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un involucre en forme de calice, campanule , 5-fide , uniflore , persistant , que Jussieu décrit comme un calice extérieur; un périanthe simple , en entonnoir , à long tube, corollin et coloré, excepté à sa base, qui forme autour de l'ovaire un renflement vert, consistant, persistant et accrescent; 5 élamines inégales, dont les filets se réunissent à leur base en une sorte de coupe épaisse qui entoure l'ovaire; un ovaire 1-Ioculaire, 1-ovulé, surmonté d'un long style que termine un stigmate en petite tête hérissée de grosses papilles. Le fruit est enveloppé par la base endurcie du périanthe immédiatement appliquée sur lui, ce qui lui a fait donner, par certains carpoîogistes, le nom deScléranthe; il renferme une graine unique dont l'embryon a ses cotylédons ployés de manière à envelopper un gros albumen amylacé. Deux espèces de ce genre se trouvent dans tous les jardins et comptent parmi les plantes d'ornement les plus vulgaires; ce sont les suivantes :
1. Mirabilis faux jalap, Mirabilis Jalappa Lin. (Nyctago Jalappa DC). Cette plante , vulgairement connue sous le nom de Bellede-Nuit , doit son nom spécifique latin de Jalappa à ce que l'on a cru longtemps fort à tort que sa racine constituait le Jalap du commerce. Elle est originaire du Pérou. Sa racine est grosse, fusiforme et tubéreuse ; sa tige est très rameuse et s'élève à 7-8 décimètres; ses feuilles sont glabres, en cœur, pétiolées ; ses fleurs sont pédonculées, groupées en assez grand nombre à l'extrémité des rameaux; elles se succèdent pendant tout l'été et jusqu'aux premiers froids; elles sont rouges, jaunes, blanches, ou panachées de ces diverses teintes. La culture de cette plante ne présente aucune difficulté; ordinairement on la multiplie de graines semées en place, ses racines ne résistant pas au froid de nos hivers; mais on peut aussi conserver celles ci comme des tubercules de Dahlia , et les replanter au printemps suivant. Depuis qu'on a reconnu que cette racine n'a aucun rapport avec le Jalap {Voy. ce mot), on lui a attribué des propriétés purgatives beaucoup moins énergiques; des expériences ont été faites à cet égard, et il en est résulté la certitude que, quoique pouvant être employée dans quelques cas, elle est cependant peu avanta-
geuse à cause de l'incertitude de ses effets.
2. Mirabilis a longue fleur, Mirabilis longiflora Lin. {Nyctago longiflora DC. ). Celle-ci est originaire des hautes montagnes du Mexique, origine qui s'accorde très peu avec le nom de Merveille du Pérou , sous lequel elle est connue dans les jardins. Elle est couverte dans toutes ses parties d'un duvet imprégné d'une matière visqueuse ; ses feuilles sont presque sessiles, en cœur; ses fleurs sont blanches , agréablement odorantes, remarquables par la longueur de leur tube qui atteint jusqu'à 15-16 centim. de long, groupées à l'extrémité des rameaux. Ses fruits se distinguent aisément de ceux de l'espèce précédente par des lignes sinueuses de poils courts, roussâtres,qui marbrent leur enveloppe externe, formée par la base du périanthe. Quoique vivace, cette plante doit, comme la précédente, être semée chaque année. (P. D.)
*MIRAFRE. Mira/ra. ois. — Division du genre Alouette. Voy. ce mot et alaudinées.
MIRAGE, phys. — Voy. lumière.
*MIRALIA. rept. — Genre de Couleuvres établi par M. J.-E. Gray. (P. G.)
MIRAN. moll. — Nom donné par Adanson (Voy. au Séne'g.) à une espèce de Buccin , le Buccinummutabile Brug., qui depuis est devenue le type du g. Vis. Voy. ce mot.
MIRANDA. arachn. — Voy. epeira.
MIRBELIA (nom propre), bot. pu. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées-Podalyriées, établi par Smith (in Kœnig Annal, ofbot., 11,511). Arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande. Voy. légumineuses.
MIRETTE. bot. ph.— Nom vulgaire des Prismatocarpes. Voy. ce mot.
