PHARYNX
OESTRE. OEstrus. ins. — Le nom d'oTarpoç , a été appliqué par les Grecs à de petits animaux qui incommodent beaucoup les Poissons, et que l'on rapporte généralement au genre Cymothoa. Aristote indique sous la même dénomination , soitunCymothoé qui attaque le Thon et l'Espadon , soit une espèce d'Hydrocorise. Virgile , Pline , Elien , etc. , ont appliqué le nom d'OEslrus à des Insectes ayant un aiguillon très fort à la bouche, qui bourdonnent en volant, tourmentent les bœufs, et qui, suivant toute probabilité, doivent être rapportés à des Taons. Linné, sans rechercher s'il donnait exactement le nom d'OEstrus aux animaux qui le portaient du temps d'Aristote, a créé le premier, sous cette dénomination, un genre de Diptères, qui, adopté par tous les zoologistes, considérablement restreint par Clarck et Latreille , est devenu, sous le nom à'OEstrides (voy. ce mot) une tribu distincte de la famille des Athéricères.
Tel que Latreille l'a constitué , et tel qu'il est encore établi aujourd'hui, le genre OEstre, OEstrus y a pour caractères principaux : Cuillerons de grandeur moyenne, et ne recouvrant qu'une partie des balanciers; ailes en recouvrement au bord interne ; les deux nervures longitudinales qui viennent immédiatement après celles de la côte, fermées par le bord postérieur qu'elles at-
teignent , et coupées au milieu du disque, par deux petites nervures tranverses; milieu de la face antérieure de la tête offrant un petit sillon longitudinal et renfermant une petite ligne élevée, bifurquée intérieurement. Les OEstres se distinguent des Hypodermes, Cutérèbres, Céphénémyes et OEdémagènes , parce qu'ils n'ont pas de trompe ni de palpes, et surtout parce que leur cavité buccale est tellement peu apparente, que son existence a été niée jusque dans ces derniers temps; enfin, les Céphalémyies en sont séparées par la forme des nervures des ailes, et parce que ces derniers organes sont écartés l'un de l'autre.
Les OEstres sont des Diptères d'une taille assez grande, ressemblant beaucoup à de grosses mouches, mais plus velus. A leur état parfait, ils semblent appelés uniquement par la nature à l'acte de la reproduction , car ils ne prennent que peu ou plutôt pas de nourriture , leurs organes de manducation étant réduits à un état presque rudimentaire. Dès qu'ils ont subi leur dernière métamorphose, les OEstres cherchent a s'accoupler , et bientôt après la femelle se met à la recherche des animaux sur lesquels elle doit déposer ses œufs. On croyait autrefois , d'après Vallisnieri et Réaumur, que TOEstre allait déposer ses œufs sur les bords de l'anus des Chevaux, et que de là la larve remontait dans l'estomac, en parcourant toutes les sinuosités des intestins; mais Clarck a démontré qu'il n'en était pas ainsi. D'après lui, la femelle de TOEstre, pour effectuer sa ponte , s'approche de l'animal qu'elle a choisi, en tenant son corps presque vertical dans l'air; l'extrémité de son abdomen , qui est très allongée et recourbée en haut et en avant, porte un œuf qu'elle dépose sans presque se poser sur la partie interne de la jambe, sur les côtés et à la partie interne de l'épaule, et rarement sur le garrot du Cheval ; cet œuf, qui est entouré d'une humeur glutineuse , s'attache facilement aux poils de l'animal ; l'OEstre s'éloigne ensuite un peu du Cheval pour préparer un second œuf, en se balançant \ dans l'air ; elle le dépose de la même ma- \ nière , et répète ainsi ce manège un très grand nombre de fois. Ces œufs éclosent à l'endroit où ils ont été pondus, et ce n'est qu'à l'état de larve que l'Insecte, s'attachant
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à la langue qui vient lécher la partie du corps sur laquelle il était collé, parvient, par l'œsophage, dans l'estomac de sa victime.
