A NO
dessus , alténué-cchancré , calleux des deux côtés, bilamellé en avant. Anlh. terminale , biloculaire. Pollinies 2 , subbilobées , à cau- (licules très courtes; glandule commune, oblongue. — Ce g. renferme quelques plantes javanaises caulcscentes , radicifèrcs à la base; à feuilles membranacées , nervécs ; à inflorescence en épis bractées. (C. L.)
ANOEGOSAIVTHUS. bot. — Voyez
ANIGOSANTIIUS. (CL.)
ANOEiMA. MAM. — Nom scientifique donné par Fréd. Cuvier au Cochon d'Inde. Voy. COBAYE. (C d'O.)
* ANOEREA (àv«t>'^, je détruis ; il eût fallu écrire Anœrca ). ins. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Longicornes , établi par M. Mulsant , dans son Hist. nat. des Coléopt. de France, p. 184, aux dépens du g. Saperda de Fabricius, pour y placer une seule esp., la S. carcharias de ce dernier. Après avoir comparé attentivement les caract. assignés à ce g. par M. Mulsant avec ceux du g. Sciperde , nous n'y avons aperçu d'autre différence que celles qui résultent de ce que les élytres de la S. carcharias sont terminées par une petite pointe, tandis que celles des autres Saperdes sont obtuses. Ce caract. nous paraît bien minime pour constituer un genre. Voy. le
g. SAPERDE. (DO
* ANOGCODES ( « priv. ; v euph.; ôyx'V.î\^, enflé). INS. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Sténélylres, établi par M. Dejean, dans son dernier Catalogue , aux dépens des g. OEdemera d'Olivier, et Dryops de Fabricius. Il y rapporte 11 esp., dont 8 d'Europe, 1 de Sibérie, r de Guinée, et 1 de la Perse occidentale. Nous citerons seulement comme type du g. VAnog. melamira, ou OEdem. id. d'Olivier, qui se trouve en Allemagne, et quelquefois aux environs de Paris. — Ce g., dont M. Dejean n'a pas publié les caract., se distingue principalement des OEdémeres par les cuisses postérieures non renflées , et des Dryops et des Asclera, genres voisins, par un écusson arrondi et non triangulaire , comme chez ces derniers. Du reste , les Anogcodes ont les élytres assez larges, molles, légèrement convexes , faiblement amincies vers l'extrémité, avec trois côtes longitudinales à peine marquées sur chacune d'elles. (D.)
•ANOGEISSUS . Wallich , Cat. — Co-
AINO
nocarpi sect. Leiocarpus et Anogeissus , vC. ( Prodr. III , p. IG ; Mém. Soc d'hist, nat. Genev., IV, lab. 5; («v.j, en haut; v=rTcrov , bord saillant ). bot. ni. — Genre de la famille des Combrétacées (tribu des Terminaliées, DC). M. Guillemin {Flor. Seneg. t. I , p. '279) en a donné les caract. suivants Tube calicinal à partie adhérente compri mée, diptère; partie inadhérente prolongea beaucoup au delà de l'ovaire , flliforme, persistante; limbe cyathiforme, 5-denté, non persistant. Corolle nulle. Élamines 10 , 2-sériées , saillantes , insérées au limbe calicinal ; fllets subulés; anthères 2-thèques, cordiformes, longitudinalement déhiscentes. Ovaire infère, 1-loculaire, 2-ovulé ; ovules anatropes, suspendus au sommet de la loge. Style flliforme ; stigmate pointu. Fruits comprimés , coriaces , 2-ptères , 1-spermes , mucronés(par la portion persistante du tube calicinal), lâchement imbriqués. Graine ovoïde, suspendue. Embryon rectilignt : cotylédons charnus, convolutésen spirale ; radicule supère. — Arbres à feuilles alternes , très entières, non glanduleuses; fleursjaunes, 1-bractéolées, agrégées en capitules pédoncules, axillaires. — On en connaît 4 esp. , dont 1 de la Sénégambie et 5 de l'Inde. (Sp.)
* AI\OGLOCinS ( «vo., en haut;v>(^yji, pointe). — Mot formé par l'abbé Croizet pour désigner son s.-g. de Cerfs fossiles de l'Amérique , dont le premier andouiller est éloigné de la couronne. (L. D.)
*ANOGI\A, Spach {Nouv. Ann. des Se.
nat., t. IV, p. 559 [Anagramme d'0na(/raj). — Baumannia , S\)ac\\ {U ist. des Plantes phan., t. IV, p. 551 , non DC). bot. pu. — Genre de la famille des Onagraires (tribu des Onagrées, sect. desÉnothérinées ), établ sur quelques esp. iV/Enolhera des auteurs. Il diffère des vrais ^■Enothera par des fleurs diurnes, pendantes en préfloraison, à corolle rose; des ovules I -sériés dans chaque loge, non imbriqués; des capsules linéairestctragones; des graines lisses, anguleuses, (Sp.)
*AI\OLÈI\ES. Anolena ( à priv.; o/iv,, bras ). TÉRAT. — Ranzani a donné cette épithète aux animaux de la classe des Acéphales qui n'ont pas de bras. (C. d'O.)
* AKOLEPTUS àv'M, en haut; 'M^-zdi, étroit; sommet aminci), bot. pu. --Ce mot a été appliqué par M. De Candolle h la
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première section du g. Sonchus , dans laquelle il comprend deux plantes vivaces , originaires du Cap , dont les capitules sont multiflores, les fruits stries longiludinalement et presque atténués au sommet en une sorte de bec. (J. D.)
ANOLIS. REPT. — Genre de Reptiles , formé par Daudin , et que MM. Duméril et Bibron placent dans leur famille des Lézards iguaniens ou Sauriens eunotes. Cocteau assigne à ce genre les caractères suivants : Tèie pyramidale, allongée. Corps épais , légèrement comprimé latéralement.
Queue longue, renflée par intervalles, surmontée à sa naissance d'une crête plus ou moins prononcée ; les membres, et les postérieurs surtout, très développés, grêles, ainsi que les doigts, qui sont terminés par des ongles forts et crochus. Bouche grande; langue molle, spongieuse, entière, un peu extensible; dents nombreuses, peu inégales, serrées et aplaties de dehors en dedans : les antérieures simples ; les postérieures bicuspides, ou tricuspides, ou dentelées en scie. Plusieurs auteurs prétendent que les Anolis ont des dents simples, coniques, au palais ; d'autres disent qu'ils n'en ont pas ; le fait est que CCS dents ne sont pas constantes chez tous les Anolis , preuve que ces Phanères ne peuvent pas avoir, dans l'Histoire des Reptiles, toute l'importance caractéristique que l'on a voulu leur attribuer. Les branches postérieures de l'os hyoïde se prolongent chez ces animaux, fort en arrière, sous le thorax, et le rapprochement de leurs extrémités détermine, dans certaines circonstances physiologiques, une saillie plus ou moins considérable de la peau du gosier, élargie en une sorte de fanon que l'on a appelé improprement goitre, et qui a fait donner aux Anolis les noms vulgaires de Goitreux , de Papa-Vento , etc. Les côtes se réunissent entre elles à la partie inférieure du thorax, à peu près comme chez les Caméléons , avec lesquels les Anolis ont encore d'autres points de ressemblance; les yeux sont saillants, munis de deux paupières à peu près égales; le tympan forme une ouverture ovalaire-libre. La tête est couverte de petites plaques égales, polygones, irrégulières; le corps est revêtu d'écaillés petites, égales, uniformes, quadrilatères, lisses, subverticillées , réunies sous le ventre
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en forme de suture ; sur les membres elles prennent une forme rhombotdale, et deviennent carénées ; mais le carat 1ère propre des Anolis est celui qui leur a valu les noms de Lézards larges-doigts ou Dactt/loa; la dernière phalange de tous les doigis est grêle , arrondie, tandis que l'avanl-dernière est renflée, élargie en une plaque discoïdale aux quatre doigts extérieurs de chaque pied, garnie au dessous de petites lame!!es transversales qui aident ces Sauriens dans l'action de grimper : car les Anolis chassent ordinairement sur les arbres et les buissons, et se nourrissent non seulement d'Insectes, mais encore de fruits et de baies ; leur coloration , en général verdâtre, se perd facilement dans la teinte du feuillage sous lequel ils se cachent; cette couleur est aussi, comme celle du Caméléon, sujette à varier brusquement , selon les sensations de l'animal. Les Anolis sont vifs et lestes; ils courent avec promptitude, et sautent avec légèreté d'une branche à l'autre; ils mordent fortement et avec assez d'acharnement la main qui les saisit ; mais leur morsure est innocente. Ils s'accouplent et se reproduisent comme la plupart des autres Sauriens.
MM. Duméril et Bibron indiquent 25 esp. d'Anolis, qui appartiennent presque toutes à l'Amérique et aux Antilles. (C. d'O.)
ANOiMA, Lour. {Flor. Coch. ed.Willd., p. 341) (avouo,-, irrégulier), bot, ph. — Genre de la famille des Légumineuses (s.ordre des Césalpiniées, tribu des Cassiées, DC). Établi par Loureiro sur des esp. très hétérogènes , ce g. a été limité à une seule esp.. fort incomplètement connue, et à laquelle on assigne pour caract. génériques : Cal. de 5 sépales presque égaux, oblongs. soudés par la base.Pét. 5, presque égaux, oblongs. Étamines 10, ascendantes, alternativement fertiles et stériles. Légume épais, oblong, 1loculaire, 2- valve, polysperme. — Arbrisr seau (indigène de Cochinchine) à feuilles opposées, bipennées; folioles subovales, cotonneuses; fleurs blanches, disposées en panicules. C^*"-)
ANOMAL. Anomalus ( àvowa^o?, irrégulier ). — Cet adjectif s'emploie , en Histoire naturelle , pour désigner un être qui , par son faciès, l'absence ou la présence de certaines parties , s'éloigne des êtres que leurs caractères généraux placent à cô-
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té de lui, et auquel il doit ôtre comparé. (C. D'O.)
ANOMAL. Anomalus ( â-j'Jiyx^o?, irrégulier ). BOT. — Se dit de tout organe dont la forme s'éloigne de celle du type général. ,.0n dit en général qu'une fleur est anomale j quand sa forme n'est pas celle des fleurs qu'on voit le plus ordinairement : par exemple les fleurs des Linaires, des Ancolies, des Aconits, etc. (C. L.)
*Al\OMAL. Ânomalîs {ù-j'Lixoôoi , irrégulier). MAM. — Qui est irrégulier ou contraire à l'ordre naturel. (C. d'O.)
*AIVOMALA(«v'Va>o?, irrégulier). INS.
— Genre de Coléoptères pentamères , famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides phjUophages, établi par Mégcrle aux dépens du g. Melolontha de Fabricius , et adopté par presque tous les entomologistes. Ses caract. , suivant Westwood, le seul auteur, à ma connaissance, qui les ait publiés ( Synopsis of the gênera of British Jnsects), sont : Antennes de 9 articles. Ongles inégaux. Chaperon non avancé. Corselet large postérieurement. — Ce genre a pour type le Melolontha vitis de Fabricius , auquel sont venues se réunir une foule d'espèces analogues, tant d'Europe que des autres parties du globe. M. Dejean, dans son dernier Catalogue , en mentionne 71. Ce sont des Insectes de moyenne taille pour la plupart; d'un vert métallique très brillant, qui se change en bleu ou couleur de bronze doré dans quelques espèces. Ils se distinguent, à la première vue, des Hannetons par leur forme presque ovoïde, et par leurs pattes, plus courtes et plus trapues. On en trouve une esp. aux environs de Paris : c'est le Melolontha Juin de Fabricius, qui varie tellement, suivant les contrées qu'il habite , qu'il a reçu neuf noms différents. (D.)
ANOMALES- Anomalœ ( àvdj/j.oiy.ciç, irrégulier ). BOT, — Tournefort donnait ce nom aux plantes de sa 11* classe , à corolle polypétale, irrégulière : Balsamines, Fumeterres, Delphinelles, etc. (C. L.)
*AI\OMALIE. AnomaUa{àv-ji[xcùlx, irrégularité). BOT. — Dénomination qui, en Botanique , s'applique en général à toute déviation des formes ordinaires. (C. L.)
