‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 129 sur 129 · BI · texte numérisé non relu

BI

APIIANE. AphaneSy L. (à?av/;î, obscur ). BOT. PII. — Genre ou sous-genre de la famille des Rosacées (tribu des Sanguisorbées, DC). Beaucoup d'auteurs le réunissent au genre Alchimilla, dont il ne diffère que par des fleurs 1- ou 2-andres, à calice 4- ou 5- lobé, chaque lobe alternant avec une très petite dent. L'J. arvensis, L. , plante annuelle, commune dans les champs, est la seule esp. qu'on puisse rapporter avec certitude à ce genre. (Sp.)

APHAIVIA, Blum. [Bijdr. , p. 236) (àpivîfa, incertitude), bot. pii. — Genre incomplètement connu, qu'on rapporte à la famille des Sapindacées. Son auteur en donne les caract. suivants : Calice inégalement 4-parti. Pétales 4, ciliés, 2-squammellés à leur base. Disque hypogync, engainant le» organes sexuels. Étamines 5, apprimées au pistil. Ovaire ovale, comprimé, 2-locuiaire; loges 1-ovulées. Stigmate subsessile, échancré. (Fruit inconnu.) — Arbre à feuilles pari-pennées ; folioles subopposées • grappes terminales, rameuses. L'J. mon'' tana , Bl. , indigène de Java, est la seule espèce connue. (Sp.)

* APIIAAIPTÈRES ( « priv. ; ?«r^co , je parais ; T:-ir.o-j, aile ). os. — Dénomination employée par M. Rirby , synonyme de celle de Siphonaptères , Lat. Voy. ce mot. (Bl.)

APHAMSTICUS («p^viÇ'o , je disparais ). INS. — Genre de Coléoptères pcntamères , famille des Sternoxcs ou des Scrricornes , tribu des Buprestidcs , établi par Latreille et adopté par tous les entomologistes. Voici comment il est caractérisé par M. Lacordaire , dans la Faune entom. des environs de Paris : Bouche située entièrement au dessous de la tète et n'olfrant d'autres parties distinctes que le labre , qui est presque carré et entier à sa partie antérieure ; yeux grands , oblongs , rapprochés à leur partie inférieure ; antennes très rapprochées , et reçues, chacune à leur base cl leur partie moyenne , dans une rainure parallèle aux yeux, et à leur extrémité dans une échancrure des flancs du prothoiax; beaucoup plus courtes que ce dernier ; leur

APH

premier article rcnOc en massue ; le deuxième gros, ovalairc; les 5 suivants courts, presque grenus ; les 4 derniers dilatés , formant une massue en scie. Tète très grosse , subcylindrique, canaliculée sur le vertex , avec le front très étroit , réduit à un mince filet entre les yeux , et l'épistome légèrement échancré. Prothorax presque carré , légèrement rétréci et bilobé à sa base en dessus , échancré antérieurement sur les côtés pour recevoir les antennes ; prosternum large , légèrement convexe , spatuliforme à son extrémité postérieure ; élytrcs sinués latéralement ; pattes grf les , courtes et contractiles , les intermédiaires très écartées à leur naissance; cuisses larges, comprimées et tranchantes à leur côté interne ; articles des tarses très courts ; les -4 premiers munis de pelotes en dessous ; crochets des tarses unidentés à leur base ; corps allongé , très étroit, presque linéaire.

Les Aphanistiques se tiennent sur les plantes basses, oii ils échappent à la vue par leur petitesse , ainsi que l'indique leur nom générique. M. Dcjcan en mentionne dans son dernier Catalogue 5 espèces , dont une de Madagascar, et deux qui se trouvent en France , et miime aux environs de Paris, savoir : VErnarginatus Fabr., qui forme le type du g., et le Pusillus d'Olivier. (D.)

APHANITE {dpx'j-^ç, qui disparaît; par allusion à Tétat imperceptible des éléments minéralogiques composants), géol.

— Ce nom , proposé par M. Haiiy , employé par MM. Léonhard et Brongniart, a été adopté par M. Cordier pour désigner l'une des espèces de sa famille des Roches pyroxéniques.

L'Apiianite , que Dolomieu appelait Cornéonne , était aulrefois rangée parmi les ancicimes Uoches ù-dj^pceunes. Suivant M. Cordier, elle ne difl'ère de POidiitone {Voy. ce mot) que par rextrcme ténuité des parlies pyroxcniques et feldspathiques qui la composent. C'est TOphitone à l'état compacte, et offrant une apparence parfaitement homogène.

