‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 20 sur 129 · ABU · texte numérisé non relu

ABU

ABOYELR ou ABOYEUSE {abbaubo, j'aboie; b. Lat.). o!s. — Échassiers. Nom d'une espèce du g. Chevalier {Totauus, Cuv.) dont le cri a quelque rapport avec l'aboiement du Chien. C'est le Totauus glottis de Bechslein , la Barge aboyeuse de Buffon , le Chevalier aux pieds verts de plusieurs auteurs modernes. Celle espèce est très commune en Europe , sur les bords des rivières, surtout lorsqu'elles sont débordées. On la trouve aussi dans 1 Inde. (F. P.)

*ABRA. MOLL.— Genre proposé parRisso {Hist. nat. desprincipales productions de l'Europe méridionale ), pour 2 espèces de très petites coquilles bivalvesde la Méditerranée. D'après les caractères qui leur sont assignés et dont nous n'avons pu vérifier l'exactitude sur nature , ces coquilles rentreraient assez bien dans le g. Erycina de Lamarck.

(Desh.)

'ABRAMIS (àffpafAc'ç, nom, chez les anciens, d'un poisson indéterminable}, poiss. — (ienre de la famille des Cyprins, proposé par Cuvier. C'est aussi le nom grec d'un poisson du Nil , cité par Alhénée et parOppien , et que la plupart des modernes, trompés par la ressemblance de nom, ont cru correspondre à notre Brème, qui est un poisson d'eau douce, vivant solitaire, tandis que ràSpafjiiç vivait en troupe dans la mer et entrait dans les rivières. Quelques passages, et entre autres celui d'un auteur arabe de la Picnaissancc, pourraient faire croire que les Grecs désignaient sous ce nom certaines espèces de Muges. (Val.)

ABR A\"CHES.^/'ra«c//jœ (oé priv. ; Spa'yxia, branchies), akkél.— L'absence des branchies a paru à Cuvier un motif suffisant pour réunir sous ce nom, en un seul ordre, d'une part, les Lombrics et les Nais, constituant sa famille des Abranches séiigères, et de l'autre les Sangsues et les Gordius composant la famille des Abranches sans soies. Considérée sous le rapport de sa séparation d'avec les autres Annélides, cette division serait excel lente ; mais il n'en est pas de même du rapprochement des divers genres qui la constituent. M. Milne-Edwards , dans ses Éléments de zoologie , a formé avec ces deux familles deux ordres distincts sous le nom d'Annélides lerricoles et d'Annélidvs suceurs , en excluant toutefois de ces derniers les Gordius, qu'il renvoie parmi les Ilei-

ABR

minlhes. f^oy. annklides (leur classification), LOMBRICS, NAIS, HIRUDINEES , GORDIUS,

et l'article vers. (L. D. y. r.J

'ABRAXAS { nom d'une divinité de la secte des Basilidiens). ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Phalénites , établi par Leach , et correspondant en partie au g. Zérène de Treitschke , et que nous avons adopté , avec modifications , dans notre Hist. nat. des Lépidoptères de France. (D.)

'ABRAZITE. MIN.— Syn. de Gismondine.

'ABRÉE. j4brœus (à?poç , élégant, etc. Il faudrait écrire Abrœus par H, ici , et dans les mots suivants dont le radical est àÇpo'ç). INS. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Clavicornes , tribu des Hystérides, établi par Leach aux dépens du g. Hyster (Escarbot)des auteurs, et adopté par M. Deitin {dernière édition de son Catalogue). Il a pour type \' Hyster globosus Payk., qui se trouve aux environs de Paris. Les caractères de ce genre sont : Mandibules retirées. Antennes à massue ovale un peu comprimée ; fossettes placées au milieu du thorax pour recevoir les antennes. Prosternum court, large, tronqué antérieurement. Pieds assez longs ; tibias postérieurs cylindriques ; les antérieurs comprimés. Extrémité de l'abdomeri courbée. Corps menu , arrondi. (D.)

ABRICOTIER, bot. ph.— Nom vulgaire du Prumus armeniaca L. (Sp.)

•ABROBAPTE. Abroùapta («Spôç, magnifique ; SaTtTÔ;, teint, coloré), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Sternoxes, tribu des Buprestides , établi par M. Dejean dans la dernière édition de son Catalogue, mais dont il n'a pas publié les caractères. Ce g. a pour type le B. chrysoptera Lat., espèce de la Nouvelle-Hollande. (D.)

'ABROCOMA (i?po'ç , mou ; xo'fi»} , fourrure). MAM. — Waterhouse [Proceed. Zool.

Soc. Lond., 1837) aformé sous ce nom un g. de Mammifères qui lui parait très voisin, d'un côté , de VOctodon, du Ctenomys et du Pœphagomys, et de l'autre, des Chinchillidés; mais son organisation dentaire l'éloigné suffisamment des uns et des autres.

Il diffère du Ctenomys et du Pœphagomys par la grandeur de ses oreilles, la délicatesse de ses ongles et la petitesse de ses inci- «Tes ; de r Ociodon par la longueur uniforme

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