♦ANOMALIES. -Inomaiïœ ( «vo.//«/.-a, disparité), zool., térat.— Toutes les espè-
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ces , principalement l'homme, et les animaux domestiques répandus comme lui dans des climats très divers et exposés à 1 action d'un grand nombre de causes modificatrices , sont sujettes à une foule de variations dans la forme, le volume, la structure, et, en général, la disposition des organes. Le même individu observé à deux âges, ou même dans deux saisons diverses, présente sonvent de notables difl^érenccs. Cependant , aa milieu de toutes ces diversités nsirmales, il existe un ensemble de traits communs à la majorité des individus qui composent une grande espèce; et c'est cet ensemble de traits communs qu'on nomme le type spécifique.
Toute déviation du type spécilique, ou, en d'autres termes, toute particularité organique que présente un individu comparé à la plupart des individus de son espèce , constitue ce qu'on appelle une J/îo/naKe, et quelquefois une déviation organique.
Cette définition, avec laquelle les données étymologiques du mot Anomalies sont parfaitement en rapport, peut, au premier aspect, paraître un peu abstiaite; mais elle renferme en elle l'expression très exacte de la valeur du mot Anomalies, généralement si mal compris , même par les tératologues. Elle met en lumière une notion qu'il importe d'acquérir dès les premiers pas faits dans l'élude de la tératologie, savoir, qu'une anomalie n'est point essentiellement une conformation irrégulière et désordonnée , une infraction aux lois générales de la nature , mais simplement une conformation insolite, un état organique différent de celui que nous avons habituellement sous les yeux. C'est ce que notre illustre Montaigne avait parfaitement compris et indiqué dès 1580, lorsque dans ses immortels Essais, à l'occasion d'un monstre double, il s'exprimait ainsi • « Nous appelons contre nature ce qui advient contre la coustume : rien n'est que selon elle , quel qu'il soit. »
C'est parce qu'il en est ainsi que la tératologie est une science , et non une vaine et stérile collection de faits auxquels on pourrait tout au plus prendre un intérêt de curiosité. Supposez que les Anomalies ne soient , comme on l'a dit jusque dans lesiècle dernier, comme quelques uns le répètent encore aujourd'hui, que de vains jeux de la nature, le sentiment qu'elles doivent inspirer seraU
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celui qu'exprime cette phrase célèbre de Pline : Ludibria sibi , miracula nobis ingeniosa fecit natura. L'étude d'un être anomal, sou examen anatomique lui-même, ne saurait conduire à d'autres résultats qu'à la constatation des formes plus ou moins bizarres, à la mesure de la dislance plus ou moins grande qui les sépare des formes normales et, par suite, à un étonnement stérile et irrationnel. Si , au contraire , les Anomalies, selon la belle expression de Montaigne , sont contre la coustuine seulement, et non contre la nature; si elles ont leurs règles et leurs lois ; si même ces règles et ces lois ne dififèrent pas essentiellement des règles et des lois qui régissent les êtres normaux, un lien intime se trouve établi, non seulement entre tous les faits de la Tératologie , mais aussi entre les faits tératologiqueset les faits relatifs aux êtres normaux. La Tératologie devient dès lors une science, à l'étude de laquelle s'attache un double intérêt et une double utilité , puisque l'observateur peut s'y proposer un double but : la coordination des faits tératologiques considérés en eux-mêmes; puis l'application de ces faits et des conséquences qui en résultent aux diverses branches des sciences de l'organisation. Tel est le caractère , telle est la portée de la Tératologie, telle que l'ont faite les travaux récents. Et comme la Tératologie, dans les mille et mille faits qui lui appartiennent, embrasse toutes les conditions de l'organisation chez tous les êtres, nous ne craignons pas d'aller trop loin en disant qu'il n'est pas une des lois de l'organisation qui ne puisse , si elle est vraie , recevoir de cette branche nouvelle de la science une utile confirmation, et dont la fausseté, dans le cas contraire, ne puisse être pai elle mise en lumière. Dans cet article placé presque au début de ce Dictionnaire, et alors que l'ordre alphabétique nous a permis à peine l'exposition de quelques faits particuliers , nous ne saurions suivre la Tératologie ni dans ses hautes généralités, ni dans les brillantes appHcations qui déjà en ont été faites ou peuvent l'être à la Physiologie , à l'Anatomie comparée , à la Zoologie. Leur exposition trouvera naturellement sa place dans un article général sur la tératologie (Voy.ce mot), tandis qu'il est indispensable, même pour rintelligence des articles soéciaux qui
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vont suivre , de placer ici quelques notions préliminaires sur la nomenclature et la classification tératologiques.
En remontant à la définition que nous avons donnée au commencement de cet article , il est évident que les Anomalies, bien qu'elles soient, sous un point de vue général , intimement liées entre elles , doivent être infiniment nombreuses et variées. Elles le sont en effet. Tout écart du type spécifique est une Anomalie , depuis la variété la plus simple , la moins apparente , la plus dénuée d'influence sur l'ensemble des fonctions , jusqu'à la déformation la plus bizarre et la plus hideuse de l'être tout entier, à l'altération qui entraîne comme conséquence la non-viabilité ou la nécessité de vivre dans les conditions les plus exceptionnelles ; depuis, par exemple, la plus légère modification dans la couleur, dans la forme , dans la grandeur du corps ou de l'une de ses parties , jusqu'à l'existence de deux , de trois têtes pour un seul corps, jusqu'à la suppression simultanée de tous les organes réputés les plus essentiels à la vie.
Tous ces états de l'organisation , s'ils ont quelque chose de commun , en tant que con stituant des faits de déviation du type spé cifique , sont manifestement très différents entre eux ; et la nécessité de leur division et de leur subdivision en groupes de divers ordres régulièrement subordonnés les uns aux autres n'est pas moins évidente que le lien par lequel les Anomalies sont unies sous le point de vue le plus général. Cette nécessité a cependant plus ou moins complètement échappé à un grand nombre d'auteurs , et tellement, que le mot Monstruosité , malgré ses données étymologiques et l'acception qu'il tient de l'usage, avait fini par devenir, dans la nomenclature tératologique , un synonyme exact du mot Ânoinalie. On trouve, en effet, jusque dans les ouvrages les plus récents, ces deux termes pris indifféremment l'un pour l'autre , et appliqués également aux déviations les plus légères comme aux plus graves et aux plus complexes.
Frappé des inconvénients d'une telle confusion , et persuadé que , si les mots ne font pas la science , ils aident puissamment à la faire , nous n'avons pas craint de consacrer des recherches assez longues à la réforme de la nomenclature tératologique , en même
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temps qu'à rctablissemoiit d'une classification régulière pour IV nsomble des Anomalies.
Ces recherches nous ont conduit h distinguer les Anomalies en quatre groupes principaux , qu'à l'exemple des zoologistes nous avons appelés embranchements.
Le tableau synoptique suivant les présente dans l'ordre et avec les noms que nous avons adoptes , et donne une première idée de leurs rapports.
simples HEMITERIES {Variétés et
^ ) Vices de conformation).
5? \ I HETEROTAXIES.
'^ • \ HERMAPHRODISMES.
^ f complexes./ MONSTRUOSITÉS [Mon- \ stres unitaires et M.
\ composés).
Les HÉMITÉRIES , qui , ainsi qu'on le voit par ce tableau , constituent le premier embranchement , peuvent être déOnies par leur simplicité même. Toute Anomalie simple , c'est-à dire portant sur un seul organe, sur un seul système , sur une seule condition organique, est une Hémitérie. Aussi la plupart des Anomalies de ce premier embranchement ne mettent-elles obstacle à l'accomplissement d'aucune des fonctions vitales, et constituent-elles ce qu'on nomme habituellement de simples variétés. S'il en est autrement de quelques autres généralement comprises sous le nom de vices de conformation, c'est par des obstacles apportés en quelque sorte mécaniquement, et sur un point seulement , à l'accomplissement d'une fonction dont l'appareil est d'ailleurs bien développé. Entre ces dernières Hémitéries, plus ou moins nuisibles à l'individu qui les présente, et les simples variétés, il n'existe d'ailleurs aucune différence organique de quelque importance; les unes et les autres sont également simples, et souvent même ce qui est vice de conformation dans une espèce constitue seulement une variété dans une autre.
Les Hémitéries sont, entre les quatre embranchements tératologiques, le plus vaste , sans nulle comparaison. Il n'est peut-être pas un seul sujet, surtout parmi les esp. placées hors des conditions uniformes de la vie sauragc aui . examiné attentivement dans tou-
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tes ses parties, se trouvât exempt de toute Hémitérie. Cet embranchement est aussi celui de tous dont l'étude offre le plus d'importance, soit à cause des nombreuses applications pratiques auxquelles elle peut conduire, soit parce que, les autres Anomalies pouvant toutes être considérées comme résultant de l'association de deux ou de plusieurs Hémitéries, la connaissance de celles-ci est en quelque sorte la base sur laquelle repose la Tératologie tout entière.
Le second embranchement, celui des HE- TEROTAXIES, est aussi peu nombreux et aussi peu étendu que le précédent est vas te. Il résulte, en cU'et, de conditions dont la coexistence est nécessairement fort rare, et pourrait même, au premier aspect, être jugée impossible. Les Hétérotaxies diffèrent essentiellement des Hémitéries en ce qu'elles sont complexes; en d'autres termes, en ce qu'elles ail'cctent à la fois un grand nombre d'organes; et cependant, comme les variétés les plus simples , elles ne mettent obstacle à l'accomplissement d'aucune fonction. — Ce sont donc des Anomalies fort remarquables sous le rapport anatomique, et dont cependant l'influence physiologique est presque nulle; ce qui, au premier aspect, semble contradictoire. Le plus souvent même, chez les animaux, et toujours chez l'homme , en raison de la symétrie de ses organes extérieurs , les Hétérotaxies ne modifient pas d'une manière appréciable la forme générale ; en sorte que, quelque complexes que soient ces Anomalies, i. est parfois bien diflicile de les découvrir sans l'aide du scalpel. Sans entrer, sur la nature des Hétérotaxies, dans des détails qui auront naturellement leur place dans un autre article [ Voy. iiÉTÉROTAxirs ) , il est nécessaire d'indiquer dès à présent par une courte remarque , conunent se produit un résultat en apparence si paradoxal. Les Hétérotaxies résultent de la coexistence et de la coordination régulière de plusieurs modifications qui seraient, chacune prise à part, des causes de trouble ou même de mort, mais qui, combinées ensemble, se compen. sent mutuellement, annulent réciproquement leurs effets fâcheux, et finissent par reproduire, sous une autre forme et dans un autre sens, toutes les conditions de la vie normale.
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Les deux embranchements précédents n'avaientencoreélé ni distingués et déterminés , ni dénommés. Le troisième, celui desHER- MAPHR0DIS31ES, était, au contraire, établi à l'avance sous ce nom par les tératologuesallemands, quiont ainsi beaucoup étendu et généralisé le sens du mot Hermaphrodisme. Un Hermaphrodite, dans Pacception usuelle de ce mot , est un être possédant les deux sexes, et pouvant, soit se féconder luimôme, soit alternativement féconder et être fécondé. Tel est le sens dans lequel le mot Hermaphrodite, et, de même, le molHermaphrodisme ou Hermaphroditisme , ont d'abord été employés en Tératologie. Les anciens auteurs réservaient le nom d'Hermaphrodite aux individus auxquels ils attribuaient la faculté de remplir tout à la fois les fonctions dévolues aux deux sexes dans l'acte delà reproduction, ou du moins dans lesquels ils admettaient l'existence simultanée d'organes mâles et d'organes femelles. Mais le sens tératologique des mots Hermaphrodite et Hermaphrodisme a pris peu à peu plus d'extension; et nous n'avons véritablement fait que donner une expression nouvelle, plus nette et plus concise peut-être, d'un système d'idées et de nomenclature déjà consacré par l'usage , lorsque nous avons détini V Hermaphrodisme anormal la réunion chez le même individu des deux sexes ou de quelques uns de leurs caractères. Ainsi, tandis que pour les anciens auteurs il n'existait et ne pouvait exister qu'un seul genre d'Hermaphrodisme, l'Hermaphrodisme absolu, dos déflnitions nouvelles nous font concevoir la possibilité, et prévoir l'existence d'une multitude de genres d'Hermaphrodisme. Entre les deux termes extrêmes des déviations qui existent dans ce groupe, entre la réunion de toutes les conditions normales d'un sexe avec un seul des caractères de l'autre, premier degré possible de l'Hermaphrodisme, et la duplicité complexe des sexes, qui en forme le dernier, il peut se trouver, et il se trouve, en effet , une longue série de cas remarquables et variés.
