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Crepidula fornicata , et dénomination proposée d'abord par Lamarck pour le genre qu'il nomma plus tard Navicelle. (Duj.)
*NACELLE. Cymba. acal.— Genre d'Acalèphes diphyides, établi par MM. Quoy et Gaimard pour une espèce trouvée auprès de Gibraltar, C. sagitta, qu'Eschscholtz réunit avec l'Ennéagone et la Cuboïde en ,un seul genre, ayant pour caractères : un conduit nourricier muni de plusieurs petits tubes suceurs, et une pièce antérieure munie d'une petite cavité natatoire saillante comme un tube. Suivant les auteurs de ce genre et M. de Blainville, la Nacelle est pourvue d'un grand suçoir exsertile probos- • cidiforme ayant à sa base un amas d'organes ovariformes , logée dans une excavation unique , assez profonde , d'un organe natateur naviforme, recevant et cachant en partie l'organe natateur postérieur; celui-ci est sagittiforme, percé en arrière d'un orifice arrondi, couronné de pointes, et creusé à son bord libre par une gouttière longitudinale. Le corps est gélatineux, résistant et presque diaphane. M. Lesson admet la Nacelle comme premier sous-genre des Microdiphyes, qui constituent sa tribu entière des Monogastriques, ayant un seul sac stomacal exsertile, dilatable, probosci forme, porteur à sa base d'organes qui semblent être des ovaires, et logé dans un nucléus uniloculaire. L'estomac, allongé, est terminé par une bouche en ventouse. (Duj.)
*NACERDES («*»p<%, nuisible), ins.— Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Sténélytres, tribu des OEdémérites, proposé par Steven et adopté par Dejean (Catalogue, 3e édit., pag. 250), qui en mentionne 29 espèces; 11 appartiennent à l'Amérique , 7 à l'Afrique , 4 à l'Australie, 3 a l'Asie, 2 à l'Europe, et 2 sont de patrie inconnue. Nous citerons comme faisant partie de ce genre les espèces suivantes : Dryops livida, notata , vittata et suturait* d'Ol. On rencontre lVéquement la seconde sur les bâtiments à voiles, et on la reçoit aussi des divers points du globe. (G.)
*NACIBA. ois. — M. Lesson (Traité d'Ornithologie, 1831) indique sous cette dénomination un genre d'Oiseaux voisin du groupe des Calao. (E. D.)
NACIBEA,Aubl. (Guian., I, 96, t. 37).
bot. pu. — Syn. de Maneltia, Mulis.
♦NACLIA. ins.— Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Lithosides, établi parM.Boisduval et adopté par M. Duponchel (Hist. des Lépid. d'Europe). L'espèce type, Nadia ancilla (Noctua ancilla Linn. , Bombyx obscura Fab. , B. ancilla Hubn. , Ochs., Callimorpha ancilla God.), habite la France et l'Allemagne. (L.)
NACRE, moll. — Portion du test de s Mollusques, douée de reflets brillants irisés , qui tiennent à la structure même de sa surface , comme on le prouve en prenant avec la cire à cacheter, avec la gélatine, ou même avec l'alliage fusible de Darcet, une empreinte qui montre les mêmes reflets irisés. Toute portion nacrée paraît formée de lames parallèles très minces, lesquelles par le polissage sont coupées très obliquement , et présentent des sillons très fins à la surface. Cependant ce ne sont pas ces sillons mêmes, comme on l'a supposé, qui produisent les jeux de lumière particuliers à la Nacre; c'est plus probablement une disposition striée de la surface de chaque lame, puisque là où l'on ne peut supposer que les lames sont coupées obliquement, dans l'intérieur des Troques, par exemple, l'éclat irisé n'est pas moins vif que sur la Nacre polie artificiellement. Les parties du test qui sont formées de fibres dressées, parallèles, comme la couche externe des coquilles de Pinne ou de Moule, ne peuvent au contraire jamais présenter des reflets nacrés ; voilà pourquoi les marchands et les amateurs qui veulent donner plus d'éclat aux coquilles, en dissolvent la couche externe au moyen d'un acide pour mettre la Nacre à découvert. La Nacre, qui n'est que du carbonate de chaux presque seul , mêlé d'un peu de matière animale, est identique avec la substance des perles , ou plutôt celles-ci ne sont que de la Nacre sécrétée isolément, en forme de globules, dans des lacunes du manteau. Il n'y a guère de Mollusques à test nacré dans le manteau desquels on n'ait eu l'occasion de trouver de petites perles. Les Mulettes ou Moules d'eau douce, dans le Rhin et dans les rivières de l'Europe septentrionale, ont même donné quelquefois d'assez belles perles ; mais celle de la grande Avicule ou Pintadine mèreperle (Meleagrina margaritifera) sont les plus belles, et ce sont aussi les valves dt
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cette coquille qui fournissent presque exclusivement la Nacre employée dans les arts. En effet, pour se procurer quelques perles seulement, on est obligé de retirer du fond de la mer un très grand nombre de ces coquilles, caria plupart sont dépourvues de ces productions accidentelles ou anomales. Plusieurs coquilles des genres Turbo et Troque fournissent une Nacre très brillante d'un vert doré; certaines Haliotides ont leur Nacre richement ornée des couleurs les plus vives et les plus foncées, en zones sinueuses, ou enroulées et entremêlées de bandes noires. L'art de fa bijouterie en a tiré un fort heureux parti. Certains genres de coquilles, au contraire, sont constamment dépourvus de Nacre : tels sont toutes les Conques et les Cardiacés parmi les Conchifères; telles sont aussi toutes les coquilles terrestres. (Duj.)
