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VIII. Genre Ophidonais, P. Gervais

Des crochets ventraux ; soies latérales fasciculées, en houppes à quelques anneaux; des ocelles ; corps serpentiforme subdéprimé, et rappelant un peu celui des Sangsues, mais sans ventouses ni appendices terminaux.

Deux espèces entrent dans ce genre; toutefois, on doit faire observer que M. Dugès les réunit avec la Nais filiformis Blainville, pour n'en faire qu'une seule espèce.

Nais serpentina Muller (loco citato). — De l'Europe.

Nais vermicularis Linné, Gmelin, Roësel, Blainville {Encycl. méthod. , pi . 52, fig. 1 à 7) . Son corps est long de 2 lignes; la tête est un peuclaviforme; les soies latérales sont fasciculées; celles de la tête forment une sorte de barbe. Se trouve dans les eaux stagnantes , attachée aux feuilles de la Lentille d'eau. Commune partout.

Quelques autr, ; espèces doivent aussi probablement être distinguées; mais elles ne sont pas assez bien connues pour qu'on ait cru devoir les indiquer ici; nous citerons seulement, en terminant, la Nais claviformis de M. Jars, et les espèces décrites par M. Délie Chiaje. (E. Desmarest.)

*KAIS (nom mythologique), ins. — M. Rambur (Névroplères des Suites à Buffon de l'éditeur Roret , 1842) indique sous ce nom un genre de Névroptères de la famille des Phryganiens, qui se rapproche beaucoup du genre Ilhynchophila de M. Pictet. Les Nais, qui ont des antennes de la même longueur que les ailes, ne comprennent qu'une seule espèce, la Nais plicata Rambur (loco citato), qui se trouve aux environs de Paris, et paraît avoir quelque rapport avec le Rhynchophila vulgaris Pictet. (E. D.)

NAISA ( nom mythologique), polyp.,

i. VIII.

bryoz. — Dénomination employée par Lamouroux pour désigner le même genre que, d'après Lamarck , nous nommons Plumatelle. Voy. ce mot. (Duj.)

NAïSA, Lamouroux. annél. — Voy. naïs

et PLUMATELLE. (E. D.)

NAJA. rept. — Laurenti (Spécimen medicum exhibens synopsis Reptilium emendatum, 1768) avait indiqué sous le nom de Naja un genre de Reptiles ophidiens , qui , adopté par G. Cuvier (Règ. anim. ), et surtout par M. Duméril (Dict. se. nat., XXXIV, 1825), a été réuni par d'autres naturalistes, tantôt aux Couleuvres, et tantôt aux Vipères.

Les caractères des Naja sont les suivants : des crochets à venin implantés sur les os maxillaires supérieurs , et cachés , au moment du repos, dans un repli de la gencive; mâchoires très dilatables ; langue très extensible ; tête élargie en arrière , couverte de grandes plaques ; partie du corps la plus voisine de la tête dilatée en disque par le redressement des côtes qui la soutiennent ; queue munie en dessous d'un double rang de plaques et à extrémité arrondie ; narines simples.

Deux espèces entrent dans ce groupe :

l'une est l'Hajé ou Aspic des anciens , et l'autre est la Naja vulgaire ou Vipère à lunette. Ces espèces sont aussi venimeuses qif aucune autre; il n'est pas d'Ophidien dont la morsure soit plus terrible que celle du Naja ; il n'en est pas contre lequel les ressources de l'art doivent être employées avec plus de promptitude et de soin. Aussi a-t-on, de tout temps, indiqué contre ces blessures des remèdes différents et nombreux ; mais nous ne croyons pas devoir en parler ici, renvoyant ce sujet à l'arLiele vitère (voy. ce mot). Dans l'Inde, le Naja est respecté, adoré même, comme tous les objets de la crainte des peuples ignorants. Les jongleurs, après avoir eu le soin de leur arracher leurs terribles crochets, s'en vont les promenant de ville en ville, assurant qu'ils ont le pouvoir de les charmer, et vendant des spécifiques qui ont, selon eux, Je pouvoir de guérir de leurs blessures.

1° La Vipère a lunette , Naja vulgaris Dum., Coluber nnfa Linné, Naja lutescens Laurenti , Vipera naja Daudin. Ses couleurs sont en dessus d'un jaune ou brun clair, à

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reflets d'un bleuâtre cendré ; l'abdomen a des plaques longues , transverses , à fond blanc et relevé par des taches rousses dont le nombre varie : cette espèce doit son nom à un trait noir, qui représente avec plus ou moins d'exactitude une lunette au dessus du cou. La tête est courte, ovale, inclinée à .l'extrémité, déprimée entre les yeux, qui sont petits, quoiqu'un peu saillants et latéraux; la gueule est large, armée de dents petites, aiguës, et généralement courbées ; elle est redoutable surtout par ses crochets venimeux , dont la longueur est double de celle des dents ; la langue est longue, extensible et bifide; le corps , long de 4 pieds , est cylindrique et d'une circonférence de 4 pouces ; les écailles qui le recouvrent sont pelites, ovales, lisses.

