LÉPIDOPTÈRES
Cossus Ugniperda, Orme, Saule, Tilleul.
Des insectes xylophages ont été trouvés dans des biscuits, à bord de la Dryade , en
station dans le Tage. Ils appartenaient aux genres ; Cucuse, Apale , Stlvanus , Trogosila.
Cette indication des principales espèces d'insectes et des bois qu'ils attaquent suffit pour donner un aperçu du grand nombre de ces animaux, dont les ravages excitent avec raison la sollicitude des agriculteurs, et surtout des ingénieurs constructeurs civils, de ceux de la marine marchande et rie celle de l'État. Elle nous fut communiquée obligeamment par M. Desmarcst, secrétaire de la Société entomologique de Paris, au moment de notre départ pour une mission scientifique relative à des recherches sur les mœurs des animaux nuisibles aux bois de marine.
Depuis que la Société nationale d'agriculture de Paris a dirigé l'atienlion des observateurs sur l'étude des mœurs de ces animaux et des moyens de les détruire, M. Eugène Robert s'en est préoccupé spécialement et a publié sur ce sujet des mémoires qui ont donné lieu à des rapports insérés dans le recueil périodique de cetle Société, dont il a été rendu compte dans les journaux politiques et scientifiques. Nous croyons cependant ne pouvoir nous dispenser de faire connaître les résultats les plus récents des recherches poursuivies avec zèle et sagacité par cet habile observateur, qui les a consignés dans la note suivante:
n Les Insectes xylophages, ainsi que leur nom riiidique, vivent aux dépens du bois, dans l'intérieur desarbres. Cesont, entomologiquement parlant, les genres Scolytus^ Hylesinus el Boslrichus. Cependant, si l'on voulait comprendre sous cette désignation tous les Insectes nuisibles aux arbres qui vivent de la même manière, quisontréellementxylophages, il faudrait non seulement y ajouter des genres fort éloignés, mais apparic- Dant même à un tout autre ordre d'lnsecte^, tels que le Lucane, l'Attelabe, la Callidic, la Prione, et surtout leCossus, la Sésie, etc. Considérés sous le rapport de leurs ravages, el pour en faire un groupe facile à consulter par les arboriculteur.^, nous proposons donc de comprendre, sous la dénomination de larves xylophages, les larves de tous les Insectes coléoptères et lépidoptères qui vivent dans les arbres , les uns aux dépens de l'écorce, les autres du corps ligneux; les
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lins (lans les'tissus vivants, les autres dans les tissus morts.
» Les larves xy!oj)hiises sont aux végétaux ce que (l"auires parasites sont aux corps des animaux : les unes, qui ne se nourrissent que de sucs séveux , peuvent être comparées aux eniozoaires; les antres, qui n'arrivent qu'après la mort complète du végétal, Iieiivent être assimilées aux larves des Mouches qui ne se plaisent que dans les matières animales en putréfaction. Nous avons cru devoir , en conséquence, les diviser en deux grandes catégories, renfermant, la première, toutes les larves qui
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; vivent principalement dans l'écorce, qu'elle j soit vivante ou morte; et la seconde; celles I qui vivent de préférence dans le corps ligneux, qu'il soit vivant ou mort. Notre ! classiGcation , étant tout à fait arbitraire, I est faite seulement au point de vue de la i pratique agricole. Nous en avons fait un tableau dans lequel nous lonimençons encore par les Insectes les plus nuisibles, eu égard à la valeur des arbres qu'ils attaquent. Ce tableau fort incomplet ne renferme d'ailleurs que les Insectes dont nous étudions depuis plusieurs années les mœurs et les ravages.
liellfiueiit
.(ans
l'ecoice.
LARVES XYI.OPHAGES,
Scntytusdestructor miillistrialtiselpygmœiis.
Scnlytus Pruni , Callulium snnguinenin? .
Larves l Scolytiis lypogrufilius, Hylesinus piniperda.
dansj CarcuUo noiatus [Pyssodes)
l'c-coice \ Scolylus inlricaliis
vive. \ Hylestniis irenntus?
Scolylus Betuli.
Sculytus Carpini
(Hylesinus varius Uylesmus varius Hylesinus varius, CalUdium sanguineum. .
Hyli'sinus varius el Frtixini Scolylus genisla: (c'est plutôt uu Hylesinus.'.
