‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 20 sur 192 · MEA · texte numérisé non relu

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les folioles de leur calicule sont linéaires.

6. La Mauve divaiuquée, Malva divaricala Andr., est une très jolie espèce, dont les branches et les rameaux sont divariqués , flexueux, dont les feuilles sont petites, lobées, plissées, dentées sur leur bord, un peu rudes au toucher; dont les fleurs, qui se succèdent pendant tout l'été et jusqu'aux grands froids, sont blanches et rayées, d'un très beau rouge, solitaires, sur un pédoncule plus long que le pétiole de la feuille à l'aisselle de laquelle elles viennent. Les trois espèces qui viennent de nous occuper sont des plantes d'orangerie, qu'on multiplie soit de graines semées en pots , sur couche chaude et sous châssis , soit de boutures traitées avec les mêmes soins.

7. On cultive encore fréquemment la Mauve rouge, Malva miniala Cav., petit arbuste dont la patrie est inconnue, dont les fleurs sont d'un rouge cinabre vif, réunies en petites grappes axillaires, pauciflores, et quelques autres que nous passerons sous silence. Certaines de ces espèces de Mauves cultivées ont même donné des hybrides qui sont venues augmenter nos richesses horticoles. (P. D.)

MAUVIETTE, ois. — Nom vulgaire de la Grive et de l'Alouette des Champs.

MAUVIS. ois. — Espèce du g. Merle.

Voy. ce mot.

MAXIMILIANA (nom propre), bot. pu.

— Genre de la famille des Palmiers, tribu des Cocoïnées , établi par Martius ( Palm.", 131, t. 91 ). Palmiers des forêts du Brésil.

Voy. PALMIERS.

*MAXIMÏLIENS. ois. — Nom donné par M. Lesson à une division de la famille des Perroquets. (Z. G.)

MAYACA. bot. pb. — Genre placé à la fin des Xyridées , avec lesquelles il a de grandes affinités. Il a été établi par Aublet (Guian., I, 42, t. XV), pour de petites herbes croissant dans les marais des régions les plus chaudes de l'Amérique tropicale. Voy.

XYRIDÉES.

MAYEPEA, Aubl. bot. pu. — Syn. de Linociera, Swartz.

MAYNA. bot. ph. — Genre de la famille des Schizandracées ? , établi par Aublet ( Guian., II, 922, t. 352). Arbrisseaux de la Guiane. Voy. schizandracées. — Radd, syn.

de Carpotroche, Endl.

MAYTENUS. bot. pu. — Genrede la famille des Célastrinées-Évonymées, établi par Jussieu (Gen., 449). Arbres et arbrisseaux de l'Amérique australe. Voy. celastrinées.

MAZAME. Mazarna. mam. — Buffon, d'après Hemandez, Réchi et Fernandez, désigne collectivement sous ce nom les espèces du genre Cerf qui habitent le Mexique; et Rafinesque (4m. Month. Mag. 1817) a adopté cette division. Fr. Cuvier a appliqué spécifiquement le nom de Mazame à une espèce du genre Cerf qu'il appelle Cervus campeslris. Voy. cerf. (E. D.)

MAZARD. ins. — Dans l'ancienne province appelée Bourgogne , on désigne sous ce nom , les Coléoptères qui coupent les bourgeons. Voy. Eumolpus , Bromius, etc., et aussi sous celui de Coupe-Bourgeons, Bêche, Pique-Brot et Lisette. (C.)

MAZENTOXERON, Labill. bot. ph. — Syn. de Correa, Smith.

MAZUS. bot. ph. — Genre de la famille des Scrophularinées-Gratiolées, établi par Loureiro ( Flor. cochinch., 385). Herbes de l'Asie tropicale , du Japon et de l'île Diemen. Voy. scrophularinées.

MAZZA. moll. — Genre proposé par Klein pour des coquilles assez voisines des Turbinelles et des Pyrules. (Duj.)

MEADIA, Catesb. bot. ph. — Syn. de Dodecalheon, Linn.

MÉAMDRINE. Meandrina (Méandre, fleuve de la Troade, remarquable par ses sinuosités), polyp. — Genre de Polypes anthozoaires dont le Polypier calcaire a été classé par Lamarck parmi les Polypiers lamellifères, et a fourni pour Lamouroux le type de la famille des Méandrinées. M. de Blainville l'a placé dans sa section des Madréphyllies.CePolypier forme ordinairement une masse simple convexe, hémisphérique ou ramassée en boule; sa surface est occupée par des sillons sinueux ou tortueux, plus ou moins larges, plus ou moins creux, garnis de chaque côté de lames transverses parallèles, qui adhèrent à des crêtes ou collines séparant les sillons dont elles suivent les sinuosités. Ces sillons ou vallons représentent les étoiles isolées ou circonscrites qu'on voit sur les autres Polypiers lamellifères; ce ne sont en effet que des étoiles allongées, cenfluentes latéralement. Les Po-

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lypes des Méandrines, comme ceux des autres genres voisins, sont les animaux assez semblables à des Actinies qui seraient réunies par rangées sinueuses au fond des sillons du Polypier; mais ils n'ont de tentacules que sur les côtés de la bande charnue résultant de leur agrégation , et leurs bouches lisses et saillantes sont espacées au milieu de cette bande. L'espace qui sépare les bouches de deux Polypes voisins est non seulement dépourvu de tentacules, mais il ne présente aucune trace de soudure; de sorte que l'union de ces Polypes est encore plus intime que pour les autres Anthozoaires. M. Ehrenberg a décrit une espèce de la mer Rouge comme tout-à-fait dépourvue de tentacules. Les Méandrines habitent les mers des pays chauds ; on commence déjà à en trouver dans la mer Rouge; mais c'est surtout en se rapprochant de l'équateur qu'on trouve ces masses de Méandrines, que leur forme et leur aspect ont fait nommer autrefois Cerveau de Neptune. On connaît onze ou treize espècesdeMéandrines encore vivantes, etplus de huit fossiles, soit des calcaires jurassiques, soit des terrains tertiaires. Les caractères distinctifs ont été tirés de la largeur des sillons de l'aspect des crêtes ou collines qui sont lisses ou dentelées en peigne, simples ou bifides, etc.; mais il est vraisemblable que la connaissance des Polypes eux-mêmes fournirait des caractères plus précis*

(Dm.)

MËANDRINËES. polyp. — Famille de Polypiers pierreux lamellifères proposée par Lamouroux,maisnonadoptéegénéralement.

Elle devait contenir les genres Pavonie, Apseudésie, Agaricie, Méandrine et Monticulaire. (Duj.)

MÉANDRITE. polvp.— Nom donné quelquefois anciennement à des Méandrines fossiles. (Duj.)

