‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 98 sur 173 · LOGIE · texte numérisé non relu

LOGIE

SCLERODERMA (trxi»)po'ç, dur; d/pp^a, peau). INS. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Sphégiens, 'famille des Mulillides , établi par Klug et Latreille (Fam. nat.). L'espèce type est le Sclerodermus domesiicus Klug.

*SCI.EHODEUiHATA. iiam.— Division des Édeniés indiquée par Blumenbach (Handb. derNalg., 1779). (E. D.)

SCLÉRODERMES. Sclerodermata. poiss.

— Famille de l'ordre des Plectognalhes, établie par G. Cuvier {Règ. anim. ), et caractérisée principalement par le museau conique ou pyramidal prolongé depuis les yeux, terminé par une petite bouche armée de dents distinctes et en petit nombre à chaque mâchoire. La peau de ces Poissons est généralement âpre ou révolue dérailles dures ; leur vessie natatoire ovale, grande, robuste.

Celte famille comprend 5 genres, nom-

SCL

mes : Baliste, Monacantbe , Aluthère , Eriacanthe et Coffre. (M.)

SCLERODERRIS, Pers. {Syst. mycoL).

BOT, en. — Voy. CENANGICM.

SCLEROL;E!VA {'jy-Upi-,, dur; Wva, enveloppe), bot. ph. — Genre de la famille des Chénopodées , tribu des Chénopodiées, établi par R. Brown { Prodr., 410). Les Sclerol. paradoxa, biflora eluniflora, principales espèces de ce genre, sont des plantes sous-frutescentes qui croissentàla Nouvelle- Hollande.

SCLEROLEPIS (cjx),ïipôç, dur; îjwt'ç, écaille), bot. pu. — Genre de la famille des Composées-Tubuliflores , tribu des Eupatoriacées, établi par Cassini (m Dict. se. nat., XXV, 365). L'espèce type, Sclerolepis verticillnlus {Sparganophorus id. Michx. ), est une herbe qui croît dans l'Amérique septentrionale.

SCLEROLEPIS, Monn. ( ffteroc, 81, t. 40). bot. pa. — Synonyme de PachylepiSj Less.

•SCLEROLORIUM ( <,x)»ipo';, dur; loffc'ov, gousse). BOT. PH. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées, tribu des Caîsalpiniées, établi par Vogcl {inLinn., XV, 395). Arbres du Brésil. Voy. légumineuses.

*SCLERONOTl]S (çx^npoç, dur; vSItoç, dos). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, de la famille des Longicornes et de la tribu des Lamiaires, établi par Dejean (Catalogue, 3' édition, p. 362). Ce genre renferme, à notre connaissance, quatre espèces de l'Amérique méridionale. Les types sont les S. scabiosus et slupidus DeJ. (G.)

*SCLER0FI10RA , Chev. {Par., 315, t. 9, f. 19 ). bot. ph. — Syn. de Coniocybe^ Ach.

*SCLER0PHRYS («xirip»^» «'"'"i ôypvç, sourcil). REPT. — Genre de la famille des Bufunoïdes , établi par Tschudi ( Cla&s, Balrach., 1838).

SCLEROPIIYTOIV (çx/yipoç, dur; 9«- TÔv, plante), bot. en — (Lichens). Genre d« la tribu des Graphidées établi par Eschweiler {Syst. Lich., p. 14, fig. 8) et adopté pat Pries, dont on trouve une bonne description dans la Flore du Brésil de M. Marlins, t. I, p. 103. Voici en peu de mots ies caractères qui le distinguent de ceux du groupe entier:

SCL

Les lirelles sont de la plus grande ténuité , immergées dans le Ih.ille qui est cnistacé, ranieuses, immarginées et uniquement formées d'un hjrpothère carboiiacé sur lequel repose la lame prolifère. Celle-ci est d'un pourpre noir ou vineuse et ne dépasse pas Je niveau du thalle. Nous avons tout lieu de douter que les ibèques, figurées et décrites par l'auteur, soient parvenues à leur état adulte Ce Lichen n'a encore été rencontré qu'au Brésil où il habite sur les écorccs des arbres. (C. M )

♦SCLEROPTERIS ( Tx)y)pôç, dur; -Trrepov, aile). BOT. PH. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées, établi par Scheidweiler {in Ollo et Dielr. garlenzeit. , 1839, t. VII. p. 407). Herbes du Brésil.

