‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 4)Chapitre 123 sur 123 · ZON · texte numérisé non relu

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tiels il est fondé : Fronde slipilée , plane, zonée, sans nervure, dont les divisions membraneuses dichoiomes ou irrégnlières s'étalent est éventail; cellules superficielles rapprochées par quatre, et disposées en séries longitudinales et transverses; spores éparses à la face inférieure de la fronde; slipe garni d'une couche épaisse et tomenteuse de filaments articulés et comme feutrés ensemble. Le Zonaria Tourneforlii est le type du genre. Les espèces, au nombre de 7 ou 8, habitent les mers équatoriales. Nous devons ajouter que M. Kùlzing nomme ce genre Slypopodium , et qu'il y réunit VUha atomaria, Woodvv. (C. M.)

* ZOIMARITES. BOT. Foss. — Voij. végi:- T.4DX FOSSILES, toffl. XIIl, pagcs GO, 149 et

ZOrVlARIUS , Hope ( Revue zoologique ilc Guérin , 1841 , p. 111 ). ins. — Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Érotyliens vrais , proposé par Hope et publié par Th. Lacordaire (Monographie de la famille des Érotyliens, 1842 , p. 468), qui n'a connu que 9 espèces : 2 sont originaires du Brésil, 3 de Cayenne, 2 de Colombie; 1 seule est propre à la Bolivie et l au Mexique. L<>s types sont les Er. indicus et discoideus, 01. (C.)

ZO\E. INS. — Geoffroy (Hist. abrégée des Ins.) indique sous le nom de Zone un Lépidoptère qu'il plaçait dans le genre Phalène, et qui aujourd'hui rentre dans la division des Bombyx. (E. D.)

Z01\ES. — Voy. GKOGBAPUIE BOTANIQUE,

t. VI, pages 86 et suivantes.

* 201\lG5STiil'S (Çûvn, ceinture; lx^l>i, poisson ). poiss. — Genre de Scombéroides , indiqué par M. Swainson (Classij., 1839).

ZOiMITE. Zonites. moll. — Genre proposé par Montfort, comme démembrement des HÉLICES. (E. Ba.)

ZOMTIS. INS. — Genre de Coléoptères hétéromères, tribu des Vésicants, fondé par Fabricius ( Systema Eleulheratorum, t. H, p. 23 ), et qui renferme près de 40 espèces réparties en Europe, en Asie, eu Afrique et en Amérique. Les 2 plus communes de la France méridionale sont les Z. prœusta et quadripnnclata t ¥. (C.)

♦ZOA'OiOOMTA (ÇuvY), ceinture; ô<îou'ç , dent). INS. — M. SodolTsky (Roi. Man , 837)désigne sous ce nom un genre de I.é- 4ti

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pidoptères Nocturnes de la tribu des Géométrides. (E. D.)

*ZO\OTRICHÏA. OIS. — Genre établi par Swainson dans la famille des Bruants, sur VEmb. leucophrys (Wils). (Z. G.)

*ZOiVOTRICHIE. Zonolrichia ( Çoiv/j , zone; Opl?, filament), bot. en. — (Ptiycées). Genreétabii dans la tribu des Rivulariées par J. Agardh {Algœ maris Mediterranei, etc.) pour une petite algue qui croît sur les rochers sous-marins de l'Istrie, le Z. hemispherica,3. Ag. Voici les caractères de ce genre: Filaments simples, annulés intérieurement, rayonnants, ayant à leur base un globule hémisphérique et formant une fronde gélatineuse, compacte , marquée de plusieurs zones. (Bréb.)

ZOIVUÎIE. Zonurus ( Çoîv») , ceinture ; ovpà, queue ). rept. — Merrem a proposé ce nom pour le genre de Sauriens qui fut arbitrairement désigné sous la dénomination du Cordylus , d'abord par Klein , puis par Gronovius, et plus récemment par Cuvier, Fitzinger et autres. MM. Duméril et Bibron admettent ce genre dans leur sous-famille des Ptychopleures, parmi les Sanriens-Chalcidiens ou Cyclosaures. La physionomie des Zonures rappelle assez celle des Stellions et de certaines espèces d'Agames. Leur tête est triangulaire, plus large que le cou; leur langue, en fer de flèche , a la forme de la langue du lézard ; leurs membres sont robustes; leur queue est forte et de moyenne longueur. Us n'ont pas de dents au palais. Leur ventre est défendu par une espèce de plastron analogue à celui des crocodiles. On compte 5 espèces de Zonures, réparties en trois groupes caractérisés par leur écaillure et dont le docteur Smilh fait trois genres sous les noms de Cord'jlus, Hemicordylus , Pseudocord'jlus. Ces espèces sont originaires du cap de Bonne-Espérance, et deux d'entre elles se rencontrent aussi à Sierra-Leone.

En prenant ce genre pour type, M. Gray a formé le groupe des Zonuridœ [Ann. of nat. hisl.,l,iS3S). (E. Ba.)

*Z01MYPTILUS. INS.— Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Oxytéliniens , établi par Motcholuski (Mémoire de la Soc. imp. des nat. de Moscou, 184S, tom. XVll, pag. 39) sur une espèce iIp la Géorgie asiatique, le Z. pcM»î7e>-de l'auteur. (C.)

*Z00B1ES. ZoofcècR (Ç(JiV, animal ; S'ou,

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je vis). INS. — L)ivision piimaire des Myodaires Calyptératées de M. Robineau-Desvoidy {Essai sur les Myod. , 1830), cornprenant les espèces vivant aux dépens des Mammifères herbivores, ou dans l'intérieur du corps des Insectes des divers ordres, et renfermant les deux tribus des ^Estridées et des Entomobies. — Voy. ces mots. (E. D.)

* ZOOBOTRYOiV. (Ç<io», animal; ^i- Tpvov, grappe), polyp. — Genre de Cristalelliens établi par M. Ehrenberg ( Abh. Derl. Akad., 1834), et que M. de Blainville considère comme devant se rapprocher des Dedalœa qui appartiennent aux Bryozoaires Cellariés. (E. Ba.)

* ZOOCLADîUM (Ç«ov, animal; x/âo"o:, rameau), jnfds. — M. Ehrenberg donnuit d'abord ce nom au genre qu'il a depuis désigné sous le nom de Zoolhamnium. — Voy. ce mot. (E. Ba.)

* zoocoraîxie:v;sou zoocoralx.

(Çùov, animal; xopx>).iov, corail), polvp. — M. Ehrenberg désigne sous ce nom le premier ordre de ses Anthozoaires. La caractéristique, les rapports, les subdivisions des Zoocoraux, sont indiqués à l'article polvsmlS, t. X de ce Dictionnaire, p. 398. (E. Ba.)

* ZOOLEA (Çcôov, animal; oXÀv^^i , je détruis), ins. — Sous-genre d'Orthoptères, de la section des Dermaptères, famille des Mantiens, créé par M. Âudinet-Serville {Orthopt.. Suites à Buffon, de Roret, 1839). C'est dans le genre Theoclytes, Serv. {Fates, Burm.), que les Zoolea forment une subdivision qui se distingue par les antennes des mâles qui ne sont pas pectinées, mais composées d'articles avancés en dents de scie au côté interne, et surtout par le côté de leurs derniers segments de l'abdomen, qui sont lobés en dessus et en dessous, avec un lobe foliacédans leur milieu ventral. Une seulecspèce, \e Zoolea lobipes, Serv. (Manlislobipes, Oliv.; M. macroplera, Stoll ; Empusa lobipes, Guérin-Méneville), entre dans ce sous-genre. On ne connaît pas d'une manière certaine la patrie de celte espèce; d'après Stoll, elle proviendrait du Tranquebar: mais cette désignation de localité n'est pas certaine.

(Ë. D.) ZOOLOGIE (;'«ov, animal; Xo>oç, discours).— Dire que la Zoologie est la sciencs qui s'occupe des Animaux, c'est donner \.\ traduction rigoureuse des étymologies grec-

qiies du mot français, mais ce n'est point définir la science elle-même. Pour être complète, cette définition exigerait que nous pussions tracer ici l'histoire des hommes qui ont contribué par leurs travaux à londer et à agrandir la science; l'histoire des idées qu'ils ont données pour fondement à leurs doctrines; l'histoire des écoles qui ont adopté et développé ces principes. Mais l'espace nous manque pour entrer dans tous les développements d'un plan aussi vaste; le caractère même de cet ouvrage nous impose d'ailleurs l'obligation de ne point répéter ici ce que les lecteurs trouveront dans d'autres srticles : nous chercherons seulement à relier ensemble ces éléments épars.

Pour le vulgaire, aux yeux duquel leRègne animal ne consiste que dans les animaux les plus communs ou les plus volumineux, il semble puéril de chercher par quels caractères un animal se distingue de la plante ; mais pour le savant qui embrasse dans ses vues l'ensemble des animaux et l'ensemble des végétaux, qui a été conduit par ses investigations jusque sur les confins des deux règnes d'êtres organisés , qui a vu la vie se manifester à cette limite par des phénomènes identiques, la distinction entre l'animal et la plante reste un des problèmes encore à l'étude les plus difficiles et les moins avancés. — Voy. ANIMAL.

La définition du Régne animal lui-même, c'est-à dire de l'ensemble des êtres auxquels appartient le nom collectif d'animaux, a été diversement présentée par les auteurs, et ce sont ces différences qui caractérisent les diverses méthodes zoologiques. — Voy. sîs-

TKSIE ZOOL.

Pour la Zoologie, comme pour toutes les sciences en général, il est clair qu'une métliode, c'est-à-dire le résumé synoptique de la science constituée , n'a de valeur qu'autant qu'elle embrasse son objet dans toutes ses parties, sous toutes ses faces, dans tous ses états, sous toutes ses manifestations , dans tous ses rapports. En un mot , l'analyse et la synthèse , le détail et l'ensemble , le fait et la loi, doivent être étudiés, appréciés, formulés, pour que la science ait son fondement, pour qu'elle existe et se fasse accepter. On comprend donc que si le nom de zoologiste est quelquefois appliqué au suvaot qui s'attache à l'étude unique d'un

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organe, d'une espèce, d'un genre, même d'un groupe d'animaux, ou à celui qui poursuit la solution d'un problème de physiologie, d'embryogénie ou de paléontologie, ce nom n'est que l'application trop générale d'une qualité qui suppose la connaissance complète et la coordination de tous les phénomènes isolément étudiés par l'anatomiste, le physiologiste, l'embryologiste ou le paléontologiste.

Puisque l'animal est composé d'organes qui ne prennent que progressivement leur forme définitive et adulte; puisque ces organes ont entre eux des rapports déterminés et constants, qu'ils accomplissent certaines fonctions déterminées; puisque l'être qu'ils constituent a certaines affinités avec les autres êtres de la création, il est évident que la Zoologie ne consiste pas, comme le pensent beaucoup de gens, et comme certains naturalistes ont trop contribué à le faire croire, dans la distinction et la classificalioo des espèces , dans une nomenclature plus ou moins grecque et barbare.

La constitution adulte et le développement, la forme extérieure et la structure, le jeu des organes, les mœursetlesinstincls, les différences et les analogies, la distribution géographique, la création actuelle et paléontologique, l'influence des milieux, l'état normal et la tératologie; toutes ces sciences et toutes celles qui s'y rapportent ne sont, en définitive, que les parties d'un tout, les prémisses de la Zoologie. Qu'on le comprenne bien : cette belle science de la Zoologie, prise dans son unité, appelle et résume toutes les sciences qui étudient sous quelque rapport que ce soit l'embryon et l'adulte, l'être animal depuis ses premiers linéaments embryonnaires jusqu'à sa mort.

Mais la nature de l'esprit humain, comme sa faiblesse , l'empêche d'embrasser de prime abord un tel ensemble; des hommes ont consacré et consacrent encore leur vie, avec leur talent ou leur génie, à élucidei quelques points de cet immense problème, ou à en tracer l'ensemble et les lois. L'histoire de leurs efforts constitue l'histoire de la science particulière à laquelle ils se sont spécialement livrés. Le tableau en a été présenté aux articles généraux anatomie, physiologie, OVOLOGIE , PROPAGATION, TÉRATOLOGIE, PALÉOSTOLOGIE , TRANSFORMATION, ZOOPHTTES,

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yuatit à la Zoologie eile-même, c'est-àdire à ce faisceau formé par toutes ces sciences qui n'étudient ranimai que sous une de ses faces, quelques noms célèbres la résument, et ses phitses diverses ont été présentées, pour l'ensemble du Règne animal, à l'article système; pour certains groupes d'animaux, aux articles spéciaux : mammifères,

POLYPES, ZOOPHYTES, ISFUSUIRES, etc.

Si nous pouvions apprécier avec détail tous les travaux de l'esprit humain dans cette branche de ses connaissances, nous verrions qu'à toutes les époques, des savants se sont trouvés qui se sont plus spécialement appliqués, selon leur génie, à l'analyse ou à la synthèse. Pas plus pour la Zoologie que pour les autres sciences, l'esprit humain n'a suivi l'ordre logique de la méthode de Bacon ou de Descaries , doutant pjur arriver a croire, décomposant d'abord pour reconstruire ensuite. Seulement il est clair que les généralités, présentées au début même des éludes zoologiques, manquent de fondement scientifique, et que si elles atteignent la vérité, ce n'est que par hasard ou par intuition. L'analyse, au contraire, l'analyse bien faite, si elle ne constitue pas la science, en amasse les matériaux, et chaque fait qu'elle constate est une acquisition pour l'avenir.