1 Les larves des OEstres , et principalement celle de VOEstrus equi, sont apodes, de forme conique, allongée. Le corps est composé de onze anneaux , garnis chacun à leur bord postérieur d'une rangée circulaire d'épines triangulaires , solides, jaunâtres dans la plus grande partie de leur longueur , noires à leur extrémité, et dont la pointe, très aiguë , est dirigée en arrière. Au-dessus du corps, les anneaux du bout postérieur, et ceux qui en sont le plus pioches , n'ont pas de ces épines , qui existent sur les mêmes anneaux du côté du ventre. L'extrémité antérieure, qui est tronquée, figure une espèce de bouche transversale , avec deux lèvres qui peuvent se joindre pour former l'ouverture qu'elles circonscrivent. On remarque, dans l'espèce de cavité profonde que ces lèvres laissent entre elles lorsqu'elles sont écartées, six doubles sillons couchés transversalement, et courbés en dedans de chaque côté , de manière à se rapprocher en cercle. Ces sillons, formés par une substance écailleuse, sont criblés de petits trous que l'on regarde comme des ouvertures de stigmates ; les espèces de lèvres qui recouvrent cet appareil respiratoire sont évidemment destinées aie boucher exactement , afin de le protéger contre les aliments liquides et les sucs qui se trouvent dans l'estomac du Cheval. Comment ces larves peuvent-elles exister dans l'estomac, exposées à une température très élevée et dans un air aussi vicié? On ne peut l'expliquer; on sait seulement que ces larves se tiennent le plus ordinairement autour du pylore, et qu'elles se nourrissent du chyme qu'elles trouvent dans l'estomac. D après les observations récentes de M. Joly {Académie des sciences y septembre 18i6), il paraît que les larves subissent des changements notables depuis leur naissance jusqu'au moment de leur transformation en nymphe , et cela non seulement dans leur forme , mais encore dans leur structure ; ainsi les larves de VOEstrus equi , au lieu d'être brusquement tronquées à leur partie postérieure, ainsi que cela a lieu au commencement de leur Vie, ont cette même partie très effilée et t. vm.
terminée par deux tubes respiratoires analogues à ceux de beaucoup de Diptères aquatiques, tubes qui seront remplacés plus tard par un appareil si curieux et si compliqué, qu'il serait peut-être difficile d'en citer un autre exemple dans l'immense série des Insectes. Lorsque ces larves ont pris tout leur accroissement, elles descendent en suivant les intestins, se traînent au moyen de leurs épines ou sont portées par les excréments , jusqu'à ce qu'elles arrivent à l'anus , sur les bords duquel on les trouve souvent suspendues dans les mois de mai et juin, prêtes à tomber à terre pour y subir leur dernière métamorphose. Arrivées à terre, elles se changent bientôt en chrysalides ; leur peau se durcit, devient d'un beau noir et leur sert de coque; elles restent six ou sept semaines dans cet état, après lesquellesl'Insecte parfait sort de sa coque en faisant sauter une pièce ovalaire située au bout extérieur de cette enveloppe.
On s'est demandé si ces larves étaient utiles, ou si, au contraire, elles étaient nuisibles aux Chevaux. Clarck croit qu'elles sont plus utiles que nuisibles, et Réaumur, ayant observé pendant plusieurs années des Chevaux attaqués par les OEstres, dit qu'ils ne se portaient pas moins bien que ceux qui n'en nourrissaient pas ; mais Yallisnieri , d'après Gaspari, leur attribue, au contraire, la cause d'une maladie épidémique qui fit périr, en 1713, un grand nombre de Chevaux dans le Véronais et le Mantouan.
L'é ude des OEstres a occupé plusieurs zoologistes, et nous avons résumé principalement les observations de Réaumur, de Clarck et de Latreille; nous avons présenté quelques faits récents indiqués par M. Joly, et nous aurons l'occasion de parler de nouveau de l'important travail de ce naturaliste à l'article cestrides, où nous dirons quelques mots de l'anatomie de ces Diptères.
On rapporte six espèces à ce genre; presque toutes vivent dans l'estomac du Cheval, et nous allons en donner une idée générale en prenant pour guide V Histoire des Diptères des Suites à Ihiffon, de M. Macquart.