Le rang que nous assignons aux Hermaphrodismes, après les Hémitéries et les Hétérotaxies , et avant les Monstruosités , n'est nullement arbitraire, mais résulte nécessairement de leur degré d'influenc* sur l'orga-
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nisation et les fonctions des êtres qai en sont airectés. Ainsi , lors de la naissance, l'influence des Hermaphrodismes n'est pas sensible , et son importance physiologique, en particulier, est nulle ou presque nulle, comme celle d'une Variété ou d'une Hétérotaxie. Au contraire, à partir de l'époque de la puberté , les Hermaphrodismes deviennent causes de modifications très notables dans l'ensemble de l'organisation, exercent une influence manifeste sur plusieurs fonctions, et par là se montrent comparables aux Anomalies les plus graves , c'est-à-dire aux
MO>.STRÏJOSITÉS.
Les Hermaphrodismes conduisent ainsi, sous quelques points de vue, àcesderiières, essentiellement caractérisées par leur complication et leur gravité; mot dans lequel se résument tout à la fois l'importance des modifications subies par un plus ou moins grand nombre d'organes chez les Monstres, et l'influence exercée sur leurs fonctions; influence qui est telle, que la vie devient, ou impossible hors du sein materne! , ou possible seulement dans des circonstances et avec des conditions tout exceptionnelles. Telles sont, pour citer dès à présent quelques exemples, celles que l'on a observées plusieurs fois, et toujours avec un si vif intérêt, chez les êtres doubles, résultant de l'association , de l'union plus ou moins intime de deux sujets ( Voy. Monstres doubles
MONOMPIIALIErS, SYSOMIENS , MOAOSO MIEAS, llÉIÉROT\'PIEîSS, HÉTÉRALŒIVS ,
etc.). Telles sont, et plus remarquables encore, celles dont plusieurs exemples ont été offerts par ces êtres imparfaitement développés, et parfois tout à fait informes, qui, inclus et cachés dans l'abdomen d'un frère jumeau, ont pu y traîner, durant un grand nombre d'années , une existence ignorée de tous, sans excepter celui qui les portait [ Voy. Monstres doubles endocymh Ns).
Teiles sont les quatre divisions primaires ou embranchements que nous avons cru devoir admettre parmi les Anomalies. Nous en avons donné en peu de mots la ca«ractéristique, nous réservant de consacrer à chacun d'eux, dans la suite de cet ouvrage, an article spécial, et de résumer, au mot tb- UATOLOGiE. les généralités qui sont applicables à l'ensemble des Anomalies.
(Is. G. S. H.)
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* ANOMALIFLORE. Anomaliflorus ( anomalus [ àv .'j,u.a).o; ] , irrégulier ; flos , fleur). BOT. — Épilhète appliquée par Cassmi à la calathide, au disque et à la couronne des Synanthcrces , quand les corolles de leurs fleurs sont anomales. (C. L.)
*A]\OMALI]\E. Anomalina («v Va/oî, irrégulier, anomal ). foram. — Genre de Foraminifères, de l'ordre des jfféhcos^wes, famille des Turbinoïdées , que nous avons créé en 1825, et que nous caractérisons ainsi : Coquille libre, déprimée, rugueuse ou perforée; spire non apparente, entièrement embrassante du côté opposé à l'ouverture. Loges bombées , allongées ; ouverture en fente située à la région ombilicale , souvent continue d'une loge à l'autre.
Les Anomalincs se distinguent des Rosalines, dont elles ont l'ouverture, par la spire, qui , au lieu d'être trochoïde , élevée , toujours apparente en dessus, est, au contraire, embrassante comme celle des Nautiles.
Nous avons découvert cinq espèces de ce genre , dont trois vivantes , deux de l'Adriatique et une d* l'île de France. Des deux fossiles , l'une est des terrains tertiaires de rétang de Thau ; l'autre , des environs de Bordeaux , où elle est caractéristique.
*ANOMALlPES (àv V«k5, inégal; ^oZç, pied). UNS.. — M. Guérin, dans son Iconographie du règne animal de Cuvier, pi.
29, fig. 7 , a représenté sous ce nom , d'après l'indication verbale de Latreille , un g. de Coléoptères hétéromères, famille des Mélasomes , tribu des Blapsides, que ce célèbre entomologiste a nommé depuis Heteroscelis. Voy. ce mot pour les caract. du genre. (D.)
* AiVOxMALIPÈDES. Ânomalipedes ( anomalus, anomal; pes, pied )• ois. — Nom donné par Schœffcr , dans sa Méthode ornithologique, h un ordre d'Oiseaux, carac térisés par un doigt postérieur et trois antérieurs , dont l'intermédiaire est uni à l'externe par trois phalanges , et h l'interne par une seule. (C. d'O.)
ANOMALOCARBE. Anomalocardia.
{&-jjj!xxloi, irrégulier; xa^tTta, cœur). aïoLL. — Klein a proposé ce nom dans son médiocre ouvrage intitulé : Tentamen Methodi Oslracologiœ. Ce g. rassemble , sans discernement, toutes les Coquilles bivalves qui
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sont cordiforraes. On y trouve des Arches, des Pétoncles, des Bucardes, etc.
M. Schumacher, dans son Essai d'une classification des Coquilles, a emprunté à Klein sa dénomination générique, pour l'appliquer à un genre dont la Venus rugosa est pour lui le type. Celte Venus rugosa ne peut se séparer des autres espèces du même genre ; par conséquent, le g. Anomalocardia de M. Schumacher ne peut être conservé. Voy. VENUS. (Desh.)
AIXOMALOECIE. Ânomalœcia («vcifj.'Aoi, irrégulier; olxix, habitation), bot. — Dénomination imposée par L.-C. Richard à la 2i' classe (Polygamie) du système linnéen, (c. L.)
AKOMALOIV ( àvV«3ios, irrégulier? ).
Genre de la famille des Ichneumoniens , de l'ordre des Hyménoptères, établi par Jurine {Nouv. méthode de cl. lesHym.),et adopté par Gravenhorst {Ichneumonol.) comme une simple div. du g. Ophion. Les Anomalon diffèrent seulement des esp. de la div. des Ophion proprement dits par la seconde cellule cubitale des ailes antérieures , nulle ; par les tarses postérieurs, plus épais, et par l'abdomen, comprimé, caréné en dessus, avec un pédicule long et grêle. Cette division générique comprend un certain nombre d'espèces indigènes, dont les plus répandues sont les Ophion ( Anomalon ) circum- (lexum Lin. , Amiclum Fabr. , etc.
* ANOMALOPEDES. Anomalopedes [anomalus, anomal; pes, pied), mam. — Klein a désigné sous ce nom une famille comprenant les Mammifères qui ont les cinq doigts réunis par une membrane.
*Al\OMALOPTERIS (àv:.Va>05 , irré.
gulier; KTtpà-j , aile), bot. ph. — Synonyme ù''Acridocarpus, de la famille des MaK pighiacées. (J. D.)
*ANOMALOPTERÎS ( âv^^/oç, anomal; irrî/3i>|, aile ). BOT. VIS. — M. De Candolle avait, sous ce nom, proposé dans le g. Heteropteris une section qui lui paraissait pouvoir être elle-même un jour élevée au rang de genre. M. G. Don l'a établi plus tard en lui conservant le nom proposé; mais ii l'était déjà dans la Flore de Sénégambie sous celui û''Acridocarpus. Voy. ce mot.
(Ad. Juss.) SS"
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AlVOMALURE. Anomalurus. mamm. — Genre très curieux de Rongeurs volants propre à la côte occidentale d'Afrique.
ANOMAUX. JLnomaîa {à priv.; v euph.; hft.xlài, égal). CRUST. — Section de la grande famille des Décapodes macroures établie par Latreille et comprenant les Hippides et les Paguriens, c'est-à-dire les Macroures , dont les deux ou les quatre derniers pieds sont beaucoup plus petits que les précédents, dont l'abdomen n'otlre jamais en dessous plus de quatre paires de fausses pattes ; et dont les pièces latérales de la nageoire caudale sont rejetées de côté et ne forment pas avec le dernier segment une nageoire en éventail. ( Voy. Règne animal de Cuvier , t. IV, p. 73.) (M. E.)
ANOMAZA , Laws. ( ? «voy.r.; , irrégulier; aÇ«, couleur de brûlé), bot. pu. — Genre de la famille des Iridacées,synon. du
g. ANOMATHECA. (CL.)
ANOMIDES (i^voy.oî, «, singulier, ère ; i'jéx, forme), ins. — M. Dumcril ( Consid. génér. sur les Ins. ) emploie cette dénomination comme nom de famille pour désigner les Mantes et les Phasmes ou Spectres. Voy.
MAlVT!E>Set PlIASMIEINS. (Bl.)
ANOMIE. Anomia (contraction d'àvoj- /toc/w, irrégularité), moll. — Le genre Anoraie a été créé par Linné dans la 10= édition AnSystema ISaturœ-.W y rapporta non seulement les Coquilles qui conservent encore ce nom, mais aussi desTcrébratules et une espèce du g. Ilyalc appartenant aux Ptéropodes. Cette conclusion se maintint dans la douzième édition du même ouvrage, et fut conservée par tous les imitateurs de Linné. Millier nous semble être le premier qui, dans son Prodromus Zoologiœ danicœ, détacha des Anomies le g. Térébratule , que Bruguière adopta plus tard dans ^Encyclopédie, et que presque tous les historiens lui attribuent. Ce g. n'était pas le seul qui méritât d'être séparé. Chemnitz, dans son grand ouvrage de Conchyliologie , avait indiqué nettement un g. fort naturel, auquel Bruguière imposa le nom de Crania pour conserver le souvenir de V Anomia traniolans de Linné, présentée comme type lie ce nouveau g. Forskal, dans sa Fauna arabica, avait, par de très bonnes observations, préparé les moyens de détacher en-
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core des Anomies de Linné VAnomia tridentata, qui est devenue pour Lamarck le type de son g. Hyale. Ces démembrements successifs réduisirent sans doute de beaucoup le g. Linnéen ; mais ils eurent l'avantage de le rendre parfaitement naturel, en le laissant en contact avec des espèces qui onl entre elles la plus grande analogie. Vivant en abondance sur nos côtes et dans la Méditerranée, les animaux ne furent cependant connus que depuis le grand ouvrage de Poli sur les Testacés des Deux-Siciles. Malgré les soins que prit cet habile anatomiste , il lui échappa plusieurs faits intéressants sur l'organisation du genre Anomie. Cuvier, entre autres, découvrit un pied rudimentaire qui avait échappé aux investigations du naturaliste napolitain ; mais il restait encore plusieurs découvertes à faire dans l'organisation de ce genre , et nous-même y avons ajouté plusieurs observations tendant à en assurer les rapports d'une manière déflnitive.
