‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 51 sur 173 · ROL · texte numérisé non relu

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à l'Asie méridionale. « 11 paraît certain, dit Vieillot, qu'il ne s'en trouve point sur le nouveau continent. » Les Oiseaux d'Amérique que l'on a décrits comme tels se rapportent à d'autres genres.

L'Europe ne possède qu'une seule espèce, qui est le Rollier vulgaire ou proprement DIT, Cor. garrula Linn. (Buff., pi. enl. , 486). Cet Oiseau a le dessus de la tête et du cou d'un bleu clair à reflets verts; le dos et les scapulaires fauves; les petites couvertures des ailes d'un bleu violet très éclatant; les parties inférieures d'un bleu d'aigue-marine plus ou moins foncé, selon les parties ; et la rectrice externe de chaque côté plus longue que les autres (mâle).

Le Rollier vulgaire se trouve en Europe et dans la partie septentrionale de l'Afrique. 11 est assez comnuin en Allemagne, en Suède; passe deux fois l'an à Malle, au printemps et à l'automne; vient nicher en Sicile où il se montre en assez grand nombre, et visite la France dans ses migrations. Dans quelques uns de nos départements on le nomme Geai de Strasbourg, Pie des Bouleaux , Perroquet d'Allemagne, parce qu'on suppose que c'est de là qu'il nous arrive. M. A. Malherbe le dit très commun en Algérie, au mois d'août, notamment dans la forêt de la Galle.

Nous citerons parmi les espèces étrangères le Rollier a longs brins. Cor. Abyssinica Gmel. (Buff., pi. enl., 626 et 326), dont les Cor. caudata et Sene'jula ne sont que de doubles emplois ; de l'Afrique.— Le Rollier vert, Cor. viridis G. Cuv. (Vieill., Gai. des Ois. , pi. 110) , des Indes orientales. — Le Rollier a ventre bleu, Cor. cyanogasterG. Cuv. (Levain., Ois. de Paradis, pi. 26), de Java. — Le Rollier de Teuminck, Cor. Temminckii Levaill. ( Ois. de Paradis, t. III , pi. G), des grandes Indes. -^ Le Rollikr DO Bengale, Cor. Bengalensis Gmel. (BulT., pi. enl., 285), du Cap et du Bengale.

Quelques auteursanciensontencore rangé parmi les Rollieis des Oiseaux que les ornithologistes modernes ont rapportés à d'autres genres. Ainsi le Çor. Sumatranus Raffles est un Eurylaime pour M. Temminck , et le type du genre Gorydon pour M. Lesson. — Le Cor. Sinensis Lath. se rapporte, selon G. Cuvier, aux Merles, et aux Pirolles suivant

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M. Lesson. — Le Cor. puella Lath. est un Drongo pour M. Temminck.— Les Cor. sirepera eivaria sont des Cassicans pour G. Cuvier; M. Lesson a fait du premier son genra Réveilleur (S^repera).— Le Cor. vagabunda Lath. est une Temia pour Vieillot. — Le Cor. scutala Shaw appartient , pour M. Temminck, au genre Coracine, et au genre Piauhau pour G. Cuvier. — Enfin le Cor. magna Gmel. est un Habia pour Vieillot. (Z. G.)

*R0LL1ERS. Coracias. ois. —Sous ce nom, M. Lesson {Tratlé d'ornithologie) a établi, dans la 2"" section de ses Passereaux (Conirosl7-es), une famille à laquelle il donne pour caractères : Un bec fort , comprimé , crochu au bout, élargi à la base ; des narines oblongues et nues ; des tarses courts; un plumage rude, et peint de couleurs métalliques. Les Oiseaux qui, pour lui, font partie de cette famille, sont les Pirolles, les Rolliers et les Rolles. (Z. G.)

ROLLIMA (nom propre). BOT. PH. — Genre de la famille des Anonacées, tribu des Anonées, établi par Saint-Hilaire {Flor. Brasil., I, 28, t. 5). Arbres ou arbrisseaux du Brésil. Voy. ANONACÉES.

ROLLULUS. OIS. — Nom générique latin, dans Bonnaterre, des Roulouls. (Z.G.).

ROM. poiss. — Nom vulgaire du Carrelet.

ROUIAIIVE. BOT. FH.— Variété de Laitue.

Voy. ce mot.

*RO.^IALEA (pafxaïioz, fort), ms. — Genre de la tribu des Acridiens , groupe des Truxalites , de l'ordre des Orthoptères , établi par M. Serville sur quelques espèces de l'Amérique septentrionale. Les Romalea se font remarquer par leujs antennes longues, épaisses, filiformes, composées de dix- 5ept ou dix-huit articles, leur corselet plan présentant une ligne élevée, etc. Le type est le Ji. guUata [Grijllus guttalus Stoll, pi. X b , fig. 34 , Romalea microplera Serv.). (Kl.)

*ROMALOCERA (p6,fxa>£o;, fort; x/pa;,

corne). iNS. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, de la famille des Cycliques et de la tribu des Allicites, formé par De'jean (Calai., 3' édit., p. 413), et dans lequel l'auteur a introduit deux espèces du Mexique : les R. forlicornis et Dichroa Dej. (C.)