MEROREA. bot. pu. — Genre dont la place, dans les méthodes, n'est pas encore fixée. Endlicher {Gen. plant., 5879) le place avec doute à la fin des Euphorbiacées. Il a étéétabliparAublet(Gi«an.,ÏI, 825, t. 323) qui lui donne les caractères suivants : Fleurs monoïques. Calice à six divisions lancéolées, munies à leur base interne d'une fossette marginale. Corolle nulle. Fleurs mâles: Étamines 3, formant par leur réunion une colonne épaisse à la base et trilobée au somt. vin.

met. Anthères 3, fixées aux lobes de la colonne, à deux loges s'ouvrant longitudinalement. Fleurs femelles : Ovaires à trois loges 2-ovulées. Style simple (?). Le fruit est une ? capsule 3-lobée, à loges bivalves, dispermes.

Les Meborea sont des arbrisseaux origi* naires de la Guiane, à feuilles alternes, ses* siles, ovales, aiguës, très entières, glabres; fleurs axillaires et terminales, disposées en grappes; les supérieures, mâles; les inférieures, femelles, et situées sur le même rameau.

*MECASPIS (pvîxos, longueur; «»wfç, écusson). ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides, établi par Schœnherr (Dispositio methodica, p. 56) avec le Lixus palmatus, mais que l'auteur a retiré des Orthoceres pour le mettre parmi les Gonatocères , et qu'il a réuni depuis aux Cleonus. (C.)

*MECMDEUS. ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes , tribu des Scarabéides phyllophages , créé par Westwood ( Entomologie al Society ofLondon, 1841), et qui renferme deux espèces, les M. Mellyanus et Hopeianus, de la Nouvelle-Hollande. (C.)

MECHIDIUS ou MGECeiDÏUS (f*otXt- &oç, adultérin), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides arénicoles, établi par Mac-Leay ( Horœ entomologiœ, Ed. Lequin, Paris , p. 71 ). L'espèce type et unique, le M. spurius Kirby, originaire de l'Australie. L'extrémité postérieure de leur abdomen est découverte, et leurs antennes sont composées de 9 articles. (C.)

MECHOACAN. bot. ph. —Nom vulgaire d'une espèce de Convolvulus, le C. Mcchoacana. Voy. liseron.

On nomme aussi Méchoacan noir le Jalap, et Méchoacan du Canada le Phytolacca decandra.

*MECHORIS, Billberg, Stephens. ins. — Synon. de Rhynchites des auteurs. Voy. ce mot. (C.)

*MECINOPlJS (fjrôxoç, longueur; ttoOç, pied), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, créé par Érichson (Arch. fur naturel., 18i2, p. 222, g. 30), et rapporté à la tribu des Nécydalidcs de l'auteur. Le type, le M . co~

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humains , est originaire de la Nouvelle- Hollande. (C.)

MECINUS(/*/»xoç, longueur), ins.— Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Cionides, établi par Germar (Magaz. enlom. 4, p. 315) et adopté par Schœnherr {Disp. meth. 321; Gen. et sp. Curculion. synon., t. IV, p. 776). Quatre espèces d'Europe et une du nord de l'Afrique rentrent dans ce genre ; ce sont les M. py r aster Ust., barbarus Schr., collaris, janthinus Gr., et circulalus Marsh.

*MECISTURA, Leach. ois. — Syn. de Parus, Linn. Voy. mésange. (Z. G.)

*MECKELIA (nom propre), helm. — Genre de la famille des Nemertes , établi par Leuckart en 1828. (P. G.)

*MECLATIS. eot. ph. — Genre de la famille des Renonculacées-Clématidées, établi par M. Spach (Suites à Buffon , VII , 239) pour deux espèces de Clématites, les Clematis glauca et orientales.

*MECOCERUS (ftfïxoç, longueur ; xe'paç, antenne), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Curculionides orthocères , division des Anthribides, créé par Schœnherr [Gen. et sp. Curent, syn., 1833, t. I, p. 115; V, p. 183). Quatre espèces rentrent dans le genre : les M. gazella Schr. , Auclouinii, mœstificus Schr , et disparipes Imhoff. La première et la quatrième sont originaires des Indes orientales, et les deuxième et troisième de Madagascar. M. Gaëde a publié (Mag. zoolog. deGuérin, 1833, p. et pî. 15) la première espèce de ce genre, sous les noms générique et spécifique d'Acanthothorax longicornis. Ce nom a peut-être la priorité sur l'autre. (C.)

*MECOCHIRUS (pixoç, longueur; x*rP, X«'p°'s> patte), crust. — Genre de l'ordre des Décapodes brachyures, établi par M. Germar dans le Keferst. geogn. Deutsch., t. IV, 1826. Les espèces qui composent ce genre sont au nombre de deux et ne sont connues qu'à l'état fossile. Le Mecochirus Baieri Germ. {Op. c*7.,p. 103, pi. 1, fig. 5) peut être considéré comme le type de ce genre singulier. Cette espèce a été rencontrée dans les pétrifications de Solenhofcn en Bavière. (H. L.)

♦MECOCORYNUS (ftfîxoç, longueur; xopwvvi, massue), ins. — Genre de Coléoptères

tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Apostasimérides cryptorhynchides, créé par Schœnherr (Gen. et sp. CurcuL syn., t. IV, p. 194-8 , p. 358). L'espèce type, le M. Weslermanni Schr., est originaire de Guinée. Nous avons décrit sous le nom de Tretus loripes une espèce du Sénégal que Schœnherr a fait entrer dans son genre Mecocorynus. (C.)

*MECODEMA (p.îîxoç, longueur; tfyaç, taille), ins. — Genre de Coléoptères pen- . tamères , famille des Carabiques, tribu des , Féroniens , publié par MM. Hombron et , Jacquinot (Voyage au pôle sud, tab. 2, fig. ; 14), et qui a pour type une espèce de la Nou- j velle-Zélande, nommée M. sculpturatum par [ ces auteurs. (C.)

*MECOMENUS (^xo?, longueur ; pivi», lunule), ins. — Genre de Coléoptères pentarnères, famille des Curculionides orthocères, division des Anthribides, créé par MM. Brahamm et Imhoff, et adopté par Schœnherr (Synops. gen. et sp. Curcul. syn., t. VIIï, 2e part., p. 341, 2). L'espèce type est originaire de l'Amérique centrale. (C.)

*MECONELLA (diminutif de Meconium, Pavot), bot. ph. — Genre de la famille des Papavéracées - Papavérées - Platystémonées , établi par Nuttall (in Toney et A. Gray Flora of North Americ, I, 64). Herbes de l'Amérique boréale. Voy. papavéracées.

*JMECONEMA (^xoç, longueur; v?,>a, fil, patte), ins. — Genre de la tribu desLocustiens, groupe des Locustites, de l'ordre des Orthoptères, caractérisé par un prosternum mutique, une têle offrant une épine entre les antennes, et des élytres étroites, sans miroir dans les mâles. On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre, d'assez petite dimension; c'est la M. varia (Locusta varia Fab.). Elle habite notre pays. (Bl.)

MECONOPSIS (avîxûjv , pavot; Stytç, aspect), dot. pu. — Genre de la famille des Papavéracées-Argémonées , établi par Viguier (Papav., 20 et 48, f. 3). Herbes croissant sur les Pyrénées, en Angleterre, dans la Sibérie, leNépaul et l'Amérique boréale occidentale. Voy. papavéracées.

