‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 8 sur 173 · LAQUE · texte numérisé non relu

LAQUE

Mastic. Se présente en larmes demi-transparentes fragiles, d'une odeur douce et asréablç, et d'une saveur argmatique. On

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l'emploie pour fortifier les gencives et parfumer l'haleine. Voy. mastic.

Sandap.aoue. On la trouve en larmes allongées, insipides , se brisant sous la dent , au lieu de se ramollir comme le fait le Mastic. L'alcool et l'essence de Térébenthine la dissolvent aisément. On s'en sert dans la préparation des vernis, et aussi pour empêcher le papier de boire. (Pel.)

KÉSIMIER. BOT. PH. — Nom vulgaire du Bursera americana.

RÉSINITE. MIN. — Variété de Quartz.

Voy. ce mot.

KESPIilATION. Respiratio. physiol. — La Respiration ou l'aération est le moyen employé par la nature, chez tous les êtres organisés, pour mettre les fluides dont ils se nourrissent en contact avec l'air atmosphérique dans lequel ils sont plongés, et sans lequel ils ne sauraient vivre. L'accomplissement de cette fonction s'exécute à l'aide d'organes plus ou moins nombreux, plus ou moins simples et d'une variété de forme et de structure presque infinie, qui varient suivant les diverses espèces végétales ou animales. Il ne sera question dans cet article que des phénomènes physiques et chimiques de la Respiration , considérés dans la série animale. Toutefois, comme il n'a point été fait mention au mot poumon des particularités de structure qui sont propres aux organes pulmonaires, nous entrerons dans quelques détails à ce sujet. Nous ferons également connaître le résultat de nos recherches, entreprises en commun avec M. Baudrimont (1), relativement à la Respiration.

Pour faciliter l'intelligence de ce que nous aurons à dire dans cet article, il est convenable d'exposer avant tout ce qui se passe dans l'homme et les Mammifères des classes supérieures pendant l'acte de la Respiration. Chez ceux-ci, le iiang veineux, mêlé à la lymphe et au chyle et parvenu dans les dernières ramifications de l'artère pulmonaire, est enfin soumis à l'action de l'air atmosphérique et converti en sang artériel. Une portion de l'air qui est entré dans le poumon, pour se mettre en contact avec le sang veineux contenu dans

(i) Extrait du Mémoire qui a remporté le grand pri» «le» sciences pViysiqiies propc.se par l'Académie des sciences pouf t'année l846.

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l'artère pnfmonaire , et qui a déjà servi à la respiration, en est incessamment expulsée. Celte entrée et cette sortie de l'air constituent les phénomènes physiques de la Respiration, connus sous les noms d'inspiration et d'expiration , double mouvement indispensable à l'état physiologique des liquides et des solides, qui réclament sans cesse un nouveau contact de l'air atmosphérique.

EnefTet, celui-ci cède, après chaque inspiration , une partie de l'oxygène qui entre dans sa composition et qui est absorbé. Pour que la respiration s'efTectue convenablement, il faut, d'après M. le professeur Dumas, que le gaz oxygène qui entre dans la composition de l'air atmosphérique s'y trouve mêlé a l'azote dans une proportion donnée, qui est d'environ un cinquième. Si cette proportion, fixée par la nature, vient à changer artificiellement en plus ou en moins, la mort en sera la suite nécessaire, et ce résultat arrivera plus ou moins promptement, selon que la quantité d'azote contenue dans l'air inspiré s'éloigne davantage de sa proportion naturelle. Reste à savoir, après cela, si une partie de l'azote de l'air atmosphérique est absorbée dans la Respiration, si le poumon en exhale, ou si enfin ses proportions ne sont point changées dans l'air qui a déjà été respiré. Quoi qu'il en soit de ces questions encore en litige, voyons actuellement ce que nous présente de remarquable l'air expiré, eu égard surtout à la quantité de gaz acide carbonique qu'il contient. MM. Andral et Gavarret ont recherché l'influence de l'âge, du sexe et de la constitution sur laquantité d'acide carbonique produite en une heure par l'acte de la Respiration, et voici les principales conclusions auxquelles ils sont arrivés. Depuis l'âge de huit ans jusqu'à celui de la puberté, la quantité d'acide carbonique exhalée augmente sans cesse à mesure que l'individu avance en âge; seulement cette quantité est toujours plus grande chez les enfants du sexe masculin que chez ceux du sexe féminin. Ainsi , en représentant la quantité d'acide carbonique par le carbone qu'il contient, ils ont trouvé qu'un enfant mâle de huit ans brûJe en une heure 5 grammes de carbone, tandis que celui de quinze ans en consommes,? gram. Chez les petites filles, la quantité est un peu moindre, de telle