*ROMAIXÉSITE. min.— Nom donné par M. Salomon à l'Arsénio-Sidérite de M. Du-

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frénoy. Voy. febs arséniatés, au mot fer. ROMAIMTZOWITE. min. — Synon. de Grenat brun. Voy. grenat.

ROMAIVZOFFIA (nom propre), bot. pn.

—Genre de la famille des Hydroléacées, établi parChamisso {in Nov. Phys. berol., 71, t. 14). L'espèce type, Rom. Unalascliensis, e.st une herbe qui croit dans les vallées de l'Ile Unalaschka.

ROMARIÎV. Bosmarinus (étymologie latine obscure, Lin.), bot. ph. — Genre de la famille des Labiées, de la Diandrie monogynie dans le système de Linné. Il présente les caractères suivants : Calice campanule, bilabié, à lèvre supérieure entière, l'inférieure bifide, nu intérieurement à la gorge; corolle à tube saillant hors du calice, glabre intérieurement, à limbe divisé en deux lèvres inégales, la supérieure dressée, échancrée, l'inférieure présentant trois lobes dont le médian est très grand et pendant; deux élamines fertiles, ascendantes, dépassant la lèvre supérieure , à filet pourvu près de sa base d'une dent courte, à anthères biloculiiires, divariquées-confluentes ; style à lobe .supérieur très court. Akènes secs , lisses. W. Bentham [Labial., p. 314) assigne à ce g( nre comme l'un de ses caractères distinctifs l'absence complète de rudiments des élamines supérieures. Or, nos propres observations nous ont toujours montré ces rudiments très visibles encore dans la fleur adulte ou presque adulte, et situés à leur place naturelle, c'est-à-dire sous chacun des sinus qui séparent la lèvre supérieure de l'inférieure. Ce fait devient beaucoup plus évident lorsqu'on suit l'organogénie de cette fleur. A l'époque où les étamines ne sont encore qu'à l'état de simples mamelons un peu plus qu'hémisphériques, on trouve quatre de ces organes naissants régulièreiirient alternes avec les lobes de la corolle naissante; seulement on reconnaît déjà dès ce moment une inégalité prononcée entre les deux paires d'étamines; celles de la paire supérieure, qui ne sont pas destinées à se développer, se montrent déjà notablemont plus petites que celles de la paire inférieure. Le genre Romarin ne renferme qu'une seule espèce, le Romarin officinal , Rosmarinus officinalis Lin. Cet arbuste est répandu dans les diverses parties de l'Europe méditerranéenne^ et dans l'Afrique septen-

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trionale; il y croît naturellement sur les coteaux arides et dans les endroits pierreux. Il forme un buisson très rameux et touflu, haut d'un à deux mètres ; ses feuilles sont sessiles, linéaires, très entières, roulées en dessous à leurs bords, blanchâtres inférieurement; ses fleurs sont d'un bleu pâle un peu violacé, disposées en petites grappes raccourcies, axillaires; elles sont accompagnées de bractées ou feuilles florales plus courtes que leur calice. Le Romarin est une des plantes les plus aromatiques de la famille des Labiées ; il renferme en abondance une huile volatile, VEssence de Romarin, liquide incolore, qui dépose avec le temps un dixième de son poids de camphre et dont on fait usage dans la parfumerie. Cette essence formait la base d'une eau de toilette autrefois fort recherchée, qui portait le nom d'Eau de la reine de Hongrie, et à laquelle on attribuait des propriétés précieuses, entre autres celle de conserver d'une manière merveilleuse la fraîcheur du teint , la douceur de la peau. Aujourd'hui on fait entrer cette même essence dans la préparation de l'eau de Cologne. Le Romarin est employé en médecine comme tonique, cordial , excitant, etc. On l'administre à l'extérieur en infusion, pour fomentations, pour bains fortifiants, etc. On le cultive dans les jardins d'agrément, et, sous le climat de Paris, on le place à une exposition méridionale, abritée du côté du nord. On le multiplie im' boutures, par marcottes et par éclats. On en possède deux variétés à feuilles panachées de blanc et de jaune , qui sont plus jolies que le type, mais aussi plus délicates, et qu'on doit tenir en orangerie pendant l'hiver. (P. D.)

* ROMÉÎNE (dédié à Rome de l'isle).

MIN. — Nouvelle espèce minérale, établie par M. Damour qui en a fait connaître le premier les caractères physiques et la composition. C'est un Antimonite de Chaux dans lequel l'acide contient trois fois autant d'oxygène que la base. Ce minéral est en cristaux très petits, d'un jaune de miel ou d'un rouge hyacinthe, qui sont des octaèdres à base carrée, de 110° 30' à la base, d'après les mesures de M. Dufrénoy. Ils raient le verre et sont insolubles dans les acides. Fondus sur le charbon avec la Soude, ils donnent des globules d'Antimoine qui produisent un»

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fumée blanche et épaisse. On trouve cette substance dans la mine de Manganèse de Saint-Marcel, en Piémont, où elle forme de petits nids dans les matières qui servent de gangue au minerai; elle est accompagnée de Quartz, d'Épidote violette et de Greenovite. (Del.)

