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autant de placentaires pariétaux, surmontés d'autant destigmates courts, très brièvement bilobés au sommet. A ces fleurs succède une capsule ovale ou oblongue, anguleuse, tricuspidée ou trilobée au sommet, uniloculaire et béante supérieurement. Pour former ce genre, Linné avait réuni les trois genres de Tournefort : Reseda, Luteola et Sesamoides. Ce dernier a été rétabli, dans ces derniers temps, sous la dénomination d' Astrocarpus Neck.; et, quant aux deux premiers, ils sont admis aujourd'hui comme sous-genres.
a. Luteola, Tournef. Calice quadripartit. Corolle à 4 pétales, dont le supérieur plus grand, allongé, appendiculé intérieurement à sa base, muitipartit au sommet; les deux latéraux et l'inférieur simples, rétrécis à la base, déchirés en trois lanières au sommet. Étamines de 30 à 40. Ovaire ses?ile, ovale-déprimé; placentaires simples inférieurement, divisés supérieurement en deux branches.
1 Le type de ce sous-genre est le késéda SADDE, Reseda luteola, Linn., bien connu sous ses noms vulgaires de Gaude, Herbe à jaunir. C'est une espèce bisannuelle, qui croît spontanément le long des chemins, dans les lieux secs et pierreux d'une grande partie de l'Europe, et, qui de plus, est cuN tivée comme espèce tinctoriale. Sa tige est droite, roide, simple ou peu rameuse, anguleuse, fistulense, et s'élève à 6-10 décimètres; ses feuilles sont lancéolées, entières, ondulées sur leurs bords, glabres; ses fleur.s sont petites, d'un jaune pâle, en longues grappes terminales serrées. Elles dounen) une petite capsule ovoïde, à graines lisses et luisantes. La décoction de cette plante est journellement employée pour la teinture eq
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jaune et par suite aussi pour celle en vert. Pour ce motif, on la cultive en grand en divers pays. Sa culture est, au reste, très facile. On la sème d'ordinaire dans les terres sèches et sablonneuses, parce qu'il a été reconnu que, bien qu'y prenant moins de développement que dans les bons fonds, elle y devient plus riche en matière colorante. Sa graine se sème dans la proportion d'environ 4 kilogrammes par hectare, le plus ordinairement en juillet ou en automne; elle doit être très peu recouverte, à cause de sa finesse qui oblige à la mêler à du sable pour la semer. Il est important de maintenir la terre bien débarrassée de mauvaises herbes, dès le printemps de la seconde année. La récolte se fait vers le commencement de l'été de l'année qui suit celle des semis, dès l'instant où les tiges commencent à jaunir. Les plantes sont arrachées a la main et réunies par petites bottes qu'on fait sécher avec soin, après quoi on les livre au commerce. Non seulement on emploie la Gaude pour la teinture, mais encore on en prépare une laque jaune très solide dont on se sert en peinture. La matière colorante de cette plante a reçu le nom de Lutéoline de M. Chevreul qui l'a isolée le premier. C'est une substance solide, rie formule encore indéterminée; elle forme des cristaux aciculaires, peu solubles dans l'eau, beaucoup plus solubles dans l'alcool et Tétber, et que la chaleur sublime sans les décomposer.
b. Reseda, Tournef. Calice 5-7- parti. Corolle à 5-7 pétales, dont les supérieurs plus grands tri-mullipartis ; les latéraux tripartis, appendiculés intérieurement; les inférieurs simples, bifides ou tripartis. Étamines de 10 à 24. Ovaire substipité, oblong, à placentaires indivis.
2. Nous citerons , comme type de ce sous-genre, une espècebien connue, leRÉsÉDA ODORANT, flesedaodorata Lin n., plante originaire d'Égypie et de Barbarie, cultivée en abondance dans tous les jardins et sur les îenêires, à cause de l'odeur agréable de ses fleurs, (P. D. )
RÉSÉDA MARIX. polyp. — Nom vulgaire du Preomnoa lepadifera.
RÉSÉDACÉES. Resedaceœ. bot. ph. — Famille de plantes dicoiylédonées, polypétales, hypogynes, voisine des Capparidées , à la suiie desquelles A,-L. de Jussieu avait
primitivement placé le genre Réséda, qui lui sert de type, et qui, subdivisé aujourd'hui en plusieurs , la compose exclusivement. Elle présente les caractères suivants: Calice persistant, composé de quatre à sept parties plus ou moins inégales et herbacées; pétales alternant en nombre égal, très rarementréduiis àdeux ou manquantniémecomplélemen t ; ils sont formés d'une larne uniqm ou souvent de deux accolées, l'extérieure plus ou moins laciniée dans les pétales supérieurs, qui prennent un plus grand dév9>loppement; disque hypogynique, se développant d'un seul côté, le supérieur, en ua urcéole qui alterne avec les pétales correspondants; étamines insérées a la base et au dedans du disque, atteignant jusqu'au nombre de 40, d'autres fuis réduites jusqu'à 3, non recouveries par les pétales dans la préfloraison , à filets libres ou inférieurementmonadelphes, à anthères terminales, introrses, biloculaires , s'ouvrant longitudinalement ; ovaire sessile ou stipiié, composé de 3-6 carpelles qui, le plus souvent, se soudent en un seul par leurs bords, sans se joindre au sommet, qui reste béant; qui, d'autres fois, restent séparés en partie, chacun replié sur luimême dans sa longueur. Dans le premier cas, alternent autant de placentaires chargés d'ovules campulitropes, qui lient les valves carpellaires entre elles et sont quelquefois surmontés d'un lobe court; dans le second cas, les ovules sont groupés sur un placentaire central , ou opposés un par un aux carpelles qui les embrassent à leur base entr'ouverte; styles courts, terminant chaque carpelle et terminés eux-mêmes par un stigmate bilobé. Fruit capsulaire représentant, par sa forme, celle qu'annonçait l'ovaire, et laissant échapper les graines par ces ouvertures, qui ont existé dès le principe et '^u; seulement se prononcent davantage à la maturité. Graines réniformes, à test crustacé, doublé extérieurement d'un épiderme membraneux, qui s'en détache ou lui reste accolé, intérieurement d'une endoplèvre charnue; embryon recourbé, à cotylédons incombants, plus courts ou plus longs que la radicule cylindrique. Les espèces sont des herbes annuelles ou vivaces, plus rarement des sous-arbrisseaux ou même dei arbrisseaux, à suc aqueux; à feuilles alternes, simples ou découpées, accompagnéei