SCLEROPTERUS ( çx^vipoç , dur; nrtpôv, aile). INS.— Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Curculionides gonatocères et de la division des Apostasimérides cryptorhynchides, établi par Schœnherr {Gênera elspecies Cw-cuUonidumy syyionyrma, t. IV, p. 358; VIII, 2, 545), et qui se compose de deux espèces, l'une de Livonie et l'autre de Carinlhie, savoir: S. serralus Esch., Gr., etoffensus Schr. (C.)

*t>CLEROPUS(<Tx>y)prJ;, dur; ttoÏ;, tige). BOT. PH. — Genre de la famille des Amarantacées, tribu des Achyranlées-Amarantées, établi par Schrader {Index son. horl. Golling., 1835). Herbes des Antilles.

♦SCLEROSClADIUm ( <jxX/),oo's, dur; ffx'aJcov, ombrelle), bot. ph. — Genre de la famille des Ombellifères, tribu des Sésélinées, établi par Koch (iJ/sc). L'espèce type, Scierosciadium humile Koch, est une herbe qui croît dans les régions boréales de l'Afrique occidentale et dans l'île de Ténériffe.

♦SCLEROSOMLS (ixUpU, dur; ç5f.a, corps), INS. — Genre de l'ordre des Coléoptèfes tétramères, de la famille des Curculionides gonatocères et de la division des Apostasimérides cholides, créé par Schœnherr {Gênera et species Curculionidum, synonymia, t. m, p. 604; VIII, 1, p. 22) et fondé sur deux espèces, les S. incommodus et granulosus Schr. L'une et l'autre sont originaires du Brésil. (C.)

SCrER0STEr,OIA , Scholt (il/se), bot.

pn. — Syn. de Scabiosa, Linn.

SCLEROSTOMA («Xyjpsç, roide ; ari- (»«, bouche). ANNÉL. — Genre de l'ordre des

SCL

Ml

Nématoïdes, famille des Ascaridiens, établi par M. de Blainville {Dict se. nat.). L'espcce type , Sclerostoma seguinum, a été trouvée dans les Chevaux.

SCLEROSTYLIS VxXvjpoç, roide; arv- Xtç, style). BOT. PII. — Genre de la famille des Auranliacées-Limonées, établi |)ar Blnine {Dijdr., 1 1 3). L'espèce type, Sderoslylis bilocularis Bl. {Limonia id. Roxb.), est un arbrisseau qui croît dans l'Asie tropicale.

SCLEKOTIIAMÎMLS {ay.Upk, roide; Oau.voç, buisson), bot. PH. — Genre delà famille des Légumineuses-Papilionacées, tribu des Podalyriées, établi par R. Brown in Alton Hort.Kew., 2*édit,, III, 16). L'espèce type, Sclerolhamnusmicrophyllis'R. Br., est un arbrisseau qui croît sur les côtes australes de la Nouvelle-Hollande.

*SCLER0TI1ECA {yxln'A, dur; Ow, boîte). BOT. PH. — Genrede la familledes Lobéliacées, tribu des Lobéliées, établi par De Candolle {Prodr., VII, 356). L'espèce type, Sclerotheca arborea {Lnbelia id. Forst.), est un arbre qui croît à Taïti.

♦SCLEROTIIRIX (v-.^vipo;, dur; Bp(l, fila ment), bot. cr. — (Phycées). Le genre, établi sous ce nom par M. Kûtzing, dans ses Décades d'Algues d'eau douce, a été depuis changé par lui dans son l'hycologia generalis, en celui d' //t/p/iœo^/iria; avec ces caractères: Filaments vaginés, parasites, agglomérés en faisceaux; Sjioranges globuleux, latéraux.

M. Ktllzing en décrit deux espèces qui croissent dans les eaux douces. (Bréb.)

* SCLEROTIIRI\ (.x).yipo;, dur; ep:Ç, poil). BOT. PH. — Genre delà famille des Loasées, établi par Presl {Symb., II, 3, t. 53). Herbes du Mexique. Voy. loasées.

SCLEROTIUSI. BOT. CR. — Voy. myce> LiUM à l'article mycologie.

