partie les mandibules Q. Amtik
MEG
h Di rnicr article des palpfs labiaux
plus long que le pénultième. . . 1- Iresia,
*MEGACEPHALUS (u//«ç, grand; xc- <P<xU , tête), rept. — L'une des nombreuses subdivisions de l'ancien genre Couleuvre (voy. ce mot) a été indiquée sous ce nom par M. Fitzinger (Syst.Rept., 1843). (E. D.)
*MEGACERA ( p£'w , grand ; x/paç , corne), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, créé par Serville (Ann. de la Soc. ent. de Fr.t t. IV, p. 42 ) , et qui a pour type une espèce du Brésil, la M. viltata Serv. (macrocera Dej.). M. Newman a fait connaître depuis une seconde espèce de Bahia. Elle porte le nom de M. parvula. (C.)
MEGACEKAS (p-eyaç, grand; xepas, corne), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides xylophiîes , attribué à Kirby par M. Hope (Coleopteris'ts Manual , XV11I , p. 82). Ce genre se compose des espèces suivantes: Geotrupes milon, bicomis , charinœus , crœsus , barbarosa F., et phorbanla 01. Les trois premières sont d'Amérique , la quatrième est d'Asie (Cochinchine), la cinquième d'Australie (Nouvelle- Hollande), et la sixième d'Afrique (Sénégal). (C.)
MÉGACHILE ( piyas , grand ; xu),oç , lèvre), ins. — Genre de la famille des Osmiides, tribu des Apiens (Mellifères, Latr.), de l'ordre des Hyménoptères, établi par Latreille, et caractérisé par des palpes maxillaires de deux articles ; des mandibules quadridentées ; un abdomen plan en dessus cbez les femelles, etc.
Les Mégacbiles sont assez nombreuses en espèces répandues en Europe, surtout dans le midi, ainsi que dans le nord de l'Afrique. Ces Hyménoptères , à raison de leurs habitudes , ont été nommées souvent Coupeuscs de feuilles. Les femelles creusent dans le sable ou dans la terre un trou propre à servir de nid à leurs larves ; quelquefois même elles s'emparent d'une cavité dans de vieux troncs d'arbres ou dans des murailles : le tout pour elles est d'avoir un endroit convenable. Quand elles ont ainsi trouvé une retraite, elles coupent des fragments defeuiljes et les emploient à garnir ces nids. Les Mé-
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I gachilcs coupent les feuilles avec leurs mandibules, et les taillent toujours avec une netteté si parfaite qu'il semblerait que les morceaux ont été enlevés à l'aide d'un emporte-pièce.
Le type du genre , l'espèce qui a été surtout observée par Réaumur, la Mégachile de la Rose cent feuilles {Mégachile centunculan'sLin.), est commune dans notre pays; elle est généralement assez abondante dans les jardins. Elle pratique d'abord, sur le bord des chemins ou dans les avenues, des trous formant à l'extérieur de longs tubes cylindriques. C'est quand ce premier travail est achevé, que notre industrieux insecte va à la recherche des fragments de feuilles dont il a besoin. Notre espèce choisit de préférence celles du Rosier. Elle en coupe des morceaux à plusieurs reprises, les contourne et les rapproche les uns des autres de manière à simuler la forme d'un dé à coudre. La laborieuse Mégachile place cela au fond du tube ; mais ce godet, destinée recevoir un œuf et plus tard une larve, n'aurait pas sans doute une solidité assez grande , car cette femelle ajoute bientôt une seconde enveloppe , puis une troisième, puis jusqu'à huit ou dix. Les feuilles en se desséchant se resserrent, et conservent enfin la forme qui leur a été imprimée. Quand un œuf a été déposé dans cette loge avec une quantité suffisante de nourriture, notre insecte la ferme avec un fragment de feuille, puis construit une nouvelle loge au-dessus de la première, et ainsi de suite jusqu'à l'extrémité. Les larves, au moment de se transformer en nymphe, se construisent une coque soyeuse , comme le font la plupart des Apiens. (Bl.)
*MEGACHIRUS. crust.— Syn. de Mecochirus. Voy. ce mot. (H. L.)
*MEGACLÏNIUM (peya;, grand; xllrn , lit), bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées -Dendrobiées , établi par Lindley (Bot. Reg., t. 989). Herbes de l'Afrique tropicale. Voy. orchidées.
*MEGACNEMIUS (p/ya<; , grand ; xv^-/?, jambe), ins. — Genre de Coléoptères pentamères , formé par Eschscholtz, et adopté par Dejean (Catalogue, 3e éd., p. 105) et Lap. de Castelnau (Histoire natur. des anim. art., I , p. 239). Latreille a publié ce genre sous les noms générique et spécifique de Tomicephalus sanguinicollis> quia été adopté
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T.IEG
depuis par Germar. Cette espèce est originaire du Brésil. (G.)
*aiEGACROMlTS , Stephens. ms. —Synonyme de Bolelobius. (G.)
* RïEGADACTYLUS(fxtV«? » grand '■> S^~ tu)o.:, doigt), iiept. — Division du genre Stellion {voy. ce mot) , créée par Fitzinger (Sysl. Rept., 1843). (E. D.)
MÉGADERME. Megaderma (,a/yaç, grand ; Ssoiia , peau), mam. — Et. Geoffroy Saint-Hilaire [Ann. du Mas., t. XV, 1810) a créé sous ce nom un genre de Chéiroptères de la division des Vespertilioniens, qui a été adopté par tous les zoologistes, et qui vient établir un passage naturel des Phyllostomes aux Rhinolophes.
Les Mégadermes, principalement remarquables par un développement considérable de la peau au-dessus des narines , ont pour principaux caractères : pas d'incisives supérieures, les inférieures se trouvant uniformément placées à côté Tune de l'autre sur la même ligne, et dentelées à leur tranchant; les canines, semblables à celles de toutes les Chauves-Souris, sont fortes et crochues; les fausses molaires au nombre de six : deux normales à la mâchoire supérieure , et à la mâchoire inférieure deux normales et deux anormales; enfin des vraies molaires, au nombre de six, à l'une et à l'autre mâchoire; les oreilles très grandes et réunies sur le devant de la tête; l'oreillon intérieur très développé. On remarque trois crêtes nasales , une verticale, une horizontale ou folliculée, et une troisième en fer à cheval; il n'y a pas de queue; la membrane fémorale est coupée carrément; enfin le troisième doigt de l'aile sans phalange onguéale.
Les Chéiroptères qui nous occupent ont , comme nous l'avons dit, beaucoup de rapports avec les Phyllostomes et les Rhinolophes, mais ils ne sauraient être confondus avec eux; car, s'ils se rapprochent beaucoup des premiers par la présence d'oreillons et l'absence de queue ; ils s'éloignent également des uns et des autres par leurs lèvres velues et sans tubercules , et par leur langue courte, lisse, sans verrues ni papilles : les os intcrmaxillaires n'existent pas ou sont rudimentaircs, ainsi que chez les Rhinolofhus.
On ne connaît que quatre espèces de ce groupe , et l'on n'a aucun détail sur leurs
mœurs : ces espèces habitent l'Afrique et l'Inde. Daubenton a fait connaître une espèce de ce genre (Megaderma frons); mais c'est surtout Et. Geoffroy Saint-Hilaire (loco c'Uato) qui a donné une bonne monographie des Mégadermes.
1° Le Mégaderme trèfle, Megaderma trifoliumÉi. GeofTr. (Ann. Mus., XV; Guér., Icon. du règn. anim., pi. 8, f. 4 et 5). La feuille nasale est ovale, la follicule aussi grande qu'elle, chacune du cinquième de la longueur des oreilles ; l'oreillon est en trèfle. Le poil est très long, moelleux et de couleur de gris de souris. La longueur du corps est de 8 centimètres.
Cette espèce a été trouvée à Java par M. Leschenault.
2" Le Mégaderme spasme , G. Cuv. ( Tab. e'ie'm. des Mamm. ), Glis volans ternatanus Séba (Mus., pi. 56, f. 1 ), Vespertilio spasma Linn., Gm., Schreb., Shaw, Et. Geoffr. La feuille nasale est en cœur; la follicule aussi grande et semblable; l'oreillon en demicœur. Un peu plus grande que la précédente, cette espèce n'est connue que par la description de Séba, qui dit que son front est d'un roux clair , et que le reste de son pelage tire sur le roussâtre.
Elle habite l'île de Ternate.
3° Le Mégaderme lyre , Megaderma lyra Et. Geoffr. (loco citalo, pi. 12). La feuille nasale est rectangulaire, la follicule de moitié plus petite qu'elle. Le corps a 8 centimètres de longueur, et le pelage est roux en dessus et fauve en dessous. Les oreilles sont très amples, et la partie de leurs bords réunis égale en longueur la portion libre qui en excède au-delà; l'oreillon est formé de deux lobes en demi-cœur.
On ne sait pas positivement le pays qu'habite cette espèce. Et. Geoffroy Saint-Hilaire pensait que l'individu qui lui avait été envoyé de Hollande venaitdes Indes orientales. On l'indique aussi comme venant de la côte de Coromandel.
4" Le Mégaderme feuille, Daubenton (Acad. des se., 1759; Uist.nat. gén. et part. de Buffon), Megaderma frons Et. Geoffr.
(loco citalo) . La feuille nasale est ovale, très grande et d'une demi-longueur des oreilles ; le pelage est d'une belle couleur cendrée , avec quelque teinte de jaunâtre peu apparent. La longueur du corps est moindre quo
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dans les espèces précédentes, car elle ne dépasse pas 6 centimètres.
Cette espèce se trouve au Sénégal , d'où Adanson l'a rapportée pour la première fois.
(E. D.) MEGADERUS ( f*éyaS , grand ; SéP-n , cou), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Longicornes , tribu des Cérambycins , des Trachydérides de M. Dupont, formé par Dejean , et adopté par Serville ( Ann. de la Soc. entom. de Fr., t. IÏI , p. 57). Deux espèces font partie de ce genre , les Cerambyx stigma de Linné, et M. bifasciatus Dej.- Serv. La première se trouvée Cayenne et au Brésil ; la seconde au Mexique. (C.)
*MEG£]RA (nom mythologique), mam.
— M. Temminck {Monog.mam.) indique sous cette dénomination un petit groupe de Chéiroptères = (E- D.)
*MEG/ERA. bept. —Division du groupe des Vipères indiquée sous ce nom par M. Wagler ( Syst. amphib., 1830). (E. D.)
*MEGAGENIUS ( F.iya.ç , grand ; y/vsiov, joue), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères , famille des Mélasomes, créé par Solier ( Annal, de la Soc. entom. de France , t. IV, p. 513), qui le comprend parmi ses Collaptérides et dans la tribu de ses Macropodites. Ce genre ne renferme qu'une espèce , le M. Frioli Sol. Elle est originaire de Barbarie , et a été trouvée aux environs de Bone. (C)
MEGAGNATHUS(fjLcVa;, grand; j*a9oç, mâchoire), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Xylophages , tribu des Trogositides , proposé par Mégerle, et adopté par Dahl et Dejean dans leurs Catalogues respectifs. Le type , le M. mandibularis F. (Trogosita), se trouve dans une partie de l'Europe australe et de l'Asie mineure. (G.)
*MEGALA1MGIUM. bot. cb. — Genre de Mousses-Bryacées établi par Bridel (Bryol., II , 28) pour des mousses vivaces , épigées , croissant dans les parties les plus élevées des Andes de Quito. Voy. mousses et bbyacées.
♦MEGALOBATRACHUS ( piya?, grand ; €arpaXoç, grenouille), bept. — Genre de Batraciens de la famille des Salamandres, créé par M. Tschudi (Balrach., 1838). (E. D.)
*MEGAEOCHILES (ue'yaç, grand ; x£~*oç, !èvre).BEFT. — M. Eichwald indique sous
MEG
cette dénomination une des divisions du genre Stellion. V. ce mot. (E. D.)
*MEGALODERES (p/ya?, grand; ëépn, cou), ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Malacodermes , tribu des Scydmœnites, des Palpeurs de Latreille, créé par Stephens {Illusl. of BriLish Entom., t. V, p. 428). Le type, M. thoracicus Mûlcer, a été trouvé en France , en Angleterre et en Allemagne. M. Schaum (Analecta mtomologica, 1841 , p. 29) forme, avec cet insecte , une division dans le genre Scydmenus. f ^ '
MEGALODONQacV;, grand ; o<?ov?, dent).
ins. — Genre de la tribu des Locusliens , groupe des Bradyporites, de Tordre des Orthoptères, établi par M. Brullé {Hist. des Ins.) sur une seule espèce très remarquable de l'île de Java, le M. ensifer Brul. Cet Insecte est caractérisé génériquement par un thorax très large, des mandibules inermes, un prosternum et un mésosternum munis l'un et l'autre de deux longues épines , et des élytres aussi longues que l'abdomen. (Bl.) *MEGALOMETîS (fu'yas, grand; ftfTtç, ruse), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Cléonides, établi par Schœnherr (Gêner, et sp. Curculionid. syn.7 tom. VI, part. 2, pag. 267). Deux espèces sont décrites par l'auteur : les M. spiniferus et Chiliens* Chv., Schœn. ; toutes deux font partie de notre collection, et sont originaires du Chili. (G;)
MEGALONYX. mam. foss. — Voy. mega-
THÉRIOÏDES.
*3WÉGALON\X. Megalonyx ( f«yaç , grand; SwÇ, ongle), ois. — Genre créé à peu près en même temps par trois auteurs différents : par Kittlitz, sous le nom de Pteroptochos , par King sous le nom VHylactes, et par M. Lesson sous celui que nous avons adopté. Ce genre est établi sur une espèce qui, par sa taille et la disposition de sa queue , par la forme de son bec, celle de ses tarses et la couleur de son plumage, rappelle le beau Ménure lyre qui vit relégué dans la zone tempérée australe de la Nouvelle -Hollande. On assigne pour caractères à ce genre : un bec droit, conique, robuste , à mandibule supérieure plus longue que l'inférieure, terminée en pointe obtuse, et éehancrée vers
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le bout ; des narines amples, creusées sur les côtés du bec, dont elles occupent la moitié supérieure; des ailes très courtes, obtuses; des tarses pointus, très gros proportionnellement à la taille de l'oiseau ; des doigts presque égaux, robustes; des ongles, surtout celui du pouce, très grands, très peu recourbés , très forts , comprimés ■sur les côtés, et à pointe mousse. C'est principalement sur ce caractère tiré de la longueur des ongles que repose la distinction du genre Mégalonyx.
M. Lesson, ayant cru apercevoir dans les Mégalonyx une analogie de forme avec certaines espèces de Gallinacés , les avait placés à côté de ceux-ci dans son sous-ordre des Passeri-Galles. M. ls. Geof. Saint-Hilaire nous paraît avoir été plus heureux en rapportant les Mégalonyx à l'ordre des Passereaux, et en les rapprochant des Rhinomyes de MM. Aie. d'Orbigny et Lafresnaye. M.G.-R. Gray, comme M, ls. Geof. Saint- Hilaire, place ces deux genres d'oiseaux dans le voisinage l'un de l'autre, et dans sa sousfamille des Troglodylinées.
On ignore complètement quelles sont les mœurs et quel est le genre de vie des Mégalonyx ; il est à supposer pourtant , d'après la conformation de leurs ailes et de leurs pieds, que leurs habitudes sont plutôt terrestres qu'aériennes. Leur marche doit être rapide; et, selon toute probabilité, ils doivent gratter le sol pour y chercher leur nourriture.
L'espèce type du genre est le Mégalonyx roux, M. rufus Less. (Centurie Zool, J>1. 66). Plumage presque entièrement toux; sourcils, menton et moustaches blancs ; sur le croupion de nombreuses raies blanchâtres. — Habite l'extrémité méridionale de l'Amérique , au Chili , dans le pays des Araucans et des Puelches.