Cet Ophidien habite la côte de Coromandel ; il est répandu également dans beaucoup de régions de l'Inde , et y forme un grand nombre de variétés qui ont reçu des noms différents. Il a beaucoup de courage et de force, et sa morsure, ainsi que nous l'avons dit, est terrible. Lorsqu'il est tranquille, le diamètre de son corps ne dépasse pas celui de la tête ; mais lorsqu'une cause quelconque l'agite ou l'irrite , lorsqu'un danger le menace ou qu'il aperçoit une proie , cette région se gonfle, et constitue alors une sorte de large collier.

2° L'Haje ou Aspic , Naja haje Dum.

( Coluber haje Linné, Vipera haje Daudin ), figuré dans l'atlas de ce Dictionnaire, Reptiles, pi. 12, fig. 2. Sa taille est de 65 centim. ; sa couleur verdâtre est marquée de taches brunâtres; ses écailles sont petites, hexagonales, imbriquées; les plaques abdominales sont au nombre de plus de deux cents et entières ; le dessous de la queue est garni de plus de cent demi-plaques ; le cou est extensible.

La morsure de cette espèce est très dangereuse, et cause presque instantanément la mort. Les anciens ont dit que cette blessure ne causait aucune douleur ; qu'elle déterminait seulement un sommeil léthargique, et qu'elle était si fine qu'il n'en restait aucune trace : ce qui est certain, c'est que son venin est plus délétère que celui des Serpents de nos climats. Lorsque l'Aspic est provoqué, il gonfle fortement son cou, redresse sa tête, et s'élance d'un seul bond. Malgré ses pro-

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priâtes malfaisantes, et de même que l'espèce précédente, l'Haje a été l'objet du culte des hommes. Les Égyptiens en faisaient l'emblème de la divinité protectrice du monde; les jongleurs de ce pays le colportent comme le Naja à lunette. Ceux du Caire ont, dit- on , le secret, en leur pressant la nuque, de les plonger dans une espèce de catalepsie qui les retient debout ■ ils les montrent ainsi pour quelques pièces de monnaie.

NAJAS, bot. ph. — Voy. naïade.

NAMA. bot. pu. — Genre de la famille des Hydroléacées , établi par Linné ( Gen. , n. 317). Herbes ou arbrisseaux de l'Amérique tropicale. Voy. hydroléacées.

*NAMACUS (de deux mots hébreux:

mac, saleté; namac , sentir mauvais).

ins. — Genre d'Hétéroptères géocorises créé par MM. Amyot et Sei\\\\e {Hémipt., Suites à Buffon-Roret).

Une seule espèce entre dans ce groupe, c'est le Namacus transvirgatus Amyot et Serv. {loc. cit.), de Surinam. (E. D.)

NAMAQUOIS. ois. — Ce nom a été donné à des Oiseaux des genres Ganga, Soui- Manga et Promerops. Voy. ces mots. (E D )

*NANANTHEA ( v*vo5 , nain; âv0o5 , fleur), bot. ph. — Genre de la famille des Composées - Sénécionidées , établi par De Candolle (Prodr., VI, 4r>). Petites herbes des différentes mers du globe. Voy. composées.

NANDHIROBA , Plum. bot. ph. — Syn.

de Fevillea, Linn.

NANDHÏROBÉES. Nandhirobeœ. bot.

ph. — Tribu de la famille des Cucurbitacées. Voy. ce mot.

NANDINA. bot. ph. — Genre de la famille des Berbéridées , établi par Thunberg {Nov. gen., I, 14), et dont les principaux caractères sont : Calice à plusieurs folioles, imbriquées sur six côtés et décidues. Corolle à 6 pétales hypogynes, oblongs, concaves, crénelés à la base, plus longs que le calice , caducs. Étamines 6, hypogynes, opposées aux pétales ; filets très courts ; anthères dressées, à 2 loges s'ouvrant longitudinalement. Ovaire oblong, à une seule loge renfermant 2 ovules. Style terminal court, trigone ; stigmate obtus. Baie unlloculaire, disperme ou monosperme par avortement.