Chez les anciens, les observateurs manquent, les philosophes abondent. Les questions les plus générales, les plus insolubles, les plus synthétiques, sont précisément celles qui trouvent le plus de faveur. On discourt sur l'origine du monde, sur la nature des choses , sans se laisser arrêter par les mille diflicnltés de détail qui s'opposent à ce moment à une généralisation aussi vaste; et l'esprit étroit du sage, prenant son horizon borné pour l'immensité même, assigne pour matériaux premiers du monde l'eau, la terre, le feu, les éléments les plus communs et les moins connus. Thaïes et ses disciples , toute l'école ionienne ; Pythagore et ses disciples, toute l'école italique, cherchent dans leur imagination, et non dans les faits, l'explication de l'harmonie des êtres et de la vie du monde.

Le caractère propre d'Aristote , son mérite et sa gloire, c'est d'avoir quitté précisément ces hauteurs nébuleuses de la philosophie pour s'attacher à la constatation des

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faits, et dans ce travail d'analyse, qui va si bien à son génie, il rencontre des observations d'une portée immense, que la science actuelle a peut être fortifiées de démonstrations nouvelles, mais qu'elle n'a ni inventées , ni modifiées. Nous citerons , entre autres, cette pensée physiologique si juste ot si profonde, que les fonctions de reproduction ne sont que le dernier développement et le perfectionnement des fonctions de nutrition. On peut voir à l'article système quelles étaient les vues du grand naturaliste de Stagyre surl'ensemble du Règne animal.

La plupart des successeurs d'Aristote, jusqu'à l'époque de Jean Ray, ne sont pas, à proprement parler, des zoologistes; quelques uns , comme Pline , Oppien, Athénée , Élien, Ausone, ne sont guère, comme le dit si bien M. Isidore GeoCTroy-Sainl-Hilaire, que des littérateurs à propos d'histoire naturelle. Albert le Grand, Conrad Gesner, Ulysse AIdrovande, de Johnston ne sont guère que des compilateurs.

Jean Ray observe , et ses observations le conduisent à des généralités , à des classifications fort remarquables dans leur ensemble et par les principes sur lesquels elles s'appuient. {Voy. m.ammifères, système.) Leuwenhoeck et Swammerdam viennent bientôt agrandir le champ des observations, grâce à l'emploi du microscope , et révèlent à la Zoologie l'existence de ces êtres inférieurs dont l'étude nous réserve peut-être la solution des problèmes physiologiques et et des questions zoologiques les plus ardues.

Linné et BulTon remplissent de leur gloire le xvtu* siècle et font faire à la zoologie des progrès certains, chacun dans une directioQ différente. Le naturalistesuédois allie à l'analyse sévère un esprit synthétique qui se traduit dans sa méthode. Le naturaliste français unit à la perfection de l'écrivain habile Taudacedu philosophequi ne se laisse pas entraver par les détails techniques.

Cependant des hommes illustres fondaient certaines parties de la grande science zoologique. Fabricius, Lyonnet, Réaumur, Degeer, ouvraient les voies à rentom(dogie ; Oihon Frédéric Millier, Trembley, Bonnelt, nous révélaient les mystères de la vie des êtres inférieurs; Spallanzani et Haller attachaient leurs noms immortels à la physiologie; Daubenton, Vicq d'Azyr, trouvaient

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pour la synthèse Tuturelesbases nécessaires de l'anatomie; Pallas posait quelques jalons pour la zoologie fossile, en même temps qu'il étendait ses travaux aux Zoophytes et aux liifusoires comme aux Vertébrés, à la Zoologie générale comme à l'Anatomie. Une cirtiiiistancea fait pâlir la gloire de Pallas et empêché son nom d'être l'égal de celui de bulTon et Linné : c'est l'apparition des grands travaux de Cuvier.

Près de cet illustre zoologiste, non pas par la puissance, mais par le temps, se placent Lacépède, Meckel, Rudolphi , Lalreilleet Lamarck. Leurs travaux anatoniiques , leurs éludes philosophiques, ont apporté des éléments nouveaux à la Zoologie et résumé la science sous des points de vue qui peuvent être critiqués, maisqui ont letir valeur et qui ont exercé leur influence.

A côté de ses immortels travauxsur toutes les parties du Règne animal, à côté de l'anatomie comparée, dont il est de fait le fondateur, Cuvier a placé comme un sceau à sa gloire l'ouvrage sur les Ossements fossile?, étonnante production d'un génie qui snit s'élever aux considérations philosophiqiies les plus vastes sans perdre de vue les d'innées les plus précises de l'observation. Avec Cuvier, la Zoologie se possède dcjd comme science exacte, et formule même ses lois.

Etienne Geoffroy Saint-Hilaire entre avec plus de hardiesse dans cette voie de la généralisation; héritier de tous les philosophes qui ont cherché à embrasser d'un coup d'œil et à résumer dans ses lois propres le grand Règne animal, il est en même temps fondateur d'une école philosophique dont les disciples passionnés appartiennent surtoutà l'Allemagne, et qui, par sonconiraste même avec l'école plus française de Cuvier, a contribué puissamment à vulgariser l'élude de la Zoologie et à fonder son unité, F.n appliquant ces dénominations géographiques aux doctrines que nous citons ici, nous n'avons pas la pensée de dire que la vérité est d'un pays plus que d'un autre; nous voulons seulement, à propos de ces doctrines, présenter sous la forme la plus laconique la nature de leur inOuenre et leuT caractère propre. Les principales ihéo- T'cs qui servent de base à la doctrine de Geoffroy, la loi de l'unité organique, le

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principe des inégalités de développement et autres, ont été présentées et appréciées aux articles anatomie et tératologie, auxquels nous renvoyons.

Il serait difficile de dire à quelle direction obéit aujourd'hui l'élude de la Zoologie, quels principes de ces grands maîtres adopte la génération actuelle. Beaucoup travaillent en silence, et, soit impuissance, soit logique , l'analyse minutieuse des faits, surtout des faits anatomiques, occupe presque exclusivement nos contemporains. Ces faits confirment-ils ou infirment-ils les lois formulées par les grands zoologistes que nous venons de nommer? conduisent-ils , au contraire, à des lois nouvelles? Espérons qu'un esprit synthétique viendra bientôt donner une réponse à ces questions fondamentales, et rattacher les travaux de notre époque au passé ou à l'avenir. (E. B.)

* ZOOM Y ES. Zoomyœ (Çùcv, animal; pui'a, mouche), ins. — Division des Muscides, selon M. Robineau Desvoidy [Essai sur les Miiod., 1830), comprenant les genres Siomoxis, Uœmalobia, Nemorhina. — Voy. ces mots, (E. D.)

* ZOOailLE. TÉRAT. — Genre de Monstres unitaires parasites, de la famille des Zicmyliens, établi par M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire. {Histoire des anomalies, vol. Il, page 538 1836.)

* Z00M1'LIE1\S. TÉRAT. — Famille de Monstres unitaires parasites, établie par M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire. {Histoire des anomalies, vol. II, pag. 538. 183d.)

ZOOXITE. ANAT. ET PHVSIOL. COMP.

Les zoologistes, après avoir caractérisé et défini l'espèce et l'individualité comme des unités ou des types fondamentaux de la classification du règne animal, ont éié conduits à créer de même un type idéal de parties élémentaires de la forme extérieure et intérieure de ces individualités spécifiques. Ces parties, connues depuis Aristote sous les noms d'anneaux, de segments ou d'articles, ayant été l'objet d'études comparatives dans toute la série animale, les vues générales suggérées par ces recherches philosophiques ont déterminé Dugès à considérer chaque anneau ou segment, et même une moitié d'anneau, comme un type élémentaire des formes animales. Voici le ré- } sumé de l'interprétatioa qu'il en a donnée

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dans son mémoire sur la conformité de ro.iiposition organique et dans sa Physiologie comparée : 1° Le type idéal , qu'il nomme ZooniU', se répète à droite et à gauche dans tous les animaux symétriques, binaires et pairs ; tout animal articulé intérieurement (Vertébrés), ou extérieurement ( Sternébrés ), est composé d'une série loiigiiudinalede Zoonites depuis l'extrémité de la tête jusqu'au bout delà queue. Les Zijoiiites cessent (l'être distinctes dans toute la classe des Mollusques. Il les voit reparaître sous la forme de rayons dans son sous- règne des Actinaires; enfin, les animaux les plus simples , qui forment son sous-règne des Monadaires, sont réduits à une seule Zoonite.

Il s'en faut de beaucoup que les naturalistes, qui réunissent dans une conception systématique générale tout ce qui a trait à l'ensemble des corps naturels, soient d'accord sur la signification des unités collectives 01! simples qu'on nomme espèces, individus, et encore moins à l'égard des parties ou sousunités typiques qui entrent dans la composition des individualités des êtres organisés ou inorganiques. Pour peu qu'on réfléchisse, on ne tarde pas à reconnaître que pour interpréter philosophiquement la forme des animaux, des végétaux et même des corps bruts sidéraux, le terme segment est, au point de vue des sciences exactes, le plus conforme à la nature des choses, à la marche logique de l'esprit humain, qui procède d'un tout individuel à ses parties, et au procédé pratique nécessaire pour isoler chacune de ces parties. Le mot Zoojufe nous semble donc plus nuisible qu'utile en anatomie comparée, parce qu'il tend à confondre les parties avec les louts. Quant au fait biologique qui traiislôrme un segment ou une Zoonite en un nouvel individu complet, ce qui n'a lieu que dans les organismes inférieurs, on doit l'interpréter comme exprimant la transition organogénique d'une partie à l'état d'individu entier, ce qu'exprime le terme rédiniégralion , justement accrédité dans le langage de la physiologie comparée.

(L. Laurent.)

ZOOPHAGES. Zoophaga{^,ZQv, animal;

tf-xyù), je mange), moll. — Cette épithète,

qui peut s'appliquer à tous les animaux qui

se nourrissent d'autres animaux, est spécia-

lement employée par Lamarck pour caractériser la seconde section de ses Trachélipodes, et s'oppose au nom de Phytophages donné aux Mollusques de la première section.

Cette distinction n'est point naturelle, non seulement en la fondant sur la particularité que rappellent les noms spéciaux des deux sections, mais même en tenant compte des caractères sur lesquels Lamarck a essayé de l'établir. (E. Ba.)

ZOOPHTHALMUM. bot. ph. — Le genre admissouscenomparP. Brown était basé sur le Mucuna urens (Dolichos urens. Lin.); il n'est plus regardé que comme formant une section dans ce genre Mucana, Adans.

ZOOPHYTAIRES. Zoophjtaria (^Zav , animal; ^vrov , plante), polyp. — M. de Blainville désigne sous ce nom et sous celui de Clcnocères la cinquième classe de ses Actinozoaires. La caractéristique de celte classe, ses rapports, ses subdivisions ont été indiqués à l'article poltpes, p. 396 et suiv. du t. X de ce Dictionnaire. (E. Ba.)

ZOOPHYTES et ZOOPHITOLOGIE.

zooL.— Le premier de ces deux noms, composé des deux mots grecs, Çùov, animal, et (puTov , plante , signifie corps organisé dont la nature participe de celle des animaux et de celle des végétaux, c'est-à dire animauxplantes. Aristote s'est servi d'une périphrase pour exprimer cette ambiguïté de deux natures , et le terme zoophytes , qui lui a été attribué, ne se trouve pas dans ses ouvrages, d'après M. de Dlainville. Suivant ce naturaliste, Sextus Empiricus, médecin qui vivait au 11* siècle, sous Antonin le Pieux, l'aurait employé le premier, sans l'appliquer exactement. Ce serait Isidore de Séville d'abord, ensuite Albert le Grand, qui en auraient fait usage pour désigner les animaux participant de cette double nature; et, depuis cette époque, tous les zoologistes n'ont cessé' de s'en servir avec plus ou moins de conve-* nance : ce dont il est facile de se convaincre en lisant l'histoire de la science de ces animaux , qu'on a cru devoir instituer sous le nom de Zoophylologie {voy. à ce sujet le Manuel d'acHnologie par de Blainville , pag. 9-61 ). En l'état actuel , le mot Zoophytes est tantôt synonyme de Actinozoaires et de Radiaires(voy. ces mots), ou animaux rayonnes, et d'Acliniaires (Dugès), et tantôt

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employé dans un sens plus restreint, et pour désigner les animaux qui ressemblent à des fleurs radiées et qui sont portés sur des sortes de tiges arborescentes. Mais ces sortes de fleurs animales, portées sur des tiges, soit flexibles et membraneuses, soit dures , cornées ou calcaires , ou alternativement cornées et calcaires, n'ont pas été considérées d'abord comme de vrais Zoophytes ; on les a même regardées comme des végétations cornées ou pierreuses, d'où les dénominations de Cératophyies, et de Lithophytes ou de Lithodendrons.