Le Mégalonyx a gorge rousse , M. rufogularis d'Orb. et Laf. (Voyag. Ois., pi. 7, fig. 3), d'un brun verdâtre nuancé de roux, avec la gorge et la poitrine rouges, ce qui lui donne quelque ressemblance avec notre Rouge-Gorge d'Europe. — Habite le Chili. Une troisième espèce, également de l'Amérique méridionale, est celle qui a été publiée par Kittlilz sous le nom de Ptcroptochos albicollis; elle se trouve figurée dans le Voyage de M. Aie. d'Orbigny, à côté des
autres espèces que ce naturaliste a décrites. (Z. G.)
MÉGALOPE. Megalopus (fxeyaç , grand ; w^, aspect ). poiss. — Genre de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux , famille des Clupées, établi par Lacépède, et adopté par Cuvier {Règ. anim., II, 323). Ces Poissons ressemblent aux Harengs par la forme générale de leur corps; mais on leur compte beaucoup plus de rayons aux ouïes ( 22 à 24), et le dernier rayon de leur dorsale, souvent de leur anale, se prolonge en filet.
On connaît deux espèces de ce genre : la Savalle ou Apalike (Clupea cyprinoïdes Bl., Cl. gigantea Sh.), qui atteint jusqu'à 4 mètres de longueur; cette espèce habite l'Amérique. Une autre , qui provient des Indes , porte le nom de Mégalope filamenteux.
MÉGALOPE. Megalops (p-«>aç, grand; o^, œil), crust. — Genre de l'ordre des Décapodes anomoures , de la famille des Ptérygnres, de la tribu des Porcellaniens, établi par Leach aux dépens du Galathea de Latreille. Les Crustacés qui composent ce genre, et qui ont été désignés sous le nom générique de Mégalope , ont beaucoup d'analogie avec les Galathéides , aussi bien qu'avec les Porcellaniens; et, si ce sont réellement des animaux parvenus à leur entier développement, ils devront établir le passage entre les Décapodes anomoures et macroures : car leur abdomen, quoiqu'il ne présente pas à son extrémité cinq laime.s réunies en éventail comme dans ces derniers, est très développé, et sert à la natation ; mais on est porté à croire que ce sont seulement des jeunes de quelques Anomoures de la première famille , et que, lors~ qu'on les aura mieux étudiés, on les rayera de la liste des genres dont se compose l'ordre des Décapodes , ou du moins on leur assignera une place et des caractères différents. Du reste ces Crustacés ont une très grande analogie avec les Dromies dans le jeune âge; ils sont remarquables par leur carapace courte et large, terminée antérieurement par un très petit rostre; par leurs yeux qui sont extrêmement gros et saillants, et par les pattes qui sont très courtes, dont la première paire est didactyle, et les autres monodactyles. Les Crustacés qui composent cette coupe générique, dont on ne connaît que trois espèces, se
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rencontrent principalement en haute mer, et paraissent se trouver ordinairement en compagnie avec déjeunes Crustacés appartenant aux genres Lupa, Thalamita et Grapsus (Voy. ces mots). Le Mégalope de Montagu, Megalops Montagui Leach (Malac.
Pod. brit., pi. 1 G, fi g. 1 à 6), peut être considéré comme le type de ce genre. Cette espèce a été rencontrée sur les côtes d'Angleterre. (H. L.)
*MEGALOPHONUS, G.-R. Gray. ois.— Syn. de Brachonyx, Swainson. (Z. G.)
*MEGAEOPRRYS (^V«s, grand; fypu'ç, sourcil), rept. — Genre d'Amphibiens de la division des Raniformes , créé par Kuhl (Mus. Lugd. Batav.), et adopté par MM. Duméril et Bibron qui lui donnent pour principaux caractères : Tête et corps très déprimes ; paupière supérieure prolongée en pointe à son bord libre; quatredoigts libres, sans rudiment de pouce à l'extérieur, etc. Une seule espèce entre dans ce groupe : c'est le Megalophrys monlana Kuhl , qui est en dessus d'une couleur olivâtre avec une tache triangulaire en forme d'Y sur la tête , habite Java , et est assez voisine du Bufo comutus de Linné. (E. D.)
*H1EGAL0PKTHALMUS Q^'yaç, grand ; ouj6aùuoç, œil), ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Malacodermes , tribu des Lampyrides, établi par Gray (Animal Kingdon, Ins., t. I , p. 371). Quatre espèces font partie de ce genre: les M. BenneUii Gray, coslalus Delap. collaris Guér., et melanurus Chev., Lap. Les trois premières sont originaires de l'ancienne Colombie, et la quatrième provient du Pérou.
*MEGALOPHUS, Swainson. ois. — Syn.
de Muscivora, G. Cuvier. Voy. gobe-mouche.
*MÉGALOPIDES. Megalopidœ. ins. — Quatrième tribu d'Insectes coléoptères subpentamères, famille des Eupodes , établie par M. Th. Lacordaire (Monographie des Coléoptères subpentamères , de la famille des Phytophages, 1845, p. 609), et ainsi caractérisée par l'auteur : Languettegrande, membraneuse, rarement demi-cornée, fortement bilobée chez le plus grand nombre, entière chez quelques uns; mandibules à pointe entière , inermes et tranchantes au côté interne; dernier article de tous les palpes allongé et acuminé; yeux grands, fortement
échancrés ; antennes grossissant plus ou moins de la base à leur extrémité, souvent dentées ou pectinées , insérées à la base des canthus oculaires; tête penchée , déprimée, en avant, généralement munie d'un cou en arrière; front large, séparé de l'épistorne par un sillon transversal recliligne toujours très marqué; hanches antérieures et intermédiaires cylindriques et contigues ; aucun vestige de prosternum entre les premières ; à peine une légère trace de mésosternum entre les secondes, dernier segment abdominal , le plus grand de tous ; les angles des premiers embrassant de chaque côté les épimères métathoraciques; crochets des tarses simples.
Cette tribu est composée de six genres : Maslostethus, Homalopterus , Agalhomerus, Temnaspis, Megalopus, Pœcilomorplta. Dans les cinq premiers de ces genres, la languette est profondément divisée en deux lobes , tandis que cette languette est entière dans le dernier. (C.)
*MEGALOPS f>7«; , grand; 06 , œil).
ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Brachélytres , tribu des Oxytéliens , formé par Dejean ( Catalogue , 3e édit., p. 75), et adopté par Erichson (Gen. et sp. Slaphylinorum, 1840, p. 751). Trois espèces américaines rentrent dans le genre: les M. cœlalus 01., punctalus et cephalotes Er. (C.)
MEGALOPTERES.iI/e#atop/cra. ins. — Voy. semblides, Latr.
*MEGALOPTERUS, Boié. ois. — Syn.
de Noddi, G. Cuv. — Smith, syn. de Juida, Lesson. Voy. sterne et merle. (Z. G.)
*ME G ALOPUS (*//«;, grand; *ovç, pied). ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille , famille des Eupodes, tribu des Mégalopides (Sagrides de Latreille), créé par Fabricius (Systema Elcutheralorum, t. 2, p. 367), et adopté par KlugetDejean, mais restreint par M. Th. Lacordaire (Monog. des Col. subpentam. de la fam. des Phytophages, 1845 , p. 696) à 15 espèces américaines ainsi réparties : 9 ap- ! partiennent au Brésil ; 5 à la Guyane ; etune i seule est de Colombie. L'auteur assigne à ce genre les caractères suivants : Élytres de forme variable, non sinueuses, et légèrement coupées en demi-cercle à leur base , ayant une aile sous scutcllaire plus ou moins
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distincte, parfois tuberculeuses, arrondies isolément, et légèrement déhiscentes à leur extrémité; prothorax cylindrique ou subglobuleux, traversé en dessus par deux sillons ; point de saillie métasternale. (C.)
*MEGALORHYNCHUS, Eyton. ois. — Syn. de Caloramphe , Lesson. Voy. ce mot.
*MEGALORI\IS , G.-R. Gray. ois. — Syn. de Grue. Voy. ce mot. (Z. G.)
MEGALOSAURUS.— Voy. dinosauriens.
*MEGALOSOMA (v-éyaç, grand ; rô|U.«, corps), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides xyiophiles , créé par Kirby (Trans. Lin. soc, t. XIV, p. 3), et adopté par Hope (Coleopterist's manual, 1837, p. 82 ). Toutes les espèces de ce genre sont américaines; savoir, Geotrupes Acteon, Typhon, Elephas de F., Se. Anubis Chv., et Simson Linné. (C.)
*MEGALOSTYLUS (peyaeç, grand ; errv- /oç , fouet ou scapus). ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques , tribu des Féroniens , créé par M. de Chaudoir ( Bullet. de la Soc. des nalur. de Moscou, 1842, extrait, pag. 24). L'auteur y rapporte 5 espèces des États-Unis, et qui toutes ont été trouvées aux environs de la Nouvelle-Orléans. (C.)
MÉGALOTIS (p-îVûcç, grand; ou5, èr6it oreille), mam. — Illiger (Prcdr. syst. Mam et Av. , 1811) a créé sous ce nom un genre de Mammifères carnivores qui ne comprend qu'une seule espèce, le Fennec ou Zordo, dont il a été parlé à l'article Cuien, division des Renards (Dict. univ., t. III, p. 569).
*MEGALOTIS (psy«Ào«is, grandeur), ois. — Genre établi par Swainson pour une espèce de Fringille, qui adesrapportsavecleS Bouvreuils d'une part, et avec les Alouettes d'une autre; aussi Smilh, qui a également reconnu ce genre, a-t-il composé pour lui le nom de Pyrrhulauda (Bouvreuil, Alouette), L'espèce type est le P. australis Smith (lll, zool. ois., pi. 24). (Z. G.)
*MÉGALURE. Megalurus (fwya«, grand ; ovpa , queue ). ois. — Genre appartenant à la nombreuse tribu des Passereaux dentirostres, formé par Vigors et Horsficld aux dépens des genres Mérion et Martin. Les caractères qu'on lui assigne sont : un bec allongé , presque droit . Mg»— m»m t. vin.
convexe, à bords lisses, à pointe mousse, à mandibules garnies d'une lamelle coupante; des narines petites, latérales, à demi closes ; deux ou trois poils à la commissure du bec; des tarses longs, grêles, scutellés , à doigt du milieu très long.
On ne sait rien des mœurs des Mégalures.
Les espèces que l'on rapporte à ce genre
SOnt le MÉGALURE A LONGUE QUEUE ( MARTIN A
longue queue, Gracula caudata Cuv.), le
MÉGALURE GALACTOTE ( MÉRION GALACTOTE ,
Malurus galaclotes Temm., pi. col., 65, f. 1)
et le MÉGALURE LONGIBANDE (MÉRION LONGI-
bande, Malurus marginalis Reinw.,Temm., pi. col., 65, t. 2). (Z. G.)
*MEGAMERUS ftuytc, grand; pjpo'î, \ cuisse), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Eupodes, tribu des Sagrides, créé par Mac-Leay (Append. to King's Surv. of Ihe coast of Austral, II, p. 448), et adopté par M. Th. Lacordaire (Monogr. des Coléopt.
subpent. de la famille des Phytophages, t. I , p. 5). Ce genre a une grande analogie de forme avec certains Prioniens. Le type, le M. KingiiM.-L. Lac. {M. prionesthis Boisd.), est originaire d'Australie. (C.)
*MEGAMERUS (j*/y«s» grand; fojpo's, cuisse), arachn. — Genre de l'ordre des Acarides, établi par Dugès aux dépens des Trombidium de Hermann, et dont les caractères uistinctifs peuvent être ainsi exprimés : Palpes onguiculés, allongés, libres ; corps *
étroit; hanches distantes; pieds ambulatoires à cuisse très longue ; septième article du pied court; larves semblables aux adultes hexapodes. Les espèces qui composent ce genre sont les Trombidiens à pieds antérieurs très longs d'Hermann. L'^4. motatorius Linné, en ferait sans doute partie, si on le connaissait mieux. Plusieurs de ceux qu'y place Dugès ... sont fort voisins du Trombidium celer et des \ Scyphiusde M. Koch. Les Mégamères vivent a terre, sur les lieux ombragés et un peu humides ; leurs mœurs ne diffèrent guère de celles de la plupart des Tétronyques, mais ils sont plus vifs que ne le sont, en général, ces derniers. Ce genre renferme huit espèces toutes propres à l'Europe. Nons citerons surtout le mégamère agile, M. celer Kerm., Dugès {Ann. se. nat., 2e série, t. I, p. 30); cette espèce habite l'Alsace, et marche avec une très grande rapidité. (TT. L.)
MEG
♦MEGAMYRMOEKION (^V«ç, grand; jj.vpp.yj?, fourmi), auachn. — M. Reuss {Muséum senkenber g ianum, t. I, p. 217, pi. 18, fig. 12) désigne ainsi un genre d'Aranéides que M. Walckenaër rapporte, mais avec doute, au genre des Agelena. Voy. ce mot.
*MEGAMYS (^'yaç, grand; ^ç, rat).
mam. — Un groupe de Rongeurs voisin des Oryctéropes est indiqué sous ce nom dans le Voyagedans l'Amérique méridionale de M . Àlcided'Orbigny. (E. D.)
*MEGANEREIS. annél. — Syn. de Léo âice, Savig. ; Eunice, Guvier; Nereidonte, Blainville. (P. G.)
*MEGAPELIA, Kaup. ois. — Synon. de Goura.
*MEGAPODA (p.E'ya?, grand ; ttovç, pied). 1NSé — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, tribu des Asiliques, établi par M. Macquart (Suites à Buffon, Hist. des Diptères, t. I, pag. 288), et caractérisé principalement par l'absence de la moustache et la longueur des pieds. Il ne renferme qu'une seule espèce, Jl/. cyanea Maeq. (Laphria laoiata Fab.), grand et bel insecte du Brésil.
MÉGAPODE. Megapodius (p./yaç, grand ; t.ovç , pied), ois. — Les Oiseaux ainsi nommés par MM. QuoyetGaimard et découverts en partie par ces naturalistes, dans un voyage de circumnavigation, se rapprochent des Ménures et un peu des Kamichis par la forme de leurs doigts et de leurs ongles, et rappellent, par leurs autres caractères physiques, ceux des Cryptonyx et des Tinamous. Ces caractères mixtes, si nous pouvons ainsi dire, expliquent les divergences d'opinion des auteurs relativement à la place qu'il convient d'assigner aux Mégapodes. G. Cuvier en a fait des Échassiers macrodactyles, et les a placés à la suite des Jacanas et des Kamichis; M. Lesson les a considérés comme des Passereaux et les a rangés immédiatement après les Pigeons. Enfin M. Temminck a pensé que les Mégapodes pouvaient être regardés comme les représentants des Tinamous dans les contrées chaudes de l'ancien continent, et les a, par conséquent, placés parmi les Gallinacés. Cette opinion est celle qu'a adoptée G.-R. Gray dans sa List of the gênera.
Quoi qu'il en soit, les Mégapodes forment un genre qui offre pour caractères : un bec
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grêle, faible, droit, aussi large que haut, et aplati en dessus à sa base, à mandibule supérieure dépassant l'inférieure et légèremen i courbée à la pointe; des narines ovales, ouvertes, placées plus près de la pointe du bec que de sa base, et percées dans une membrane garnie de petites plumes; la région ophlhalmique nue; le cou couvert seulement de petites plumes; des ailes médiocres, concaves, arrondies; une queue cunéiforme et courte; des tarses et des pieds forts, et des ongles très longs, très forts, plats en dessous, très peu courbés, triangulaires et obtus.
