AIME
d'yinterliis deGcrmar, adopté par M. Dejean {Calai., 3"' édii.), qui en mentionne 6 esp., toutes du Brésil. (D.)
AMERmS(«>yî, faucille; pi'v, nez; dans ce g. le rostre a la forme d'une faucille), ns. — G. de l'ordre des Coléoptères tétramèrcs , famille des Curculionites, établi par Gcrmar, dont le nom avait été d'abord adopté par Schœnherr, qui , dans sa Monographie de cette famille, l'a remplacé par celui d'Amerhimis de Sahlberg, comme étant sans doute plus ancien. Cependant M. Dejean n'a pas adopté ce changement (Ca/a/., 3"^ «îrf//.); il a conservé le nom d'^mer/iii, et cité celui d' Amerhinus comme synonyme, y. ce dernier mot. (D.)
*AMÉRICAIIVES. Avwricanœ. arachn.— Ce nom est employé par 31. Walckenaer pour désigner plusieurs petites divisions dans le g. Ailm. V. ce mot. (H. L.)
AMERÎMIMUM, P. Brown (â.u.îp(,avo5, qui ne cause pas de souci ; c'est-à-dire innocent). BOT. PH. — Genre de la famille des Légumineuses; sous -ordre des Papilionacées , tribu des Dalbergiées , Brown.
M. Kunth {Hiimb. et Bonpl. I\''ov. Gen. et Spec. , vol. C, p. 3S9) lui assigne les caract. suivants : Cal. campanule, bilabié ; lèvre super, hilobce; lèvre infér. trilobée, à lobe moyen plus long et concave. Cor. papilionacée. Étendard très étalé. Étam. 10, monadelphes; gaine fendue en dessus; anthères suborbiculaires, didymes, continues au filet.Ovairestipité, subquadri-ovulé. Stigm. obtus. Légume stipité, lancéolé, oblong, comprimé, acuminé aux 2 bouts, uni-loculaire, l-4-sperme, bivalve. Graines apérispermées ; radicule courbée. — Arbrisseaux. Feuilles simples; pétiole articulé. Grappes solitaires ou fasciculées , axillaires ou latérales. Pédicelles uni-bractéolés à la base, bi-bractéolés au sommet. Fleurs blanches, uni-latérales. Ce g., dont on connaît 2 esp., appartient à l'Amérique équatoriale. A l'exemple de Swartz, plusieurs auteurs y réunissent le g. Bnja. (Sp.)
AMERIS. INS. F". Amerhis.
*AMETABOÏjA (àfiSToéSoio;, sans changement; sans métamorphose), ins. — Dénomination donnée par Leach et adoptée par quelqaesentomoL, entr'autres parle doctcurBurmeister, qui tous comprennent parla les Insectes qui ne subissent pas de métamorphose
AME
complète, mats seulement des changements de peau successifs; tels sont les Hémiptères, auxquels Burmeister réunit encore une partie des insectes parasites; les Orthoptères , auxquels le même auteur joint l'autre partie de ces mêmes Insectes ; et, enfin, les Névroptères; ces derniers, ont, depuis, recule
nom d'HEMlMETABOLA. (Bl.)
AMÉTAMORPHOSES {1 priv. ; fxsra-
,u.ôp<f)w(7c;, métamorphose), an. art. — Plusieurs zoologistes comprennent sous cette dénomination les animaux articulés qui ne subissent point de métamorphoses, tels que les Crustacés, les Arachnides, etc. (Bl.)
•AMÉTHYSE. Amelkysa (àatôvc-Toç, améthyste ; allusion à la couleur de l'insectC). INS. — G. de l'ordre des Diptères, div. des Brachocères, subdiv. des Dichœtes, famille des Athéricères, tribu des Muscidcs, section des Acalyptères , sous-tribu des Orlalidées, établi par M. Macquart et ayant pour caract. : Face plane; épistome saillant ; 3' article des antennes oblong , peu allongé ; yeux arrondis; 1" cellule poster, des ailes un peu rélrécie à l'extrémité. Ce g. ne contient qu'une seule esp., VA. fasciaia , qui se trouve au Cap de Bonne-Espérance. (D.)