NACRÉ (grand et petit), ins.— Nom vulgaire de deux espèces de Papillons du genre Ârgynne, YArgynnislathoniaelVArg. pandora. Voy. argynne,
NACRITE. min. —Substance d'un gris perlé, en grains faiblement agglutinés qui, humectés et passés avec frottement entre les doigts , s'y attachent sous la forme d'un enduit nacré. Elle fait partie des Silicates alumineux, et son analyse a donné, d'après Vauquelin ( Bull, de la Soc. philom. ) : Silice, 56 ; Alumine, 18 ; Potasse, 8 ; Chaux, 5; oxyde de Fer, 4; Eau, 6; perte, 5. La Nacrile se trouve en petites masses dans les fissures des roches micacées et talqueuses des Alpes.
NADDI. ois. — Espèce du genre Sterne.
Voy. ce mot. (E. D.)
NADINEL. rept. — L'un des noms languedociens de l'Orvet. Voy. ce mot. (E. D.)
N.EMASPQRA, Ehrenb. (in Hor. phys., t. 18, f. 7). bot. cr. — Syn. de Phoma , Fries.
N/EMATELLA. bot. cr. — Genre de Champignons hyménomycètes , établi par Fries (Syst. II, 327) pour de petits Champignons qui croissent sur les autres végétaux. Voy. MYCOLOGIE.
*N,EMORHEOUS. mam. — M. Hamilton Smith (in Griff. an Kingd. , 1827) indique sous ce nom une subdivision du grand genre Antilope, et il n'y place qu'une espèce, Y Antilope Sumatrensis , dont il dis-
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tingue deux variétés , les il. Duvaucelii et goral. (E. D.)
*N.4EOGENUS (vat'c, j'habite ; -,~, terre). ins. — Genre d'Hémiptères hétéroptères, de la famille des Lygéites, créé par M. de Laporte , comte de Caslelnau ( Essai d'une classif. des Hémipt., 1833).
Ce genre, qui est très voisin de celui des Xylocoris, de M. Léon Dufour, ne contient qu'une espèce, désignée par M. de Laporte sous le nom de Nœogenus erythrocephalus.
HTJSSA. crust. — Voy. nésée.
N-/EVIELLE. rept. — Nom français du Coluber nœvius. (E. D.)
NAGASSARIUM , Rumph. ( Amboin.
auct., t. 2). bot. ph. — Syn. deMesua, Linn.
NAGEOIRE. Pinna. — On donne ce nom à l'organe locomoteur des Poissons.
Voy. ce mot.
NAGEURS, mam. —Voy. natantia.
NAGEURS. Natatores. ois. —M. Vieillot ( Ornith. ) indique sous ce nom son cinquième ordre de la classe des Oiseaux , et il y place les genres Frégate , Cormoran , Pélican, Fou, Paille-en -Queue, Anhinga , Grèbe-Foulque, Grèbe, Plongeon, Harle, Canard, Stercoraire, Mouette, Sterne, Becen-Ciseaux, Pétrel, Albatros, Guillemot, Macareux, Sphénisque et Manchot. Voy. ces divers mots. (E. D )
NAGOR. mam. — Une espèce d'Antilope, Antilope nagor , est devenue , sous la dénomination de Nagor, pour M. Ogilby (Proc. zool. Soc. Lond., 1836), le type d'un petit groupe distinct, qui n'est généralement pas adopté. Voy. l'article antilope. (E. D.)