Les Mégapodes ne sont point encore parfaitement connus sous le rapport de leurs mœurs. Les voyageurs naturalistes se sont généralement bornés à nous apprendre qu'ils vivent dans les terrains marécageux, qu'ils sont craintifs, courent très vite dans les broussailles à la manière des Perdrix, volent peu et bas, et font entendre pour cri une sorte de gloussement. Les seuls détails un peu complets que l'on possède ont été fournis en grande partie par MM. Quoy et Gaimard, et sont relatifs à leur reproduction. Leurs œufs sont énormes, relativement à leur taille ; ils les déposent dans des cavités qu'ils forment eux-mêmes en creusant légèrement le sable. Us choisissent pour cela les expositions les plus chaudes, et ne pondent, dans chaque cavité, qu'un seul œuf qu'ils ont soin de recouvrir avec des débris de plantes ; du moins c'est ce que fait le Mégapode aux pieds rouges. Les petits, ace qu'il paraît, naissent par la seule influence de la chaleur solaire et pourvoient eux-mêmes à leurs besoins dès qu'ils sortent de l'œuf, sans que leur mère veille à leur conservation. Ce fait, si contraire à ce que nous montrent les Gallinacés sous le rapport des soins qu'ils donnent à leurs petits, de la sollicitude avec laquelle ils veillent sur eux, ferait supposer que les Mégapodes ne sont point des Gallinacés, et peut-être serait-il plus convenable, jusqu'à ce que de nouvelles observations pussent lever tous les doutes à l'égard de la place qu'ils doivent occuper, de les laisser auprès des Kamichis où les a mis G. Cuvier.
MM. Quoy et Gaimard rapportent que, dans les îles Waigiou et Boni, l'espèce qu'ils ont nommée Mégapode Freycinet paraît vivre dans une sorte de demi-domesticité.
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Buffon n'a connu aucune espèce de ce genre. Celles qu'on y admet sont:
1. Le Mégapode Freycinet, Meg. Freyciiictii Quoy et Gaimard ( Voyage de l'Uranie, pi. 32). Plumage en entier d'un noir brun, qui s'éclaircit un peu sous le ventre. Habite les îles de Guebé, de Waigiou. Les naturels de ces îles le nomment Maukirio ou Manesaqui.
2. Le Mégapode Lapérouse , Meg. Lape* rousii Quoy et Gaimard ( Voyage de l'Uranie, pi. 33). Plumage roussâtre, cou dépourvu de plumes, tarses jaunes. Habite les îles Mariannes et les Philippines, où il porte le nom de Tavon.
3. Le Mégapode Duperrey, Meg . Duperrexji Garnot et Less. {Voyage de la Coquille, pi. 36). Une huppe de couleur brune fauve ; le cou, la gorge, l'abdomen gris - ardoise; ailes et dos roux; croupion rougeâtre. Habite la Nouvelle-Guinée.
4. Le Mégapode a pieds rouges, Meg. rubripes Temm. {pi. col., 411 ). Une huppe et le dos roux; croupion et bas-ventre rougeàtres; bec de cette couleur; tarses d'un rouge vif. Habile Amboine.
Cette espèce est fort voisine de la précédente, et pourrait bien n'être établie que sur uuq différence d'âge ou de sexe.
G. Cuvier et quelques autres naturalistes ont encore placé parmi les Mégapodes une cinquième espèce dont M. Lesson a fait le type de son genre Alecthilia, et qu'il nomme Al. Urvilii. (Z. G.)
*MÉGAPODES. Lyriferi. ois.— Sous ce nom , M. Lesson a établi , dans l'ordre des Pa^oreaux, une famille à laquelle il donne les caractères suivants : Bec droit, grêle , aplati et élargi à sa base, rétréci au milieu, et légèrement renflé au sommet; fosses nasales latérales, étroites; tour des yeux dénudé; tarses allonges, forts, scutcllés , terminés par quatre doigts munis d'ongles allongés, robustes. Celle famille, qui, pour M. Lesson, se joint aux Échassiers himantogalles par le genre Talcgale , comprend les genres Ménure, Mégapode et Alecthélie.
*ÏV!KGAP0DIDÉES. Megapodidœ. ois.
— Famille établie par G.-R. Gray {A List of the gênera) dans l'ordre dît Gallinacés, et correspondant en partie a celle que M. Lesson a fondée sous le nom de Mégapodes;
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seulement il a éloigné les Ménures des g. Mégapode et Alecthélie, et a réuni à ces derniers, pour en constituer sa famille des Megapodidœ, les g. Talegallus , Leiopa et Mesites. (Z. G.)
MEGAPODIUS. ois. — Voy. mégapode.
*MEGAPROCTUS ^«5» grand ; wpwxto'ç, anus), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Longicornes , tribu des Cérambycins, créé par nous {Revue ent. de Sil~ bermann, tom. V, 1837, pag. 321, pi. i, f. 2 , 3), avec une espèce de l'Afrique australe, que nous avons nommée Megaproctus didelphis. (C.)
*MEGAPROCTUS [>V«s, grand ; -*pû>xtoç, anus), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Rhynchophorides,créé par Schœnherr ( Gêner, et sp. Curculion. syn., t. IV, p. 868, 1838 , 8-2, p. 234). Ce genre renferme les trois espèces suivantes : M. acutus ¥.,exclamationis Wied., etfunebris 111. (Calandra), qui toutes sont originaires des Indes orientales.
M. Guérin-Méneville a établi avec l'une de ces espèces son genre Bclorhinus et non pas Belorhynchus, comme l'indique Schœnherr : ce nom doit prévaloir. Cet auteur consigne, dans le texte de Vie. du Règn. anim., t. III, p. 177 et 178, trois nouvelles espèces des mêmes contrées : les B. ocellatus, aflinis Guér., et filiforinis Buq. (C.)
*MEGAF»HINLS (fx/yaç, grand ; ^'v, nez). ins. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Curculionides gonatocères, division des Érirhinides, établi par Schœnherr {Gêner, etsp. Curculion. syn., t. III, 397- 7, 2, p. 274). Le type, M. frmus Sch., est indigène de l'île de Java. (C.)
*MEGARHIPÏS, Dupont, Delaporte. ins..
. — Syn. de Microrhipis. (C.)
*MEGARH1NCHUS (pE'y«;> grand; jtây- Xoç , bec , rostre), ins. — Genre de la famille des Scutellérides , groupe des Pentatomites, de l'ordre des Hémiptères, établi par M. Laporte de Castelnau, et adopté par MM. Amyot et Servillc {Ins. hem., suites à Buffon). Ces derniers rapportent seulement deux espèces {M. roslratus Fab., et M. teslaceus Am. et Scrv.) à ce genre , que nous regardons comme une simple division du genre Phyllocephala. (Bl.)
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*MEGARTHRIJS ifuyai, grand ; SpGpov, articulation), ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Brachélytres, tribu des Protéiniens , proposé par Rirby, décrit par Stephens (Illust. Brit.Ent.,Y, p. 330). et adopté par Erichson (Gênera et sp. Staphylinorum, t. I, p. 904). Ce dernier auteur mentionne les quatre espèces suivantes , qui toutes sont propres à l'Europe, et se trouvent aux environs de Paris , savoir : M. depressus Pk. (Staphyl.), sinuatocollis B.-D., Lac, denticollis Beck (Omalium) et hemipterus 111. (Silpha). On rencontre ces Insectes dans les amas de branches mortes et humides. (C).
*MEGASANTHES, Alph. DC. bot. ph.— Syn. de Codonopsis, Wall.
MEGASCELIS (p/yaç, grand; «Aoç, jambe), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères , tétramères de Latreille , famille des Eupodes, tribu des Criocérides , formé par Dejean, et adopté par Latreille et M. Th. Lacordaire. Ce dernier auteur en décrit (Monog. des Coléopt. subpent. delà fam. des Phytophages , t. I, p. 241) 51 espèces , qui toutes appartiennent à l'Amérique. Nous citerons les suivantes : M. purpurea Pert., lema, viridis 111., vittata (cuprea var. ) Fab. , M. prasina Chvt. , et curta Lac. (C.)
*MEGASCOLEX vpeyaç, grand ; axcJ^?, lombric), annél. — Genre de la famille des Lombrics, nouvellement établi par M. Templeton pour une grande espèce qu'il a découverte dans l'île de Ceylan, Megascolex cœruleus Templ. (Proceed zool. soc. London, 1844). (P. G.)
MEGASEA, Hasw. (Saxif., 6). bot. ph.
— Syn. de Bergenia, Mœnch.
*MEGASTEGIA, Don. bot. ph. — Syn.
de Harpalyce , Moç. et Less.
*MEGASTERNUM (^'ya;, grand ; aripvov , sternum), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Palpicornes, tribu des Sphéridiens mégasternaires , créé par Mulsant ( Hist. nat. des Coléopt. de Fr. , 1844 , p. 187 ). L'espèce type, le M. boleophagum Marsh. , habite une partie de l'Europe. (C.)
*MEGASTOMA, Swainson. ois. — Syn.
de Tyrannus, Vieillot. Voy. tyran. (Z. G.)
MÉGATHÉRÏOIOES ou MÉGATHÉ-
RlDES. mam. foss. — M. Owen (Descrip-
tion du squelette du Mylodon robustus , Paresseux gigantesque perdu, Londres, 1842) désigne sous ce nom une famille d'animaux fossiles de l'ordre des Edentés , dont l'organisation offre sur une grande échelle un composé de celle des Paresseux , des Fourmiliers et des Tatous actuels, et qui a pour type un animal décrit par Cuvier sous le nom de Megatherium.
Cette famille se compose déjà de plusieurs genres qui se rencontrent, hors unseuj peutêtre, tous en Amérique, c'est-à-dire dans le continent qui nourrit le plus grand nombre des genres actuels d'Édentés. On en trouve en grande abondance dans les sables argileux tertiaires du vaste bassin de la Plata , mais on en rencontre aussi dans les nombreuses cavernes du Brésil et dans celles de l'Amérique septentrionale. Les os y sont même si bien conservés qu'il n'est pas rare de rencontrer des phalanges onguéales encore recouvertes de leur partie cornée à demi décomposée ; ce qui indique que ces cavernes se trouvent dans des conditions favorables à une longue conservation des matières animales, car il est probable que les animaux qui portaient ces ongles ont disparu depuis le soulèvement de la chaîne des Andes.
Les dents des Mégathérides sont d'une seule venue , sans collets ni racines , et se composent, comme celles des Paresseux, d'un ivoire peu dense au milieu , entouré d'un ivoire plus dur (dentine vasculaire et dentine dure de M. Owen), le tout enveloppé de cément , recouvert lui-même d'une couche mince de substance osseuse plus dure. Le pied est articulé, de telle sorte que son mouvement sur la jambe est oblique, ce qui tient à ce que le bord interne de la poulie de l'astragale est presque entièrement effacé, et que le bord externe est oblique de dehors en dedans. La composition de la tête, qui est petite , est à peu près celle des Paresseux ; le jugal fournit une apophyse montante qui cerne en partie la fosse orbitaire, et une grande apophyse descendante, qui donnait sans doute de fortes attaches aux muscles des lèvres. Comme dans l'Unau, l'apophyse acromion de l'omoplate se joint à l'apophyse coracoïde. La tête supérieure du radius est tout-àfait circulaire, ce qui annonce un mouvement de pronation et de supination bien déterminé. Le bassin est
MKG-
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très large et l'extrémité postérieure d'une force extrême. Ils ont tous un ou deux doigts externes sans ongles, propres à la sustension et à la marche ; les autres doigts portent de forts ongles qui ne pouvaient se ployer qu'en dessous. La queue est médiocrement longue, mais très épaisse.
Cette famille comprend les genres :
Mégalonyx , Jefferson ( péyaç , grand ; ovyï , ongle). Dans les Trans. de la Soc. phil. de Philadelphie, t. IV, on trouve un Mémoire de M. Jefferson ( qui fut le troisième des présidents des États-Unis d'Amérique ), où cet homme d'État fait connaître des restes de cet animal , qu'il prenait pour ceux d'un grand Carnassier de 5 pieds de haut. Mais, dans le même volume , le docteur Whistar donna une description et des figures de ces os, en indiquant leur analogie avec les os des Paresseux. Peu de temps après, Cuvier (Oss. foss. , t. IV) prouva cette analogie par la disposition des facettes des deux dernières phalanges , qui empêchent l'ongle de porter sa pointe en haut, et ne lui permettent que de le fléchir en dessous, et par la forme générale des os, qui présentent en grand tous les détails d'organisation que les Paresseux offrent en petit.
Les dents du Mégalonyx sont — -H— , sans
incisives ni canines; elles vont en grandissant d'avant en arrière; les deuxième et troisième inférieures ont leur couronne à peu près pyriforme, Je gros bout dirigé en avant. Les phalanges onguéales sont très grandes et comprimées.
Les ossements mentionnés par Jefferson venaient d'une caverne de l'ouest de la Virginie; mais il s'en trouve aussi dans le bassin de la Plata. M. Owen donne la figure (3e la mâchoire inférieure du Mégalonyx Jeffersonii, car c'est ainsi que cette espèce se nomme, pi. 29 des Mamm. foss. du Deagle. Le bord interne des deux branches, à partir de la dernière dent, décrit une demiellipse. Cet animal était de la taille d'un très grand bœuf.
Mecatherium, Cuv. (fx/yaç, grand ; G/ipi'ov, animal). Ce genre a été établi par Cuvier pour un animal de la taille des grands Rhinocéros, dont un squelette presque complet a été trouvé, en 1789, sur les bords de la rivière de Luxan , à quatre lieues environ de
Buénos-Ayres. Ce squelette , qui fait l'ornement du cabinet de Madrid, a d'abord été décrit par Jean-Baptiste Bru, puis par Cuvier (Ossements fossiles, t. IV), d'abord sur les figures de ce dernier, publiées par don Joseph Garriga, ensuite sur celles de MM. d'Alton et Pander ( Bonn, 1821). Enfin M. Clift (vol. III des Trans. de la Soc. géol. de Londres, 2e série) a complété la description des parties qui manquaient au squelette de Madrid, telles que la queue et une portion du bassin. Chez le Megalherium Cuvieri, car c'est ainsi que les paléontologistes nomment cet animal , l'apophyse descendante du jugal est très grande ; la mâchoire inférieure très renflée au-dessous des molaires , à cause de la profondeur des alvéoles, se termine en une
sorte de bec; les dents, au nombre de ,
sont très longues , quadrangulaires , et offrent une composition très compliquée. Lorsqu'on pratique une coupe longitudinale de l'une d'elles dans un plan antéro-postérien, on voit que la cavité de la pulpe est très grande, et qu'elle se prolonge en pointe presque jusqu'au niveau du bord alvéolaire. Le milieu de la dent est formé d'un ivoire blanc grossier et tendre; de chaque côté de cette substance existe pour un quart un cément jaunâtre ; mais , entre lui et l'ivoire , on voit un ruban de substance plus dure, formé lui-même de trois lignes grises et de deux blanches. Ce ruban, de substance dure, correspond à deux crêtes transversales de la couronne de la dent, séparées par une vallée profonde. Sur les côtés latéraux de la dent, cette substance, plus dure, est très mince; le tout est enveloppé d'une couche peu épaisse , fort semblable à de l'émail. La dernière dent est de moitié plus petite ^ue les autres , qui sont à peu près égales entre elles; le diamètre antéro-postérieur d'uno dent du cabinet de Paris a 53 millimètres, et le diamètre latéral 40. La longueur de !a plus longue, figurée par M. Ov»en , a 240 millimètres. Cet animal avait des membres très robustes , surtout ceux de derrière. Le fémur, d'un quart moins long que celui d'un Éléphant de 8 pieds de haut, est plus de deux fois plus large ; le bassin , d'un tiers. Les vertèbres sont au nombre de 7 cervicales , 16 dorsales, 3 lombaires, 5 sacrées et 1 5 caudales. Il avait quatre doigts à la main,
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IVÏÊG
«Joïit trois armés d'ongles peu comprimés. A en juger par les figures, il y avait aussi quatre doigts au pied , dont deux armés d'ongles. On a cru pendant quelque temps que cet animal était couvert d'une cuirasse osseuse, comme les Tatous ; mais on sait maintenant que les portions de derme ossifié qu'on lui avait attribuées à tort, appartenaient à d'autres animaux plus voisins des Tatous. (Voy. l'atlas de ce Dictionnaire, paléontologie,
MAMMIFÈRES FOSSILES, pi. 5.)