*MEGONYX (^xoç, longueur ; êvvÇ, ongle), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Malacodermes, tribu des Mélyrides, proposé par Schœnherr et adopté par Dejean (Catal, 3e édit., p. 125). La

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seule espèce connue est de Colombie ; Schœnherr l'a nommée M. collaris. (C.)

*MECOPODA (piyîxoç, longueur; «ouç, patte), ins. —Genre de la tribu des Locustiens, groupe des Locustites, de l'ordre des Orthoptères, établi par M. Serville sur une espèce assez commune à l'île de Java; c'est le M. elongata (Locusta elongata Fab.). Les Mécopodes sont caractérisés par un sternum étroit et bi-épineux, desélytres une fois plus longues que le corps, etc. On trouve encore aux Indes orientales les M. ferruginea Stoll. {maculata Serv.) et M. virens Brull. (Bl.) *MECOPUS (fx~xoç, longueur; ttovç, tige), bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses - Papillonacées- Hédysarées, établi par Bennett (in Horsfield Plant. Jav. rar., 154 , t. 52). Herbes de Java. Voy. légumineuses.

MECOPUS (fAvîxoç, longueur; ttouç, pied). ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Apostasimérides cryptorhynchides, établi par Schœnherr (Disp. method., p. 304 ; Gen. et sp. Curcul. syn., t. III, p. 555-8, 2, p. 19). Huit espèces rentrent dans ce genre; nous citerons principalement les trois suivantes : M. bispinosus F., Audinetii Schr. et trilineatus Guérin. Sept sont originaires des Indes orientales et la dernière est propre à la Nouvelle-Guinée. Les mâles portent en avant du prothorax, en dessous, deux défenses minces et recourbées (C.)

*MÉCORflYI\CHES. Mecorhynchi. ins.— Sous cette dénomination, Schœnherr établit une seconde légion dans l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères (Gen. etsp. Curcul syn., t. VII, 1, p. 418) , et qui correspond aux Rhynchœnides (Rhynchœnides) de Fabrie.'us. La trompe des Mécorhynques est cylindrique, filiforme, plus ou moins allongée, rarement plus courte que le corselet; leurs antennes sont insérées en avant ou vers le milieu de la trompe, et non près de la courbure de la bouche. (C.)

*MECOSA , Blume. bot. ph. — Syn. de Platanthera, L.-C. Rich.

«MECOSAKTURON (^xo;, longueur; apOpov, articulation), ins. — Genre de Coléoptères subpentamèrcs, tétramères de Latreille, famille des Longicornes, tribu des Prioniens, créé par M. L. Buquet (Revue

zoologique de Guérin, 1840, p. 172). L'auteur l'a formé avec une espèce du Brésil qu'il nomme M. buphagus. (C.)

*MECOTARSUS (ptfxoç, longueur; rapcro'ç, tarse), ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Curculionides orthocères, division des Anthribides, créé par Schœnherr (Gen. et sp. Curcul. syn., t. V, p. 186, 17). L'espèce type et unique de ce genre est le M. Rosenschœldi. Elle est propre à l'île de Madagascar. (C.)

*M ECYNODERA ( pyjxvvw , être long ; cîfpy), cou), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, famille des Eupodes, tribu des Sagrides, créé par M. Hope {Coleopterist's Manual, 18-iO, p. 181, pi. 1, fig. 6) qui lui donne pour type une espèce de la Nouvelle- Hollande, la M. picla, qui avait été décrite premièrement par M.Boisduval sous le nom de Lema coxalgica, et, en dernier lieu, par Sturm sous les noms générique et spécifique de Mesophalacrus Spinolœ. (C.)

*MECYNORHINA (p.Wv«, être long; piv, nez), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides mélitophiles, établi par M. Hope (Coleopterist's Manual, 1837, p. 60) avec les Cetonia polyphemus et micans de Fabricius. MM. Westwood, Burmeister et Schaum ont adopté ce genre; mais le dernier de ces auteurs n'en mentionne qu'une espèce, la C. torquata de Drury (collaiis Schr.). EUS provient de la côte de Guinée. (C.)

*MECYSMGDERES (pjxu^o'ç, prolongé; <î/pY), cou), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères , division des Apostasimérides cryptorhynchides, créé par Schœnherr (Gen. et sp. Curculion. synon., t. IV, p. 596). L'espèce type est le Rhynchœnus euglyptus Daim., espèce originaire de Java, et dont la taille se rapproche de celle du Ceuthorhynchus didymus de Fab. (C.)

*MÉDÉE (nom mythologique), acal. — Genre d'Acalèphes dans la famille des Bé • roïdes, établi parEschscholtz pour des espèces de Béroés nui ont les cils vibratiles deux fois plus longs que îes intervalles séparant les petites rangées transverscs de ces cils. Les rangées longitudinales qui partent de l'extrémité fermée ne dépassent pas beaucoup la moitié de la longueur du corps qui est comprimé et forme deux grosses lèvres de

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chaque côté de la bouche. Le mouvement de locomotion est très vif en raison de la longueur des cils vibratiles, et, comme les espèces de ce genre sont toutes très petites, on serait tenté de penser que ce sont les jeunes de quelques espèces d'un autre genre.

Eschscholtz en décrivit deux espèces : l'une trouvée par lui dans la mer du Sud, l'autre trouvée par Chamisso dans le détroit de la Sonde. M. Lesson y ajoute trois autres espèces, savoir : deux observées par Scoresby dans les mers polaires, et une troisième nommée Beroe fulgens par Macartney, qui l'observa sur la côte nord du comté de Kent, en Angleterre, où elle est commune , dit-il , et remarquable par sa phosphorescence.

(Duj.)

MEDEOLA. bot. ph. — Genre de la famille des Smilacées-Paridées, établi par Gronovius {Virgin., p. 55). Herbes de l'Amérique boréale. Voy. smilacées.

*MEBETERUS. ins. —Genre de l'ordre des Diptères brachocères, tribu des Dolichopodes, groupe des Dolichopodites, établi par Meigen aux dépens des Dolichopus de Fabricius. On n'en connaît qu'une seule espèce, \eMedeterus regius, qui habite la France. M. Macquart (DipJ. exot., t. II, 2e part, p. 123) en cite trois nouvelles espèces (M. cinereusWied., cupreus et fuscipennisMucq.) ; la première est de Tanger, les deux autres des îles Canaries.

MEDICAGO. bot. ph. — Voy. luzerne.