Tous les auteurs systématiques, sans exception , ont rangé les Anomies dans la famille des Ostracées ; cependant, si l'on eût fait attention à ce caractère si singulier du nombre des muscles dans les Anomies , on aurait peut-être balancé à les comprendre dans la famille des Huîtres. En etTct , les Huîtres sont monomyaires , tandis qu'on trouve constamment trois muscles dans les Anomies. Si l'on eût également comparé avec soin l'organisation des animaux telle qu'elle a été donnée par Poli , on se serait bientôt aperçu que les deux g. dont nous parlons sont extrêmement différents ; aussi Poli a-t-il eu le soin de ne pas les réunir. L'animal des Anomies est irrégulier , enveloppé dans les lobes inégaux d'un manteau très mince, dont les bords , entièrement séparés, sont garnis, dans tout leur pourtour, d'une branche lentaculaire ; la bouche, placée à la partie supérieure et vers le bord dorsal, est dégarnie de palpes labiales ; au dessus d'elle se trouve un pied rudimentaire, et la masse viscérale, assez considérable, est principalement formée des organes de !a digestion, enveloppés dans un foie assez con* sidérable et pénétrant dans une petite étendue d'un ovaire peu volumineux; sur les parties latérales et inférieures de cette masse viscérale , sont attachés les feuillets bran-
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chiaux inégaux, qui, par leur organisation, ont quelque ressemblance avec les bras ciliés des Mollusques brachiopodes. — Le manteau, dans ce genre , offre une particularité assez remarquable qui ne se présente dans aucun autre Mollusque lamellibranche : c'est que l'ovaire se décharge entre les deux membranes dont le manteau est formé, et les œufs unissent par s'y accumuler en quantité considérable avant d'être rejetés au dehors. Cette disposition de l'ovaire ressemble beaucoup à ce que l'on observe dans les Térébratules. On trouve constamment trois muscles dans les Anomies ; deux de ces muscles viennent s'insérer sur l'osselet qui sert de point d'appui à l'animal et qui passe à travers la valve perfo rée; l'autre représente le muscle adducteur central des Mollusques monomyaires. Les coquilles du g. Anomie sont fort irrégulières ; elles sont très inéquivalves , presque toujours orbiculaires et aplaties. Se fixant aux corps sous-marins , elles en prennent , pour ainsi dire , l'empreinte et en conservent la forme et les accidents. La valve inférieure , qui est en contact immédiat avec les corps servant de point d'appui , est presque toujours la plus petite; elle est toujours concave en dehors , et convexe en dedans ; son sommet est toujours percé, et son bord supérieur se détache au dessus de la perforation sous la forme d'une apophyse plus ou moins grosse, à sommet tronqué, et sur laquelle le ligament vient s'insérer. La valve supérieure est convexe ; son bord supérieur est presque toujours rentré en dedans, de manière à dominer la cavité du crochet ; c'est immédiatement au dessous de ce bord que se remarque une cavité transverse peu profonde à laquelle correspond l'apophyse articulaire de la valve opposée, et qui est destinée à recevoir le ligament. Si l'on examine l'intérieur de cette valve, on aperçoit au centre un espace ovalaire circonscrit par une légère impression. C'est sur cette portion centrale que l'on distingue très nettement trois impressions musculaires inégaies, et dont la position varie selon les espèces. Si l'on examine le même espace dans la valve opposée , on y trouve la perforation dont nous avons parlé , et, au dessous d'elle, une seule impression musculaire. Enfln , si l'on examine
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l'animal encore attaché au corps sur lequel il a vécu, on voit qu'il a fixé sur ce corps un osselet fort saillant, qui passe au travers de l'ouverture de la valve inférieure , pénètre dans l'épaisseur de l'animal , et donne insertion aux fibres de deux muscles, qui viennent l'embrasser dans toutes ses parties. Jusqu'à présent ce mode d'adhérence est sans autre exemple chez les Mollusques.
D'après ce que nous venons de dire, les caract. génériques du g. Anomie doivent être exposés de la manière suivante : Animal aplati, orbiculaire, irrégulier; les lobes du manteau frangés et désunis dans toute leur circonférence. Une paire de feuillets branchiaux de chaque côté ; une bouche dégarnie de palpes latéraux. Un pied rudimentaire. Trois muscles, dont un adducteur, les deux autres s'insérant sur un osselet suspenseur. L'ovaire se déchargeant entre les feuillets du lobe droit du manteau. Coquille irrégulière, inéquivalve, orbiculaire, ayant la petite valve percée au sommet. Charnière simple ; ligament placé dans une cavité de la valve supérieure à laquelle correspond une apophyse de la valve opposée.
Si nous prenons maintenant chacun des caractères essentiels des Anomies pour les comparer avec ceux des genres qui paraissent les plus voisins, nous verrons que : 1" les Huîtres n'ont aucune trace de pied ; les Anomies en ont un rudiment ; 2° dans les Huîtres, la bouche est toujours garnie de quatre palpes labiaux ; dans les Anomies, ces appendices n'existent jamais ; Z" il est sans exemple jusqu'à présent, dans les Lamellibranches, que l'ovaire se décharge dans l'épaisseur du manteau ; dans les Anomies, au contraire, les œufs s'accumulent en quantité innombrable entre les parois de cet organe.
Enfin, nous ajouterons que les branchies des Anomies n'ont pas une organisation semblable à celles des autres Lamellibranches. Cette comparaison, plus complète qu'on ne l'avait faite jusqu'à présent entre les Anomies et les g. circonvoisins, nous fait sentir la nécessité de séparer ce g. de la famille des Ostracées pour le rapprocher du groupe des Brachiopodes. On verra, en effet, à l'article qui concerne ces animaux, que leur organisation a beaucoup de rapport avec celle des Anomies , et que le g. donl
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nous traitons ici est réellement inlcrmédiaire entre les Lamellibranches et lesBrachiopodes. Une analogie h laquelle on n'a pas fait assez attention, c'est que, selon nous, la petite valve des Anomies représente la valve perforée des Tércbratules, et que l'osselet qui passe à travers représente le ligament suspenseur de ceux des Brachiopodes qui en ont un.
On connaît actuellement un assez grand nombre d'espèces dans le genre Anomie,et il est à présumer que , dans la nature , il y en a bien davantage; ce g. offrant généralement peu d'intérêt aux voyageurs, qui pensent retrouver partout les espèces qu'ils voient sur nos côtes. M. Sowerby, dans son Gênera of shells , a établi sous le nom de Placunanomîa un g. très voisin de celui-ci, et qui démontre les rapports qui existent entre les Anomies et les Placunes. On a rapporté aux Placunes fossiles une grande Coquille qui ne s'est rencontrée jusqu'à présent qu'en Egypte. Cette Coquille, pour la forme extérieure , a en effet les plus grands rapports avec les Placunes ; mais elle a la charnière des Anomies ; elle appartient au g. Placunanomia de M. Sowerby. On connaît un assez grand nombre d'espèces fossiles appartenant au g. Anomie ; presque toutes se distribuent dans les terrains tertiaires ; on en rencontre cependant quelques unes dans les terrains crétacés inférieurs , et nous en avons trouvé une très intéressante dans le Corail -Rag des environs de Commercy. (Desh.)
A]VOMIOPSIS(àvo>o«s, dissemblable ; 6i>ti , figure), ms. ~ Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Coprophages , établi par M. West- ■wood , qui lui donne pour caract. : Pattes longues; tibias intermédiaires courbés et armés de deux éperons mobiles : l'interne long et aigu , l'externe court et spotuliforme. Tarses des pattes antérieures obsolètes ; ceux des quatre autres déprimés , poilus et dépourvus d'ongles. Palpes maxillaires filiformes; leurs trois derniers articles presque d'égale longueur. Palpes labiaux diflormes; leur second article très grand , transverse , ovale ; le dernier très petit , inséré obliquement sur le précédent , du côté interne. Ce g. est voisin des Pachysoma , et vient après lesScéhajTîs. M. Westwood y rapporte deux
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espèces nommées par lui, l'une A . dioscorideSj et l'autre A. sterquilinus, sans indication de patrie, et comme faisant partie du cabinet de M. Walker. Toutes deux sont décrites dans le 2= vol. des Transactions de la Société zoologiguc de Londres, p. 159- 1G2 , et la seconde y est figurée pi. 29, fig. 3. (D.) AXOMITES (augmentât. à'Anomia, contraction d'àvoV/K/ta, irrégularité), moll. — On donnait autrefois le nom d'Anoraites aux esp. fossiles du g. Anomie , et ce nom s'appliquait particulièrement aux Térébratules. Les zoologistes, qui séparaient presque toujours leurs travaux de ceux des oryctographes , avaient laissé introduire dans la nomenclature la terminaison en itc pour les esp. fossiles de genres connus vivants. Cette habitude est tombée en désuétude, et on a presque oublié ces g. Anomite, Bucardite, etc., qui surchargeaient inutilement les classifications. Voy. ANOMIE. (Desii.)
* ANOMMATUS ( (Jv(;>//.«ro5 , privé d'yeux ). ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Engides de Mac-Leay, établi par Wesmael et adopté par Westwood ( Synops. of the gen. of Jiritish Insects) , qui lui assigne pour seuls caract. : Côtés du corselet quelque peu dilatés. Yeux entièrement oblitérés. — Ce g. ne renferme qu'une esp. , le lyctus obsoletus de Spence, ou An. terricola de WesmaeL, qui se trouve en Angleterre. (D.)
* ANOMOCÉPHALE. Anomocejiha- Ivs (kvo,«(3; , sans loi, sans règle ; >^£î>k/^ , tète). TÉRAT. — M. GeoCfroy-Saint-Hilaire désigne soiis ce nom générique tous les Animaux dont la tête offre accidentellement quelque difformité. (C. d'O.)
AIXOMODON (kvo//g;, contraire aux règles , anomal ; o J'oy;, dent). ( Mousses.) bot. CR. —MM. Hooker et Taylor ont établi ce g. {Muscol. Brit., \"= éd. 1818) sur deux esp. qu'ils ont retirées des Neckères , parmi lesquelles elles étaient confondues. Bridel , ayant cru remarquer que l'une de ces Mousses n'offrait pas le caractère essentiel sur lequel les bryologistes anglais avaient fondé leur nouveau genre , en changea le nom par ce seul motif, et imposa à l'espèce unique qui restait alors , celui d'Antitrichia curtipendula; mais, s'il était permis de changer ainsi à volonté la nomenclature sur d'aussi
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légères considérations, on ne pourrait jamais compter sur rien de stable. Le nom donné à ce genre par MM. Hooker et Taylor, ayant la priorité . doit être conservé. Voici les caractères qui lui sont assignés : Péristome double : Pextérieur composé de 16 dents linéaires , lancéolées ; Tintéricur d'autant de cils fugaces, nés au côté interne €t à la base des dents. Ces deux périslomes, naissant de la mime membrane, sont sur le même plan et ont bien plus d'analogie avec le péristome interne des lïypnées. Coiffe cuculliforrae ou en capuchon. Capsule droite, égale , sans anneau.
Les deux esp. qui composaient d'abord ce g. se sont successivement accrues de plusieurs autres , prises parmi les IScckera ou les Pterigynayidrum. MM. Balsamo et De Notaris ( Prodr. Bryol. medioJ., p. 52) y ont réuni le Neckera cJadorrhizans Hedw., et M. Hiibener ( Musc, germ., p. 557-559 ) les Pterigynandrum repens Brid., et striatum Savi. Nous voyons que M. Hooker y rattache encore des esp. àlsothecium Brid.
Ttiutes ces Mousses font partie de la tribu des slypnées , et ont conséquemment le pédoncule latéral. Quelques espèces sont propres à nos climats ; plusieurs communes à l'Kurope et à l'Amérique septentrionale.
Elles vivent sur les arbres et les rochers. (C. M.)
* A]VOMOEUS(àv5>«c5, dissemblable).
nvs. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Carabiques , tribu des Troncatipennes , établi par M. Fischer de Waldheim [Entomograiphie de la Russie, vol. I, p. 127, 128 ) , et qui tient le milieu, suivant lui, entre les genres Cymrndis et Zuphium de Latr. Voici les caract. qu'il lui assigne : Lèvre supérieure prolongée , subcarrée , ciliée , séparée du chaperon par un sillon. Mandibules arquées , très aiguës , tridcntées à la base. Mâchoires à crochet pointu, ciliées intérieurement ; tous les articles des palpes libres. Lèvre inférieure débordant les lobes latéraux du menton , soutenant le premier article des palpes dans toute sa longueur. Menton très échancré, à dent intermédiaire courte, et lobes latéraux arrondis. M. Fischer rapporte à ce g. trois espèces que M. Dejean place dans le g. Cymindis : ce sont les A. cruciatus , lateralis et dorsaiis , toutes trois de la Russie méridionale. Les deux premiè-
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res sont figurées dans l'ouvrage précité (pi. 12, fig. 1 et 2), (D.)