Mylodon, Owen (uv).vj , meule; o-W; ,
dent). Les dents sont au nombre de .
4 — 4 La première des supérieures est presque elliptique et un peu éloignée des autres ; la seconde elliptique ; les autres trigones , avec un sillon à leur face interne. La première inférieure est elliptique, la troisième tétragonc , la dernière , très grande , bilobée ; les pieds sont égaux, ceux de devant pentadactyles ; ceux de derrière tétradactyles; dans les uns et les autres, les deux doigts externes ne portent point d'ongles; ceux-ci sont grands, semi-coniques, inégaux.
M. Owen compte dans ce genre :
Le Myl. robustus Owen , dont un squelette entier se voit au collège des chirurgiens de Londres. Ce squelette a été décrit par M. Owen, en 1842, avec toute la science qu'exigeait un aussi beau débris de la faune qui a précédé celle de nos jours , et qu'on pouvait attendre d'un paléontologiste aussi distingué. L'auteur fait ressortir dans sa description , non seulement les affinités du Mylodon robustus avec les Paresseux, mais aussi celles des autres genres de Mégathérides. La mâchoire inférieure de cette espèce est à symphyse courte et large; la seconde de ces dents est à peu près trigone ; la dernière à trois sillons, deux internes et un externe , arrondie.
Le Myl. Darwinii Owen. La mâchoire inférieure à symphyse plus longue et plus étroite. La seconde molaire presque elliptique ; la dernière à deux sillons ; le sillon interne angulaire.
Le Myl. Harlani Owen , Megalonyx laqueatus et Orycterotherium missouriense Harlan. La symphyse de la mâchoire inférieure courte et large , la seconde presque carrée, la dernière à trois sillons, dont l'interne est bi-angulaire.
Scelidotiierium , Owen ( <jxt/.!'; , fémur ; 6/ipi'ov , animal). Les dents de ce genre , au
nombre de , sont conliguës ou sépa-
réespar des intervalles égaux. Les supérieures sont trigones ; aussi bien que la première des inférieures, les deuxième et troisième inférieures un peu comprimées , à face externe sillonnée; la dernière , très grande, bilobée.
Le Scel. leplocephalum Owen. Décrit par M. Owen (Mammifères fossiles du Réagh) ; a la tête allongée, de même forme à peu près que celle de l'Oryctérope , mais deux fois aussi grande ; la symphyse de la mâchoire inférieure, longue d'un décimètre , est concave intérieurement. Les os nasaux, rétrécis dans leur milieu et plus larges en avant qu'en arrière , sont échancrés à leur bord antérieur ; les intermaxillaires n'atteignent point les os du nez , de sorte que les maxillaires bordent l'ouverture nasale en arrière, comme dans les Paresseux, et probablement comme dans tous les Mégathérides. La cloison des narines est osseuse et se prolonge jusqu'à l'extrémité antérieure des nasaux. M. Owen pense que les Megalonyx Cuvierif Bucklandi, minulus de M. Lund , sont autant d'espèces de Scelidotherium.
Il est probable que le Macrotherium de M. Lartet , genre d'Édentés qui se trouve dans les terrains tertiaires supérieurs de l'Europe , entrera dans la famille des Mégathérides lorsque les nombreux ossements qu'en possède M. Lartet seront décrits. Nous ferons seulement remarquer ici que cet animal se rapprochej par sa phalange onguéale fendue , du genre Pangolin , qui habite aujourd'hui l'Asie. (Laurillard.)
*MEGATHOPA(pe7a8oç, grandeur; d>njt face), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides coprophages, créé par Eschscholtz (Entomograpluen, Berlin, 1822, édit. Leq., Paris 1835, p. 34), et adopté par Reiche (Revue zoologique de Guérin, 1841, p. 213). Ce genre est composé de cinq ou six espèces américaines. Nous citerons les trois suivantes : M. villosa Esch., bicolor Guér., Brullei Reich. (C.)
MEGATOMA (i«yaç, grand; toP.yj, coupure), ins. -Genre deColéoptèrespentamères, famille desClavicornes, tribu des Dermestins,
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créé par Herbst et adopte par Latreille {Règ. anim., t. IV, p. 509) et par Dejean qui mentionne uniquement {Cat., 3e éd., p. 139) le Dermestes serra ùe F., espèce qu'on trouve en Europe et en Amérique sous les écorces des arbres. On pense que Y 'Attagenus macellarius d'Olivier n'est que la femelle du type. Erichson fait connaître une seconde espèce qui est originaire de la Nouvelle-Hollande, et qu'il nomme M. morio. (G.)
MÉGÈRE, ins. — Nom vulgaire de quelques espèces du genre Satyre.
*MEGISCHIA {fiéyoiç, grand; l^tn , hanche), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Xystropides, tribu des Cténiopites, créé par Solier {Annal, de la Soc. enlom. de France, t. IV, p. 247). Le type, la M. curvipes Dej., Sol., est originaire du midi de la France. (C.)
MÉGISTANES. Megistanes. ois. — Sous ce nom, Vieillot a créé, dans l'ordre des Échassiers , une familie qui correspond à celle des Brévipennes de G. Cuvier, et qui, comme elle, comprend les genres Autruche, Nandou, Casoar et Emou. ( Z. G.)
*MÉG1STME. Megistina, Vieillot, ois.— Syn. de Parus. Voy. mésange. (Z. G.)
*MEGISTOCERA (pey^oç, très grand; x/paç, antenne), ins.— Genre de l'ordre des Diptères némocères, famille des Tipuliciens (Tipulaires, Lat.), groupe des Tipulites, établi par Wiedmann (Auss. Zweift., n. 41). On ne connaît que quelques espèces exotiques de ce genre; la principale est connue sous le nom de M. fdipes. Elle habite la Guinée.
*MEG!STOSAURUS (p^roç, très grand; erccvpoç, lézard), mam. — Ce nom a été appliqué par M. Godmann {Trans. of the american phil. Soc.) à un groupe de Cétacés. (E. D.)
*MEGOPIS (pVyocç, grand; ty, œil), ins.
— Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Prîoniens, formé par Dejean {Catal., 3e édit., p. 343), et adopté par Serville {Annal, de la Soc. entom. de France, t. I, p. 127, 161). Nous citerons, comme en faisant partie, les M. mutica Lat. , Serv. et brunnea Dej . L'une et l'autre sont originaires des îles Maurice et Bourbon. (C>)
*MEGOPS (,/£>;, grand; ty, œil), ins.
— Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères , division des
Apostasimérides-Baridides, créé par Schœnherr ( Gêner, et sp. Curculion., tom. VIII, pars 1, pag. 181). Le type, M. morosus Germ. {Magdalis), est originaire du Brésil. (C).
*MEGYMENUM ( péyocç , grand ; ûpfv , membrane), ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères hétéroptères , tribu des Scutellériens, établi par M. Guérin {Voy. de Dupcrrey, Ins., pi. 12). Les espèces de ce genre, peu nombreuses, appartiennent à la Nouvelle-Hollande, aux Indes orientales et à l'Afrique méridionale.
*MEIGLYPTES, Swainson. ois. -Syn.
de Picus. Voy. pic. (Z. G.)
MÉÎOMTE (^efcov, moindre), min. — Hyacinthe blanche de la Somma. Ce minéral a la même forme cristalline, et très probablement aussi la môme composition que la Wernéritc, dont il n'est qu'une variété particulière, remarquable par une plus grande pureté, un éclat vitreux et une assez belle transparence. On le trouve en cristaux ou en graine cristalline dans les blocs de dolomie de la Somma, au Vésuve. Voy. wernéuite. (Del.)
*MEÏSNERIA (nom propre), bot. pu. — Genre de la famille des Mélastomacées-Mélastomées-Lavoisiérées , établi par De Candolle {Prodr., III, 114). Herbes du Brésil.
Voy. MÉLASTOMACÉES.
MEISTERIA , Scop. bot. pu. — Syn. de Pacourina, Aubl.
*MELACI1NE , Schrod. bot. ph. — Syn.
de Lamprocarya, R. Br.
*MÉLACONISE (pe'Aaç, noir; xovtç, poussière), min. — Oxyde de cuivre, en masse terreuse noire, que l'on trouve en petite quantité dans les mines de cuivre, où il paraît résulter de la composition de l'Azurito ou Cuivre carbonate bleu. Il est attaquable; par l'acide azotique et la solution précipitée du cuivre métallique sur une lame de fer.
(Del.)
*MELA2NIA, Dumort. bot. pu. — Syn.
de Catlleya, Lindl.
MELAENUS (prouva, noire), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques (Carnassiers), tribu des Scaritides (Bipartis de Latreille), créé par Dejean {Species général des Coléoptères, t. V, p. 482). Le type, M- elegans de Fauteur, estoriginairc du Sénégal. (G)
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13ÉLALEUQUE. Melaleuca f>elaç, noir ; Itvxo's, blanc), bot. ph. — Beau genre de la famille des Myriacées , de l'icosandrie monogynie dans le système sexuel de Linné. Il se compose d'arbres et d'arbrisseaux, originaires, pour la plupart, de la Nouvelle- Hollande, rarement des Indes, dont plusieurs sont maintenant cultivés comme espèces d'ornement. Ces végétaux ont des feuilles simples, alternes ou opposées, dépourvues de stipules, marquées de points transparents, qui ne sont autre chose que de petits réservoirs d'huile essentielle; leurs fleurs sont blanches , jaunâtres ou purpurines , sessiles ou même un peu enfoncées par leur base dans le rameau qui les porte, et sur lequel elles sont groupées en épi ou en tête. Eiles présentent : un calice dont le tube adhère à l'ovaire, dont le limbe est à cinq divisions plus ou moins profondes ; une corolle de cinq pétales insérés à la gorge du calice, alternes aux lobes de celui-ci; des étamines nombreuses dont les filets sont soudés en cinq faisceaux opposés aux pétales ; un ovaire adhérent, à trois loges multi-ovulées, surmonté d'un style et d'un stigmate unique. A cette fleur succède une capsule renfermée dans le tube du calice, qui, à sa maturité, laisse sortir ses graines par trois ouvertures terminales.
Les deux espèces les plus remarquables de ce genre sont les Melaleuca leucadendron Lin. et M. minor Smith {M. Cajuputi Roxb.). La première forme un arbre de 15 à 20 mètres de hauteur, dont le tronc est tortu; de la surface de ses branches se détachent des lames épidermiques nombreuses, blanches et minces. Ses feuilles sont alternes , allongées-lancéolées, acuminées, courbées en faucille, à 3-5 nervures; ses fleurs sont blanches, réunies en épis un peu lâches sur des rameaux pendants; ces rameaux sont parfaitement glabres, de même que les calices. La seconde est de taille moins élevée , et se distingue par ses feuilles alternes elliptiqueslancéolées, peu aiguës, légèrement courbées en faucille, à 3-5 nervures, grandes et ressemblant à des phyllodes. Ses fleurs sont réunies en épis plus serrés, qui deviennent lâches et interrompus après la floraison, dont l'axe est velu, de même que les calices et les jeunes rameaux. Ces deux plantes croissent dans les Moluques et dans les îles de
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l'archipel Indien , où elles portent l'une et l'autre le nom de Cajuputi, qui signifie bois blanc. Leurs feuilles et leurs jeunes pousses donnent l'huile volatile connue sous le nom d'huile de Cajeput , qui paraît cependant provenir plus particulièrement de la dernière. Cette substance se présente sous la forme d'un liquide épais , visqueux, verdâtre, d'une odeur forte et particulière, que les uns ont comparée à celle du Romarin, les autres à celle du Cardamome , du Camphre. Pour l'obtenir, on recueille les feuilles et les parties jeunes qu'on laisse dans des sacs pendant un ou deux jours , jusqu'à ce qu'elles commencent à fermenter; on les met ensuite infuser pendant une nuit dans de l'eau qu'on distille; le résultat de cette distillation est l'huile de Cajeput. Soumise à une seconde distillation, cette substance devient limpide, tout en conservant une légère couleur verte. L'huile de Cajeput arrive rarement en Europe, où son prix est toujours très élevé; mais en Chine , dans l'Inde et dans les îles de l'Asie, elle est fréquemment employée, et passe pour un médicament précieux dans un grand nombre de maladies. Les Malais et les Chinois surtout en font le plus grand usage, soit à l'extérieur, en frictions, dans les affections goutteuses et rhumatismales, soit à l'intérieur, où elle agit comme un excellent sudorifique, comme antispasmodique, et comme un puissant excitant : elle a même été fort préconisée contre le choléra
Parmi les espèces de Melaleuca que l'or» rencontre le plus habituellement dans les jardins, nous nous bornerons à signaler les plus répandues. Telles sont : le Mélaleuque gentil, Melaleuca pulchella R. Br., joli arbrisseau à rameaux grêles, flexibles et pendants à l'extrémité, à petites feuilles ovales, alternes ou presque opposées, glabres, qui donne des fleurs lilas , sessiles ou presque sessiles, ordinairement solitaires ; leurs faisceaux d'étamines dépassent les pétales, et, à leur face interne, se dégagent des extrémités de filets de la base jusqu'au sommet.
Le MÉLALEUQUE A FEUILLES DE MILLEPERTUIS,
Melaleuca hypericifolia Smith, arbrisseau qui s'élève à 3 ou*4 mètres dans nos jardins. Ses feuilles sont opposées en croix , elliptiques-oblongues , à bords recourbés en dessous, aiguës, glabres; ses fleurs, d'un beau
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rouge vif, forment de beaux épis de 3 ou 4 centimètres de longueur, qui doivent presque tout leur effet à leurs faisceaux d'étainines. Cette espèce est une des plus belles du genre. On cultive encore fréquemment le Mélaleuque a feuilles de Diosma , Melaleuca diosmœfolia Andr.; le Mélaleuque couronné , M. coronata Andr., et quelques autres. Toutes ces espèces sont d'orangerie, et se multiplient par graines, par boutures ou même par marcottes. (P. D.)
MËLAMPE. Melampus. moll. — Genre établi par Montfort ( Conchyl. systém. ) et adopté par Lamarck , qui en a changé le nom en celui de Conovule. Voy. ce mot.
MELAMPODIUM ( f^V , noir ; tcoSç , tto^oç, tige), bot. ph. — - Genre de la famille des Composées-Sénécionidées , établi par Linné (Gen., n. 989), qui le caractérise ainsi : Capitule multiflore , hétérogame; fleurs du rayon ligulées, femelles; celles du disque tubuîeuses, mâles. Involucre double : l'extérieur composé de 5 écailles, rarement 3, planes, et enveloppant l'intérieur dont les écailles sont en môme nombre que les fleurs du rayon ( 5 ou 10). Réceptacle convexe ou subulé-conique , garni d'aigrettes diaphanes et décidues. Corolle du rayon ligulée , celle du disque tubuleuse, à limbe 5-fide. Akène du disque nul; celui du rayon présente une forme ovale, un peu courbée ; il est plus ou moins renfermé dans les écailles de l'involucre intérieur. Aigrette nulle.