MÉDIGINIER. Jatropha, Kunth (faTpov, remède; ipâya , je mange), bot. ph. — Genre de plantes de la famille des Euphorbiacées, de la moncecie monadelphie dans le système sexuel de Linné. Tel qu'il était circonscrit par le botaniste suédois, il formait un groupe hétérogène et nombreux; mais les botanistes modernes l'ont restreint entre des limites plus étroites, en même temps plus précises, et pour cela ils en ont séparé diverses espèces qui ont été se ranger dans des genres déjà établis, ou qui ont servi à former des genres nouveaux (voy., par exemple, manihot). Ainsi limité, le genre Médicinier se compose d'arbres et d'arbrisseaux, et de quelques herbes , qui renferment tous un suc laiteux abondant ; leurs feuilles sont alternes , quelquefois entières, plus souvent palmées ou lobées , dans quelques cas hérissées de poils glanduleux qui sécrètent une humeur

caustique. Leurs fleurs, ordinairement de couleurs assez vives , sont monoïques; leui périanthe est le plus souvent double , c'està-dire composé d'un calice à cinq lobes plus ou moins profonds , et d'une corolle également à cinq lobes profonds ; celle-ci manque dans quelques espèces, Plus intérieurement que la corolle, se trouve un disque formé de cinq petites écailles glanduleuses , tantôt libres et distinctes, tantôt soudées en un anneau sinueux à son bord. Les fleurs mâles présentent 8-10 étamines à filets soudés dans leur partie inférieure, et dont les 3-5 plus intérieures dépassent les autres. Quant aux fleurs femelles, elles offrent un pistil dont l'ovaire est à trois loges uni-ovulées, et porte à son sommet trois styles bifides ou dichotomes. A ces fleurs succède un fruit à trois coques. Les Médiciniers habitent tous les contrées chaudes du globe , soit dans l'ancien, soit surtout dans le nouveau continent. La plus connue et la plus importante d'entre leurs espèces est la suivante :

MÉDICINIER CATHARTIQUE , Jatrophd CUî'CaS

Lin. Cette espèce porte vulgairement les noms de Médicinier, Gros Pignon d'Inde, Ricin d'Amérique. Elle paraît être originaire de l'Afrique et avoir été transportée de là en Amérique , où elle s'est naturalisée. C'est un arbre très peu élégant, haut d'environ 4 mètres, dont toutes les parties exhalent une odeur vireuse narcotique , et laissent couler par gouttes, à la moindre blessure , le suc laiteux qu'elles renferment. Son tronc a un décimètre environ de diamètre; il donne naissance à des branches nues dans une grande partie de leur longueur, cassantes, marquées à leur surface de nombreuses cicatrices laissées par les feuilles qui sont tombées; les feuilles ne se trouvent qu'à l'extrémité des branches; elles sont longuement pétiolées , en cœur à leur base, divisées sur leur bord en cinq lobes aigus et entiers ; les fleurs sont portées sur des pédoncules multiflores, axillaires et latéraux, plus courts que le pétiole, et la même grappe en réunit de mâles et de femelles ; leur corolle est d'un jaune terne, assez clair. Le fruit qui succède aux fleurs femelles est presque arrondi , pendant. Les graines du Médicinier cathartique sont extrêmement actives, et agissent comme un violent purgatif lorsqu'on les prend en petite quantité ; à plus

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forte dose , elles sont vénéneuses. Leur principe actif réside dans leur embryon et dans leur tégument, tandis que leur albumen est presque inoffensif; aussi peut-on les manger impunément après les avoir débarrassées des deux parties qui leur communiquent toute leur énergie. Leur principe actif, qui paraît être l'acide jatrophique, est volatil, et disparaît en grande partie par Faction de la chaleur. Telles qu'elles nous arrivent en Europe, elles constituent encore un médicament très actif, et même un poison acre et irritant, comme l'ont prouvé les expériences de M. Orfila. Ce loxicologiste a vu en effet que leur farine , ingérée dans l'estomac des chiens à la dose de 4-12 grammes, les fait périr en dix heures , et détermine une inflammation vive sur les parois de leur canal digestif. En Amérique , on obtient de ces graines une huile extrêmement énergique, qu'on n'emploie guère qu'à l'extérieur pour le traitement de la gale et des dartres , mais dont l'usage doit être accompagné de beaucoup de précautions. On l'utilise aussi comme huile à brûler.

Les autres espèces du même genre possèdent généralement des propriétés analogues à celles du Médicinier cathartique; l'une d'elles particulièrement-, le Jatropha multifida, donne des graines connues sous le nom vulgaire de noisettes purgatives , qui, après avoir été fort usitées autrefois, sont aujourd'hui à peu près abandonnées, à cause des accidents qu'amène fréquemment leur emploi. Le Jatropha urens et quelques autres sont couverts de poils raides, dont la piqûre est suivie pendant longtemps d'une vive cuisson. (P. D.)

MEDICUSIA, Mœnch. bot. ph. — Syn.

de Picris, Linn.

*MEDINILLA. bot. ph.— Genre de la famille des Mélastomacées-Miconiées , établi par Gaudichaud (ad Frcycinet, 484, t. 106), et présentant pour principaux caractères : Calice à tube ovoïde, turbiné ou cylindracé, soudé à l'ovaire, à limbe supère, tronqué ou irrégulièrement denté. Corolle à quatre ou cinq pétales, rarement six, insérés à la gorge du calice. Étamincs huit ou dix, rarement douze. Anthères subulées, présentant à la base un connectif émarginé-subbilobé antérieurement, et garni d'un éperon à la partie postérieure. Ovaire soudé, glabre au sommet

ou très rarement pubescent , à quatre, cinq ou six loges multi-ovulées. Style filiforme; stigmate court, obtus. Le fruit est une baie allongéeouglobuleuse,couronnéeparlelimbe du calice.

Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux des Moluques, glabres ou rarement couvert* d'une pubescence étoilée, à rameaux cylindriques ou anguleux, à feuilles opposées ou verticillées, pétioléesousessiles, très entières ou dentelées, à fleurs d'un blanc rosé, disposées en cymes ou en ombelles pauciflores ou multiflores, axillaires ou terminales.

Blume (m Flora, 1831, p. 509) a établi dans ce genre quatre sections qu'il a nommées : 1° Campsoplacuntia : tube du calice ovale, limbe cylindracé-tubuleux, tronquéou rarement fendu; 2° Sarcoplacuniia : tube du calice subglobuleux; limbe court, tronqué ou dentelé; 3° Hypenanthe : tube du calice oblong; limbe court, 4-lobé; 4° Dactyliota: tube du calice subglobuleux; limbe court, très entier. Style entouré d'un nectaire en forme d'anneau.

*MEDON, Stephens {Illustrât, of British.

2?Mfom.,1835, V, 273). ins. — Syn. du genre Lithocharis de Dejean et Erichson, mais qui devra sans doute prévaloir, comme antérieur de publication à ce dernier nom. (C.)

MEDUSA , Lour. — Syn. de Commersonia, Forst.