Toutes les apparences de fleurs, de feuilles, de verticilles , de tiges , de racines , de fruits, de spores, de mousses qu'on croît trouver dans le Régne animai, peuvent être trompeuses ; et pourtant les zoophy tologistes ont été naturellementconduits à s'en servir comme de divers types de formes caractéristiques, toutes réductibles à la forme radiaire ou rayonnante autour d'un point unique ou sur les divers points de la longueur d'un axe. M. de Blainville, après avoir ramené toutes les formes zoophytaires à la forme rayonnante ou radiaire, a cru pouvoir la faire contraster, d'une part, avec la fonno binaire et symétrique d'un premier sousrègne qui comprend ses trois grands types supérieurs (Ostéozoaires , Entomozoaires et Malacozoaires) ; et de l'autre avec les organismes animaux les plus inférieurs de forme irrégulière ou nulle qui constitue son troisième sous-règne, celui des Amorphozoaires. Ce serait donc la forme extérieure radiaire ou rayonnante qui, suivant ce zoologiste , devrait caractériser tous les Zoophytes élevés au rang de sous -règne. Toutefois MM. Sars et Agassiz ont constaté et démontré qu'un certain nombre de groupes naturels d'Actinozoaires offrent une forme générale binaire parfaitement symétrique, et que les rayons présentent celte même symétrie binaire ; ce qui n'a point été passé sous silence par M. de Blainville dans la démonstration qu'il donne de la transition des formes animales symétriques aux formes rayonnées rationnellement interprétées.

Il est convenable et opportun de rappeler ici que quelques animaux vertébrés peuvent offrir, dans quelques parties de leur tronc ou dans leurs appendices, des formes rayonnées (Condylures, Scorpènps.etc), san.> que

ces apparences entraînent aucune modification du plan vertébral ; et l'on doit se rappeler que, dans ce même type d'animaux supérieurs, quelques espèces (Myxitie, Amphioxus ) ont un squelette vertébral si dégradé relativement et si mou , qu'on les a classés pendant quelque temps parmi les Vers et non loin des Zoophytes. Ce qui revient à dire que, dans les organismes inférieurs d'un grand type d'organisation , la composition organique se simplifie , se dégrade relativement, sans que ce type modifié jusqu'à une certaine limite ait disparu. Il en est de même dans l'embranchement des animaux articulés extérieurement, ou sternébrés , dont le système solide, ou le squelette extérieur et cutané , devient si mince et si mou dans les Helminthes, qu'on les a également séparés de l'embranchemeut des Articulés ou Annelés pour les faire figurer à tort parmi les Zoophytes. M. de Blainville a signalé un certain nombre d'organismes inférieurs du type de ses Entomozoaires comme formant transition des Articulés ou Annelés aux animaux rayonnes. Les Planaires , les Douves ou Fascioles et les Floriceps, lui ont paru présenter dans une partie de leur organisation une forme radiaire indiquant cette transition. Enfin les Mollusques, ou sou troisième type d'animaux tuiirs et symétriques , lui ont encore ofi'ert une transition aux animaux rayonnes par les groupes de Mollusques radiaires ou des Malaco-Actinozoaires, auxquels il donne les noms tirés de leurs organes de respiration : de Rhi^obranches ( Pbysales ) , de Ciliobranches ( licroés), et Cérobranchcs (Bryozoaires). La plupart des zoologistes qui n'ont pu se résoudre à accepter ces déterminations relatives aux Physales et aux Béroés, en raison de l'insuffisance des données an.itomiques, sont plus disposés à considérer ses Polypes douteux ou ses Cérobranches comme des Mollusques inférieurs voisins par leur organisation lics Tuniciers ou Ascidies. — Voy. ces mots.

Suivant M. de Blamville, qui , succédant à Lamarc'i et à G. Cuvier, a pu et a dû, par la direction de ses travaux, s'occuper avec plus de fruit de lu classification méthodique des Zi)ophytes, il faut en éliminer d'abord les Zoophytes faux , qui sont pourtant des animaux, mais rapportés à tort aux Zoophytes vrais. etcnsDiiplp; Zoophytes

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faux , dont les uns sont des végétaux , les autres n'étant ni végétaux ni animaux.

Après cette élimination, les vrais Zoophytes de M. de Blainvilie comprennent ses deux sous-règnes, c'est-à-dire ses Actinozoaires, ou animaux rayonnes, elses Amorphozoaires ou Spongiaires.

Nous devons faire remarquer maintenant que dans le groupe des faux Zoophytes, qui sont des animaux, il range non seulement ses prétendus Mollusques actinoïdes (Physales, Bercés, Bryozoaires) , mais encore les Entozoaires, ou Vers intestinaux , et même les Infiisoires, ou animaux microscopiques; que dans les faux Zoophytes, qui sont des végétaux, sont compris les Corallines, les Némalophytes ; et qu'enfin les Zoospermes et les Nullipores sont encore éliminés comme de faux Zoophytes, qui ne sont ut animaux ni végétaux.

Après ce travail d'élimination , on se trouve naturellement conduit à examiner si les vrais Zoophytes doivent constituer à eux seuls deux grands types ou sous-règnes, et quelles sont les affinités naturelles des Zoophytes actinozoaires avec les organismes inférieurs du type des Articulés et de celui des Mollusques ; mais il se présente en outre une question qui nous sei/ibie avoir été résolue prématurément et même tranchée par M. de Blainvilie, peut-être inopportunément. Cette question est la suivante : Doit-on , à l'exemple de ce savant zoologiste, supprimer la classe des animaux infusuires microscopiques homogènes, et en répartir les familles et les genres dans les divers groupes de ses Entomozoaires , comme il le propose. Les résultats positifs des observations et des expériences de M. Dujardin , en controverse de celles de M. Erhenberg, et nos propres recherches pour bien nous assurer de la nature du tissu blasteux ou sarcodique de ces animaux , en le comparant avec le même tissu des Spongiaires , ne nous permettent pas de considérer celle suppression comme légitime. Bien plus, ces résultats, joints à ceux que doivent obtenir plus ou moins prochainement des observateurs habiles , et surtout patients et très persévérants ; ces résultats, disons-nous, semblent promettre de pouvoir confirmer rinslii.ution de la classe de ces mêmes animaux dits infusoires ou microscopiques homogènes, qui devrait

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être rangée entre les Actinozoaires et les Éponges ou Amorphozoaires. Mais il fautbien se l'avouer, une étude plus approfondie de tous ces organismes inférieurs du Règne animal doit être faite en même temps qu'on approfondira l'histoire complète des organismes les plus inférieurs du Règne végétal, parmi lesquels on devra distinguer les Infusoires microscopiques végétaux (Baccillariées, Desmidiées, Diatomées, etc.) et les espèces végétales amorphes ou spongiformes {Nostocs , pro(ococcus). Les organismes inférieurs phytologiques offrent, on lésait, des traits de ressemblance avec les animaux inférieurs; aussi pourrait-on leur donner les noms de Phylnzoaires ou de Phytosoés , qui est l'inverse de Zoophytes. Mais, attendu que ces ressemblances peuvent être trompeuses , on ne saurait trop se prémunir à cet égard par la connaissance préliminaire des spores des Algues, qui, dans les premiers temps de leur vie, sont animées de mouvements de locomotion semblables à ceux des embryons gemniaires des éponges, à ceux des larves de polypes ei aux microscopiques animaux.

Une autre question, bien plus difficile encore, exigerait une solution qui ne nous semble pas impossible : c'est celle de la génération spontanée ou de l'héiérogénie des microscopiques animaux, que la plupart des zoologistes comprennent encore dans ce qu'ils nomment l'embranchement des Zoophytes. Cette solution nous paraît indispensable pour bien marquer le point de départ dans l'étude de l'histoire du développement complet de ces animaux, si toulelois catte élude peut être faite ultérieurement avec exactitude. Il va sans dire qu'il convient de la faire marcher de pair avec une étude semblable desMicroscopiques, celle des organismes amorphes et les plus simples du Règne végétal.

Dans l'histoire du développement complet des Zoophytes, en réunissant sous ce nom les Actinozoaires, les Microscopiques ou Microzoaires , les Spongiaires ou Amorphozoaires , auxquels on pourrait joindre les Articulés et les Mollusques , considérés, à tort ou à raison, comme Zoophyioides, un point des plus importants, et qui excite de plus en plus l'attention des zoologistes, est la détermination et la constatation des divers genres et degrés d'individualité spécifique

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de tous ces animaux , et surtout la connaissance des diverses sortes de corps reproduc leurs qui leur donnent naissance. En effet, on peut constater que si l'on observe, parmi tous ces animaux, des individualités distinctes, isolées et libres, on y trouve aussi un très grand nombre d'espèces dont l'individualité subdistincte et réunie est, dans les unes, adagrégée, dans les autres agrégée, et dans les troisièmes agglomérée sur une partie commune vivante. On peut soupçonner encore , d'après nos observations et nos expériences sur l'Éponge d'eau douce, que l'individualité, d'abord distincte et isolée dans tous les Spongiaires, devient confuse par la sou dure et la fusion des individus, et donne ainsi lieu à des masses amorphes qui sont des monstruosités viables. Mais pour que cettecon^^tatatioii decesdegrésde l'individiia lité des Zoophytes soit aussi exacte que possible, il faut qu'on soit bien fixé sur la nature des corps reproducteurs desquels ils proviennent. 11 semblerait , au premier abord , que ces corps ne doivent être que de trois sortes, savoir : des œufs, des bourgeons et des boutures ou fragments. Nous passons ici à dessein sous silence la reproduction hélérogénique ou par génération spontanée, parce que jusqu'à ce jour elle n'est pas démontrable par l'observation directe. Cependant , en outre des trois sortes de corps reproducteurs que nous venons d'indiquer, on en a admis deux autres auxquels on donne le nom de bulbilles et de .stolons. Mais les bulbilles sont de véritabio œufs simples, comme ceux de l'Hydre et de l'Éponge d'eau douce , et les stolons ne sont autre chose que des prolongements gem maires, ou des gemmes ou des bourgeon^ produits par l'extension stoloniforme du tissu des espèces Zoophytes ou Znophytoides. C'est dans le corps reproducteur nais sant (ovule, bourgeon, bouture) et se déve loppant graduellement, qu'on parvient ;i bien distinguer , soit l'isolement des indivi dus libres ou fixés, soit leurs divers degrés de réunion , soit enfin leur fusion intime Pour bien apprécier tout ce qui a trait a l'individualité spécifique des Zoophytes ei des Zoophytoïdes, l'attention devra se concentrer principalement sur le nombre et le degré de réunion des individus provenant d'un seul et même vitellus. C'est à la pousse

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successive des bourgeons, et à leur disposition sous des formes diverses, que sontd'ies les associations de ces i[;dividus gemmaires qui sont les générations successives de l'individu primordial provenant d'un œuf ou d'une bouture. Ce sont ces associatiotis sous forme arborescente qui présentent la plus grande ressemblance avec les plantes et qui, jusqu'à Peyssonnel , les ont fait regarder comme des phiutes marines.

Après cette énumération des groupes nombreux des espèces animales systématisés pour constituer un type idéal ou embranchement dit des Zoophytes; après quelques considérations sur l'importance de constater exactement les divers degrés de leur individualité spécifique, nous n'avons plus à présenter ici que les principaux traits de leur organisation , de leur histoire naturelle et à exposer les principes de leur classification.

La caractéristique la plus générale de leur organisation est une simplification très grande et progressive des deux grands appareils vivificatpurs (système nerveux et vasculaire), suri» ut des organes de sensation , de locomotion et même de ceux de la nutrition (digestion, respiration, etc.), et de la reproduction, qui, comme nous l'avons dit, ressemble à celle des végétaux. C'est en étudiant comparativement les principaux traits de l'organisation des Zoophytes actinozoaires , des microzoaires et des amorphozoaires , en les comparant avec les Mollusques, que nous avons été conduit à proposer d'abord de mettre en contraste le type des Spongiaires ou Amorphozoaires , considéré comme le plus infime de l'animalité , avec le type le plus élevé du Règne animal, c'est -a -dire avec l'espèce humaine ou l'homme, et ensuite de placer entre ces deux grands types extrêmes de l'organisme animal les types d'organisation intermédiaire eonnus sous les noms d'Articulés intérieurement (Vertébrés), d'Articulés extérieurement (Sternébrés), et enfin un troisième grand type comprenant les Mollusques, les Rayonnes et les Infusoires homogènes. Nouh avons nommé ce grand type Animaux hélcrébrés, en raison de la variabilité des train de leur organisation que produit une dégradation progressive, encore plus intense que d ms les Vertébrés et les Sternébrés, et

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en raison de l'impossibililé (dii moins actuelle) de ramener loules les formes de leur système solide à une unité de plan ( ce qui est possible et constaté pour les Vertébrés et les Slernébrés). Celte même variabilité s'observe dans la dégradation du système nerveux qui , disparaissant de bonne heure, semble ne plus être le sys tème dominateur de ces organismes iinimaux , autre trait caractéristique qui les rapproche des végétaux. En général, la dégradation organique du typer'es Hétérébrés, dans lequel les Zoophyles actinozoaires viennent se ranger naturellement entre les Mollusques et les Infusoires, porte non seulement sur les organes et appareils, mais encore sur les formes topographiques ou les régions du corps, et encore plus profondément sur la composition des matériaux de contexture (sang ou fluide nourricier, tissus vivants, produits liquides ou solides émanés du sang) ; en sorte que cette dégradation progressive semble réduire les organismes les plus simples, soit des Articulés et des Mollusques zoophytoïdes, soit des Zoophytes actinozoaires, soit des Infusoires homogènes ou aplozoaires (de , simple,

et de Çùov , animal) , à un seul fluide nourricier et à un seul tissu vivant sarcodique ou blasteux qui persiste comme l'unique agent des manifestations de la sensibilité, de la locomotion, de la nutrition et de la reproduction. Mais dans tout le type des Hétérébrés, qui comprend les Mollusques, les Rayonnes et les Infusoires homogènes, les individualités et leurs formes spécifiques sont en général distinctes ou subdistinctes et diversement réunies, et ce n'est enfin que dans les Spongiaires ou Zoophyles amorphozoaires que cette individualité, soit isolée, soit agglomérée et confuse, est naturellemeni amorphe en raison de la molilité protéique ou changeante de leur tissu sarcodique. C'est ce caractère du tissu vivant des Spongiaires qui nous a paru établir leuraffiniié naturelle avec les dernières espèces d' Infusoires dont les formes sont changeantes pendant leurs mouvements et tendent ainsi à leur irrégularité de formes ; d'où le nom d'Amibes, de Prêtées, de Rhizopode.s, donné à ces Zoophytes infusoires. Ces considérations sur l'organisation générale des Z'iophytes riiyonnés, rapproché!;,