Malgré le résultat déjà ancien des recherches de M. Cordier , on a pris pendant longtemps, et quelques géologues prennent encore la matière pyroxénique de l'Aphanite pour de l'Amphibole; mais c'est à tort: car cette roche fond en émail verdàtre. tan-

APH

dis qne l'Amphibole communique une teinte d'un brun -noirâtre aux roches compactes qui en contiennent lorsqu'on la vitrifie. Les autres caract. fournis par l'analyse mécanique , aidée du microscope , ne laissent d'ailleurs aucun doute.

Les variétés de cette espèce offrent des teintes verdàtres plus ou moins foncées ; elles sont quelquefois cellulaires, ou plutôt amygdalaires ; ce qui , joint à son état compacte, indique qu'elles se sont consolidées avec plus de rapidité que l'Ophitone. On y trouve assez fréquemment de la Pyrite ordinaire, ainsi que des veines ou taches d'Epidote d'un vert pistache.

L'Aphanite est une Roche d'épanchement, et peut-être aussi, dans quelques cas , une Roche d'éruption. Son gisement est dans les terrains secondaires très anciens , tels que ceux de la période phylladienne. On la trouve dans les Vosges , en Corse, et dans la presqu'île du Sinaï.

Cette Roche est rare. La matière qui la compose fait, d'ailleurs, la base de l'csp. de Porphyre pyroxénique qui est si connue sous le nom û'Ophite antique.

*APHAIVIUS. poiss. — Genre de Poissons abdominaux, placé par M. Nardo, auteur du genre , entre les Saumons et les Cyprins. Il le caractérise ainsi : Corps couvert d'écaillés très fortes, une très grande arrondie sur la nuque. La tête comprimée entre les yeux ; le museau obtus ; l'ouverture de la bouche oblique , presque verticale ; les mâchoires pourvues de petites dents égales ; les lèvres minces ; la mâchoire inférieure plus longue que la supérieure, et dirigée vers le haut. Point de ligne latérale. Quatre ou cinq rayons à la membrane branchioslègc. Les nageoires simples; les ventrales sous l'abilduien ; la doursalc reculée sous les courbes, ojijjosée à l'anale. M. ÎNardo fait observer que les os sont remarquablement durs , en comparaison de la petite taille du poisson. Il en cite deux esp. abondantes dans les lagunes de Venise, d'un goiit amer, et qui ne se mangent point. — Ce g. me paraît être celui déjà établi sous celui de Fundellus , et l'une des espèces être le Pœcilia calariiana de Bonelli. (Val.)

*APllAmZOMÈ^B. Âpkanizomenon

APH

(à?avïÇ5>«j,jedisparais)(Phycéesl.BOT. ph.

— M. Ch. Morren a imposé ce nom à un nou ^eau genre delà tribu des Confervées, qu'il a observé le premier, et qu'il a caractérisé de la manière suivante : Filaments simples, cylindriques, flcxucux, membraneux , hyalins, formant, par leur réunion, à certaine époque (le leur existence éphémère , des espèces de lamelles planes, semi-lunaires ou fusiformcs, lacérées ou comme déchiquetées à leurs extrémités opposées. Chacun de ces filaments est composé d'articles droits , cylindriques ou renflés çà et là , contenant de la matière verte , jouissant d'un mouvement de reptation remarquable, et se séparant enfin spontanément les uns des autres. Une espèce unique constitue ce genre. On a trouve de mai à juillet dans les fossés et les étangs de la Flandre.

Voici , d'après l'auteur, les rapports de ce singulier végétal, sur lequel il a publié un mémoire fort intéressant. « Les Aphanizomènes lient les Conjuguées vraies aux Zygnémées par un accouplement bien prononcé chez CCS dernières, accouplement qui devient une simple soudure dans les premiers. Ce genre met en rapport les Conjuguées avec les Laminaires des eaux marines, par la forme de la lamelle qui résulte de la soudure des filets. 11 établit une analogie entre les Oscillariées et les Confervées, en démontrant qu'un mouvement de reptation, de natation , d'oscillation , peut appartenir aussi bien à l'organisation des Conferves qu'à celle desOscillaires, dans lesquelles on croit reconnaître les caractères de l'animalité. Les vésicules renflées ramènent VAphanizonène à la Confcrva vesicata, Ag. ; et les u-tides, comme l'organisation dcsfiletn elleuême, lui conservent ave(; les Confeivées vraies des rapports si clairs, qu'il serait hors de propos de placer ailleurs que parmi elles ce geine nouveau. (C. M.)

