II. Ami». Ar..DES<nsi'ctU5Ei
liiai.Jiellioiuu^s, Iliiudtnrts.
VEa
Diacantltospnhicephahif!, Dislrachyceros rudis, etc. Voici les noms de plusieurs de ceux que l'on a regardés coiiuiie des Entozoyires de diflerenls animaux ou comme des Vers annélides ou helminthes.
Plusieurs ne sont autres que des larves d'Inseiles hexapodes. Exemples :
Genre Branchiurus, Viviani , Phosphoresccntia maris, pi. 3, (ig. 13.
Ga/6a, Johnsion, Zoo/. Jouni-, t. III, p. 221.
Il faut peut-être regarder comme tel le genre Campontia, Johnston.
Un autre genre de Vers a été mal à propos établi pour le corps fécondateur de certains Mollusques céphalopodes; c'est celui que G. Cuvier a nommé Hectocuiylus.
Les Zoospermes ont aussi été regardés par quehiues auteurs comme des Eulozoaires, mais à tort.
Les genres Thysanosoma, Diesing, elLeucochliiridium , Carus, ne paraissent pas non plus êire de véritables Vers ; et la nature helminihique du Phenicurus ou Verlumnus des Toihyes , que nous avons vu plusieurs fois dans la Méditerranée, ne nous paraît pas aussi évidente que l'admettent les auteurs. Toutefois nous ne dirons pas, avec M. Dujardin, » que les Pliénicures sont simu picment les appendices ou franges char- » nues de ces Mollusques qui , détachées » accidentellement , continuent à se mou- » voir, comme on le voit aussi pour les » appendices des Éolides. » Ceci est certaincmiMil inexact.
Les Gregarines de M. Léon Dufour, que l'on trouve dans le corps des Insectes et des Arachnides , sont aussi d'une classification Ires difficile; de nouvelles recherches ont cciicndant confirmé leur animalité.
Le genre rn/rnoosoma de M. (jruby, qui a été trouvé dans le sang des (Grenouilles , mérite encore moins le nom d'Entozoaires. Ce n'est pas même un animal.
Le genre Physis ne repose , comme celui de Saoiltnla, que sur une porlioa laryngienne d'oiseau.
Les genres Dilrachyceros et Polycephalus n'ont pour objet que des parties végétales mal étudiées.
Ou cite encore quelques méprises analogues à celles que nous venons d'indiquer, et dont la conséquence a été l'établissement de dirréreuls autres genres.
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§ 5. Dislribution géographique el paléontologique des Vers.
La considération absolue du séjour a fait distinguer longtemps comme groupe à part, dans la catégorie des Vers , les espèces qui vivent aux dépens des autres animaux , et qui habitent des parties plus ou moins profondes de leur organisme. Ce sont les Vers intestinaux ou les Entozoaires. On a même établi pour eux une classe sous ce nom. Toutefois les Vers intestinaux ne sont pas les seuls animaux qui aient ce mode d'existence , et, d'autre part, certains Vers qui vivent extérieurement pendant toute leur vie ont une organisation absolument semblable à celle qu'on reconnaît aux Vers intestinaux. Certaines espèces peuvent d'ailleurs être parasites pendant une partie de leur vie, et libres pendant l'autre.
Parmi les Vers qui ne méritent pas le nom d'Entozoaires, et que l'on appelle souvent Annélides el Helminthes, le plus grand nombre vit dans les eaux de la mer. Il en existe aussi beat.coup dans les eaux douces (Nais, Lombrics, Sangsues, Prostouies, Dérostomes , Planaires, Gordius , etc.); ceux qui habitent le sol sont , au contraire , en minorité, et les endroits humides leur sont indispensables (Péripates, la plupart des Lombrics, quelques Sangsues et Nais, certaines Planaires, etc.).
Dans toutes les parties du monde, on trouve des Vers extérieurs et des Entozoaires. Les grandes familles de ces animaux paraissent assez uniformément ré|)arlies entre les différents continents et entre les différentes mers, il parait qu'il en est des Vers comme de la plupart des groupes inférieurs du Règne animal, dont les familles et les genres sont fort souvent cosmopolites, contrairement à ceux des animaux supérieurs qui sont soumis à une répartition géographique plus circonscrite. Il semble en être de même pour la distribution de ces animaux dans les différentes faunes éteintes; plusieurs espèces, enfouies dans des terrains fort anciens, sont congénères des espèces vivantes, comme dans la nature actuelle certaines espèces de différentes mers ou de continents divers sont aussi congénères entre elles. Toutefois U importe d'ajouter que la réparliliou paléOD-
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lologiiiue des Vers, aii?i.i bien que leur disposiUoii géographique, esl à peine ébauchée. Voici les principales indications que l'on a recueillies à cet égard.
On ne connaît encore à léiat fossile que des espèces nr>arines. Les terrains fossilifères les plus anciens en ont fourni aussi bien que les terrains tertiaires. Les genres de Vers qui produisaient comme les Serpules , etc., des enveloppes calcaires, ne sont pas les seules qui aient été conservées. On trouve aussi des empreintes de Vers sans tuyaux, par exemple des Néréides, et même des Vers mollasses et parenchymaleux comme les Borlases. Toutefois les Vers à tuyaux sont les plus nombreux, et, dans certaines localités, ils ont eu sur la formation des roches calcaires une influence digne d'être signalée. C'est ainsi qu'à La Valette, auprès de Montpellier, on trouve dans une partie du calcaire néocomien des masses de serpules assez considérables, et dont la roche, en certains endroits, est entièrement formée. Ce calcaire à Serpules de La Valette est même exploité pour la fabrication de marbres, et les accidents que le poli fait apparaître à leur surface donnent à ces marbres une certaine élégance.
Les Serpules fossiles ont aussi été signalées dans les terrains cambriens, siluriens, dévoniens,triasiques, jurassiques, crétacés et dans les étages tertiaires de plusieurs âges. Les ouvrages de MM. Sowerby, Goldfuss, Lamarck. Chenu, Marcel de Serres et autres, en font connaître les principales espèces. Quelques unes de ces Serpules appartiennent au genre «les Spirorbes ; d'autres ont permis l'établissement de genres nouveaux [Cijclogyra, etc.). La plupart ont été recueillies en Europe; quelques unes proviennent cependant de l'Amérique septentrionale.
M. Wood, qui a décrit le genre Cyclogyre d'après des débris recueillis dans le crag d'Angleterre, y signale aussi des espèces denialoïdes du genre Ditrupe.
Une Aphrodite a été recueillie dans le terrain silurien de Fermanagh, et une Myriane, ainsi qu'une Néréide, dans le terrain cambrien à Llanpeter.
Les Helminthes fossiles sont d'une détermination plus difficile. Un genre a reçu de feu M. de Munster le nom d'Hirudella.
M. MurcbisoD doone, comme de Borlase ou
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Némerle une empreinte du terrain cambrien; et divers auteurs appellent Lumbricaria, VermiculUes , etc., des empreintes à la fois vermiformes et inlestiniformes provenant des calcaires jurassiques de plusieurs lieux , et particulièrement de Solenhofen, Ce sont des Borlases pour MM. Goldfuss, Porstlock , de Munster , Germar , de Qua- Irefages, etc. M. Agassiz , au contraire, et, d'après lui , M. Buckland, voient dans certaines de ces empreintes des Cololiihes, c'està-dire intestins de Poissons des genres Thrissops et Leptolepis. (P. Gervais.)
VERS DE TEURE. km. — Voy. lombiuc.
