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III. TYPE AFRICAIN

Le troisième des grands types de la variété humaine appartient au continent de l'Afrique.

Cette terre brûlante , couverte en partifi 1 de sables arides, médiocrement arrosée , et

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dont l'Océan n'entame pas la masse compacte, élevée en plateau sur sa plus grande étendue, devait imprimer à sa population un caractère général. En effet, tous les peuples de l'Arrique, à l'eiception de ceux qui se rattachent historiquement à des races étrangères, portent une empreinte commune. Mais cette empreinte n'est pas partout également prononcée; elle se nuance beaucoup, se rapprochant taciiôt du type caucasien, tantôt du type mongol. Déjà nous l'avons vu apparaître en Egypte, chez la race égyptienne proprement dite, mais très dominée encore par les caractères caucasiques. Elle se prononce davantage eu Nubie, puis dans le DarTour, dans le Soudan, dans la Sénégambie; mais elle ne se complète réellement que chez les peuples plus méridionaux, surtout chez ceux de la côte sud-ouest, toute part Taite aux exceptions; enfin, dans l'Arrique australe, quelque chose de mongol vient modifier, dans un autre sens, les traits africains. Ces traits caractéristiques se trouvent pleinement réalisés chez la plupart des nègres de la côte de Guinée. Le crâne est allongé, étroit aux régions temporales; le maxillaire supérieur s'incline et se projette, ses apophyses montantes sont très écartées en bas, très rapprochées en haut, et laissent peu d'espace pour les os propres du nez, qui se trouvent ainsi refoulés vers le frontal. L'arcade zygomalique offre un écartement latéral assez prononcé, ce qui tient en partie ici à la dépression des fosses temporales. Uq nez écrasé à sa racine, épaté, jeté en avant par la projection de la mâchoire; de grosses lèvres couvrant des dents proclives; une mâchoire inférieure assez longue pour s'accommoder à la supérieure; un œil brun, à sclérotique jaunâtre, bien découvert par les paupières; enfin des cheveux courts, crépus, feutrés comme une toison, peu de barbe, composent les principaux caractères estéricurs de la physionomie nègre. Ajoutons que le bassin, en particulier, et le tronc, en général, ont moins de développement en largeur, dans ce type que dans les autres; il y a là comme une tendance vers les formes des quadrumanes, toutefois avec une différence marquée entre les deux sexes. Les membres supérieurs sont aussi proportionnellement longs; les inférieurs, un peu aiqucs en dedans, se font remarquer par

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l'élévation et l'aplatissement des mollets, par le défaut de cambrure interne du pied. Enfin les nègres ont la peau douce, fraîche et teinte de nuances plus ou moins brunes ou noires. Leur sueur, dit-on, est d'une odeur forte et spéciale, et leurs parasites seraient différents des nôtres.

La plus grande partie de la population africaine est morcelée en petites peuplades plus ou moins sauvages, menant la vie de clan ou de tribu, à peu près sans industrie, fétichistes, en guerre les unes contre les autres, tendant par elles-mêmes à descendre et à s'amoindrir, plutôt qu'as'élever et à grandir. Ici les senssont plus exercés que l'intelligence; peu d'effort, peu d'initiative, beaucoup d'impressionnabilitéel par conséquent de mobilité, donnent au caractère les qualités et les défauts de l'enfance; et cependant on trouve chez ces hommes enfants des instincts de soumission et de fidélité remarquables, aussi bien que des haines profondes et opiniâtres.

Soumise à l'influence des races supérieures, rintelligence et la nature morale du nègre se montrent capables, quoi qu'on en ait dit, d'un développement qui ne permet en aucune façon de les soupçonner d'une infériorité native. Le mahométisme a créé , dans le Soudan, des États assez civilisés ; il a relevé, partout où il les a atteintes, les tribus jusqu'alors sauvages de ces races, et les Cafres, qui ont conservé des traditions et des coutumes par lesquelles ils se rattachent aux peuples civilisés, jouissent d'un état social plus avancé que les nègres de la côte occidentale. Leurs campements sont des espèces de villes très populeuses; ils joignent la culture de la terre au soin des troupeaux ; ils dépassent le fétichisme et conçoivent une divinité supérieure, croient à l'immortalité de l'âme, offrent des sacrifices, pratiquent la circoncision.

Les limites de ce travail nous interdisent d'entrer dans le détail de ces nombreuses transitions qui existent entre le type nègre le plus prononcé, entre certaines tribus de la côte de Guinée, et les beaux noirs des rives du Sénégal et de la Gambie (lolofs et Mandingues), ceux du Soudan (Felatabs), ceux de la Cafrerie et de Mozambique. Mais nous devons une mention particulière à la race la plus méridionale du continent africain, à la

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