NAÏA. rept. — Voy. naja.
NAÏADE. Najas (nom mythologique).
bot. pu. — Genre de la famille des Naïadces, établi par Willdenow (in act. Acad. Berolin., 1798, p. 87). Ses principaux caractères sont : Fleurs dioïques, solitaires aux aisselles des feuilles. FI. mâles: Enveloppe double, l'extérieure en forme de coiffe à deux lobes. Anthère sessile, tétragone, 4-loculaire. FI. femelles : Ovaire sessile, oblong, à une seule loge uni-ovulée. Styles 2-3, subulés , continus à l'ovaire et supportant chacun un stigmate. Le fruit est une nucule monosperme , à épicarpe membraneux.
Les Naïades sont des herbes aquatiques, abondantes surtout dans les étangs de l'Eu»
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ropecentrnîe; à feuilles alternes, linéaires, dilatées à la base, dentées, mucronées.
Ces plantes offrent peu d'intérêt, si ce n'est au cultivateur qui peut en faire d'assez bons engrais. (B.)
NAÏADE, annél. — Voy. nais.
NAÏADÉES. Naiadeœ. bot. ph. — Famille de plantes monocotylédones aquatiques. A.-L. de Jussieu avait établi sous ce nom (Gênera, p. 18) une famille qu'il avait placée à l'extrémité de sa classe des Acotylédons, à la suite des Fougères. La place et la circonscription assignées par lui à ce groupe ne pouvaient guère être conservées. En effet, d'un côté, l'embryon monocotylédonési nettement caractérisé de ces plantes les éloignait des Acotylédons ; de l'autre, on trouvait réunies dans cette famille hétérogène des Characées (Chara), les Lemnacées (Lenticula, Tourn.), des Haloragées (Hippuris et Myriophyllum),\es Cératophyllées (Ceratophyllum), des Saururées (Saururus, Aponogetun), les Callitrichinées (Calhlriche) , et les Naïadées proprement dites. Dans son Tableau du règne végétal, Ventenat modifia ce groupe , et réunit en une seule famille , sous le nom de Fluviales , les genres qui correspondent à la famille dont nous nous occupons ici. Cette nouvelle famille a été admise par la majorité des botanistes , et elle a reçu postérieurement de L.-C. Richard le nom de Polamuphdes , et de M. A. Richard celui de Naïadces, que nous adoptons ici avec M. Endlicher. Au reste, le nom de Fluviales est employé encore aujourd'hui par quelques botanistes , notamment par M. Kunth (Enumer., III, pag. 111).
Les plantes comprises dans la famille des Naïadées , telle que la circonscrivent la plu part des botanistes modernes, sont des herbes aquatiques, submergées, ou qui viennent seulement fleurir à la surface des eaux ; leur tige est noueuse, le plus souvent rampante; leurs feuilles sont alternes, très rarement opposées , planes, le plus souvent entières, embrassantes ou engainantes à leur base, accompagnées de stipules inlrapétiolaires, membraneuses, embrassantes.
Leurs fleurs sont monoïques, rarement dioïques , solitaires ou groupées à l'aisselle des feuilles, ou bien réunies en épi ; les femelles sont ordinairement plus nombreuses, et placées plus haut sur la plante que les mâles.
En guise de périanthe, elles présentent des enveloppes de forme et d'apparence diverses, tantôt recouvrant l'anthère et se déchirant ensuite plus ou moins irrégulièrement, tantôt formant une sorte de cupule qui entoure la base de l'étamine, tantôt enfin revêtant tellement les caractères d'un périanthe normal (Potamogeton) qu'il esfc difficile de lui en refuser le nom. Les étamines présentent aussi de nombreuses variations : leur anthère est tantôt sessile, tantôt pourvue d'un filet de longueur variable, à 1-2-4 loges, le plus souvent portées sur un connectif épais , et contenant un pollen globuleux dans certains genres, allongé-filiforme ou confervoïde dans les autres. Les pistils sont solitaires, ou groupés par 2 ou 4, se touchant alors par des faces planes, très rarement entourés à leur base par un périanthe rudimentaire ; chacun d'eux renferme , dans une loge unique , un ovule ordinairementsuspendu,plusrarementdressé; il est surmonté d'un style simple que termine un stigmate (quelquefois deux) souvent large et pelté. Le fruit , généralement sec, renferme une seule graine dressée ou suspendue comme l'ovule, dépourvue d'albumen, dont l'embryon présente une longue et grosse tigelle (embryon macropode L.-C. Richard), etun cotylédon grêle, parfois enroulé en crosse, à la jonction desquels existe une fente gemmulaire.
