A.ND
en une coionne soutenant un rudiment de pistil. Dans les femelles : pas de corolle ; ovaire entouré à sa base de 5 écailles bifides, alternes avec les divisions du calice , et qui manquent d'autres fois; surmonté de 5 styles courts et dirariqués, chacun à 2 branches stigmatiques , renfermant 3 loges bi-ovulées, et donnant une capsule à 3 coques 2-spernics et bivalves. — On ne connaît iVAndrachne que 2 esp. , dont plusieurs auteurs ont fait deux g. distincts : l'une herbacée, répandue dans le midi de l'Europe et l'Orient, qui est le Tclephioides de Tournefort, VEraclissa et le Limeum de Forskal (c'est elle dont la fleur mâle est munie de squammules alternant avec les pétales) ; l'autre frutescente , répandue dans le midi de l'Asie , depuis l'Indostan jusqu'à Timor , et dans laquelle manquent ces mêmes squammules : c'est VArachne de Necker.
(Ad.J.) AIVDRv*:A^E. Andrœna. ms. — G. de l'ordre des Hyménoptères , famille des Mellifères , tr. des Andrénides ou Andrenètes , établi par Latreille ( G. Crust. et Ins. ), et adopté par tous les entomologistes. Les Andrœncs ont le corps velu ; le labre trigone; les palpes maxillaires beaucoup plus longs que le prolongement de la mâchoire; la languette repliée sur le côté supérieur de la gaîne, et les ailes antérieures pourvues de trois celluies cubitales, avec le commencement d'une quatrième.
Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces; la plupart sont indigènes. Leurs femelles creusent des trous ordinairement dans un sol exposé au midi, et enlèvent la terre à l'aide de leurs pattes; elles déposent ensuite un œuf dans ces trous , et l'approvisionnent d'une pâtée formée de pollen et d'un peu de miel. Les Andrœnes les plus répandues dans notre pays sont les A. pilipes Fab., Nigro-œnea ejiisd., etc. (Bl.)
* ANDUASPIS ( â-/^p, «vcT^îî, homme:
KTirts, bouclier ; forme des feuilles ). bot. PH. — G. de la famille des Primulacées
, formé par Duby( Z?of. Gall.iSôl), etsyn.
I du g. Androsace , dont il est une division , avec ces caractères : F"euilles en rosette à la base de la scape. Pédoncules ombelles, invo-
! lucres. Ovaire 5-multi-ovulé. (C. L.)
j * AIXDUCACÉES. Andreaceœ. bot.
! eu. — M. Lindley , dans son ISixus planta'-
AND
rum, p. 2i, a formé du g. Andrœa un ordre distinct , se fondant sur ce que , par sa structure, il n'appartient pas plus aui Mousses qu'aux Hépatiques , dans lesquelles il a été tour à tour placé. SM! se rapproche des premières , en effet , par une coiffe et un opercule , il s'en écarte par la division valvaire de sa capsule ; d'un autre côté , s'il a des rapports avec les Jongermannes par ce dernier caractère , il s'en éloigne beaucoup plus encore par la présence d'une columelle et l'absence d'élatères, ainsi que l'a fort bien remarqué M. Hooker. M. Lindley en conclut qu'il doit être regardé comme le type d'une famille naturelle très distincte. Le fait est que le g. Afidrœa, si l'on ne prend le parti de le séparer complètement , dcTient un des plus rebelles à nos métbodcs de classiQcation. (C. M.)
*ANDRÉASBERGOLÎTHE. mi«. - Nom donné à l'Harmotome d'Andréasberg , au Hartz. Voy. harmotome. (D-el.)