* VERSATILE, bot. — Les botanistes nomment anthères versatiles ou oscillantes celles qui s'attachent à l'extrémité du Clet par un point situé vers le milieu de leur longueur , disposition qui détermine en elles de fréquents et faciles changements de direction. (D- G.)
VEUT. Viridis. bot. — La couleur verte est celle des feuilles de la grande majorité des végétaux et de la plupart des organes de nature foliacée, ainsi que des jeunes pousses. Aussi , toutes les fois que ces parties des plantes ont une couleur autre que verte, les botanistes disent qu'elles sont colorées. Le vert des plantes présente une diversité pj-esque infinie de nuances que l'œil reconnaît aisément dans nos campagnes , que la peinture reproduit assez fidèlement, mais que le langage de la science est tout à fait impuissant à dépeindre. Ces variations ont des nuances qui se montrent non seulement d'une espèce à l'autre , mais encore dans une même plante et sur un même organe foliacé aux différentes époques de l'année. Si la science n'a pu appliquer un nom particulier à chacune de ces nuances sans nombre, elle a cependant désigné par des expressions particulières certaines teintes bien caractérisées , et qui suffisent souvent pour donner aux plantes une apparence caractéristique. Ainsi le vert noirâtre, atroviridis, atro-virens, appartient aux feuilles de plusieurs arbres, particulièrement de Conifères ; le vert glauque, glaucus, est un vert grisâtre qu'on observe à des degrés divers, et qui se montre très prononcé, par exemple , chez la plupart des plantes des sables maritimes. Quelques mots latins désignent des nuances de vert moins caraclé-
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risées, comme: cœsius, pour un ton bleuâtre et pâle ;prasm«s, pour un vert de poireau ; smaragdinus , pour un vert d'émeraude ; œruginosus , pour un vert foncé tirant un peu sur le bleu. (D. G.)
VEUT AM'IQLE. céol. — On donne le nom de Verl antique, ou de Marbre vert antique, a une variété de calcaire primordial dans laquelle la serpentine est associée au calcaire. (C. d'O.)
*VEUTAGUS {vertagus, chien de chasse terrier), ins. — Genre de Coléoptères penlamères, tribu des Patellimanes, fondé par Dejean {Spec. gcn. des Coleopt., t. V, p. 608), qui en mentionne deux espèces: les V. BuqueliietSchœyiherri, Dej., propre au Sénégal et à la Guinée. (C.)
VERÏKBR ALINE. Vertebralina. foram.
— Genre de Foraminifères Hélicostègues , de la famille des Nautiloïdes, créé pur M. d'Orbigny. La caractéristique et les rapports de ce genre sont indiqués dans le tableau de la page 666 du vol. V de ce Dictionnaire. Une seule espèce, la Vertébraline STRIÉE, Vertebralina striala , a été indiquée dans ce gînre par M. d'Orbigny, au rapport duquel elle vit dans la Méditerranée , la mer Rouge et la mer du Sud, à Rawack. (E. B.)
*VrRTEBRARIA. bot. foss.— foy. végétaux FOSSILES.
VERTÉBRÉS, zooi,. — Si des limites très étroites ne nous étaient pas tracées , nous aimerions à développer ici l'idée que nous avons cherché à mettre en évidence dans l'article mammifères : celle du type zoologique , empreint tout d'abord dans l'animal dès les premières phases du développement organique. Mais ce que nous en avons dit dans le travail que nous venons de rappeler suffit pour distinguer le type Vertébré, le seul qui soit nettement caractérisé aujourd'hui et dont les limites soient incontestablement fixées. Sans doute l'organisation n'atteint pas, dans toutes les classes de Vertébrés , le même degré de perfection ; mais le cachet propre du type se retrouve dans tous ses représentants, de telle sorte que VAmphioxus lui-même, le dernier des Vertébrés, s'il nous est permis de parler de la sorte, n'en est pas moins bien évidemment un Vertébré, qu'on ne peut pas même Songer à placer dans un autre groupe , tant
l'empreinte du type explique clairement ses affinités. Nous renvoyons, pour l'indication des caractères typiques des Vertébrés , aui premières pages de notre article mammifères, et à la définition succincte que nous eu donnons à la page 716 du tome VII de ce Dictionnaire. C'est aux articles mammifères , oiskaux, reptiles, batraciens, poissons qu'on doit trouver les caractères spéciaux de ces cinq grandes classes de Vertébrés. — Voy. au.-isi les articles animal, PROPAGATiOiN (t. X, p. 553).
Quant à leur développement chronologique, on peut dire que les Vertébrés ont apparu avec les premiers êtres organisés connus, puisque les terrains les plus anciens nous oITient des débris de Poissons. Les Reptiles se montrent à nous pour la première fois dans les terrains pénéeus. Les Oiseaux, rares à toutes les époques, ont laissé des traces dès l'étage du grès rouge. Les Mammifères Aplacentaires ont vécu aux époques jurassiques; les Placentaires naissent avec la période tertiaire. (E. Ba.)
VERTÈBRES, zool. — Voy. les articles mammifères et squelette. (E. Ba.)
VERTEX. zool. — On désigne sous ce nom le sommet de la tête. (E. Ba.)
VERTICILLAIRE. Ferticillaria. bot.
PH. — Genre de la famille des Clusiacées , tribu des Clusiées, formé par Ruiz et Pavon {Prodrom. fl. peruv., pag. 81 , tab. 15) pour un grand arbre du Pérou, à calice diphylle, corolle létrapétale et étamines nombreuses , dont le tronc et les branches laissent couler abondamment par les incisions qu'on y pratique une matière balsamique verte, que les Américains nomment baume de Marie, et qu'ils recueillent avec soin. C'est le Ferticillaria acuminala, dont Persoon a fait son Chloromyron verlicillatum (Encheir., vol. II, p. 73). (D. G.)
VERTICILLE et VERTICILLÉ. Ferlicillus , Verlicillatus. bot. — Lorsque trois ou plusieurs feuilles , trois ou plusieurs fleurs s'attachentcirculairement autour d'un même point de la tige ou de ses divisions, leur disposition constitue un verticille. Dans ce cas, on dit que ces feuilles ou ces fleurs sont verticiilées.
Dans certains cas, des fleurs semblent, au premier aperçu, être disposées en verticille , bien que, lorsqu'on examine moins
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superficiellement leur disposition, on reconnaisse facilement qu'elles forment simplement deux inflorescences opposées , deux sortes de faisceaux. C'est ce qu'on observe dans la famille des Labiées. On dit alors que ces fleurs forment un faux verticilie {verlicillastrum). (D. G.)
VEr.TICILLÉES. Verticillalœ . bot. pu.
•—Ce nom était appliqué dans d'anciennes classiflcations, celles de Morison et de Ray, à un groupe de plantes dont l'inflorescence, contractée aux aisselles des feuilles opposées, simule ainsi des verticilles de fleurs, celui que plus tard on a nommé Labiées. Dans son Essai de classification naturelle , Linné le désigne par ce même mot de Verticillées emprunté à ses prédécesseurs, quoique ce soit à lui qu'on l'attribue généralement dans les ouvrages modernes. (Ad. J.)
VERTICILLIE. Verlicillium.^oi. CK.— Genre de la famille des Champignons Hyphomycèles de Link , sous-ordre des Mucédinés ; de ]a division des Tricbosporés , sous-division des Céphalosporés , tribu des Oxycladés , section des Botrylidés , dans la classification mycologique de M. Léveillé ; formé par M. Nées d'Esenbeck , adopté par MM. Corda, Léveillé, etc., et que M. Endlicher regarde, avec M. Link, comme une simple section des Botrylis, Mich. (M.)