On voit que les caractères des Naïadées sont tous sujets à des variations plus ou moins nombreuses ; aussi peut-on les subdiviser en plusieurs groupes ou tribus, division qui devient très avantageuse dans un groupe si polytype. Voici le tableau et les caractères de ces tribus, tels que les présente M. Kunth {Enumerat., t. III, p. 111) :
I. Naïadées. Style très court; 2-3 stigmates allongés; graine dressée; embryon droit; pollen globuleux Feuilles ternées ou opposées, sans nervures, dentelées.
Najas, Lin. ; Cauhnia, Willd.
II. Zostekées. 1 style; 2 stigmates allongés; graine suspendue; cotylédon grêle, naissant vers un côté de la tigelle; pollen confervoïde.
Zostera, Lin. (ex parle); Cymodocea, Kccnig.
III. Posidoniées. Fleurs pseudo -hermaphrodites, en épi; stigmate presque sessile,
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entier; graine pariétale; cotylédon logé dans une fente de la tigelle, allongé, courbéinfléchi ; pollen confervoïde. Cette section devra probablernentêtreréunieà la précédente. Thalassia, Solan. ; Posidonia, Kœnig.
IV. Ruppiées. Fleurs pseudo-hermaphrodites , en épi; stigmate sessile , entier; graine suspendue; cotylédon supère, grêle, incombant sur la tigelle; pollen en forme de boyau , courbé.
Ruppia, Lin.
V. Zannichelliées. Style allongé ; stigmate élargi, entier; graine suspendue; cotylédon supère, allongé, recourbé en crosse; pollen globuleux.
Zannichellia, Mien. ; Althenia, F. Petit.
VI. Potamogétonées. Fleurs pseudo-hermaphrodites , les mâles pourvues d'une bractée; stigmate presque sessile, simple; cotylédon supère courbé en crochet ; pollen globaleux.
Potamogeton , Lin.
Certaines des tribus dont nous venons de donner le tableau ont été élevées au rang de familles distinctes par quelques botanistes. Telles sont celles des Potamées et des Zostérées.
Les Naïadées sont répandues dans les eaux douces et salées de tous les climats. Aucune d'elle n'est importante par ses applications. Les seules qu'on puisse citer comme ayant quelque utilité sont : le Potamogeton natans, dont le rhizome sert d'aliment en Sibérie ; et les Zostera, dont les feuilles, rejetées par les vagues de la mer, sont recueillies pour servir comme engrais , comme paille d'emballage, et pour la confection de matelas très peu moelleux , mais économiques.
NAIDE. annél. — Nom que l'on applique quelquefois au genre des Nais. Voyez ce mot. (E. D.)
* NAIDINA. annél. — M. Ehrenberg (Symb. phys., 1831) donne le nom delVaidina à une famille d'Annélides dont le genre principal est celui des Nais. Voyez ce mot.
NAIN. Nanus. térat. — On donne ce nom, en Anthropologie, à tous les individus dont la taille est beaucoup plus petite, relativement, que la taille ordinaire. Voy. l'article races humaines.
NAIN FLAGEOLET et NAIN D'AMÉ-
RIQUE, bot. ph. — Noms vulgaires de deui variétés du Haricot renflé, Phaseolus lumidus Savi. Voy. haricot.
*NAINEFJS {Nais et Nereis) annél. — Genre de la famille des Néréiscolés, établi par M. de Blainville pour y placer le Nais quadricuspidata. (P. G.)