*SCLERl]!\I (çx)-/,ooç, dur), ins.— Genre de l'ordre des Coléoptères hét'éromères, de Iï famille des Mélasomes et de la tribu des Blapsides, formé par Dpjean {Catalogue, 3° édition, p. 215), adopté par Hope et coinprenant une dizaine d'espèces. Se[)t sont originaires des Indes orientales, deux d'Égypie et une seule est propre à l'Espagne, savoir: S. subtcnaneum, sericeum, cauahculalum, ferrugineum, orientale ¥.,foveolatum 01. {opalrum), lineatum et morbillosu^n Dej. (C ;

*SCLETHRUS. ins. — Genre de VmiUa

Sco

^CÔ

des Coléoptères subpenlamères, de la famille des Longicornes et de la tribu des Cérambycins , fondé par Newmann ( The Entomologist's, I, p. 247 ) sur une espèce des lies Philippines , le S. amœnus dei « ateur. (C.)

*SCOLECOBROTUS (sxuAyixo'ffpuToç, qui est rongé de vers), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, de la famille des Longicornes et de la tribu des Cérambycins, créé par Hope (The Transaclions of the ïmL Soc. Lond., 1833, t. XV, p. 109, f. 5) et qui a pour type le S. Weslwoodi H., espèce de la Nouvelle-Hollande que cet auteur place près des Rhagium. (C.)

* SCOLECOPHAGUS. Swains. ois. — Synonyme de Quiscalus, Ch. Bonap., genre fondé sur un oiseau d'Amérique que VVilson a décrit sous le nom de Gracula ferruginea. (Z. G.)

*SCOLECOPHIS (axci)//)?, ver ; o<p'?. serpent). REPT. — Genre de la famille des Couleuvres , établi par Fitzinger ( Syst. nept., 1843).

*SCOLELEPIS{crxo;),yî|,ver;y«cç, écaille). ANNÉL. — Genre de la famille des Ariciens, établi par M. de Blainville {Dict. se. nat.).

Voy. ARICIENS.

*SCOLETOIWA (axoi/YiÇ, ver; -zép-v,, seclion). ANNÉL. — Genre de la famille des Ariciens, établi par M. de Blainville [Dict. se. nat.). Voy. ariciens.

SCOLEX. ANNÉL. — Nom scientifique des Massettes. Vcy. ce mot.

*SCOLEXÉROSE. min. — Espèce du genre des Silicates. La Scolexérose est une substance vitreuse , quelquefois d'un éclat gras, translucide ou opaque, verdûlre ou blanchâtre, rayant le verre. Elle est fusible au chalumeau et attaquable par les acides. Vordens Kiuld , qui en a fait l'analyse, l'a Irouvée composée de: Silice, 54,13; Alumine, 29,23; Chaux, l.'j,45; Eau, 1,07.

Cette substance n'a encore été trouvée qu'à Parg.is, en Finlande, avec la Paranthine, la Scnpolite, etc.

SCOLEZITE. MIN. — Espèce du genre des Silicates. C'est une substance ordinaireiiu'iit blnnche , cristallisant en prismes droits à base carrée. Elle ne raye pas le >erre, donne de l'eau par calcinalion , est iliffiilement fusible en verre bulbeux, et luiublc en gclOc dans les acides. Sa pesan-

teur spécifique = 2,21 à 2,27. D'après l''a« nalyse qui en a été faite, cette substance est composée de : Silice, 46,75; Alumine, 24,82; Chaux, 14,20; Soude, 0,39; Eau, 63,64. La Scolézite appartient principalement aux terrains d'origine ignée, où elle se trouve en noyaux ou en rognons, quelquefois très considérables, tantôt pleins, tantôt géodiques (Islande, Vivarrais, Staffa, les Hébrides, Guadeloupe, Bohême, Auvergne, etc.).

SCOLIA. INS. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Sphégiens, famille des Scoliides, établi par Fabricius [Syst. Piez.), et caractérisé essentiellement par des mandibules tridentées dans les mâles, sans dents , et fortement arquées dans les femelles, par des palpes de trois articles. La principale espèce de ce genre est la Scolia hortorum, qu'on rencontre communément dans les endroits sablonneux du midi de la France et de l'Italie. Cet Insecte vole sur les fleurs pendant la plus grande chaleur du jour. Il est long de 15 à 18 lignes, noir, velu, avec le front jaune tacheté de noir, seulement dans la femelle; l'abdomen noir, avec une large bande transversale jaune sur les deuxième et troisième segments , souvent interrompue dans les deux sexes, mais toujours dans la femelle- (L.)