* VERTICILLIPOFE. Ferticillipora ( Verlicillus , verticilie ). polvp. — Sous ce nom , M. de Blainville a adopté et décrit , d'après M. Defrance, un genre de Polypiers qu'il place dans sa sous-classe des Polypiaires membraneux. Ce genre, qui a reçu d'Ellis le nom de VerlicillUes , appartient aux Bryozoaires de la famille des Eschariens, et comprend des Polypiers assez problématiques, composés de lames infundibuliformes, réticulées à leur surface supérieure, et empilées les unes dans les autres, de manière à laisser à leur centre un axe creux. Il est des auteurs qui rapportent ce genre aux Spongiaires. L'espèce sur laquelle M. Defrance a établi ce genre est le Verticillipobe CRÉTACÉ, Verticillipora cretaceu , Defr., qui appartient au terrain crétacé. (E. Ba.)
VERTICILLITES. polyp.— Ce nom générique, choisi par Ellis , équivaut à celui de Ferticillipora de M. Defrance. — Foy.
VERTICILUPORE. (E. Ba.)
VERTICILLIUM.BOT.CR.-F.VERTlCWJtlP.
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*VERTICOliDIA. MOLL. — Genre d'Acéphales de la famille des Cardiacés , indiqué par M. Gray {Syn. Bril. Mus., 1840),
VERTICORDIE, Ferticordia. bot. ph.
— Genre de la famille des Myrtacées, sousordre des Chamielauciées , formé par De Candolle ( in DJdîon. class. d'Iiist. nalur., vol. XI , p. 400 , et vol. XVI, p. 565) pour des arbrisseaux indigènes de la Nouvelle- Hollande, surtout méridionale, détachés du genre Chamœlaucium de Desfonlaines, dont le calice a ses cinq lobes palmés-partagés, à lanières barbues ou plumeuses. L'auteur du genre n'en avait décrit que 2 espèces : V. Fontanesii et V. Brownii; mais plus récemment on en a découvert et décrit 20 nouvelles. (D. G.)
VERTIGO. HOLL.— Genre d'Hélices établi par Muller, qui fondait cette distinction générique sur l'absence de la paire de tentacules antérieurs. Les espèces, toutes vivantes, qui faisaient partie de ce genre, rentrent dans le genre Maillot. (E. Ba.)
* VERÏUIMIMUS. HELM, — (Otto, Anim.
mar. Descr.). — Voy. phoenicurus. (E. Ba.)
VERl)MO!VTA\l)!M. anat, zool.— Voy.
à l'article mammiïëres, t. VII, p. 709.
VÉRUTIME. BOT. PH. — Le genre proposé sous ce nom par Cassini, et dont le type était le Cenlaurea Verulum, Lin., n'est regardé par DeCandolle (Prodrom,., vol. VI, p. 692) que comme un sous-genre des Centaurées, (D. G,)
VERVEINE, Verbena. bot. ph. — Genre important de la famille des Verbénacées, à laquelle il donne son nom, rangé par Linné dans la diandrie-monogynie de son système, bien qu'on doive en réalité le classer dans la didynamie angiospermie, comme l'ont fait, au reste, Persoon et plusieurs autres botanistes modernes. Établi d'abord par Tournefort , adopté ensuite par Linné , ce groupe générique a été circonscrit de diverses manières par les auteurs. Ainsi, dans ces derniers temps , plusieurs espèces, qui avaient été d'abord décrites comme des Verveines, ont été transportées dans le genre LippiUy que Linné avait fait très restreint, et qui, par suite de ces additions et des découvertes de notre époque, est devenu très nombreux. La plus remarquable d'entre les plantes ainsi transportées parmi les Lippia, Lin. est celle qui est si connue sous le nom
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de Verveine citronnelle, que L'Héritier avait nommée Verbena triphylla, et qui est devenue le Lippia cilriodora, Kunth (Aloysia citriodora, Orte. ). C'est un arbrisseau originaire du Chili, des environs de Lima et de Guyaquil, de l'Uruguay et de la République argentine, aujourd'hui très répandu dans les jardins à cause de l'odeur délicieuse de citron qu'exhalent ses feuilles lancéolées, verticillées par trois. En second lieu, Vahl avait proposé un genre Slachytarpheta , et Ijtl. Chamisso un genre Boucliea, que M. EndlK-herraltachaitcomme simples sous-genres aux Verveines. Ces deux genres ont été repris par Schauer dans sa révision monogiaphique des Verbénacées (in DC, Prodrom., vol. XI, p. 635).
Ainsi réduit, le genre Verveine forme un groupe générique très naturel , d'après Schauer. Il comprend des plantes herbacées «u sous-frutescentes, croissant presque toutes en Amérique, un très petit nombre seulement dans l'ancien monde; à tige tétragone; à feuilles opposées, ternées, très rarement alternes ; à fleurs disposées en épis ou en capitules terminaux, accompagnées chacune dune bractée. Ces fleurs ont un calice tubuleux , à cinq côtes et cinq dents; une carolle à tube cylindrique, droit ou courbe, velu en dedans, au moins au niveau de l'insertion des élamines , et barbu à la gorge; à limbe un peu oblique, divisé en cinq lobes inégaux, échancrés; quatre étainincs didynamcs , incluses; un ovaire à quatre loges uni-ovulées, surmonté d'un siyle dilaté peu à peu vers le sommet, qui se divise en deux lobes, dont un porte le stiguiale, tandis que l'autre forme une sorte de petite corne lisse. Le fruit est une capsule enveloppée par le calice persistant, laquelle se pari.ige à la nialurilé en quatre coques.
Quelques espèces de Verveines jouent aujourd'hui un des premiers rôles parmi nos plantes d'ornement, soit dans les jardins , soit dans la culture d'appartements et de fenêtres , à cause de l'élégance et de la diversité de teintes de leurs fleurs, à cause apssi du peu de difficulté que présentent leur cullure et leur multiplication. Entre ces diverses plantes, il s'est produit de nombreuses hybrides qui en rendent la délimitation spécifique très difficile. Nous nous coQienterons d'appeler l'attention sur deux
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d'entre elles, qui serviront d'exemptes pour les deux sections établies par Schauer dans ce genre.
a. Verbenaca. Connectif des anthères supérieures mutique et sans appendice.
La Verykine a feuilles de Cham.edrys, Verbena chamœdrifolia, Juss . {Erinus perU' vianus. Lin.; Verbena Melindres, Gill.), est une plante sous-frutescente, spontanée dans la Plata et dans le Brésil méridional. Ses tiges sont grêles , très rameuses , hérissées , rampantes, redressées aux extrémités, ainsi que leurs rameaux; ses feuilles oblongues ou ovales, en coin à leur base, presque incisées, sont hérissées, surtout aux nervures; ses fleurs sont grandes, du rouge le plus vif, et se succèdent pendant presque toute l'année. Par des fécondations croisées et par les variations qu'elle-même a subies, cette jolie Verveine est devenue la souche d'un grand nombre de plantes aussi diverses par la couleur de leurs fleurs que par la forme de leurs feuilles.