NAIS (nom mythologique), annél. — Genre d'animaux articulés de la classe des Chétopodes de M. de Blainville, de celle des Vers de Lamarck, et de celle des Vers à sang rouge ou Annélides à soie de G. CuYier et de la plupart des auteurs modernes. Muller a créé (Die Wurmer der sussen und Salzigen Vassers , 1771) ce genre sous la dénomination de Nais, tiré du surnom mythologique de l'une des Naïades; depuis, ce nom a été légèrement et à tort modifié par quelques auteurs : ainsi Bruguière (Planches de l'Encyclopédie méthodique) l'indique sous le nom de Nayade, et d'autres auteurs l'ont désigné sous les noms de Naide et de Nàiade. Enfin , pour mettre le comble à la confusion, Lamouroux a proposé la même dénomination de Nais pour désigner un genre de Polypiers de la famille des Tubulariées, et auquel on avait antérieurement donné le nom de Plumatelle. Voy.
ce mot.
Les Nais ont pour caractères : Corps plus ou moins allongé, filiforme, aplati, articulé; chaque articulation pourvue d'une paire d'appendices sétacés, simples ou fascicules; bouche et anus terminaux ; la première sans tentacules, mais quelquefois avec des points oculaires.
Ces auimaux ont beaucoup de rapports avec certaines espèces de Néréides, et surtout avec les Lombrics; leur canal intestinal est simple, étendu d'une extrémité à l'autre du corps, et adhérent à l'enveloppe extérieure par des brides celluleuses; la bouche es? ronde, terminale , sans traces de tentacules ni d'appareil masticateur; l'anus est également terminal et arrondi; on voit tout le long du dos de l'animal un vaisseau flexueux rempli d'un fluide coloré en rouge, comme cela a lieu dans les Néréides. Il n'y a aucune trace de branchies sur aucun des anneaux, mais tous ou presque tous sont pourvus à droite et à gauche d'épines calcaréo-cornées simples et quelquefois fasciculées, mais toujours en petit nombre, un peu comme dans
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les Lombrics. Le système nerveux ne nous est pas connu.
LesNaïsvivent presque constamment dans les eaux douces, courantes ou stagnantes , ^ dans la vase et la terre molle qui les borp, dent, et rarement à découvert. Elles se nourrissent de très petits animaux infusoires ou mous qu'elles avalent probablement tout entiers. Leur mode de reproduction, que l'on ne connaissait pas bien autrefois, est l'oviparité. Bosc avait déjà dit que les Nais pondaient des œufs, et ce fait dont quelques auteurs doutaient est aujourd'hui tout-àfait constaté, surtout d'après les belles observations de M. Dugès. Les œufs de ces Annélides, et particulièrement ceux de la Nais filiformis qui a été le plus étudiée, sont ronds , blancs et contenus dans une capsule ovale, et qui présente à chaque pôle un petit tubercule rappelant celui du cocon de certaines Hirudinées ; la capsule est transparente et laisse voir les œufs qui sont dans son intérieur» Ceux-ci, au moment de la ponte, semblent composés d'une seule substance granuleuse, à grains à peu près égaux et de forme ronde; lors de l'éclosion , les petits brisent leur œuf avant que la capsule ne s'ouvre; ils sont mous, sans yeux, comme les adultes, avec un tubercule ventral quia quelque chose de celui des Lombrics; leur bouche étant un peu inférieure , on ne voit le plus souvent sur les côtés de chacun de leurs anneaux qu'une seule paire de soies; mais, dans une certaine position, on en distingue deux à la plupart comme à la partie antérieure des adultes; M. P. Gervais, qui a étudié les jeunes du Nais fiiiformis, n'a pas vu de soies à faisceaux à l'extrémité postérieure. D'après les expériences de Trembley et de Roësel , il paraîtrait que les Nais peuvent être multipliées artificiellement en coupant transversalement leur corps en plusieurs tronçons ; et ce fait est aujourd'hui acquis à la science par de nouvelles expériences.
Plusieurs groupes ont été formés aux dépens des Nais de Millier; mais les espèces de ce genre sont encore trop peu connues pour que l'on puisse reconnaître d'une manière certaine la bonté de ces divisions. Ocken a formé avec le nom de Dero, qui correspond à celui de Xantho de M. Dutrochet, un groupe pour la Nais digitata de Millier ; de Lamarck a créé le genre Slylaria
pour la Nais proboscidea ; enfin MM. Ehrenberg et P. Gervais ont créé plusieurs autres groupes distincts. Pour nous, nous n'indiquerons qu'avec doute la plupart des espèces décrites par les auteurs, et nous suivrons la classification qui a été indiquée par M. P. Gervais dans les Bulletins de l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles (année 1838, t. V, p. 13).