*ROMICIA. MAM. — Groupe de Chéiroptères désigné par M. Gray (Mag. de sool. et de bot., II, 1828), et qui rentre dans le genre Vespertilion. Voy. ce mot. (E. D.)

r.OMULEA.Marat. Disserl. flom., 1772).

BOT. PH. — Synonyme de Trichonema, Ker.

rjOIVABEA. BOT. PH. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées, tribu des Psychotriées, établi parAublet(Guian., 154, t. 59). Arbrisseaux de la Guiane. Voy. rv-

BIACÉF.S.

ROIVCE. poiss.— Nom vulgaire d'une espèce de Raie. Voy. ce mot.

RONCE. Rubus. bot. ph. — Grand genre de la famille des Rosacées, de l'Icosandrie polygynie dans le système de Linné. Il est formé d'espèces le plus souvent frutescentes, plus rarement herbacées, en général sarmenteuses et armées d'aiguillons, qui croissent dans toutes les contrées tempérées, quelquefois même entre les tropiques. Leurs feuilles, simples ou composées, sont très polymorphes, et sont accompagnées de stipules adnées au pétiole; leurs fleurs, généralement assez grandes, quelquefois même assez belles pour en faire des plantes d'ornement, sont rarement solitaires et le plus ordinairement réunies en grappes simples ou composées; leur calice est très ouvert et aplani, quinquéfide, non accompagné de bractées et persistant; leurs cinq pétales sont insérés sur le calice qu'ils dépassent; leurs étamines sont très nombreuses et insérées également sur le calice; leurs pistils sont nombreux, libres et distincts, portés sur un réceptacle convexe, et chacun d'eux est composé d'un ovaire uniloculaire, nniovulé, auquel s'attache, un peu au-dessous du sommet, un style terminé par un stigmate simple ou presque en tête. A ces pistils succèdent tout autant de petites baies groupées sur un réceptacle conique et presque charnu. Depuis quelques années les Ronces d'Europe ont été étudiées avec un soin particulier par divers botanistes , particulièrement par IIM. Weihe et Nées d'Esenbeck, ainsi que

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par plusieurs Aoristes allemands. Il est ré. suite de là que les différences nombreuses que présentent ces plantes éminemment polymorphes ont pris dans ces travaux récents une valeur très grande et, nous ne craignons pas de le dire, exagérée; que des variétés, même des sous-variétés, ont été élevées au rang d'espèces. Par une conséquence naturelle, l'étude des Rubus européens est devenue peu à peu d'une difficulté extrême, même, à certains égards, presque insurmontable; et, aujourd'hui, ce genre tout entier attend un travail monographique sérieux, auquel préside une critique sévère, et qui réduise à leur juste valeur les distinctions spécifiques proposées dans ces derniers temps. On sent que, dans un ouvrage de la nature de celui-ci , nous devons nous attacher seulement à ce qu'il y a de plus positif dans la science ; aussi, pour les espèces que nous aurons à mentionner, suivronsnous la manière de voir adoptée par la majorité des botanistes depuis Linné.

Parmi ces espèces, nous mettrons au premier rang, à cause de l'intérêt qu'elle présente, la Ronce framboisier, Rubus idœus Linn., si connue sous le seul nom de Framboisier. Elle forme un buisson à jets nombreux, peu fournis et rameux, glauques, chargés d'aiguillons faibles et droits; ses feuilles présentent trois ou moins fréquemment cinq folioles ovales-oblongues, aiguës, dentées, cotonneuses-argentées en dessous; ses fleurs, blanches, ont leurs pétales dressés ou connivents; elles donnent un fruit bien connu sous le nom de Framboise, presque globuleux dans son ensemble, formé par la réunion de nombreuses petites baies duvetées à leur surface, d'une odeur suave, d'un rouge clair dans le type, jaunâtres ou blanchâtres dans une variété. Cette espèce croît naturellement dans les lieux boisés et montueux de presque toute l'Europe ; aussi sa culture est-elle très facile. Elle a lieu en plein champ ou dans les jardins, et on lui consacre généralement la portion de surface la moins utile, soit parce que c'est un bon moyen d'en tirer parti, soit afin d'éviter les fâcheux effets que cette plante produit fréquemment sur ses voisines. Le Framboisier s'accommode de toute espèce de terre ; cependant il prospère mieux dans un sol meuble et frais, niais non humide, et à une ex-

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position lëgèrement ombragée. Pour que ses fruits ne dégénèrent pas, il est indispensable de le changer de place tons les trois ans environ. On le multiplie avec la plus grande Tacilité par ses nombreux rejets qu'on airaihe avec leurs racines, à la fin de rautomne et en hiver, et qu'on plante en rayons espacés d'environ 1 mètre et demi, après les avoir réduits à 4 ou 5 décimètres de longueur. A la même époque, on supprime toutes les branches qui sont mortes après avoir fructifié, et l'on taille celles qui n'ont pas encore fleuri à 8 ou 10 décimètres de hauteur. La Framboise est recherchée pour son parfum, bien qu'on la mange et qu'on J'emploie rarement seule; on la mange habituellement mêlée aux Fraises et à la Groseille. On en prépare des confitures excellentes; mais plus ordinairement on s'en sert pour parfumer celles de Groseilles, ainsi que des glaces, des liqueurs, etc. On en fait également des pâtes très estimées. En médecine, en emploie le sirop de Framboises comme rafraîchissant pour l'angine, le scorbut, etc.