Les Melampodium sont des herbes ou des sous-arbrisseaux de l'Amérique, à tiges dichotomes, à feuilles opposées, à fleurs ordinairement jaunes , celles du rayon quelquefois blanches.
Ce genre renferme 21 espèces , dont 18 bien connues (DC, Prodr., V, 517 ); elles ont été réparties en trois sections, nommées : Eumelampodium, DC. (I. c.) : Involucre intérieur enveloppant l'akène composé d'écailles tuberculeuses ou muriquées extérieurement, prolongées supérieurement en une coiffe tronquée ou terminée en arête; Zarabclla, Cass. (in Dict. se. nat., L1X, 240): Ecailles de l'involucre rugueuses ou tuberculécs , tronquées à la partie supérieure ou terminées par 1-3 dents, qui, s'écartant antérieurement, laissent apercevoir le sommet dénudé de l'akène; Alcina, Cavanill. ( le. ,
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I , 10, 1. 15) : Écailles de l'involucre ovaiesoblongues, lisses, présentant au sommet 2-4 très petits tubercules. Akène strié.
Les espèces de ce genre ne sont guère cultivées que dans les jardins de botanique. (J.)
MÉLAMPYRE. Melampyrum Lin. (f*«Xaç, noir; irypoç, blé : de la couleur des graines du M. arvense). bot. ph. — Genre de plantes de la famille des Scrophularinées, tribu des Euphrasiées-Mélampyrées, de la didynamie angiospermie dans le système sexuel de Linné. Dans le Xe volume du Prodromus qui vient d'être publié, M. Bentham n'en décrit que 6 espèces; mais sur ce nombre, 5 appartiennent à la Flore française , et parmi elles 3 se trouvent très communément dans les champs, les prairies et les bois de toute la France. Les Mélampyres sont tous des plantes annuelles qui croissent dans les parties tempérées de l'ancien continent; leur tige est droite , rameuse , le plus souvent à angles ouverts ; leurs feuilles caulinaires sont linéaires ou lancéolées, les supérieures fréquemment incisées-dentées à leur base ; celles qui accompagnent les fleurs sont presque toujours élargies à leur base, et de plus dentées ou incisées, soit seulement à leur partie inférieure, soit dans toute leur étendue. Les fleurs naissent à l'aisselle de ces feuilles florales, et, suivant la longueur de celles-ci et leur écartement, elles forment une sorte d'épi feuille plus ou moins dense, qui donne à ces plantes un aspect particulier : elles sont jaunes ou violacées, ou mêlées de diverses couleurs. Leur calice est tubuleux, à quatre dents, dont les postérieures sont souvent plus longues. Leur corolle présente un tube cylindrique élargi à sa partie supérieure; une lèvre supérieure courte, comprimée, obtuse, dont les bords sont un peu repliés; une lèvre inférieure un peu plus longue, à trois lobes saillants. Les étamines sont didynames , logées sous la lèvre supérieure, à anthères rapprochées, oblongues , un peu hérissées. L'ovaire est à deux loges, dont chacune renferme deux ovules fixés près de la base de la cloison, et sur lesquels l'un est presque sessile, tandis que l'autre est stipité. Il succède à cet ovaire une capsule comprimée, ovoïde, un peu recourbée, qui renferme 1-4 graines. Nous nous bornerons à décrire une seule des espèces de ce genre.
Mélampyre des champs, Melampyrum ar-
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vense Lin. Cette espèce est désignée vulgairement sous les noms de Blé de Vache, Cornette, Rougeole; elle croît dans les champs et parmi les moissons de la plus grande partie de l'Europe, jusqu'au Caucase. Sa tige est pubescente, surtout le long de 4 lignes longitudinales qui correspondent à autant d'angles peu marqués ; ses branches sont dressées ou peu étalées; ses feuilles sont lancéolées ou linéaires-lancéolées, entières, ou les supérieures seulement dentées à leur base. Son épi de fleurs est rougeàtre, couleur qu'il doit surtout à ses feuilles florales ovales-lancéolées, divisées sur leurs bords en longues dents sétacées : il est long de 8-10 décimètres. Le calice est pubescent , rude au toucher, prolongé à son bord en quatre longues dents sétacées , qui arrivent presque à l'extrémité du tube de la corolle ; celle-ci est rouge , marquée d'une tache jaune ; sa lèvre supérieure est oblongue , entière, un peu repliée sur ses bords. La capsule est ovale, obtuse , un peu oblique. Les graines sont noires et dures ; comme on fauche la plante en même temps que le Blé, ces graines se mêlent souvent au grain , et subissent également l'action de la meule; elles mêlent alors leur farine à la sienne : la farine ainsi mélangée donne au pain une couleur rougeàtre violacée, sans qu'il paraisse cependant en résulter d'autre inconvénient. Cette plante constitue un bon fourrage pour les bestiaux, et particulièrement pour les Vaches, ce qui lui a valu le nom vulgaire de Blé des Vaches; maisTessier a reconnu qu'on ne peut guère l'utiliser sous ce rapport, attendu qu'elle vient mal lorsqu'on la sème sans mélange d'autre graine.
Parmi les autres espèces de ce genre, les plus communes sont le Mélampyre a crête, Melampyrum cristatum Lin., qui croît dans les bois de toute l'Europe et de l'Asie jusqu'aux monts Altaï, qui se reconnaît à son épi serré et carré , à ses bractées en cœur rapprochées entre elles au point de se superposer par leurs bords , aux divisions de son calice linéaires-aiguës; le Mélampyre des prés, M. pratense Lin., qui abonde dans nos prés , et que caractérisent des feuilles lancéolées dont les supérieures sont incisées-pinnatiQdes à leur base, des fleurs à corolle fermée, etc. (P. D.)
AfÉLANCHLENES. Melanchlœni fpâotf,
noir; x*av'«> couverture), ras. — Division employée autrefois par Latreille , qui y comprenait les genres Licinus, Harpalus et Siagona. (C.)
*MELA]\CimUS (f«Àayoxp»ç, de couleur noire), ras. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Mélasomes, tribu des Piméliaires, créé par Dejean (Catal., 3e éd., p. 206) qui en mentionne cinq espèces africaines : les M. pedinoides, amaroides, rugi' frens, Capensis et compaclus. (C.)
MELANCONIUM (pAotç, noir; xoviç, poussière), bot. cr. — Ce nom a été donné par le professeur Link à de petits Champignons qui se développent sous r'épiderme ou sous l'écorce des plantes et des arbres; on les dislingue facilement, parce que, à leur maturité, ils rompent l'écorce, sortent et forment de nombreuses taches noires; malheureusement, ils ne sont pas les seuls qui se présentent sous cette forme : il faut le microscope pour les distinguer du Stilbospora Phoma , etc. Je place les Melanconium dans ma famille desClinosporés. Dans le jeune âge, sur l'écorce de Bouleau par exemple, on voit de petites élévations, si on enlève l'épidémie, d'abord formées par un mycélium blanc; plus tard son centre est devenu charnu , et sa surface s'est divisée en un nombre immense de petits pédicelles rameux , qui supportent à leur extrémité une spore conique, ronde ou elliptique, noire, et constamment simple. Les Melanconium betulinum et ovatum sont les deux espèces les plus répandues; ce dernier est très fréquent sur l'écorce du Noyer. Le Melanconium sphœrospermum, quia, comme son nom l'indique, les spores rondes, se trouve sur les chaumes du Phragmites cornmunis. (Lév.)
MELANCRANIS. bot. ph. — Genre de la famille des Cypéracées-Fuirénées, établi parVahl (Enum., II, 239). Herbes du Cap.
Voy. CYPKRACÉES.
MELANDRYA (ue).«ç, noir;c?pîîç, arbre).
ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Sténélytres, tribu des Serropalpides, établi par Fabricius {Systema Eleutheratorum , I, p. 163), et adopté par De- ; jean {Catalogue, 3* édit., p. 223), qui en [ mentionne huit espèces ; cinq appartiennent à l'Europe et trois à l'Amérique septentrionale. Parmi celles de notre hémisphère , sont
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les M. serrata , canaliculata , ruficollis de Fab., Goryi Delap. [sulcata Dej.) et flavicornis Dufts. Ces Insectes sont généralement noirs ou d'un noir bleuâtre, très fragiles et d'une grande agilité. La M. serrata vit dans le bois de tremble, et la Goryi dans celui du chêne ; mais cette dernière est excessivement rare partout. (C.)
MELANELLA ( pAaç , noir ). infus. — Senre proposé par M. Bory de Saint- Vincent pour des Infusoires extrêmement simples de la famille des Vibrioniens. Le type de ce genre, qu'on ne peut caractériser que par l'absence de tout caractère distinct, est le Vibrio lineola de Millier, auquel nous conservons ce nom {voy. vibrion); M. Bory de Saint-Vincent l'a nommé Melanella aloma , et il range dans le même genre plusieurs autres Vibrions de Millier, qui, vus avec un microscope imparfait , paraissent autant ne petites ligues noires , comme l'indique le nom proposé pour eux. (Duj.)
*MELANERPES, Swains. ois. — Syn.
de Picus, Linné. Voy. pic. (Z. G.)
*MELANESTHES (uAaq, noir ; fa&jmç, habillement), ins. — Genre de Coléoptères héléromères, famille des Mélasomes , tribu des Piméliaires, formé par Dejean (Catalogue, 3e édit., p. 203) avec les Pedinus et Opatrum laticollis et Sibiricum de Faldermann. (C.)
*MELA1\ETTA. ois. — Division établie par Boié aux dépens du genre Anas de Linné, et dont le type est Y An. fusca.
*MELANIA, Brid. (Msc). bot. cr. — Syn. de Cat ascopiwm , id.
MÉLANIDES. Melanides. moi.l.— Famille proposée par Latreille pour réunir plusieurs genres groupés par cet auteur avec les Mélanies ; mais deux de ces genres, les Phasia* nelleset les Planaxes, doivent au contraire en être séparés. Voy. mélaniens. (Duj.)
MELANIE. Melania (fAfXovcoc, couleur noire), moll. — Genre de Mollusques gastéropodes, typede la familledes Mélaniens, établi parLamarckpourdes coquilles presque toutes remarquables par leur couleur noire, et habitant les eaux douces des régions tropicales; quelques unes seulement, anciennement connues, avaient été prises pour des Bulimes ou des Buccins. Les Mélanies ont une coquille turriculée, dont l'ouverture estentière, vnk ou oblongue, evas.ee à sa base, avec une co-
îumelle lisse, arquée en dedans, et un opercule corné. L'animal a un pied court, peu épais; une tête allongée en forme de trompe un peu conique , tronquée , et terminée par une fente buccale petite et longitudinale. Les tentacules , au nombre de deux, sont allongés, filiformes , et portent les yeux , soit près de leur base en dehors , soit vers le quart de leur longueur. Le manteau a ses bords étalés, et découpés ou frangés. Lamarck rapportait à son genre Mêlanie 16 espèces vivantes et 12 fossiles. Les conchyliologistes modernes en ont considérablement augmenté le nombre, mais en même temps M. Desbayes a montré que l'on doit rapporter à ce genre plusieurs espèces de Pyrènes , et au contraire en séparer beaucoup d'autres appartenant aux genres Eulime et Rissoa , ou même à d'autres genres qu'il faudrait créer : telles sont , par exemple, les grandes Mélanies fossiles du terrain marin tertiaire si communes aux environs de Paris, et qui ne sont certainement pas les congénères des espèces fluviatiles. On peut considérer comme type des vraies Mélanies une coquille très commune dans les eaux douces des îles de France et de Bourbon , de Madagascar et de l'Inde , et nommée d'abord par Linné Ilelix amarula , puis Buccinum amarulapar Muller; c'est la Mélanie thiare (M. amarula ) de Lamarck : elle est longut de 25 à 40 millimètres, toute noire, presque ovoïde; ses tours de spire sont couronnés par une sorte de rampe sur laquelle s'élèvent des épines droites assez longues, qui sont le prolongement d'autant de côtes longitudinales peu marquées. L'ouverture est blanche en dedans. L'animal de cette coquille est très amer, et passe dans ces contrées pour un excellent remède contre l'hydropisie.
D'autres Mélanies, devant former une autre section du même genre, sont beaucoup plus allongées et turriculées. (Du.)
MÉLANIENS. moll. — Famille de Mollusques gastéropodes établie par Lamarck pour les trois genres Mélanie, Mélanopside et Pyrène; mais ce dernier genre , comme l'a bien prouvé M. Deshayes , ne pouvant êtr*> conservé et devant se fondr» dcrs les de: autres , il ne reste que ceux-ci pour constC tuer ccttô famille formée de Trachélipodes fiuviatiles operculés, ne respirant que l'eau, munis de deux tentacules seulement, et por-
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tant une coquille dont l'ouverture a ses bords désunis. L'opercule est toujours corné, et le bord droit de l'ouverture est tranchant ; mais ainsi limitée, cette famille, rapprochée de celle des Cérites, doit contenir en outre le genre Eulime , et peut être même le genre Rissoa, qui, dans tous les cas, est intermédiaire entre les deux familles. Les autres zoologistes de la période actuelle n'ont pas compris, comme Lamarck, la nécessité de la famille des Mélaniens. Cuvier avait d'abord placé les Mélanies, avec les Ampullaires et les Phasianelles, dans son grand genre Conchylie. Plus tard il en fit un genre distinct, comprenant comme sous-genres les Rissoaires , les Mélanopsides et les Pyrènes. Férussac faisait des Mélanies proprement dites un sous-genre desPaludines, et le plaçait entre les Paludines, les Rissoaires et les Littorines, tandis qu'il rejetait à la fin des Trochoïdes le genre Mélanopside pour le rapprocher davantage des Cérites. M. de Blainvillea également séparé ces deux principaux genres des Mélaniens , en plaçant les Mélanopsides avec les Cérites dans sa famille des Entomostomes, et le genre Mélanie au contraire dans sa famille des Ellipsostomes, qui correspondent aux Conchylies de Cuvier. Toutefois aujourd'hui, d'après les observations de MM. Quoy, Rang, et de Férussac luimême, on ne peut douter de l'analogie de structure qui rapproche les Mélanies et les Mélanopsides dans un même groupe et dans le voisinage des Cérites. (Duj.)
*MELANIPPE (nom mythologique), ins.
— Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Phalénides, établi par Duponchel ( Calai, des Lcpidopt. d'Europe , p. 265 ) , et caractérisé principalement par des antennes simples; des palpes courts, atteignant à peine le bord du chaperon ; des ailes arrondies. On en connaît 10 espèces, qui habitent principalement la France et l'Allemagne. Les Mélanippes ont pour la plupart des couleurs vives. On trouve communément dans notre pays la Mélaismppe tachetée, M. macularia Lin., appelée la Panthère par Geoffroy; ses ailes sont d'un beau jaune, avec une grande quantité de taches noires.
MÉLANISME (fx&as, noir), térat. — La peau doit sa coloration à une matière particulière nommée pigment, qui a son siège
principal dans le corps muqueux de Malpighi. Ce pigment peut être moins coloré et moins abondant que dans l'état normal , quelquefois même manquer entièrement; il peut, au contraire, être plus coloré et plus abondant; de là deux ordres d'anomalies: l' Albinisme et le Mélanisme {voyez, dans le tome Ier de ce Dictionnaire, le premier de ces ordres pour les caractères qui lui sont spéciaux).
Les caractères extérieurs du Mélanisme consistent dans la couleur noire ou très foncée de la peau, des poils et de l'iris.