AMÉTHYSTE (àfx/eucrro; , qui n'est pas ivre). MIN. — Les anciens donnaient ce nom à certaines pierres , dans lesquelles le rouge du vin ne se montrait que faiblement, étant tempéré par un mélange de violet. Dans le langage vulgaire, il désigne aujourd'hui la variété violette de Quartz hyalin, quand il est employé seul, et le Corindon violet, quand on y joint l'épithète d'orientale. L'Améthyste ordinaire est assez estimée dans le commerce, lorsqu'elle est d'une belle couleur; mais il est rare que la teinte violette s'étende uniformément dans la pierre. Elle se dislingue aisément de r.\méthyste orientale, qui est une variété de Corindon , par sa dureté et sa densité qui sont beaucoup plus faibles. (Del.)
AMÉTHYSTE. (aa/OucTToç, améthyste].
zooL. — Esp. du genre Oiseau-mouche. — On a également donné ce nom à un Serpent du g. Python. V. ce mot. ( C d'O.)
AMETHYSTE A, L. ( àa£'6v<7To?, améthyste; allusion à la couleur), bot. ph. — G. delà famille des Labiées, tribu des- Ajugoidées deBenlham.Cetauteur(iI/oMO!7r.
lMbiat.\). 657) en donne les caract. suivants:
AMI
Cal. subglobuleux, campanule, dressé, à 5 dents égales. Cor. à tube plus court que le calice; limbe décliné , à 4 lobes super, courts, presque égaux, et à un 6""= plus grand, infér. Étam. 4 : les 2 super, rudimenlaires , filiformes; les 2 infér. ascendantes, saillantes entre les 2 lobes super, de la corolle ; anth. à 2 bourses presque confluentes et finalement divariquées. Style divisé au sommet en 2 courtes branches presque isomè- Ires. Nucules réticulées. — Herbe annuelle, iameuse, glabre; feuilles pétiolées, 3 -ou 5-parties : les florales plus petites ; les dernières minimes; cymes pédonculées, lâches, paniculées, garnies de bractées minimes ; cal. bleuâtre ; cor. bleue. — VA. cœrulea L., est la seule esp. connue; cette plante, communedans toute l'Asie moyenne, se cultive dans les parterres. (Sp.)
•AMHEIÏSTIE. yîmheystia, Wall. (Lord Amherst, ambassadeur en Chine), bot. pu. — G. de la famille des Légumineuses, s.-ordre des Césalplniées, tribu des Geoffroyées, DC. — Wallich {Plant, ytsial. vol. 1, p. 1) expose ainsi les caractères de ce genre : Cal. dibractéolé, coloré; tube long, cylindrique; limbe 4-parti, à lobes étalés. Pétal«s 5, inégaux: les 2 infér. petits, subulés;les 2 latéraux cunéiformes, divariqués; le super, très grand , redressé , obcordiforme, onguiculé. Étam. lO, toutes fertiles, insérées à la gorge du calice : l'un des filets libre; les 9 autres soudés inférieurement on gaine, alternativement très longs et très courts. Ovaire stiptté, falciforme, 4-6-ovu- 'é;stipeadné au tube calicinal ; style filiforme; stigm. petit, convexe. Légume stipité,plan, oblong, oligosperme, acuminé.
— L'unique esp. de ce g. est l'une des plus magnifiques productions végétales que l'on connaisse ; c'est un arbre trouvé par Wallich dans le pays des Birmans. L'inflorescence forme des grappes axillaires, pyramidales, pendantes, et atteignant jusqu'à 3 pieds de longueur, sur 1 pied 1/2 de diamètre à la base. Chaque fleur est de la longueur de la main, sur 2 pouces de large; les pédoncules, les bractées, les calices et les pétales, sont colorés de l'écarlate le plus brillant. Le nom birman de cet arbre est Thoka. (Sp.)