1° L'Œstre du chkval, OEstrus cqui Clarck {OEstr., lab. I, f. 12-14.), Latr. OEslrus bovis Linné, Fabr., Fallen , GaS'
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trus equi Meigen. Long de cinq lignes ; face fauve, à duvet blanchâtre, soyeux ; un sillon longitudinal ; front fauve; partie postérieure à poils noirs ; antennes ferrugineuses ; thorax à poils ferrugineux; une bande transversale de poils noirs ; abdomen brun , à poils ferrugineux ; une tache dorsale noirâtre à chaque segment; des points noirs chez les mâles ; pieds ferrugineux ; ailes blanchâtres ; une bande transversale , brunâtre, ainsi que deux taches apicales.
Cette espèce se trouve en France , en Angleterre, en Italie et en Orient, dans les mois de juillet et d'août, près des pâturages. La femelle dépose ses œufs sur les jambes et les épaules des Chevaux, qui, en se léchant, transportent les larves dans leur estomac, où elles se développent.
2° L'OEstre salutaire, OEstrus salutaris Clarck {OEstr., tab. I, f. 35), Gastrus salularis Meigen. Se trouve en France , en Angleterre. Suivant Clarck , les larves vivent dans l'estomac des Chevaux, et facilitent la digestion par leur présence.
3° L'OEstre hémorrhoïdal, OEstrus hœmorrkoidalis Linné , Fabr. , Fallen , Gastrus hœmorrhoidalis Meigen. Se trouve dans toute l'Europe. La femelle dépose ses œufs dans le nez des Chevaux , d'où ils sont transportés par la langue dans la bouche et ensuite dans les intestins.
4° L'OEstre nasal , OEstrus nasalis Linné, OEstrus velerinus Fabr., Fallen, Clarck (OEstr., tab. I,f. 26 et 27), Gastrus nasalis Meigen. La larve de cette espèce vit dans l'œsophage du Cheval, de l'Ane, du Mulet, du Cerf et de la Chèvre. Se trouve dans toute l'Europe.
5° L'OEstre des troupeaux, OEstrus pecorum Fabr., Fallen, Gastrus pecorum Meigen. Cette espèce semble propre à la Suède, et la larve, suivant Fabricius, vit dans les intestins du bœuf.
6° L'OEstre flavipède , OEstrus flavipes [Encycl. mélh.). Cette espèce, qui a été trouvée dans les Pyrénées par M. Al. Brongniart, n'est pas bien connue, (E.-D.)
OESTRES DE MER. crust.— Nom vulgaire des espèces du genre Cymothoé. Voy. ce mot.
OESTRÏDÉES. OEslrideœ , Leach. ins.
— Syn. d'OEstrides, Latr. (E. D.)
OESTRIDES. OEstrides. ins.— Tribu de
l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, établie par Latreille et comprenant l'ancien genre OEstrus de Linné. Latreille, et d'après lui M. Macquart ( Diptères des Suites à Buf~ fon de Roret, 1835), caractérise ainsi ces Insectes : Corps ordinairement velu; trompe tantôt nulle ou cachée dans la cavité buccale qui semble parfois fermée, tantôt rudimentaire, et alors la bouche est légèrement fendue ; palpes tantôt distincts, tantôt nuls; antennes courtes , insérées dans une cavité de la face ; troisième article ordinairement globuleux ; style habituellement dorsal , épais à sa face; abdomen ovale; cuillerons grands; ailes souvent écartées, présentant trois cellules postérieures : la première souvent fermée, quelquefois entr'ouverte, quelquefois même très ouverte. A ces caractères, ajoutons qu'à l'état parfait ces Insectes ont le port de la Mouche domestique : leur corps est velu et coloré par bandes , à la manière de celui des Bourdons; leurs antennes sont terminées en palettes lenticulaires, portant chacune sur le dos et près de son origine une soie simple; les tarses sont terminés par deux crochets et deux pelotes.
