‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 4)Chapitre 54 sur 123 · TER · texte numérisé non relu

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! réunissait, dans son Systema rtalurœ, sous la dénomination commune de Vernies, ne sont pas seulement les véritables Vers des zoologistes actuels (Annélides, Helminlbes ou Enlozoaires), c'est-à-dire les animaux dont nous venons d'exposer la classification; ce sont aussi les Mollusques de toutes sortes, les Radiaircs et les Infusoires, c'està-dire tous les animaux sans vertèbres qui ne sont pas comme les Insectes, les Myriapodes , les Arachnides et les Crustacés , pourvus de pieds articulés. Bruguière , dans la très utile compilation iconographique qu'il avait entreprise pour VEiicyclopcdie méthodique, donnait aussi la même extension au mot Vers. Nous ne nous occupons ici que des animaux qui méritent réellement ce nom. Aussi devonsnous , dès à présent , faire remarquer que les Dentales (1), les Serpules et les Sabelles, qui sont bien des Vers, et dont la place est parmi les Annélides, étaient rai:gés, par Linné et Gmclin , à côté des Patelles parmi les Teslacea , parce que leur étui solide ressemble plus ou moins à une coquille. Les Vers, également sétigères ou chétopodes, mais qui maminentde tube pierreux , figuraient au contraire parmi les Mollusques sous le nom de Mollnscacorporé pédalo. Tels sont les genres Aphrodite, Amphiirite, Spio , Nereis et Nais. Quant aux Sangsues qui n'ont ni soies ni tuyaux, elles étaient annexées à la classe liiméenne des Inteslina, classe à laquelle fimelin a même réuni le genre Myxine, que Bloeh et d'autres observateurs démontrèrent bientôt être un Poisson de l'ordre des Cyclostoiues (2).

Comme on le voit, les affinités réelles des prétendus Mollusca pédala, des Vers à

(i) Toutes les espèces que Ton a rapportées au genre des Dentales ne sont pas des Annélides. (^'oir les articles Dentale et Ditbupe )

(3) Les Vers sont les derniers des animaux articulés; mais il y a aussi des anim.nux vermiformes dans d'.iutres types du règne animal et même dans plusieurs ries classes de cliaque type. Les Serpents et surtout les Ampliisbenes sont, pour ainsi dire, les iinimaux veimiformes de la classe des Reptiles; les Sirènes, et mieux encore les Cérilies, sont ceux de la classe des B.itiaciens; les Anguilles, les Lamproies, les Myxines, etc , sont ceux de la rl.isse des l'oissons. Gpendant on verra plus loin qu'à la forme de Vers, qui est un ca* raclere «i'inferioi ité cher les ancmoui «les premiers types, se substitue la foinie vcsiculaire cher lesdernieis Helminthes. C'est alors un acheminement v?rs la lonne sphérique, laquelle caractérise les êtres organisés les plus simples, aoimaux ou végétaux.

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tuyaux et des Inlestina , avaient été sacrifiées à l'esprit systématique qui dominait alors les méthodes en histoire naturelle. Pallas rectifia ces principales erreurs, et il posa les véritables bases de l'helminihologie aussi bien pour les Vers réellement intestinaux que pour ceux dont le genre de vie est extérieur. Ses travaux, justement appréciés par Cuvier et par M. de Blainville , constituent, avec ceux de Millier , de Goeze , de Cuvier, de Lamarck, de Rudolphi , les premiers matériaux sérieux dont l'histoire naturelle des Versa été composée. Goeze et Rudolphi s'occupèrent surtout des Enlozoaires ou véritables Vers intestinaux; MQller fit au contraire connaître les espèces qui habitent la terre humide ou les eaux douces; Pallas et Cuvier s'appliquèrent de préférence à l'étude des espèces marines. Lamarck signala , dans ses ouvrages classiques , les principales découvertes de ces naturalistes et les siennes propres.

Au nombre des ouvrages utiles aux progrès de l'helminthologie , nous devons citer le Trailé de zoologie , publié, en 181.5, par M. Oken. A cette époque, le nombre des genres de Vers commençait déjà à être assez grand ; nous dirions même qu'il était dès lors fort considérable, si l'on pouvait regarder comme définitifs tous ceux que Raûnesque inscrivit, pendant la même année, dans son ouvrage intitulé : Analyse de la nature , ou Tableau de Vunivers el des corps organisés. Dans ce livre, dont aucun naturaliste ne parle, on trouve cependant quelques vues dignes d'être remarquées, mais de plus, l'indication d'un trop grand nombre de genres nouveaux, dont l'auteur ne donne même que le nom. L'espace dont nous disposons ici , et surtout la nature de cet article, ne nous permettent pas de reproduire le Synopsis de la partie helminihologique telle que l'a conçue Rafinesque dans ce curieux ouvrage, dont plus d'un lexicographe pourrait tirer un parti avantageux.

M. Savigny, l'auteur du magnifique Atlas zooidgique qui fait partie de l'ouvrage français sur l'Egypte, a publié en 1817, à propos de la description des cipèces qu'il avait recueillies, un système complet des anini.iux de celte classe. Il en a établi les caractères avec rigueur , et il a proposé la distinclioD d'un nombre assez considérable

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de coupes génériques nouvelles. En voici l'exposé :

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