Larves [ Cossus tigniperda. , vivunl ilans| ^^^^^ crabroniformis .
le bo.s Irais. J £„,.^„„^ . Cerambyx her
Propres exclusivem. à l'Orme.
Pommier, Prunier?
( PiOjires exclusivement aux ar»
[ bres résiiK-m.
Propreexclusivcm.aii Chêne.
/</. in.F.è.ie.
I<l. auBulea.i.
Id, auCbaniiK.
Orme.
Arl-.res résineux. Pommier.
Chêne.
Frêne.
Genêt.
( Sycomore, Orme, Chêne ?,Peu- I plie.?
Peuplier suisse.
Chêne, Hêire?
le corps ligneux.
Il dans) is mort i
Anobium Tous les arbres.
!A celte énuméraiion des Insectes xylophages, d'après MM. Desmarest et Robert , il nous faut joindre l'indication : 1" des Termites {voy. ce mot), de l'ordre des Névroptères; 2° du uenre Xylopliage, de l'ordre des Diptères, delà famille des Nolacanthes, ancienne tribu des Xylophagiens établie par Meigen.
En l'état actuel de la science il convient, en suivant les errements de M. Eugène Robert, de bien constater les mœurs des vrais Xylophages qui se nourrissent du bois vivant ou mort et plus ou moins pourri, et de les différencier d'avec les autres Insectes parasites des arbres, qui ne font que les creuser pour y déposer leurs œufs, ou pour d'autres particularités de mœurs qui n'ont pis encore été étudiées. C'est probablement à l'imperfection de cette étude qu'est due la difficulté, ou même l'impossibilité de bien établir la .synonymie des animaux articulés.
et surtout des Insectes nuisibles aux bois, il nous suffit de rapprocher ici cette synonymie terminologique , et de faire remarquer qu'en outre de l'inconvénient des doubles emplois, la terminologie ne nous a point paru propre à exprimer le mé(anisme de la production des dégâts opérés par les Insectes qui, pour manger {Xylophages), pour habiter le bois [Hylo ou Xylobies, oti Xylophiles), et pour y déposer leurs œufs, le coupent (Xylocopes, Xylotomes et Hylolomes), le trouent, le percent et le liment {Térédiles, Xylolroges , Xylurges ou Uyhirges). Si l'on joint à ces termes trop nombreux les noms de Lime-bois, Perce lois. Coupe-bois et Porte-scie, on reconnaîtrala nécessité de réformer une nomenclature aussi vicieuse. Mais ce ne doit être que lorsque l'anatomie et la physiologie comparées de toutes les parties de l'appareil buccal , de celles de l'appareil génital et des extrémités des
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membres, auronlélé éclairées par l'éthicologie comparée , c'est-à-dire par l'élude des mœurs de ces animaux, qu'il sera possible de distinguer, soit les parties anatomiques, soit les fonctions , soit les particularités biologiques qui devront fournir les bases d'une nomenclature restreinte et en harmonie avec les faits.
Le bois vieux , ou ramolli dans le sol et dans l'eau, est la nourriture d'un très grand nombre d'espèces de petits Crustacés parmi lesquels on a déjà signalé la Lymnoria lerehrans. Il y aura lieu probablement de considérer comme mangeurs de vieux bois un nombre plus ou moins grand d'Articulés vermiformes (Myriapodes , Chétopodes et Apodes], sans leur donner le nom de Xylophages.