Les exemples de Mélanisme complet se sont rarement présentés jusqu'à présent chez l'homme, et parmi le très petit nombre de faits cités, aucun n'est parfaitement authentique. Cependant il est certain que ces caractères peuvent se produire peu à peu, et quelquefois même apparaître presque tout à coup. M. Rostan, savant médecin, rapporte {Bull, de la Soc. de la Faculté de méd., n°s 9 et 10) qu'une femme de 70 ans devint noire comme une négresse dans l'espace d'une nuit, et cela à la suite d'une vive douleur morale. Le Mélanisme partiel s'offre fréquemment à l'observation , et c'est à lui que doivent être rapportées, en grande partie, les taches congéniales de la peau, désignées sous les noms de nœvus, nœvus maternus ou envies , et que l'on ne doit pas confondre avec les taches sanguines qui ont une origine toute différente. En effet, celles ci résultent de la présence, dans une portion de la peau, d'artérioles et surtout de vénules capillaires , plus nombreuses, moins petites, ou disposées autrement que dans l'état normal; elles sont rouges, violacées ou bleuâtres; les taches mélaniennes , au contraire, sont produites par l'excès local de la matière colorante, et présentent une nuance intermédiaire entre la couleur normale et le noir.
Les taches mélaniennes, dont la couleur peut varier depuis celle du café au lait jusqu'au noir , offrent quelquefois un aspect lardacé; d'autres fois elles sont couvertes de poils. Elles sont ordinairement assez petites; cependant quelques unes sont assez étendues pour couvrir une région tout entière. Les formes qu'affectent ces taches sont aussi très variables; et, l'imagination aidant, elles se rapprochent quelquefois de la forme de cer-
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tains objets. Ainsi on a cru trouver sur des enfants la figure de certains fruits, celle de divers objets employés dans l'économie domestique, etc. Nous rappellerons à ce sujet un fait mentionné dans le Traité de Tératologie de M. Isid. -Geoffroy St. -Hilaire : « Une petite fille, née à Valenciennes, pendant la révolution, en Tan III, portait sur le sein gauche un bonnet de la liberté; et, ce qu'il y a de plus remarquable dans ce fait, c'est que le gouvernement de l'époque crut devoir récompenser , par une pension de 400 francs, la mère assez heureuse pour avoir donné le jour à un enfant paré par la nature elle-même d'un emblème révolutionnaire. »
Les animaux domestiques et sauvages présentent aussi des exemples remarquables et authentiques de Mélanisme; nous citerons principalement le Daim où l'on observe des individus plus ou moins complètement Mélanos; les grands Felis des contrées chaudes des deux continents dont le pelage est généralement d'un noir lustré avec des taches en yeux d'un noir profond, ce qui les a fait considérer par quelques zoologistes modernes comme espèces nouvelles; mais les observations de M. Isid. -Geoffroy St-Hilaireont démontré que ces animaux noirs ne sont autre chose que des Jaguars et des Panthères mélanos. Le Lion a aussi présenté quelques exemples de Mélanisme. Il en est de même du Mouflon, du Raton-Laveur, du Castor du Canada, etc. Le Mélanisme a jusqu'alors paru plus fréquent chez les animaux que chez l'homme, et les climats tempérés et même froids aussi bien que les climats équatoriaux en ont offert des exemples.
On a longtemps considéré les Mélanos et les Albinos comme devant constituer chacun une race particulière; mais les faits tendent constamment à prouver la fausseté d'un semblable système; on sait actuellement de la manière la plus positive que l'Albinisme et le Mélanisme ne sont que les résultats d'une modification individuelle et accidentelle, (j.)
MÉLAMTE ( pftaç , noir), min. —Espèce de Grenat , d'un noir foncé , à base de Fer et de Chaux. Voy. grenat. (Del.)
MELANITIS (pdaviot, couleur noire).
ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères diurnes, tribu des Papillonides, établi par
Fabricius , et réuni par Latreille au genre Biblis du même auteur. Voy. biblis.
MELANIUM, Rich. bot. ph. — Syn.
{TArlhrostemma, Pavon.
*MELAMOCHLORA, Lesson. ois.— Syn.
de Parus. Voy. mésange. (Z. G.)
*MÉLANOCHROITE (^ocvo'xpovç, coloré en noir), min. — Nouvelle espèce de plomb chromaté rouge , dont la teinte est plus foncée que celle du plomb rouge ordinaire, et qui diffère en outre de celui-ci par sa forme et par les proportions de ses éléments. Voy»
PLOMB CHROMATÉ. (DEL.)
*MELANOCORYPHA. ois.— Genre établi par Boié dans la famille des Alouettes, pour l'Ai, calandre, Al. calandrahin.
*MELANODENDROI\ (fw/ccç, noir ; J/v- <îpov, arbre), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Astéroïdées, éLabli par De Candolle {Prodr., V, 280). Arbres de l'île Sainte-Hélène. Voy. composées.
*MELANOG ASTER (f*el«ç, noir ; yacrrvj'p, ventre), bot. cr. — Genre de Champignons, établi par Corda (Sturm. Deulsch., FI. 111, 1 1 heft., tab. 1) , appartenant à la classe des Basidiosporés hypogés. MM. Tulasne (Ann.
se. nat., juin 1843) en ont parfaitement établi les caractères. Ces Champignons ressemblent à des Truffes; leur réceptacle est subéreux, clos, et composé de funicules filamenteux appliqués les uns contre les autres ; quelques uns se détachent et se confondent avec le mycélium dans la terre ; on ne voit pas de base par laquelle ils puissent absorber l'humidité; le parenchyme est celluleux, cloisonné ; chaque cellule renferme une matière noire diffluente, composée de filaments mucilagineux courts, à l'extrémité desquels sont attachées quatre spores très petites , lisses et transparentes. C'est à ce genre que l'on doit rapporter le Tuber woschatum de Bulliard; les genres Bulliardia, lngbn.; une partie des Octaviana, West., Argysium, Wallr., et Hyperrhisa, Klotzsch. Les Melonog aster Broomeianus Berk., et ambiguus Tul., croissent dans les environs do Paris. Aucune espèce n'est comestible. (Lév.)
MÉLANOGRAPHITE (puVç , noir; ypd- <pw, écrire), min. — Nom donné anciennement aux pierres arborisées, à dendrixes ou dessins de couleur noire. (Del.)
*MELANOLEUCA, Steph. ins. — Syn.
dVEdïa, Dup.
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MELANOLOMA (PAa<;, noir; XSpa, bordure), bot. ph. — Genre de la famille des Composées- Cynarées , établi par Cassini (Dict. sc.nat., XXIX, 472 ; XLIV, 37; L, 252), pour deux espèces de Centaurées, les Centaurea pullata et involucrala.
MELAN0P1ULA ({//)«;, noir; tpàla, aimer). Ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Sternoxes, tribu des Buprestites, créé par Eschscholtz (Zooïogical Allas, p. 9), et adopté par Dejean et par MM. Laporte de Castelnau et Gory, dans le supplément à leur monographie des Buprestides.
Vingt-quatre espèces font partie de ce genre, et sont réparties dans les contrées chaudes de l'Europe, de l'Amérique, de l'Afrique et de l'Asie. Nous citerons celles de notre hémisphère: M. decasligma, appendiculata, tarda de Fab. (Buprestis), et$M. œqualis Mann. (C.)
MELA^OPHORA f>A«ç, noir: yop0ç, qui porte), ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, tribu des Museides, établi par Meigen et généralement adopté. Il se distingue des autres genres de la même tribu par ces antennes à troisième article plus long que le deuxième; l'épistome non saillant ; l'abdomen nu au milieu Les espèces de ce genre sont assez nombreuses , et toutes très petites (M. Carceli, rufipes, etc.). On les trouve assez ordinairement dans toute la France. Ces insectes voltigent sur les murs et les pierres qui se trouvent exposés au soleil.
*MELAMOPHORA (PAa5,noir; <p0pôç, qui porte), crust. — Ce genre, établi par Koch aux dépens des Drassus, a été rapporté à cette dernière coupe générique par M. Walckenaër. Voy. drassds. (H. L.)
MELANOPIiTIÎALMUM , Fée ( Melh.
Lichen. , 45 , t. 2 , f. 2 ). bot. cr. — Voy\
STRIGULA, Fr.
MÉLANOPSÏDE. Melanopsis{u.Ù«<;, peiotvoç, noir; fy, aspect), moll. — Genre de Mollusques gastéropodes de la famille des Mélaniens, proposé d'abord par Férussac et adopté par Lamarck et tous les naturalistes qui l'ont suivi. Il est caractérisé par sa coquille turriculée, à ouverture entière, ovaleoblongue avec la columelle calleuse, tronquée à la base, et séparée du bord droit par un sinus peu profond. Une callosité plus ou Moins considérable ou un sinus peu profond
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se trouve à la réunion de la lèvre droite sur l'avant-dernier tour, et l'opercule est corné. L'animal a le pied court, arrondi ; sa tête est munie de deux gros tentacules coniques médiocrement longs, portant les yeux sur un renflement assez saillant, en dehors de leur base. Leur bouche est à l'extrémité d'une sorte de mufle; leur cavité respiratoire contient deux peignes branchiaux inégaux, et se prolonge en une sorte de tube à son angle antérieur et externe. Ce genre, ainsi défini, comprend en même temps une partie des Pyrènes de Lamarck qui devaient s'en distinguer surtout par un sinus au sommet du bord droit, et qui d'ailleurs, en raison de leur forme allongée, avaient pu être prises pour des Céritcs par Bruguicre. Quant aux Mélanopsides proprement dites, dont la forme est ordinairement plus ovoïde, c'étaient des Buccins ou des Bulimes pour les naturalistes précédents. Toutes les espèces de ce genre habitent les eaux douces; mais, tandis que les espèces allongées, et dont on faisait le genre Pyrène, ne se trouvent que dans les régions tropicales, les autres se voient sur divers points de la zone tempérée jusqu'au 45e degré de latitude ; c'est ainsi que l'espèce type, la M. marron (M. lœvigala Lamarck, ou buccinoidea Fér.) se trouve dans les îles de l'Archipel, en Grèce, et en Espagne, notamment dans les aqueducs de Séville. Une autre espèce, la M. allongée (M. acicularis F.), longue de 20 millimètres et large de 7 millimètres , se trouve dans le Danube et dans les autres rivières de l'Autriche méridionale. M. Deshayes rapporte au même genre une coquille de FOhio, dans l'Amérique septentrionale, qui, par sa forme ovale-globuleuse avec une spire courte et obtuse, rappelle certaines Nérilines.
Plusieurs des espèces vivantes se trouvent aussi fossiles dans les terrains tertiaires de l'Europe à des latitudes plus septentrionales. La M. lœvigata, que nous avons déjà citée, se trouve ainsi aux environs de Paris et en Angleterre. On connaît en outre sept autres espèces de Mélanopsides fossiles qui n'ont pas d'analogues vivants. (Duj.)
*MELANOPS!DIUM (p.A«?, noir; ff- Jtov, écorce). bot. ph. — Genre de la famille des Uubiacées-Cinchonacées , établi par Cels (Hort.). Arbrisseaux d'origine orientale.
Voy. rubiacées.
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*MELANORRïI0EA (u.e'X«ç, noir; pot«, grenade), bot. ph. — Genre de la famille des Anacardiacées, établi par Vallich (Plant. as. rar., I, 9, t. 11). Arbres de l'Inde.
*MELANORNIS , G.-R. Gray. ois. — Syn. de Melasoma, Swains. Voy. mélasome.
MÉLANOS. térat. — Nom donné aux individus affectés de Mélanisme. Voy. ce mot.
MELANOSELINUM ( f«A«ç , noir ; 0A1vov, persil), bot. ph. — Genre delà famille des Ombellifères Thapsïées, établi par Hoffmann (Umbellif., 2e édit., I , p. 156). Arbrisseaux d'origine incertaine. Voy. ombellifères.
MELANOSÏNAPIS , DC. (Prodr., I,
217). BOT. PH. — Voy. MOUTARDE.
MELANOSTICTA (pt'la;, noir; «xtixtoç , piqué), bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées - Cœsalpiniées , établi par De Candolle (Mém. légum., 474, t. 69; Prodr., II, 485). Sous-arbrisseaux du Cap. Voy. légumineuses.
*MELANOSTOLA ( pA*ç, noir; otoH , habit), ms. — Genre de Coléoptères hétéromères , famille des Mélasomes , tribu des Piméliaires, établi par Dejean ( Catalogue, 3e édit., p. 19S), qui en mentionne trois espèces, les M. simplex, blap so'ides et obi on g a. La première est originaire de Tripoli, en Barbarie; la seconde de l'Asie mineure, et la troisième d'Arabie. (C.)
MELANOSTROMA. bot. cr. — Voyez
STICTIS. (LÉV.)
*MELANOTUS frAoç, noir ; vSroq, dos).
ins. — Genre de Coléoptères penî.amères, famille des Carabiques , tribu des Féroniens, créé par Dejean (Species général des Coléoptères, t. V, p. 698). Quatre espèces rentrent dans ce genre : les M. flavipes, rotundicollis, impressifrons Dej. , et Chilicnsis Chaudoir. Toutes sont originaires d'Amérique. (C.)
*MEEANOTLTS , Esch. , Lat. ins. — Syn. de Cralonychus, Dej., Erichs., et de Pcrimerhus, Dehv., Ky., Stéph. (C.)
*?;ÏELAN0XANTHUS (pA«ç, noir; £«ve&ç, roux), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Sternoxes , tribu des Élatérides, proposé par Eschscholtz, et adopté par Dejean (Catalogue, 3e édit., p. 103). Ce genre se compose de quatre espèces : les M. melanocephalusYab., dimidiatipennis , lepidus Dej., et quadrigutlalus
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Es. Les trois premières sont originaires des Indes orientales, et la dernière est indigène de la Nouvelle-Hollande. (C.)
*MELANOXiTON ( p.&«; , noir ; çv'Aov , bois), bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées- Cœsalpiniées , établi par Schott ( in Spreng. Cur. post., 406). Arbres du Brésil. Voy. légumineuses.
*MÉLANTÉRIE (melanteria , liqueur noire), min. — Nom donné par M. Beudant au Sulfate de fer (Couperose verte), qui sert à préparer l'encre et les teintures en noir.
Voy. SULFATES.
*ME LAITERIES (pe/âvrepo,-, noir, au comparatif), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Apostasimérides cryptorhynchides, créé par Erichson (Archiv.
fur Naturg., 1842, p. 209). L'auteur comprend dans ce genre trois espèces de la Nouvelle-Hollande, qu'il nomme M. porcatus, semi-porcatus et picirostris. (C.)
MÉLANTHACÉES. bot. ph.— Voy. col-
CHICACÉES.
MELANTHERA (**&«;, noir ; «vSnpx , anthère), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Sénécionidées , établi par Rohr (in Kiobenh. nat. hist. Selskab. Skrift, I, 213). Herbes de l'Amérique tropicale. Voy.
COMPOSÉES
MELAXTHÉRITE. min.— Syn. de Couperose. Voy. FER.
*MELANTHESA (f**V , noir ; «vOyjjtç , floraison), bot. ph. — Genre de la famille des Euphorbiacées-Phyllanthées, établi par Blume (Bijdr., 590). Arbrisseaux de l'Iade.
Voy. EUPHORBIACÉES.
*MELANTHIA (nom mythologique), ins.
— Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes , tribu des Phalénides, établi par Duponchel (Calai, des Lépidopt. d'Europe, p. 263), et caractérisé principalement par des antennes simples ; des palpes assez longs, à deuxième article très hérissé; des ailes arrondies.
Ce genre renferme 16 espèces , réparties en deux sections : la première comprend celles dont les ailes supérieures sont traversées au milieu par une bande plus ou moins entière ( 14 espèces); la deuxième ne renferme que 2 espèces distinguées par des ailet supérieures sans aucune bande médiane.