Dans le nord de l'Europe, en Suède, en Laponie, en Finlande, où le Framboisier manque, on emploie en guise de Framboises les fruits de deux petites espèces herbacées, à tige uniflore et sans épines; ce sont le liubus arclicus Linn., et le Rubus Chamœiiiorus Linn. ; le premier à feuilles ternées, le second à feuilles simplement lobées. Le fruit du premier est rougeâtre, celui du second jaunâtre. Les habitants de ces contrées en préparent une sorte de liqueur alcoolique qu'ils estiment beaucoup. Ils emploientaussi leurs feuilles en place de Thé. La Ronce arctique est quelquefois cultivée dans nos jardins.

On trouve partout, en Europe, la Ronce FRUTESCENTE, Rubus fvulicosus Linn., espèce extrêmement polymorphe et sur laquelle ont principalement porté les travaux que nous avons déjà signalés. Aussi trouvons-nous maintenant, dans certains ouvrages, cette espèce subdivisée en plusieurs, et dans d'autres , où elle est conservée comme unique , nous la voyons divisée en plusieurs variétés et sous-variétés. Les fruits de cette Ronce, arrivés à leur parfaite maturité, sont assez agréables à manger ; on les vend quelquefois sur les marchés, dans nos départe-

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mcnts méridionaux. Néanmoins ils sont, en général, peu recherchés, parce qu'on les accuse de donner les fièvres. Ils sont connus vulgairement sous le nom de Mûres de Ronce. Leur couleur est un pourpre très foncé et presque noir; cependant on en cultive une variété à fruits blancs. Les feuilles de cette plante sont assez fortement astringentes ; pour ce motif, on emploie quelquefois leur décoction en médecine. La Ronce frutescente est devenue une espèce d'ornement. Ses fleurs, blanches ou rosées, doublent facilement, même à l'état sauvage, et de là sont nées d'eux très jolies variétés a fleursdoubles, semblables à de petites Roses, qui produisent un très bel elTet. Ces fleurs se succèdent pendant tout l'été et jusqu'à l'automne. On en possède aussi une variété sans aiguillons.

Une des plus belles espèces de Rubus est la Ronce ODORANTE, Rubus odoralus Linn., qui est souvent cultivée dans les jardins sous le nom de Framboisier du Canada. C'est un arbuste originaire du Canada, à tige droite, rameuse, inerme; à grandes feuilles, simples, quinquélobées , bordées de dents inégales; à pétioles, pédoncules et calices chargés de poils glanduleux qui sécrètent une substance agréablement odorante; à belles fleurs roses, odorantes, portées en assez grand nombre au sommet des rameaux.

A ces fleurs succèdent des fruits semblables à des Framboises. On possède, dans les jardins, une variété de cette plante à fleurs blanches, plus grandes que dans le type. La Ronce odorante se multiplie aisément par semis et par rejets. Elle demande une terre fraîche et une exposition un peu couverte. (P. D.)

RONCETTE. ois. — Nom vulgaire du Traquet.

ROIVDACHINE, Dose. bot. ph.— Synon. de Brasenia, Schreb.

RONDELETIA (nom propre), bot. rn.— Genre de la famille des Rubiacées-Cinchonacées, tribu des Hédyotidées, établi par Plumier {Gen. 15, t. 12). L'espèce type, Iiondelelia Americana Plum., est un arbrisseau qui croît dans les Antilles et sur le continent de l'Amérique méridionale.

ROÎVDELETTE et RONDELLE. BOT.

PH.— Noms vulgaires de VAsarum Europcsum

Voy. ASARET.

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ROIVDOTE. BOT. PH.— Nom vulgaire du

Clechoma hcderacea.

EOIVGEURS. CMrcs. mam. — Linné appelait Glires , et l'on nomme en fr;mçais Rongeurs, un ordre de Mammifères dont le caractère le plus facile à saisir est de n'avoir que deux sortes de dents, savoir: les deux • grandes incisives, et, le plus souvent, trois ou quatre paires de molaires uniformes à chaque mâchoire. Ces animaux sont les Écureuils , les Rats , les Gerboises , les Porcs- Épics, les Chinchillas, les «Jabiais et les Lapins. Ils forment dans la classe des Mammifères, à laquelle ils appartiennent, un groupe adopté par la très grande majorité des naturalistes, et qui est, en effet, des plus naturels.

Au caractère presque décisif que nous avons signalé, il faut cependant en ajouter quelques autres , sans lesquels la déflnition des Rongeurs resterait incomplète.