*AP8IAI\OB!US {i9'^-y'.i, obscur; /3;o,-, vie). i?fs. — Genre de Coléoptères penta- Dières, famille des Stcrnoxes, tribu des Élatérides , établi par Escholtz , qui lui donne pour caract. : Tarses dépourvus de pelote; ongles simples. Front défléchi , et, le plus souvent, plan ou concave. Bouche avancée ou intléchie. Carène du front très fine. Lames de la poitrine subitement dila- Wes Jutérieurement. Quatrième article du

APH

tarse entier ; écusson ovale ; dessous des tarses garni d'un duvet épais M. Dejean , qui a adopté ce g. dans son dernier Catalogue , y rapporte 9 esp. , dont 7 de 1 Amérique, 1 de l'île Bourboa, et 1 de Java. Nous ne citerons que cette dernière , nommée Aph. flabellatus Dejean. (D.)

* APHAIVOCHILUS, Benth. ( ^?«v<;, obscur ; -/tuai , lèvre ). bot. ru. — Genre ou sous-genre de la famille des Labiées, que M. Bentham [In Wallich , Plant. As. rar.) avait d'abord considéré comme un g. distinct, mais qu'il a réuni depuis {Lahiat., p. 161) au g. EschoUzia,y\\M., dans lequel il figure comme section caractérisée par des anthères à bourses divariquées ou divergentes, confluentes après l'anthèsc.

(Sp.) *APIlANOPE {Aphanopus , Lowe).

poiss. — Genre de Poissons de la famille des Scombéroïdes , de la forme du Lépidope , à corps allongé, comprimé comme une lame d'épée , avec une courte carène de chaque côté de la queue. Le museau et 1er, dents sont semblables à ceux du Lcpidope ; mais le palais n'a point d'armure. On voit deux dorsales presque égales. Il n'y a pas de traces de ventrales. M. Lowe, auteur de ce genre, n'en cite qu'une seule espèce, qu'il nomme Aphanopus carbo , poisson fort rare à Madère, où il est appelé Espada prête. Il est d'une couleur café foncée , presque noire. 31. Lowe n'en a vu qu'un seul individu. (Val.)

*APIlAKOPETALUM, Endl. [à^uv,,-, , obscur ; rJzx'/.o-j, pétale), bot. pu. — Genre de la famille des Cunoniacées. Son auteur [Annal. Wien. Mus., t. II; Gen. Plant., p. 818; Nov. Stirp. decas , t. V, p. 34; Iconogr. , lab.. 96) lui assigne pour caract. : Calice iiiadhéreiit , 4-parti, à segments étalés, membranacés, veineux, un i)eu inégaux. Pétales 4 f souvent nuls ), linéaires lancéolés, minimes. Etam. 8, insérées au fond du calice; filets subulés. Anthères 2thèques, basifixes, subsagittiformes, piivécs d'appendices basilaires. Ovaire inadhérent , 4-loculaire; ovules solitaires dans chaque loge, suspendus au sommet de l'angle interne. Styles -4, cohérents. Stigmates i, courts, pointus, terminaux , étalés en forme d'étoile. Fruit inconnu. — Arbres habitant la côte orientale de la Nouvelle -Hollande;

APH

ramules ponctués ; feuilles opposées , courlement pétiolécs , simples , coriaces , dentelées, glabres ; stipules interpétiolaires, caduques ; paniculcs axillaires et latérales ; pédicelles 2-bractéolés au milieu; bractéoles sétacées. On ne connaît qu'une espèce. (Sp.) *APIIANOSTEMMA, Aug. S.-Hil.

( àç35cv/,j, peu apparent; «jt/'/k, étamine ). UOT. PH. — Genre de la famille des Renonculacées (tribu des Anémonées DC). Son auteur {Flor. Brasil. merid. , t. I, p, 9) lui assigne les caract. suivants : Calice pétaloïùe, 5-sépale, non persistant. Pétales 5, glanduliformes, suborbiculaires, minimes, munis d'une fovéole nectarifère 2-labiée. Etamines en nombre indéfini, à anthères introrses. Ovaires très nombreux, libres, 1-ovulés. Ovule suspendu au sommet de la loge. Stigmates scssiles. Akènes disposés en épi ; réceptacle conique. Graines à radicule supère. Le Ranunculus apiifolius , L. , constitue à lui seul ce genre ; cette plante croît dans l'Amérique méridionale. (Sp.)