ANDREIVÈTES. Andrenetœ. ms. — Tr. de la famille des Mellifères, de l'ordre des Hyménoptères, sect. des Porte-aiguillon, circonscrite par Latreille et caractérisée principalement 1° par la languette Irifide, ayant son lobe intermédiaire lancéolé et plus court que la gaîne : 2» par les mandibules, simples ou terminées en une ou deux dentelures ; 5» par les palpes labiaux, de quatre articles, ayant la même forme que les maxillaires , ceux-ci toujours composés de six articles, — Les Andrcnètes ne se composent que de deux sortes d'individus; il n'existe pas de neutres ou d'ouvrières chez elles, comme parmi les Abeilles, les Bourdons, etc.; elles vivent solitaires, et les femelles creusent dans la terre des trous assez profonds où elles déposent leurs œufs; elles ferment ensuite l'ouverîure de ces trous avec des grains de terre après avoir approvisionné leurs œufs d'une pâtée formée d'une certaine quantité de miel et de pollen qu'elles recueillent sur les étamines à l'aide de leurs pattes.
Cette tribu était confondue pai Linné dans son g. Abeille ( Aiiis ) ; elle en fut distinguée parRédumur, qui désigna les espèces qui la composent sous le nom de Pro- Abeilles. Fabricius en forma le g. Andrœna et le g. [lylœus, auxquels Latreille adjoignit les g. Ualictus , Sphecodes, Nomia, Dasijpodaet Colletés. MM Lepelletier de St.-Fargcau et ï. 1.
ANn
Serville {Eiicycl. méth. ) y ont ajouté le g Scrapter, et, tout récemment, M. Léon Dufour a repris pour une Andrenète de la France méridionale le g. Megilla de Fabricius, dont les espèces ont été disséminées dans d'autres genres. Voy. , pour plus de détails sur l'organisation, l'art. MELLiFi:-
RES. (Bl.)
*A1XDRÉN1DES et ANDRÉNITES.
— Syn. d'A?iDRE?iÈTES. (Bl.)
* AIVDRECME A ( nom d'homme ). bot CK. — Nom imposé par Ehrhardt et consacré par Hedwig à un genre de la famille des Mousses, ainsi caractérisé par Bridel {Bry(y logia vniversa , t. H, p. 725) : Point de péristome. Capsule renflée en forme d'apophyse à la base, entière au sommet, oii un opercule adné , persistant , maintient réunies les quatre valves , dans lesquelles elle est fendue au milieu. Calyptre couvrant primitivement la capsule, puis hémisphérique et susceptible de se fendre latéralement après sa rupture irrégulière. Séminules nombreuses, petites, exactement sphériques, lisses et brunes. Ces Mousses sont monoïques ou dioïques ; les fleurs mâles axillaires au somnnet , la ileur femelle terminale. Anthères 5 à 7, légèrement pédicellées, accompagnées de paraphyses nombreuses, plus longues , filifiirmes , un peu plus grosses au sommet, munies d'articles à segments égaux. Pistils 5 à 20 , nus , dont un seul devient fécond.— Les Andréées ont le port des Jongermannec. Elles sont dressées , rameuses, fragiles, et forment des petites toufles d'un rouge brun qui passe au noir. Leur fcuillec sont éparses , imbriquées , assez épaisses en raison de la petitesse de la plante, munies ou privées de nervure , et ont leur réseau composé de mailles ou aréoles circulaires, disposées par lignes parallèles. La capsule est petite , droite , courtement pédonculée , dépassant à peine le niveau des feuilles, et reposant sur une apophyse d'une consistance molle, oblongue ou turbinée. Le pédoncule, un peu renflé à sa naissance, est inséré dans une gaîne très courte. L'opercule est conique et petit. Les Mousses qui forment ce genre habitent les deux continents de l'hémisphère boréal. Elles choisissent de préférence , pour s'y établir, les rochers et les pierres. Peu communes dans les plaines , elles s'élèvent jusqu'à la région
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des neiges éternelles. Elles sont vivaces.