MÉDUSAIRES ou MÉDUSES, agal. — Les animaux compris dans cette division des Acalèphes se reconnaissent tout d'abord à leur forme si remarquable. Ils se composent d'un disque plus ou moins bombé en ombrelle, quelquefois hémisphérique ou en cloche, muni en dessous de divers appendices servant à la respiration ou à la manducation , et souvent pendants ou flottants, de manière à rappeler les Serpents dont étaient coiffées Méduse et les Gorgones de la mythologie. Cependant leur aspect, loin d'être hideux ou repoussant, est curieux et souvent; très agréable; leur substance molle a presque la consistance d'une gelée; sa diaphanéité est quelquefois parfaite, ou bien elle se distingue par des nuances pures et délicates de rose, de violet et d'azur. Leurs dimensions, suivant les genres et les espèces, varient depuis 2 millimètres jusqu'à 1/3 de mètre. Elles flottent librementdans les eaux de la mer, où, par les contractions péristal-

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tiques de leur ombrelle, elles se soulèvent ' alternativement; et quand un courant ou le mouvement des vagues tend à les entraîner, ces contractions de l'ombrelle leur font prendre une position oblique contre le courant, et suffisent quelquefois pour en surmonter l'action. Certaines Méduses se trouvent quelquefois en troupes très nombreuses en pleine mer , et quand le vent souffle longtemps dans la direction des côtes, elles sont jetées sur le sable du rivage, où, laissées à sec, et mortes presque aussitôt, elles paraissent comme autant de masses d'empois bleuâtre ou de gelée diversement colorée. C'est ainsi qu'elles ont dû attirer l'attention de toutes les personnes qui ont parcouru les grèves de l'Océan et de la Méditerranée; mais souvent en outre elles sont vivement phosphorescentes dans l'obscurité; et enfin leur contact, quand la température est assez chaude , produit aussi la sensation d'une brûlure comme les Orties, et c'est là ce qui fit donner à ces animaux le nom d'Acalèphes, du mot grec qui signifie ortie.

Les Méduses ont été considérées d'abord comme des animaux distincts et complets; mais les travaux récents des naturalistes tendent au contraire à les faire considérer simplernentcomme une phase du développement de certains Polypes , qui seraient , par rapport aux Méduses , ce que le Mycélium filamenteux ou le Byssus est aux Champignons ; c'est-à-dire qu'ils en seraient la phase végétative , tandis que la Méduse elle-même, comme le Champignon, est la phase de fructification ou de reproduction; mais encore la Méduse, pendant cette dernière période, se détache complètement du Polype d'où elle dérive. C'est donc comme une fleur, isolée du végétal qui l'a produite, et cependant destinée à donner les œufs d'où naîtra une nouvelle génération de Polypes.

Les Méduses, observées déjà dans l'antiquité par Aristote , furent désignées par ce grand naturaliste et par Dioscoride sous le nom commun d'Acalèphe, et de Knidè avec les Actinies. Pline se borna à traduire ce nom en celui d'Urlicœ marines , sans rien ajouter à ce qu'avait dit Aristote. A l'époque de la renaissance des lettres, Belon d'abord mentionna les Méduses sous le nom de Poumon marin, exprimant le mouvement périetaltiquc de leur ombrelle. Rondelet ensuite,

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et après lui Aldrovande, donnèrent aux Méduses le nom d'Orbes de mer libres pour les distinguer des Actinies, qu'ils nommaient Orties de mer fixes. Dans le siècle suivant , Réaumur étudia une grande Méduse, le Rbizostome, sur les côtes de La Rochelle, et lui donna le nom de Gelée de mer si bien en rapport avec son aspect , quand elle gît sur la plage comme une masse d'empois ayant conservé la forme du plat où elle s'est solidifiée. C'est Linné qui, le premier, leur assigna le nom de Méduse , pour en former un seul genre de sa classe des Vers. Depuis lors le nombre des espèces connues de Méduses s'est successivement accru, par suite des recherches des naturalistes et des voyageurs; mais jusqu'à la fin du xvme siècle, malgré les travaux de Modéer sur les Méduses , les classificateurs continuèrent à en faire un seul genre, que Cuvier plaçait dans le second ordre de sa classe des Zoophytes. Bientôt après, ce grand naturaliste distingua parmi les Méduses le genre Rhizostome , si remarquable par l'absence d'un orifice buccal unique. Enfin Péron et Lesueur, de retour d'un grand voyage dans l'Océanie, et riches de leurs nombreuses observations , publièrent leur première classification des Méduses-, en y comprenant les espèces déjà connues, celles de Modéer , de Forskal , etc. Us les divisent, d'après la considération de l'existence ou de l'absence d'un estomac, et d'une ou de plusieurs bouches; d'après un pédoncule central sous l'ombrelle, qui porte quelquefois aussi des appendices ou bras; et enfin d'après l'existence ou l'absence de cirrhes ou tentacules marginaux. Leurs Méduses agastriques , c'est-à-dire dépourvues d'estomac et de bouche , forment 6 genres : 1° l'Eudore , sans pédoncule ni tentacules; 2° la Bérénice sans pédoncule, mais pourvue de tenlacules; 3" l'Orythie, et 4° la Favonie péuonculées, mais sans tentacules; 5° la Lymnorée, et 6° la Géryonie, pourvues de pédoncules et de tentacules.

Leurs Méduses, pourvues d'estomac, ont une ou plusieurs bouches. Les Monostornes, ayant une seule bouche, forment 13 genres, qui sont : 7° la Carybdée, 8° la Phortynic, 9° l'Eulymène, sans pédoncules, ni bras, ni tentacules; 10° l'Équorée, 11° la Fovéolie, 12° la Pégasie, sans pédoncule, ni bras, mais pourvues de tentacules; 13° la Callirhoé,

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sans pédoncule, mais pourvue de bras et de tentacules; 14° la Mélitée et 15" l'Évagore, pourvues de pédoncule et de bras, mais sans tentacules; enfin 16° l'Océanie , 17° la Pélagie, 18° l'Aglaure, et 19° la Mélicerte , ayant à la fois un pédoncule, des bras et des tentacules.

Les Méduses polystomes, ou ayant plusieurs bouches, comprennent les 10 genres suivants: 20" l'Euryale, et 21° l'Éphyre, sans pédoncule , ni bras , ni tentacules ; 22° TObélie , sans pédoncule ni bras , mais pourvue de tentacules; 23° l'Ocyroé , et 24° la Cassiopée , sans pédoncule ni tentacules, mais pourvues de bras ; 25" l'Aurélie, sans pédoncule, mais pourvue de bras et de tentacules; 26° la Céphée , et 27° la Rhizostome, pourvues de pédoncules et de bras, mais sans tentacules; enfin 28° îa Cyanée, et 29° la Chrysaore, ayant un pédoncule, des bras et des tentacules.

