‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 152 sur 173 · SME · texte numérisé non relu

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IJient d'après ses nuiinisciits par Ranks, pour des végétaux frutescents de Sierra- Leone, distingués par leur calice et leur corolle , l'un et l'autre à 10 divisions profondes; par leur couronne simple, membraneuse, urcéol.iire, denlieulée à son bord ; par leur capsule renflée , papyracée. De CandoIle(Pro(ir.,ni, 322) en a décrit deux espèces : Smeathmannia pubescens Sol. et S. lœvigata Sol. (D. G.)

* SMECTIQLE. Smeclicus (<jp.vixu, nettoyer). GÉOL. — Epithète donnée à une variété d'Argile qui sert à dégraisser les étoffes de laine et qu'on nomme aussi Terre à foulon. Voy. ARGILE, à l'article ROCHES, page 173. (G. D'O.)

SMECTITE ; ARGILE S^IECTIQUE (du grec af/ïixTî;). min. — L'Argile à Foulon. Voy. ARGiLK, a l'article roches. (Del.)

*SMEGADEU!\10S. bot. ph.- Genre de la famille des Rosacées établi par Ruiz et Pavon, et rapporté aujourd'hui comme synonyme au genre Quillaja Molin.

*S!MEIA. INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères , famille des Cycliques et tribu des Clythraires, établi par Th. Lacordaire (A/onogiraj:)/iîe de la famille des Phytophages, t. II, p. 24), sur une espèce de la CatTrerie : la S. viginea Lac. (C.)

•SMELOWSKIA (nom d'homme), bot.

PH. — Genre établi par M. C.-A. Meyer (in l.edéb., Flor. ait., III, 165), dans la famille (les Crucifères, tribu des Sisymbriées, pour des plantes herbacées, vivaces , propres à l'Asie centrale, précédemment disséminées dans les genres Cochlearia , Hutchmsia et Sis</mbrium. (D. G.)

*S1MERDIS. Poiss. Foss. — Genre perdu ^le Poissons Acanthoptérygiens, de la division des Percoïdes à deux dorsales, et qui ont au plus sept rayons branchiostéges. Ce genre n'est composé que de très petites espèces dont les caractères principaux sont : Un premier sous-orbitaire et un préoperculc dentelé; un opercule terminé postérieurement par une saillie arrondie; deux dorsales étroites et une caudale fourchue. M. Agas.siz décrit six espèces de Smerdis trouvés dans les dépôts du Monte-Bolca et dans les terrains tertiaires. Le Smerdis ventralis Agass . , a été trouvé dans les plâtrières de Montt:iarlre, et décrit par Cuvier sous le nom

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de cinquième Poisson des plâtrières (O-s-semenls fossiles, 4* édition, t. V, p. 632). (E. Ba.)

SMERDIS.CRDST.— Synonyme d'Ênc/iz/i».

Voy. re nom. (II. L.)

*SMER11\1THE. Smcrinlhus. ins. — Genre de la tribu des Sphingiens, de l'ordre des Lépidoptères , établi par Ochsenhcimer {Sr.hmelterlinge der Europ.) et adopté paf tous les entomologistes. Les Smérinlhes se font remarquer par leurs antennes flexueuses amincies vers le bout et crénelées en dessous , particulièrement dans les mâles; par leur trompe complètement rudimentaire; leurs ailes dentelées, etc. On en connaît, outre plusieurs espèces exotiques, quatre européennes: le S. oceUata Linn., vulgairement le Sphinx demi-Paon, le S. populi, le 5. tiliœ Linn., et le S. quercus. Voy.

SPHIXGIKNS. (Bl.)

*SMICR01>lYX(crpxpo5, petit; ow?, ongle). INS.— Genre de l'ordre des Coléoptères létramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Erirhinides, établi par Schœnherr {Gênera et species Curculionidum synonymia , t. VII, 2, p. 313), qui y comprend sept espèces. Six sont originaires de l'Europe, et une de l'Afrique australe.

Ces Insectes sont petits et couverts d'une poussière blanche etécailleuse qui se détache facilement. (C.)