SCOLICOTRICHUM («o5)ir,? , ver; Spct, poil ). BOT. CR. — Genre de Champignons, division des ClinosporésEctoclines tribu des Sarcopsidés-Myrothéciés, établi par Kunze {Myc. Heft., I, 10). Les Champignons, qui constituent ce genre, croissent sur les branches d'arbre en décomposition.

Voy. MYCOLOGIE.

SCOLIIDES. Scoliides. ins. — Famille de la tribu des Sphégiens. Voy. ce mot.

*SCOLIOPHIS (crxo^i'oç, sinueux; of,;, serpent), reft. — Genre de la famille des Couleuvres , établi par Lesueur {Journ, da phys., Lxxxvi).

*SCOLOBATES ( çxo^og'aTyjç , insecte nuisible aux blés), ins. — Genre de l'ordre des Hyménoptères , tribu des Ichneumoniens , famille des îchneumonides , établi par Gravenhnrst {Ichn., t. II, p. 360). L'espèce type, Scolobates c7-assilarsus Grav., se trouve en France, en Angleterre, en Allemagne et en Italie. (L.)

•gCOLOliUS , Rafin. ( in Journ. Phys.

LXXXIX, 39). Dor. m. — Syn. de Thermopsis, B. Brown.

*SCOLOCHLOA , Koch {Flor. Germ.).

30T. PH. — Syn. d'Arundo, Linn.

♦SCOLOPACIDÉES. Scolopacidœ. ois.

— Famille de l'ordre des Échassiers, établie ;.';ir le prince Ch. Bonaparle , et composée il' une foule d Oiseaux dont le plus grand nombre formaitles genres Sco/opaœ et Tringa de Linné. Cette famille, qui correspond en partie aux Longiroslres de G. Cuvier, est caractérisée en général par un bec grêle, long et faible. Dans la méthode du prince Ch. Bonaparle , elle comprend deux sousfamilles , celle des Tringinœ et celle des Scolopacinœ. G.-R. Gray, dans son Gênera of Birds, indépendamment de ces deux sousfamilles, distingue les Scolopacidées en Limosinœ, en Totaninœ, et y rapporte la sousfamille des liecurvirostrinœ et celle des Phalaropodinœ, que le prince Ch. Bonaparte en éloigne et élève au rang de famille. (Z. G.) *SCOLOPACIl\ÉES. Scolopacinœ. ois.— Sous-famille de la famille des Scolopacidées, dans l'ordre des Échassiers, fondée par le prince Ch. Bonaparte , et comprenant les Bécasses proprement dites. Elle est caractérisée par un bec droit, mou et renflé à son extrémité, une tête comprimée et de très gros yeux placés fort en arrière. Les genres Macroramphus , Rhynchœa, Scolopax, Rusticola , Xylocota , Numenius et Philolimnos, composent cette famille. (Z. G.)

*SCOLOPACll\lJS, Ch. Bonap. ois. — Synonyme de iJamp/iocœjms Vieill.; Troglodytes Syva'ms. Toy. TROGLODYTE. (Z.G.)

*SCOLOPACILIVl,Eckl.etZeyh.(£nu»n., 59). BOT. PH.— Syn. d'Erodium, Hérit.

SCOLOPAX. OIS.— Nom générique latin des Bécasses.

*SCOLOPEl\DRA.CRUST. — Klein, dans ics Phil. Trans. 1738 , n» 4i7, et Abrégé \ies Trans. Phil., tom 11, fig, 219, pi. 4, fîg. [4 à 6 , désigne, sous le nom de Scolopendra aquatica sculata , VApus de Schœffer ou le Monoculus Apus de Linné. Voy. apus.

SCOLOPENDRE. Scolopendra. myriap.

— C'est un genre de l'ordre des Chilopodes, de la famille des Scc.lnpendrides, établi par Linné , et adopté par tous les myrlapodophiles , qprès avoir fait passer celle coupe

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générique par (ouics les voies possibles de modification. Chez celte coupe générique, la tête est de forme variable, coupée carrément en arrière ou s'imbriquant sur le segment préanal ; les yeux sont au nombre de quatre paires, et inégaux; les segments sont au nombre de vingtet un, et pédigères; les pieds de la dernière paire sont plus ou moins épineux sous leur article fémoral ou basilaire; les stigmates sont vulviformes ou en boutonnière, et au nombre de neuf paires; le bord antérieur de la lèvre est forcipulaire , plus ou moins prolongé en une double saillie dentifère.