Ces Mammifères sont tous pourvus d'un placenta avant leur naissance, et ce placenta est discoïde comme celui des Primates, des Chéiroptères et des Insectivores ; ils sont onguiculés, et leurs pouces, soit aux pattes antérieures , soit aux postérieures , ne sont pas susceptibles d'être opposés aux autres doigts ; leur cerveau n'a que fort peu , ou bien il manque le plus souvent de circonvolutions ; leurs lobes olfactifs ont un développement assez considérable quoique moindre que celui des hémisphères cérébraux , et il en est de même de leurs tubercules quadrijumeaux; leur corps calleux est, au contraire, fort étroit; leurs mamelles sont pectoro-abdominales ou simplement abdominales; la verge des mâles n'est pas enveloppée d'un fourreau extérieur, et leurs testicules ne descendent pas dans une bourse scrotale. Ajoutons que les Rongeurs sont des animaux instinctifs, ce qui est en rapport avec la forme de leur cerveau, et qu'ils sont herbivores; que leur estomac est simple, et que leur cœcum a un grand développement. Si nous examinons avec plus d'attention les Rongeurs sous les différents points de vue auxquels leur étude peut donner lieu, cet examen montrera des particularités qui, sans avoir la valeur caractéristique de celles que nous venons de signaler, n'en sont pas moins intéressantes pour le naturaliste. Aussi passerons-nous en revue les principaux

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systèmes d'organes et les principales fonctions de ces animaux. Vicq-d'Azyr a réuni dans son Système analomique de l'Encyclope'die tous ceux que l'on avait publiés de son temps ; d'autres sont consignés dans les Leçons d'anatomie publiées par G. Cuvier et ses collaborateurs, dans les Proceedings de la Société zoologique de Londres et dans quelques autres recueils.

Les Rongeurs vivent de graines, de fruits, d'herbes et d'écorces ou de racines; quelques uns mangent aussi des Insectes et même de la chair. Ces diverses spécialités de régime sont traduites par des particularités de leurs dents molaires et de leur canal intestinal. Celui-ci est plus long et plus compliqué chez ceux qui sont plus herbivores; le cœcum des Lapins ainsi que celui des Cabiais est surtout remarquable par son grand développement. La petite tribu des Loirs ou Myoxins manque absolument de cœcum , mais c'est le seul groupe des Rongeurs qui soit dans ce cas. Dans tous les autres il existe, et souvent sa capacité surpasse beaucoup celle de l'estomac. Les Castors, qui mangent des substances plus dures et presque ligneuses , telles que des écorces et de jeunes tiges de Saules, ont l'estomac précédé d'un ventricule succenturié fort bien caractérisé , et dont les cryptes mucipares sont même fort développés.

Voici quelques mesures du canal intestinal prises chez divers Rongeurs : Écureuil commun, 2,894 ; Ptéromys éclatant, 3,424 ; Marmotte des Alpes, 3,8S4; Loir, 0,810; Souris, 0,533; Rat noir, 1,192; Surmulot, 2,234; Rut d'eau, 1,242; Zemmi, 1,592; Oryctère des Dunes, 1,580; Porc-Épic , 7,639; Capromys, 5,480; Paca, 5,680; Agouti, 5,470; Cochon d'Inde, 3,029; Lapin sauvage, 1,598; Lapin domestique, 4,650; Lagomys, 1,868.

Le foie des Rongeurs est assez volumineux. Il ne présente rien de particulier si ce n'est chez les Capromys et les Plagiodontes , chez lesquels il offre la singulière particularité que ses divisions sont partagées en un nombre considérable de petits lobules grenus qui lui donnent une apparence toute spéciale.

Les grandes incisives des Rongeurs leur permettent de couper avec facilité les substances dont ils veulent se nourrir ; ellef

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3cur servent aussi de moyen de déreose. Conformément à l'usage qu'ils doivent en îuire , ces dents sont plus ou moins appoinlies à leur sommet , ou bien en biseau et tranchantes. Celles de quelques genres sont marquées d'un ou de deux sillons longitudinaux, soit aux deux mâchoires, soit à la supérieure seulement. Ce dernier cas est le plus fréquent. Les Gerbilles, les Olomys, les Ascomys, les Aulacodes, les Lapins et quelques autres ont les incisives sillonnées. Les Lapins, et tous les Rongeurs de la même famille qu'eux , ont , en outre, des incisives ordinaires à la mâchoire supérieure , une paire d'incisives plus petites cachées derrière celles-ci. Cette disposition leur a fait donner par Illiger le nom de Duplicidentata. Les incisives supérieures desRongeurs sont implantées dans l'os incisif ou intermaxilluire ; mais elles plongent plus ou moins profondément dans l'os maxillaire. On en a quelquefois conclu que ces dents étaient des canines et non des incisives; mais il faut remarquer que les dents étant des organes phanéiques enchâssés dans des os, elles appartiennent à l'os par lequel la muqueuse s'enfonce en forme de crypte pour loger leur bulbe, et cet os est bien ici l'incisif. Les incisives inférieures s'enfoncent bien plus avant dans les mandibulaires, puisque duns certaines espèces elles passent sous la série des molaires, et vont faire saillie par le bout postérieur de leur racine au-delà des molaires elles-mêmes. Personne cependant n'a songé à voir des molaires dans ces incisives, qu'on a quelquefois aussi appelées des canines. Les dents antérieures des Rongeurs sont donc, malgré leur grand développement, des incisives, tout autant que celles qui constituent les défenses des Proboscidiens. Ces incisives, chez les Rongeurs, poussent pendant toute la durée de la vie; mais elles s'usent constamment aussi, et elles gardent à peu près la même dimension à tous les âges. Toutefois , lorsqu'elles ne portent pas les unes sur les autres par leur couronne ou qu'elles manquent en partie, celles qui restent ou celles qui ne s'usent pas continuant à pousser, elles prennent l'apparence de défenses plus ou moins longues , suivant que la vie se prolonge plus ou moins. On a surtout constaté ce fait sur des Lapins , et même sur des Rat». Aucun Rongeur n'a de