Les Nandina sont des arbrisseaux glabres, à feuilles alternes , composées de nombreu-

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«es folioles entières, ovales-lancéolées, réunies trois par trois, et terminées par un pétiole qui forme à la base une espèce de gaîne articulée, et renflée au point des ramifications; à fleurs blanches, bractéées, disposées en panicules terminales; à baies rouges. Ces plantes sont originaires de l'Inde, du Japon et de la Chine , où elles sont très répandues.

La Nandina domestica, unique espèce de ce genre, est assez fréquemment cultivée en France, où elle supporte aisément la pleine terre. On la multiplie par le moyen des drageons que fournissent les racines et de boutures. (J.)

NANDOU, ois. — Le Nandou, placé pendant très longtemps comme simple espèce du groupe des Autruches (voy. ce mot), est devenu, sous la dénomination de Rhea, pour Brisson, Latham, Lesson, et la plupart des ornithologistes, un genre distinct de l'ordre des Échassiers de Cuvier, et de celui des Coureurs ou Cursores de M. de Blainville. Les principaux caractères de ce genre sont les suivants : Bec droit, court, mou, déprimé à la base, un peu comprimé à la pointe, qui est obtuse et onguiculée; mandibule inférieure très déprimée, flexible, arrondie vers l'extrémité; fosse nasale grande, prolongée jusqu'au milieu du nez; narines placées de chaque côté du bec et à sa surface, grandes, fendues longitudinalement et ouvertes; pieds longs, assez forts et robustes ; trois doigts dirigés en avant, les latéraux égaux ; ongles presque d'égale longueur, comprimés, arrondis, obtus; tibia emplumé; une nudité très petite au-dessus du genou ; ailes propres au vol ; phalanges garnies de plumes plus ou moins longues, et terminées par un éperon. On a pu voir par cette caractéristique que les Nandous ne diffèrent pas d'une manière très notable des Autruches; un seul caractère sert à les différencier d'une manière complète : chez les Nandous il y a toujours trois doigts en j avant, tandis que dans les Autruches il n'y a ' que deux doigts placés de la même manière. Le Nandou, Rhea Americana Latham , a reçu différents noms , tels que ceux de Nandu, Autruche d'Amérique, Autruche de Magellan, Autruche d'Occident, Autruche de la Guiane, etc. Le Nandou est beaucoup plus petit que l'Autruche vulgaire ; il at-

teint environ lm, 60 de hauteur; les femelles sont un peu plus petites que les mâles. Les parties supérieures du corps sont d'un gris cendré bleuâtre ; le sommet et le derrière de la tête sont noirâtres ; une bande noire, commençant à la nuque, descend sur la partie postérieure du cou, qu'elle entoure, en s'élargissant vers les épaules; les scapulaires sont cendrées ; les plumes des ailes sont également cendrées , les plus grandes blanches à leur origine et noirâtres au milieu, quelques unes entièrement blanches ; les parties inférieures du corps sont blanchâtres; le bec et les pieds d'un gris rougeâtre ; un éperon se remarque au poignet. Les femelles ont moins de noir à l'origine du cou que les mâles.

Ces Oiseaux ne pénètrent jamais dans les bois; les plaines découvertes sont les seuls lieux où on les trouve ; ils vont ordinairement par paires, et quelquefois en troupes assez nombreuses, mais seulement dans les contrées où on ne les chasse pas ; car, dans celles où ils sont poursuivis, ils fuient de si loin, et leur course est si rapide, qu'on ne peut que très difficilement les atteindre, même avec de bons chevaux. Les chasseurs qui parviennent à les arrêter avec une sorte de collet, formé de trois pierres grosses comme le poing, et attachées par des cordes à un centre commun , doivent encore avoir attention d'éviter leurs ruades. Les Nandous étendent leurs ailes en arrière lorsqu'ils courent, et pour tourner et tâcher démettre les chasseurs en défaut par des crochets , ils ouvrent une aile et la présentent au vent. Lorsqu'ils sont tranquilles, leur démarche est grave, leur cou élevé et leur dos arrondi. Ils se nourrissent de graines et d'herbes qu'ils coupent très près de la racine. Les Nandous, qui ne paraissent jamais boire, sont de bons nageurs , et traversent les rivières et les lagunes mêmes sans être poursuivis.