''AlVOMOIA (àvs>.o(o,-, dissemblable ).
lîvs. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Chrysomélines, établi par M. Chevrolat, qui l'a nommé ainsi à cause de la dissemblance que présentent les deux sexes. Non seulement ils diCfèrcnt par la couleur , qui est ordinairement d'un jaune pâle dans les mâles , tandis qu'elle est noire ou rougeâtrc dans les femelles; mais encore par les pattes antérieures , beaucoup plus longues chez les premiers que chez les secondes. Dn reste , les caractères de ce g. sont : Chaperon à 5 échancrures anguleuses (c'est le plus saillant). Tète rugueuse , à front lisse et convexe. Palpes maxillaires, modérément allongés et épais: dernier article aminci et pointu. Antennes de 12 articles , 2-5 noduleux, 4-10 fortement dentés et anguleux du côté externe; le dernier excessivement petit. Tarses longs; leurs 3 articles étroitement bilobés. M. Dejean , qui a adopté le genre Anomnia dans son dernier Catalogue, y rapporte trois esp,, dont une de l'Amérique du nord, une du Mexique, et la troisième de la Colombie. — Nous citerons pour type la Clythra ohsita de Fabricius , Ephippium, Germ. (D.)
* ANOMOSTEPIIIUM {avo/j-o; , irrégulier; G-irpo?, couronne), bot. pu. — Genre de la famille des Composées-Sénécionidées , di\ision des Rudbeckiées , formé par M, De Candolle ( Prod., t. V, p. 5G0 ) , et ainsi caractérisé : Capitule multiflore, hétérogame; fleurs du rayon uni sériées, ligulées, neutres; celles du disque tubuleuses, hermaphrodites. Squammes extérieures de l'involucre campanule, ovales, foliacées; les intérieures oblongues, membraneuses , plus étroites , égales. Réceptacle plan , à paléoles mcmbranacées , arrondies , enveloppant les akènes. Tube des corolles radiaires grêle , allongé, à ligule ovale; tube de celles du disque à gorge étroite , longue et campanulée. Anthères exsertes; stigmates pubérulés, obtus au rayon , surmontés d'un cône très aigu au disque. Akènes du rayon subtétragones-allongés , glabres; ceux du disque courlcmcnt bicornes, couverts de poils couchés, et couronnés d'une aigrette irrégulière. — Les AnomostepMum sont des herbes brésiliennes et caraïbes, suffruti-
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qucuses h la base ; à tiges presque simples , dressées , hispides ; à feuilles opposées , sessiles, couvertes de poils rudes; à inflorescence en capitules terminaux , dont les corolles sont jaunes et les anthères noirâtres. (C. L.) "AKOMOTHECA. ^nomaza, Lows.
; àvo/j.oi , irrcgulicr ; Srr.x-i , boîte , capsule ). BOT. PII. — Genre de la famille des Iridacées , formé par Rcr {Gen. Irid. in Ann. ofBot., t. 1, p. 217), et ainsi caractérisé : Périgone corollacé supère, hypocratériforme; tube filiforme, triquètre, resserré à la gorge; lacinies du limbe sexpartites, oblongues, cunéiformes, étalées; les 5 postérieures rapprochées. Étara. ô , insérées à la gorge du périgone et presque unilatérales; filaments courts, filiformes; anth. oblongues, basifixes. Ovaire infère, ovale-subglobuleux, 5-loculaire. Ovules nombreux, horizontaux, anatropes, bisériés dans l'angle central des loges. Style filiforme; stigm. 5, étroitement linéaires, bifides, repliés. Capsule ovalesubglobuleuse, hérissée de papilles, triloculaire, loculicide-trivalre au sommet. Graines nombreuses, subglobuleuses — —Ce genre, dont le GiadioZMsjMHceus est le type, renferme quelques plantes herbacées du Cap, à rhizome bulbeux-tubéreux; à feuilles réniformes, bifariées ; à scape cylindrique, subjunciforme, portant des fleurs nombreuses, disposées en un épi paniculé, subunilatéral, garni d'une spathe herbacée, courte, diphylle. (C. L.)
*AIVOMOURES (avo//oî, irrégulier; '.O^^i, queue), crust. — S.-ordre de Crustacés décapodes, proposé par Milne-Edwards , et intermédiaire entre la section desBrachyures et celle des Macroures. Ce groupe nouveau n'est pas aussi naturel que ceux des Brachyures et des Macroures ; mais son établissement permet de retirer de ces derniers les espèces hétérogènes qui jusque alors y étaient rangées, et rend de la sorte ces deux grandes divisions parfaitement naturelles. De même que cela arrive dans tous les points de transition par lesquels la nature passe d'un type principal à un autre, on remarque dans l'organisation des Décapodes , réunis sous le nom d'Anomoures , des anomalies nombreuses et importantes ; les uns se rapprochent beaucoup des véritables Brachyures, tandis que d'autres ne difl'èrent oue peu
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des Macroures proprement dits ; et tous les caractères les plus importants qui les distinguent des uns et des autres peuvent manquer tour à tour ; mais néanmoins l'ensemble des particularités de structure qui s'y remarque toujours ne peut laisser de dout« sur les limites de cette division.
La portion céphalo-thoracique du corps des Anomoures est toujours beaucoup plus développée que la portion abdominale, et celle-ci n'est jamais conformée de manière à remplir, dans la locomotion, le rôle important qui lui est dévolu chez les Macroures. La forme générale de la carapace se rapproche presque toujours de la forme propre auxBrachyures, mais quelquefois cette partie s'allonge davantage. Le front ne donne que rarement naissance à un prolongement dont l'union avçic la portion inférieure de l'anneau antennulaire masque l'anneau ophthalmique comme chez les Brachyures, et il n'existe presque jamais de fossettes antennaires et d'orbites distinctes, mode d'organisation qui se retrouve dans toutes les divisions des Macroures. En général, les antennes internes sont grandes et ne peuvent se reployer sous le front ; les pattes-mâchoires externes sont ordinairement allongées et subpédiformes.
La disposition du thorax mérite aussi d'être signalée ; en général, le dernier segment de cette portion du corps ne se soude pas aux segments précédents et en est séparé par une membrane articulaire ; quelquefois même il n'est pas recouvert par la carapace, et constitue un anneau complet. Quant au plastron sternal, sa conformation varie beaucoup : tantôt il est linéaire dans toute sa longueur, comme chez la plupart des Macroures; tantôt linéaire entre les pattes des trois dernières paires ou entre celles de la première paire, et élargi dans le reste de son étendue ; tantôt enfin élargi dans toute sa longueur, comme chez les Brachyures; mais alors on n'y voit pas de suture longitudinale indiquant la présence d'un apodème médian; et, en effet, cette lame verticale i manque alors complètement, tandis que chez les Brachyures elle existe toujours. Les pattes des trois ou quatre premières paires sont grandes et conformées d'ordinaire à peu près comme chez les Brachyures ; mais presque toujours celles de la cinquième paire ou même celles des deux dernières paires ne ser,
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vent plus à la locomotion, et sont rudimentaires et transformées en organes de préhension, ou du moins se trouvent refoulées, en quelque sorte, au dessus des précédentes. La disposition de l'abdomen varie aussi ; presque toujours il est mince et lamelleux, à peu près comme chez les Brachyures, et il ne porte jamais au dessous une double série de fausses pattes réellement natatoires; mais ordinairement sn trouve fixée à son pénultième segment une paire d'appendices plus ou moins développés. Quelquefois ces appendices disparaissent presque complètement par les progrès de l'âge, et d'autres fois ils forment avec le septième segment une espèce de nageoire caudale ; mais il est bien rare que cette nageoire soit disposée en éventail comme chez les Macroures. Enfin, chez plusieurs Anomoures, l'abdomen reste toujours membraneux dans une grande partie de son étendue.
A ces caractères, tirés de la conformation extérieure des Anomoures, se joignent d'au très particularités de structure encore plus importantes, qui nous sont offertes par la phv part des grands appareils de l'économie.
Ainsi chez ces Crustacés l'appareil femelle manque de la poche copulatrice qui existe chez tous les Brachyures, et les vulves, au lieu d'occuper le plastron sternal, sont percées dans l'article basilaire des pattes de la troisième paire.. Les branchies sont toujours lamelleuses comme chez les Brachyures; mais en général ces organes sont plus nombreux et se fixent sur le pénultième anneau thoracique, aussi bien que sur les segments précédents, dispositions qui ne se nencontrent pas chez les Brachyures; il est aussi à noter que souvent ils sont fixés sur plusieurs rangs et par faisceaux, comme chez les Macroures. Enfin la disposition du système nerveux paraît tenir, en quelque sorte, le milieu entre ce qui se voit chez les Brachyures et les Macroures.
Cette section de l'ordre des Décapodes se divise naturellement en deux familles , savoir :
1" Les Âpterures , Edw., comprenant les Dromiens, les Homoliens, lesRaniniens et les Pactoles ;
2» Les Ptérygures, comprenant les Porcillaniens, les Hippiens et les Paguriens.
Al\ON. M.iM. — Petit de l'Ane. Voy. ce mot. (C.D'O.)
ANOIVACEES, ou ANONÉES. Anonés , Anonaceœ , Anoneœ. bot. ph. — Famille de plantes dicotylédones, polypétales, à insertion hypogynique. Les caractères en sont : Calice h quatre ou plus souvent trois parties, ordinairement soudées ensemble ; six pétales sur deux rangs , coriaces , à préfloraison valvaire , très rarement soudés entre eux. Etamines en nombre indéfini, à peu d'exceptions près, insérées sur un large disque hypogynique, serrées les unes contre les autres, mais libres , terminées par un grand connectif quadrangulaire, qui porte en dehors les deux loges de l'anthère adnée.
Ovaires nombreux , en nombre défini ou le plus ordinairement indéfini , soudés entre eux ou libres et serrés, chacun avec un style court et un stigmate simple , et renfermant des ovules solitaires ou en très petit nombre, dressés ou ascendants. Le fruit est composé d'autant de carpelles charnus ou secs, sessiles ou pédoncules, libres ou sou dés, contenant une graine unique ou plu sieurs sur un ou deux rangs. Ces graines , quelquefois munies d'un ariile , sont remarquables par leur périsperme dur, charnu et runciné, revêtu d'un test lisse, et contenant un très petit embryon dans une petite cavité correspondant au point d'attache.
Les Anonacées sont des arbres ou arbrisseaux des parties tropicales de l'ancien et du nouveau monde , et qui ne s'en éloignent que peu et rarement. Leurs feuilles sont alternes, simples, presque toujours entières , dépourvues de stipules. Leurs fleurs , de couleur ordinairement verte ou brunâtre, sont solitaires ou groupées en très petit nombre à l'aisselle des feuilles plus longues qu'elles ; quelques unes avortent quelquefois, et leurs pédoncules s'endurcissent , s'agrandissent et se courbent. En général , toutes les parties sont fortement aromatiques au goût et à l'odorat.
Genres : Anona, L. — Rollinia, Saint- Hilaire. — Lobocarpus, "Wight et Arn. — Monodora, Dunal. — Uvaria, h. — Mitraphora, Blum. — Unona, L. — Artabotrys, R. Br. — Habzelia, Alph. DC. — CœîO' cline, AXph.DG. — Xylopia , L.—Anaxagorea, Si.-'RW. — Hexalobns, Alph. DC. — Miliusa , Alph. DC. — Orophea , Blum. —
AiNO
hocagea , St.-Hil. — Trigynœa, dchlecht.
— Polyalthia , Blum. — Duguetia , St.- Hil. — Guatteria , Ruiz Pav. — Hentschclia, Presl. — llyalostemma, Wall.
Outre ces g. , M, R. Brown en a fait connaître un anomal , originaire de la Nouvelle-Hollande, et qu'il a nommé Eupomatia.
Ses ovaires adhérents et ses étamines périgynes semblent Texclure de la classe , quoiqu'il se rapporte à la famille. (Ad. J.)