Lamarck adopta treize de ces genres pour former son ordre des Radiaires mollasses réguliers. Dans ces treize genres il fit rentrer les autres , et il les distribua d"une manière différente en deux sections. Les unes, ayant une seule bouche, comprennent sept genres, savoir : 1° l'Eudore , et 2° laPhorcynie, sans pédoncule, ni bras, ni tentacules; 3° la Carybdée, qui en diffère par la présence de lobes ou appendices au pourtour de l'ombrelle; 4° l'Equorée, sans pédoncule ni bras, mais ayant des tentacules ; 5" la Callirhoé, sans pédoncule, mais pourvue de bras , et souvent aussi de tentacules au pourtour de l'ombrelle; 6° l'Ory thie , ayant un pédoncule avec ou sans bras, mais toujours dépourvue de tentacules au pourtour de l'ombrelle; 7° la Dianée, qui en diffère par da tentacules au pourtour de l'ombrelle. Les autres Méduses, ayant plusieurs bouches, comprennent les six genres suivants : S" l'Éphyre, sans pédoncule, ni bras, ni tentacules; 9° l'Obélic , sans pédoncule ni bras , mais ayant des tentacules au pourtour; 10° la Cassiopée, sans pédoncule, sans tentacules au pourtour, mais garnie de bras en dessous ; 11" l'Aurélie , sans pédoncule, mais garnie de bras et ayant des tentacules au pourtour ; 13" enfin la Cyanée , ayant à la fois un pédoncule , des bras et des tentacules au pourtour.

Eschscholtz, qui avait beaucoup étudié par lui-même les Méduses qu'ii nomme Acalèphes Discophores, les distribua, en 1829, d'une manière un peu moins artificielle; il les classa en trente- un genres, formant sis familles réunies en deux grandes divisions : les Discophores phanérocarpes, dont les ovaires sont visibles, et les cryptocarpes sans ovaires visibles, et qui, suivant cet auteur, sont dépourvues de ces corpuscules colorés marginaux pris récemment pour des yeux.

Ses phanérocarpes, au contraire, ont au bord du disque huit échancrures dans chacune desquelles est un corpuscule coloré; elles se divisent en deux familles: 1" les Rhizostomides sans bouche, mais pourvues de bras très divisés et ramifiés, terminés par des suçoirs; ce sont les trois genres Cassiopée, Rhizostome et Céphée; 2° les Médusides ayant une bouche entre les bras, et comprenant les six genres Slhénonie, Méduse, Cyanée, Pélagie, Chrysaore et Ephyre. Les cryptocarpes d'Eschschollz, dont le caractère distinctif est cependant inexact, forment six familles, savoir : 1° les Géryonides ayant un long pédoncule qui part du milieu de l'ombrelle en dessous ; cette famille renferme les sept genres Géryonie, Dianée, Linuche, Saphénie, Eirène , Lymnorée et Eavonie; 2" les Océanides ayant sous l'ombrelle qui est plus convexe ou en cloebe une sorte de trompe terminée par une bouche étroite, et une cavité stomacale peu étendue d'où partent des canaux arrivant jusqu'au bord. A cette famille appartiennent les sept genres Océanie, Callirhoé, Thaumantias, Tirna, Cytœis, Mélicerte et Phorcynie; 3" les Équorides ayant la bouche beaucoup plus large, protractile, et l'estomac plus large avec des prolongements en forme de canaux ou de sacs dilatés. Ce sont les six genres Équorée, Mésonème, Égine, Cunine, Eurybie et Polyxènc; 4° les Bérénicides comprenant seulement les deux genres Eudore et Bérénice dont l'ombrelle est presque plane et qui, au lieu de cavité stomacale, n'ont que des canaux ramifiés à l'intérieur.

Cuvicr, dans son Règne animal, avait simplement divisé les Méduses en trois groupes: 1° les Méduses propres ayant une vraie bouche sous le milieu de l'ombrelle et comprenant, comme sous-genres, lesÉquorées dont la bouche est simple et non prolongée, ni

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garnie de bras; les Pélagiesdont la bouche se prolonge en pédoncule ou se divise en bras; les Cyanées qui ont en outre quatre cavités latérales correspondant aux ovaires; 2° les Rhizostomes qui n'ont point de bouche Duverte au centre, et qui paraissent se nourrir par la succion des ramiQcations de leur pédoncule ou de leurs tentacules ; ce sont, avec les vraies Rhizostomes, les Céphées et les Cassiopées ; 3° les Astornes sans bouche centrale, ni pédoncule ramifié, ni cavités ovariennes: ce sont les Lymnorées et les Favonies, qui ont encore un grand pédoncule garni de filaments chevelus; les Géryonies, dont le pédoncule est terminé par une membrane en forme d'entonnoir; les Orythies, dont le pédoncule est simple et nu; les Bérénices et les Eudores qui n'ont pas de pédoncule, mais dont l'ombrelle est presque plane; et, enfin, les Carybdées, également sans pédoncule, mais dont l'ombrelle est très convexe en forme de bourse.

M. de Blainville, dans son Manuel d'actinologie , en 1834, a formé avec les Méduses l'ordre des Pulmogrades qui constitue presqu'en totalité la classe des Arachnodermaires. Il les divise en cinq sections : 1° les Simples, c'est-à-dire sans tentacules proprement dits, ni pédoncules, ni bras; 2° les Tentaculées ayant des cirrhes ou tentacules autour de l'ombrelle et quelquefois autour de l'orifice buccal; 3" les Subproboscidées ayant la cavité stomacale prolongée en un court pédoncule à l'extrémité duquel est la bouche; 4° les Proboscidées ayant la partie inférieure et médiane du corps prolongée en une sorte de trompe simple; 5° les Brachïdées ayant la partie inférieure pourvue d'un nombre plus ou moins considérable d'appendices branchidësetramiîiés sans prolongement médian en forme de trompe.

M. Brandt, en 1835, a modifié aussi la classification d'Eschscholtz, tout en adoptant jes familles établies par ce naturaliste. Ainsi 31 en fait trois tribus : lu les Monostomes comprenant les familles des Océanides, des Équorides et des Médusides ; 2° les Polystomes comprenant les Géryonides et les Rhizostornides; 3° la tribu des Astornes établie provisoirement pour la seule famille des Bérénicidcs , qui , mieux connue , pourrait bien entrer dans la tribu des Polystomes.

M. Lesson, enfin, dans son Prodrome, en 1837, et dans son Histoire des Acalèphes, en 1843, a divisé les Méduses en quatre groupes, comprenant onze tribus subdivisées en soixante -douze genres et deux cent quarantequatre espèces, savoir : 1° le groupe des Méduses non proboscidées comprenant les cinq tribus des Eudorées, des Carybdées, des Marsupiales, des Nucléifères et des Bérénicidées; 2° le groupe des Océanides ou Méduses vraies comprenant les trois tribus des Thalassanthées, des Équoridées et des Océanidées; 3° le groupe des Agaricines ou Proboscidées constituant une seule tribu qui contient quatorze genres; 4° le groupe des Méduse? à pédoncule central ou Rhizostomées, renfermant les deux tribus des Médusidées ou Méduses monostomes et des Rhizostomidées ou Méduses polystomes.

Quelques autres genres ont été encore décrits depuis lors: tels sont les genres Cladonème, Sthényo et Callichore dont nous avons étudié les métamorphoses; beaucoup d'autres genres devront sans doute être supprimés comme n'ayant qu'une valeur nominale ou n'exprimant qu'une première phase du développement de quelques autres, ou bien comme établis sur des Méduses incomplètes ou tronquées. Maintenant nous allons passer en revue les principaux faits relatifs à la structure et au mode de développement des Méduses. Pour cela nous suivrons en partie l'excellent traité d'anatomie comparée de M. de Siebold.