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canines, et il y a toujours entre leurs incisives et leurs molaires une barre ou espace vide assez considérable, qui fournit l'un des caractères par lesquels on les distingue dci Monodelphes insectivores.

Leurs molaires affectent quelques variations de forme , de disposition et de nombre ; celles des Écureuils , des Marmottes et des genres voisins ont des tubercules plus ou moins semblables à ceux de certains Primates, principalement des Primates américains, et même des Carnassiers omnivores; la plupart des Sciuriens sont, en effet, des frugivores; celles des Rats, qui sont plus franchement omnivores, sont aussi tuberculeuses, mais les inégalités de l'émail y sont plus marquées : dans beaucoup de cas, chez ceux qui sont franchement herbivores, l'émail forme des replis qui donne à la dent l'apparence didy me ou bien festonnée; d'autres fois, ces replis sont multiples dans la substance de l'ivoire, et la dent est alors compliquée à la manière de celle des Castors, des Porcs-Épics, des Agoutis et de beaucoup d'autres. Dans un grand nombre de ces Rongeurs, les replis de l'émail ont une forme différente à la mâchoire supérieure et à l'inférieure; les espèces de la famille des Lapins ont une forme de molaires toute différente. Le nombre de ces dents n'est pas non plus le même chez eux que chez les autres; ils en ont six paires ou cinq seulement à la mâchoire supérieure et cinq à l'inférieure. Les Rongeurs des autres familles n'ont jamais que quatre ou trois paires de molaires aux deux mâchoires, sauf certains genres d'Écureuils et les Marmottes, qui ont supérieurement en avant de leurs quatre molaires une petite dent gemmiforme. L'Hydromys de la Nouvelle Hollande est de tous les Rongeurs le seul qui n'ait que deux molaires. Quelques espèces ont quatre molaires supérieures et trois inférieures; mais, en général, le nombre des inférieures est égal à celui des supérieures.

On cite, parmi les autres Mammifères, le Chéiromys, le Daman ei lePhascolome, comme se rapprochant des Rongeurs par leur forme dentaire. Ces animaux et surtout les deux premiers ont même élé classés par des auteurs célèbres parmi les Mammifères dont nous traitons ici. Pallas a mis le Daman dans h?

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genre Cavia; G. et F. Cuvier ont fait du Chéiromys un genre de Sciuriens. Ces opinions sont aujourd'hui abandonnées ; à plus forte raison en est-il de même pour les Noctilions, genre de Chéiroptères propres à TAiriécique méridionale, que Linné avait pendant quelque temps classé parmi les Glires.

On ne connaît pas encore la dentition de lait de tous les Rongeurs, et l'on n'a pas constaté si ces animaux remplacent leurs incisives; ce qui ne pourrait avoir lieu que pendant la vie intra-utérine.

« Il paraît, dit M. Laurillard, dans VAnatomie comparée de Cuvier, que le développement et l'éruption des premières dents est extrêmement précoce dans les Rongeurs, et qu'ils perdent déjà leurs incisives de lait pendant la vie intra-utérine.

)> Ceux qui n'ont que quatre mâcbelières, n'ont que la première qui soit remplacée. M. Cuvier a constaté que cette dent de lait tombait avant la naissance, dans le Cochon d'Inde. Le Castor, le Porc-Épic, le Paca, l'Agouti, n'ont de même qu'une mâchelière de lait et, par conséquent, une seule de remplacement qui ressemble pour le dessin de sa couronne à celle à laquelle elle succède.

» Lorsqu'il y a plus de quatre molaires, il y en a plus d'une qui change. Ainsi les Lièvres en ont trois en haut qui changent sur six qu'ils devraient avoir, et deux (sur cinq) en bas. Dans ceux qui n'ont que trois molaires, il se pourrait faire qu'aucune ne fût changée. »

Nous avons dit que beaucoup de Sciuriens avaient cinq molaires supérieures. Ces animaux remplacent deux paires de molaires supérieures.