Les Melanthia sont répandues dans toute
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l'Europe. Leurs chenilles vivent , les unes sur les arbres , les autres sur les plantes basses, et se métamorphosent, tantôt dans la terre, et tantôt dans un léger tissu entre les feuilles.
MELANTHIUM (^'A«ç, noir; avOcç , fleur), bot. ph. — Genre de la famille des Mclanthacées-Vcralrées, établi par Linné {Gen., n. 454, excl. sp.) pour des herbes du Cap à racine bulbeuse, à feuilles linéaires ou lancéolées, engainantes, souvent ciliées, planes ou très rarement canal iculées-triquètres , à fleurs disposées en épis.
Schlechtendalt a réparti les espèces de ce genre (m Linnœa , I, 80) en deux sections, qu'il nomme: 1° Criocephalus , divisions du périgone tuberculées à la base, sèches; 2° Meliglossus , divisions du périgone munies à leur base de deux petits sacs à fossettes nectarifères. Voy. mélanthacées.
*MELAI\THO (nom mythologique), ras.
— • Genre de Coléoptères pentamères , famille des Sternoxes, tribu des Élatérides, créé par de Laporte {Revue entomologique de Silbermann, t. IV, p. 10) avec deux espèces de Madagascar : les M. Klugii et costicollis de l'auteur. (C.)
*MELAPHORUS (f*A«ç , noir; yopo'ç, qui porte), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Méîasomes, tribu des Tentyrites, créé par Guérin-Méneville (Mag. zool., 1834, p. 43, pi. 109). Le type, le M. Reichei de l'auteur, est de l'île de Santo- Lorenzo, au Pérou. M. Solier a désigné la même espèce sous les noms de Stenholma tentyrioides (Ann. de la Soc. eut. de France, t. IV, 1835, p. 142). (C.)
MÉLAPHYRE. géol.— Ce nom, adopté par MM. Brongniart et d'Omalius d'Halloy, dans leur classification des Roches, est pour M. Cordier synonyme de son espèce Ophite. Voy. ce mot. (C. d'O.)
MELAS, mam. — Voy. chat.
MELAS, moll. — Montfort donne ce nom (Conchyl. systém. ) aux coquilles du g. Mélanie.
*MELASINA(pAas, noir), ras.— Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Lithosides , établi par M. Boisduval et adopté par M. Duponchel (Hist. des Lépidoptères). Il ne renferme qu'une seule espèce , M . ciliaris , qui habite le Valais et la Dalroatie.
MELASIS Qt/Xaç, noir), ras. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Sternoxes, tribu des Buprestides , créé par Fabricius (Systema Eleutheratorum, I, 331), et généralement adopté depuis. Les cinq espèces suivantes font partie de ce genre , savoir : M. flabellicornis Linné {Etaler) , peclinicornis Norwich , nigricornis , ruficornis Say, et rufipalpis Chv. La première se trouve dans toute l'Europe; les trois suivantes sont propres aux États-Unis , et la dernière est originaire du Mexique. (C.)
MELASMA. bot. ph. — Genre de la famille des Scrophularinées-Gérardiées , établi par Bergius (Flor. cap., 162, t. III, f. 4). Herbes du Mexique et du Cap. Voy. scp.ophularinées.
"MELASOMA, Delwynn. ras. — Syn. de Lina, Mégerle, Dejean. (C.)
*MÉLASOME. Melasoma. ois.— Swainson a établi sous ce nom, dans la sous-famille des Dicurinées (Drongos) , un petit genre auquel il donne pour type une espèce qu'il nomme Mel. idoloïdes. (Z. G.)
MÉLASOMES. Melasoma Q«Aoes, noir; awp;« , corps), ras. — Famille de Coléoptères hétéromères, établie par Latreille {les Crustacés, les Arachnides et les Insectes, t. II, p. 2), et qui se compose d'insectes de couleur noire ou cendrée (l'île de Fernando-Pô fait exception à la règle ; la plupart des Piméliaires en provenant ont les étuis blancs ou jaunes) et sans mélange, d'où vient le nom que leur assigne cet auteur; ils sont aptères pour la plupart et à élytres souvent soudées; à antennes en tout ou en partie grenues, presque de la même grosseur, ou un peu renflées à leur extrémité, insérées sous les bords avancés de la tête, et dont le troisièmearticle est généralement allongé; à mandibules bifides ou échancrées à leur extrémité, ayant enfin une dent cornée ou un crochet au côté interne des mâchoires ; tous les articles des tarses entiers et les yeux oblongs et très peu élevés, ce qui, d'après les observations de M. Marcel de Serres , indique leurs habitudes nocturnes. Presque tous ces insectes vivent à terre , soit dans le sable , soit sous les pierres , et souvent aussi dans les lieux bas et sombres des maisons, comme les caves, les écuries.
Suivant M. Léon Dufour {Anal, des se.
tfhist. nat. , V, 276) , l'insertion des vais-
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seaux biliaires se fait à la face inférieure du cœcum , par un-seul tronc tubuleux, résultant de la confluence de deux branches fort courtes , composées elles-mêmes de la réunion de trois vaisseaux biliaires. La bile est jaune, quelquefois brune ou violette. Le tube alimentaire (loc. cit., V, 478) est long, et sa longueur, dans la tribu des Piméliaires, est triple de celle du corps; l'œsophage est long, et débouche dans un jabot lisse ou glabre à l'extérieur, plus développé dans ces derniers Insectes , où il forme une poche ovoïde logée dans la poitrine. Il est garni à l'intérieur de plissures ou colonnes charnues, longitudinales, aboutissant, dans quelques Érodites et Piméliaires, du côté du ventricule chylifique, à une valvule formée de quatre pièces principales, cornées, ovalaires et conniventes; le ventricule chylifique est allongé , flexueux ou replié , le plus souvent hérissé de petites papilles semblables à des points saillants, et se termine par un bourrelet calleux en dedans, et où a lieu l'insertion des vaisseaux biliaires. Le même savant a observé, dans quelques genres de Blapsides et d'Asidites, un appareil saîivaire , consistant en deux vaisseaux ou tubes flottants, tantôt parfaitement simples (Asidiles) , tantôt irrégulièrement rameux (Blapsides), et il ne doute point que ces vaisseaux n'existent aussi dans les Piméliaires.
M. Marcel de Serres a étudié avec beaucoup de soin la texture des tuniques du canal digestif (Obs. sur les usages des diverses parties du tube intestinal des Ins. — Ann. du mus. d'hist. nat.)(\). Le tube adipeux est plus abondant dans ces hétéromèresque dans les suivants: aussi peuvent ils, même étant piqués et fixés avec une épingle , vivre pendant près de six mois sans prendre de nourriture, ainsi que des Akis en ont montré 1 exemple.
Latreille divise cette famille, formant dans la méthode de Linné le genre Tenebrio, d'après l'absence ou la présence des ailes.
Cette famille renferme trois tribus: les
li) Ce que M. Léon Dufour nomme ventricule chylifique estpoui m Serres l'estomac, et relativement à d'autres insertes le duoder.u-, -,„ ou>ll appe„c ,.,ntestin grê,e est considéré par le premier comme ic ,.«..,.,„». c. ,,„,„, m. Lion Dufour, M. de Serres n'a point parlé du jabot des Méla- «omes, quoiqu'il soit très apparent dan» les Akisites et les Piméliaires.
T. VIII
Piméliaires , les Blapsides et les Ténébrionites.
M. Solier, ayant fait une longue étude des Coléoptères hétéromères , s'est vu forcé de rejeter le nom de Mélasomes d'après les caractères assignés par Latreille aux mâchoires de ces Insectes, car il faudrait alors, y comprendre un assez grand nombre de genres classés parmi les Taxicornes et les Hélopiens. Cet auteur substitue ainsi le nom de Collaptérides à celui de Mélasomes, qui renferme, à peu de chose près, les Piméliaires et les Blapsides de Latreille.
Voici quels sont les caractères donnés par Solier aux Collaptérides (Annales de la soc. enlom. de France, t. III, p. 492): Lobe interne des mâchoires terminé par un crochet corné distinct, ou garni de cils nombreux au côté interne, dont plusieurs plus épais, subépineux; élytres soudées entre elles et réunies au tergum du mésothorax dans la plupart, rarement libres; mais alors à menton trilobé antérieurement , à métasternum très court, très resserré entre les hanches intermédiaires et postérieures , et fortement trilobé en arrière. (C)
MELASPHGERULA Ker. bot. ru. — Syn. de Diasia, DC.
MÉLASTOMACÉES. Melastomaceœ . bot.
ph. — Famille de plantes dicotylédonées , polypétales, périgynes , ainsi caractérisée : Calice tubuleux, dont le tube est tantôt entièrement libre, tantôt soudé avec l'ovaire ou par toute sa superficie, ou seulement par ses nervures en nombre égal aux étamines , et dont le limbe se découpe en 5 , plus rarement en 4-6 ou 3 lobes, à préfloraison valvaire, d'autres fois se tronque en un rebord entier, doublé d'une couche charnue qui se prolonge en un bourrelet saillant. Pétales en nombre égal et alternes , insérés sur ce bourrelet, courtement onguiculés, à préfloraison tordue. Étamines insérées au même point en nombre double, tantôt toutes égales et fertiles, tantôt ies oppositipé taies plus petites ou stériles , rudimentaires ou manquant même tout-à-fait; filets libres, filiformes, plies dans le bouton; anthères terminales, par suite de cette plicature regardant en bas dans la pix'ffuraison, ets'enronyaiH même dans les interstices ménagés entre les parois de l'ovaire et celles du calice, quand il ne lui adhère que par ses ner-
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vures, biloculaires, ovales ou linéaires, rétrécics en bec au sommet, où elles s'ouvrent par un ou deux pores, plus rarement s'ouvrant par des fentes longitudinales, quelquefois éperonnées à leur base , articulées avec le filet par un prolongement inférieur de leur connectif, qui présente souvent vers cette articulation des appendices de forme variable. Ovaire libre ou adhérent en tout ou en partie, nu ou garni de soies à son sommet, surmonté d'un style et d'un stigmate simples , à plusieurs loges dont le nombre e3t égal à celui des pétales ou de moitié moindre, et qui contiennent chacune plusieurs ovules anatropes insérés à l'angle interne ou sur les cloisons. Le fruit est charnu lorsque le calice est adhérent , capsulaire lorsqu'il est libre , et, dans ce cas, se sépare en autant de valves dont chacune emporte sa cloison sur son milieu, tandis que souvent les placentas s'en séparent soudés en une colonne centrale. Les graines nombreuses, à test crustacé que double un tégument membraneux, sont tantôt réniformes, avec le hiie placé au milieu de leur concavité , tantôt ovoïdes , oblongues ou anguleuses, avec le bile basilaire , et contiennent un embryon de même forme sans périsperme; à coty-* lédons inégaux dans le premier cas , égaux dans le second; à radicule tournée du côté du hile. Les espèces nombreuses sont des arbres, arbrisseaux ou sous-arbrisseaux, rarement des herbes , très abondantes dans l'Amérique tropicale, s'avançant en petit nombre jusque vers le 40e degré dans la septentrionale , répandues aussi , mais beaucoup moins dans la zone équinoxiale de l'ancien continent. Leurs feuilles , dépourvues de stipules, sont rarement verticillées, ordinairement opposées deux à deux et alors quelquefois inégales , simples , entières ou plus rarement dentées, parcourues de la base au sommet par des nervures saillantes dont le nombre ^arie de 3 à 9, qu'unissent d'autres nervures plus fines, transversales, formant aussi des réseaux. Leurs fleurs élégantes sont groupées en cymes paniculées ou contractées, plus rarement solitaires. On cite plusieurs espèces employées comme tinctoriales dans les pays quelles habitent, dont les écorces fournissent une couleur jaune dans les unes, noire dans les autres. Cette dernière couleur est assez générale dans les fruits charnus ,
et c'est ainsi qu'à la Guiane le suc de celui du Tococca est employé comme encre. C'est même à cette propriété que le genre Melasloma^ et par suite la famille entière, doivent leur nom, à cause de la teinte noire que laissent sur les lèvres les baies du M. mala bathricum , et de plusieurs autres lorsqu'on les mange (p-Aa;, noir; aTÔpx, bouche). Dans ces fruits on trouve des acides libres , mitigés par une certaine dose de sucre. Ces acides se retrouvent dans les autres parties herbacées, et quelquefois aussi on y rencontre une huile essentielle ou une résine . de la présence desquelles résultent des propriétés légèrement stimulantes.
Tribu
Lavoisiérées.
Anthères s'ouvrant par 1-2 pores. Ovaire libre , ordinairement glabre au sommet.
Fruit capsulaire. Graines droites, ovoïdes ou anguleuses. Espèces américaines.
Meriania, Sw. ( Wrightia , Sol. ) — - Axi ■ nœa , R. Pav. — Chastenœa, DC. — Slcphahothricum, Naud. — Lavoisiera, DC. — Davya, DC.—Adelbertia, Meisn. — Gr a ffenrieda, DC. — Huberia , DC. — Behuria ,. Cham. — Centradenia, G. Don (Plagiophyllum, Schlecht. ) — Brachycentrum , Meisn. ^-Pyramia, Cham. — Centronia , Don. — Truncaria, DC. — Rynchanthera, DC. (Proboscidia , Rich.) — Bucquelia , DC. — Cambessedesia, DC. —Chœtosloma, DC. — Mcisneria, DC. — Siphanthera, Pohl. — Salpinga, Marta ( Aulacidium , Rich. ) — Bertolonia , Raddi (Triblemma, Mart. ) — Lilhobium , Rong. — Sonenla , Roxb. ( Cassebeeria , Dennst. )
Tribu II. — Rhexiées.
Anthères s'ouvrant par un seul pore.
Ovaire libre, ordinairement glabre au sommet. Fruit capsulaire. Graines réniformes. Espèces américaines.
Dicrananthera , Pohl. — Polcranthera , Bong. — Spennera, Mart. {Jaravœa^ Scop.) — Noterophila, Mart. — Microlicia, Don.— Uranthera , Naud. — Fritschia, Cham. — Emestia, DC. — Rhexia, R. Br. — HeMonoma, Mart. (Pachyloma, r>r )—Helerocenirun , iluuk. Arn. — Oxyspora , DC. — Tricentrum, DC. — Marcetia, VC.— Trembleya, DC. — Adelobotrys, DC.
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Tribu III. — Osbeckiées.
Anthères s'ouvrant par un seul pore.
Ovaire libre ou adhérent , ordinairement surmonté de soies ou d'écaillés. Fruit capsulaire ou charnu. Graines réniformes. Espèces originaires des deux continents.
Lasiandra, DC. — Macairea, DC. — Chœtogastra, DC. — Arthrostema, Pav. (Melanium, Rich.) — Heeria, Schlecht. — Svilramia, Cham. — Tibouchina, Aubl. (Savastania, Neck. ) — Monochœtum , Naud. — Diplostegia, Don. — Tristemma , J. — Pleroma , Don. — Lachnopodium , Blum. — Melastoma , Burm. ( Acinodendron , L. ) — Otanthera , Blum. — OsbccMa, L. — Plerolepis, DC. —Chœtolepis, DC. — Microlepis, DC. — ? Aciotis , Don.
Tribu IV. — Miconiées.
Anthères s'ouvrant par 1-2 pores. Ovaire adhérent. Fruit charnu. Graines droites. Espèces américaines pour la plupart.
Rousseauxia, DC. — Dichœtanthera, Endl.
— Leandra, Raddi. — Cidemia, Don. (Theudia, DC.) — Jucunda, Cham. (Graffenrieda, Mart. ) — Myriaspora , DC. ( Hamastris , Mart.) — Tococa, Aubl. — Myrmidone, Mart.