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façon que, pendant toute la durée de la se« conde enfance, la moyenne de l'acide carbonique exhalé en une heure est représentée par 6,4 gram. de carbone pour le sexe féminin , 7,4 gram. pour le sexe masculin. Après la puberté chez l'homme, l'exhalation d'acide carbonique va sans cesse en augmentant depuis quinze ans jusqu'à trente , puis elle décroît depuis trente ans jusqu'à la fin de la vie. Ainsi , entre quinze et vingt a>ns, la moyenne de carbone brûlé en une heure s'élève à 10,8 gram. ; de vingt à trente ans, la moyenne est de 12,2 gram. ; de trente à quarante ans, la moyenne descend à 11 gram.; de quarante à soixante ans, elle n'est plus que de 10,1 gram. ; de soixante à quatre-vingts ans, 9,2 gram., et sur un vieillard de cent deux ans , la consommation de carbone n'était que de 5,9 gram. D'après cela, l'exhalation de l'acide carbonique chez l'homme suit, dans son activité, les phases du développement organique et de la décroissance de l'être. Chez la femme, laquantité d'acide carbonique exhalée est toujours la même, tant que dure la menstruation. Ainsi, chez une femme adulte bien réglée, quel que soit l'âge, la moyenne est représentée par 6,9 gram. de carbone par heure. Pendant la grossesse, la quantité augmente et la moyenne s'élève à 8 gram. par heure, pour reprendre, après l'accouchement et le rétablissement des époques menstruelles, la moyenne indiquée tout-à l'heure. Un des buts de la menstruatruation serait donc de suppléer, jusqu'à un certain point, aux fonctions pulmonaires. Enfin l'exhalation d'acide carbonique est d'autant plus abondante que la const.tutioa est plus vigoureuse. C'est ainsi que sur un jeune homme de vingt-six ans très robuste, MM. Andral et Gavarret ont trouvé que la consommation de carbone s'élevait à 14,1 gram., et sur un vieillard de quatre-vingtdouze ans, dont le système musculaire avait encoire de la force , la quantité était de 8,8 grammes.

Quant à la quantité de vapeur aqueuse exhalée pendant chaque minute, elle a été estimée très différemment par les auteurs. Ainsi les mouvements d'inspiration et d'expiration ont pour résultat de modifier l'air atmosphérique qui pénètre dans les poumons. Or, cette modification en entraîne

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une non moin» remarquable sur le sang veineux qui traverse l'organe respiratoire. En elTet, sa nature est chatigée, de noirâtre qu'il était, il a pris une belle couleur ruuge vermeil ; il est devenu plus léger, plus concrescible ; il a acquis une odeur animale plus prononcée et des qualités nouvelles qui le rendent exclusivement propre à nourrir, à stimuler, à vivifier toutes les parties. De tous ces changements survenus dans le san.g veineux, sa coloration en rouge est le plus frappant, et elle a lieu dans un instant Tort court. Que se passe-t-il alors dans le fluide sanguin et d'oii proviennent ces changements remarquables? Suivant H. Davy, on peut, à l'aide de la chaleur, dégager du sang une certaine quantité de gaz acide carbonique et même de l'oxygène. Or, ce fait important de l'existence des gaz dans le sang a ouvert à la théorie de la Respiration une voie toute nouvelle. Plus tard, en effet, Hoffmann etSlevens firent l'observation curieuse, que du sang à travers lequel on fait passer de l'hydrogène laisse dégager de l'acide carbonique. Magnus et Bichoff constatèrent la vérité de ce fait tout nouveau , et virent qu'en faisant passer à travers de celui-ci un courant, soit d'hydrogène, soit d'azote, soit d'air atmosphérique, on dégageait toujours de ce liquide une certaine quantité d'acide carbonique. On doit à Magnus surtout d'avoir démontré que le sang veineux contient de l'acide carbonique et un peu d'oxygène, et que le sang artériel contient de l'oxygène et un peu d'acide carbonique. D'après l'auteur donc, les gaz sont dissous dans le sang, qui a pour eux une grande aTOnité, et qui ne les laisse que très difficilement échapper. Aussi le fluide sanguin ne laisse-t-il échapper les gaz qu'il contient que si on lui en substitue d'autres pour lesquels il ait une aussi grande ou une plus grande affinité. D'après cette manière de voir, la Respiration ne serait autre chose qu'un échange de gaz. Le sang noir contenu dans les ramifications de l'artère pulmonaire renfermerait beaucoup d'acide carbonique; l'oxygène de l'air, arrivédans les vésicules pulmonaires (1), pé-