AMIA. poiss. — V. Amie.
AMIANTE (à/AtavToç, qui n'est pa.s altéré
AMI
parle feu; Amiante), min.— Vaiiété, en filaments flexibles, des minéraux fibreux qu'on désigne plus généralement sous le nom d'Asbestes, et qui peut servir à fabriquer des tissus incombustibles. V. Asbeste. (Del.)
AMIAl\TIl>iITE, Kirwan (à,acavTo;, amiante). MIN. — Variété de l'Actinote fibreuse. V. Amphibole. (Del.)
AMIAIVTOIDE (àac'avTo; , Amiante), min.
—Nommée aussi Ryssolite, Asbcsioïde. Substance minérale, en filaments déliés, bruns ou verdàtres, qui ne diffère de l'Asbeste flexible que par la raideur et l'élasticité de ses fibres, et qui n'est, d'après l'analyse que Vauquelin en a faite, qu'une variété capillaire d'Actinotc ferro-manganésifère. On la trouve au 3Iont-Blanc et dans les Alpes du Dauphiné, sur le Diorite qui sert de gangue àl'Épidote, à l'Asbeste, à la Prehnite,etc. (Del.)
AML4TITE, Santi. min.— Variété de Silex résinite concrétionné, d'un blanc opaque, qu'on trouve au mont Amiata en Toscane. V. Quartz. (Del.)
AMIBE. Amiba (à/jiotÇ/j, permutation).
INF. — G. établi par M. Bory de St-Vincent pour le Proteus difflueiis de MuUer et pour d'autres esp. qu'il est fort diflicile de caractériser; car la forme, qui, pour les autres animaux, fournit le caract. le plus essentiel, est ici d'une instabilité qu'exprime parfaitement le nom de Protée; et comme d'ailleurs il n'est pas possible d'y distinguer des organes quelconques de nutrition ou de reproduction, on est réduit à dire que les Amibes &onl des infusoires, consistant en une masse de substance charnue, glutineuse, vivante, changeant de forme à chaque instant par la protension et la rétraction d'une partie plus ou moins considérable d'elle-même. Les Amibes sont transparentes; mais elles sont souvent colorées en rougeàlre ou en vert par des particules qu'elles ont enveloppées dans leur masse, de même qu'elles enveloppent aussi des Navicules et des Bacillaires, sans qu'on puisse dire que ces objets aient été véritablement avalés. Les prolongements qu'elles émettent dans diverses directions sont plus ou moins longs, plus ou moins effilés et souvent rameux. Les unes sont arrondies et semblent glisser comme une goutte d'huile sur le porte-objet du microscope; les autres présentent un contour
AMI
irrégulièrement déchiré, ou bien la forme d'un globule hérissé de pointes effilées, et roulent dans le liquide comme des châtaignes. Losana de Turin , se fondant sur ces différences de forme, en a décrit un grand nombre comme esp. différentes , suivant que leur contour se rapprochait de celui d'une fleur, d'une étoile, etc.
Les Amibes se produisent dans les cauv stagnantes, au milieu des détritus formant une couche vaseuse à la surface des herbes et des pierres. Elles se forment aussi dans les sédiments des vieilles infusions végétales, et dans les pellicules qui recouvrent au bout de quelques jours les infusions animales ou végétales.
On ne peut assurément regarder toutes tes Amibes comme une seule esp.; mais tant qu'on n'aura pas constaté leur mode de production , on ne pourra même pas les distinguer par leur habitation ou par la nature des infusions où elles se développent. (Duj.)
*AMICIE. Amicia, Kunth; Twpinia, Pers.
nec alior. (Dédié à M. Amici, célèbre physicien italien), nor. pu. — G. de la famille des Légumineuses, sous-ordre des Papilionacécs, tribu des Hédysarées, DC. — Ce g. est très voisin des Poireiia, dont il parait ne différer que par un calice bilabié. On en connaît 2 esp. , qui sont indigènes dans l'Amérique équatoriale. (Sp.)