C'est à ce groupe qu'appartiennent les Scolopendres répandues dans toutes les parties du monde, et qui ont été indiquées par tous les myriapodophiles du dernier siècle et du commencement de celui-ci sous le nom de Scolopendra morsicans. Ces animaux vivent pour la plupart dans les régions chaudes du globe; ils se tiennent sous les pierres, dans les trous du bois mort ou pourri, sous la mousse ou plus ou moins enfermés dans la terre. Ils sont très voraces , et chassent de préférence les Insectes, les Acarus, les Araignées, etc. Ils les saisissent avec les pieds de derrière, et les tuent en les piquant au moyen de leurs pointes forcipulaires. Leur piqûre est très douloureuse, et sur l'espèce humaine même elle agit avec autant d'intensité que celle des Scorpions. Aussi ces animaux sont-ils fort redoutés. Pendant longtemps leur histoire, aussi bien que celle des autres Chilopodes , a été fort négligée. Leach, l'un des premiers, fait voir que sous le même nom de Scolopendra morsicans on confondait plusieurs des espèces distinctes; nous avons nous - même, dit M. P. Gervais , en 1837, ajouté quelques espèces à celles qu'il avait indiquées, et dans notre travail nous portions déjà à quatorze le nombre des espèces du véritable genre Scolopendra. Depuis lors , les études de M. Brandt, celles de M. Newport et les nôtres aussi, études faites sur les riches collections de Paris, de Londres, de St-Pélcrsbourg ou de Berlin, ont permis d'assurer la caractéristique d'un bien plus grand nombra d'espèces de Scolopendrides , soit dans c« genre, soit dans ceux qui composent avec lui la famille qui nous occupe. M. Newport est le seul entomologiste qui ail encore aburdij

tiiu

SCO

SCO

la classification naturelle des véritables Scolopendres, et ce savant, dans son travail monographique sur les Chilopodes, y admet iJeux divisions seulement: les Scolopendres à dents petites (Scolopendrœ parvidenlatœ), et les Scolopendres à dents larges (Scolopendrœ lalidentatœ).

Les caractères spécifiques des Scolopendres sont Tournis par presque toutes les parties de leur corps dans les variations secondaires qu'elles peuvent atTecter. Les meilleurs se tirent de la forme des pieds de derrière, des épines qui arment les cuisses de ces pieds, et des dents qu'on voit à la saillie antérieure de la lèvre forcipulaire. Les épines des pieds offrent néanmoins quelques variations. Elles n'affectent pas toujours la même disposition dans tous les individus d'une même espèce, et quelquefois aussi leur nombre est différent entre les deux pieds d'un même individu. Une variation analogue nous est offerte par les antennes, qui différent fréquemment d'un côté à l'autre dan:> le nombre et même plus ou moins dans la forme de leurs articles.

Parmi les nombreuses espèces que ce genre renferme, je citerai la Scolopendre cingulée, Scolopendracingulalahiilr.Gerv.^Hist. nat.

des Ins. apt.,l. IV, p. 255, n° 1). Celte espèce est abondamment répandue dans tout le midi de l'Europe , et en particulier en Italie et dans le midi de la France. M. P. Gervais a rencontré souvent celte Scolopendredans les environs de Monlpellier.(H. L.) SC0L0PE1\DRELLE. Scolopendrella.

MYniAP. — C'est un genre de l'ordre des Holotarses, de la famille des Géophilides, établi par M. P. Gervais {Hist. nat. des Ins. apt.).

On connaît deux espèces de ce genre : la première est la Scolnpendrella nolacanlha Gerv. (Hist. nat. desinst. apt., t. 4, p. 301, pi. 39, fig. 7); elle a pour patrie les environs de Paris ; la seconde espèce est la Scolopendiella immnculala Newp., Frans., Linn. (Soc. of Lond., t. XIX, p. 374:, pi. 40, fig. 4); cette espèce a été rencontrée dans les environs de Losidres. (H. L.)

SCOLOPE\Dl\El.lADE?,.Scolopendfcl-

/idœ. MYRIAP. Fo?/. GÉOPHILIDES. (H. L.)