Dans cette même section se range l'espèce type du genre, la Verveine officinale, Verbena ofjlcinalis, Lin., vulgaire le long des chemins, dans les champs, etc., de presque toute la terre. « La Verveine était en grande )i vénération chez les anciens; ils s'en ser- » valent pour nettoyer les autels de leurs » divinités et pour les aspersions d'eau lus- » traie. Les hérauts d'armes en ceignaient » leur tête lorsqu'ils allaient annonrer la )) paix ou la guerre; on les nommait Verbe-
» narii Avant de la cueillir, les druides
)' faisaient un sacrifice à la terre. » { Saint- Amans, FI. agen., pag. 9.) Dans le moyen âge , la Verveine était aussi très vénérée dé tous ceux qui s'occupaient de divination, de magie, et qui composaient des philtres. Elle a eu également un certain rôle en médecine, mais elle est de nos jours entièrement inusitée.
b. Glandularia. Connectif des anthères supérieures pourvu d'un appendice glanduleux.
La Verveine A BOUQUETS, Verbena Anbletiaf Lin., qu'on nomme aussi Verveine de Miguelon , est une espèce annuelle , originaire du Texas , de la Caroline , de la Louisiane, etc. Dans les jardins on la rend bisannuelle en la tenant en orangerie pendant l'hiver. Sa tige diiruse, rameuse, est un peu
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hérissée; ses feuilles ovales-oblongues , en coin à leur base, où elles se rétrécissent en pétiole, sont presque triades, pinnatlBdesincisées, et portent de petits poils roides sur leurs nervures, qui sont assez saillantes ; ses fleurs purpurines sont très élégantes; leur épi s'allonge beaucoup pendant la floraison. Ou la cultive en pleine terre légère , à une exposition chaude. On la multiplie par graines, par boutures ou par marcottes. Elle est très répandue dans les jardins. (P. D.)
VKSCE. Vicia, bot. pu. — Grand genre de la famille des Légumineuses -Papilionacées, tribu des Viciées , à laquelle il donne son nom, de la diadelphie-décaiidrie dans le système de Linné. Les plantes qui le forment sont des herbes généralement grimpantes , qui croissent naturellement dans toutes les contrées tempérées, et dont certaines y sont l'objet de cultures en grand. Leurs feuilles brusquement pennées, à plusieurs folioles, ont leur pétiole commun prolongé en vrille presque toujours rameuse, et sont accompagnées de stipules demi-sagittées; leurs fleurs sont tantôt solitaires ou presque solitaires à l'aisselle des feuilles , tantôt disposées en grappes axillaires ; elles présentent un calice campanule à cinq dents ou divisions dont les deui supérieures sont parfois plus courtes; une corolle longuement saillante hors du calice, dont l'étendard est plus ou moins aplani; dix étamines diadelphes; un ovaire pluri-ovulé, sessile ou presque sessile, surmonté d'un style filiforme, ascendant, barbu vers son sommet , soit tout autour , soit seulement à son côté externe, terminé par un stigmate en petite tête. A ces fleurs succède un légume comprimé ou plus rarement renflé , renfermant deux ou plusieurs graines généralement arrondies, dont l'ombilic porte une strophiole qui disparaît ensuite.
Les caractères précédents réunissent en un seul groupe générique les Vesces proprement dites et les Fèves, dont Tournefort faisait un genre distinct et séparé. Ainsi limité, ce groupe comprend aujourd'hui environ l.">0 espèces, qui se rangent sous trois sections distinctes : a), les Fèves , Faba, Tourn. , à style épaissi au-dessous du stigmate et à son côté antérieur, de manière à paraître presque bilabié ; à légume renflé , à feuilles uu peu charnues , ne gardant , en T. xui.
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place de vrille, qu'une petite pointe ; cette section est basée sur le f^icia Faba, Lin. — b). LesVescesproprementdites.FicJa, Rivin, dont le style porte au-dessous du stigmate, et en dehors, une sorte de capuchon de poils ; dont les fleurs sont sessiles à l'aisselle des feuilles. Le type de ce sous-genre est le f^icia saliva, Lin.— c).LesCracques,rracca,Rivin, dont le stigmate porte une zone circulaire de poils au-dessous du stigmate; dont les fleurs forment des grappes axillaires. Le type de cette section est le Vicia Cracca, Lin. , qui est commun dans les moissons.
Deux espèces de Vesces méritent de fixer l'attention.
La ViiSCE Fève , Vicia Faba Lin. ( Faba vulgaris, Mœnc\\], si connue sous le seul nom de Fève , est regardée comme indigène des pays qui confinent à la mer Caspienne. Elle est annuelle. Sa tige creuse , relevée de quatre angles saillants, s'élève de G à S décimètres; ses feuilles sont formées d'une ou deux paires de grandes folioles un peu charnues , ovales , niucronées , entières et glabres ; elles n'ont qu'un rudiment de vrille ; leurs stipules sont demi-sagittées, marquées en dessus d'une tache brune. Ses grandes fleurs sont blanches, marquées sur chaque aile d'une grande tache noire. Ses légumes sont gros, renflés, un peu toruleux, à parois assez épaisses, et ils renferment cinq ou six graines dont le volume , la forme , la couleur varient notablement dans les diverses variétés de l'espèce. La Fève occupe une place importante dans la culture potagère et dans la grande culture. Dans le premier cas, on réunit sous le nom commun de Fève de marais ( f^icia Faba major ) les diverses variétés ou races dont la graine est destinée à la nourriture de l'homme; dans le second , on emploie surtout la petite variété connue sous le nom de Féverole ( Vicia Faba equina), dont la graine est beaucoup plus petite que celle de la Fève de marais , et qui est destinée à la nourriture des animaux domestiques. On mange la graine de la Fève de marais, soit lorsqu'elle n'a atteint que le quart ou le tiers de son développement, état sous lequel elle constitue un aliment assez délicat, soit lorsque sa maturité est complète. Elle forme alors un aliment grossier, mais fortement azoté, et dès lors nourrissant, dont on fait principale-
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ment usage après avoir enlevé le tégument séminal. Celle nourriture estrépulée lourde, diffuile à dit;érer. Dans des temps de diselte on a fait du pain dans lequel la farine de l'ève entrait pour une proportion assez forte: on en fait même habituellement dans quelques pays. En agriculture, la Fève a une importance réelle pour l'alimentation des bestiaux, et, en cuire, par les services qu'elle rend en qualité d'engrais verl. Lorsqu'on l'emploie pour ce dernier motif, on l'enfouit pendant sa floraison ; l'clfet qu'elle produit alors est regardé comme équivalent à une demi-fumure. Sa culture est l'une de celles qui épuisent le moins les terre.s. Eu médecine, cette plante a eu autrefois divers usages pour lesquels elle est, de nos jours, entièrement abandonnée. On ne se sert |ilus que de sa farine, qui Ggure parmi celles qu'on nomme résolutives; on en fait des cataplasmes émollients. On sait que les anciens attachaient aux Fèves des idées superstitieuses et fort étranges. Les Egyptiens se gardaient fort d'en manger, et Pylhagore paraissait avoir puisé chez eux l'esijèce de vénération qu'il avait pour ce légume. On pense géiiéralement que ces idées avaient pris leur origine dans la rioctiine de la métempsycose. — On possède aujourd'hui une très jolie variété de Fève à fleurs pourpres, qui commence à figurer dans quelques jardins à titre de plante d'ornement.