•AMICTE. Amiclus { «acxTo; , pur). i>'S. — G. de l'ordre des Diptères, div. des Brachocères, subdiv. des Tétrachœtes, famille desTanyslomes, tribu des Bombyliers, établi par Wiedemann aux dépens du g. Bombylius de Fabricius et adopté par Lalreille et par M. Macquart. Ha pour caract. : Tête de b largeur du thorax ; trompe plus ou moins allongée ; 1" article des ant. long, cylindrique; le 3"" subulé, à peine de la longueur du premier. Abdomen oblong. Des 2 esp.
rapportées à ce g. par M. Macquart, l'une , A. oblongm, se trouve dans le nord de l'Afrique; l'autre, A. Itcieroplerus , habile le Cap de Bonne-Espérance. (D.)
AMIDOIV (Corrupt. d'â^vX^v , farine faite sans meule), bot. — J^. Fécule amylacée. (A. R.)
AMIDON, Amylum (corruption d'à',u.u^ov, guidon, farine naturelle), chim. — On appelle Amidon une substance grenue, blanche «t brillante qu'on rencontre dans un grand
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nombre de végétaux, par exemple dans les tubercules de la pomme de terre, les graines des céréales, la moelle du Sagouier et les liges de diverses plantes, etc.
La forme des grains d'Amidon est le plus souventarrondie; elle est polyédrique quand ces grains sont très serrés dans leurs cellules végétales. Leur grosseur varie beaucoup : ainsi les grains de l'amidon de la pomme de terre dite de Rohan sonl une fois et demie plus considérables que ceux de la fève, et dix fois plus que ceux du Chenopodium quinoa. L'amidon, vu au microscope, paraît formé de couches concentriques d'une substance homogène dans sa composition el ses propriétés; sauf de légères différences dans la cohésion. Tel qu'on le rencontre dans le commerce, il contient une proportion d'eau assez considérable qu'on peut lui enlever par la dessiccation. D'un autre côlé, il est susceptible d'en absorber une quantité beaucoup plus grande et qui s'élève jusqu'à la moitié de son poids. Enfin, l'amidon chaiilfé dans l'eau subit un gonflement si considérable , qu'il prend l'aspect d'une masse gélatineuse, connue sous le nom d'empois. L'amidon converti en empois occupe plus de 30 fois son volume ordinaire. M. Payen a démontré d'une manière très ingénieuse, en faisant plonger dans de l'empois délayé les radicelles d'une plante (de la jacinthe par exemple) , que , dans ce cas , l'amidon n'est pas en dissolution, et que l'eau est absorbée et l'amidon se précipite. L'addition d'une faible proportion de soude (0,02 du poids de la liqueur] produit le même effet que l'augmentation de la température. C'est une condilion de succès dans la préparation de l'empois que l'élévation brusque de la température. Ainsi 10 grammes d'amidon, chauffés rapidement à 100 degrés dans 200 gr. d'eau, ont donné un empois identique à celui que fournissaient 14 gr. d'amidon portés lentement à la même leinpcralure danslamémequaiilitéd'cau.Lefroid produit un effet inverse de celui de la chaleur ; ainsi l'empois exposé à une forte gelée laisse déposer, lors du dégel, la plus grande partie de l'amidon. Une des propriétés les plus intéressantes de l'amidon est ^a coloration en bleu par l'iode. Ce caractère découvert par MM, Colin et Gaultier de Claubry est encore aujourd'hui le meillcurpour reconnaître l'a-
AMI
midon. Le produit bleu qui se forme dans ce cas est connu sous le nom d'iodure d'amidon. Celte couleur bleue est très fugace et n'est pas employée ; ce n'est pas elle qui colore l'empois du commerce: la teinte bleue qu'il présente souvent est due à une petite quantité d'azur. L'amidon , lorsqu'il a subi l'action d'une température convenable, n'est \)lus bleui, mais rougi par une dissolution d'iode. L'amidon, dans ce cas, ne perd que de l'eau et devient très facilement soluble : il peut dans un très grand nombre de cas remplacer la gomme.