SCOLOl'EIVDi;ELLL\ES.5cotope)id>ei- Jjnœ. MYRiAP. — Toy. Giiopiiii.iDES. (H. L.) , SCOLOPEXDRIDES. Scolopendridœ.

BYRiAP. — C'est la seconde famille de l'ordre

des Chilopodes, qui a éié établie par Leach et adoptée, avec de grandes modifications cependant , par les Myriapodophiles actuels. Les Chilopodes qui rentrent dans la famille des Scolopendrides , telle qu'on la définit aujourd'hui , constituent une réunion fort nombreuse d'espèces en apparence très semblables entre elles , et dont les auteurs du dernier siècle et du commencement de celui-ci ont presque toujours parlé sous le nom de Scolopendra morsicans.Les Scolopendrides mieux étudiées par les naturalistes modernes ont étépartagées en plusieurs genres distincts. En général, ces Myriapodes ont vingt et une paires de pieds et la dernière est plus longue que les autres , ordinairement épineuse sur l'article fémoral , et disposée pour saisir; la hanche de celte paire de pieds est plus ou moins soudée aux plaques latérales et intérieures du segment anal , aussi le pied paratt-il formé de cinq articles seulement. Les pinces maxillaires de la première pairede pieds correspondent à l'arceau supérieur post-céphalique; le second arceau est plus petit que les autres qui croissent faiblement en grandeur jusque vers le dernier ou cinquième du corps. La tête est scutiforme; les antennes ont habituellement dix sept ou vingt articles sélacés ou moniliformes. Le plus souvent il existe des yeux et leur nombre est presque toujours de qualre paires; la lèvre forcipulaire, forte et soudée sur la ligne médiane, présente dans la majorité des espèces une double saillie méiiioanlérieure denlifère; les crochets des forcipules sont forts; ils émettent une humeur vénéneuse. C'est aux Scolopendrides qu'appartiennent les plus gros.ses espèces de Chilopodes et celles dont la morsure est le plus à craindre.

Certaines espèces de Scolopendrides offrent une particularité remarquable des organes respirateurs qui doit le faire distinguer génériquement des autres. Au lieu d'ouvertures vulviformes ou en boutonnière pour l'orifice des trachées, elles présentent des plaques criblées et le nombre de ces stiginales est de dix paires. Ces Scolopendrides ont aussi les dents labiales plus fortes et autrement disposées. M. P. Gervais en a fait avec M. Newport un groupe particulier qu'il a placé en tête de toute la famille.

D'autres Scolopendres, en bien plus grand

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nombre, ont les oriûces respiratoires en forme de buuloiinière.

Dans une première catégorie les stigmates en boutonnière sont uu nombre de neuf paires seulement, et il n'existe, comme chez la précédente, que vingt et une paires de pieds; de plus les dents sont moins Tortes il habituellement plus nombreuses que chez les Scolopendres cribriferes.

Dans une seconde catégorie, les anneaux pedigères sont au nombre de vingt-trois.

La première de ces trois grandes divisions ou celle des Scolopendrides cribriferes, comprend le genre Helerosloma, Newport, partage par ce naturaliste en Helerostoma et Bianchiostoma.

La deuxième ou celle des Scolopendride»

morsicantes peut être divisée en plusieurs genres suivant des caractères fournis par la considération du nombre des segments du corps et des pieds ; par la présence et le nombre des yeux ou par leur absence ainsi que par les conformations des pieds de derrière.

A l'exemple de M. P. Gervais, nous continuerons d'appeler Scolopendra les espèces à vingt et une paires de pieds , à quatre paires d'yeux, et à pieds de derrière préhenseurs et plus ou moins épineux, qu'elles aient le segment céphaliqiie arrondi, siibcarré ou triangulaire, tronqué en arrière ou imbriquant: ce qui a donné lieu dans le dernier travail de M. Newport à l'établissement des genres Scolopendra, Cormocephalus, Rlwmbocephalus et Thealops.

M. P. Gervais a établi le nouveau genre Monops pour le (ryplops nigra Newp. qui n'a, comme les Henicops, qu'une seule paire d'ailes. Le nom deCryptops, Leach, restera aui Scolopendrides à vingt et une paires de pieds qui manquent entièrement d'yeux.