La tribu des OEstrides, l'une des plus remarquables entre les Diptères par son organisation et ses mœurs, n'a pas de place bien déterminée dans l'ordre naturel. Si le faciès indique le voisinage des Syrphies , si la grandeur des cuillerons la rapproche des Muscides supérieurs , le peu de développement des antennes, et surtout de la trompe, entièrement nulle dans quelques genres, la rejette dans les derniers rangs des Muscides. Toutefois les principaux entomologistes , et en particulier Latreille et M. Macquart , la placent entre les Syrphies et les Muscides , en se basant sur ce que des anomalies assez fréquentes de la trompe des Diptères s'opposent à ce que cet organe , tout important qu'il est , soit toujours regardé comme un caractère essentiel.
On trouve rarement ces Insectes dans leur état parfait; et le temps de leur apparition , ainsi que les lieux qu'ils habitent, sont très bornés. Comme les femelles déposent leurs œufs sur le corps de plusieurs Ruminants , c'est dans les bois et les pâturages fréquentés par ces animaux qu'il faut les chercher. Chaque espèce d'OEstre est ordinairement parasite d'une même espèce do
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Mammifère, et choisit pour placer ses œufs la partie du corps qui peut seule convenir à ses larves, soit qu'elles doivent y rester, soit qu'elles doivent passer de là dans l'endroit favorable à leur développement. Le Bœuf, le Cheval , l'Ane, le Renne , le Cerf, l'Antilope , le Chameau , le Mouton et le Lièvre, sont jusqu'ici les seuls Mammifères connus sujets à recevoir des larves d'OEstres. Toutefois, il paraîtrait quedes larves d'une espèce particulière de ce genre, nommée OEslrus hominis, attaqueraient l'Homme lui-même ; mais malgré les recherches de plusieurs naturalistes, ce fait n'est pas encore démontré d'une manière tout -à-fait certaine. Un grand nombre de personnes se sont occupées de ce sujet important , principalement MM. Say, Howsley , de Humboldt, Roulin , Guérin-Méneville, Justin Goudot, et surtout M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, qui, dans un rapport présenté en 1838 à l'Institut de France , a résumé d'une manière complète tout ce qui avait été publié sur ce sujet, et qui conclut que quoiqu'on n'ait fait aucune observation qui vienne démontrer, d'une manière directe, la présence de larves d'OEstres dans l'Homme , on ne peut cependant pas, sans outrer le scepticisme , se reruser à admettre l'existence d'OEstres cutanés dans l'Homme. Enfin , tout récemment , M. Joly a lu un travail important à ce sujet à l'Académie des sciences (septembre 1846); mais ce mémoire n'étant pas encore publié, nous ne pouvons en parler ici.
Les animaux craignent beaucoup l'OEstre lorsqu'il cherche à faire sa ponte. Le séjour des larves est de trois sortes , qu'on peut distinguer par les dénominations de cuticoles, cavicoles et gastricoles, suivant qu'elles vivent dans les tumeurs ou bosses formées sous la peau, dans quelques parties de l'intérieur de la tête, ou dans l'estomac de l'animal destiné à les nourrir. Les œufs d'où sortent les premières sont placés par la mère sous la peau qu'elle a percée avec une tarière écailleuse , composée de quatre segi ments rentrant l'un dans l'autre, armée au bout de trois robustes crochets et de deux autres pièces. Les œufs des autres espèces sont simplement déposés et collés sur quelques parties de la peau, soit voisines des cavités naturelles et intérieures où les larves doivent
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pénétrer et s'établir, soit sujettes à être léchées par l'animal afin que les larves soient transportées avec la langue dans la bouche, et qu'elles gagnent de là le lieu qui leur est propre. C'est ainsi que la femelle de l'OEstre du Mouton place ses œufs sur le bord interne des narines de cet animal, qui s'agite alors , frappe la terre avec ses pieds, et fuit la tête baissée ; la larve s'insinue dans les sinus maxillaires et frontaux, et se fixe à la membrane interne qui les tapisse au moyen de deux forts crochets dont la bouche est armée : nous avons dit que c'était au moyen de la langue du cheval que VOEstrus equi faisait parvenir les larves dans son estomac; il en est de même de YOE. hœmorrhoidalis. C'est généralement autour du pylore que l'on trouve ces larves parfois en grand nombre, et ce n'est que rarement que l'on en rencontre dans les intestins.