Le grand type des animaux hétérébrés (Mollusques et Rayonnes) ne nous présenta qu'un petit nombre d'espèces qui pénètrent dans le bois submergé. Elles appartiennent aux genres Taret et Pholade {voy. ces mots, et, en outre, Terédines, Tubicoles). Parmi ces espèces, nous devons mentionner surtout la Pholade , à laquelle Turton , qui en fait un genre, a donné le nom de xylophage. Cette espèce très intéressante vit dans le bois, et s'y creuse des galeries pro fondes et sinueuses, ce que ne font point les autres Pliolades lignicoles. Le mécanisme de la térébration des bois submergés parles Tarets et par les Pholades xylophages a été indiqué d'une manière suffisante par Adan son. C'est au moyen des pointes très aiguës de la face externe de chaque valve que l'animal peut râper la surface du bois ramolli par l'eau, et peut-être aussi par un liquide glandulaire. La râpure du bois contenue dans l'intestin de ces animaux est la preuve évidente de leur xylophagie, qui s'exerce sur toutes les espèces ou essences de bois employées dans les constructions maritimo ou fluviatiles , fixes ou flottantes , quel que soit le degré de verdeur ou de vétusté de ces bois; ce qui indique que le détritus ou la râpure du ligneux n'est pas la partie essentielle de leur nourriture. (L. Laurent)
XYLOIMIAGKS. Xylophagi (V^lov, bois; ifxxyii, manger), ins. — Deuxième famille de Coléoptères tétramères de Latreille (Bègue animal de Cuvier, t. V, p 89), subdivisée eu 8 groupes sous les noms des genres sui-
T. XIII
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vants, qui aujourd'hui sont divisés en tribus, savoir : Scolytus, Paussus, Uoslrichw, Monotoma, L'ictus, Mycetophagvs.TrogosUa.
Ciiciijus. Les Scolylides et Bostrichides seuls, d'après Erichson , rentreraient dans les Xylophages vrais; les Paussides font partie maintenant des Carabiques, et la plupart des autres tribus viennent à la suite des Nitidulides du célèbre entomologiste prussien. Voy. LONGICORNES. (C.)
XYLOPOA^GIEIVS. Xylophagii. ins. — Tribu de la famille des Notacanthes , dans l'ordre des Diptères, créée par Meigen , adoptée par tous les entomologistes, et caractérisée ainsi par M. Macquart {Dipt., Suites à Buffon, de Roret, tom. 1 , 1834) : Corps allongé; troisième article des antennes à huit divisions , sans style ; abdomen ordinairement de sept segments distincts.
La plupart des espèces de cette tribu vivent dans le bois sous leur premier état, et à l'état parfait se posent sur le tronc des arbres.
On y place quatre genres, ceux des Hermetia , Xyloptiagus , Subuîa et Beris. — Voy. ces mots. (E. D.)
XYLOPHAGIJS. INS. — Toy. xylophage.
*XYLOPHAI\ES (?vAov, bois; cpavoJ, je détruis ). ins. — Genre de Lépidoptères de la famille des Crépusculaires, créé par Hubner {Cat., 18 1 6), et qui n'« pas été adopté par les entomologistes français. (E. D.)
*XYLOPHASIA (|u),ov, bois; «paatç, apparition ). INS. — M. Stephens ( Cal. Lép. , 1829) a créé sous ce nom un genre de Lépidoptères Nocturnes de la division des Microlépidoplères, tribu des Apamides, et qui a été adopté généralement en France. On a décrit une dizaine d'espèces européennes de ce genre, et, parmi elles, nous indiquerons la X. laleritia, Esp., qui se trouve en France et en Allemagne au mois de juin. (E. D.)
XYLOPHILUS(^J}iov, bois; y.>£0), j'aime).
INS. — Genre de Coléoptères bétéromères , famille des Trachélides, attribué à Bonelli , adopté par Dejean , Hope , et qui a été décrit par Westwood sous le nom de Euglenes. Ce genre est composé de 1 1 espères : 7 sont propres à l'Europe et 4 à l'Amérique septentrionale. Parmi les principales, nous désignerons les X populneus, F. {anthicus), ei oeulalus, Gyll. (C.)
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XVLOPniLLS, Mannerheim , Germar. j^s. Synonyme de Xylœcus, Serv. , Dejean. (G)
XYLOPHTHORUS (S-j'^ov, bois; <p9£.'p<.>, je détruis). — Genre de Coléoptères léiramères. tribu des Colydiens-Bothridériniens, proposé par Dejean(Caia;., 3^ édit., p. 337) pour 3 espèces des Etals-Unis , dont le type est le A'. cribricoUis de l'auteur. (C.)
XILOPHYLLA (^w'Xov, bois; yuUov, feuille). BOT. ph. — Le genre que Linné avait formé sous ce nom n'est pas cocîervé de nos jours comme groupe générique distinct et séparé, mais seulement comme section du genre PhyUanlhus, Swartz, de la famille des Euphorbiacées. (D. G.)
XYLOPICROM, BOT. PU. - (?v^ov, bois; <7rixpo;, amer). — P. Brown donnait ce nom générique aux végélaui dont Linné a fait son genre Xylopia. (D. G.)