* APIIAIVOSTEPÎIUS ( d^c^^U, invisible ; crTc-vpi:vvj , couronuc ; couronne invisible ). BOT. PII. — M. de Candolle a fondé ce genre sur une plante originaire du Mexique , laquelle fait partie des Composées, tribu des Astéroïdées. Elle a pour caract. : Capitules multiflores, hétérogames; fleurs du rayon ligulées, 1-sériées, femelles; celles du disque hermaphrodites, 5-dentées. Réceptacle très convexe , nu. Involucre composé de deux rangées d'écaillés acuminées , membraneuses sur les bords. Fruit cylindrique, parcouru de légères stries, et terminé par une membrane entière, courte, en forme de couronne. —La seule espèce connue habite le Mexique ; c'est une herbe dressée, rameuse, pubescente, à feuilles sessiles,

Iternes, incisées ou légèrement lobées; les rameaux, dépourvus de feuilles au sommet, portent un capitule à ligules blanches plus longues que l'involucre. (.1. D.)

* APIIANUS ( i?^-Ai , obscur ). cvs.

— M. de Laporte ( Essai dhine classific. sijst. de Vord. des Ilémipt.) a appliqué cette dénomination à un g. de la famille des Lygéens , de l'ordre des Hémiptères , déjà «lésigné par MM. Lepelletier de Saint-Fargeau et Serville ( EnnjcI. méth., t. X) sous le nom de Pachymcrus. Ce dernier nom ,

APH

étant le plus ancien , doit être conservé de préférence à l'autre. Quoi qu'il en soit, ce g. est adopté dans plusieurs ouvrages d'entomologie sous le nom (TAplianus ou Aphana. Voy. PAciiYMEui's. (Bl.)

* APIIAIiTERES. Apharlerœ [à-^ùr.-

Te,;oî, agile . ARACiiN. — M. Ualckenaci

désigne sous ce nom une petite division d'A

ranéides appartenant au genre Selenops.

*APnEDRODERE { Aphedroderus , Lesueur ) ( i^ps-^p'Jyj , cloaque ; o'';p-r, , cou ). POiss. — Genre de Poissons établi , par l'auteur que nous citons , pour un petit poisson des eaux douces de l'Amérique septentrionale. C'est un PercO'ïde à six rayons branchiostèges et à dents en velours, à dorsale reculée, à ventrales avancées, n'ayant aucune épine au côté de leurs sept rayons articulés. L'anus est avancé sous la gorge, presque entre l'isthme delà mâchoire inférieure. Ce Poisson a les deux bords du sous-orbitaire dentelés, des épines sur leurs crêtes mitoyennes, des dentelures au bord du préopercule, et une épine à l'angle de l'opercule. M. Lesueur a observé la seule espèce encore connue de ce genre dans le lac de Pontchartrain , où il se tient sur un fond vaseux , et près des rives ombragées. On l'y appelle Têtard de Saint-Domingue. Le docteur Gillians a fait le premier mention de ce Poisson, trouvé près d'IIarrowgate, lieu de plaisance peu éloigné de Philadelphie, où l'on va prendre des bains. Cet auteur avait nommé l'espèce Scolopsis sayanii^ , genre desSciénoïdes, avec lequel notre Poisson n'a aucun rapport. (Val.)

APIIELANDRA, R. B.; Sinandra, Schred. ; Uernitome , TVees {à-^s'rhi, simple, ii-ji,fl , àv7p6i, homme, étamine). bot. ph. — Genre de la famille des Acanthacées, tribu des Aphélandrées , Nées , formé par R. Brown yVrod., 475 , etc.), et ainsi caractérisé : Calice opartite , inégal. Corolle hypogyne , ringente. Lèvre super, comme voûtée , bidentée ; lacinics latérales de l'infér. beaucoup plus courtes. Etamines 4 , ii> sérées au tube de la corolle, incluses , didy. names. Anthères mutiques, uniloculaires.