La Vesce cultivée, Vicia saliva. Lin., croit communément parmi les moissons de presque toute l'Europe, et, en outre, elle est cultivée en grand comme espèce fourragère. C'est une plante très variable pour son port et pour la configuration de ses parties. Sa lige grêle , couchée ou grimpante , porte des feuilles à 3-6 paires de folioles ovales-oblongues , mais très variables de largeur, mucronulées au sommet , pileuses ou presque glabres, dont les stipules sont demi -sagiltées, dentées, marquées d'une tache arrondie, d'un brun rougeàtre foncé. Ses fleurs sont purpurines, assez grandes, -solitaires ou géminées a l'aisselle des feuilles ; elles donnent un légume comprimé , assez droit, légèrement toruleux, pubesrt'iil, dans leijuel sont contenues plusieurs graines lisses , presque gl<tbiileuses. La Vesce est un bon fourrage qu'on donne généralement à manger en verl aux bestiaux , soit à i'clable ,
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soit sur place , en ayant soin toutefois d'en modérer la consommation afin d'éviter les accidents qu'il pourrait occasionner sans cela. On la cultive avec succès dans les bonnes terres un peu fortes, et on la sème dans la proportion de 2 hectolitres 1/2 par hectare. Les agriculteurs distinguent la f^esce deprintemps, qu'ils sèment à partir de mars jusqu'en mai et même en juin , et la Vesce d'hiver, qu'ils sèment en automne. Ainsi que les Légumineuses fourragères en général , la Vesce a été employée avec succès comme engrais vert ; mais le prix de sa graine ne permet guère d'en tirer un parti réellement avantageux sous ce rapport. La graine de celte espèce a une saveur astringente, qui n'a permis de l'utiliser comme aliment que pemlanl de grandes disettes. Cependant une de ses variétés, la f^esce cultivée blanche, se distingue sous ce rapport de toutes les autres, sa graine, qui est bhuKhe et notablement plus grosse, élant propre à la nourriture de l'homme; l'aliment que celle-ci fournit est nourrissant, mais un peu indigeste. (P. D.)
VÉSICAIRE. Vesicaria (de vesica, vessie). BOT. PH. — Genre de la famille des Crucifères, sous-ordre des PIcurorhizées, tribu des Alyssinées, formé par Lamarck {lllustr.y lab. 559) pour des plantes herbacées, quelquefois sous-frutescentes à leur base, qui croissent dans la région méditerranéenne et dans l'Amérique septentrionale, et dont le nom générique rappelle leur silicule renflée ou globuleuse. De Candolle en signalait douze espèces dans le Prodromus , vol. I, p. 1 59, et, plus récemment, ce nombre a été élevéà vingi-cinqenviron. Leiypedecegenre est \e f^esicaria utriculata , Lam. (Alyssum ulriculalum, Lin.) , qui croît dans le Dauphiiié, dans les Alpes, etc. (D. G.)
VÉSICAUX. HELM. — Voy. VÉSICULAIRES
et CVSTICA.
VÉSICLLAIRE. Vesicularia. polyp. — Genre de Bryozoaires de la famille des Vésiculariens à laquelle il donne son nom, établi par M. Thompson {Zool. liiuslr.). — Foy., dans l'article polypes, les pages 400 et 401 du tome X de ce Dictionnaire. (E.Ba.)
VLSICLLAiRES et VÉSICALX. Vesicaria {vesica, vessie), helm. — Voy. cystica.
*VÉSICULAmES. bot. — On donne le nom de glandes vésiculaires, réservoirs vasi-
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culahrs à de petites cavités creiisces dan> le tissu même des organes des piaules, surtout des reiiilles, et dans lesiiuelies s'amassent des liquides spéiians, tels que des huiles essentielles qui sont le résultat de la secrétinn des tissus glanduleux atnbiarits. Telles sont, par exemple, les Vésicules à huile essentielle des Orangers. On voit que ces cavités sont plutôt de simples réservoirs que des glatuies proprement dites. (D. G.)
♦VÉSICULARSEiVS. polyp, — Famille de Bryozoaires, établie par M. Milne Edwards et dont le genre Vésiculaire est le type. Les caractères de cette famille, ses rapports naturels, ses divisions, les genres qu'elle comprend sont indiqués a l'article polypes, pages 400 et 406, tome X de ce Dictionnaire. (E. Ba.)
VliSICULE. zooL. — Ce nom , qui signiûe petite vessie, est généralement employé en anatomie pour désigner la petite poche où se rend et s'accumule le produit de la sécrétion dune glande. C'est dans ce sens qu'ont été formées les dénominations de vésicule du fiel, vésicule copulatrice, etc. — Voy. MAMMIFÈRES, SÉCRÉTION et les articles consacrés aux différentes cla>ses du Règne animal.
On emploie aussi le mot vésicule comme synonyme de cellule, pour désigner l'élément hislologique (roy. anatomie), et les dernières cellules pulmonaires. Dans l'ovoloeie on applique le nom de vésicule à certaines parties primitives de l'œuf, vésicule de Purkinje, de Wagner {voy. mammifères, ovologe). La forme de certaines parties saillantes à la surface d'un organe est encore indiquée par le mot de vésicule: c'est ainsi qu'il dit vésicule de Graaf[voy. mammifères, ovot.ociE), etc. (E. Ba.)
*VÉSIClJLE.^<'sicM;a, BOT.— -On désigne sous ce nom les renflements pleins d'air que présentent certaines plantes aquatiques et qui forment, pour elles, des sortes de vessies natatoires. De Candolle oppose ces vésicules développées sur les organes foliacés aux ampoules qui se forment, dit-il, sur les racines. Il cite, comme exemple des premières, les renflements creux et clos de certains Fucus, celui que présente le pétiole du Trapanatans. On voit, dès lors, que l'application de ce mot de Vésicules n'est pas très rigoureuse. Plus vaguenieç.i encore, les bo-
tanistes emploient souvent le mot de Vésicules pour désigner diverses cavités closes, divers organes creux, de natures très diverses. Dans ce dernier sens, on ne doit plus considérer ce mot que comme un simple diminutif du mol Vessie, sans acception particulière, ni hien définie. (D. G.)
VÉSICULELX. Vesiculosa. ins.— Tribu de la famille des Tanystomes, ordre des Diptères, créé par Latreille {Règ. anim. de G. Guy., t. III, 1817).
Les genres plates dans cette tribu sont, d'après M. iMacquart, ceux des Panops , Cyrte , Philopote , Astomelle , Ogcode et AcnocÈRE. — Voy. ces mots. (E. D.)
* VÉSICUI-IFÈRE. Vesiculifra {vesicula, petite vessie; fero, je porte), bot. cr. — (Phycées.) Ce genre, créé par Hassal pour les Confervées qui présentent des articles renflé.s globuleux ou ovoïdes, est synonyme du genre OEdoqonium de Link. (Bréb.)
VESLIi\GIE. Fesliiigia. bot. ph. — Fabricius avait proposé ce nom générique pour des plantes qui viennent se confondre avec les AizQon, Linné, de la famille des Crassulacées.
Récemment M. Visiani a établi sous ce même nom ( ^hinvi saggi délia Acnd. d. scienze fi'iirhe di Padova , vol. V, p. ■269) un nouveau gcnr(< qui appartientà la famille des Composées, tribu des Sénécionidées , sous-tribu des llélianihées, pour le Guizotia Schullzii. Hochslel., plante herbacée, vivace, qui croît dans le nord de l'Afrique, à Tumad et Cassan. Cette espèce est devenue le f^eslingia scabra, y is. (D. G.)
VESPA. INS. — l'oy. guêpe.