Linné avait placé parmi les Jongermannes les deux seules esp. connues de son temps. Ehrhardt , qui créa le genre , le laissa aussi dans la famille des Hépatiques. Hedwig et tous les bryologistes qui Pont suivi l'ont dé- Onitivement classé parmi les Mousses. Il faut convenir que , par son organisation , il tient le milieu entre Tune et Tautre famille. MM. Endlicher et Lindieyont peut-être eu raison d'en former un ordre distinct des Mousses et des Hépatiques, sous le nom (VAndréacécs. {Voy. ce mot.) On n'en connaît que 5 csp. bien distinctes, dont Tune [A. subuJata) est originaire du Cap; les 4 autres appartiennent à l'Europe. Comparé à d'autres Mousses , ce g. a quelque analogie avec les Sphagnum par son pédoncule charnu et blanc , non primitivement renfermé dans la coiffe, et avec les Phascttm par un opercule persistant; mais il diffère de l'un et de l'autre par le mode de déhiscence de sa capsule. (C. M.)
ANDRÉOLÏTHE. min. - Même chose qu'Andréasbergolithe. (Del.)
* ANDREOSKÎA , DC. (Andrzeioski , botaniste polonais ). bot. pii. — Syn. du g. Dontostemon , Andrz., de la famille des Crucifères. (Sp.)
* A]\rDREUSIA (nom d'homme), bot.
PH. — G. de la familie des Yacciniées , établi par M. Dunal, et synon. du g. Sym-physia de PresL {in LUI. adJacq. '1827). Foy. ce mot. — G. de la famille des Myoporacées, fondé par Ventenat, non adopté, et qui reste réuni au g. M'yoporum. Voy. ce mot. (C. L.)
AKDREWSIA (nom d'homme), bot.
PE. — G. de la fcmille des Gentianacées , proposé par Sprengel {Linn. Syst., pi. -il9), et qui reste réuni au G. Centaurella de Vîichaux. Voy. ce mot. (C. L.)
ANDRIALA (Linné [PMI. BoL] fait dériver ce nom de ànp, àvjpôi, homme , et ile où.r, , erreur, égarement ; il n'est pas facile de saisir les rapports qu'il trouve entre ces mots cl les caractères ou propriétés de ces plantes ). bot. ph. — Les plantes de ce genre font partie des Sémiflosculeuses ou Chicoracées, famille des Composées.
Elles ont pour caract. : Capit. mulliflore. Invol. campanule , formé d'écaillés linéaires, nombreuses, unisérices, accompagnées quelquefois à la base de quelques petites
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folioles accessoires. Récept. couvert d'alvéoles flmbrillifères se décomposant en espèces de soies , ou quelquefois paléacées sur leur contour. Fruits obovés-oblongs, parcourus par 10 stries, couronnes par une aigrette raidc, scabre, unisériée et caduque.— Les Andriala habitent l'Europe australe. Ce sont des herbes bisannuelles ou vivaces, couvertes d'un duvet serré, blanchâtre, drapé , et entremêlé de poils glanduleux , principalement vers la partie supérieure. Les capitules sont à fleurs jaunes, et disposés en corymbe. (J. D.)
ARIDRIALOIDES. Andriala ( Voy. ce mot; st. ^05, forme, aspect; qui a l'aspect de V Andriala). — M. De Candollc a donné ce nom à la première section du g. Conyza, et la caractérise de la manière suivante : Réceptacle muni d'alvéoles à bords entiers. Aigrette à soies scabres, à peu près de même longueur que le fruit. Cette section ne renferme qu'une seule esp., originaire des montagnes de l'Inde. C'est une plante vivace , à feuilles couvertes d'un duvet blanc, et à capitules solitaires au sommet des rameaux, (J. D.)