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1° des Mollusques d'abord pairs et devenant zoophytoïdes dans les Tuniciers ou Ascidieiis et les Bryozoaires; 2' des Microzoaires ou Aplozoaires, ou Zoophytes infusoires considérés comme formant la transition aux Zoophytes spongiaires ou amorphozoaires, nous semblent bien propres à justifier, du moins provisoirement, l'institution du type des Hétébrés, et à démontrer que l'organisation zoophytoïde, pouvant se retrouver dans le type des Articulés ou Sternébrés, ne constituerait point un caractère aussi valable que celui de l'unité de plan démontrable dans les grands types de l'organisation. Nous pensons toutefois que, sans atténuer en rien la mise eu relief des formes géométrales adoptées par M. de Blainville, qui nous semble avoir une grande valeur pratique et philosophique; nous pensons, disons-nous, qu'il vaut mieux chercher à établir les véritables fondements de la science de la classification sur l'ensemble et la série des formes animales, depuis celle de l'homme jusqu'à l'irrégularité ou la négation de ces formes dans les Spongiaires, en faisant ressortir les degrés de l'individualité qui s'élève jusqu'à la personnalité dans l'espèce humaine, et qui, au contraire, se confond et disparaît dans lesÉponges. Entre ces deux types extrêmes des formes animales, s intercalent naturellement : 1" le type des Vertébrés articulés intérieurement, dont le système nerveux central est situé le long du dos et dont les embryons sont tous gastromphalés , c'est à-dire à vésicule ombilicale placée au milieu du ventre; 2" le type des Articulés extérieurement et Slernébrés, dont le système nerveux central siège en général ducôtédu ventre, le long de la ligne médio-sternale, et dont les embryons sont tous, €n général, notomphalés, c'est-à-dire ayant leur vésicule ombilicale située au milieu du dos; 3° enfin, le type des animaux hétérébrés, c'est-à-dire à système solide très variable ou hétérébral.dont le système nerveux eentral , lorsqu'il existe, n'est plus situé le long d'une ligne médiane , et dont les embryons ovulaires sont hétérompbalés, c'est-à-dire à vésicule ombilicale située tantôt du côté du ventre (Céphalopodes), tantôt du côté du dos (Gastéropodes, etc.), tantôt plus ou moins près de la bouche et sans détermination de région possible.

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Ei:fin , !es animaux Hélérébrés présentent le plus grand nombre d'espèces se reproduisant comme les végétaux, par œufs, par bourgeons et par boutures, et montrent dans les individus isolés ou dans leurs associations, à partir des Mollusques zoophytoides , toutes les formes végétales que les naturalistes ont mis à contribution dans la nomenclature de cette branche si importante, si curieuse et en même temps si difficile de la zoologie.

Nous n'insisterons pas davantage sur les traits principaux de l'organisation générale des Zoophytes qui, pour être mise en saillie, a nécessité la détermination du rang qu'ils occupent dans le Règne animal, et par conquent celle des types dans lesquels cette organisation n'existe pas ou se montre à peine, ou bien se développe avec un tel luxe de formes végétales, qu'on a dû méconnaître l'organisation animale pendant très longtemps, et qu'enfin il a fallu arriver jusqu'au milieu du xvm* siècle pour qu'on pût la démontrer définitivement et l'établir dans la science comme une vérité qui est maintenant mise en regard de l'organisation végétale ressemblant à l'animalité, c'est-à-dire à celle des Plantes-Animaux ou Phytozoaires, avec lesquels les Zoophytes pourraient être confondus : ce qui a fait dire avec raison que les limites des deux grands règnes organiques sont très difficiles à déterminer et surtout à constater exactement. Il nous a semblé à cet égard , d'après divers résultats de nos recherches sur les organismes inférieurs, que la dégradation progressive des formes animales et vét^éialesde moins en moins parf.iites et des divers degrés de l'individualité, et enfin la disparition ou la négation de ces formes, peuvent, en ayant égard à la nature chimico-vitale des organismes zoopbytaires ou phytozooaires , peuvent, disons-nous, ainsi qu'on l'a déjà essayé, servir a trouver plus ou moins prochainement ces véritables limites. Quant à la question des mélamorphoses ou transformations des organismes inférieurs animaux , soit entre eux , soit en organismes inférieurs végétaux, et Di'ceversd, on comprend facilement qu'elle ne pourrait êire admise qu'après une démonstration expérimentale, qui elle-même ne sera possible que lorsqu'on connaîtra suffisamment l'histoire du développement complet

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(les espèces de Zoophylaires et de Phytozoaires qui, sur de simples apparences, ont pu donner lieu à des opinions hasardées et non encore vérifiées.

Dans ce que nous avons à dire sur l'histoire naturelle des Zoophytes, nous nous bornerons à présenter quelques considérations générales sur les Actinozooaires ou Animaux rayonnes, en en éliminant à dessein les Mollusques polypiformes ou Bryozooaires, et les Infusoires (uo)/. ces mots). L'instinct seul suffit à ces animaux, considérés comme apathiques par Lamarck , pour les guider dans la recherche de leur nourriture, dans l'accomplissement de leurs fonctions génératrices, à l'égard des espèces dioiques et à sexes séparés, et dans le choix des lieux pour le dépôt de leurs œufs. Presque tous les Zoophytes rayonnes sont marins: les uns, pélagiens, ne se trouvent pas dans une grande profondeur; les autres, littoraux, peuvent rester à découvert pendant le reflux de la mer; un très petit nombre d'espèces sont d'eau douce. On n'en connaît point qui puissent vivre alternativement dant les eaux salées et dans l'eau douce; cette dernière tue même subitement les espèces marines , et, réciproquement, l'eau de la mer ou salée produit le même effet sur les espèces d'eau douce, l^a locomotion des espèces libres n'est pas très étendue et lente. Plusieurs de ces dernières vivent dans les fucus et dans les fonds sablonneux , s'y enfoncent ou rampent à la surface, et y trouvent les débris de corps organisés dont ils se nourrissent. D'autres, qui habitent les endroits rocailleux (Oursins), y cherchent les Crustacés qui forment leur nourriture. M. de Blainville cite, sur l'assertion d'un auteur, et sans l'affirmer, l'exemple d'une espèce de Polype qui vivait dans un champignon, et qui par conséquent ne serait pas aquatique. Tous les autres Actinozoaires, dont les espèces sont plus ou moins fixées, vivent sur les rivages et à peu de distance des côtes , quelquefois à de grandes profondeur.-;. Quoiqu'un grand nombre d'individus libres, ou réunis en agrégations ou en agglomérations , habitent souvent les mêmes lieux, on ne considère point ces réunions comme une société. Cependant un premier degré de vie sociale momentanée pourrait exister à l'égard des

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espèces dioiques ou à sexes séparés. Les divers genres et degrés de liberté ou de fixilé, et de réunion en agrégation ou en agglomération, sont indiqués aux articles Écui-

KODERMES, ACALÈPBES et POLYPES (VOt). CCS

mots), en donnant les caractères des familles des genres et des principales espèces. Dans tout le groupe des Aciinozoaires, la rédiniégration ou la reproduction des parties perdues est bien plus active quedans les Vertébrés (Reptiles écailleux et amphibiens) et que dans les Articulés. La reproduction se fait dans un très grand nombre d'espèces de ces Zoophytes, non seulement par œufs, mais encore par bourgeons et par boutures.

Si les Mollusques testacés forment, par l'amas et la dissémination de leurs coquilles, des couches plus ou moins grandes de terrains calcaires, un fait semblable est produit plus rapidement et plus manifestement par l'agglomération et la stratification des Polypiers calcaires, qui entrent pour beaucoup dans la composition des formations calcaires puissantes, et qui constituent en très grande partie les bancs calcaires et les récifs dangereux pour les navigateurs. L'observation des surfaces polies des divers marbres permet d(^ distinguer très facilement les formes radiaires des Polypiers qui ont contribué à la formation calcaire , ce qui ne serait point visible sur les surfaces frustes.

Les Zoophytes aciinozoaires ne sont pas également répartis dans l'intérieur des mers et dans toutes les zones d'un pôle à l'autre. D'après les faits connus, on pense qu'ils sont plus abondants au fur et à mesure qu'on .s'approche de l'équateur; qu'ils sont en général plus nombreux dans l'hémisphère austral que dans le boréal, et dans la merdes Indes, le golfe Persique, la mer Rouge et l'archipel Indien, Nous renvoyons aux articles échinodkrmes, acalèphes et polypes, pour les particularités de la répartilion des animaux de ces trois grandes classes de Zoophytes radiaires. Telle est, en l'état actuel et à notre époque, la distribution géographique de ces animaux , qui a dû nécessairement varier dans la succession des périodes delà formation successive des terrains de l'écorce du globe. On a constaté en paléontologie : 1° Qu'en outre des Poissons, des Mollusques et des Crustacés trilobites ,

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la période primaire élaii caractérisée par la présence de nombreux Grinoïdes , et que les Polypiers y étaient abondants, surtout dans les mers carbonifères; 2° que pendant la période pénéenne ou la deuxième, les Zoophytes radiaires fossiles n'y sont point représentés par des Échinodermes, et que les Polypiers y abondaient très peu ; 3" que dans la période Iriasique, de même que dans la précédente, on ne trouvait, en outre des seuls Vertébrés, des Articulés et des Mollusques qui les caractérisent , que liés peu de Zoophytes radiaires de la classe lies Échinodermes et de celle des Polypes , tandis que dans la période jurassique ils deviennent très nombreux, surtout dans les étages moyens et supérieurs; ce qui continue d'avoir lieu dans la cinquième période, puisque les Zoophytes échinodermes cl polypiaires forment une partie essentielle des faunes crétacées. Enfin, dans les sixième et septième périodes , celles de la formation des terrains tertiaires et diluviens, les Zoophytes radiaires , échinodermes et polypiaires seulement , sont semblables et même identiques à ceux de noire époque, et forment une partie importante des faunes éocènes, niio^enes et pliocènes , surtout les Polypiers qui y abondent. Pendant toutes ces périodes , les Échinodermes et les Polypiaires fossiles coexistent plus ou moins avec les Bryozooaires et les Foraminifères , et l'on conçoit facilement que les Acalèphes, qui ont dû coexister avec les Zoophytes radiaires des deux autres classes, n'ont pu, en raison de la grande mollesse de leurs tissus, laisser aucune trace de cette coexistence en preuve de laquelle on n'a pu recueillir jusqu'à ce jour qu'une empreinte trouvée récemment dans les schistes secondaires d'Allemagne, que l'on croit appartenir à une Mé'Iuse du genre Équorée. Ce qui porte à croire que l'histoire paléontologique de cette classe de Zoophytes rayonnes , inconnue jusqu'à ce jour, ne pourra être faite ultérieurement si les documents continuent de faire défaut.

Après avoir fait l'exposé succinct des données que peut fournir l'élude de l'organisation, de l'histoire naturelle, de la distribution géographique et géologique des Zoophytes, en nous bornant aux Aciinozoaires, nous ne pouvons nous dispenser

d'eïnminer historiquement la série des principales classifications de ces animaux proposées depuis Linné jusqu'à notre époque. Cet examen nous semble devoir nous aider à constater toutes les difficultés de l'élude de cette branche dp la zoologie, et à démêler celle de ces classifications qui, en l'état actuel de la science , semble se rapprocher le plus de la vérité, et qui, par conséquent, pourrait nous permettre de marcher plus sûrement dans la voie de la méthode naturelle déjà ouverte par les plus illustres zoologistes de notre époque.

On ne doit être nullement surpris que Linnéait considérablement restreint le nombre des genres de ces Vernies Zoophyta , et qu'il ait disséminé dans d'autres groupes tous les autres genres actuellement rassemblés en familles naturelles, réunies ellesmêmes de nos jours systématiquement sous le nom de Zoopbytes rayonnes ou amorphes. Le manque des données de l'anatomie comparative ne permettait pas alors de faire mieux; et sans ces données, sans celles du peu qu'on sait en physiologie comparée, il était impossible de donner à la science de la morphologie animale le caractère philoiiophique qu'on peut espérer de lui voir iiiqiiérir de plus en plus. Pourtant Linné uressentaildéjà toute l'importance du grand principe de la forme interprétée comme l'expression de la finalité des êtres créés. Ce grand principe n'est-il pas nettement proclamé en langage poétique dans cet aphorisme qui nous donne la clef de la philosophie anatomique et zoologique de M. de Blainviile.

Vivarium nalurœ sic alil sextuplicis formœ

animalia :

Mammali.\, pilosa, in terua gradiunlur , lo-

quenlia.

AvEs, ptmnosœ , in aère volitant, canlantes. Amphibia, tunicata , in squalore serpunt,

sibilanlia.

i'iscEs, squamati, in aqoa natant, poppy-

zantes.

I^SECTA, cataphracta, in stcco exsiliunt ,

tititiiianlia. Vermes, excoriati, in bouido panduntur,

obmuiescenies .