AKOiVE ou COROSOL. Ânona , L. , Adans. (nom vernaculaire). bot. pu.— Genre type de la famille des Anonacées , et dont les caract. distinclifs sont : Calice 5-parti ou 5lobé, non persistant. Pétales 6, coriaces, distincts : les externes plus grands que les internes. Étamines nombreuses, linéaires-claviformes , à appendice-apicilaire large , tronqué, anguleux. Gynophore conique. Ovaires nombreux, soudés, renfermant chacun un ovule solitaire, renversé, attaché au fond de la loge. Styles (quelquefois nuls) distincts ou soudés. Stigmates ( quelquefois sessiles ) capitellés ou continus avec les styles. Syncarpe écailleux, oumuriqué, ou tuberculeux, ou lisse, subcoriace à la surface, pulpeux en dedans , pluriloculaire , polysperme. Graines ovoïdes ou elliptiques; radicule infère. — Arbres , ou arbrisseaux , ou sousarbrisseaux. Pubescence simple ou étoilée , en général roussàtre ou ferrugineuse. Pédoncules axillaircs, ou extra-axillaires , ou oppositifoliés, I- ou pauci-florcs, ordinairement solitaires, en général bractéolés à la base. — Ce g., propre à la zone équatoriale, comprend environ 40 esp., dont plusieurs sont renommées pour la bonté de leurs fruits, et, par cette raison , fréquemment cultivées dans les climats intertropicaux ou subtropicaux. Le ce nombre sont notamment : VA. squamosa L. ( vulgairement Cœur de bœuf, Pommier de cannelle, Attier ou Atocire), VA. Chcrimolia Lamk. (vulgairement Chérimolier), VA.reticulata L., connue sous le nom vulgaire de Cachiman; enOn VA.mnricataL., ou Cachiman épineux. C'est le fruit de cette espèce qui est le plus estimé parmi ceux du genre. (Sp.)
ANONÉES. BOT. — Voyez a-\oni.-
CKES. (C. L.)
AIVOIVICA. MOLL. — Ignorant sans doute l'existence du g^^uicuîc de Lamarck, H. Oken l'a de nouveau créé sous le nom '
Ar\0
d'Anonica. — Ce g. du zoologiste allemands étant évidemment un double emploi de celui de Lamarck , a été depuis long-temps abandonné. Foj/. aticule. (Desh.)
ANONYMOS ( à priv. ; v euph. ; ôy^/xx , nom ; sans nom^ bot.ph.— Walter avait désigné sous ce nom des plantes de la Caroline , qui font aujourd'hui partie des Liatris. La plupart d'entre elles appartiennent à la seconde section établie dans ce g. par M. De Candolie sous le nom de Suprago. Ce sont des herbes vivaces, à racines tubéreuses, à tiges simples , et dont les capitules sont disposés en épis ou en grappes. L'aigrette qui surmonte les fruits est formée de l-ô séries de soies munies de barbellules courtes et serrées. (j. d.)
ANOPHÈLE. Anophèles. ( «voj?£}i/,s, inutile, nuisible), ins. — Genre de l'ordre des Diptères, div. des Némocères, famille des Culicides, établi par Meigen, et adopté par Latreille, ainsi que par M. Jlacquart, qui lui assigne pour tous caract. d'avoir les palpes de la longueur de la trompe dans les deux sexet. Son nom générique signiGe , dit-on , importun , mais plus exactement inutile. Ce g. renferme trois esp. , dont une du Sénégal, ^n. mûîwfaMacquart, et deux d'Europe, VAn. maculipennis d'HoITmansegg , et VAn. bifurcatus de Meigen. La larve de cette dernière a été particulièrement observée par Bleigen. Elle est transparente ; elle a quelques poils à la bouche ; deux tumeurs grises, ovales, derrière la tète, et deux autres plus minces avant la queue. Sous la queue, se trouvent un grand nombre de longs poils qui servent probablement à la natation. Elle se métamorphose en nymphe contournée, dont la partie antérieurs est plus épaisse que la postérieure, et dont la tête est munie de deux cornes. (Mcig., Suppl. 242. ) (D.)
*ANOPUYTA ((^viyuTo;, né en haut).
BOT. CR. — C'est ainsi que 3L Endlicher [Gêner. Plant., p. 42) nomme la première cohorte de ses.lcro?;ri/a {Voy. ce mot). Elle comprend deux familles, les 3Iousses et les Hépatiques. Pour les caract. généraux, Voy.
Ml'SCEVÉES. (C. M.)
*ANOPLA!VTHUS («vs->,os, sans armes; av9s5, (leur). BOT. rii. —Genre de la famille des Orobanchées, formé par Endlicher {Gen. PL, t. IV, p. 189), et ainsi caractérisé : Fleurs hermaphrodites, ébractéo-
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lécs. Cal. subcampanulé, quinquéede. Cor. hypogyne , tubuleuse , à tube court , ventru ou allongé, subcourbé à la base, à limbe subbilabié, également quinquéCde. Étaraines 4, incluses , didynames , insérées au tube de la corolle ; anth. biloculaires , mucronées , à loges libres à la base. Ovaire uniloculaire, à 4 placentas pariétaux , distants. Ovules nombreux , anatropes. Style simple ; stigm. capité, obscurément trilobé. Capsule uniloculaire , bivalve ; valves placentifères de chaque côté, en dedans du bord; placentas convergents. Graines nombreuses, très petites plantes herbacées, parasites, observées dans l'Amérique boréale et la région Taurico-caucasique , à scape uniflore, nue au sommet , munie à la base de squammes vaginanles.— Ce g., qui paraît ne renfermer que deux espèces , est divisé en deux sections : Euanoplon ( Orohanche unijlora ) ; Anblatum {Phelippœa foUata, Lamb.).
(C. L.) AIVOPLE. Ânoplus (avoir/os, sans armes), rss.— Genre de Tord, des Coléoptères létramères , famille des Curculionides , div. des Érirhinides,établi par Schuppel, et adopté par Schoenherr, qui lui donne les caract. suivants : Antennes médiocres , minces ; leur funicule de sept articles : le premier médiocrement long, peu épais, sub-obconique; les autres courts , presque perfoliés, serrés , s'épaississant successivement un peu du côté externe ; massue ovale. Rostre assez long , robuste, cylindrique, un peu arqué. Yeux presque latéraux , arrondis , peu convexes. Thorax presque transverse, bi-sinué à la base , légèrement arrondi sur les côtés , très étroit antérieurement , tronqué au sommet, convexe en dessus. Elytres ovales , avec les angles huméraux obtus, convexes en dessus. Tarses mutiques, entièrement dépourvus d'ongles.
Observ. — Corps petit , brièvement ovale, convexe , ailé. Schoenherr a fondé ce g. sur une seule esp. , le Rhynchœnus Plantaris de Gyllenhal , qui habite le nord et le centre de l'Europe ; mais M. Chevrolal en possède une seconde , qui n'a pas encore été décrite. M. Dejean , qui , dans son dernier Catalogue, a adopté le g. Anoplus, n'y rapporte également que l'esp. précitée de Gylienhal. (D.)
* ANOPLIS C« priv.; v euph.; bizlu. on- X. 1.
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gle). uw. — Sous-genre de Coléoptères pentamères, famille des Sternoxes, tribu des Buprestides , établi par Rirby , sans indication de caract. (Fauna borealis americana, p. 151), et auquel il donne pour type une esp. qu'il appelle An' rustîcorum. Il y comprend deux Buprestes de Fabricius ( B. lineata et fasciata) qui appartiennent au g. Ancylocheira d'Eschscholtz , suivant le dernier Catalogue de M. Dejean. (D.)
*AIVOPLISTE. Anoplistes («vw, non; bizM'7Zf,i, qui arme ; ici, par extension , armé ). INS. — Genre de Coléoptères tétramcres , famille des Longicornes , tribu des Cérambycins , établi par M. Serville dans sa Monographie de cette famille, et adopté par M. Dejean dans son dernier Catalogue. Les esp. de ce g. se distinguent principalement de celui des Purpuricenus {Voy. ce mot) par leur corselet , qui est mutique et plus long que la tête. — Il renferme 4 esp., dont nous ne citerons qu'une seule, le Cerambyx ephippium de Schoenherr , figuré par Olivier, t. IV, Capr., pi. 19, fig. 141. Il habite la Russie méridionale. (D.)
*ANOPLOCHElLUS («vorr/oj, non armé ; y.iO.oi , lèvre). OiS. — S.-genre de Coléoptères pentamères , famille des Lamellicornes, tribu des Mélitophiles de Latreille , établi par Mac-Leay ( Illustrations of the Zoology of south Africa, etc., 1858, p. 21 ) dans son g. Macrominus, pour y placera nouvelles esp. de Cétoine, de l'intérieur du sud de l'Afrique, qu'il nomme l'une A. spinitarsis, et l'autre 4. setosus.La première est figurée planche 5 dudit ouvrage. Il rapliorte à ce même s.-g., mais avec doute, la Cetonia tomenlosa de l'Iconographie de MM. Gorf et Percheron, planche 51, fig. 5. (D.)
ANOPLOCHEYLUS. iNS. — Voyez
ANOPLOCHEILUS. (D.)
* AIVOPLODERA ( «von^os , non armé ; ^fip-fi , COU ). Kvs. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Longicornes, établi par M. Mulsant, aux dépens du genre Leptura de Fabricius , dont il ne diffère essentiellement que par ce que les élytres, au lieu d'être rétrécies de la base à l'extrémité, comme dans ce dernier, sont sub-parallèles, rétrécies dans leur partie moyenne, ou presque aussi larges à l'extrémité qu'à la base, li'auteur y rapporte les Lept. 6-guîtata,
(ilO
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rufipesellurida, de Fabricius. Toutes trois sont figurées dans Olivier, et se trouvent en France. (D.)
* AIVOPLODERME. Amploderma ( à.
priv.; V euph. ; Src/ov , arme ; aépax , peau ). INS. — Genre de Coléoptères de la famille des Longicornes, tribu desPrioniens, établi par M, Guérin Mcneville {Revue zoologique), et ayant pour caractères essentiels : Corps cylindrique ; mandibules aussi longues que la tète, arquées, simples. Palpes inégaux, longs, composés d'articles allongés, avec le dernier ovoïde -oblong. Corselet de la largeur des élytres , arrondi. Élytres parallèles, arrondies. Pattes fortes, à tarses simples et assez allongés. La seule espèce connue est VA. bicolor, Guér. M., long de 20 mill., noir, chagriné , avec les côtés du corselet et les élytres dun rouge ferrugineux. Elle habite les Andes du Pérou. (D.)
*AlVOPLODERMIEKS.^«oplodermn (k priv.; V euph.; S^ov, arme; :■■;>/««, peau). INS. — M. Guérin-Méneville a établi sous ce nom {Rev. zool. par la Soc. Cuv., 1840, p. 27G) une s.-tribu des Prioniens, voisine de celle que M. Serville a fondée sous le nom de Spondyliens (4n. Soc. Eut.), mais qui s'en distingue parce que les Insectes qui la composent ont les antennes allongées, serri formes, et les tarses simples et non élargis. Cette division comprend deux g. : le premier {Anoplodermus) est distingué par des antennes dont le troisième article est plus long que le premier et les suivants ; le second {Sipylus) a ce même article beaucoup plus petit que le premier et les suivants. L'esp. qui lui sert de type esl le 5. Orbignyi, de Patagnnic. (D.)
ANOPLOGX ATIÎE. Anoplognathus.
(avoir),os, sans armes; yvi^o;, mâchoire). nvs. — Genre de Coléojjtères penîamères , famille des Lamellicorn^^'s , tribu des Scarabéides , établi par Leach et adopté par Mac- Leay et Rirby {Horœ Ent., p. :g, éd. Icg.). Voici les caractères que ce dernier lui assigne : Labre transversc , aigu araéricurenient au milieu. Lèvre carrée, pointue au milieu, palpigère presque à son t\trémité. Mandibules courtes, très fortes, cornées , édentées au sommet , très entières , extérieurement arrondies , intérieurement aiguës , courbées en dedans. Mâchoires maadibuUformes , a:(iuécs , tourtes ,
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fortes , cornées , avec un lobe voûté et sans dent , sub-échancré à l'extrémité. Palpes presque en massue. Ant. de dix articles ; massue trifoliée, semi-ovale, garnie de poils. Prosternum se prolongeant en pointe conique vers la tète. Tous les ongles simples.