* ANDRIETJXIA (nom d'un voyageur qui a parcouru le Mexique dans ces derniers temps ). bot. ph. — Ce g. appartient à la famille des Composées, tr. des Sénécionidéc?. M. De Candolle le caractérise à peu près de la manière suivante : Capitule multiflorc hétérogame ; fleurs du rayon au nombre do 20 environ, unisériées, ligulées, femelles, stériles; celles du disque hermaphrodites, tubuleuses, 5-dentées, Invol. composé de deux rangées d'écailles oblongaes , foliacées, étalées à leur partie supérieure; récept. convexe, couvert de paillettes membraneuses, aiguës, concaves, et embrassant les fleurons. Les fleurons ligules sont coriaces et munisdeoétamines avortées, réduites à de petits filaments; le style, glabre, se divise en deux rameaux cylindracés. Les fleurs du disque, infundibuliformes , sont pourvues d'étamines linéaires et d'un style dont leî branches se terminent par un petit cône velu. Les fruits des fleurons sont stériles, petits, obovales, comprimés, trigones et velus au sommet ; ceux du disque oblongs , trigones, glabres, dépourvus d'aigrette. — Le g- ^ndnejix/a ne renferme qu'une esp., originaire du Mexique ; c'est une herbe vivace
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à feuilles opposées , à rameaux parcourus dans leur longueur par des séries de poils alternant avec les insertions des feuilles. Les fleurs sont jaunes. ( Voy. Delessert , le. Salect., yo\. 4.) (J- DO
*ANDRIOPETALUM {à.-^oyûoi, mâle; itir«)iov , pétale; allusion à Tinsertion staminale).BOT. PH. ~G. de la famille desProtéacées, tr. des Hakéécs, formé par Schott (Jlf se), adopté et décrit ensuite par Pohl ( PI. bras. , t. 'Ji-92), et dont voici les caractères : Périgone tétraphylle, régulier, à folioles rcvolutées au sommet. Étam. 4, insérées à la base du périgone ; les filaments linéairesplans, égalant les folioles pcrigoniales. Glandules 4, hypogynes, connées entre elles. Ovaire uniloculaire , bi-ovulé. Style filiforme. Stigm. vertical, en massue. Follicule... — Quelques arbres [lihopalœ Sp. Kunth., t. ■121 ) indigènes au Brésil, peu connus, à feuilles alternes, très entières, à épis axillaires en grappes , à fleurs unibractéées par deux. ^ (C. L.)
* AKDROCÉE. Androcœum (àv<^, d-j- ^poi , par opposition auyuvx£^£tov des Grecs : donc réunion d'hommes ; ici, réunion d'étamines). bot. ph. — On a proposé d'appliquer cette dénomination à l'ensemble staminal, comme on applique celle de corolle à l'ensemble des pétales ; celle de calice à l'ensemble des sépales ; celle de pistil à l'ensemble du stigmate , du style et de l'ovaire. Elle est peu connue, et son emploi pourrait cependant parfois être utile dans certaines descriptions. (G. L.)
ANDROCERA (àv^/;, ^vcT^o; , homme , étamine ; y-s-p-^i, corne; l'une des étam. est allongée en forme de corne), bot. ph. — G. de la famille des Solanacées, établi parNutlal [Gen. , t. 129) aux dépens du g. Solanum, L., et qui n'a pas été adopté.
* ANDROCTOXE. Ândroctonus ( àv- Spa.'-o-JOi , meurtrier ). ARACiiN. — G. de la famille des Scorpions [Vorj. ce mot), dans les Arachnides pulmonaires , établi par M. EhrenbergjCt caractérisé surtout, à l'égard des autres groupes de Scorpions, par le nombre de ses yeux, qui est de douze, dont cinq de chaque côté et deux plus gros à la partie médio-antérieure du céphalothorax.
— Ce g. renferme quelques espèces de l'ancien monde, et principalement d'Afrique: mais il
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n'a pas encore de représentants en Amérique . Plusieurs d'entre elles causent des blessures assez dangereuses. « A Thèbes , dit M. Ehrenberg, et dans le Dongola, où les hommes redoutent tellement les Scorpions, que la vue de ces animaux leur fait horreur, et où ils disent que leur piqûre est mortelle, nous avons surtout trouvé les Androctonus quinque striatus et funestus ( Hemprich et Ehr. ); c'est donc à ces espèces qu'il faut surtout attribuer la propriété de donner la mort, du moins dans cette partie de l'Afrique septentrionale. Nous avons vu des bateleurs égyptiens qui avaient VAnd. quinque-striatus mêlé à d'autres scorpions , mais ils lui avaient enlevé le plus souvent son aiguillon. Comme je prenais souvent des Scorpions, cinq fois j'ai été piqué par ces animaux. A Dongola, la piqiire de VAnd. funestus m'a causé pendant trois jours de douleurs très aiguës, et j'ai ainsi observé que des femmes et des enfants pouvaient bien succomber à cette blessure, mais qu'elle est incapable de donner la mort à un homme robuste. Aucun des hommes de tempérament et d'âge assez divers, qui, à ma connaissance, ont été piqués, n'a péri. » M. Ehrenberg partage les Androctonus en Liurus et Prionurus. Les espèces qu'il a étudiées sont surtout celles d'Orient et il en porte le nombre à treize. Une d'elles se retrouve dans le Sahara algérien. LeScorpio occUanus, du midi de la France, est aussi un androctone. (P. G.)