On le voit , dans cette énumération des

fornics animales, la forme zoophytaire plus

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ou moins radiaire n'est point encore mise en relief; elle ne peut même se présenter à l'imagination comme un type idéal, pas plus que celle des autres grands types de l'organisation animale.

Ce sont les lumières de l'anatomie et de la physiologie comparée instituées par G. Cuvier qui lui ont fait découvrir, d'après les grands principes de la philosophie générale, et à l'aide d'un nombre suffisant de faits nouveaux, les quatre grandes formes typiques qui lui sont apparues comme indices de quatre grands plans de l'organisation animale. Dès ce moment, l'auieur de celte grande découverte était fondé a dire et à publier que le Règne animal, distribué d'après son organisation, devait servir de base à l'histoire naturelle des animaux et d'introduction à l'anatomie comparée. Dès ce moment, G. Cuvier avait la gloire de faire en zoologie le premier essai de l'application de la méibode naturelle, en partant du principe de la subordination des caractères. Toutefois il est à remarquer que la première de ces formes typiques, ou l'embranchement des Vertébrés, avait éié découverte par Lamarck, son illustre contemporain, qui a lui-même tant contribué au perfectionnement de la zoologie.

Nous avons déjà dit comment M. de Blainviile avait été conduit , tout en acceptant l'inslitution des types ou embranchements de G. Cuvier, à envisager les formes zoologiques à un point de vue géométral , à proposer une série de trois sous-règnes, dont le premier comprend les trois premiers embranchements de G. Cuvier, en en modifiant l'ordre sériai, et à placer dans son deuxième sous-règne le type des Aciinozoaires ou des Zoophytes rayonnes, et, dans le troisième et dernier sous-règne, les Spongiaires ou Amorphozoaires.

Nous devons faire remarquer que dans ce remaniement complet du Règne animal, M. de Blainviile, tout en interprétant les formes du règne zoonomique au point de vue géométral, appréciait en même temps d'une manière plus exacte les données de l'anatomie et de la physiologie comparées, puisqu'il descendait les Mollusques du rang qui leur avait été assigné par G. Cuvier, et qu'il les rapprochait ainsi du grand type des Zoophytes actinozoaires, élevés eux-mêmes

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ail rang de sons-règne. Nous verrons bien tôi comment celle détermination si importante est acceptée , même par les zoologistes qui croient devoir conserver la classification zoologique de G. Ciivier et sa division en quatre embranchements.

('/est encore ici le lieu de Tuire remarquer que M. de Blainville, comme conséquence naturelle de ces principes de classi- Dcation, a dû éliminer de ses Zoophytts actinozoaires , d'abord les vers intestinaux, |iour les rapporter à ses Entomozoaires ou Articulés, et plus tard les Polypes douteux ou Bryozoaires, pour les rapprocher de ses Mollusques acéphales ascidiformes ; ce que les découvertes récentes faites en anatomie comparée semblent justifier complètement, il resterait donc seulement à démontrer, par de nouvelles recherches, que les Aralèphes,ou Arachnodermes douteux en l'élat ■)ctuel (Physales, Béro'és , Diphyes,Slépiianomies, etc.), doivent et méritent, €iiefTet, d'être rangés dans la classe des Mollusques, à la suite des Ascidies ou d'être conservés dans l'ordre des Zuophytes rayonnés acalèphes. Il faut espérer que les zoo- !-ogistes laborieux et habiles, qui sentent toute l'importance de ces nouvelles recherches , feront concourir leurs efforts pour arriver à la solution de ce problème zoologique, dont la difficulté est proportionnelle à la délicatesse des tissus de ces animaux , à l'impossibilité de les conserver longtemps eu vie, de s'en procurer les individus en nombre suffisant , et surtout de pouvoir en observer le développement et les mœurs.

Si l'on rapproche maintenant l'ensemble dos résultats du remaniement complet de la classification de G, Cuvier par M. de Blainville, pour apprécier son influence sur les progrès de la zoologie, et surtout de la zoophytologie; si l'on rapproche, disons-nous, h\ classification zoophytologique de ce savant illustre et infatigable de celles proposées par ses contemporains , on ne peut s'empêcher, tout en reconnaissant l'extrême difficulté du sujet, de constater qu'elle doit avoir une valeur philosophique qui commence à être sentie , puisque celui de ses contemporains (M. Milne Edwards) dont la compétence à cet égard est fondée sur les recherches laborieuses auxquelles il se livre depuis un grand nombre d'années, quoique

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restant fidèle à la systématisation de G. Cuvier, se trouve conduit, par la force même des faits de l'observation directe, à accepter l'ordre sériai de la classification zoologique de M. de Blainville , dont il nous semble avoir compris toute la portée dans le jugement qu'il a exprimé dans son article Zoo- PHYTEs de VEtuyclopédiedu iix' siècle dans les termes suivanis : « Nous pensons donc que c'est avec raison que les zoologistes cherchent maintenant à introduire dans la classification de Cuvier quelques réformes, ! et à réunir dans une même série ces animaux, qui semblent être conformés d'après un niêm' plan général, diversifié tantôt par une simplicité plus grande, tantôt par une richesse d'organisation de plus en plus considérable. 11 nous paraît, en effet, plus naturel de rattacher à chacun des autres embranchements du Règne animal les êtres qui offrent, d'une manière générale, le type propre à ces divi.Mons, que de réunir sous le nom commun de Zoophytes toutes ces dé», gradations de types divers, et de les y confondre avec des animaux construits d'après un plan tout particulier, tels que sont les Animaux rayonnes proprement diis. Cette réforme a déjà été tentée depuis longtemps par M. de Blainville, qui a réuni à la série des Animaux articulés, appelés dans son système de nomenclature Entomozoaires, les Vers intestinaux et les Lernées. «M Milne Edwards pense que les Spongiaires ne doivent pas être séparés des Actinozoaires, ea raison dece que les Éponges lui ont paru ressembler à certains Polypes agrégés, parvenus seulement à la première période de leur développement, et n'offrant pas encore d'individus distincts. Mais nos recherches ayant constaté que les individualités isolées , ou agglomérées et confondues, sont toujours amorphes , comme les individus du dernier groupe naturel d'infusoires ou microscopiques, le sous-règne ou le type des Amorphozoaires , qui n'offrent jamais des individus poiypiformes, doit être séparé, comme on l'a proposé, des Actinozoaires.

Ainsi , d'après le jugement porté par M. Milne Edwards, qui, nous le répétons à dessein, nous semble, par la série de ses études zoologiques et littéraires , être compétent dans une matière dont il comprend biea toute la difficulté, les autres classifi-

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rations proposées successivement par La mark, Latreille, Dugès , et dernièrement par M, Diivernoy dans son cours au collège de France, présenteraient plusieurs inexactitudes dont il serait très facile de donner lu démonstration logique et celle par les faits.

En effet, les Zoophytes rayonnes sont répartis parLamarck dans deux classes (Poly piaires et Radiaires); par Latreille, en trois grandes divisions (les Entozoés, les Aclinozoés et les Phytodozoés, ou animaux à forme végétale); par Dugès, en quatre sous-règnes (les Diphyaires, les Téniaires, les Actinaires et les Monùdaires) ; et par M. Duvernoy, en huit classes (les Échinodermes, les Acalèphes , les Exophyes, les Polypes, les Prolopolypes, les Helminthes, les Rotifères, les animalcules homogènes). On est surpris de trouver dans ces classifications les articulés les plus inférieurs (Entozoés , Téniaires et Helminthes) dans le type des Zoophytes rayonnes comme dans la classification de G. Cuvier. Mais on doit l'être encore plus de voir M. Duvernoy conserver dans l'embranchement des Animaux rayon lés , non seulement les Helminthes, mais encore les Rotifères, que M. Edwards, par suite des découvertes nouvelles, a séparés des Infusoires homogènes pour les placer dans l'embranchement des Annelés à la suite des Anne lides.

Les doutes qui régnent encore à l'égard de l'organisation des Acalèphes hydrostatiques que M. Duvernoy a séparés des autres Aci'lèphes pour former sa classe des Exophyes, ne permettent pas encore de légitimer l'institution de cette classe nouvelle. Enfin, on doit être encore plus surpris de voir pa raîtresous le nom de Prolopolypes une autre classe nouvelle, qui n'est autre chose que le grand groupe des Spongiaires , dans les quels, depuis les recherches de MM. Grani, Audouin etMilne Edwards, confirmées par nos éludes sur l'Éponge d'eau douce, il n'est pas possible de démontrer les moindres vestiges d'individus polypiformes. Enfin, il suffira de rapprocher le tableau de la classification zoologique de M. Milne Edwards (voy. son Cours élémentaire d'histoire naturelle, Zoologie, 2" partie, 1842) de celui du Système de la série animale, de M. de Blainville en 1847, pour reconnaître les progrès qu'a dû faire la classification des

Zoophytes, par suite des réfurmes proposées depuis longtemps par M. de Blainville, et franchement acceptées par M. Milne Edwards, qui a consacré une grande partie de sa vie à l'étude des Tuniciers et d'un grand nombre d'espèces d'animaux rayonnes.

On conçoit facilement qu'en mettant à profit les fruits des travaux des zoologistes les plus célèbres de notre époque, et les résultats de nos propres recherches, nous ayons essayé nous-même de contribuer au perfectionnement de la science du Règne animal en modifiant la classification de M. de Blainville, et en proposant l'établissement des trois grands types d'animaux intermédiaires à l'homme et aux Spongiaires, sous les noms de Vertébrés, de Sternébrés et d'Hétérébrés , parmi lesquels les Zoophytes actinozoaires figurent entre les Mollusques et les Infusoires. C'est ce que nous croyons avoir suffisamment développé dans cet article, où il ne pouvait nous être permis que d'ébaucher les principaux traits de J'essai d'un tableau du Règne animal que nous avons publié dans nos recherches sur l'Éponged'eau douce et l'Hydre.

Nous regrettons vivement de ne pouvoir donner ici une analyse même succincte de l'histoire de la zoophytologie, présentée pour la première fois par M. de Blainville dans sou article Zoophytes (Dict. d'hist. nat. de Levrault), et plus tard, en 1834, dans son Manuel d'actinologie, de manière à pouvoir e:i fairesurgir les principes de la classification de ces animaux. On pourra donc consulter tonjours avec fruit cet ouvrage, non seulement pour les nombreux faits qu'il renferme, mais encore pour les nombreux documents historiques et bibliographiques qui doivent le faire considérer comme un répertoire précieux, surtout pour les naturalistes qui, ne pouvant se procurer tous les livres ikcessaires, sont forcés de recourir aux bibliothèques publiques.

L'importance de ces grandes monographies zoologiques sera vivement sentie, surtout par toutes les personnes qui savent eu qui ne tarderont pas à apprendre combien sont coûteux et difficiles à se procurer les grands ouvrages d'histoire naturelle publiés à la suite des voyages de circumnavigation, qui, dans ces derniers temps, ont tant contribué au progrès de la zoophytologie.

ZOO

Nous devons enfin terminer celle esquisse très incomplèle de rhistoire naturelle des Zoophj tes, en exprimant un dernier et non moins vif regret, celui de n'avoir pu présenter un extrait analytique et synthétique des travaux de MM. Pérou, Lesiieur, Eschs< hollz, Rapp, Quoy, Lesson , Ehrenberg, et surtout de ceux de MM. Agassiz, P. Gervais, Van Beneden , Farré , Nordiiiaiin , et plus particulièrement de ceux de MM. Sars , L(twen, Milne Edwards et F. Dujaniin, dont les recherches sur la reproduction de la Médusa au7ita par des ai.iniaux polypiformes , et sur la siéphanomie (Milne Edwards), nous paraissent dignes du plus grand intérêt, et devoir piquer vivement la curiosité des investigateurs et de tous les naturalistes en général. (L. Laurent)

*Z001'SIS (Çùov, animal; ô'^c;, apparence). BOT. CR. — (Hépatiques.) M. Hooker fils a institué ce genre ( Crypt. anlarcL, p. 55, t. LXVI, f. 6) sur une petite Hépatique quil a rapportée de la Nouvelle- Zélande. En voici les caractères : Involucre unilatéral, composé d'un petit nombre de squames lancéolées; périanlhe très grand, naissant de la nervure de la Tronde, pédicellé, ovoïde, un peu oblong. fendu au soin met en plusieurs laciniures. Les frondes sont linéaires, peu rameuses, crénelées sur les bords, munies d'une forte nervure et for- Hiées d'amples cellules hexagones. Ce genre monotype appartient à la sous-tribu Codoniée des Jongernianniées. (G. M.)

ZOOSPERMES (Çùov, animal ; citip^a, liqueur fécondante du mâle), phys. zool. —

Voy. SPERMATOZOÏDES. (E. Ba . )

ZOOSPERMÉES. — Foy. zoosporées et

PHYCOLOGIE.

ZOOSPORÉES. loosporeœ (Ç«ov, animal; (Tuopà, semence), bot. cr. — (Phycées.) C'est ainsi qu'on appelle la famille la plus inférieure de la classe des Phycées. L'Académie des Sciences de l'Institut avait proposé pour sujet de prix de rechercher quelle est la signification physiologique de ces corpuscules microscopiques nommés Anthéridies dans les Fucacées. Les Mémoires sont parvenus depuis longtemps, mais il n'a point encore été fait de rapport sur les faits nouveaux qu'ils renferment et dont la plupart nous sont inconnus. Voila la raison qui s'oppose à ce que cet article reçoive un dé-

zoo

veloppemeat qu'il était dans notre intention de lui donner. Nous devons donc nous borner ici à exposer le plus succinctement possible les principaux caractères de la famille, renvoyant pour les détails au mot puvco-

LOGrE.