Ovaire biloculaire ; loges biovulées. Style simple ; stigmate bifide. Capsule subcylindrique, biloculaire, tétrasperme, loculicide , bij.alve. Valves septifères au milieu. Graines

APH

coniorimces , sous-tendues par des rétinacles. — Ce g. comprend plusieurs espèces renrees du g. Justicia de Linné. Ce sont des sous -arbrisseaux propres à l'Amérique troDicale , à feuilles opposées , à inflorescence en épis axillaires et terminaux , tétragones , garnis de bractées opposées , subtnembranacécs ; de bractéoles étroites. — Fleurs belles , rougeâtres. (C. L.)

» APIIELEXIS («?£><«, simple,- sans ornements), bot. ni. — Ce genre a été établi par M. Bojer aux dépens de certains Helichrysum de Madagascar. Ses caractères sont les suivants : Kéceptacle à peine alvéolé. Involucre composé d'écaillés plus longues que les fleurs du disque , verdàtres ou brunes à leur base, et terminées en un appendice linéaire , lancéolé. Les soies de l'aigrette, filiformes à la base, présentent au sommet quelques barbellules. Toutes les fleurs sont hermaphrodites ; ce qui distingue ces plantes des genres voisins. (J. D.)

APIIELIA ( àpt/éix , simplicité ). bot.

VH. — Genre de la famille des Centrolépidées , formé par R. Brown ( Prod. , 251 ) , adopté par Desvaus ( Central, in Annal, scienc. nat., I. XIll, p. 56 ), et ainsi caractérisé : Epillets distincts , uniflores. Glume antérieure mucronée , enserrant la postérieure et une paléole mutique. Étamine unique, placée en avant. Ovaire unique, sessile. Stjle filiforme; stigmate simple. Utricule déhiscent longitudinalement d'un côté. Graine comprimée. — Ce g. ne contient qu'une plante herbacée {A. cyperoïdes) de la Nouvelle -Hollande australe. Elle forme une loulfe composée de feuilles radicales , flliformes , vaginantes à la base ; à scapes nues, indivises ; à épis terminaux , dont les glumes sont hispides, acuminées ; les inférieures souvent stériles , plus longues.

*APIlELIE(K«t5, loin ;^)toî, soleil). i!vs. — Genre de l'ordre des Lépidoptères , famille des Nocturnes , établi par Stéphens , et placé par lui dans sa tribu des Tortricides. Il y comprend 5 esp. dont aucune ne nous est connue , de sorte que nous ignorons à quel genre des autres Auteurs celuici correspond. (D.)

*APIIELII\US(àî'£><5, simple), ns. — Genre de la famille des Chalcïdiens , de Tordre des Hyménoptères, section des Té-

APH

rébrans, établi par Dalman {Acta ITolm. ), et adopté par M. Walkcr ( Enl. Mag. ), qui y rapporte un certain nombre d'esp. indigènes. — Ce genre est principalement caractérisé 1° par les antennes , ne présentant que six articles distincts, dont le sixième fusiforme et allongé ; et 2" par les tarses^ de cinq articles. Le type du g. est 1'^. hasalis, Walk. {Agonioneurus id., Wcstw.).

M. Westwood a donné à ce même genre le nom d'.-l^ou/onewrus , ne croyant pas sans doute assez reconnaître son identité avec le g. Aphelinus de Dalman , et il a créé en outre les g. Pteropterix , Coccophagus et Trichogramma , que M. Walkcr regarde comme de simples divisions du g. Aphelinus. Voy. chacun de ces mots. (Bl.)

*APIIELOCIlEIRUS (=J?)«, simple; '/r-ïp, main , tarses i>s. — Genre de la famille des Leptopodiens, Brul. {Riparii, Burm.),de l'ordre des Hcnnptèrcs, sect.

des nétéroptères , établi par M. Westwood {Int. mod. class. of Ins.), qui se distingue des Solda de Fab. , ou Acunthia Lat. par les antennes , très épaisses , et les jambes postérieures, propres à lu natation. La seule esp. que l'auteur rapporte à son g. est 1'^. œstivalis [IS'aucoris œstivalis Fab.). (Bl.)