*SMIDTIA (Smidt, nom d'un entomologiste). INS. —M. Robineau-Desvoidy [Essai sur les Myodaires , 1830, et Annales de la Société entomologtque de France, 1847, 4' trimestre) indique, sous ce nom, un genre de l'ordre des Diptères, de la division des Myodaires, groupe des Entomobies, section desHerellées, et correspondant aux Tachina Meigen, et aux Sonomatopia Macquart. Les Smidlia ont le corps cylindrique, à teintes d'un bronzé obscur , avec des lignes et des reflets d'un cendré grisâtre. Ils sont assez nombreux, sous le rapport des individus, et se trouvent soit à terre, soit sur le tronc des arbres, aux premiers mois du printemps. On en décrit quatre espèces propres à l'Europe, et dont le type est le 5. vernalis Rob.-Desv., Macq. (E. D.)

SMILACE. Smilax, bot. ph. — Genre de la famille des Smilacées,à laquelle il donne son nom, de la Diœrie-Hexandrie, dans le système de Linné. Il est formé de

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sous-arbrisseaux grimpants, toujours verts, qui habitent les régions tempérées et chaudes des deux hémisphères. Leur racine est tantôt tubéreuse, tantôt fibreuse; leur tige est généralement pourvue d'aiguillons; leurs feuilles sont alternes, pétiolées, en cœur ou haslées, à veines en réseau, accompagnées de vrilles à leur base; leurs fleurs unisexuées sont tantôt sessiles sur un réceptacle globuleux et presque en tête, tantôt pédiculées et disposées en ombelle, en grappe, en corymbe, rarement solitaires ou géminées. Elles se composent : d'un périanlhe coloré, à six folioles étalées, tombantes, sur deux rangs, les trois extérieures généralement plus larges; de six étamines insérées à la base des folioles du périanthe, à anthères linéaires; d'un ovaire à trois loges uni-ovulées, surmonté d'un style très court, que terminent trois stigmates étalés : à ce pistil succède une baie 1-3 loculaire, renfermant d'une à trois graines.

Ce sont des Smilaces qui fournissent un médicament très fréquemment employé , la Salsepareille. Longtemps on a cru, avec Linné, quecetlesubstancen'étaitautre chose que la racine du Smilax Salsaparilla Lin. ; mais bien que l'histoire des Smilax, dont la racine est confondue sous le nom de Salsepareille, laisse encore beaucoup à désirer, on est cependant presque assuré que la racine de l'espèce linnéenne que nous venons de nommer n'entre pour rien dans la quantité considérable de ce médicament qui est versée dans le commerce. En effet , cette espèce croit dans le Sud des États-Unis, d'où il ne vient pas de Salsepareille. Il est, au contraire établi aujourd'hui que les racines qui nous viennent d'Amérique sous ce nom appartiennent à plusieurs autres espèces de Smilax, surtout aux trois suivantes :

1. SMiLACE OFFICINAL. Smilox officinolis , H. B. K. Cette espèce croît abondamment le long du fleuve des Amazones, d'où sa racine est, d'après M. de Humboldt, expédiée d'abord , par Carlhagène, à la Jamaïque, et ensuite de cette île en Europe. Sa tige grimpante, tétragone, aiguillonnée, produit des branches arrondies et inermes. Ses feuilles ovales-allongées , aiguës au sommet , en cœur à leur base , parcourues par 5-7 nervures, coriaces, ont

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environ trois décimètres de long. On ne connaît ni sa fleur, ni son fruit.

2. SMILACE MÉDICINAL. Smilax medicu Schlecht. — Celui-ci se trouve dans les forêts du Mexique. C'est par la Vera-Cruz que ses racines sont expédiées en Europe. Sa tige anguleuse porte deux ou trois aiguillons presque droits à chacun des points renflés d'où naissent les feuilles inférieures; plus haut elle reste inerme. Ses feuilles inférieures sont en cœur, à larges oreillettes obtuses, tandis que les supérieures sont ovales en cœur, aiguës. On ne connaît pas ses fleurs. Son fruit mûr est rouge foncé, de la grosseur et de la forme d'une petite cerise.

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