‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 121 sur 129 · AOD · texte numérisé non relu

AOD

famille des Acariens Irombidiés , propose par M. Heyden ( Isis, 1826, p. 609) et dont le type est le Trombidium cornigerum Hermann. Voy. trombidion, (P. G.)

AODOIV ( « priv. ; oJoJs, ovro? , dent ). roiss. — Forskal avait laissé dans ses manuscrits l'indication de deux Squales , dont il avait fait mention par une diagnose latine de quelques mots écrits à la suite du nom arabe sous lequel des pécheurs du marché de Djecida ou de Lohaje les lui donnèrent. L'éditeur de ses manuscrits, en imprimant ces notes , a donc cité un Squalus Massasa ( à Djedda ), — Mafreka ( à Lohaje ) , dont Forskal disait: — Dentibus nuUis, primis pectoralibiis longis a carcharia diversus; et un autre Squalus Eumal, dont Forskal disait aussi : Dentibus nullis , pinnis pectoralibus, brevibus cirrhis oris quatuor.

On voit que rien n'est plus vague que ces deux indications, qui n'ont pas manque cependant d'entrer dans la compilation de Gmelin, comme une subdivision des Squafes. M. de Lacépède, en les y retrouvant, a cru devoir en rapprocher une indication assez singulière que lui fournissait Brunnich dans son Squalus edentulus.

Il a formé alors à la suite des Squales , sous le nom d\'iodon , un genre de Cartilagineux à mâchoires dépourvues de dents.

Ce genre n'a pas dû cire conservé par les raisons suivantes : Les indications de Forskal ne peuvent aider à reconnaître les êtres qu'il a vus. Millier place la première dans les synonymies douteuses desCarcharias, la seconde dans ceux de toute la famille des Squales , où il aurait dii , selon moi, y laisser la première , car je ne vois pas pourquoi cet illustre savant rapproche des Requins un Squale sans dents. M. Millier sait d'ailleurs que je professe pour lui et ses travaux une si haute estime, qu'il ne prendra pas cette légère observation pour une critique. Quant à la troisième espèce , que Lacépède a nommée Aodon cormi, la lecture tant soit peu attentive de l'article de Brunnich y fait bientôt reconnaître la description de la tète d'un Céphaloptère {Raja giorna, Lacép.).

Ainsi, non seulement le genre , mais encore les espèces que l'auteur y rapporte , ne peuvent être conservés, et prendre rang dans le catalogue raisonné des êtres de la nature.

AON

'^AODORII YNCHUS ( â priv. ; oîToJs , dent ; p'jyxoç, bec), ois.— C'est, d'après Wagler , dans sa Monographie des Perroquets , le nom générique donné par Spix à VAra hyacynthe de Vieillot. Voy. ara.

(Lafr.)

*AOME. Aomus ( à priv. ; wy.'.;, épaule; il eût fallu écrire : Anomus ). ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curcullonides, division desCyclomldes , établi par Schoenherr, qui lui donne les caractères suivants : Antennes longues , un peu grêles , dont le scapus, en forme de massue , est de la longueur du corselet; les deux premiers articles du funlcule un peu longs, obconiques; les autres plus courts, turbines ; massue oblongue , ovale ; rostre à peine de la longueur de la tête et plus étroit qu'elle, linéaire, un peu enfoncé à la base , légèrement et triangulalrement échancré au sommet; fosse oblongue, assez large, un peu courbe. Yeux ronds, faiblement convexes. Corselet tronqué à la base et au sommet, arrondi latéralement, un peu plus étroit antérieurement. Écusson triangulaire.

Ce genre, qui ne figure pas dans le dernier Catalogue de M. Dejean , a pour type et unique esp. VAom. pubescensàc Schuppel, originaire de la Perse. (D.)

AONIE. Aonia {Aon, ou Aonius , fils de Neptune ). annkl, — M. Savigny a établi sous ce nom un genre comprenant le Nereis cœca d'Othon Fabrlcius, et M. deBIainvllle, qui le conserve provisoirement {Vict. se. n., t. LV , p. il')) , le rapporte à ses Néréides microcères, avec la caractéristique suivante: Corps linéaire, épais, robuste, atténué aux deux extrémités et subpolyméré; tête petite et triangulaire en avant , sans traces d'yeux ; bouche pourvue d'une trompe subglobuleuse avec un cercle de barbillons et un grand nombre de papilles à son orifice; un seul tentacule , court et mou , à chaque angle de la tête ; pieds biramés, celui du premier anneau beaucoup plus court que les autres ; un cirrhe inférieur fort court ; point de clrrhe supérieur ; des cirrhes caudaux ou styles fort longs.

MM. Audouin et Mllne Edwards placent dans ce genre un animal de nos côtes appelé par eux Aonia foUosa {Littor. de la France, II , p. 265), et provenant de La Rochelle. Voici comment Us résument les caractères

AO

des Aonies, qu'ils modifient d'ailleurs en quelques points : Tète très petite , mais distincte ; antennes rudimentaires ; pieds similaires, pourvus d'un seul cirrhe, et divisés en deux rames garnies chacune d'un lobe lamelleux ; point de branchies.

Pour MM, Audouin et Edwards, les Aonies appartiennent à une famille différente de celle des Néréides , celle qu'ils ont distinguée sous le nom (TÂriciens.

*AOPLA(«or>(3;, sans armes), bot. pu.

— Genre de la famille des Orchidacées, tribu des Ophrydées, fondé par Lindley {Eot. Reg., 1701), qui lui attribue pour caract. : Périgone bilabié ; segments extérieurs latéraux , défléchis ; le supérieur dressé, et formant casque avec les inférieurs, agglutinés, Labelle linéaire, sans éperon. Anthère dressée , à lobes courts , ascendants. Une sorte de bec courbé , allongé. Glandule nue. — Une seule esp. de l'Inde : c'est une herbe à racines testiculées. Une seule feuille radicale , de laquelle sort un épi lâche , unilatéral , à fleurs vcrdàtres, (C. L.)

* AOUE. Aorus [oMpoi , sans ornement), INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculionides, division des Erirhinides , établi par Schoenherr, qui lui donne pour caractères : Antennes médiocres, assez grêles; leur funicule composé de sept articles : le premier court , obconique; le second allongé, presque en massue; les autres courts, tronqués au sommet, un peu serrés, et s'élargissant graduellement du côté extérieur ; massue ovale, dont les articles ne sont pas distincts. Rostre long, assez robuste, cylindrique, arqué. Yeux oblongs, déprimés. Corselet oblong, tronqué à la base et au sommet, également arrondi et élargi sur les côtés, convexes en dessus ; écusson médiocre , triangulaire. Élytres allongées , cylindriques, légèrement échancrées à la base , avec les angles huméraux obtus. Tibias un peu flexueux, muriqués et armés d'un crochet robuste du côté interne.

Ce genre , qui ne figure pas dans le dernier Catalogue de M. Dejean , ne renferme qu'une seule espèce, qui se trouve dans le Galam, en Afrique : VAor. spadiceus de Schuppcl. (D.1

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