Les Rongeurs ont des modes de locomotion très variés. Beaucoup d'entre eux sont essentiellement organisés pour la course ou la marche à la surface du sol , et on les a nommés marcheurs. Beaucoup d'entre eux sautent avec plus ou moins de facilité; mais il en est, comme les Gerboises, chez lesquels les membres postérieurs ont un très grand iléveloppement. Les métatarsiens des Gerboises sont longs comme le tarse des Oiseaux et de même réunis en un seul os en canon qui porte les doigts. Les Sciuriens, les Loirs, etc., ont, au contraire, une grande aptitude pour grimper, et ils vivent principalement sur les arbres. Les Sciuroptères et

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les Pteromys, de la famille des Sciuridés, et l'Anomalure qui paraît voisin des Loirs, ont, comme les Galéopithèques et les Phalangers volants, des membranes étendues sur les flancs entre les membres ; ils ne volent pas aussi bien que les Chauves-Souris; mais ils peuvent très bien, aidés de ces parachutes;, voler ou s'élancer d'un arbre à un autre. Les Coendous ont la queue prenante et les pattes profondément modifiées pour leur permettra de grimper plus facilement. Beaucoup d'espèces sont, au contraire, souterraines, comme les Pseudostomes, lesAspalax, les Bathyergues et plusieurs encore, mais elles le sont plus ou moins et, chez celles qui le sont au plus haut degré, la queue est courte ou nulle; les membres, principalement les antérieurs, sont trapus et armés d'ongles falciformes ; les oreilles externes sont petites ou nulles, et les yeux n'ont plus qu'un faible développement. Ceux des Zenimis et des Zukors sont réduits à un petit bulbe graniforme, et la peau passe au-devant d'eux sans leur fournir d'ouverture palpébrale. Enfin, il y a des Rongeurs aquatiques, et, suivant que l'on étudie telle ou telle espèce ayant ce genre de vie, on constate que son organisation y est plusou moins appropriée. Demême qu'il y a des Rongeurs arboricoles , coureurs ou souterrains, de plusieurs familles, de même aussi il y en a d'aquatiques quiappartiennent à des groupes assez différents.

Le Castor est, suivant nous, le représentant aquatique des Sciuridés, comme les Écureuils , les Pteromys, les Marmottes et les Rats à bourse en sont des représentants affectés à d'autres genres de vie; l'Ondatra et le Rat d'eau sont des Campagnols aquatiques ; l'Hydromys, qui a les mêmes habitudes, appartient, au contraire, au grand genre des Rats, et le Myopotame ou Coypou de la Plata et de quelques autres rivières de l'Amérique fuéridionale, est un genre très voisin des Capromys et surtout des Plagiodontcs qui sont terrestres. Le genre de vie aquatique est démontré morphologiquement par des pieds plus ou moins palmés et une queue aplatie ou comprimée. Les habitudes arborescentes sont propres aux animaux dont la queue forme un panache plus ou moins fourni, dont les yeux sont plus grands, dont le corps est svelte et les ongles en général recourbés.

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Nous avons dit quel était l'extérieur des unimauxquifouissent; ceux qui sautentonf, comme les Tarsiers, les Macroscéiides, les Kanguroos, etc., dans d'autres ordres, la queue longue, les pieds de devant courts, et ceux de derrière, au contraire, fort longs.

L'ostéologie des Rongeurs mérite d'être étudiée avec soin et fournit des caractères précis pour la distinction des genres , la reconnaissance des espèces fossiles et la classification.

Les Rongeurs sont pour la plupart très productifs et très portés à la copulation. Le nombre de leurs mamelles varie. Les Cochons d'Jnde, quoique multipares, n'en ont que deux qui sont inguinales; les Écureuils en ontjusqu'àdixquisontpectoro-abdominales.

Les mâles d'un grand nombre de genres ont le gland armé d'épines, de pointes aciculai • res, de scies dentées et d'autres pièces dures destinées à retenir la femelle pendant le rapprochement des sexes.

Le pelage, habituellement doux et moelleux, est cependant épineux à des degrés assez divers dans un grand nombre d'espèces. Les poils, déjà raides dans le Perchai, sont snbépineux dans le Rat du Caire et les autres Acomys, quoique épineux dans beaucoup d'Echimys, et en véritables piquants plus longs que ceux d'aucun autre Mammifère, chez les Porcs-Épics. Les Rongeurs à poils doux ont souvent des couleurs agréables, quoique sans variétés bien remarquables ni mélanges, du moins dans la majorité des cas; le fauve, le gris, le roux et le brun, dans leurs diverses nuances, leur fournissent leurs principales teintes. Diverses espèces donnent des fourrures recherchées : tels sont principalement les Écureuils Petit-Gris des États-Unis {Sciurus cinereus), le Chinchilla du Pérou et du Chili [Chinchilla lanigera) et divers Lièvres ou Lapins, surtout le Lepus variabilis qui devient blanc en hiver, comme 'Hermine, et la remplace au palais, dans f université et ailleurs.

Le Castor est recherché par les fourreurs, et l'Amérique septentrionale en fournit chaque année un grand nombre de peaux. Le Myopotame(Myopo£amus coi/pus), de la Plata, sert aux mêmes usages; on l'emploie plus fréquemment encore.