La réaction de l'acide sulfurique sur l'amidon est des plus remarquables. Klle a été découverte p.)r Kirchoff. 11 résulte des expériences de ce chimiste, que l'acide sulfurique très étendu converliU'amidon, d'abord en une matièregommeuse soluble dans l'eau, et finalemenlen un sucre identique, pourics propriétés et la composition, avec le sucre de raisin. Celte propriété de l'acide sulfurique parait, du reste, partagée par les autres acides. Ce sucre se prépare maintenant en quantité considérable ( F. Sucre).
L'Orge germée possède, comme les autres acides , la propriété de convertir la fécule en matière gommeuse et en sucre de raisin. La matière gommeuse qui se forme est la dtxtrine. Cette propriété de l'orge germée est due à une substance blanche, amorphe, soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool, isolée parMiM.Payen et Persoz. Celle matière contient d'autant moins d'azote, qu'elle est mieux purifiée. Elle a reçu le nom de Diaslase. La Diastase peut mettre en dissolution 2,000 fois son poids de fécule dans 4 fois le poids de celle-ci, la température étant maintenue entre 65 et 75°. M. Dubrunfaul emploie la liqueur sucrée provenant de l'action de l'Orge germée sur l'amidon , pour faire de la bière économique.
L'acide nitrique concentré, qu'on prépare en distillant 600 parties de salpêtre avec 4G0 (l'acide sulfurique concentré, agit sur l'amidon d'une manière très remarquable. A la température ordinaire, il le dissout en quelques heures. I-a dissolution limpide est précipitée par l'eau , et le précipité, entièrement insoluble , peut être considéré comme formé des éléments de l'acide nitrique unis à ceux de l'amidon. M. Rraconnol, qui a obtenu cette substance, l'.i appclfe Xijloïdiiic ; c'est
AMI
à M. Pelouze qu'est due la connaissance de ses propriétés principales et de sa composition. La xyloidinc est soluble dans l'alcool, incristallisable. Chauffée à l'air, elle prend feu à la température de 180°, et brûle sans résidu. Elle est soluble dans l'acide nitrique concentré; l'eau peut la précipiter de sa dissolution, pourvu toutefois qu'on ne tarde pas trop, car elle cesse au bout d'un certain temps d'être précipitable. En effet, elle se décompose peu à peu , et se convertit en une substance acide incristallisable, qui se transforme par la chaleur en un acide noir susceptible de se régénérer par l'acide nitrique ou l'acide primitif. Cet acide déliquescent, qu'on obtient par la réaction de l'acide nitrique sur l'amidon, paraît être identique avec l'acide oxalhydrique ousaccharique.
Le papier, le colon, le chanvre qu'on trempe dans l'acide nitrique concentré et qu'on lave en grande eau après un contact suffisamment prolongé, présentent toutes les propriétés de la xyloidinc. Le papier sans colle, le plus faible, acquiert la force du parchemin et devient éminemment combustible.
Extraction de l'auiidon. — On extrait l'amidon du blé, de la pomme de terre, etc. Pour cela, on égrugele blé, on le met dan> de grandes cuves avec de l'eau à laquelle on ajoute une certaine quantité d'eau sure provenant d'une opération précédente; la masse entre en fermentation, et le gluten est en partie dissous, en partie décomposé. Au bout de 12 à 15 jours, on décante la liqueur acide; on verse de l'eau fraîche sur le précipité; on décante de nouveau, dès que la masse s'est déposée; on jette ensuite celleci sur un tamis qui en relient les parties les plus grossières. Lorsque l'amidon s'est de nouveau déposé, que l'eau s'est écoulée, le son fin qui a passé à travers le tamis reste a la surface de l'amidon dont on le sépare. On délaie le résidu dans l'eau , on le passe au tamis de soie fin, qui relient le restant du son et ne laisse passer que l'amidon. Ordinairement on le moule quand il est encore humide.-— Pour extraire l'amidon de,< pommes de terre, on râpe les tubercules , on les place sur un tamis, on verse de l'eau dessus; celle-ci devient laiteuse et laisse déposer de l'amidon. On décante; .n lave
AMI
plusieurs l'ois le dépôt et on le sèche. De toutes les pommes de terre , la plus riche en amidon est celle d'île g rosse jaune, puis vient le Shaw d'Ecosse.