Chez les OEstres, l'accouplement se fait comme chez la plupart des Diptères , et M. Joly a vu que la femelle reçoit le mâle , et n'est pas au contraire reçue par lui, ainsi qu'on l'avait prétendu. Toutes les espèces doivent être ovipares , quoique le contraire ait été dit : M. Joly a fait des observations à ce sujet sur l'OEstre du Cheval ; il a recueilli des œufs qu'il a placés avec soin dans un bocal, et il a vu naître de jeunes larves. Quant à la forme des larves , nous ne la décrirons pas ici, toutes celles des OEstrides se ressemblant beaucoup , et ayant déjà dit quelques mots de celles des OEstres proprement dites à l'article oestre , auquel nous renvoyons. C'est ordinairement en juin et juillet que les métamorphoses s'opèrent : les larves parvenues à toute leur croissance sont rejetées à l'extérieur par l'anus des animaux qui les ont nourries; elles se transforment en terre en chrysalides, restent quelque temps dans cet état, puis se métamorphosent enfin en Insecte parfait.
L'anatomio des OEstrides est encore assez peu avancée , et nous nous bornerons à citer à ce sujet quelques passages du travail de M. Joly. Quoique ces Insectes aient été quelquefois désignées sous le nom d'Astomes (à, privatif; aré^a , bouche), il existe, au moins dans un assez grand nombre d'espèces à l'état adulte, une ouverture buccale le plus souvent accompagnée de deux palpes rudimentaires. Le canal intestinal est
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muni d'appendices tout-à-fait analogues à ceux dont sont pourvus la plupart des Insectes. Les organes respiratoires, le système nerveux et l'appareil de la génération, sont également construits d'après le type le plus commun chez les Diptères. L'organisation des OEstrides à l'état de larve offre également une assez grande ressemblance avec celle de certaines larves appartenant aux Diptères. Indépendamment des mandibules ou crochets dont la bouche est armée dans VOEstrus equi , il y a deux maxilles très petites, que l'on ne voit pas dans les Céphalémyies et Hypodermes. Dans les divers groupes, les organes digestifs offrent entre eux beaucoup de ressemblance. L'appareil respiratoire est très compliqué, et c'est dans les OEstrus qu'il a acquis son maximum de perfectionnement. Ces Insectes peuvent rester longtemps sans respirer : plongés dans divers liquides (tels que l'alcool , l'huile d'olive , l'huile de ricin ), les larves d'GEstrus equi et de Cephalemyia ovis peuvent vivre plusieurs jours et même plusieurs semaines , tandis que des larves d'autres Diptères périraient presque instantanément.
Un grand nombre de zoologistes se sont occupés des OEstrides ; nous citerons principalement les travaux de Réaumur et de Degéer (Histoire des Insectes); la Monographie des OEstrides de Clarck, publiée en 1 825 dans les Transactions de la Société linnéenne de Londres, et depuis traduite en français ; les notices de Latreille, dans le Dictionnaire d'histoire naturelle de Déterville , dans le Règne animal de G. Cuvier ; les travaux de M. Macquart ( Diptères des Suites à Buffon de Roret , 1835 ) ; un mémoire de M. Joly intitulé : Recherches zoologiques, anatomiques et physiologiques sur les OEstrides en général , et particulièrement sur les OEstres qui attaquent l'Homme, le Cheval, le Bœuf et le Mouton, qui, malheureusement, n'est pas encore publié, et n'est connu que par un extrait que l'auteur en a donné dans le numéro du 7 septembre 1846 des Comptesrendus de V Académie des sciences, etc.
La tribu des OEstrides comprend aujourd'hui un assez grand nombre d'espèces; aussi n'a-t-on pas pu se borner à n'y former, comme le faisait Linné, qu'un seul genre. On en admet en général sept, et nous allons les indiquer en suivant la classifica-
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tion donnée par M. Macquart (loco ctlato).
A. Une cavité buccale distincte.
B. Style des antennes plumeux ( larves cuticolcs).
Genre I. — Cutérèbre.
BB. Style des antennes nu.
G. Point de palpes ni de trompe (larves cuticoles).
Genre IL — Hypoderme.