(i) Lorsque nous disons vésicules du poumon, nous voulons parler des renOements desdernièies lamiBraliuns broochiques niées par un anatomiste distingué, M Bourgery, et que nos études d'anatoroie comparée nous font pourtant ad- Bettre cbex rbomine , du moins par analu^ie, A cet égard,

nétreraitdanste sang, qui a plus d'attractioo

pour lui , et l'acide carbonique serait exhalé. Il y a donc dans la Respiration, toujours d'après Magnus, absorption d'oxygène par endosmose, échange entre l'acide carbonique et l'oxygène, et exhalation d'acide carbonique par exosmose. D'après cela, l'hématose consiste en un simple échange entre les gaz que le sang tient en dissolution. Cet éihange, qui fait passer l'oxygène de l'air dans le torrent de la circulatoire, fait prendreausang veineux la couleur vermeille, quoiqu'il faille peut-être attribuer en partie cette coloration au dégagement d'acide carbonique; car Magnus a encore vu qu'en employant l'hydrogène pour expulser ce dernier, il éclaircissait un peu le sang veineux.

Jusqu'ici nous avens dit que l'acide carbonique se rencontre surtout dans le sang veineux; mais où donc et comment se fait l'acide carbonique? où et comment le sang

nous devons ajouter que, tODt récemment, M. Alquier, professeur agrégé à la faculté de Montpellier, vient de démontrer, par d'ingénieuses recherches et d'heureuses applications des injections métalliques , que les eitrémités bronchiques ne se terminent pas en simples canaux cylindriques, mais en renflements vésiculaires; de plus, qu'il n'y a pu une seule vésicule pour chaque ramuscule, ainsi que le croyait Reissersent , puisque ai cette disposition s'offre sur les côtés d'une arborescence , celle-ci présente à sa tfrmi« naison de deux a neul renflements granulés. Ainsi , ces mjectious prouvent que les extrémités respiratoires sont distinctes, semblables et non irrégulières et sans parois propres, comme les recherches de Haller et de M Magendie semblaient le constater. Par conséquent, chaque lobule est distinit.et l'air ne s'extravaie point pour passer dans les vaisseaux sanguins , selon la manière de voir de sir E. Home et de M. de Fermon. En résumé, les canaux aériens, divisés progressivement dans le tissu pulmonaire, forment des conduits principaux , sur les côtés desquels se détachent des canalicules très ténus et fort multipliés Cette subilivision a paru à M Alquier plus grande cher l'homme que chez beaucoup de Mammifères. Le nombre des ramifications bronchiques n'est nullement en rapport avec celui des renflements qui les terminent. Ces extrémités sont des vésicules ayant, en général, un cinquième de millimètre dans leur plus gi amie dimension, une forme ovoïde, une surface inégale et api tie dans les points o* elles s'adossent les unes aux autres. Ce» vésicules sont tantôt coniques, et alors latéralement fixées à des r.-imifications aériennes; plus souvent elles se montrent au nombre de trois, de cinq on de neuf, développées au bout d'un ramuscule pulmonaire. Enfin ces vésicules ont des parois propres, sont isolées en bien des points, et en communication avec celles delà plupart des lobules.