ANDROCYMBIUM, "Willd.; Cymbanthes,Sailish.{<y-vf.p, à.v-Ipoi, homme, étamine; ! xv,uLSio-j, petite barque : mode d'insertion des I étamines). bot. ph. — - G. de la famille des j Mélanthacées, tribu des Vératrées, établi par ! Willdenow (UerL Mag., II, 21), et dont les caractères sont ainsi limités : Périgone co rollacé, hexaphylle; folioles onguiculées, roulées en cornet au dessus de l'onglet, décidues ; cornet nectarifère. Étam. 6, insérées sur le cornet des folioles ; anth. extrorses. Ovaire 5-loculaire, multiovulé. Styles 3, coniques, continus par les loges. Caps. 5-loculaire , 5-partible, déhiscente intérieurement ' par le sommet. Graines nombreuses bisériées dans l'angle des loges... — Ce genre , ! encore peu connu, renferme un petit nom- ' bre de plantes du Cap, à racines bulbeuses, I à feuilles ovales-lancéolées ou linéaires, cu- ' cuUées à la base. L'inflorescence est en épi
AND
courts cachés entre des bractées foliacées.
* ANDROGRAPHIS {ànp , «v-.>î,-, homme; v,^=<?'î. pinceau; étamines en forme de pinceau ). bot. ph. — G. de la famille des Acanthacées, type de la tribu des Andrographidées , formé par Nces (in\Tall. PL as. rar., t. III, p. 116) , qui lui assigne les caractères suivants : Cal. o-parti, égal, à segments étroits. Cor. hypogyne, bilabiée; lèvre supérieure entière ou bifide ; Pinférieure trifide. Étam. 2, insérées au tube de la corolle. Anth. biloculaires, à logeltcs parallèles, barbues à la base. Ovaire biloculaire, à loges bi-multi-ovulées. Style simple. Stigm. aigu. Capsule ovale ou lancéolée, déprimée, biloculaire , tétra-poly-spernie , loculicidebivalve ; valves septifères au milieu. Graines ovales, obtuses, subcylindriques, tronquées obliquement à la base , alvéolées-scrobiculées, retenues par desrétinacles décidus. — Ce g., formé aux dépens de quelques espèces àeJusticia, renferme des plantes herbacées, annuelles , vivaces ou même suffrutcscentes , indigènes dans TAsie tropicale ; à feuilles opposées ; à grappes axillaires , grêles, simples ou di-tri-chotomes, unilatérales, munies de deux bractées opposées , plus courtes que le calice ; bractéoles nulles. On en cultive quelques unes dans nos serres d'Europe. (C. L.)
* ANDROGYIV ou ANDROGYNE , ANDROGYiVIQUE. Androgynus , Androgijnicus (kvJ'^îo/jvo;, qui réunit les deux sexes). BOT. pu. — Cette épithète s'emploie pour exprimer qu'une plante réunit à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles , ou qu'une fleur contient en même temps des organes mâles et des organes femelles , c'est-à-dire des étamines et des pistils.
(A. R.) * ANDROGYNAIRES (fleurs). Androgynarii flores (àvJ):&yuvo;, qui réunit les deux sexes), bot. pis. — Le prof. De Candolle a donné ce nom aux fleurs doubles dont les pétales surnuméraires sont dus à la transformation des deux organes sexuels en pétales , sans que les enveloppes florales aient éprouvé aucune modiflcaiion.