— Majeta, Aubl .— Calophysa, DC. — Medinilla, Gaud. (Gallaria, Schr. ) — Daclyliotay Blum. — Triplectrum, Don. — Pachycentria, Blum. — Pogonanthera, Blum. — Allomorphia , Blum. — Calycogonium , DC. (Catycopteris, Rich. ) — Ossœa , DC. — Sagrœa , DC. — Tetrasygia, Rich. — Heterotrichum, DC. — Dissochœta , Blum. — Aplectrum , Blum. — Conostegia, Don ( Calycotomus et Bruguiera, Rich.)— Diplogenœa, Lindl. — Diplochiton, Spreng. (Diplochita, DC.—Chilonia, Don. — Folherghilla, Aubl. — leoniteœnî'a, Scop. ) — Phyllopus, DC.—Hcnriet- ]ea, DC. — Loreya, DC. — Marumia, Blum. ^-Creochilon, Blum. — Phyllagathis, Blum. *-Decaraphe, Miq.— Miconia, R. Pav.(iïy- ))o^an(/iMs , Rich. ) — Octomeris , Naud. — Vhiloporus, Naud. — Oxymeris, DC. — Oenanium, Don ( Cyathanthera , Pohl. ) — Blakea, L. [Topabca, Aubl. — FaJdesia, R. Pav. — Bellucia et Drepanandrnm , Neck. -- Apatitia, Desv.) — Cycnopodium, Naud.
— Sarcopyramis, Wall.
Tribu V. — Charianthées.
Anthères s'ouvrant par des fentes longi-
tudinales. Ovaire adhérent. Fruit généralement charnu. Graines droites. Espèces de l'Amérique ou des archipels asiatiques.
Charianlhus, Don {Chœnantfxera et Tetrazygos, Rich.) — Chœnoplevra, Rich. — JE«fressia, DC. — Ewyckia, Blum. (? Piernawdra, Jack.) — Jsfrom'a, Blum. — Spathandra, Guill. Perr. (Ad. J.)
MÉLASTOME. Melasloma (fx£l«ç, noir; arrosa, ouverture), bot. ph. — Genre de la famille des Mélastomacées-Osbeckiées, établi par Burmann (Flor. Zeyl., 72). Ce genre renfermait un assez grand nombre d'espèces ; quelques unes en ont été séparées pour former divers autres genres (Osbeckia, Lachnopodïum> etc.) ; actuellement il ne comprend plus aujourd'hui que celles qui ont pour principaux caractères: Calice à tube ovale, soudé à la partie inférieure avec l'ovaire, couvert de squamules ou de soies nombreuses, à limbe 5-6-fide. Corolle à 5-6 pétales insérés à la gorge du calice, ovales. Étamines 10-12, insérés avec les pétales ; anthères oblongues-Iinéaires, un peu arrondies en voûte, s'ouvrant par un pore terminal, réunies par un connectif stipiforme, allongé ou court, bi-auriculé à la partie antérieure, ou émarginé. Ovaire à 5-6 loges multi-ovulées. Style filiforme, un peu renflé au sommet; stigmate ponctiforme. Le fruit est charnu, à 5-6 loges s'ouvrant irrégulièrement. Les Mélastomes sont des arbrisseaux de l'Asie tropicale, à feuilles opposées, très entières ou dentées en scie, nerveuses; à fleurs pédonculées, réunies en faisceaux ou en corymbes terminaux, quelquefois solitaires, et de couleurs variées: blanches, roses ou pourpres.
JUÉLASTOMÉES. Meïastomeœ. bot. fh.
— La plupart des auteurs modernes partagent le groupe des Mélastomacées en denx secondaires, caractérisées par le mode différent de déhiscence des anthères , qui , dans le moins nombreux , s'ouvrent par des fentes longitudinales, dans l'autre par un ou deux porcs terminaux. Ce dernier, auquel on donne le nom de Mélastomées , comprend donc les quatre premières tribus précédemment exposées. (Ad. J.)
MÉLÉAGRE. Melcagris. mqll. — Genre établi parMontforf (Conchyl. systém., t. II, p. 206) aux dépens du g. Turbo de Linné. Voy. ce mot.
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*MÉLÉAGR3DES. ois. — Famille établie par M. Lesson dans l'ordre des Gallinacés pour les espèces qui ont la tête et le cou en partie dénudés ; les ailes arrondies et amples, très concaves; la queue très courte, tombante; les tarses médiocres, sans ergots, et le corps bombé de toutes parts. Le genre Pintade fait seul partie de cette famille. (Z. G.) *MÉLÉAGRINÉES. Meleagrinœ. ois. — Sous-famille de la famille des Phasianidées Faisans) établie par G.-R. Gray (a List of the gênera), et comprenant les genres Melea- Qris, Numida, Gutleraet Acryllium. (Z. G.) BfELEAGRIS ois. — Voy. dindon.
*MELECEBINE/E. mam. — Groupe proposé par M. Lesson {Spec. des Mamm., 1840) et placé à la suite des Lémuriens, et ne comprenant que le genre Polto ou Cercoleptes.
(E. D.) MELECTA. ins.— Genre de la tribu des Apiens, famille des Nomadides, de Tordre des Hyménoptères, distingué surtout des autres genres du même groupe par un écusson court et bidenté. On connaît un petit nombre d'espèces de ce genre. La plus répandue est la M. punclala Fab.
Voy. pour les habitudes les articles nomadides et MELLIFÈRES. (Bl.)
MELES, mam. — Nom latin du Blaireau.
Voy. ce mot. (E. D.)
MELEUS, Mëgerle. ins. — Syn. de Plinthus, Germar, Schœnherr. (C.)
MÉLÈZE. Lariœ. bot. ph. — Tournefort avait établi sous ce nom un genre particulier pour des arbres de la famille des Abiétinées , de la monœcie polyandrie dans le système sexuel de Linné, que distinguent surtout leurs feuilles annuelles groupées en faisceau par l'effet du raccourcissement des rameaux qui les portent. Ce genre a été réuni par Linné, et après lui par plusieurs botanistes, tels que Gaertner, Lambert, M. Endlicher, dans le grand genre Pinus , dont il ne forme plus qu'une simple section. D'autres le distinguent des vrais Pins, mais le confondent avec les sapins sous le nom générique commun d'Abies; de ce nombre sont A.-L. de Jussieu et L.-C. Richard ; quelques uns, enfin, tels que MM. De Candolle, Leach, Loudon, admettent la manière de voir de Tournefort, ei en font un genre distinct et séparé. Quoi qu'il en soit, relativement au rang qu'on assigne à ce groupe,
il présente les caractères suivants : les fleurs sont monoïques; les chatons mâles sont ovoïdes , sessiles le long des rameaux , accompagnés à leur base d'écaillés soudées entre elles qui forment une sorte d'ureéole; les anthères s'ouvrent par une fente longitudinale; les chatons femelles sont également sessiles, ovoïdes, feuilles à leur base ; la bractée qui accompagne chaque écaille florigère est membraneuse, colorée, persistante, et, pendant la floraison , beaucoup plus longue que cette écaille elle-même; celle-ci est charnue, amincie vers son extrémité. Le cône qui succède à ces chatons femelles est dressé, formé d'écaillés imbriquées, presque ligneuses, amincies supérieurement, concaves à leur base, qui persistent après la chute des graines ; celles-ci, au nombre de deux à la base de chaque écaille, sont petites, coriaces, munies d'une aile persistante, large, oblique; leur embryon a 5-7 cotylédons. Les Mélèzes sont de beaux arbres à cime pyramidale, dont les branches pendent plus ou moins vers la terre, dont les feuilles sont planes, minces et linéaires , d'un vert gai ou glauque, annuelles, éparses sur les jeunes scions, comme fasciculées sur les rameaux anciens, à cause de leur insertion sur un ramule très raccourci. — Ce genre renferme une espèce très intéressante et très connue.
Le Mélèze d'Europe , Larix europœa DC.
(Pinus LarixLinn. , Abies Larix Poir., L.-G. Rich.). Cette espèce croîtspontanément dans la plupart des chaînes de montagnes de l'Europe moyenne et méridionale , à l'exception de la Scandinavie, delà Grande- Bretagne, des Pyrénées et de l'Espagne; elle se trouve ensuite dans l'Oural, dans la Sibérie et dans l'Amérique septentrionale; elle est vulgairement désignée sous la simple dénomination de Mélèze. C'est un bel arbre qui s'élève ordinairement à 20 mètres environ , mais qui peut dépasser beaucoup ces dimensions et atteindre jusqu'à 30 et même 40 mètres de hauteur , avec un diamètre proportionné; ainsi il en existe quelques individus que leurs dimensions vraiment colossales ont rendus célèbres. Sa racine est longue, pivotante. Ses branches «o»11 presque verticilléps , trèa <5iaiees ou un peu pendantes, surtout par les progrès de l'âge. Ses feuilles sont glabres et lisses, linéaires,
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d'un vert gai qui contraste avec la teinte foncée de la plupart des autres Conifères. Les chatons de fleurs se montrent au printemps en même temps que les jeunes feuilles ; les mâles sont d'un jaune clair, longs de près de 1 centimètre , tandis que les femelles sont rougeâtres et longs de 1 à 2 centimètres. Les cônes sont ovoïdes- oblongs , dressés, longs d'environ 3 centimètres, de couleur jaunâtre ou roussâtre à leur maturité, qui arrive en automne; quoique mûrs dès cette époque, ils ne s'ouvrent pour laisser sortirleurs graines qu'au printemps suivant, et, même après qu'ils se sont ouverts , ils persistent encore longtemps sur l'arbre.
Le Mélèze d'Europe est utile sous plusieurs rapports. Il occupe un rang des plus distingués parmi les arbres forestiers , tant à cause de la rapidité de son développement que des qualités précieuses de son bois. Cette rapidité d'accroissement pendant les 20 , 25 ou 30 premières années dépasse celle de toutes les autres Conifères ; mais après cette époque, l'arbre éprouve un ralentissement très appréciable, et qui devient tel dans certains cas qu'il peut alors être dépassé par d'autres espèces. M. de Chambray ( Traité prat. des arb. résin. Conif., 1845) cite des plantations de vingt-trois ans dont les individus avaient de 13 à 16 mètres de haut , sur près de 1 mètre de circonférence. En général cette espèce peut acquérir environ. 20 ou 25 mètres de hauteur dans l'espace de cinquante ans ; après quoi elle continue à grossir sans s'élever beaucoup, pour l'ordinairejusqu'à cent cinquante ou deux cents ans, terme le plus habituel de son existence. Son bois est rougeâtre, surtout au cœur, lorsqu'il s'est formé dans des lieux froids et élevés ; il est jaunâtre dans les pieds qui sont venus sur de bons fonds ; il est dur , imprégné de résine qui le rend presque incorruptible, ou qui du moins lui permet de résister à l'action des agents atmosphériques et de l'humidité beaucoup plus que celui de toutes les autres Abiétinées. D'après M. Hartig, il pèse 68 livres 1 3 onces par pied cube lorsqu'il est vert, et 36 livres 6 onces lorsqu'il est sec. Il n'est pas sujet à se fendre, et il proscrite encore cet avantage que les insectes l'attaquent rarement. Ces divers motifs lui donnent une valeur supérieure pour la construction, soit des charpentes
qui, faites avec ce bois, réunissent beaucoup de solidité à une longue durée et à une légèreté assez grande , soit des navires, dans lesquels le Mélèze est regardé, à Venise et en Russie , comme préférable au Chêne.
Dans le Haut-Dauphiné, dans la Savoie et le Pays de Vaud , où cet arbre est extrêmement abondant, on en construit des maisons en posant les uns sur les autres des troncs équarris d'environ un pied de côté , assemblés dans les angles et vis-à-vis des refends. Ces maisons sont d'abord blanches; mais elles noircissent en deux ou trois ans. De plus, la résine suintant à la surface du bois de ces troncs superposés, ferme toutes les jointures et s'étend en une couche semblable à un vernis luisant et poli , qui rend le tout absolument impénétrable à l'eau et à l'air, mais en même temps très inflammable.
Employé dans les constructions submergées, le bois de Mélèze se conserve presque indéfiniment et acquiert une très grande dureté. Débité en planches , il est très propre aux ouvrages de menuiserie; mais il est sujet à se tourmenter, et à se voiler lorsqu'il a été mis en œuvre avant sa parfaite dessiccation. Pour éviter cet inconvénient, on a recommandé de le plonger dans l'eau pendant un an etde le laisser ensuite à l'air pendant une autre année avant de le débiter. En Suisse, et dans quelques parties de, l'Allemagne, on confectionne en bois de Mélèze des tonneaux et des futailles qui conservent parfaitement le vin. Enfin , ce même bois donne des échalas dont la durée est telie qu'ils se transmettent, dit-on, avec les propriétés. Comme combustible , le bois de Mélèze présente quelques inconvénients en ce qu'il s'enflamme avec peine et qu'il s'éteint assez facilement; mais il se recommande d'un autre côté par la grande quantité de chaleur qu'il donne, et qui est estimée par M. Hartig , relativement à celle du Hêtre, comme 1248 : 1540. Le charbon qu'il donne est très lourd et propre aux opérations des usines métallurgiques.
Le Mélèze d'Europe se recommande encore par son écorce et par ses produits résineux. Recueillie sur déjeunes pieds, cette écorce est utilisée pour le tannage et pour la teinture en brun. Quant aux produits résineux, ils sont de deux sortes , et ils sont connus, l'un sous le nom de Térébenthine de
Venise, l'autre sous celui de Manne de Br lançon. La térébenthine de Venise est la résine qui exsude naturellement à travers l'écorce, mais que l'on obtient ordinairement des pieds arrivés à peu près à leur parfait développement dans lesquels on perce avec des tarières des trous obliques qui n'atteignent pas le centre de l'arbre, ou dans lesquels on pratique des entailles. La résine qui s'écoule est reçue dans des baquets. Elle est à l'état liquide et de consistance sirupeuse ; sa couleur est claire, jaunâtre; sa saveur est un peu amère. Elle a des usages assez nombreux dans les arts et en médecine. Par la distillation, elle donne de l'essence de térébenthine, et elle laisse comme résidu de la colophane. Employée en nature, elle agit comme stimulant; elle concourt de plus à la confection de divers onguents et emplâtres. Un Mélèze aménagé convenablement fournit de la térébenthine pendant quarante ou cinquante ans.
Ce peu de mots sur les usages du Mélèze suffit pour faire sentir son importance et pour justifier le conseil qui a été donné par plusieurs agronomes de s'en servir, afin d'utiliser beaucoup de terrains abandonnés. On sait, en effet, que cet arbre est très peu difficile sur le choix du terrain, et qu'il prospère dans les lieux montueux, sur le bord des ravins et des torrents, dans les terrains graveleux; en un mot, dans des endroits où il semble impossible d'introduire avec succès aucune autre culture. (P. D.)
MELHANIA. bot. ph. — Genre de la famille des Byttnériacées-Dombeyacées , établi par Forskal (JEgypt., 64). Arbres ou arbrisseaux de l'Asie et de l'Afrique tropicale.
Voy. BYTTNÉRIACÉES.
MELÏA, Lin. bot. ph. — Genre qui donne son nom à la famille des Méliacées, et qui rentre dans la décandrie monogynie. Les végétaux dont il se compose sont des arbres qui habitent pour la plupart les par. ties tropicales de l'ancien continent, dont *in croît spontanément jusque dans le bassin âe la Méditerranée. Leurs branches sont marquées de larges cicatrices trilobées, laissées parla chute des feuilles; les jeunes pousses et les inflorescences sont revêtues d'un duvet cotonneux d'aspect farineux.
Leurs feuilles sont alternes, bipinnées. Leurs fleurs sont portées sur des pédoncules axil-