XYLOPIE, Xylopia (îûJlov, bois), bot.
PH. — Genre de la famille des Anonacées, tribu des Xylopiées, formé par Linné {Gênera plantar., n" 1027), dans lequel sunt compris des arbres et des arbustes indigènes de l'Amérique tropicale, dont les fleurs, portées sur des pédoncules axillaires, unimuliiflores, plus courts que les feuilles, ont un calice en cupule à 3 divisions; 6 pétales sur deux rangs; de nombreuses étamines en massue, recouvrant un torus en coupe, et de nombreux pistils libres, uniloculaires, -i-ovulés, dont quelques uns seulement réussissent et donnent des baies sèches, ovoïdes. Le bois des Xylopies est très amer; ce qui avait fait donner à ces plantes , par P. Bro-wn, le nom de Xylopicron, dont celui de Xylopia est un dérivé et une abréviation. Leur érorre et leurs fruits ont une saveur aromatique acre et presque poivrée. On en connaît aujourd'hui 9 ou 10 espèces. Les plus remarquables d'entre elles sont les suivantes: Le Xylopia sericea,k. St.-Hil., est usité au Brésil , soit a cause de sa saveur aromatique acre, soit à cause de la ténacité de ses libres corticales , qui permet d'en faire des cordes et des câbles. Les fruits du Xylopia grandiflora , A. St.-Hil. , espèce également brésilienne, sont employés dans ce pays tant comme méiiicamenis , à titre de carminatifs, que comme condiment. Pour ce dernier usage, on les cueille avant leur maturité, et l'on emploie leur poudre à peu
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près comme celle du poivre. Ceux du Xij'iopia longifolia, A. DC, espèce des bords de rOi'énoque, sont regardés et employés comme un bon fébrifuge. (P. D.)
♦xylopiées. Xylopieœ. bot. pn. — La famille des Anonacées (voy ce mot), dont nous avons énuméré les genres sans établir entre eux de divisions, a été partagée postérieurement en trois tribus: 1" celle des Bocagées, caractérisée par des étamines en nombre déûni, des ovules en petit nombre fixés à la suture ventrale; 2° celle des Xylopiées, à étamines indéfinies, à ovules eu nombre variable filés à la même suture; 3° celle des Anonées, à étamines indéfinies, à ovule simple ou double dressé de la base de chaque loge. (Ad. J.)
*XYI.OPLEUIiU!W. BOT. pn. — M. Spa( h a proposé sous ce nom un genre formé aux dépens desOnagres, qui n'a pas été généralement adopté, mais qui est devenu une section dans le grand genre Mnolhera , Lin., de la famille des OEnoihérées ou Onagrariées. (D. G.)
*XYLOPODA (Çu>ov, bois; «oS;, pied).
INS.— Lalreille {Fam. nal. du règn. anim., 1825) a créé sous cette dénomination un genre de Lépidoptères Nocturnes de la tribu des Platyornydes , Dup. , qui a été adopté par tous les entomologistes français. A l'état parfait, les Xylopoda sont remarquables par leurs ailes supérieures larges , courtes, avec la côte très arquée dans son milieu. Les chenilles sont vives, effilées, fusiformes, et de couleurs claires, avec les points verruqueux très saillants. Elles se tiennent cachées dans des toiles à la surface des feuilles, et se renferment dans des coques revêtues de débris de feuilles sèches et de mousse pour se chrysalider. On en connaît une dizaine d'espèces propres, en général, à l'Europe méridionale. Nous citerons les X. pariava. Lin., et Fabriciana, Lin., dont les chenilles vivent sur les Orties. (E. D.)
*XYL0RHIZ.4 (|v)iov, bois; pc'Çoc, racine). INS. — Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Lamiaires, proposé par Dejean (Catal. , 3* édit., pag. 370), et publié par Laporte de Casteinau ( llist. nat. des anim. art., t. II , p. 474 ). Le type en est la Lamia adusta, Wied. {venosa, Lat). Il provient du Bengale. ((' )
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* XYLORHIZE, Xylorhiza {li\ov , bois; pt'Ça, racine), bot. ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des Astéroïdées, soustribu des Hétérolhalamées, division des Astérées, formé par M. NuUall (in Americ. philosoph. Transact.,\o\. VII, pag. 297), aux dépens du genre Aster, pour des plantes sous alpines de l'Amérique septentrionale, herbacées, à racine ligneuse, de laquelle s'élèvent des tiges simples, très courtes; leurs capitules ont le disque jaune, le rayon rosé ou purpurin. L'auteur de ce genre y range deux espèces ; Xylorhiza villosa, Nutt. (Asler xylorhiza, Torr. et Gray), A, glabriuscula, Nutt. [Aster glabriusculus, Torr et Gray). (D. G.)