* AVUELOPUS ( ipàli, simple; ^w,-, pied ). i.\s. — Genre de la famille des Oxyuriens , de l'ordre des llymonoplèrcs, section des Térébrans , établi par Dalman [Analecta cnlom.), et adopté par la plupart des entomologistes. — Ce g., très \oisin des Dryimis et Gonatopus , s'en dislingue par plusieurs caract. importants : !■> par un corps assez large ; 2" un thorax fort large, en avant, et rétréci considérablement en arrière ; 5° des pattes grêles et simples , sans dilatation et sans renflement, avec les crochets des tarses très petits, et 4" par un abdomen ovalaire comprimé, beaucoup plus court et plus étroit que le thorax. Le type de ce g. , dont on ne connaît que quelques esp. indigènes, est 1'^. melaleacns Daim., etc., répandu dans le nord de l'Europe.

(Bl.)

*AP1IEA'E. — Voyez xpukyx. (Bl.)

*API1ERÈSE (àfx!pcT<;, soustraction).

MIN. — Nom donné par M. Beuilant à une nouvelle esp. appelée Z,i6e//iéni7e par les minéralogistes allemands , et formée aux dé-

APH

pens de l'ancienne espèce Cuivre phosphaté d'Haûy. Elle se compose des variétés de phosphate de cuivre hydraté, que l'on trouve principalement dans les raines de Libethen en Hongrie. Voij. phosphates.

(Del.)

*API1IDIAD^. INS. — MBI. Stéphens et Haliday ont appliqué ce nom à un petit groupe de la tribu des Braconidcs, de la famille des Ichneumoniens, ayant pour type générique le g. Aphidius, et renfermant en outre quelques autres petits genres voisins de celui-ci. M. Westwood emploie le nom de Flexiliventres , et M. "Wesmael celui de Polymorphi, pour désigner le même groupe. Voy. ces mots. (Bl.)

APHIDIENS. Âphidniaphis, puceron). iiNS. — Famille de l'ordre des Hémiptères , section des Homoptères, établie par Latreille, et adoptée par les entomologistes modernes, avec de grandes restrictions.

Telle qu'on la considère maintenant, elle se distingue des familles voisines par les caract. suivants : Corps ovalaire. Tète large. Antennes sétacées, et composées de cinq à sept articles. Rostre infléchi ou presque perpendiculaire, ayant trois articles distincts. Yeux très saillants, généralement globuleux. Ailes infléchies. Pattes longues , avec le dernier article des tarses muni de deux crochets. Cette famille a pour type générique le g. Puceron {aphis), et renferme en outre , d'après les caract. que nous avons énoncés , les g. Chermes , Auct. ; Lachnus, Illig.; i{/iîio6ius, Burm. Latreille y comprenait aussi les g. Psylla et Lima, qui constituent maintenant une autre famille , ainsi que les Thrips , avec les g. qui en ont été détachés , et encore ]es Aleyrodes , que l'on place généralement aujourd'hui près des Cochenilles. Voy. l'art, pi'ceron pour les détails sur les mœurs et l'organisation.

* APHIDIIVA. i!ss. — Dénomination employée par le D-^Burmeister, exactement synonyme de avuidieths , Aphidii. (Bl.)

APtlïDIPHAGES. Aphidiphagi (aphis, puceron; y-V'^^ je mange), ms. — Latreille désigne ainsi la l-^"^ famille des Coléoptères trimères , laquelle se compose des g. Coccinelle, Scymne et Cacicule. Ses caract. sont : Antennes plus courtes que le corselet, et terminées en une massue compri-

APH

inée , ayant la forme d'un triangle renversé; dernier article des palpes maxillaires très grand , en forme de hache. Corps nemisphérique , avec le corselet très court presque lunule. Les Insectes de cette famille , principalement à l'état de larves, sont de grands destructeurs de Pucerons. (D. i

* APHIDIUS (diminut. de aphis, puceron). i>s. —Genre de la famille des Ichneumoniens, tribu des Braconides, de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. ÎSees von Esenheck {Berl. IMag.), et adopté par M. Westwood ( Generic. synopsis ) et noiîs ( Histoire des anim. artic. , t. IV ). — Ce g. est principalement caractérisé 1" par des antennes composées d'environ 24 articles , 2° des palpes courts, 5" des mandibules faiblement bidentées h leur extrémité , et 4° des ailes pourvues d'une cellule radiale incomplète, et de deux cubitales, dont la seconde complète, et la première confondue avec la cellule discoïdale externe. — Ce g. se compose d'un assez grand nombre de très petites espèces indigènes. Les femelles déposent leurs œufs dans le con^^ des Pucerons , et leurs petites larves vivent parasites de ces Insectes jusqu'au moment de leur métamorphose en nymphes. Le type du g. est 1'^. aphidum ( Ichneumon aphidum Lin.), espèce h. peine longue d'une ligne , répandue dans une grande partie de l'Europe, vivant parasite à l'état de larve du Puceron du rosier [Aphis rosœ).