♦VESPERTILIEIVS. mam. —Nom d'une tribu de la famille des Vespertilioni(ip.s , dans la classification de M. Isidore Geoffroy- Saint-Hilaire. Sa caractéristique générale et ses rapports sont indiqués au mot ves- PERTiLiONiDÉs. Elle Comprend les genres resperiilion, Nijcticée, Lasyure et Oreillard. Voy. ces mots, et particulièrement vesper-
TILION et VESPERTiLONIDÉS. (E. Ra.)
VESPERTIUON. Ves^pertilio. mam,m. — Linné, en établissant en 1735 le genre Vespertilio , y avait réuni toutes les espèces alors connues de Chéiroptères , c'est-à-dire les Mammifères dont les membres antérieurs ont quatre doigts fort allongés , et supportent des naembrane^ alifQrmç^ Q.u.i
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s'étendent aussi sur les flancs , et même , dans la plupart des cas. entre les membres postérieurs, en enveloppant plus ou moins la queue. Ces animaux à physionomie bizarre, que l'on avait placés quelquefois avec les Oiseaux, parce qu'ils volent, sont néanmoins couverts de poils comme les Mammifères , et ils ont, comme eux, la génération frnnchement vivipare. Ce sont donc de vcriiables Mammifères, et ils sont quadrupèdes comme la plupart des Vertébrés de celte classe. Les Chéiroptères, dont les espèces connues sont aujourd'hui très nombreuses , et nous proviennent de toutes les parties du monde, sont considérés par les naturalistes comme constituant une famille ou même un ordre distinct.
Le célèbre auteur du Systema naturœ n'avait d'abord admis qu'un seul genre de (Chéiroptères, celui des Fesperlilio ou Chauves-Souris; mais déjà, en I7G6, il fonda sous le nom de Noclilio uti genre nouveau , lequel ne renfermaiten réaliléqu'uneespèce assez remarquable de Chéiroptères. Cependant Linné le plaça parmi ses Gtires (les Rongeurs), parce qu'il en avait mal interprété les caractères dentaires. En I75G, Brisson avait aussi fondé, pour les grandes Chauves- Souris de l'Inde que l'on appelle Roussettes, Rougeltes , etc. , le genre Pleropus. Ce genre et celui des Noctilio ne furent pas les seuls que l'on dut établir aux dépens des anciens Vesperlilio. Pallas divisa ces derniers en plusieurs sous-genres , mais sans imposer encore à chacun d'eux une dénomination spéciale. Au contraire, vers le commencement de ce siècle, E. Geoffroy St-Hilaire , reprenant avec sagacité l'élude zoologique des Chéiroptères, en fit connaître un assez grand nombre d'espèces tout à fait nouvelles, rectifia les caractères de beaucoup de «elles que l'on connaissait avant lui, et dénomma la plupart des genres qui sont aujourd'hui admis. F.Cuvier, MM.Temminck, Is. Geoffroy, Gray, Ch. Bonaparte, de Blainville et beaucoup d'autres, ont depuis lors ajouté bien des découvertes à celles de leurs illustres prédécesseurs. Aussi les nombreuses espèces deChéiroptèresque l'on conriMÎt aujourd'hui ont-elles été tout aussi bien étudiées que les Mammifères des autres ordres, et leur détermination spécifique n'offre pas de plus grandes difficultés que
celle des animaux d'un plus gros volume* On doit toutefois regretter qu'ici, comme dans beaucoup d'autres parties de la zoologie, les divisions génériques établies par divers auteurs soient aussi nombreuses et que les descriptions des espèces soient trop rarement comparatives, ce qui ne permet pas toujours une détermination bien précise des nombreux échantillons de Chéiroptères que l'on a réunis dans les musées publics. La famille des Chauves-Souris a besoin, comme tant d'autres encore, d'une bonne monographie.
Ce qui précède a déjà fait voir au lecteur que les Vespertiiions, dont nous devons nous occuper dans cet article, ne constituent qu'une fraction peu considérable des animaux que Linnœus appelait ainsi. Les Roussettes {Pleropus), les Phyllostomes {Phyllostoma, Slenoderma , Dcsmodus , Glossophaga), les Noclilions (Noclilio), les Rhinolophes (Bhinolophus , Megaderma, etc.), les Molosses {Molossus, Noclilio, Dinops, etc.), qui eussent été pour Linné des Vesperlilio, puisque tous sont également des Chéiroptères , sont aujourd'hui , et avec raison , regardés comme autant de grandes coupes génériques , pour la plupart riches en espèces , et qui sont aussi distinctes les unes des autres qu'elles le sont des Chéiroptères, auxquels on laisse maintenant en propre le nom de Vespertilio. A ceux-ci appartiennent les Nyclicées, Noctules , Pipistrelles, Murins, etc.
C'est à la grande coupe générique des Vespertiiions actuels que se rapportent toutes nos Chauves-Souris européennes connues , un Dinops et trois Rhinolophes exceptés. Les Vespertiiions sont des Chéiroptères insectivores sans membrane nasale ou saillie en forme de feuille, mais dontles oreilles ont le tragus développé en oreillon membraneux, et d'une forme, pour ainsi dire, particulière à chaque espèce. Leur système dentaire, dont la nature est en rapport avec leur régime, se compose de 12 arrière molaires, de 4 à 12 petites molaires, dont 4, ayant seules une existence constante, ont leur sommet plus élevé, ressemblent à des carnassières, et représentent les dents appelées principales par M. de Blainville. Il y a toujours 4 canine.^, et 8 (Nycticées) ou plus souvent 10 incisives, dont 6 ou 3 paires appartiennent à la
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nia lioîre inférieure , et ont léiif Cûiifontie trilobée. Les incisives supérieures sont au contraire aiguës, à une ou plus rarement deux pointes, et séparées par une interruption médiane de i"os incisif en deux groupes. Le nombre et même la forme des dents, la firme et le développement de l'oreille et de son oreillon , la forme des narines , la proportion des membres, les poils rares ou abondants dont est recouverte la membrane iiiter-fémorale, quelques variations dans la disposition de la queue , souvent entière et comprise dans la membrane, plus rarement très courte ou bien en partie libre : telles sont les principales particularités sur lesquelles on doit fonder la caractéristique des nombreuses espèces connues deVespertil ion s, et d'après lesquelles on a essayé de classer méthodiquement ces animaux. F. Cuvier, MM. de Blainville, Ch. Bonaparte et Gray, se sont plus particulièrement occupés des Vespertilions sous ce dernier rapport. M. de Blainville a surtout eu égard à la disposition du système dentaire, dont les caractères sont, en effet, très faciles à saisir, et bien plus importants qu'on ne serait d'abord tenté de le supposer.
Dans un travail publié en 1833, M. J.-E. Gray avait déjà accepté ou proposé les genres suivants parmi les Vesperlilio , dont il fait une famille sous le nom d'Anisliophori Fespertilionidœ :
BarbasteUus , Plecotus, Bomicia, Vesperlilio, Tralatilus, Myolis, Kirivoula, Nalalus, Scolophilus, Noctulinia, Lasiurus et Murina.
Pour M. Ch. Bonaparte, les espèces d'Europe sont au nombre de 29, et il les distribue dans 9 genres , savoir : Plecotus , Capaccinius , Myolis, Seiysius , Miniopterus , Noclula, Vesperlilio, Pipislrellus, Barbaslellus.
MM. Keyserlinget Blasius avaient proposé antérieurement les genres Vesperugo et Ves- -perus, également pour des espèces européennes.
C'est en nous servant plus particulièrement du système dentaire que nous allons signaler les espèces de Vespertilions qui ont été observées jusqu'ici en France. On n'a encore constaté parmi elles , ni même parmi celles d'Europe, aucune espèce pourvue seulement d'une paire d'incisives supérieures , disposition qui caractérise les Nycticées.