En séchant l'amidon encore humide à une température qui s'élève à GO», il forme avec i'cau qu'il relient, une gelée demi-lransparcnle qui reste translucide lorsqu'on la desséche. C'est ainsi qu'on prépare le sagou , avec l'amidon qu'on extrait de la moelle d'une espèce de palmier.
On pensait que les pommes de terre gelées contenaient quelques centièmes de moins d'amidon qu'avant leur altération, et qu'elles en perdaient les 3/4 par le dégel ; mais M. Payen a reconnu dans ces derniers temps, que ces pommes de terre contenaient tout autant de fécule après le dégel qu'avant la gelée ; seulement les cellules désagrégées par la gelée échappent à la râpe et se séparent sans être déchirées.
Les usages de l'amidon sont très nombreux et très variés; c'est une des substances alimentaires les plus importantes; il sert à la préparation de l'empois et de la colle de pâte.
L'amidon gelé peut donner un excellent papier. La dexlrine remplace la gomme dans une foule d'usages, et souvent lui est préférée (^. ce mot). Le sucre d'amidon sert à l)réparer des sirops, à faire la bière, à corriger les vins, etc. f^. Sucre. (Barreswil.)
AMIE, ^mia ( A^t'a, nom de la Pélamide chez les Grecs), poiss. — Le G. de Poissons que les anciens ont désigné sous ce nom est du petit nombre de ceux que les Ichlhyologistes modernes peuvent reconnaître , et cependant P.ondelet seul l'a appliqué exactement à l'esp. qu'Aristote, entre autres, avait caractérisée par plusieurs traits zoologiques et anatomiques tels qu'on ne pouvait s'y tromper. CelAp''» est le Scomber Pelmnys des auteurs modernes , ou Pelamys sarda de notre grande ichlhyologie.
Salviani a mal appliqué le nom d'i!fjLt'a à un poisson à petites dents en velours, et bien différent, sous tous les rapports, de la vraie Pélamide. Cependant, son erreur perpétuée a donné lieu à une confusion presque inconcevable de synonymie , que nous avons débrouillée dans l'FIistoire générale des Poissons (t. VIII, p. 340 etfig.).
Il est assez difficile de concevoir par quelle absence de recherches et de critiques, Linné
AMI
a ensuite appliqué le nom A'Amia à un polfr* son des eaux douces de l'Amérique septentrionale, que Garden lui faisait connaître. Le g. une fois établi sous cette détermination , a dû conserver ce nom. Il renferme des Poissons à tète bombée, couverte d'os durs, granulés et comme nus ; les écailles du corps sont grandes; la bouche est peu fendue; les mâchoires sont armées de dents en petits pavés et de quelques dents coniques et pointues; la dorsale est longue et cont menée entre l'insertion des ventrales et det pectorales; l'anale est très courte , la caudale arrondie; la membrane branchioslège a douze rayons; les 1"' pièces de l'hyoïde forment, sous la gorge, entre les branches de la mâchoire, 2 grandes plaques que Linné désignait sous le nom de petits boucliers.
L'ouverture de la narine porte un petit appendice charnu et simulant une sorte de barbillon. L'estomac est grand et charnu ; l'intestin large et fort, sans cœcums; la vessie natatoire grande et celluleuse comme le poumon d'un reptile; disposition anatomique propre à plusieurs Poissons de cette famille, sans que son organisation donne la moindre preuve que cet organe serve à sa respiration.