*XÏLORYCTES 'S^ov, bois; opv<j,co, je fouis). INS. — Genre de Coléoptères pentamères , tribu des Scarabéides xylophiles , proposé par Hope (Coleopterist's Manual , p. 30), et publié par Busmeister {Handbuch der Entomologie, t. V, 1847, p. 207).
Quatre espèces américaines font partie du genre, et les types sont le Se. salyrus, 01., et Jamaicensis, F. (C.)
XYLOSME. Xylosma ('?v),ov, bois; ô^;/»,', odeur, bot. ph. — Genre de la famille des Bixacées, tribu des Flacourtianées, formé par J. R. Forster {Charac. gêner., 63) sous le nom de Myroxylon , que G. Forster a changé [Prodrom., 380) en Xylosma, afin d'éviter toute confusion avec un genre formé par Linné fils sous le même nom de Myroxylon. Les Xylosmes sont des arbres ou des arbrisseaux qui croissent dans les îles de l'océan Pacifique. LeXyl. suaveolens,VoTSl., croît dans l'archipel de la Société. (D. G.)
XYLOSTÉOX. BOT. PH. — Ce nom ancien a été adopté par Tournefort pour désigner {Inst. rei herbar., pag. 609, tab. 379) un genre qui a été confondu par Linné et les botanistes modernes parmi les chèvrefeuilles ou Lonicera, de la famille des Louicérées ou Caprifoliacées. (D. G.)
XYLOTE. Xylola (ÇvAov, bois), ins. — — Genre de Diptères de la famille des Brachystomes, tribu des Syrphies , créé par RIeigen ( Syst. Beschr., tom. III , 1822 ) et adopté par M. Macquart. On en connaît 9 espèces, qui se trouvent plus ou moins communément dans toute l'Europe. Celle que nous indiquerons comme type est la Xylota ignava, Meig. [Milesia ignava, Latr.;
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Syrphus ignavus,Pa\)z.), qyxe l'on prend sur l'Aubépine. Les larves de la plupart des espèces que l'on soit parvenu à rencontrer vivent dans le bois en décomposition. (E. D.) *XYLOTÈLES ( i^Uv , bois ; ^^05 , la mort). INS. — Genre de Coléoptères subpentamères , tribu des Lamiaires , établi par Newmann (TheEnt., t. I , p. 12) sur 4 espèces, dont 3 sont originaires de la Nouvelle-Zélande, et 1 est des îles Philippines, qui y est rapportée avec doute. Le type en est la Sap. grisea, F. Ad. White en énumère 7 espèces. (C.)
* XYLOTE ilUS (IvXov, bois; Tsps'o,, je troue). INS.— M. Hartig {Aderft. deulschl., 1. 1, 1837) indique sous ce nom un genre d'Hyménoptères , section des Térébrans , tribu des Tenthrédiniens, et qui correspond au genre Tremex. (E. D.)
XYLOÏHÈQUE. Xylotheca (?vAov, bois; Onx-n, boite), bot. ph. — Genre de la famille des Bixacées, tribu des Prockiées, créé par M. Hochsteller (in Flora, 1843, p. 69) pour un arbrisseau qui croît en Afrique, dans les forêts du Natal, près de la rivière Umlaas, et qui a reçu le nom de Xylotheca Kraussiana, Hochstet. On ne connaît que les fleurs mâles de cet arbuste, qui sont jaunes, à calice tri-parti, à neuf pétales et àétamiues nombreuses. Son fruit est ligneux, uniloculaire, monosperme. (D. G.)
XYLOIRETUS ( ?vXov , bois ; rpoiro , trouer), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Clairones, établi par Guérin ( Iconogr. du Règ. anim. de Cuvier) sur une espèce de la Nouvelle -Hollande, le X. viridis de l'auteur. (C.)