Ce g. figure dans le dernier Catalogue de M. Dejean , qui y rapporte huit esp., toutes de la Nouvelle-Hollande. îVousn'en citerons qu'une, l'^nop. Latreillei {rutela) de Schoenherr [App. ad syn.) , flgurée par Donovan sous le nom de Viridi œneus. (D.)
AXOPLOGNATHIDES. il«op%nathidœ ( Kvoir/o;, sans armes ; y kQoj, mâchoire ). i?is. — i\om d'une division établie par Mac-Leay dans la grande tribu des Scarabéides , famille des Coléoptères lamellicornes de Latreille , ou pétalocères de Duraéril. Elle se compose des g. Amhlyterus, Anoplognathus et Leucothyreus. Les caract. des Anoplognathides sont d'avoir le chaperon divisé transversalement par une suture ; les mâchoires cornées , tantôt dentées , tantôt inermes ; et le labre triangulaire. Cette division ne renferme que des Insectes exotiques dont les mœurs ne sont pas connues. D'après l'organisation de leur bouche , on les présume Phyllophages. Tous sont revêtus de couleurs brillantes et métalliques , et les plus remarquables sous ce rapport viennent de la Nouvelle Hollande. M. Delaporte [Hist. nat. des animaux articulés, Buffon-Duménil , Coléopt. , t. H, p. 125) désigne sous le nom à''Anoplognatites une sous-tribu , à laquelle il donne pour caract. : Mâchoires ayant au plus deux dents à Texlrémilé. 3Iandibules entièrement cornées. Elle se compose des g. Anoplognathus , Srachyslernus , Dasygnatus , Areoda, Amblyterus et Pachycerus. Voy.
ces différents mois. (D.)
AXOPLOGIVATHUS. rxs. - Voyez
AKOPLOGAATIIE. (D.)
* AXOPLOMERUS ( «vetXo,-, sans armes ; //.vi.^i,-, cuisse), os. — Genre de Coléoptères létramères , famille des Longicornes , établi par M. Dejean , mais dont il n'a pas public les caract. Il le place , dans son dernier Catalogue , entre les g. Eburia et Ceraspliorcs de M. Serville, et, par conséquent , dans la tribu des Cérambycins de ce dernier auteur. M. Dejean n'y rapporte que deux esp. nommées par lui A. rotundicol-
ANO
fis et A. J(u;quieri , l'une du Brésil, et Tau- Ire de Cayenne. (D.) *AIVOPLOiV («voir>o?, sans armes), bot.
PU. — Section du g. Orobanche , formée par Wallrolh, et synonyme du g. Anoplanthus. Voy. ce mot. (C. L.) *ANOPLOI\ YCHI A. bot. ph.— Genre ûu sous-genre de la famille des Paronychiées, tribu des Illécébrées , sous-tribu des Euparonychiées, Fenzl , établi par M. Fenzl comme sous-division du g. Paronychia , et caractérisé comme il suit (m Endl. gen. PI. , p. 958) : Segments calicinaux ovales-oblongs ou lancéolés, herbacés, à peine scarieux aux bords, pointus, concaves, mutiques,pubescents. Pétales 5; style très court, 2-fide. Fruit indéhiscent à la base, recouvert par le calice. — Herbes (la plupart habitant les contrées voisines de la Méditerranée) touffues , quelquefois suffrutescentes. Fleurs agrégées en glomérales très denses , et enveloppées de grandes bractées scarieuses. 31. Fenzl fonde ce groupe sur le Paronychia capitata et quelques autres esp. voisines. (Sp.) ANOPLOPHORE. Anoplophora (à priv. V euph. ; h^lo-^àpoi , qui porte des armes ). i?«s. — Genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Longicornes , tribu des Lamiaires , établi par Hope ( Trans. Lin. Soc. , vol. 18 , p. 459 , pi. 30 , âg. 1 ) d'après un admirable insecte récemment découvert dans l'Assame, aux Indes orientales. Voici les caract. de ce g. : Tête de forme carrée. Antennes deux fois plus longues que le corps , avec le dernier article très allongé. Élytres aussi larges en arrière qu'en avant , arrondies au bout. Corps écailleux en dessous , avec la poitrine inerme. Pieds difformes et robustes. La seule esp. connue est VAnoplophorus Stanleyanus Hope. Il est long de 20 lignes, d'un beau vert foncé, luisant, tournant au noir, avec la télé , le corselet et les élytres couverts de grandes taches d'un beau vert pâle. Les antennes sont noires, avec la base des articles bleue. Les pattes sont couvertes d'écaillés d'un beau bleu verdâtre. (D.) * AIVOPLOSTERNUS ( « priv. ; v euphon. ; okXov, arme ; azkp-jov , poitrine), ms. ■ — Genre de Coléoptères pentamères, famille (les Lamellicornes , tribu des Scarabéides , établi par M. Guérin-Méneville ( Mag. de Zool. 1838 , ina. , Voyage de la Favorite ).
AINO
Ce g., voisin des Anoplognathes de Leach , en diffère surtout par le sternum du mésothorax, parfaitement inerme entre les pattas intermédiaires , et par sa lèvre inférieure , garnie en dessous de soies courtes et serrées en forme de brosse , comme dans les Geniates. L'auteur n'y rapporte qu'une seule espèce trouvée près de la rivière des Cygnes , dans la Nouvelle-Hollande , et qu'il nomme An. opalinus. (D.)
* ANOPLOSTH^TA ( «vott/os , sans armes; <yrr,6oi , poitrine ). iNS. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes , établi par M. Dejean , qui n'en a pas publié les caract. , mais qui l'a nommé ainsi, sans doute à cause des épines du corselet qui sont courtes et obtuses. D'après la place qu'il occupe dans son dernier Catalogue, il appartiendrait à la tribu des Lamiaires de M. Serville , et a pour type le Lamia lactator de Fabricius ( radiata Gory) ; esp. de Guinée et du Sénégal. (D.) ANOPLOTHERIUM ( «vo^os, sans armes ; 6t,plo-j, animal ). mam. foss. — Genre de l'ordre des Pachydermes ayant quelques rapports avec les Chameaux , découvert par Cuvier dans les plâtres des environs de Paris. Ces animaux , dont la race est éteinte , avaient quarante-quatre dents en séries continues ainsi que l'homme , savoir : 6 incisives, deux canines et quatorze molaires à chaque mâchoire. Les canines étaient peu différentesd es incisives et ne saillissaient pas plus qu'elles , ce qui a donné lieu au nom d'animal sans armes ou sans défenses. Les trois molaires postérieures, de chaque côté , carrées et à deux collines transverses en haut , à double et à triple croissant en bas , dont l'antérieure terminée par une pointe , séparée par un sillon , étaient fort semblables à celles des Rhinocéros , des Damans et des Palaeotherium ; les trois molaires antérieures étaient comprimées. La quatrième molaire ressemble en haut à la moitié postérieure d'une des dents carrées, et, en bas, aux molaires antérieures. Les pieds , terminés par deux grands doigts , ne différaient de ceux des Ruminants que par la séparation des os du métacarpe et du métatarse , qui ne se soudaient point en canon. Leur tarse était composé comme celui du Chameau; leur carpe, à peu près comme celui da Coch»n.
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Les Anoplollieriuin , d'après ces caractères, élablissaiciil un point de contact entre ies Pachydermes et les Ruminants, de la même manière que les Damans en établissent un entre ces mêmes Pachydermes et les Rongeurs.
Cuvier en a reconnu six esp. dont il a formé trois s.-genres.
I. — Les Anoplotherium , proprement dits, qui comprennent deux espèces :
VAnop. commune, animal delà grandeur d'un petit âne, mais plus bas sur jambes; à queue très forte et de la longueur du corps ; à pieds de devant munis, du côté interne, d'un rudiment de doigt. Cet animal était herbivore et probablement nageur comme la loutre, dont il avait l'allure. Il se nourrissait sans doute des tiges et des racines des plantes aquatiques , et avait, selon toute apparence , le poil lisse et les oreilles petites comme l'Hippopotame.
L\i.nop. secundarium , semblaBle au précédent, mais de la taille du Cochon.
IL — Les Xiphodontes , de |t?oç, épée , et d'o'crcJ;, dent; dénomination tirée de la forme tranchante d'une partie des dents de la seule espèce de ce s. -g., savoir :
L'^nop. gracile, animal de la grandeur et de la forme élégante d'une Gazelle, à membres allongés ; sans doigts accessoires aux pieds de devant, et probablement sans longue queue ; à dents antérieures tranchantes comme celles des Chevrotains.
III. — Les Dichobunes , de cTi'/k, divisés, et de ;2o'jv5?, colline , à cause des collines disposées par paires sur ses quatre dernières molaires de la mâchoire inférieure; s.-g. 4ui comprend trois espèces :
L'-4nop. leporinum , de la taille du Lièvre , à pieds tétradactjles , mais dont les doigts latéraux ne touchaient pas à terre;
h'Anopl. murinum, de la taille du Cochon d'Inde;
h'Anopl. obliquum , même taille que le précédent ; à branche montante de la mâchoire inférieure oblique.
Ces deux dernières espèces ne sont encore connues que par des mâchoires.
Les plâtres des environs de Paris qui font partie de l'étage inférieur des terrains tertiaires (dits de la période Éocène) ont seuls fourni jusqu'i ce jour des os complets et des parties de squelettes d'Anoplotherium. On
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en a trouvé quelques dents détachées en Bavière, dans rîlc de Sheppcy, dans les sables des environs d'Eppelsheim, et dans ceux des environs d'Orléans , mêlés avec des os de Mastodontes, de Rhinocéros et de Dinotherium, dans l'étage moyen de ces mêmes terrains (dits de la période Miocène), et qui proviennent vraisemblablement de remaniements des terrains delà période précédente. C'est par les Anoplotherium que Cuvier a. commencé à démontrer, pour ainsi dire mathématiquement , que parmi les ossements fossiles il y avait des débris de races d'animaux inconnues aujourd'hui dans la nature vivante , qui attestent les variations que ce», races ont éprouvées ; variations amenées , selon ce grand naturaliste , par les révolutions du globe, qui détruisaient les races existantes, au moment et dans le lieu de ces révolutions. Aussi pensait-il que ces débris des êtres organiques doivent être étudiés avec soin , comme nous fournissant l'un des plus puissants moyens de parvenir à la connaissance de l'histoire ancienne du globe ^ et comme pouvant même servir au perfectionnement de la science de l'organisation. (Laurillard.)
* AIVOPLURES. Anopliirœ ( i priv. ; > euph. ; oir),ov , arme ; ol/sa: , queue;. i\s. — Nom donné par Leach à un ordre de la classe des Insectes, sans métamorphoses, comprenant ceux qui ont la queue dépourvue de filaments. (D.)
* AIVOPLURIFORMES. Anopluriformes ( anopluriformis , qui ressemble aux Anoplures ). rss. — Mac-Leay et Kir by donnent cette épithète aux larves d Coléoptères qui sont carnivores, antennifères, à corps oblong et déprimé. Ex. : Coccinella. (D.)
ANOPLUS. I^s. — Voyez anople.
* AIVOPS («vs-J , sans ; o> , œil). TKS. — Genre de l'ordre des Lépidoptères , famille des Diurnes, sect. des Hexapodes, tribu des Lycénides, créé par M. Boisduval, mais dont il n'a pas publié les caract. Il a pour type le PoJyom. Phœdrus de l'Encyclopédie , Pap. id. de Cramer. Une autre esp. décrite par Horsfield sous le nom de A. terrestris appartient aussi à ce g. ; toutes deux sont des Indes orientales. (DO
ANOPTERUS, Labill. («vw, en dessus ;
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Kzspov, aile). BOT. PU.— Genre de la famille des Escalloniccs , offrant pour caract.: Calice à tube turbiné, adné par sa base à l'ovaire; limbe à G lobes courts, pointus, persistants. Pétales 6 , insérés au calice , alternes avec les lobes de celui-ci. Étaniines (J , ayant même insertion que les pétales, opposées aux lobes calicinaux. Style court. Stigmate 2-fide. Capsule oblongue, 1-loculaire, polysperme, 2valve de haut en bas; placentaires marginaux. Graines ovales, comprimées, ailées au sommet. — Ce genre est fondé sur un arbrisseau habitant la terre de- Van Diémen ; les feuilles sont alternes ou subopposées, subsessiles, coriaces, à dents calleuses; les fleurs naissent en grappes simples, terminales, subfasciculées. (Sp.)