Linné n'en connaissait qu'une esp. , des eaux douces de la Caroline, dontGarden lui envoya la description sous le nom de Miid' fish (poisson de vase) , nom qui est appliqué, dans les États-Unis, à plusieurs autres esp. ; c'est VAmia calva. Le g. Amia, établi dans la XII' édition du Systema naiurœ, a été conservé par les auteurs; seulement Bloch , en l'adoptant, d'après Linné, l'a gâté en y introduisant une 2= esp. [A.immaculata), prise deParra, et qui est un poisson d'un tout autre g., voisin des Butyrins. Bloch aurait dû cependant éviter cette erreur; car il avait étudié Y Amia calva sur l'individu conservé dans le cabinet du roi, qui a servi d'original à sa Ggure, ainsi qu'à celle publiée en 1788 par Bonnalerre dans V Encyclopédie.
3LLcsueur a vu \'Amia calva en grande abondance dans les affluents de l'Obio, et surtout à New-Harmony. Avec cette esp., il en a observé deux ou trois autres qu'il n'a pas décrites, et qui sont nouvelles en ichthyologie.
M, Gédéon Mantell a donné, dans la géologie du comté de Sussex, un poisson fossile
AMI
de la craie, comme appartenant avec doute au g. Amia, et il a nommé l'esp. A. lewicensin. ( Val. )
AMIMOIVE. ylmimonus. moll. — 31ontfort [Conchyl. Sysl. p. 326) a placé sous ce flom, parmi les Céphalopodes, un corps fossile, copié dans Knorr. {Supp. pi. iv. f. 2) et dont il a formé un g. Nous n'avons pas la certitude que ce soit un mollusque. Cette coupe ne doit pas être conservée. (A. d'O.)
•AMIIVA. INS. — G. de Diptères, famille des Myodaires, tribu des Scatophagines , établi par M. Robineau-Desvoidy pour y placer une seule esp. trouvée par lui dans les environs de Paris, et qu'il nomme A. parisiensis. Ce g. ne diffère des Scatopliarjes que par le chète absolument nu, le Z"" art. antennaire un peu plus long et les pattes plus allongées. (D.)
• AMINTE. Aminia. uns. — G. de l'ordre des Diptères , établi par M. Robineau-Desvoidy dans sa famille des Myodaires, tribu desAnthomydes, et auquel il assigne pour caract. distinctifs des Fannies, dont il se rapproche d'ailleurs : Le chète tomenteux à la loupe; son 2">» article courtdans les mâles et plus long dans les femelles; les tibias intermédiaires des mâles ni échancrés ni dilatés; le corps un peu moins allongé. — Il y rapporte 5 esp., dont nous ne citerons qu'une seule, celle qu'il nomme A. floralis, et qui n'est pas rare sur les fleurs des Ombelliféres. Les larves de ces insectes vivent dans les débris des végétaux. (D.)
AMIRAL (en arabe , Amir ou Émiy, chef.) MOLL. — On donne vulgairement ce nom à une belle esp. du g. Cône, à laquelle Linné a consacré le nom de Conus amiralis. Cette esp. , recherchée par sa beauté et le grand nombre de ses variétés, n'est p.is la seule à laquelle les amateurs de coquilles donnent le nom d'Amiral. C'est ainsi que le Conus acumma/MS a été nommé l'Amiral-Rumphius; le Conus auramiacus, l'Amiral d'Orange; le Cbnus dux , l'Amiral de Hollande; le Cotnis genuatius, l'Amiral de Guinée; le Conus gra- Mw/afMS, l'Amiral d'Angleterre; le Conus malacanus , l'Amiral portugais; le Conus Maldivus, l'Amiral espagnol ; le Conus mileu le faux Amiral ; le Conus omaïcus , l'Amiral d'Oma ; le Conus siamensis , l'Amiral chinois. Le Cône cedo-nulli reçoit quelquefois des marchands le nom d'Amiral de