Les Zoosporées sont des Algues le pli^s souvent vertes, quelquefois olivacées, très rareinenl, et, par exception pour ainsi dire, n)Uf:es ou violettes, chez lesquelles on observe deux sortes de fructification , souvent réunies dans le même individu. L'une de ces fructifications, ou plutôt l'un de ces deux rikodes de propagation, résulte ue la métamorphose des grains chlorophyllaires contenus dans les cellules, métamorphose par suite de laquelle ils revêtent des formes régulières et deviennent capables de mouvements très rapides. {Foy. conferve, ULVE et VAUCHÉRiE ) lls out rcçu les noms de 5ponVi«es,J. Ag.; Gontdies, Kuiz., et *i'pi)- 7-ozdides, Derb. et Sol. L'auire, qui est externe, naît de la morphose d'une cellule ou d'un rameau transformé, et contient, dans un périspore hyalin, de nombreux granules de matière verte, lesquels se con.lensent eu une spore simple (ou quaternée, exT/ituatitsia). Les Algues zoosporées consistent eu frondes membraneuses coniposées de cellules juxtaposées sur un même plan , ou en tubes continus ou cloisonnés, simples ou rameux, quelquefois disposés autour «l'un axe filamenteux d'où ils rayonnent vers la périphérie d'une fronde cotnposée, cylindracée ou globuleuse, d'autres fois enveloppés dans une gangue gélatineuse , etc. On les rencontre le plus souvent dans l'eau douce, plus rarement dans la mer, quelquefois eu même temps dans les eaux douces et salées. Elles ont en général des limites géographiques moins tranchées que les deux autres familles de la même classe. Pour l'organisation et le mode de reproduction des divers genres des Zoosporées, voy. notre grand article phvcologie. (C. M.)

* ZOOTE (Çùov, vivant), ins. — Hubner {Cat., 1816) donne ce nom à un genre de Lépidoptères Nocturnes de la tribu des Chélonides. (E. D.)

* ZOOTIlAMîMItM (Ç<So«, animal; Oa,,vcov , rameau), infus. — M. Ehrenberg établit ce genre parmi ses ForticeîHna , ponr des Infusoires à pédicule contractile ra-

ZOP

meux , qui présentent quelques capitules beaucoup plus volumineux , paraissant des tinés à reproduire à la fois un grand nombre d'individus. — Voy. les articles vorticelle,

VORTICELLIENS et VORTICELLINA. (E, Ba.)

ZOOTHERA OIS — Genre établi par Vigors dans la famille des Merles sur un oiseau de l'Himalaya, qu'il distingue sous le nom spécifique de Monticola [Proceed. Zool. Soc.,i83\). (Z. G.)

*ZOOTOCA (Ç<JOTÔvo;, vivipare), rept.

— Coupe générique établie aux dépens du genre Lézard , et dont le type est le Lézard VIVIPARE, Lacerta vivipara {Wag\., Syst.

Amphih., 1830). (E. Ba.)

ZOPHÉRITES INS. -- Douzième tribu de Coléoptères hétéromères de la famille des Colaptérides de Solier (Ann. de la Soc. ent. de France , t. X , p. 29). Elle se compose des genres Nosoàerma , Zopherus et Diceroderes. (C)

ZOPH E S. INS. — Genre de Coléoptères hétéromères, tribu des Zophérites, proposé par Hope [Coleoplerisl^s Manual, t. III, p. 110) et publié par Solipr {Ann. de laSoc. enl. de France, t. X, p. 39). 7 ou 8 espèces rentrent dans ce genre : 5 appartiennent au Mexique, 1 au Chili et 1 à la Nouvelle- Grenade. Cette dernière, qui est la plus grande et la plus belle du genre, est le Z. Bremei, Guérin. — Foi/, l'atlas dece Dictionnaire, INSECTES, COLÉOPTÈRES, pi. 7, A. (G.)

ZOPHILS. INS. — Genre de Coléoptères hétéromères, tribu des Blapsides, proposé par Dejean (Cal., 3* édit., p. 210) et publié par de Brème (Revue zoologique, 1842, p. 110-112 ). Ce genre ne contient encore qu'une espèce, le Z. rufopictus {Helops)., Wied. Elle est originaire du cap de Bonne- Espérance. (C.)

*ZOPHOBAS. INS.— Genre de Coléoptère.<; hétéromères, tribu des Ténébrionites , proposé par Dejean (6'a(., 3' édit., p. 226) pour 8 espèces de l'Amérique méridionale. Ou doit considérer comme types du genre les //eîo?;smo»)o,F., et 4 maGulatus,0\. La côte de l'Afrique occidentale offre un représentant de ce genre. (C.)

*Z0PH01ULS. INS. — Genre de Coléop tères hétéromères, famille des Mélasomes, établi par Dejean (Cat., 3*= éd., p. 200) sur une espècedu Tucuman, le Z. Erolyloides de l'auteur. (C.)

ZOR

*ZOPeODIA (Çoyi-îy); , obscur), ins. — Genre de Lépidoptères Nocturnes de la tribu des Pyralides, indiqué par Hubner {CaL, 1816) , et qui n'est pas adopté par les entomologistes français. (E. D.)

ZOPKOMIIE, Zophomyia (Ço<poç, obscurité ; pvi'a , mouche), ins. ~ Genre de l'ordre des Diptères, famille des Athériccres, tribu des Muscid's, division des Gréophiles, sous-tribu des Tachinaires, créé par M. Macquart ( Dipt. des Suites à Buffon, de Roret, t. H, 1835), aux dépens des Tachina, Meig., et des Macquartideœ, Rob.-Desv.

Ces insectes, d'un noir luisant, quelquefois métallique, habitent les bois. Leur développement n'est pas encore connu ; mais plusieurs espèces se trouvent dans les sites sablonneux , percés de trous par les Hyménoptères fossoyeurs , et il est probable que leurs larves vivent en parasites comme celles des Myobies.

On connaît une dizaine d'espèces de ce genre, propres à l'Europe. Celle que nous prenons pour type est la Zophomyiu temula, Scop. , Rob.-Desv. , Meig. Fabr. , Linné, Macq. Commune à Paris. (E. D.)

*Z0PII0S1S. INS. -Genre de Coléoptères hétéromères, tribu des Erodites , fondé par Latreille {Règne animal de Cuvier, tom. I, pag. 8) et adopté par Solie" (Ann. de la Soc. ent. de France , t. III , p. 598). 32 espèces africaines, asiatiques ou européennes, rentrent dans le genre. Les types sont les Z, ylana, muricata, F., et cursor, 01. (C.)

ZOPILOTES, Flem. ois. —Syn. de Sarcoramphus. Dune. — Vo\i. vautour. (Z. G.)

ZOPLÈME. BOT. PH. — Selon TournefortjC'était un des noms que portait l'Hellébore des anciens, Helleborus orientalis, Lam. (D. G.)

* ZOREVA (de l'hébreu zarav , couler; par allusion à la liqueur qui coule du bec). INS. — Genre de la famille des Coréides , tribu des Ligéeni^, section des Hétéropières, dans l'ordre des Insectes Hémiptères, fondé par MM, Amyot et Audinet-Serville {fJémipt. des Suites à Buffon, de Roret, 1843), et ne comprenant qu'une seule espèce , le

oreva/asciafa, Amyot et Serv., particulière à Cayenne. (E. D.)

ZORILLE. MAM. — Espèce du genre Marte, dont il est question à la page 13 du tome VIII de ce Dictionnaire. (E. Ba.)

zos

ZORIVIE. Zornia. boî. ph. — Genre de la famille des Ldgumineuses-Papilionacées, tribu des Hédysarées , formé par Gmelin {Syst., 1076), et dans lequel sont comprises des plantes herbacées et sous-frutescentes, marquées de ponctuations transparentes, qui croissent naturellement dans les diverses contrées de la zone intertropicale, ainsi que dans les parties chaudes de l'Amérique du Nord. Leurs fleurs forment des épis terminaux et axillaires flexueux. Leur gousse est muriquée , sessile , compri ■ mée, et présente de quatre à six articles qui s'isolent à la maturité. Ce genre est nombreuxet renferme aujourd'hui trente espèces. Les espèces qui lui ont servi de base étaient 'des Hedysarum pour Linné et les auteurs , jusqu'à Gmelin. (D.G.)

ZOSIS. ARACHN. — Voy. zozis.

*ZOSMERUS (Ç , ceinture), ins. — Genre de la tribu des Réduviens, famille des Aradides , de l'ordre des Hémiptères , créé par M. Laporle de Caslelnau ( Essai d'une r.lassif. des Hêmipt., 1833), et qui n'est pas adopté en général. (E. D.)

ZOSTÈRE. Zostera (Çuar^o, ceinture , baudrier. ) bot. ph. — Genre de la famille des Naiadées créé par Linné ( Gen. planlar., n" 1032), mais notablement réduit par les botanistes modernes. Ainsi le Zostera Oceanica, Lin., est devenu le type du genre Posidonia, Kœnig , auquel De Candoile et M. Rob. Brown donnaient le nom de Caulinia, déjà appliqué auparavant par Wiiidenow au IVmasmmor,qui l'a conservé. D'un autre côté, le Zostera Mediterranea, DC, est devenu le type du genre Cymodocea, Kœnig ; enfin les plantes de la mer Rouge et du golfe du Mexique que Forskael et Vahl avaient rangées parmi les Zostères ont servi à former le genre r/tatassJa,Solander, qui n'est encore que fort imparfaite.nent caractérisé. Les plantes qui restent , après ces suppressions, dans le genre Zostère, sont des herbes qui croissent submergées sur les côtes de presque toutes les mers; dont la tige rampante porte des feuilles linéairesriilianées , allongées, engainantes à leur base; dont les fleurs monoïques sont protégées par une spathe formée de la base d'une feuille qui s'ouvre longitudinalement et se prolonge ensuite en lame. Ces fleurs sont portées sur un ax« cornprimé-aplani ,

ZOY

membraneux , chargé sur son côté antérieur d'étamines et de pistils alternes sur deux rangs. Ces élamines ont une anthère oblongue, uniloculaire, portée sur un très court filet qui s'ouvre longitudinalement et qui renferme un pollen très singulier en forme de filaments confervoïdes, simples, quelquefois bifurques; de leur côté, les pisiils offrent un ovaire unilocul;iire, uniovule , fixé par son dos et près du sommet ; un style subulé persistant, et deux stigmates capillaires. La Zostère marine, Zostera marina, Lin., se trouve sur les fonds de sable de presque toutes les mers. Ses feuilles séchées sont fréquemment employées, soit à faire des couchers qui , malgré les éloges qu'en ont faits certains spéculateurs, sont toujours assez médiocres, soit en guise de paille pour des emballages, usage pour lequel elles sont très avantageuses; on les recueille aussi pour les employer comme engrais. Pour ces divers usages, il s'en consomme sur nos côtes des quantités considérables. (P. D.)

ZOSTÉRÉES. BOT. PH.— Voy. naïadées.

*ZOSTÉRITES. BOT. foss. —Fo;/. végétaux FOSSILES, tom. XIII, pages 135, 159, 164 et 166.

ZOSTEROPS. OIS. — Genre établi par Vigors et Horsfield dans la famille des Sylviade'es sur la Sylv. annulosa, Var. b. (Swains). (Z. G.)

* ZOSTEROSTYLIS. bot. ph. — Le genre formé sous ce nom, par M. Blume (Bijdrag., p. 418) se rattache comme synonyme au genre Cryptostylis , R. Brown , de la famille des Orchidées, sous-ordre des Néottiées. (D. G.)

*ZOTHEA. ANN.— Genre d'Amphinomiens établi par Risso {Europ. mérid. , IV). (P. G.)

ZOYDIA. BOT. PH. — C'est par erreur que Persoon a écrit ainsi (ËMc/ieir, vol. I, p. 73) le nom du genre Zoysia, Willd. (D. G.)

*ZOYSIE. Zoysia. bot. ph. — Genre de la Tamilledes Graminées, tribu des Andropogonées, créé par Willdenow (in Berl. Verhandl., vol.ni,p. 442 ) pour une Graminée de petite taille , qui croît sur les côtes des Indes orientales , de la Nouvelle-Hollande; dont les épiUets uniflores , à une seule glume , forment un épi simple , et à qui ses feuilles distiques , canaliculées et roides ont

ZLC

f.iit donner le nom de Zoysia pungens , Willd. (D. G.)

ZOYSITE. MIN. — Foy. ZOISITE.

ZOZiMIE. Zozimia. bot. ph, — Genre cie la famille des Oiiibellifères , sous-ordre lies Orthospermées, tribu des Peucédanées, formé p;ir HulTmaun [Umlellif., pag. US, l,ib. 1, B, f. 9). lia éié fondé sur 17/eracieum abmilhifolium, Vent., qui est devenu ia Zozimia absinlhifolia, DC, et il comprend eu outre deux autres espèces. Ces trois espèces croissent dans l'Orient. Legenre qu'elles constituent tient le milieu entre les Heracleuni et les Tordylium. 11 diffère du premier par son fruit épaissi au bord et non plan; du second parce que ce rebord du fruit n'est pas tuberculeux. Il est bon de faire remarquer qu'Hoffmann écrivait Zozima, et non Zozimia, comme l'ont fait DeCandolIe, Endlicher, etc. (D. G.)