Le corps des Méduses est en grande partie formé d'une substance demi-transparente qui présente la consistance d'une gelée un \ peu solide, et qui est traversée en diverses , directions par des fibres ou des lamelles diaphanes et contractiles. La surface, revêtue d'un epiderme peu distinct, présente çà et là des groupes d'organes verticaux ou de capsules filifères, et, d'autre part, elle est souvent revêtue de cils vibratiles sur les parties servant à la respiration ou à la génération. Quant aux capsules filifères qu'on a nommées aussi les organes à hameçons, ce sont des vésicules à parois rondes, élastiques, résistantes, chez les Pélagies, ou ovales, chez la plupart des autres Méduses, plus grosses ou plus petites, suivant les espèces, et contenant à l'intérieur un filament très mince, roulé en spirale, lequel sort brusquement en se

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déroulant, quand la capsule, déjà mûre, est touchée par un corps solide.

En outre des fibres ou lamelles qui traversent l'ombrelle et qui serventefûcacement à produire les contractions péristaltiques de cette partie du corps, certaines Méduses, •■; j- telles que les Océanides, ont encore en des- [| sous une membranediaphancdisposéecomme f/Jun diaphragme percé au milieu et formé de ' [fibres concentriques et rayonnantes ou obliques pour concourir à la contraction de l'ombrelle. Des tentacules filiformes qui occupent i souvent aussi le bord ou le dessous de l'ombrelle sont d'ailleurs également pourvus de fibres contractiles; mais, à part les contractions de l'ombrelle, il n'y a pas d'autre moyen de locomotion que le mouvement vibratile régulier des appendices flottants de ia face inférieure.

On a voulu considérer comme des yeux , chez les Méduses, certains points colorés en noir ou en rouge , et qui , au nombre de 4 , 6 ou 8 , sont disposés symétriquement au bord de l'ombrelle , soit à la base des tentacules opposés , soit dans les échancrures de la membrane festonnée et pendante qui l'entoure. On a prétendu que ces petits corps marginaux ont un cristallin et un pigment comme de vrais yeux, et qu'à chacun d'eux correspond un ganglion nerveux; mais il est bien plus vrai qu'au lieu d'un cristallin comparable à ceux des autres animaux, il n'y a là que des cristaux hexagones de matière inorganique. Quelques corps marginaux contenant aussi de petits cristaux calcaires , mais dépourvus de pigment, ont Clé pris pour des organes auditifs d'après le même principe de détermination , et l'on a voulu voir à la base de chaque tentacule un .ganglion d'où part un filet nerveux.

L'appareil digestif se présente, chez les Méduses, avec des caractères très divers, et qui ont servi à distinguer les familles ou les genres de ces Acalèphes. La bouche, comme nous l'avons dit plus haut, est simple chez les Monostomcs , telles que les Océanides , les Équorides ou les Médusides; elle est multiple chez les Polystomes, telles que les fthizostomes ; elle manque tout-à-fait chez les Astomes , telles que les Géryonies, les Bérénices, etc. La bouche, quand elle existe, est tantôt nue, tantôt entourée de tentacules ou d'appendices, souvent revêtue de

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ciîsvibratiles, ainsi que la cavité digestive, et d'ailleurs armée de capsules Clifères ou d'organes urticants. La cavité digestive est concentrée dans une sorte de trompe suspendue comme un pédoncule sous l'ombrelle des Océanides, ou bien elle occupe le centre de l'ombrelle et s'étend plus ou moins dans l'épaisseur de cet organe, dont le parenchyme gélatineux l'entoure immédiatement.

Souvent , dans ce dernier cas , cette même cavité digestive est prolongée latéralement dans des appendices en forme de sac , dont le nombre est variable ; on en compte quatre chez les vraies Méduses ou Aurélies, seize chez les Pélagies , et trente-deux chez les Cyanécs. Chez d'autres , comme les Équorées, la cavité digestive est entourée) de nombreux prolongements tubuleux, disposés comme autant de rayons. Chez plusieurs aussi, telles que les Océanies, on voit partir du sommet de l'ombrelle quatre, six, huit canaux dirigés vers le bord , où ils aboutissent dans un canal circulaire marginal ; dans ces canaux principaux et dans les canaux secondaires qui en dérivent, il se produit une sorte de circulation vague par le moyen des cils vibratiles. Chez quelques autres Méduses, telles que l'Aurélie, de semblables canaux partant de la cavité digestive viennent aboutir dans les échancrures du bord , où ils semblent s'ouvrir, et on a voulu attribuer à ces animaux autant d'anus qu'il y a de semblables tubes; tous ces tubes ou canaux sont d'ailleurs simplement creusés dans le parenchyme de l'ombrelle, comme la cavité digestive elle-même. Autour de la bouche, comme chez la Pélagie, se voient quelquefois des prolongements très amples recourbés en dehors et creusés en gouttière à l'intérieur; une membrane sinueuse, flottante et garnie de cils vibratiles, borde ces prolongements ou bras de chaque coté de la gouttière interne; ce sont là de vrais organes respiratoires pour ces Acalèphes , en même temps que ce sont des organes destinés à la locomotion , et destinés aussi à amener à la bouche le courant du liquide où flottent de petits animaux marins. Ajoutons aussi qu'une proie môma assez volumineuse , une fois qu'elle a eut amenée dans la cavité digestive par les ap* pendices de la bouche ou par la simple con traction de cet organe, ne tarde pas i\ " r

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altérée et dissoute en quelque sorte par les sucs digestifs sécrétés à l'intérieur. Les canaux circulatoires, simples ou ramifiés dans l'ombrelle , peuvent également être considérés comme servant à la respiration ; mais surtout les cavités correspondant aux ovaires sous l'ombrelle des Pélagies, des Rhizo- ' stomes et de beaucoup d'autres Méduses, méritent d'être considérées comme remplissant ce même rôle quand elles sont garnies de franges et revêtues de cils vibratiles.

Beaucoup de Méduses, comme d'autres Acalèphes physophores ou siphonophores , et comme les Actinies, sécrètent à leur surface externe une humeur acre, brûlante, qui produit sur la peau la même sensation que le contact des orties, et c'est là ce qui avait fait donner autrefois à ces divers animaux le nom d'Orties de mer. On a cru dans ces derniers temps que cette sensation douloureuse est causée par la piqûre des cils ou des pointes de la surface et même des filaments contenus dans les capsules filifères; mais il est facile de s'assurer que ce n'est point une action mécanique qui cause ici la brûlure. Une autre sécrétion non moins remarquable des Méduses, c'est celle qui leur donne la propriété de luire dans l'obscurité, ou qui les rend phosphorescentes.