AIVDROGYIVE. Androgynus {A-^./,, â^-
^poi, homme ; yvA, femme), zool. et bot.
-^ Ce terme, synonyme d'he^map^«•odite ,
AND
sert, dans son acception ordinaire, à désigner les individus (ini paraissent réunir les organes des deux sexes; mais, en zoologie, on a proposé de nommer Androyynes les animaux qui , tout en possédant les deux sexes , ne peuvent se reproduire qu'en s'accouplant deux à deux , comme les Limaces ; et de réserver le nom d'hermaphrodiles à ceux de ces animaux qui semblent se féconder euxmêmes , comme les Huîtres et les Moules. En botanique , on peut établir une division analogue, en nommant androgynes les plantes qui ont les deux sexes mâle et femelle dans des fleurs séparées sur le même individu ; tels sont le Noyer et le Noisetier ; et hermaphrodites celles dont les sexes sont réunis dans une même enveloppe florale. Telles sont la plupart des plantes. (C. d'O.)
ANDROGYNETTE. bot. pu. - Synon. de Stachygynandrum. Voy. ce mot.
ANDROGYNIE, Androgynia (àvcT^ooyjvos, qui réunit les deux sexes), bot. ph, — On appelle ainsi la réunion des deux organes sexuels soit sur un même individu, soit dans un même périanlhe. Dans le premier cas, ce mot est synonyme de Monœcie; dans le second , (ï'Hermaphrodilisme. Voy. ces mots. (A. R.)
* AIVDROGYIVIFLORE. Androgyni- /Zorws ( àvcT/îcviivo; , androgyne ; flos, fleur; mot hybride ). bot. ph. — M. Henri de Cassini, dans ses Mémoires sur les Synanthérées, disait que le capitule ou la calathide était androgyniflore, quand il se composait uniquement de fleurs hermaphrodites ou androgynes, par opposition aux expressions de masculiflore ou féminiflore employées pour la calathide portant uniquement des fleurs mâles ou des fleurs femelles. (A. R.)
ANDROMACHIA , H. et BonpI. ( PU œquin., 2, 104, t. CXIl, non Cass. ) ( Nom mythologique. ) bot. ph. — Ce g. fait partie des Composées , tr. des Vernoniées. Il a pour caract. : Capit. radié, muni d'une seule rangée de ligules femelles ; les fleurs du disque nombreuses et régulières. Invol. formé d'écaillés imbriquées, sèches, ncuminées. Récept. couvert de courtes Dmbrilles ou de paillettes. Cor. glabres : celles du disque 5fides , à lobes acuminés , révolutés , légèrement plus courts que le tube; celles de
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rayon ligulécs, à tube allonge cl à limbe ob- !ong. Lrs eiaments des étamiiies lisses. Styles il base bulbeuse et rameaux semi-cylindraccs. Fruit cylindracc , muni de cannelures dont les angles rentrants sont velus, couronné par une aigrette composée de deux rangées de paillettes dentées; les extérieures beaucoup plus courtes et légèremenl plus Jarges que les intérieures. — Les Andromachia , au nombre de huit ou dix , appartiennent toutes au nouveau Continent.
Ce sont des herbes ou des sous-arbrisseaux munis de feuilles opposées , tomenteuses el blanches en dessous , et de capitules disposés en corymbcs. (J. D.) *ANDROMACniA (Àv-j>o,«ix>i. nom
AND
lies (ni'il a observées lui-même dans quelques espèces; et que, s'il laisse dans son œuvre le g. Atidromeda intact, en y ajoutant toutefois les sections qu'on en a formées, c'est de peur d'accumuler erreurs sur erreurs. Ces sections sont : Cassiope , Don,- Poi/'/bi/a, Buxb.; Cassandra, Don, ; Zenobia Don. ; Leucothoë , Don,; Pieris , Don.; A()onista, Don.( Voy. ces divers mots.). Quant au dernicr,commeiIa été omis à son ordre alphabétique , nous en citerons ici les caract. -. Cal, 5-parli. Cor, ovale. Anth. mutiques sur le dos, tubulées-bicorncs au sommet. Style cylindrique; sligm. capité. Graines anguleuses. — Arbrisseaux toujours verts , indigènes de l'Amérique tropicale et de l'île de mythol. ,. BOT, PH, — G, de la famille des Bourbon (msuits //oriomcis?], à feuilles Synanthérées, proposé par Cassini {Bull, coriaces , souvent très entières , réticuléespMom,, 1817), et réuni comme synonyme, veinées , à fleurs terminales, en grappes.
