'hui de les nommer Singes anthropomorphes pour exprimer qu'ils sont plus semblables à notre espèce que tous ceux que nous avons déjà cités; ce sont les Gibbons et surtout le Chimpanzé et l'Orang-Outang.

Les principales dispositions organiques, par lesquelles les Singes diffèrent des autres animaux, ont engagé les naturalistes du siècle dernier, et beaucoup de ceux du siècle actuel , à les réunir dans un même ordre avec l'Homme sous le nom de Primates, qui signifie pour ainsi dire que ce sont les notables du règne animal. Dans la méthode de Linné , l'ordre des Primates réunit l'Homme, les Singes, les Makis , et même les Paresseux et les Chauve Souris, que depuis lors on en a retirés. Beaucoup d'auteurs, il est vrai, ont essayé, à l'exemple de Blumenbach et de Cuvier , de faire un ordre des Bimanes pour l'Homme seul, et un ordre des Quadrumanes pour les Singes et les Makis; mais cette opinion paraît aujourd'hui abandonnée, et l'ordre des Primates comprend, comme au temps de Linné, l'Homme , les Singes et les Lémuriens.

Toutefois , on n'admet plus avec Tyson , Linnaeus et divers autres , que les Singes ïnthropomorphes, c'est-à-dire à faciès huinain,que nous avons cités précédemment, joivent être considérés comme des espèces du genre Homo. Dans le Systema naturœ de Linné , le Gibbon s'appelait Homo lar ; rOrang-Outang, Homo satyrus; et le Chimpanzé , Homo troglodytes. L'Homme recevait et a seul conservé la dénomination

d'Homo sapiens. Les psychologistes, qui ont trop dédaigné l'observation des animaux, et en particulier celle des Singes, du Chien, de l'Éléphant, et des autres espèces réellement intelligentes, se sont souvent récriés contre la réunion (réunion purement zoologique cependant) de l'Homme et des premiers Quadrupèdes, telle 'que l'avait établie l'école de Ray et de Linné , et ils ont proposé de séparer complètement l'Homme du res'e des animaux.

Aujourd'hui la réunion de l'Homme et de* premiers Singes dans un seul et même genre n'est plus admissible, malgré les rap^' ports de structure incontestables et incon« testés qui existent entre lui et les espèces anthropomorphes, et même tous les Singes de l'ancien continent. Une connaissance plus complète, toujours au point de vue organologique, a démontré que si les trois prétendues espèces d'Hommes que nous citions plus haut , d'après Linné , diffèrent moins de VHomo sapiens que des derniers Primates, c'est-à-dire des Cheiromys , des Galéopithèques , et même des Makis et des Ouistitis , il est assez facile cependant de les en distinguer par de bons caractères zoologiques, pour qu'on ne les laisse pas confondues génériquement avec lui. L'Homme n'a pas un seul caractère organique , dont on ne retrouve la trace , souvent même la reproduction , dans les Singes de l'ancien monde ; mais sa station, sa forme générale, son grand développement crânien , et la masse cérébrale dont ce développement est la conséquence ; la forme de ses membres inférieurs , dont le pouce n'est pas opposable, et d'autres caractères encore en font, même au point de vue organique, un genre bien distinct de ceux des Singes.

Buffon, qui faisait alors de la nomenclature tout en la combattant, avait réservé le nom de Singes à une partie seulement dos animaux auxquels on l'applique généralement. Les tomes XIV et XV (1) de son Histoire naturelle sont consacrés à ces animaux, et ils ont grandement contribué à nous les bien faire connaître. Quoique le grand naturaliste français appelle quelquefois les Sakis, les Sajous , les Macaques, et , , des Singes, il réserve cette dernière dénomination à ceux « qui sont sans queue, dont la

(1) Édition in-4 (1766-1J6;;.

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>' face est aplatie, dont les mains, les doigts, » les dents et les ongles , ressemblent à » ceux de l'Homme, et qui, comme lui, 5' marchent debout sur les deux pieds. Les » anciens, dit-il , n'en connaissaient qu'un » seul : le Pilhecos des Grecs, le Simia des » Latins; et c'est celui sur lequel Aristote, » Pline et Galien, ont institué toutes les » comparaisons physiques , et fondé toutes » les relations du Singe à l'Homme. » Le Chimpanzé et l'Orang , dont Buffon confond l'histoire sous le nom de Jocko , et le Gibbon qu'il fait mieux connaître , forment ses autres espèces de Singes. Après eux viennent les Dabouina , <' à queue courte, à face 3» allongée, à museau large et relevé, avec » des dents canines à proportion plus fortes » que celles de l'Homme et des callosités sur » les fesses. »

Buffon en connaît trois espèces : le Papion ou Babouin proprement dit, le Mandrill et rOuenderou. Un groupe intermédiaire à celui des Babouins et à celui qui va suivre est formé par le Magot. Buffon n'avait pas reconnu que cette espèce et le Pithèque, dont il a parlé précédemment, ne diffèrent réellement pas. D'une part, il croyait n'avoir pas vu le Pithèque, et il le classait dans le premier groupe d'après les récits des anciens; et d'autre part, il en jugeait très sainement en disant du Magot, qui n'est en réalité que le Pithèque des anciens : « Il fait la nuance entre les Singes » elles Babouins; il diffère des premiers, » en ce qu'il a le museau allongé et de 3) grosses dents canines; il diffère des se- » conds, parce qu'il n'a réellement point » de queue, quoiqu'il ait un petit appeni> dice de peau qui a l'apparence d'une » naissance de queue; il n'est par conseil qnent ni Singe ni Babouin, et tient en » même temps de la nature des deux. »

Voici comment Buffon s'exprime au sujet (le son troisième genre :

« Après les Singes et les Babouins se B trouvent les GuenoMs; c'est ainsi que j'ap- >> pelle, d'après notre idiome ancien, les » animaux qui ressemblent aux Singes ou B aux Babouins, mais qui ont de longues »> queues , c'est à-dire des queues aussi »» longues ou plus longues que le corps. » Notre auteur en connaissait dès lors sept espèces: Makaque, Patas, MalbrouJc, Man-

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gabey, Mouslac , Talapoia et Doue ,qui seront plus tard distribuées dans les divers genres des Macaques , Cercopithèques ,Cercocèbes, Miopilhèques et Semnopilhèqnes, lorsque de nouvelles recherches auront accru le nombre des espèces, et mieux fait connaître leurs caractères respectifs.