Le tissu pulmonaire se composerait donc, en grande partie, de vésicules bronchiques destinées ■ recevoir l'air atmosphérique; de vaisseaux artériels et veineux qui s'épanouiraient sur ces vésicules; de filets nerveux accompagnant les artères; de vaisseau lyœpbatiquei en grand oooibre. «lé* tissu cellulaire.

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ariériel perd-il son oxygène? Comme il est évident que la nature du sang artériel et celle du sang veineux restent identiques tant que le fluide sanguin est retenu dans le même ordre de vaisseaux, ce ne peut donc être qu« dans les capillaires que le changement s'opère : aussi est-ce dans ces vaisseaux infiniment petits que le sang cesse d'avoir une couleur rouge et une prédominence d'oxygène en dissolution; c'est là qu'il devient noir en se chargeant d'un excès d'acide carbonique, qu'il exhalera dans le poumon. Quant à la source de cet acide carbonique et à son mode de formation , voici comment on peut l'expliquer, d'après la théorie du célèbre professeur M. Dumas. Sous l'influpnce de l'oxygène absorbé, les matières soiubles du sang se convertissent en acide lactique; l'acide lactique se convertit lui-même en lactate de soude, et ce dernier, par une véritable combustion, en carbonate de soude, qu'une nouvelle portion d'acide lactique vient décomposer à «on tour. Le carbonate de soude, ainsi décomposé par l'acide lactique , produirait l'acide carbonique du sang veineux.

Nous croyons devoir placer ici nos propres observations, faites en commun avec M. Baudrimont, sur les phénomènes qui se passent dans l'œuf pendant l'incubation, eu égard surtout à la Respiration. Les expériences nombreuses et variées que nous avons faites sur l'incubation des oeufs des Oiseaux nous ont permis de constater que la présence d'une certaine quantité d'eau dans l'atmosphère était indispensable pour qu'elle eût lieu. D'une autre part, il est bien démontré également, par des expériences bieii connues, que l'incubation dans un air desséché, par le sulfate hydrique, par exemple, produit la dessiccation des parties aqueuses contenues dans l'œuf, au moyen d'une transpiration exagérée. Ces faits démontrent la porosité de la coque des œufs, d'une part, et de l'autre, sa principale fonction , qui est de régulariser et de modérer l'évaporation du liquide aqueux qu'elle renferme pendant l'incubation physiologique.

La perte de poids éprouvée par les œufs pendant l'incubation est un phénomène nécessaire à l'évolution organique et à sa transformation des matériaux alimentaires •0 tissus déterminés. Toutefois nous devons

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faire remarquer ici que cette perte de poids éprouvée par les œufs est due non seulement à une perte d'eau , mais aussi à une perte d'azote, et qu'elle n'est qu'une perle apparente , parce qu'en même temps il y a une absorption d'oxygène qui la diminue d'une quantité notable. La véritable perte est donc égale à la perte observée, plus le poids de l'oxygène absorbé. Ainsi donc le poids der œufs aériens, comme on le savait depuis longtemps, diminue pendant l'incubation, et l'air respirable contenant une certaine quantité d'humidité pour les œufs aériens et une température convenable sont indispensables pour que l'incubation ait lieu. De plus, les œufs aériens absorbent de l'oxygène et émettent dans le même temps de l'eau, du gaz carbonique, de l'azote et un produit sulfuré indéterminé. Il esta remarquer que la perte du poids des œufs est toujours inférieure à la somme du poids de l'eau, de l'acide carbonique et de l'azote qu'ils exhalent; elleest même inférieure à la somme des poids de l'eau, de l'azote, et non de l'acide carbonique, mais seulement du carbone qu'il contient, ce qui permet d'admettre que l'oxygène de cet acide a été emprunté à l'air atmosphérique. En outre, qu'en même temps que le poids des œufs diminue par la perte de ces produits, il absorbe de l'oxygène, qui l'augmente. Le gaz oxygène nécessaire à l'incubation se diviserait toujours , d'après nos observations , en deux parties : une qui donne naissance à de l'acide carbonique ; l'autre qui est absor* bée, et qui sert à produire de l'eau.