* AIVORGAIXIQUE. Anorganique ( à priv.; Spyxvo-j, organe; qui n'a pas d'organe).— Synonyme peu usité dUnorgarnique.
(C. D'O.) *A]VORGAI\OGlXOSIE. Anorgano- (jfnosia ( àpriv.; Spy^-jo-j gane ; yvwTï?, connaissance). Gravenhorst et J. Reisinger se sont servis de cette épithcle comme synonyme de Minéralogie. (C. d'O).
* AIVOIIGAAOGRAPHIE. Anorganographia ( à priv.; 6pyx-Jov, organe; y/jàî'to, j'écris). — Description des corps inorganisés.
* ANORGANOLOGIE. Anorganologia ( à priv. ; opyx-jo-j , organe ; /o/os, discours). — Discours sur les corps inorganiques. (C. d'O.)
* AIVORHYNQUES. Anorhyncha ( « priv. ; p'Jyxoi, bec ; appendice de la tète ). HELM. — Nom de la troisième famille des Vers Bothrocéphalés dans M. de Blainville ( Dict. des Se. nat. , t. LVII , p. 606 ). Le renflement céphalique n'a ni tentacules ni mamelons proboscidiformes garnis de crochets. Ex. :Masse«e, Tétrabothrie , Bo- Ihriocéphale , etc. (!*• G.)
* AIVORMAL ( à priv. ; norma , règle ; c'est-à-dire irrégulier, exception à la règle). BOT. — Se dit en Bot. des parties de plantes ou des organes présentant des altérations produites par des maladies , des dégénérescences, etc. (C. d'O.)
* ANOROPS ( à priv.; v-i^.o+, brillant). INS. — Genre de Coléoptères hétéromères , famille des Hélopiens, établi par 31. Dejean, aux dépens du «enre Helops de Fabricius ,
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dans son dernier Catalogue. Il le met avant les Stcnochia de Rirby ; mais sa place naturelle serait près des Juistrophtis d'illigor, qui appartiennent à la tribu des Ténébrionitcs. Les caract. en sont : Tète moyenne , aplatie; palpes maxillaires grands ; '■1' et 3« articles coniques; 4'-- ovoïde. Antennes velues de 12 articles ; 2'- noduleux , petit ; 5^ aussi long que les trois suivants réunis; le dernier turbiné. Yeux latéraux , rétrécis sur le milieu antérieur , plus larges en dessous qu'en dessus. Corselet arrondi latéralement, cintré antérieurement, tri-sinué à la base, avec deux fortes impressions longitudinales.
Ecusson grand , arrondi postérieurement. Elytres plus larges que le corselet, arrondies conjointement à l'extrémité, à nombreuses stries ponctuées , et dont les points sont carrés. Corps ovalaire , aplati. M. De- Jean rapporte à ce g. 3 esp., dont 1 de Java , et les 2 autres de l'Amérique septentrionale. Nous citerons parmi ces dernières VHelops obliquatus Fabr. comme type du genre. (D. )
*ANORTIIITE (à. priv.; •./ euph.; o,Mi, droit ; qui n'est pas rectangle ). mev. — Nom donné par G. Hose à un minéral appelé Christianite par Wonticelli, et qui, par sa composition et sa forme cristalline , a de grands rapports avec les esp. du groupe des Feldspaths. On le trouve en petites masses à structure grenue dans les blocs de dolomie du mont Somma, au Vésuve. Voy. feldspath.
(Del.)
* AIXOSMIA , Bernh. ( « priv. ; v euph.; ôj/zv;, odeur), bot. pu. — Genre de la famille des Ombellifères (tribu des Smyrnées, Roch.), fondé sur le Smyrniumapiifolium, Willd. Son auteur [Linnœa, t. VII, p. 608) lui assigne pour caract. : Limbe calicinal ondulé , non denté. Pétales subradiants , obcordiformes, surmontés d'une pointe infléchie. Fruit subdidyme, contracté bilatéralement ; méricarpes ovoïdes, 5-costés; côtes équidistantes, 1-nervées au milieu ; vallécules déprimées, munies d'une seule bandelette; carpophore Onalement 2-parti. Périsperme involuté (de manière à former une demi-lune sur une coupe transversale). — Herbe (indigène de Candie)bisannuelle, dressée, glabre; feuilles pétiolées ; les inférieures surdécomposées ; les supérieures pennées ; pétiole commun membranacé ; ombelles oppositifo-
61Zi
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liées et terminales, sans involucre; involucelles oligophylles; fleurs blanches, hermaphrodites. (Sp.) ANOSPORUM ( «v^ , en haut ; <:r.ofA , semence), bot. ph. — Genre de la famille des Cypéracécs, tribu desFuirénées, Fenzl , formé par Nées von Escnbeck aux dépens du genre Monoccphahts de Roxburgh. Il est principalement caractérisé par un ovaire surmonté d'un style simple, décida, très entier au sommet , devenant une caryopse cartilagineuse , stipitce au moyen d'un disque spongieux ; indè nomen. L'unique esp. qui constitue ce genre est une herbe indienne, à chaume triquètre, folié à la base, et dont les épiliets, ovales, courbes, sont disposés en épis imbriqués-bractées, formant une sorte de capitule. (C. L.)
* ANOSTÉOPIIORE (cJvoVrc-os [dépourvu d'os], polype; ?o,<;d,-, porteur), moll.— M. Gray, dans sa nouvelle classiGcation des Mollusques, divise en 3 ordres la classe des Céphalopodes, et il donne le nom à''Anostéopkore à celui qui comprend le seul g. Poulpe. Voy. ce mot, et céphalopode.
(Desh.) *ANOSTÉOZO AIRES. Anosteozoaria (àpriv. ; outc-ov , os, Çwov, animal). zooL — BI. de Blainville donne ce nom à un type du Règne animal , comprenant les Animaux dépourvus d'os proprement dits.
(C. D'O.) ANOSTOME. MOLL. — Voyez ana.-
STOME. (DESII.)
* AiVOSTOSTOMA (avoirc?, qui n'est pas agréable; <7-ou.u., bouche). i>s. — Genpe de la famille des Locustiens, de l'ordre des Orthoptères , établi par M. Gray ( Lond. mag.) et adopté par M. Serville {Ins. orthopt. , suites à Buffon). Ce genre est l'un des plus extraordinaires que l'on connaisse , par une tête d'une grosseur disproportionnée avec le corps, ayant ses bords latéraux notablement dilatés ; une bouche fort large, 1res avancée, avec le chaperon prolongé en museau; des mandibules très robustes, dentelées et dilatées à l'extrémité ; des palpes grêles et cylindriques d'une extrême longueur, surtout les maxillaires, trois fois aussi longs que les labiaux , et à peu près de la longueur de la tête , et un thorax plus étroit que la tête, en forme de selle arrondie avec le prosternum , muni de deux épines raDoro-
ANO
chées à la base.— Le type du g. est VA. Australasiœ, espèce de la Nouvelle-Hollande, et connue seulement sans ailes , n'ayant pas très probablement atteint son état parfait. M. Gray rapporte encore à ce genre 1'^. Locusta monstrosa , Herbst. {Nat. Fr. Berlin, t. IV), également aptère , et indiquée comme de Surinam. EnOn M. Serville croit devoir encore y rapporter le Gryllus vorax, StoU. {Sau.pl. 4, flg. 10 et 20), que nous connaissons seulement par cette flgure , qui le représente pourvu d'ailes , et ayant une tête qui , bien que très forte , est moins grosse que celle de VA. Australasiœ. (Rl.)
^AKOTEA, DG. {Prod. I, p. 445) '«>.>, en dessus), bot. pu. — Section du genre Pavonia , Cavan. ( famille des Malvacées ) , caractérisée comme il suit : Corolle comme tubuleuse par la convolution des pétales. Organes sexuels longuement saillants. Péricarpe à coques muliques. (Sr.
*AIVOTIA. nv's.— Genre de la famille des Fulgoriens, de l'ordre des Hémiptères, scct, des Homoptères , établi par Kirby {Trnns. ofthe Lin. Soc. , t. XIII), et adopté par Latreille et tous les autres entomologistes. Ce genre est principalement caractérisé: 1° par les antennes , insérées en arrière des yeux , ayant leur premier article fort court, ne for mant guère que la sixième partie du suivant; celui-ci comprimé , élargi et tronqué à i'extrémité , avec une soie terminale implantée dans une échancrure ; 2° par l'absence d'ocelles ; par les pattes grêles, avec les jambes mutiques. La seule espèce encore comme de ce genre est VA. Bonnedi, Rirby, Burm., Bl., de l'Amérique du Nord. (Bl.)
AJXOTIDE. Anotis, DC. («priv. ; • euphon.; ù-ii, oreillette), bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées (tribu desHédyotécs, DC). Ce genre, que MM. Wight et Arnott ne considèrent que comme s.- genre des Hedyotis, est caractérisé par M. De Candolle {Prodr., t. lY, p. 451) comme il suit : Tube calicinal obovc , à 4 dents pointues, persistantes, séparées par des sinus pointus. Corolle hypocratériforme; limbe 4-lobé, presque aussi long que le tube ; gorge presque glabre. Anthères incluses ou peu saillantes* Stigmate subbilobé. Capsule ovoïde , 2-loculaire, couronnée du limbe calicinal, loculicide-2-valve au sommet ; loges 4-8-spermeSi Graines ovoïdes, légèrement anguleuses. —
AiNO
Herbes ou sous-arbrisscaux ; feuilles opposées ; stipules très entières ou dentées ; fleurs solitaires ou en corymbe, terminales. M. De Candollc rapporte à ce g. 14 esp. (toutes indigènes de l'Amérique équatoriale, et la plupart énumérces comme des Hédyotes par d'autres auteurs), qu'il groupe sous T> s.-g. ou sect., savoir •■ Ereicotis , DG. , Amphiotis, DC, et Panetos, Rafin. (Voij. ces mots.)
*A]VOURELLE. Anourella(à priv.; oJ,o«, queue). STSTOL.— Genre établi par M. Bory aux dépens des Brachions de Miiller pour les esp. sans appendice postérieur ou sans queue , mais pourvues , comme les vrais Brachions, d'une enveloppe membraneuse ou d'un têt, et portant en avant des organes ciliés, rotatoires. M. Bory place ce g. avec les Plœsconies, qui sont de vrais Infusoires , dans sa famille des Citharoïdes. M. Ehrenberg , le premier, a distingué convenablement des Infusoires les Systolides , qu'il nomme Rotatoria; il nomme Anurœa le g. Anourelle , et le place dans la famille des Brachions, en le caractérisant par l'absence de l'appendice postérieur, et par la présence d'un point rouge supérieur qu'il nomme un œil. Millier a décrit cinq espèces qui doivent appartenir à ce genre ; ce sont les Brachionus squamula, B. striatus, B. bipalium, B. pala et B. quadratus. Ce dernier a été placé par M. Bory dans son g. Rératelle, et M. Ehrenberg range leJ5. pala parmi les Brachions ; mais ce même auteur a fait connaître plusieurs autres espèces d'Anourelles, les unes tout à fait nouvelles, les autres déjà reconnues ou décrites par divers naturalistes. Les Anourelles se trouvent presque toutes dans les eaux douces marécageuses ; cependant VA. striata vit également dans les eaux de la mer Baltique, et r^. hiremis a été trouvée exclusivement dans cette mer. Leur grandeur varie entre 0,05 et 0,22 de mill. (Dij.)
AKOURES («priv.; v euph. ; ohpù., queue; sans queue . Ecaudati. rept.— Nom donné par Daméril et plusieurs autres auteurs à une famille de la classe des Reptiles, comprenant les Batraciens, qui , aquatiques dans leur jeunesse, perdent leur queue à l'époque où ils deviennent terrestres. Ils se distinguent des Batraciens à queue permanente pur la brièveté des pattes antérieures et le