au g, Liabum d'Adanson, (C. L.)
ANDROMÈDE. Andromeda ( nom mytb. d'une constellation voisine du pôle arctique ; allusion à l'habitation de la plupart des plantes de ce g.), rot. pu. — G. de la famille des Ericacées, type de la tr. des Andromédécs, établi par Linné, et dont voici les caract. essentiels : Cal. 5-fide ou 5parti. Cor, hypogyne, campanulée ou globuleuse, à limbe quinquéfide, réfléchi. Étam. 10, hypogynes, incluses, insérées à la base de la corolle ; fllaments subulés ; anthères obtuses au sommet ou bicornes , à dos mutique ou rarement aristé. Ovaire 5-loculaire , à loges multi-ovulées. Style simple; stigmate obtus , quelquefois dilaté. Capsule subglobuleuse, 5-loculairc, loculicidc-5-Yalve ; valves septifères au milieu, indivises ou ensuite bi- Oiles ; colonne centrale placentifère au sommet. Graines nombreuses, lisses ou scrobiculées, — Arbres ou arbrisseaux assez nombreux en espèces , dont l'habitation est variée. On les trouve principalement dans l'Amérique boréale , dans l'Asie tropicale., et dans les contrées situées sous les pôles oui
( Don., Syst. III, 857; A. salicifclia Commers; A. buxifolia Lamk., etc. ) (G. L.) 1 ANDROMÈDE. Andromèdes [nom m] thol.). FoKAMm. —G. établi par Montforl [ConcJujl. Syst., p. 58) sur une ligure copiée et dénaturée de Fichtelet MoU. {Test. Microsc, p. 49, f. 5, f, c, d. ), A'ous croyons que c'est une esp. du g. Polyslomelle. {Voy. ce mot.) Lamarck en a fait une Vorticiale. Voy. ce mot. (A.-h'O.)
* AIVDROMÉDÉES. Andromedeœ {Voy. Ai>rDROMEDA). BOT. PU.— Tribu de la famille des Ericacées , dont le type est le g. Andromeda , formée par Endlicher ( G en., PI. p. 754), et caractérisée par une corolle décidue. (C. L.)
♦ANDROPADUS. ois. — S.- g. établi par Swainson {Class. ofBirds), dans sa famille Mcrulidœ , sur un oiseau d'Afrique (le ïïerle importun, de Levaillant), et synonyme de notre g., Polyodon, que nous avons proposé dès 1832 dans le Mag. de Zool., de Guérin. Voy. le g. Brachypus , dont le g Poliodon est un s. -g. (Lafr.)
ANDROPËTALAiRE. Andropeta
qui les environnent. On en cultive quelques; larius{à-Ji.p, j^s;, homme, étamine; irira/ou, unes dans les jardins. Endlicher ( Gen., PAi pétale ). bot. pu. — M. De Candolle appii
4318 ) , à qui nous empruntons ces caractè res , fait observer qu'on devra, un jour, diviser ce g, en plusieurs autres , en raison de divers caractères importants, dont on a négligé l'étude dans les Éricces, comme ia forme des anthères, la déhiscence du fruit . la situation du placenta, la nature desgrai-
que cette dénomination aux plantes à fleurs doubles ou pleines ; monstruosité due à la métamorphose des étamines en pétales , et dans laquelle le pistil reste intact , comme cela se voit journellement en horticulture, dans les Pivoines , les Roses , les Camellics etc. (C. L.)