‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 4)Chapitre 41 sur 123 · ÉPOQUE MIOCÈNE · texte numérisé non relu

ÉPOQUE MIOCÈNE

Cette époque moyenne des terrains l«>rtiaires me paraît comprendre les localités suivantes parmi celles qui ont fourni des matériaux pour l'étude de la végétation de la période tertiaire : 1" Aux environs de Paris, les grès supérieurs ou de Fontainebleau et les meulières (meul. Par.) qui couronnent nos coteaux; 2" les grès avec empreintes des environs du Mans et d'Angers, et probablement ceux de Bergerac, département de la Dordogne; 3" une partie des lerrams tertiaires de l'Auvergne, etparticu-

licrementcenx de la montafinede Gergovia, terrains qui, parleurs empreintes, paiais-scnt plus anriens que ceui de Menai , mais qni appariiennent peui-èue tous à divers éiiigcs de lYfJoque pliocène; 4" les terrains d'eau douce d'Arniissan, près Narbonne, le gypse d'Aix en Provence, les iigniles de la Provence, dont les fossiles végétaux sont à peine connus: enfin les formaiions lacustres, riches en bois de Palmiers et en tiges monocoiylédonesfasciculeesde la haute Provence, près d'Api et de Castellane; 5" une partie des terrains tertiaires d'Italie, et particulièrement ceux de la Superga, près Turin; 6" la mollasse de Suisse avec ses Iigniles à Lausanne, Kœpfnac, Horgen, contenant des restes de Palmiers.

7" Les Iigniles des bords du Rhin près de Cologne et de Bonn, à Friesborf, Liblar.eic, renfermant quelquefois des bois de Palmiers, et ceux de la Welléravie à Nidda , près Francfort, et autres lieux; ainsi que ceux du Meisner près C.assel , qui tous paraissent d'une même époque, quoique ceux de la Welléravie, par l'abondance de certains genres de Dicotylédones, tels que les Juglans et les Acer, et même par plusieurs cas d'identité spéciGque, semblent se rapprocher davantage de la flore pliocène.

8° Une partie des Iigniles de la Bnhéme, et particulièrement ceux d'Altsaltcl , dont les fossiles décrits par M. de Siernberg et M. Rossmaessler s'accordent généralement avec ceux des autres localités déjà citées. D'autres Iigniles de Bohème, ceux de Bilin, etdeComolhau en particulier, rentrenlcomplélementdans la flore pliocène.

9" Hœring en Tyrol , et Radoboj en Croatie, dont M. Unger a si bien fait connaître les nombreuses empreintes dans son Chlorisprologœa, et qui sont devenues presque le type de la flore miocène.

A l'exception des terrains de lignite des environs de Cassel et de Francfort, dont les espèces ont souvent des rapports nombreux avec celles d'OEningen et de Purschlug, et qui rentreront peut-être plutôt dans lu flore pliocène, les diverses localités que je viensde citer ont de nombreux rapports entre elles quanta leurs fossiles végétaux. Ainsi, le A',//mphea Arethuxm se trouve dans les meulières de Paris et dans les marnesd'Armissan ; les Ftabellaiia rhapifoiia et maxima se relrou-

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vent à Hœring en Tyrol , à Badoboj er» Croatie, et dans les grès supérieurs des environs d'Angers et de Périgueux.

Le CallUriles Drongniatlii, Endl., se rencontre également dans les terrains d'Armissan, d'Aix en Provence, de Hœring et de Radoboj.

Enfin , le Steinhauera globosa des lignites d'Altsallel, en Bohème se trouve aussi dans les grès des environs du ^^■lns, et le Plalanus hercules de Radoboj, en Croatie, ma été envoyé d'Arnissan, près Narbonne, par M. Toumal.

Ces faits se multiplieront probablement par une élude plus attentive des diverses localités, mais ils laissent déjà peu de doute sur le synchronisme de la plupart de ceg formations locales.

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