Les genres Scolopendra, Monops et Crypiops nous paraissent devoir former une première catégorie de Scolopendrides morsicantes; la seconde sera celle des Scolopendrides Héléropodes chez lesquelles le nombre de pieds est de vingt-trois. Tels sont les genres Scolopendropsis , Brandi, caractérisé par des yeux semblables à ceux des Scolopendres, Scolopocryptops, Newport, qui comprend les espèces dépourvues d'yeux; et Newporlia, Gervais, coupe générique établie par ce naturaliste pour le Scolopocryptops lonç/ilarsis,

SCO

kïS

Newp., qui a les pieds de derrière composés de quatorze articles mobiles. Les Scolopendrides seront donc divisées de la manière suivante.

1° Scolopendrides cribriferes ou espèces à stigmates cribriformes et à vingt et une paires de pieds;

Helerosloma. "

2° Scolopendrides morsicantes ou espèces à stigmates valvuliformes et à vingt et uue paires de pieds:

Scolopendra.

Monops.

Crypiops.

3* Scolopendrides hétéropodes ou pourvues de vingt-trois paires de pieds;

Scolopendropsis.

Scolopocryptops.

Newporlia. Voyez ces différents noms.

(H. L.) SCOLOPENDRIDES. Scolopendrinœ^

MYRIAP. — Foy. HOLOTARSeS. (H. L.)

SCOLOPEIVDRITES. Scolopendrilœ,

MYRIAP. — Voy. SCOLOPENDRIDES. (H. L.)

5C0L0PEIVDRIUM. bot. or. — Genre de la famille des Fougères , tribu des Polypodiacées, établi par Smith (in Mem. Acad. Turin, V, 410). L'espèce type, Scoiopendriumvulgare, est très commune dans toute l'Europe; elle crotl sur les murs humides des puits et dans les fentes des rochers.

SCOLOPEDDROIDES. Scolopendroides.

MYRIAP. — Voy. SCOLOPENDRIDES. (H. L.)

*SCOLOPE!VDROPSIS. myriap. — M.

Brandi désigne sous ce nom un genre de l'ordre des Chilopodes, de la famille des Scolopendrides, et qui a pour caractères principaux; Yeux au nombre de quatre paires, vingt-trois paires de pieds. On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre qui est le Scolopendropsis Bahiensis Brandt {Recueil, p. 75). Cetteespèceapour patrie la province deBahia. (H. L.)

SCOLOPIA, Schreb. {Gen., n. 846).

BOT. PH.- Syn. de Phoberos, Lour.

*SCOLOPLOS.nELM. — Genre de la famille des Ariciens, établi par M. de Blainville (Dict. se. nal., 1828). Voy. ariciens.

♦SCOLOPOCRYPTOPS. myriap. — Ce genre, qui appartient à l'ordre des Chilopodes et à la famille des Scolopendrides, a été établi par M. Newport aux dépens des S colopçndra de Linné. Ce genre renferme quatre

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espèces dont une, d'après Degeer, appartiendrail à l'Afrique. L'espèce qui peut être considérée comme le type esile Scolopocryplops melanosma New^ort {Trans. Linn. Soc. of Lond., t. XIX, p. 406). C'est dans l'Ile Saint- Vincent, aux Antilles, que cette espèce a été rencontrée. (H. L.)

SCOrOPSIDES. POiss.^Genre de l'ordre des Acanlhoplérygiens, famille des Sciénoïdes, établi par G.Ciivier (Règne animal), et dont les principaux caractères sont: Corps obloiig; bouche peu fendue; dents en velours; écailles assez grandes; pas de pores aux mâchoires; deuxième sous-orbitairedentelé et terminé près du bord de l'orbite par une pointe dirigée en arrière et qui se croise avec une pointe du troisième sous-orbitaire dirigée en sens contraire. Les rayons branchiaux ne sont pas au nombre de plus de cinq ; du moins, s'il y en a un sixième, il est excessivement grêle. Ces Poissons présentent intérieurement un estomac en cul-de s,ic arrondi, un intestin peu replié et des appendices cœcaux peu nombreux.