î. Vespertilions pourvus do 1 S molaires seulement (^ de chaque côlé), par l'absence de petites fau'ises molaires supérieures , et la préience d'une seule paire inférieure. Chauve- Souris sÉROTiNE, Vesp. serolinus.
La Séroline, Daubenton , Méin. de l'Acad. des se. de Paris, 1759. Cette espèce, à laquelle il faut rapporter, comme faisant double emploi , )ts Vesp. Wiedi , Olccni et ; u/escef?s de M. Brehm, ainsi que le V. incisivus de M. Crespon (Faune mérid., t. I, p. 26), est une de nos plus grosses Chauves- Souris. Elle a plus d'un pied d'envergure. Son pelage est brun fauve. Son oreillon , médiocrement long, est en lame de couteau obtus (1).
IL Vespertilions pourvus de 20 molaires (I de chaque côté), par suite de laprésence d'une paire de petites fausses molaires supérieures et inférieures.
On remarque plusieurs positions de la petite fausse molaire supérieure, qui peuvent être considérées comme caractéristiques des espèces.
1° La petite fausse molaire supérieure est genimi forme, et cachée dans l'angle formé par la canine et la molaire carnassière , de telle sorte qu'elle est invisible par le côlé extérieur de la série dentaire, ou seulement peu visible.
Chauve Souris barbastelle, Vesp. barbastellus. Li Barbastelle, Daubenton, 1759. On en a fait un genre à part sous le nom de Barbastellus , Gray, à cause de la forme singulière de ses oreilles , qui sont amples , triangulaires, arrondies, et en partie réunies l'une à l'autre au-dessus du front. Elle est noire et n'a guère que 10 pouces d'envergure. Nous en avons étudié divers individus pris en France et un des îles Canaries. Dans quelques vieux exemplaires la fausse molaire supérieure est tombée, et il n'y a que 32 dents au lieu de 34.
(i) M. Ch. Bonaparte place avec la Sérotine , dans son sons-genre f'cspertilio, qui répond en partie anx Scotophilus de M. Gray, 1rs Vespertilions d'Italie, qu'il a décrits sous le» noms A*/Ucitkoë^ Mristippe, Leucippe, Savii et Bonapartii. On connaît aussi des espèces à molaires - dans les autres parties du monde, en Afrique , en Asie et dans les deux Amériques. Les Cliauves-Souris de l'Amérique méridionale, que nous avons décrites sous les noms de F. duttitrcus, innoiius et furinalis , sont dans ce cas, ainsi que le Pleeolui velatus, Is. Geoff.
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CriAi VR-Soun!s noctule , Vesp. nocluîa. La N'Ulule, D.iubenton, 1759. On lui a aussi doiiiiO les noms latins de lasioplerus , prolerus , fcrrugineus et allivolans. Cetic espèce ressemble assez eiiérieurenient à l;t Séroline , dont elle a la taille et les tciieurs. Sa petite fausse molaire et son oreiiion sf^ciiriforme ou en couperet permettent de l'en distinfiuer aisément.
CiiAUVE-SoDRispiPisTnELLE, Fesp. piphtrelli(S. La Pipistrelle, D.mbenton, 1756. C'est à celte espèce que se rapportent les F. pvgmœus de Leach , pm^illus de Brehin, et brachyolus de Bâillon. Klle est très répandue , et on l'a trouvée non seulement dans les autres parties de l'Europe, mais encore aux îles Canaries, en Egypte et dans l'Inde, où elle parait n'offrir que de simples variétés. Elle est plus petite, de près de moitié, que la Noctule, et son oreillon est en couteau obius comme celui de la Sérotine. Sa couleur est d'un fative plus brun.
Chauve Souris noirâtre, Fesp. nigrans , Crespon , Faune mérid. , t. I , p. 24. Cette espèce , dont nous avons étudié un exemplaire recueilli à Nîmes par M. Crespon , est plus petite que la Pipistrelle , de couleurs plus noires encore, et sa petite molaire supt'rieure est moins serrée dans l'anf;le interne de la canine et de la carnassière, qui ne sont pas en contact immédiat, ce qui permet de la voir en partie par la face externe. Son oreillon a la même forme, à très peu près , que celui de la Pipistrelle. L'envergure est de 0,18.
Nous rapportons à la même espèce que le r. nigrans une Chauve -Souris en tout semblable , et que nous devons à M. Requien , d'Avignon , qui l'a recueillie en Corse. Cette dernière est sans doute aussi le F. nigricans de MM. Gêné et Ch. Bonaparte , et ce nom devra être préféré pour plusieurs raisons.
2" La pclile fausse molaire supérieure est plus ou moins aiguë et placée sur le même rang que les autres dénis , au lieu d'être à V angle interne de la canine et de la carnassière (IJ.
Une Chauve-Souris de France nous a présenté ce caractère, mais nous ignorons en-
(i) On connaît deux espères exotiques appartenant à rrtte cliv.sion, le r. Lcsueuiii, Blainv., Osléog, des EiatsUiiis, et le /', tuier. E. Geoff , de rAméritjuc méridionale.
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core quel est le nom , parmi tous ceux qu'ont publiés les auteurs, qui lui convient réellement. Cette espèce est d'une taille un peu plus forte que celle de la Pipistrelle.
IIL Vesperlilions pourvus de 22 molaires ( ^ de chaque côté), par suite de la présence d'une paire de petites fausses molaires supérieurement et de deux paires inférieurement.
Chauve-Souris oreillarde, Vesp. auritus.
WOreillard, Daubenton, 1759; le type du genre Plecotus , E. Geoffroy, 1820. C'est une Chauve-Souris de taille moyenne , à pelage châtain , et remarquable par le très grand développement de ses oreilles et oreillons. La seconde fausse molaire inférieure est plus petite que la première.
On trouve dans l'Amérique septentricTiale un Oreillard très voisin du nôtre, et l'on a distingué, dans plusieurs parties de l'Europe , une seconde espèce appelée Plecotus brevimanus , mais sur laquelle les auteurs ne sont pas tout à fait d'accord. Il ne faut [las laisser dans le même sous-genre que l'Oreillard d'autres espèces qui en ont été données comme congénères : la Barbastdle, le Voilé, le Bechstein; car leur système dentaire est différent, et leurs oreilles n'ont de commun avec celles de l'Oreillard qu'une dimension plus considérable que chez les autres Chauves-Souris (1).
IV. Vesperlilions pourvus de 24 molaires (7 de chaque côté), par suite de la présence de deux paires de fausses molaires en haut et en bas en avant de la carnassière.
Chauve - Souris MURiNE , Fesp. murintis, La Chauve-Souris , Daubenton , 1759. On l'a décritedepuis sous plusieurs autres noms. Cette espèce est très commune , et sa taille est un peu supérieure à celle de la Séroline et de la Noctule. C'est donc le plus gros des Vesperlilions observés en France. Elle a 15 ou 16 pouces d'envergure. Son oreillon est en couteau assez pointu ; la forme de son
(i) La formule dentaire - est aussi attribuée au fcip. y'allcreri île Kuhl, que M. Hollanilie signale aux enviinjis de Metr; d'autres auteurs lui donnent -. La niènie formule ise retrouve d.ins la Cliauve-Souris de la Guyane, que F. Cuvier a nommée Furrîa horrens , mais avec une autre foiniB d'oreille et d'oreillo^, une autre physionomie et une autre forme de crâne que dans l'Oreillard.