(Bl.)

APHIDIVORES [Aphis, puceron; voro, je dévore), ms. — Nom donné dans le Dictionnaire de Déterville aux larves de plusieurs Insectes de genres et d'ordres différents qui dévorent les Pucerons. Elles appartiennent soit à des CoccmeHes, soit à des Hémérobes , et quelquefois à des Syrphes. Voy. aphidipiiages. (D.)

APHIE. poiss.— Voyez aphye.

*API1IES. i:ns. — Genre de Coléoptères tctramères, famille des Longicornes, établi par M. Dejean, mais dont il n'a pas publié les caract. D'après la place qu'il occupe dans son dernier Catalogue, il appartiendrait à la famille des Lamiaires de M. Serville. Il y rapporte 3 esp., nommées par lui Erylhrodera, Lebasii et Peruviana, les deux premières de Carthagène, et la troisième du Pérou. Ce genre se rapproche du genre Mrenica par

APII

son corselet cylindrique, et en difTcre par des yeux plus saillants et presque globuleux. Nous citerons, comme type, VA.

eryllirodera, Dej., dont les antennes et les pattes sont noires, la tète et le corselet d'un rouge-brun; les élytrcs noires et légèrement pubescenles, et l'abdomen avec un reflet soyeux. Longueur, 5 lignes; largeur, 1 ligne i/3. (D. etc.)

APHILELS. INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères, famille des Élalérides, tribu des Mélanaclides, établi par i\l. Candèzfi (Monogr.desÈlal., t.I,p. 184)pourdeuxiQsectes derAustralie(/lp/a(. lucanoideset deprcssus, Cand.) qui si3 rapproclieut, par leur faciès, de certains iaoco« du même pays. (H. L.)

APHIS. INS. — Dans sa méthode mononymique, M. Amyot (£"«;. fr. Rhync, 456, 1848) indique, sous le nom unique A^Aphis ou de Puceron, VAphis rosœ, Linné. Toutes les autres nombreuses espèces d'Aphis ont reçu un nom mononymique : nous ne citerons ici qu'une espèce voisine de la rosœ, \'A. millefolii, Fabr., qu'il nomme Achillaphis, parce que ce puceron vit sur VAchillœa millefolium. (E. Desm.)

APHLEIiODEUUIlïS. ins. — Genre d'Hémiptères hétéropicres, famille des Aradiens, établi par M. Stûl {Kongl. Svcns. Vetenk. Akad. HandL, 67, 1858), voisin des Dijsodius, et ne comprenant que VA. pilosa, des environ* de Rio-Janeiro. (E. Desm.)

APH

*APHLOIA, DC. {Prolr., t. I, p. 261.

— Lighlfootia, Swartz, non l'Ucril.; (â- 9>.c.to;, dénué d'ccorce), cot. ph. — Sousgenre de la famille des Bixacées, fondé sur les ProcUia serrata, inlegrifolia, et (heœformis, Willd. Son caractère différentiel consiste en ce que le stigmate est sessile ou subsessile, large, suborbiculairc, presque plan. (Sp.)

*A1'III>0MIDÉES (à priv.; oXoat'ç, Verbascuin). bot. cr. — Gaillon séparait en deux familles les Algues filamenteuses cloisonnées. Dans la première, à laquelle il donnait le nom de Phlomidées, étaient rangés les genres dont les filaments, composés de cellules uni- ou multiséiiées, sont revêtus d'une sorte d'épidcrrae formé soit par un tube anliiste, homogène, transparent, continu, soit par une réunion de cellules très petites, plus ou moins serrées et rapprochées entre elles. Par opposition, sa seconde famille, ou les Aphlomidces, était constituée par des Algues dont les filaments, cloisonnés aussi, sont dépourvus de cette seconde enveloppe. Le nom est, du reste, ma! choisi : car Phlomis (©/-of-î,-) signifie Bouillon blanc (Verbascum). En suivant l'étymologie présumée de Gaillon, il eût fallu nommer ces cleux familles Phlœodéos et Aphlœodées, ou, ce qui eût été encore plus convenable , Chlamydées et Achlamydées. (G. M.)

fi.N DU pi;emier roua.

r^Wh

Page 1