* XYLOTRIBUS (|û>ov, bois; rpiSoi , je broie), Serville. ins. — Synonyme de Mesosa, Mégerle. (C.)
*XYLOTRl]PES (Ivlov, bois; Tpu7ra(ô,je perce), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, tribu des Bostrichides , proposé par Dejean (Ca(aL, 3»édit., pag. 334) pour une espèce du Brésil, le X. anthriboides de l'auteur. (C.)
♦XYLOXOTRAGUS ( ^«iov , bois ; rpuyiTv , ronger), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères , tribu des Histéroides , créé par Motschoulsky ( Bull, de la Soc. imp. des nat. de Moscou, 1837, p. 97). qui y rapporte 3 espèces d'Europe. Le X. laiicolliSfU., est originaire du Derbent. (C.)
XYR
♦XYPHERUS. BOT. i-H. — Le genre proposé sous ce nom par Rafinesque (in Journ physiq.y vol. LXXXIX, p. 2150) renire comme synonyme dans le genre Amphicarpœa, Ellioit, de la famille des Légumineuses-Papilionacées. (D. G.)
*XYPHIDUIi;, Blanch. ins. — Voy. xi-
PUYDRIE. (E. D.)
*XYPnOSIA. INS. —Genre de Diplères de la famille des Athéricères , tribu des Muscides, créé par M. Robineau-Desvoidy [Essai sur les Myod., 1830), et caractérisé par son épistome non développé et son chète tomenleux. On y place trois espèces propres aux environs de Paris, vivant sur la Bardane et sur plusieurs Chardons, et dont la Xyphosia cirsiotum, Rob.-Desv, , loco cit., est le type. (E. D )
XYPÏIOSURES. Xyphosura. crost. — Voy. xiPHosuRES. (H. L.)
*XYRICnTHYS(|vpoç, rasoir; Î^Ô^s , poisson ). poiss. — Ce nom générique , un peu dur, a été suggéré par la forme comprimée des Poissons auxquels on l'applique, et par leur tète tranchante , caractères qui les ont fait comparer à des lames de rasoir. Leur nom français. Rasons, traduit les mêmes analogies. La forme extérieure de la tête de ces Poissons les a fait à tort réunir aux Coryphènes. Ce sont des Labrotdes rappelant les Labres et les Girelles , si ue n'est que leur tète est plus haute que longue , comme tronquée en avant , et que le profil vertical est élevé et tranchant. Le type de ce genre est le Rason ordinaire [X. cultratus) , appelé Hason ou Rasoii- sur les côtes de la Méditerranée qu'il habile, s'avançant dans l'Atlantique jusqu'à Madère et aux Canaries. On en décrit un assez grand nombre d'espèces «■iran^ères. (E. Ba.)
♦XYIIIDANTHE. Xijridanthe (X^ris, nom d'un genre de plantes; âv6o;, fleur: à fleurs de Xyris). bot. ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, sous- tribu des Gnaphaliées, division des Hélychrysées, formé par M. Lindley ( Végétal, of the Swan river colong, n» 95; IJulan. Regii., vol. X, 2'' sér., Append.) pour iiiie plante annuelle, glabre, de la Nouvellell'illaude, dont les capitules inultiflore>, hiiiiogames, luisants, brunâtres, ressembleut a un capitule de Xyris, d'où a été lire
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le nom générique. Cette espèce, encore unique, est le Xyridanlhe stricla, Lindl. (D,G.) XYRIDE. Xi/ris ( nom donné par Pline à une plante que certains auteurs disent être un Iris), bot. ph. — Genre nombreux de la famille des Xyridées, dont il est le type, formé par Linné {Gêner, plantar., n» 64). Les plantes dont il est composé croissent dans les marais. La plupart appartiennent à l'Amérique; les autres croissent à la Nouvelle-Hollande, et un petit nombre en Asie Leurs feuilles sont ensiformes ou filiforme», élargies à la base, en touffe radicale; leur hampe nue se termine par un capitule de fleurs jaunes dans lesquelles on trouve: un périanthe extérieur ou un calice vert, à trois folioles, dont l'antérieure en coiffe, et les deux latérales naviculaires , plus petites; un périanthe intérieur coloré, ou une corolle à trois divisions; six étamines, dont trois stériles, en pinceau, et trois fertiles; un ovaire uniloculaire , surmonté d'un style trifide et de stigmates indivis ou niultifides, obtus. Le fruit capsulaire renferme des graines nombreuses, globuleuses. On connaît aujourd'hui environ 60 espèces de Xyrides, que M. Kunth divise (Enumer., vol. IV, p. 2) en trois sections, de la manière suivante: a. Capsule uniloculaire, à trois valves; graines fixées au fond de la capsule; espèces de l'Amérique méridionale, qu'on devrait peut-être séparer en genre distinct. Telles sont: Xj/rtsaresce»s, Kunlb.; X. eriophulla, Rchb. , etc. — h. Capsule uniloculaire, à trois valves placentifères dans leur milieu (Euxyris, Endlich). Telles sont : Xyris subulala, R. et P.; X. commu- «is, Kunth; X. Caroliniana, Walt., etc. — c. Espèces de la Nouvelle-Hollande, etc.: a. Capsule uniloculaire; placentaires distincts à la base. |3. Cap.iule divisée à moitié en trois loges; placentaires unis entre eux dans le bas {Pomatoxyris, Endlich.).