A l'époque de leurs amours, vers le mois de juillet, les mâles poussent des gémissements qui ressemblent à ceux des Vaches. Leur nid consiste en un creux large, mais peu profond, qui est pratiqué naturellement en terre, et dans lequel ils apportent quelquefois un peu de paille. Les femelles commencent leurs pontes à la fin d'août, et ellos déposent, dit-on, à trois jours d'inter-

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valle, un œuf dans le nid, et le nombre des pontes peut être porté à seize ou dix-sept. Les œufs , d'un blanc jaunâtre et dont la surface est très lisse , ont cinq pouces et plus de diamètre, et ils sont de la même grosseur aux deux bouts; un seul nid en contient, assure-t-on, quelquefois soixantedix à quatre-vingt, et ce fait s'explique en ce que plusieurs femelles viennent pondre dans le même nid. D'Azara prétend que le mâle seul se charge de couver les œufs, de conduire et de protéger les petits; il dit aussi que le mâle sépare quelques œufs, qu'il casse au moment où les petits éclosent, afin que les Insectes qui s'y réunissent leur servent de pâture aux premiers moments de leur existence. Ces Oiseaux sont susceptibles d'être amenés à l'état de domesticité; mais le peu de saveur de leur chair, surtout de celle des adultes, car la chair des jeunes paraît tendre et d'assez bon goût , et surtout leur esprit de domination sur les autres habitants des bassescours, les ont fait jusqu'ici dédaigner assez généralement. Les jeunes Nandous que l'on nourrit dans les maisons ne tardent pas à devenir familiers; ils entrent dans les divers appartements et marquent beaucoup de curiosité; ils se promènent aussi dans les rues, et quoique souvent ils s'écartent beaucoup dans la campagne, ils retournent au logis, où on leur donne du pain, du grain et d'autres nourritures; ils avalent aussi de petites pierres et même des morceaux de métal qu'ils rencontrent.

Les habitants du Paraguay dépouillent le cou et une partie de la poitrine des Nandous, et après avoir assoupli la peau et l'avoir cousue, ils en font des bourses; ils envoient en Espagne les pennes des ailes dont les barbes sont désunies , pour en faire des panaches et des houssoirs. Les tuyaux ne peuvent servir pour l'écriture , mais on les teint en incarnat ou en bleu ; on les coupe en petites bandelettes, et on en fait des fouets.

Les Nandous habitent les vallées les plus froides du Brésil, du Chili , du Pérou et de Magellan.

Dans ces derniers temps, une seconde espèce de ce genre a été signalée par les naturalistes; elle est également américaine, et c'est particulièrement en Patagonie qu'on la rencontre. (E. D.)

NANDU. ois. — Voy. nandou.

*JVANDUS. poiss. — Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens, famille des Percoïdes, à dorsale unique, à six rayons branchiaux, établi par MM. G. Cuvier et Valenciennes (Hist. des Poiss., t. VII, p. 481), qui le rangent près des Hélotes. Ses principaux caractères sont: Bouche très protractile, munie de dents en velours ras très fin aux deux mâchoires, aux palatins et au chevron du vomer. Le préopercule et l'interopercule ont le bord finement dentelé.

On ne connaît encore qu'une espèce de ce genre, le Nandus mabbré , Nandus rnarmoratus Cuv . et Val. (Coius nandus Ham., Buch.), commun dans les étangs du Bengale. (M.)

NANGUER. mam. — Espèce du grand genre Antilope. Voy. ce mot. (E. D.)

*NANNISCUS ( vavt<xxoç, petit gâteau).

ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides phyllophages (Systellochèles), créé par Burmeister (Handbuch der entomologie, 1844, p. 137). L'auteur ne fait mention que d'une espèce, le N. pulicarius (Dichelus, Dej.), B., originaire de l'Afrique australe. (C.)

*I*ANNOPHYA (vavo9v>jç, très petit).

uns. — Genre de Névroptères de la famille des Libelluliens, créé par M. Rambur ( Névroptères des Suites à Duffon de l'éditeur Roret, 1842), et remarquable principalement par ie petit nombre d'aréoles qui divisent les ailes.

Une seule espèce , le Nann. pygmœa Rambur (loco citato), et la plus petite de toutes les Libellules, entre dans ce genre. On ne sait la patrie de cet Insecte, qui fait partie de la collection de M. Audinet-Serville.

NAftODEA (vavwtîvjî, nain), bot. ph. — Genre de la famille des Santalacées, établi par Bancks (apud Gœrtn.J. III, 251 , t. 225). Herbes de Magellan. Voy. santalacées.

*NANODES. bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées-Vandées , établi par Lindley (in Bot. Reg., t. 1541). Herbes du Brésil. Voy. orchidées.

*NANODES. ins.— Schœnherr, qui avait donné ce nom à un genre de Curculionides, l'a changé en Nanophyes , le premier ayant été antérieurement employé. (C.)

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