ZOZÎSIIJS. CRDST. — VOIJ. ZOZYME.

ZOZIS. ARACBN. — Cette dénomination a été employée par M. Walckenaër pour désigner, dans la tribu des Araignées, une nouvelle coupe générique qu'il n'a pas adoptée dans son Histoire naturelle des insectes aptères, et qu'il rapporte au genre Uloborus. — Voy. ulobore. (H. L.j

* ZOZYME. Zozymus. crust. — Genre de l'ordre des Décapodes brachyures de la famille des Cyclométopes et de la tribu des Cancériens. C'est aux dépens des Cancer de Linné que cette coupe générique a été établie par Leach. On en connaît cinq ou six espèces répandues dans les mers de l'océan Indien et de la Nouvelle-Hollande. Le Zuzyme très large , Zozymus lalissiinus , Eilw. ( Histoire nat. des Crust., lom. 1, p. 348), peut être regardé comme type de ce genre. (H. L.)

ZUCCA. BOT. PH. — Coramerson admettait dans son herbier (eœJuss., Gen. plant., p. 39H) un genre de ce nom pour une plante qui a le port d'une Cucurbilacée, qui présente la particularité remarquable, chez les plantes de cette famille, d'avoir à la base de ses feuilles des vrilles impaires, et à laquelle M. Seringe a donné le nom de Zucca Commersoniana. Endlicher laisse le Zucca parmi les genres entièrement douteux, à la suite des Cucurbitacées. (D. G.) ZUCCAGIV'IE. Zuccagnia{mni\ ù'hcî.ane).

iiOT. PH. — Genre de la fjiniSie des l.Oi^n-

ZLE

mineuses-Caesalpiniées, créé par Cavanilles [Icônes, vol. V, p. 2, tab. 403) pour un petit arbrisseau ranieux, tout couvert de poils glanduleux; à feuilles brusquement pennées; à fleurs orangées, en grappes; qui croît naturellement sur les montagnes du Chili, et qui a reçu le nom de Zuccagnia punctata, Cavan. Plus récemment, M. Vogel a décrit le Z. microphijlla, et M. Hooker une troisième espèce qu'il rapporte avec doute à ce genre.

Le genre Zuccagnia de Thunberg est synonyme à'Uropetalum,, Ker, de la familla des Liliacées. (D. G.)

ZUCCARïNIE. Zuccarinia (dédié aa botaniste Zuccarini). bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées , sous-ordre des Cinchonacées, tribu des Gardéniées, établi par M. Blume {Bijdrag., p. 1006) pour un bel arbre indigène de l'île de Java , remarquable par ses grandes et belles feuilles distiques, elliptiques, oblongues , longues de plus de 3 décimètres , qui lui ont valu le nom de Zuccarinia macrophylla. Les fleurs de cet arbre sont sessiles et agrégées , ses capitules solitaires sur un réceptacle hémisphérique , et elles donnent des baies slipitées, biloculaires. — Le genre Zuccarinia de Sprengel est synonyme du genre Jdcfcia, Wall., delà famille des Rubiacées, dans laquelle on n'a pu encore lui trouver place dans une tribu. (D. G.)

*ZUCCHELL1E. ZuccheUia(dédié k Zacchelli, qui a exploré Angola et a écrit sur son histoire naturelle), bot. ph. — Genre de la famille des Asclépiadées, tribu des Périplocées , formé par M. Decaisne {in DC. Prodrom., vol. VlU, p. 492) pour une plante herbacée, probablement vivace, qui a le portde VAsclepias Syriaca, Lin., et qui, croissant naturellementà Angola, a été nommée Zucchellia Angolensis , Dne. (D. G.)

* ZUELAWIE. Zuelania. bot. ph. — Genre de la famille des Bixacées , formé par M. A. Richard (Fiore de Cm6o, p. 88, tab. 12) pour un arbre indigène des Antilles, à feuilles alternes, elliptiques, marquées de ponctuations transparentes, cotonneuses en dessous; à fleurs étroitement agrégées dans l'aisselle des feuilles, apétales; quia reçu le nom de Zuelandialœtioides, A. Rich. Ce genre paraît être au moins très voisin du Thiodia, Bcnu. K^. G.)

2YG

ZUMDEREUZ. min. — Mot allemand qui veut dire Mine d'amadou, ou semblable à de l'amadou. Variété pelliculaire d'Antimoine rouge ou de Kermès. — Voy. antimoine. (Del.)

* ZU\'GARO. poiss. — Foy. tiburon.

ZlIPHIUM. INS. — Genre de Coléoplères

penlamères, tribu des Tonralipennes, fondé p:ir Latreille (Gênera Crust. el Ins., vol. I, p. 98) et adopté généralement depuis. On rapporte à ce genre 7 espèces, dont 4 sont .'.fricaines, 2 européennes et en même temps .ifricaines ; une seule est américaine. Le type, la Galcnta olens,F., esi ua Insecte qui passe pour être rare. (C)

* ZURA. AKACH. — M. Heyden désigne sous ce nom, dans le journal l'his, uw genre de l'ordre des Acariens, dont les caracières n'ont pas encore été présentés. (H. L.)

ZURaJÏE. MIN. — Monticelli a donné ce nom à un minéral de la Somma, qui est C!i prismes rectangulaires droits, allongés, djiit la couleur vert d'asperge passe au gris blanchâtre. Dureté, 6; densité, 3,27, 11 est iiiliisibie , et insoluble dans les acides, quand on a eu soin de le dégager de sa gangue calcaire. Quelques rnii.éralogisles le rapprochent de la Wollastonite. Sa composition est encore inconnue. (Dkl.)

ZUZARS. Zu:ara. cuust, — Ce genre, de l'ordre des Isopodes, de la famille des Sphéîomiens et de la tribu des Spbéromiens unguiculés, établi par M. Leach , n'a pas été iidoptépar M. Milne Edwards, qui le range dans le genre des Sphœroma des carcinolugistes modernes. — Foy. si'iiéromr. (H. L.)

*ZW!ESÉLiTE. min.— Syn. de Eisenapatite. Phosphate de fer et de manganèse trouvé à Zwiesel, près de Bodeninais en Bavière. — Voy. phosphates. (Del.)

ZWÏ1\'GERA. BOT. PH. — Le genre formé sous ce nom par Schreber est un synonyme de Simaba, Aug. St-Hil., de la famille des Simarubacées. Quant à celui proposé sous ce même nom par Holer,Endlicher i'accole comme synonyme au genre Nnlana, Lin., type de la petite famille des Noianacées, (D. G.)

*ZYGADÈ:\;E, Zygedénus (Çu/x^y)v, par jonction), bot. ph. — Genre de la famille des (.lolchicacées ou Mélanthacées formé par Richard (m Michï. Flor. bor. Amer., vol. l, p. 214, tab. 221 pour des plantes herbacées

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indigènes de l'Amérique septentrionale, qui étaient regardées par Linné comme des Melanthium, et dont les fleurs paniculées , souvent polygames par avortement, ont un périanthe coloré, persistant, muni de deux glandes sur l'onglet de ses folioles. On en connaît 5 ou 6 espèces, parmi lesquelles nous citerons le Zygadenus glaberrimus, Mich. (D. G.)

ZYG^IVA. POISS. — Nom générique latin <iu Marteau. — Voy. ce mot pour la caractéristique du genre et l'indicaiioii des espèces vivantes. On a établi plusieurs espèces fossiles, d'après la forme des dents; mais (omme ces dents ressemblent beaucoup à celles des Requins, ce caractère manque de précision. Parmi les espèces rapportées à ce genre, une a été trouvée dans la craie marneuse de Strehla près de Dresde; une, dans le bassin tertiaire de Vienne ; trois proviennent de gisements douteux. La mollasse 9. lisse a fourni des dents très voLsines de celles qui ont servi à établir ces espèces. (E. Ba.) ZYG^NA. ms. — Voy. zygène. (E. D.) ZYGÈXE , Zygœna (ÇO>aiya<, nom propre^. INS. — Genre de Lépidoptères de la l'amille des Crépusculaires, tribu des Zygénides, créé par Fabricius {Sysl. Enl., 1775) aux dépens des Sphiinx, adopté par tous les entomologistes, et dont M. le docteur Boisduval a publié en 1829 une bonne monographie , accompagnée de figures dessinées avec soin.

Les Zygènes ont les antennes généralement épaisses; les palpes grêles, séparés de la tête; la trompe longue et épaisse,; le corselet assez robuste , avec les épaulettes petites et peu adhérentes; l'abdomen est long, obconique ; les ailes supérieures sont longues, étroites, cachant en entier les inférieures dans le repos. Presque toutes les espèces sont d'un bleu ou d'un vert foncé chatoyant, avec des taches rouges sur les ailes supérieures, et le fond des ailes inférieures de la couleur des taches; deux seulement (Z. ep/iiaiies et lavandidœ) ont les quatre ailes de la même couleur. Ces Lépidoptères volent peu, sont lourds et paresseux, et se tiennent ordinairement sur les tiges et les fleurs des plantes basses. Quoique classés dans la famille des Crépusculaires, c'est surtout lorsque le soleil est le

ZYG

plus ardent qu'on les voit prendre leur vol. Les chenilles sont courtes, pubesceiiies, atténuées aux deux extrémités, avec les anneaux prorondément incisés , la tête petite et rétractile; elles ont une mdrche lente cl vivent sur des plantes de la famille des Légumineuses. Elles se construisent une foque solide, coriace, qu'elles attachent contre la tige de la plante où a vécu la chenille. Celte coque est de forme ovoïde ou eu bateau; elle renferme une chrysalide conique, et dans plusieurs on voit lemeloppe des ailes qui est terminée eu poinie. Les insectes parfaits éclosent peu après ce changement.

On connaît une cinquantaine d'espèces européennes de ce genre, que l'on a partagées en plusieurs groupes distinct?. Duponchel en a formé quatre qu'il a basés sur la texture et la coloration des ailes. Nous ne citerons que l'espèce qui nous semble la pins répandue dans toute l'Europe : c'est la Zygœna filipendula, Linné, dont la chenille vit sur les Trèfles. — To!/. l'atlas de ce Dictionnaire, INSECTES, lépidoptères, pi, 17. (E. D.)

ZYGÉKIDES, ZygœnidoB. iNs. — Tribu de Lépidoptères de la famille des Crépusculaires, créé par Latreille {Règ. anim. de G. Cuv. , 1829).

M. Boisduval a publié une monographie des Zygénides : il y place les genres Zygœna, Syntomis , Procris, Helei'ogynis, auxquels il faut ajouter celui des Aglaope {voy. ces mots) , que Duponchel met dans la même tribu. — Voy. cnÉPUSccLAiRES. (E. D.)

Z\GIE. Zygia. ins. — Genre de Coléoptères penlamères, tribu des Mélyrides, établi par ¥tihrk\u& Enlomologia systemalica, 248) sur une seule espèce, la Z. vblonga, F. On la rencontre en dilTérenls pays, tels que : .les Pyrénées orientales, l'Espagne, la Barbarie, l'Egypte, et une partie de l'Orient. Elle se trouve dans l'intérieur des maisons, et plus particulièrement des greniers. La Larve vit aux dépens des bois de construction. (C.)

ZYGIE. Zygia , arachn. — M. Kocb, lians HerrichScbelTer, p. 23 et 117, dontie ce nom à un genre de la tribu des Araignées, et qui n'a pas été adopté par M. Wakkenaër; c'est au genre des Epeira que celte coupe générique u été rapportée par cet

ZYG

aptérologiste dans le tome II de son Histoire naturelle des Insectes aptères. — Von. epeira. (H.L.)

ZYGIE. Zygia. bot. ph. — Genre de la fjimille des Légumineuses-Mimosées, formé par P. Browii. {Jama'i. , p. 279 , tab. 22 , fig. 3), et dans lequel sont compris des arbres et des arbrisseaux indigènes de l'Amérique, de l'Afrique tropicale, du cap de Bonne-Espérance, à feuilles bipennées ; à fleurs polygames, monopétales, à étamines nombreuses, disposées en oîiibelles paniculées ou en épis capités, qui donnent un légume aplani, membraneux, fermé dans l'ialervalle des graines. Le type du genre est le Zygia Brownei,Wa\p. {Inga? Zygia, DC).

On en connaît deux autres espèces. (D. G.)

ZYCîlS. BOT. PH. — Nom donné par Dioscoride au Thym Serpolet, et qui a été donné comme spécifique a une autre espèce de Thym. M. Desvaux avait aussi proposé sous ce même nom un genre qui rentre comme synonyme dans les Micromeria Benth., de la famille iles Labiées. (D. G.)

*ZYGMENA (Ç.vVvuat, j'aligne), ins.

— M. Boié [Ger. Zeitschr., Ent., I) a donné ce nom à un genre de Lépidoptères de la famille des Nocturnes, tribu des Géométrides. ^ (E. D.)