Aucune des espèces de ce genre ne paraît avoir grande importance. Rheede dit que le suc des feuilles du Xijris indica, Lin., mêlé de vinaigre, est employé contre l'impétigo, et que ses feuilles et sa racine bouillies dans Ihuile sont administrées contre la lèpre. On fait un usage analogue, à la Guiane, du X'/ris america>ia,Vahl.; au Brésil, du Xi/ris vaginata, Spreng. (P. D.)
XYRIDÉES , Xyrideœ. bot. ra. — Fa»
XYR
XYS
mille de plantes monocotylédones formée par M. Kunlh {in Humb. et Bonp., Nov. gen. et Spec, vol. I, p. 255), et qui doit son nom au genre Xyris, dont elle est composée presque en entier. Ce genre avait été placé de diverses manières, avant de devenir le type d'une famille distincte. Jussieu , eo le rangeant dans sa famille des Joncs, se demandait s*il n'avait pas plus d'affinité avec tes Cypéracées, ou, par se^ fleurs triandres, avec les Iridées. M.Rob. Brown, de son côté, l'avait transporté dans la famille des Bestiacées.
La famille des Xy ridées comprend des plantes de marais, vivaces, à racine fibreuse, à feuilles radicales , ensiformes ou filiformes, élargies et engainantes à leur base, qui est scarieuse. Des hampes simples, nues ou portant deux bractées dans leur milieu, supportent des fleurs complètes, groupées en capitules, et sortant du milieu de bractées imbriquées, scarieuses. Ces fleurs ont un périanthe à deux rangs très dissemblables, et l'un et l'autre à trois folioles : l'extérieur (calice) est glumacé, à deux folioles laté raies concaves-navicuiaires, persistantes et recouvrant la troisième, qui est plus grande, plus délicate, caduque, en forme de coilTe qui d'abord enveloppe le reste de la fleur encore jeune ; le rang intérieur ( corolle ) a ses trois folioles pétaloïdes , onguiculées et soudées entre elles à leur base en tube plus ou moins long. Six étamines s'attachent sur le tube du périanthe interne : trois sont fertiles, opposées aux pétales, à anthères extrorses , biloculaires, s'ouvrant par deux fentes longitudinales ; tandis que les trois autres sont stériles, déformées on même entièrjementoblitérées. L'ovaire est libre, presque toujours unilocuiaire, à trois carpophylles soudés simplement par leurs bords en contact, le long desquels s'étendent les placentaires, ou plus ou moins infléchis en dedans, de manière à former trois loges d'ins le bas seulement, ou parfois dans toute la hauteur de l'organe. Il renferme un grand nombre d'ovules, sessiles ou dressés sur de longs funicules; il porte un style trifide, dont chaque branche est terminée par un stigmate à deux, trois ou plusieurs lobes. Le fruit est une capsule tantôt unilocuiaire, s'ouvrant aux sutures; tantôt Iriloculaire, loculicidc; tantôt triloculuire
seulement à la base, et s'ouvrant par la chute de trois valves qui se détachent des cloisons persistantes en laissant trois ouvertures latérales. Les graines sont nombreuses, à lest coriace, marqué destries ou de côtes. Leur embryon est très petit, lenticulaire, logé au sommetd'un albumen charnu, à l'extrémité diamétralement opposée à l'ombilic. Les Xyridées habitent principalement l'Amérique dans ses parties tropicales et sous-tropicales; un certain nombre croissent à la Nouvelle-Hollande, très peu dans l'Asie tropicale. Leur port et leurs anthères extrorses rappellent jusqu'à un certain point les Iridées, mais leur ovaire est libre. Elles ont surtout une affinité prononcée avec les Eriocaulonéeset les Commélynacées ; mais elles s'éloignent de toutes les deux par leurs anthères extrorses; plus particulièrement de la première par leur périanthe intérieur pétaloïde et par leurs ovules nombreux ; de la seconde, par leur port, leur inflorescence , par leur périanthe externe glumacé, et l'interne gamophylle.