L'ordre des Rongeurs a fourni à la domesticité deux de ces espèces auxquelles leur

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peu d'intelligence ne permet pas d'accorder autant de liberté qu'aux Ruminants el aux Pachydermes domestiques. Le Lapin el le Cochon dinde sont captifs dans nos habitations. Le premier, qu'on appelle Lcput cuniculus, est souvent décrit comme une variété de Lapin de garenne; mais il est très probablement d'une autre espèce que ce dernier; aussi l'appelons-nous Lepus domesticus On en distingue plusieurs variétés. Le Cochor. d'Inde, au contraire, dont nous avons traita longuement à l'article cobaye de ce Dictionnaire, est une espèce de la familleaniéricaiiie des Cavia. Il provient probablement du Pérou; on ignore encore de quelle espèce sauvage d'Apéréa il provient, et il paraît très probable que ce n'est ni du Cavia (lavidens, ni de VAperea; il est certain qu'il ne descend pas non plus du Cavia australis. On pourrait très certainement avec du soin rendre également domestiques les Agoutis, le grand Cabiai, le Paca et quelques autres espèces de Rongeurs. Ceux dont nous venons de rappeler les noms appartiennent à l'Amérique méridionale, comme notre Cochon d'Inde.

Les Romains élevaient des Loirs en captivité, et les servaient sur les meilleures tables après les avoir engraissés.

Contrairement aux errements suivis par les naturalistes actuels, Linné n'admettait parmi ses Rongeurs qu'un très petit nombre de genres. Voici les noms de ceux dont il est question dans l'édition du Systema nalurœ publiée par Gmelin :

Hystrix (4 espèces). — Cavia (8 espèces). — Castor (2 espèces; la deuxième est le C. hindobrius de Molina, qui est très probablement le Myopotame, quoique M. Gay en ait fait dernièrement une Loutre contre notre avis). — Mus (42 espèces). — Arclomys (7 espèces). — Sciurus ( 28 espèces ). — Myoxus (4 espèces ). — Dipus ( 5 espèces). — Lepus ( 12 espèces ). — Hyrax ( 2 espèces, ou les Damans aujourd'hui classés, avec raison, parmi les Pachydermes).

Depuis lors (1789), on a découvert et décrit un grand nombre d'espèces de Rongeurs, et cet ordre est un des plus nombreux de la classe des Mammifères. Cependant on en découvre encore tous les jours des espèces restées inconnues des naturalistes. En Europe seulement , on en a distingué près da 100 espèces. jq*

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6. Cuvier, qui avait publié, dans ses Leçons d' an alomie comparée ainsi que dans ses Recherches sur les ossements fossiles, de très bonnes observations relatives aux Rongeurs, a suivi dans le Règne animal (édit. de 1829) une méthode dont nous allons donner le tableau. On y remarquera quelques rapprochements contraires aux véritables affinités de ces animaux.

Écureuils : E. proprement dits , Polatouches , Aye-Aye; Rais : Marmottes , Loirs , Echimys, Hydromys, Houtias ou Capromys, Rats proprement dits, Gerbilles, Mériones, Hamsters, Ondatras, Campagnols, Lemmings, Otomys, Gerboises; llelamys; Rats- Taupes ; Orycleres ; Geomys ; Diplostoma ; Castors; Couia ouMyopotame; Porcs-Épics:

P. proprement dits, Atbérures , Ursons , Coendous; Lièvres : L. proprement dits, Lagomys ; Cabiais : Cochons d'Inde, Mocos, Agoutis, Pacas.

La classification naturelle des Rongeurs , que F. Cuvier avait considérablement facilitée par ses nombreuses et importantes recherches sur cet ordre d'animaux, fut tentée de nouveau, vers 1840, par un naturaliste anglais, M. Waterhouse, dont les nombreuses observations sont consignées dans les Proceedings de la Société zoologique de Londres, dans les Annals and magazine of natural Lindey, et dans la partie zoologique du voyage de circumnavigation du vaisseau anglais le Beagle. Comme l'avait fait, de son côté , F. Cuvier, M. Walerhouse étudia , suivant des vues nouvelles, les Rongeurs déjà connus , et il en décrivit un grand nombre dont personne n'avait parlé avant lui. M. Waterhouse a surtout emprunté ses caractères à la formation du crâne et au système dentaire, comme l'avait fait, de son côté, F. Cuvier. Les travaux de F. Cuvier et ceux de M. Waterhouse figurent, sans contredit, parmi les plus importants qui aient été publiés sur les Rongeurs depuisPallas. Les monographies rédigées par MM. Is. Geoffroy, Brandt, Bennett, André Wagner, Duvernoy, ont aussi contribué , d'une manière remarquable , aux progrès de l'histoire naturelle des Rongeurs. Nous avons nous-même publié quelques travaux sur ce groupe d'animaux. De Blainville, E. Geoffroy Saint- Hilaire, Illiger et quelques autres zoologistes antérieurs à ceux que nous venons de

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citer, ont publié aussi des travaux importanli pour l'histoire des Rongeurs. Illiger est l'un despremiersqui aient distribué cesanimaus en familles naturelles. Ainsi que nous l'avons dit, il les appelle Prensiculentia. Voici comment il les divise en 8 familles :

i. Macropoda : Dipus, Pedetes, Mériones ;

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