Toutes les espèces connues vivent dans la mer des Indes. Elles sont de taille médiocre et se réunissenten troupes peu nombreuses. MM. G. CuvieretValenciennes {Histoire des Poissons, t. XII, p. 327) en décrivent vingtneuf espèces, parmi lesquelles nous citerons principalement les Scolopsides Kale, Cuv. et "Val. {Anlhias japonicus Bl., Luijan japonais Lacép.), Scolopsides Vosmeri Cuv. et Val. {Scolopsides a7gyrosomusK. et V. H., Anlhias Vosmeri Bl.), Scolopsides bilinealus Cuv. et Val. {Anthias id. Bl., Luijan elliptique Lacép.), Scolopsides lycogenis Cuv. et Val. {Lycogenis argyrosoma K. et V. H., Holocentre cilié Lacép.), Scolopsides ghanam Cuv. et Val. {Sciœnaid.Yorsk., Holocentre ghanam Lacép.), etc. La couleur ordinaire de ces Poissons est le gris-rougeâtre. (M.)

*SCOLOPTERLS (çxoio^/, pieu; nrtpiv, aile). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Curculionidcs orthocères et de la division des Apionides, établi par Ad. White(r/ie Zoology oflhe Vo}j. ofErebusel Terrer, 1846, p. 14, pi. 3, f. 10) sur trois espèces de la Nouvelle-Hollande, savoir: S. bidensF., tetracantus etpenicillalus Wh. (C.)

SCOI.OSAXTHUS (çxSioç, pieu; âv9o.:, eur). BOT. PB. — Genre de la famille dea

SCO

Rubiacées Cofféacées , tribu des Psycho-

triées, établi par Vahl {Eclog., I, H, 1. 10). 1/espèce type, Scolosanthusversicolor, esiun arbrisseau qui croît aux Antilles.

* SCOLOSPEr.]\lUM ( çxcS^ioç , pieu; incQii.oi, graine), bot pu. — Genre de la fa mille des Composées Tubuliflores, tribu deg Sénécionidées , établi par Lessing {in Linnœa, V, 152). L'espèce type, Scolospermum Fuugerouxiœ , est une herbe qui croît au Mexique.

*SCOLYMOCEPIIALUS, Herm. {Dendr., t. 9). BOT. PU.— Syn. de Protea, Linn.

SCOLYMUS. BOT. PH. —Genre de la famille des Cotnposées-Liguliflores, tribu des Chicoracées, établi par Cassini (in Dict. se. nal.,XXY, 60; XXXIV, 86). Les ScoUjmus hispanicus et maculalns , principales espèces de ce genre, sont des herbes qui croissent dans toute la région niédilerra iiôciine..

SCOLYTUS. INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille desXylophages et de !a tribu des Scolytides, créé par Geoffroy {Histoire abrégée des Insectes, t. \, p. 309), adopté parDejean {Catalogue, y édition, p. 332) et publié par Herbst sous le nom â'Eccoptog aster. Ce genre renferme une quinzaine d'espèces. Huit sont européennes et les autres américaines. Nous citerons, comme en faisant partie, les S. destructor 01., pygmœus, minulus, nigerY., mullistriatus Marhs, intricatus Knoch, quadiisjiinosus, muticus Say. Ces insectes, ainsi que leurs larves, causent un dégât très préjudiciable à quelques arbres dont ils perforent l'écorce tout à l'entour. Les première, deuxième et quatrième att.iquent l'Orme, et la cinquième le Chêne. M. Guérin-Mèneville se |)ropose de donner sous peu une monographie de ce genre. - (C.)

SCOLYTUS. !NS. — Nom donné par Fa bricius à un genre de Coléoptères décrit ensuite parLatreille sous celui d'OMorHr.oN qui a été adopté de préférence. (C.)

SCOMBER. poiss. — Voy. maqueukau.

SCOMBÉROIDES. Scomberoides. poi^s.

— Famille de l'ordre des Acanthoptérygiens, caractérisée principalement par des pièces operculaires , sans dentelures ; des écailles petites et lisses; les nageoires verticales généralement non enveloppées d'écaillés, des coecums nombreux.

SCO

MM. G. Cuvier et Valenciennes {Hisl. des Poiss., t. VIII, IX et X) ont divisé cette famille en cinq grandes tribus, dont nous allons donner les caractères, avec l'indication des genres que chacune d'elles renferme:

I. Scombéroïdes à fausses pinnules et sans armure à la ligne latéi'ale.

Maquereau , Thon , Auxide, Pélamide, Tassard , Thyrsite , Gempyle, Lépidope, Trichiure, Espadon , Tétrapture, Makaira, Voilier.

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