Le Maimon, ou Singe à queue de Cochon, est regardé par Buffon comme l'intermédiaire des Babouins aux Guenons, tels qu'il les définit; et celle opinion est tout à fait conforme aux faits.

« Voilà, ajoute-t-il pour justifier la défi » nition nouvelle du mot Singes, voilà les )) animaux de l'ancien continent, auxquels » on a donné le nom de Singes, quoiqu'ils » soient non seulement d'espèces éloignées, » mais même de genres assez différents ; et » ce qui a mis le comble à l'erreur et à la » confusion, c'est qu'on a donné ces mêmes » noms de Singe , de Cynocéphale , de Kèbe )) et de Cercopithèque , noms faits , il y a » loOO ans, par les Grecs, à des animaux » du Nouveau-Monde, qu'on n'a découverts )' que depuis deux ou trois siècles. On ne se » doutait pas qu'il n'existait, dans les par- » lies méridionales de ce nouveau conti- » nent, aucun des animaux de l'Afrique et » des Indes orientales. On a trouvé en Améu rique des bêtes avec des mains et des » doigts ; ce rapport seul a suffi pour qu'on » les ait appelées Singes; sans faire alten- » lion que , pour transformer un nom , il )) faut au moins que le genre soit le même, » et que, pour l'appliquer juste, il faut enw core que l'espèce soit identique : or ces «animaux d'Amérique, dont nous ferons » deux classes sous les noms de Sapajous et » de Sagouins, sont très différents de tous )' les Singes de l'Asie et de l'Afrique ; et de » la même manière qu'il ne se trouve dam » le nouveau continent ni Singes, ni Ba- » bouins , ni Guenons , il n'existe aussi ni n Sapajous, ni Sagouins dans l'ancien. » Nous ne pouvions nous dispenser , pour rappeler au lecteur toute la part qui revient à Buffon dans la classification et la connais-sance des Singes, de reproduire ces lignes remarquables écrites par lui en 1766, et dont tous les travaux faits ultérieurement sur ce groupe d'animaux ne sont véritablement que la confirmation ou le développe ment. Elles sont empruntées au chapilrfl

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qu'il a intiliilé d'une manière ci'nc^rale : Noinenclalure des Singes, quoiiiu'il réserve ce nom auï premières espèces seulement.

Les Singes proprement dits, à part le Pilhcque qui est le même que le Magot, sont devenus les genres Orang, Chimpanzé et Gibbon: ce sont les Anthropomorphes des auteurs; les Babouins sont nos Cynocéphales; le Magot, intermédiaire aux Singes et aux Babouins, est le genre Inuus : il est très voisin des Macaques , quoiqu'il tienne des Anthropomorphes et des Babouins; le Maimon est aussi un Macaque pour les naturalistes actuels; et si les Guenons ont dû être subdivisées ainsi que nous l'avons déjà dit, elles n'en forment pas moins un groupe naturel, dont les Semnopilhèques , les Cercopithèques et les Macaques constituent les trois termes principaux.

Les Anthropomorphes, les Babouins ou Cynocéphales, et les divisions du groupe des Guenons, composent une tribu importante parmi les Singes, ou plutôt une première famille, dont Bullon avait très nellement distingué les principaux termes , et qu'il avait très justement séparés des Singes américains , c'est-à-dire des Sapajous et Sagouins ; ils ont , en effet , des caractères qui leur sont propres , et que ces derniers ne présentent jamais.

Singes de Vancien continent.

Ces Singes ont été nommés collectivement Catarrhiniens (E.Geoff.), Pilhecus(B\au\v.), Simina (Ch. Bonap.), etc. Leurs principaux caractères communs sont les suivants :

dents en même nombre, et disposées d'après la même formule que chez l'Homme, et par conséquent au nombre total de 32 chez les adultes et de 20 à la première dentition : en général, des callosités fessières ; queue nulle extérieurement, courte ou longue, mais non prenante ; narines ouvertes audessous du nez, obliquement, et séparées par une cloison étroite ; dents canines plus ou moins développées.

Les différents groupes de cette première famille de Singes sont:

L Chimp.^nzé {Troglodytes, E. GeofTr., Anthropopithecus, Blainv.). Une seule espèce bien constatée. Elle est de l'Afrique intertropicale , principalement du Congo et des parties voisines. Le jeune âge est représenté

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dans l'atlas de ce Dictionnaire: Mammifères, [il. ti.

II. Orang {Pithecus, Et. Geoff., Bachiopithecus, Blainv.). Plusieurs esjjèces ou racè'i de Bornéo et de Sumatra. L'existence de ces animaux sur le continent indien n'a pas élé démontrée.

IH. GiBBOtis {Hylobales, Illig.). Une dizaine d'espèces, toutes de l'archipel indien ou de quelques parties du continent indien.

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