Le volume de l'oxygène absorbé est sensiblement le même que celui qui existe dans le gaz carbonique, et le volume de l'azote est environ la moitié de ce dernier ou le quart de l'oxygène employé.

La matière grasse diminue dans les œufs pendant l'incubation, en même temps que la matière azotée est altérée dans sa composition la plus intime, ainsi que cela est démontré par le dégagement d'azote qui a lieu.

L'oxygène employé, le carbone et l'azote calculés, sont sensiblement en proportions définies et peuvent être représentés par 80 + 2 C-f Az, qui donneront 40-|-2 C 0 2 +Az.

Si l'oxygène était employé en partie à brû-

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1er de l'hydrogène, on aurait 4 Ho-|-2C02 -f-Âz, dontH4C2 Az viendraient de l'œuf et représenteraient un produit qui se détruit, ou l'excédant d'un ou de plusieurs produits qui changent de nature.

Que la moitié de l'oxygène soit absorbée et combinée ou employée à faire de l'eau, il en résulte que l'œuf qui a subi l'incubation est plus oxygéné que celui qui ne l'a pas subie , puisque la quantité d'oxygène qu'il contient normalement demeure la même, si elle n'augmente, et que le carbone et l'azote diminuent.

L'oxygène arrive au point vital de l'œuf fécondé au travers de ses enveloppes, qu'elles soient scléreuses ou calcaires et propres à être traversées par l'air, ou muqueuses et destinées à être traversées par l'eau imprégnée de cet agent. D'abord il agit en pénétrant la matière organique d'une manière intime; puis apparaissent des canaux capillaires, plus tard des vaisseaux qui le charrient et le distribuent dans les différentes parties de l'être, à mesure qu'elles sont créées. Chez les œufs aériens, l'allantoïde est définitivement chargée (Je cette fonction ; dans les œufs aquatiques, l'animal est pourvu de branchies qui remplissent le même office.

Les phénomènes de l'évoiution embryonnaire représentent donc une véritable nutri-

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tion danslaquelle les aliments nedeviennent assimilables ou plutôtnesedistribuenl, selon certaines lois, pour créer un animal, qu'aprèi avoir subi l'action de l'oxygène.

La nutrition dans l'œuf paraissant par les phénomènes qui l'accompagnent tout-à-fait comparable à celle qui a lieu chez les animaux adultes, il en résulte que l'assimilation ne peut se faire chez ces derniers qu'après que les aliments entraînés dans l'appareil circulatoire ont subi l'influence de l'oxygène par l'action de la respiration. Il résulte de ceci que les animaux, considérés dans leur ensemble, sont plus oxygénés que leurs aliments. Cette opinion est démontrée d'ailleurs: 1» par l'exhalation de l'azote qui prouve la destruction partielle d'un clément azoté; 2" par la présence du tissu cellulaire chez les animaux herbivores qui mangent des aliments qui n'en renferment aucune trace, tissu qui est moins azoté que ne le sont les matières albuminoïdes qu'ils contiennent; 3° parce que l'histose n'existe point dans le sang, et qu'elle ne peut se former qu'à mesure qu'elledevient partie intégrante du corps des animaux ; 4* parce que le canal thoracique qui reçoit les aliments puisés dans les intestins des animaux s'ouvre toujours dans le système veineux et dans un point rapproché de l'organe de la respiration

Résumé général et comparatif des modifications qui surviennent dans Vœufdes Oiseaux pendant IHncubalion

ÎEan .

Cuihone Azole Sulfure hydriqiip. . . .

Perte pendant la dessiccation, ou eau et n)atière volatile. .

-, . , , ... , ( Grasses

Matières combustibles | ^^^j.^^ et autres . . .

Oxygène absorbe'

Oxygène de l'acide sulfurique

Carbonate calciqiie , .

l'hosphate calcique . , Matières minérales. ...,••• •{ Acide sulfurique. . . .

Sels divers

Silice

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