Peut-être est-ce le même liquide qui, chez quelques unes, produit en même temps la brûlure. Ce qu'il y a de positif, c'est que nous avons vu le liquide qui s'écoulait de la surface des Pélagies en voie de décomposition , continuer à luire dans l'obscurité et causer la sensation de brûlure sur les bras d'un jeune enfant.

Les Méduses se propagent par des œufs contenus dans des cavités spéciales sous l'ombrelle, ou dans la direction des rayons, ou produits dans l'épaisseur de la paroi de l'estomac en forme de trompe chez les Océanides. Avec les Méduses femelles, portant ainsi des œufs, se trouvent d'autres individus mâles qui, dans les mêmes endroits de l'ombrelle, ont produit des spermatozoïdes filiformes très actifs.

Les œufs donnent naissance non pas à de jeunes Méduses , mais à des formes animales totalement différentes , et qui devront passer par plusieurs phases avant d'acquérir leur forme définitive de Méduse; qui même pourront présenter alternativement les phé- [

nomènes de la vie individuelle et de la vie collective. Tels sont du moins les faits étranges que l'on a eu l'occasion d'observer chez les seules espèces étudiées dans toute la série de leurs transformations et de leur développement. Ainsi la Médusa aurita, étudiée alternativement par MM. Sars et de Siebold , donne des œufs d'où sort un jeune animal ovoïde oblong, revêtu de cils vibratiles et ressemblant à un infusoire du genre Leucophre ; cet infusoire , après s'être nourri pendant quelque temps des animalcules qu'il avale, se fixe et devient une sorte de polype pédicellé en forme de coupe, dont le bord est muni de huit tentacules allongés contractiles ; ce polype est susceptible de se multiplier par gemmation et par stolons, mais plus tard son corps de plus en pius long montre huit côtes longitudinales séparées par autant de sillons; puis il se divise transversalement en un certain nombre de tranches, qui seront autant de jeunes Méduses analogues , sinon identiques , à celles que Péron et Lesueur avaient nommées Ephyra. Celles-ci, par suite de leur développement successif, deviendront finalement des Médusa aurita , comme la mère d'où provenaient les œufs destinés à produire une telle succession de formes. Un mode si singulier de propagation par segmentation transverse du polype transitoire de cette Méduse a donné lieu à l'établissement du genre Strobila, par M. Sars, qui reconnut ensuite la véritable signification de ce fait. D'autre part, plusieurs observateurs ont Vu des polypes rapportés aux genres Campanulaire et Syncoryne produire des jeunes Méduses, qu'ils ont cru être ou des larves ou des femelles de ces mêmes polypes ; nousmême nous avons pu suivre plus complètement les transformations, ou plutôt les phases successives du développement de plusieurs Méduses de la famille des Océanides. Nous avons vu que d'un œuf de ces Méduses naît un petit Polype voisin des Syncorynes , lequel , après s'être propagé pendant longtemps par stolons et par gemmation , produit, à une certaine époque, des bourgeons latéraux qui se développent et s'épanouissent en Méduses, ainsi que l'on voit les fleurs chez les végétaux. Ces Méduses , que nous avons nommées Cladonème et Sthényo, produisent des œufs d'où naissent

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encore des Polypes destinés à se développer comme précédemment , et à reproduire encore les Méduses. D'autres faits, déjà nombreux, tendent à confirmer cette théorie des phases successives et alternes du développement des Polypes hydraires et des Acalèphes , qui ne sont ni les uns ni les autres des animaux complets, si on les considère isolément , puisque la notion de chacune des deux formes doit nécessairement compléter l'autre. Il est donc désormais bien probable que des recherches ultérieures feront connaître, pour les autres types des Rhizostomes, des Pélagies, etc. , des phases de développement analogues au fond, quoique différentes dans les particularités plus ou moins étranges qu'ils nous montrent. (Dujardin.)

MEDUSULA (nom mythologique), bot.

cr. — Tode (Champ, di Mecklenb., p. 17, tab. 3 , f. 28) a décrit sous ce nom un mycélium et les réceptacles d'une trichiacée qui n'ont pas acquis tout leur développement. M. Corda (Icon. fung., I, p. 18, tab. 4, fig. 140 et 141) a donné ce nom à un autre genre , qu'il range dans sa famille des Psiloniacées , et qui a pour caractères des filaments droits , raides , cloisonnés et hétérogènes, qui reposent sur un fauxstroma charnu ; les spores sont rondes , simples et éparses sur les filaments. Ces caractères me paraissent trop vagues, malgré la figure que l'auteur en donne, pour que ce genre puisse être parfaitement compris. (LÉv.)

nlIEEIlBURGIA, Mœnch. bot. pu. — Syn. de Pollichia, Soland.

ïilEESIA, Gœrtn. bot. pu. — Syn. de Walkera, Schrad.

*MEGABASIS(f«V«ç, grand ; S»<nç, base).

im. — Genre de Coléoptères subpentamèrcs, tétramères de Latreille, famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, établi par Serville (Annal, de la Soc. entom. de France, t. IV, p. 53). L'espèce type, le M. speculifer Servillc, est originaire du Brésil. Ses étuis portent six épines fort longues , et sont revêtus d'une plaque brune, lisse, en forme de croissant, qui réfléchit les objets comme un miroir. (C.)

MEGACARP^EA (p.e'ya; , grand ; xapTroç ,

fruit), bot. ph. — Genre de la famille des Crucifères-Thlaspidécs , établi par De Candolle(S?ys*., 11,417; Prodr., 1, 183). Herbes de l'Asie centrale. Voy. cruciikhes.

MEGACEPI2ALA ( p./yas , grand; xsyaà-n, tête), ms. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Carabiques , tribu des Cicindélètes, créé par Latreille (Gênera Crustaceorum et Insector., I, 175), et adopté depuis par plusieurs auteurs. Quarante espèces environ font partie du genre. Elles sont propres à l'Amérique , à l'Afrique et à l'Asie. Nous citerons comme en faisant partie les M. Senegalensis Lat. ( Cic. megacephala F.), Euphratica 01., Virginica et Sepulchralis de F. La première et la deuxième ont servi à Laporte à former son genre Aptema ; la troisième, le genre Tetracha de Westwood , et la quatrième celui de Aniara de Hope. Mais on n'est pas encore bien fixé sur les caractères de ces genres. Les Megacephala sont nocturnes, et se réunissent pendant le jour dans des trous faits sous les racines de certains arbres. (C.)

*MÉGACÉPHALIDES. Megacephalidœ .

ins. — Deuxième tribu de Coléoptères pentamères , famille des Cicindélides , ainsi établie par M. Th. Lacordaire (Révision de la famille des Cicindélides, Liège, 1842, p. 11), qui la caractérise ainsi: Tête grosse ou médiocre; palpes labiaux plus longs que les maxillaires , leur premier article dépassant toujours fortement l'échancrure du menton, celle-ci munie d'une dent plus ou moins forte ; yeux petits chez les uns, grands chez les autres ; les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés chez les mâles; des ailes sous les élytres chez presque tous.

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