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oreille ressemble assez à l'ouverture d'un ••omet. Le pelage est cendré, moelleux, avec la base des poils noirâtres.
CiiAUVK-SouRis DK Beschtkin, Fcsp. Descliteimi, Leisler. Ses oreilles sont presque aussi df'veloppées que celles de l'Oreillard. M. Holliuidre l'a prise aux environs de Metz.
Chacve-Sûubis moustache, Vesp. mystacinus, Leisler. Petite espèce noirâtre à peu |)res de la taille de la Pipistrelle , à oreillon en poignard subaigu. Nous l'avons trouvée |)lijsieurs fois à Paris. Il faut lui rapporter la Chauve-Souris nommée V. humeralis par M. Bâillon, et qui a été recueillie à Abbevilie.
On signale encore en France le Fesp.
emarginalus, GeolTroy, qui a été vu dans plusieurs localités, ainsi que les V. DaubvnUmii et Nallereri; mais les caractères <ic ces dernières espèces sont moins bien connus. Aussi ces petites espèces ont-elles besoin d'être observées de nouveau pour que leur diagnosesoit définitive (1), ou du moins pour que leur présence dans notre pays soit bien constatée. Il en est de même de plusieurs autres indiquées dans les faunes de plusieurs de nos déparlements.
Pour compléter ce qui est relatif aus Chauves-Souris par l'indication des espèces étrangères à la France et à l'Europe , dont on a fuit des genres à part ayant quelque valeur, nous devons parler encore de plusieurs espèces. La caractéristique de ces genres repose principalement sur des particularités empruntées aux incisives, à la queue et à la membrane inter-fémorale. Un des plus singuliers est le genre Dicliduucs (Maximilien de Neuwied), dont la queue n'atteint que la moitié de la longueur de la membrane inter-fémorale, et se termine par une sorte de poche écailleuse. Le crâne rappelle un peu celui des Nyclères et des
(i) L'Amérique du Nord et l'Amérique méridionale nourrissent des espères de Cliauves-Souris également pourvues di' j/, molaires Pauiii relies de l'Amérique mériilionale, nous 1 itérons le yesp. lepirius, I'. Gerv., ( IJisloiie de Cuba, publiée par M. de la Sagra), ainsi que Fesp. hypoihtix et Jsirfori. P. Gerv. et Aie d'Oiliigny. Une autre également remarquable est le r.chiloensisàont nous avons f.iit cnnnaitre la formule dentaiie dans la Zootbgit du Cmii que publie !M. Cl. G.iy. Nous possédons encore d'autres espères sudi.nurii aines îles Vespertilioiis à 24 molaires, lia proportion
dans plusieurs des dlfrerenlés holal)ll'j ft très bbhnes poulie caractéristique.
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Taphiens par sa forme et ses eellulosités maxillaires ; les incisives sont petites : il y eu a une paire supérieure et trois inférieures. Le nombre des molaires est de 20, dont lu fausse molaire supérieure petite et également éloignée de la canine et de la carnassière. L'espèce type est le D. Freijressii, du Brésil.
Emballonura, Kuhl. Ici la queue n'atteint aussi que la moitié de la membrane , mais l'appareil des Diclidures n'existe pas. Les dents et le crâne montrent les mêmes caractères. Tels sont les Fesp. Maximiliani (Fischer) ou calcaratus, du prince Maximilien , et le Fesp. Alevto, Eyd. et P. Gérv., Voyage de la Favorite. Le premier est du Brésil, et le second probablement aussi du même pays, quoiqu'il ait été signalé comme originaire de Manille.
C'est sons doute auprès des Emballonures et des Diclidures que doivent prendre placé les genres OEi.lo et Cœleno de Leach. Dans le genre Proboscidea de Spix , qui est différent , la queue n'est qu'en partie engagée dans la membrane, et la seconde moitié est libre en dessus.
Le genre Nycticeus de Rafinesque, qui est d'Afrique et de l'Inde , et celui des Lasilirus d'Amérique, sont aussi des Vesperliliouâ. Leur caractère essentiel consiste dans la présence d'une seule paire d'incisives supérieures au lieu de deux. La membrane interfémorale des seconds est etitièremenl velue en dessous. Les Nycticées de l'Inde sont les fesp. Belangeri, Is. Geof., et F. borbonicus^ E. Geolïr.; celui d'Afrique est le F. leucogastcr , Temm. Les La.>iiures ou Nycticées américains sont des deux Amériques : V. voveboracensis ou Lasiurus , V . jiruinosus , V. bonarievsis ou Blossevillei. Celui-ci a le même nombre de molaires que les Pipistrelles. (P. G.)
*VESPERTILI01\IDÉS. mam— Famille de Chéiroptères , dans la classiOoatioti de M. l.sidore Geoffroy Sainl-Milaire. Chez les Chauves-Souris de celte famille, la phalange onguéale manque à tous les doigts de l'aile; les lèvres n'offrent pas de double fissure, comme chez les Noclilionidés. Les Vespertilionidés se divisent eu trois groupes caractérisés par un nez simple, un nez creusé d'une cavité, un nez surmonté d'une feuille. Les Vespertilionidés à nez simple out
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une membrane inter-fémorale peu développée et composent trois tribus: celle des Taphozoiens, dans laquelle la queue est courte; celle des Molossiens, dans laquelle la queue est longue, à demi enveloppée; et celle des Vesperliliens, dans laquelle la queue est très développée. Les Vesperiilionidés dont le nez est creusé d'une cavité forment la tribu des Nyclériens. Les Vesperiilionidés dont le nez est surmonté d'une (euille constituent la tribu des Rhinolophiens. (E. Ba.)
VESPERLS {h-rtpoç, qui paraît le soir après le soleil couché), ins. — Genre de Coléoptères subpentanières, tribu des Lepturètes laticerves, proposé par Dejean et publié par Latreille ( Annales de la Société cntomologique de France , IV, 203). Ce genre renferme cinq espèces, de l'Europe méridionale et de l'Afrique septentrionale. Le type est le V. strepens (Slenochorus) , Fab. (C.)
♦VESPIEIVS.Fespit. INS.— Tribu de l'ordre des Hyménoptères, caractérisée par des mandibules courtes, des mâchoires allongées , un labre court et arrondi, et une lèvre inférieure également courte , des antennes coudées, des ailes ployées longitudinalement pendant le repos, et des pailes postérieures simples avec les jambes pourvues de deux épines à l'extrémité.
{Voyez pour les détails de mœurs et d'organisation notre article GUÊPE.)
Nous avons représenté dans notre atlas,
INSECTES HYMÉNOPTÈRES, pi. 2, fig. 1, la GUÊPE CEINTURÉE. (Bl.)
VESPITES. Vespitœ. ins.— Groupe de la tribu des Vespiens de l'ordre des Hyménoptères, comprenant seulement le genre Guêpe. — Voy. ce mot. (Bl.)
♦vessie, zool.— La situation, la forme, le développement, les rapports, les variations que présente la vessie uuinaiue ont été indiqués aux articles mammifères [voy. tome VII, page 5), sécrétion {voy. tome XI, page 490). — Il a été question de la vessie NATATOIRE à l'arlicle poissons {voy. tome X, page 344). (E. Ba.)
VESTA. AST. — Voy. astres.
*VESTA (nom mylhol.). ins.— Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Lampyrides, établi par de Laporte {Ann. de la Soc. int. de Fr., t. II, p. 132) sur une espèce de lava, la V. Chevrolatiide l'auteur. Blanchard