Cette petite famille ne comprend que les genres Xyris, Lin., et AboWoda, Humb. et BonpI. {Chloerum,Wil\d). Endiicher place â sa suite le genre Mayaca, Aubl., comme s'y rattachant par une affinité assez marquée. (P-D) XYROIOES. BOT. PH. — Le genre de ce nom, proposé par Dupetit-Thouars, ne repose pas sur des caractères suffisants pour le faire séparer des Xyris. (D. G.)
XYSMALOBE. Xysmalobium (5v<t,*oc, raclure, ratissure; XoSo? , gousse, capsule). BOT. PH. — Genre de la famille des Asclépiadées, sous-ordre des vraies Asclépiadées, tribu des Cynanchées, formé par M. Rob. Brown (in Mem. of the Werner.
Soc, vol. I, p. 39) pour des plantes qui avaient été comprises parmi \esAsclepias par Linné, Thunberg, etc. Ce sont des plantes herbacées vivaces de l'Afrique australe, que leur port rapproche du Gomphocarpus, mais qui se distmguent par les folioles de leur couronne simples et ne présentant de denlicules ni intérieurement , ni sur les côtés. Leurs fleurs sont assez grandes. M. Decaisne en décrit 8 espèces (in DC. Prodrom., vol. Vin, p. 519). Nous citerons le Xysmalobium grandiflorum, R. Dr. {Asclepias grano diilora, Un). (D. G.V
YAG
XYSTA. INS. — Genre de Coléoptères hc'téromères, famille des Mélasomes, fondé |)ur Eschscholiz (Zoological Allas, p. 30), et composé de 2 espèces du Mexique : les A". gravida, Esch., et striata, Guér. (C.)
XYSTE. X^Jsta{^^Jazoi, brillant). iNS. — Genre de Diptères de la famille des Athéricères , tribu des Muscides , créé par Meigen (.Syst. Beschr., t. IV, 1824) et adopté par tous les entomologistes. On en décrit 4 espèces propres à la France et à l'Allemagne, et parmi lesquelles nous citerons la Xystagagatea, Macq. ; Freteagagatea, Rob.- Desv., qui est d'un noir jais , et se trouve sur les fleurs de VHœraclœum spondylium. (E.D)
XYSTERE. Xyster ( Çucjt^p , scalpel), poiss. —Ce genre, établi par Lacépède d'après Commerson, est le même que celui des Piméleptères , établi sur l'espèce Pimeleplerus fuscus, Cuv. {Xyster fuscus , Comra.; Xyslernigrescens, Lacép.). (E. Ba.)
XYSTICIIS. INS. — Voy. xystique.
XYSTIDIUM. BOT. PH. — Genre proposé par Trinius pour le Perotis rara, R. Brown, qui devenait son Xyslidium marilimum ; il n'a pas été admis, et il n'est plus dés lors qu'un synonyme du genre Perotis, Ait., de la famille des Graminées. (D. G.)
*X\'STIQl)E. X.!/s«îcus (|u<TT,xo; , qui frotte). INS.— M. Koch {in P&nzefs Deutschiand's Insecla Fanna) désigne sous ce nom un genre de la tribu des Araignées , établi aux dépens des Thomisus {voy. ce mot) des auteurs. L'espèce qui peut être considérée comme type de ce genre eslleXysticus auàax, Koch {in Panz. Deutsch. Insecta, asc. 126, 16, 17). (H. L.)