ZYG\È1VÎE. Zygnema (ÇîSyaa, joug, lien; vTitxa, filament), bot. cr. — (Phycées.) Ce genre a d'abord été établi par Agardh pour les Conjuguées qui présentent, dans chaque article de leurs filaments, un endochrome disposé soit en bandelettes contournées en spirale, soit en étoiles rayonnantes, géminées. Link a formé son genre Spirogyrades premières; le nom de Zygnema a été réservé par plusieurs auteurs, et principalement par Kutzing, pour les espèces à étoiles. Voici les caractères de ce genre considéré sous ce point de vue : Filaments simples, articulés , unis à l'époque de l'accouplement par des tubes transversaux. Endochrome formé dans chaque article de deux masses arrondies, rayonnantes, en forme d'étoiles , soudées l'une à l'autre par un appendice. C'est à ce genre que Harvey a conservé le nom de Ti/ndaridea de Bory, donnant celui de Zygnenui aux espèces présentant des spirales endorhromiques. Nous pensons que l'opinion de Kutzing et des auteurs allemands doit prévaloir. On connaît

ZYG

<>n viron dix espèces de Zy gnema, dont la plus commune est le Z. cruciatum, Ag. (Bbéb.) *ZYG!MÉiMÉi;S (Çv/o;, joug, lien; v7;,aa, Clament), bot. cr. — (Phycées.) Ces algues sont très remarquables par le mode d'accouplement que présentent leurs filaments à certaine époque de leur existence , et qui semble indiquer un développement reproductif. Deux filaments étant rapprochés, chaque article émet une sorte de mamelon qui s'allonge en formant un tube transversal, qui va rejoindre un tube de même nature, qui s'avance au-devant de lui en partant de l'article le plus rapproché dans le filament voisin. Ces deux tubes se soudent, et une communication s'établit par ce moyen entre les deux filaments accouplés; alors les masses endochromiques se réunissent, se condensent, et forment des corpuscules globuleux ou ovoïdes (sporanges?) qui restent soit dans un des deux articles accouplés, soit dans le tube transversal. Ces algues portent aussi le nom de Conjuguées {voy. ce mot). Kutzing admet dans cette tribu les genres suivants : Mougeotia, Sirogonium , Slaurospermum , Spirogyra , Zygnema , Zygogonium et Hydrodictyon. (Bréb.) ZYGIVIS (Çuyvîç, nom d'un Lézard dans Aristote). rept. — Genre établi par Oken pour des Scincoidiens qui ont trois doigts à chaque patte. MM. Duméril et Bibron n'admettent pas ce genre comme distinct, et en répartissent les espèces parmi leurs Scincoidiens Saurophlhalmes , dans les genres Hemiergis, Wagl., et Seps, Daudin. (E. Ba.) * ZYGOBATES (Çu/o; , joug ; gartu , je marche), poiss. — Genre établi par M. Agassiz dans la famille des Raies. Il est voisin iies Mourines , dont il diffère par des chevrons dentaires qui diminuent graduellement de largeur, du milieu vers les bords. On en connaît deux espèces vivantes du Brésil , et deux espèces fossiles : l'une, de la mollasse suisse; l'autre, du crag d'Angleterre. (E. Ba.)

*ZYGOCERA (Çîu/vu.uc, joindre ; xt'paç, corne), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Lamiaires, proposé par Dejean (Cal., 3' éd., p. 370) pour ÏAcantlwcrinus pruinosus, B.-D. Espèce quj est propre à la NouvelleHollande. (C.) *ZVGOCÈT\E. Zygoccios (Çtùyoç, lien; j

ZVG

xf'pa;, corne), bot. cr. — (Phycées.) Genre créé par Ehrenberg dans la tribu des Bacillariées ou Diatomées. 11 renferme un petit nombre d'espèces qui sont des mers du Nord, qui se distinguent par une carapace libre, comprimée, terminée par deux cornes perforées. (Bréb.)

♦ZYGODACTYLA (ÇeOyoç, union ; .îa'jc- Tu>o; , doigt). ACAL. — Genre établi par M. Brandt {Act. Ac. Pet., 1835), aux dépens des Équorées , pour comprendre les espèces dont les cirrbes marginaux sont sur deux rangs avec des corpuscules cupuliformes. (E. Ba.)

ZYGODACTYLES. Zygodactyli. ois. — Sousce nom. Vieillot a établi dans son ordre des Sylvains, une tribu qui comprend des oiseaux dont les doigts sont au nombre de quatre, deux en avant, deux en arrière, le doigt externe étant toujours dirigé dans le sens du pouce.

M. Temminck a également employé ce nom, mais il lui a donné une significatioa plus élevée, et l'a considéré comme synonyme de Grimpeurs (Scansores), en l'appliquant à l'ordre que forment les oiseaux ainsi désignés par G. Cuvier. (Z. G.)

ZVGODON (ÇîOyoç, joug, lien; ô(îouç, ovToç, dent). BOT. CR. — (Mousses.) Genre de mousses , type de la tribu des Zygodontées, institué par MM. Hooker et Taylor {Musc. Brit. , p. 71) pour le Dryum conoideum, Dicks. , conservé par Bridel , et réformé par MM. Bruch et Schimper , qui , dans leur Bryologie d'Europe, lui ont donné des limites différentes. Voici les caractères définitivement assignés à ce genre : Péristome nul, simple ou double ; l'extérieur composé de trente-deux dents simples, rapprochées par paires {geminali vel bigeminali), planes , formées d'un seul rang de cellules, et réfléchies par la sécheresse; l'intérieur consistant en 8 ou 16 cils, alternes avec les dents, linéaires, simples, hyalins, dirigés presque horizontalement. Capsule droite, piriforme, striée, immergée ou exserte. Coiffe cuculliforme, lisse, oblique. Inflorescence dioïque ou monoïque, dicline ou hermaphrodite. Fleurs mâles, latérales ou terminales; fleur femelle, toujours terminale. Mousses vivaces , réunies en gazon ou en coussinets sur les arbres et les rochers, ayant tout à la fois le port dos Gym-

Z\Cr

nostomes et des Onhotrics. On en connaît une douzaine d'espèces ou environ. (C. M.)

*ZYGODOI\ITÉES. bot. cr.— (Mousses.) C'est le nom de la vingtième tribu de la famille des Mousses. — Voy. ce dernier mot. (G. M.)

*ZYGOGLOSSUM. bot. ph. — Ce nom, proposé par M. Reinwardt comme générique pour des Orchidées de la tribu des Dendrobiées,a dû être abandonné pour celui de Cirrhopelalum, Lindl., qui était anlérieur. (D. G.)

♦ZYGOGONIE.Zi/âfog'omMm (Çtûroç.lien ; yovY), génération), bot. cr. — (Phycées.) Genre établi par Kulzing dans la tribu des Zygnémées ou Conjuguées avec les caractères suivants : Filaments simples ou à peine rameux, s'accouplant au moyen de tubes transversaux dans des points d'abord coudés. Endochrome vertd'abord, devenant plus tard purpurescent. Sporanges placés dans les filaments ou dans les tubes transversaux. Une des espèces les plus connues est le Z. ericetorum, Kûlz., conferva, Funk, qui est très commun sur la terre nue et humide des bruyères. (Bréb.)

* ZYGOGRAMMA (ÇîuyvufjLt , joindre ; ypafjip.ô , ligne ). ins. — Genre de Coléoptères subpentamères , tribu des Chrysomélines {voij. ce mot), établi par nous et adopté par Dejean {Cat., Z' éd., p. 422). Plus de 30 espèces américaines en font partie, et nous y avons rapporté les Chrysomela pulchra, lunata, F., et eZe^ans, 01. (C.)

* ZYGOMÊIVES. bot. ph. — Salisbury avait proposé sous ce nom un genre particulier qui rentre comme synonyme dans le genre Cyanolis,Don, de la famille des Commélynacées. (D. G.)

♦ZYGOMEVRA (Çeî/oç, joug; ve3poov, nervure), ins. — Genre de Diptères de la famille des Tipulaires, tribu des Tipulaires Gallicoles , créé par Meigen ( Syst. Besch. , VI, 1830). On n'y place qu'une seule espèce Z. sciarina, Meig., idem , propre à l'Allemagne. (E. D.)

* ZYGOPELTIDE , ZzjgopeUis ( Çu/05 , union, couple; -Ktl-zri, bouclier), bot. pu. — Genre de la famille des Crucifères, sousordre des Pleurorhizées , tribu des Tblaspidées, formé parM.Fenzl(EnuOT.p?an«.S?/r., eajEndIic. Gen. plant. , Suppl., II, Adden., n" 4888) pour une plante herbacée, vivace,

très glabre , ayant le port d'une Bisculelle, qui croît sur le Taurus. Ce nom générique est tiré de la silicule de cette plante , dont les valves sont demi-orbiculaires. Nous ne voyons pas que cette espèce ait encore reçu un nom spécifique. (D. G.)

ZYGOPETALUM (Ç«/o;, union ; ntro^Uv, pétale), bot. pu. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées , formé par M. Hooker ( in Bolan. Magas. , tab. 2748 ) pour des plantes herbacées, terrestres, presque acaules, qui croissent dans l'Amérique tropicale, et qui portent de grandes et belles fleurs dont le labelle est d'une antre couleur que le reste du périanthe. Ce genre est tellement voisin des Eulophia, R. Br.,que M. Lindfey l'avait d'abord réuni à celui ci ; mais il l'en a séparé dans son Species des Orchidées. On en connaît trois espèces , parmi lesquelles le type du genre est Is Zy. gopetalon Mackaii, Hook., du Brésil.

ZYGOPHYLLÉES. Zygophylleœ. bot. pu.

Famille de plantes faisant partie du grand groupe des Rutacées {voy. ce mot), à l'article duquel elle a été exposée. (Ad. J.)

ZYGOPHYLLUM. bot. ph. — Nom latin du genre Fabagelle. — F. fabagelle.

ZYGOPS (ÇîSyu, je joins; S|, œil), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, division des Apostasimérides cryptochy nchides, fondé par Schœnherr (DJsp. methodica, p. 300; Gênera et sp. Curculion., syn., t. II, p. 88). 29 espèces américaines font partie du genre. Parmi celles-ci sont les Z. sanctus, slrix, temporarius et planulus , de F. (C.)

*ZYGOPTEKIS. bot. foss. — Voy. végétaux FOSSILES, tom. XUI, pag. 85 et 145.

* ZYGOSELMIS (Ç^Syoç, paire ; aù^\;), filament . infus. — Genre dinfusoires, éi;ibli par M. Dujardin pour les Eugléniens à deux filaments moteurs égaux. L'anini;il nage en agitant sans cesse ces filaments flagelliformes. (E. Ba.)

*ZYGOSPORIUI\I. bot. cr.— Genre de la famille desChampignons-Hyphomycètes, sous -ordre des Mucorinés , formé par M. Montagne. M. Léveillé le rapporte à sa division des Cystosporés, tribu des Columellés, section des Cratéromycés. (M.)

* ZYGOSTATE , Zygoslales. bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées , formé par M. Lindley (in Botan.

ZYG

Piegist., tab. 1927) pour des plantes aianles, qui croissent sur les arbres dans les Turôlsdu Brr-.il , et dont les fleurs, petites, d'un vert jiiuiâtre, forment des grappes pendantes. Le savant botaniste anglais en a décrit deux espr-ces sous les noms de Zygostates cornnta et Z. lunala. (D. G.)

*ZVGOSTIGMA (Ç«-/oç, union, couple; azlrii-a, Stigmate), bot. ph. — Genre de la famille des Genliaiiées, formé par M. Griescb.Hli [Geulia., p. 150; in DC. Prodrom., vol. IX, p. 51) pour des plantes de Buenos- Ayres décrites comme 6'a66a<ia parMM.Chamisso et Schlecbtendal , comme Erylhrœa par M. Hooker, ce qui indique leur grande affinité avec ces deux genres. On en connaît 2 espèces. Nous citerons le Zygostigma australe, Gùes {Sabbalia auslralis, Cham. et Schlecht.). (D. G.)

ZIGOÏRÏCHA ( , joug ; Bp.'ï ,

chevelure), ins. — M. Gray {An. Kinyd. , tome XV, 1832) indique sous celte dénomination un genre de Diptères de la famille des Athéricères, tribu des Muscides, qui n'a pas été adopté par les entomologistes. (E.D.)

*Z1'G0TR0QÎJES. Zygotrocha (Çv/oç, paire; rpayo^ , roue ). infcs. — Section établie pur M. Ehrenberg parmi les Rotateurs , et dont la caractéristique, les subdivisions, ausïi bien que les genres qu'elle comprend ,

ZYZ

sont indiquées à l'article noTATEURs. — Voy, ce mot. (E. Ba.)

ZYMUUï. BOT. PH. — Noronha formait , dans ses manuscrits, un genre de ce noiii qui vient se rattacher comme synonyme au genre Tbistellatiîia, Pet. - Tbou., de la fdmille des Malphigiacées. (D. G.)

*ZÏRAS, Stcphens (inustraiio.\,l. 20, f. 3). INS. — Synonyme , d'après Erichson , des Myrmedonia de l'auteur. (C.)

ZïliPHELIS. bot. ph.— Cassîni formait sous ce nom un genre qui n'a clé conservé que comme section des Mairia, DC, de la famille des Composées. (D. G.)

ZVTHIA. BOT. CB. — Genre de la famille des Cbampignons-Pyrénomyièles, tribu des Cylisporés, formé par M. Fries et rapporté par M. Léveillé à sa division des Clinosporés, sous division des Endoclines, section des Sphéronémés. (M.)

*ZYXOMMA. INS. — Genre d'Insectes , ordre des Névroplères , tribu des Libelluliens , groupe des Libellulites , créé par M. le docteur Rambur (Névropt. des Suites à Buffon de Roret, 1842), et ayant de nombreux rapports avec les Uracis et Libellula. Une seule espèce entre dans ce genre : c'est le Z. peliolalum, Ramb., loco citato, pi. 2, fig. i, D, qui se trouve à Bombay. (E. D )

ZYZEL. MAu. — Le même que Zisel et ZizEL. (E. Ba.)

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