*MIRIDES. Mirides. ins.— Famille de la tribu des Lygéens , dans l'ordre des Hémiptères hétéroptères , caractérisé principalement par des antennes insérées au-dessous des yeux, à dernier article fusiforme, et par des appendices entre les crochets des tarses. Cette famille renferme les genres Miris , Phytocoris, Heleroloma, Strogylocoris et Earycephala.
MIRIS. ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, tribu des Lygéens, famille des Mirides, établi par Fabricius (Syst. Rhyn.), et dont les principaux caractères sont : Corps très allongé. Tête prolon-
MIS
MIS
gée en pointe entre les antennes; cc'.les-ci fort longues, ayant leur premier article plus épais que les autres, et le dernier extrême ment grêle. Corselet long, fortement rétréci antérieurement. Écusson en forme de triangle allongé. Élytres étroites et de consistance peu solide. Pattes grêles, sans aucune espèce de renflement.
Les Miris se rencontrent dans les lieux humides, au bord des ruisseaux, où ils se tiennent sur les plantes dont ils sucent. la sève. Ils sont très agiles , tous de petite taille, et ornés de couleurs vives et variées. Une des espèces les plus répandues est le Miris virens (Cimex virens Liun.) ; le corps de cet insecte est vert , avec les antennes, l'abdomen et les pattes un peu velus ; les antennes sont rouges, surtout vers leur extrémité , ainsi que les taches. Cette espèce est très fréquente aux environs de Paris.
MIRLIROT. bot. ph.— Nom vulgaire du Mélilot officinal et de la Luzerne lupuline.
MIRMECIA. bot. ph. — Voy. myrmecia.
MIRO. Miro. ois. — Section du genre Gobe-Mouche. Voy. ce mot. (Z. G.)
MIROIR D'ANE ou DE LA VIERGE.
min. — Nom vulgaire du Gypse laminaire.
MIROIR DES INCAS. min.— On a donné ce nom aux Miroirs d'Obsidienne dont se servaient plusieurs peuples anciens, notamment les Péruviens. Voy. obsidienne.
MIROIR DE SAINTE MARIE, min. — Nom vulgaire de certaines variétés de Chaux sulfatée et du Mica foliacé.
MIROIR DE VÉNUS, bot. ph.— Un des noms vulgaires du Prismatocarpe.
MIROIR DU TEMPS, bot. fh. — Nom vulgaire du Mouron rouge.
*MIROUNGA. mam. — M. Gray {Griff.
anim. Kingd., 1827 ) indique sous ce nom un groupe de Pinnipèdes. ( E. D.)
MïRITL. bot. ph. — Nom vulgaire d'une espèce du genre Airelle.
MISAINE, moll. — Nom donné dans le commerce au Strombus succinctus.
MïSANORA, Dietrich. bot. ph. — Syn.
de Bonapartea, Ruiz et Pav.
*MISANTHECA. bot. ph. — Genre de la famille des Laurinées-Acrodiclidiées , établi par Schlechtendalt(m Linnœa, VI, 367). Arbres du Mexique. Voy. laurinées.
*MISCELUS (p<rxoç, pédicule; axrV,
jambe), ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Carabiques , tribu des Troncatipennes , créé par Klug (Jarhbuch der Insectenhunde, I, p. 82) et adopté par MM. Hope et Putzeys. L'espèce type, le M. Javanus, a été publiée par MM. Bail lé et Audouin (Hist. nat. des Ins., t. IV, p. 130) sous les noms de Leptodactyla apicalis. Dejean a compris à tort cet Insecte parmi les Cymindis. (C.)
*MISCHOCARFUS, Blume (Bijdr., 238).
bot. ph. — Syn. de Cupania, PLum.
*MISCHOCAR10N, Endl. (Gen. plant., p. 338, n. 2128). bot. ph.— Voy. sorocephalus, R. Br.
*MISCODERA (p.i'axoç, pédicule: ftpn, cou), ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Carabiques, tribu des Bipartis, des Broschides de Hope , créé par Eschscholtz (Bull, de la Soc. impér. des Nat. de Moscou, 1830 , p. 63-66) et adopté par Solier, qui en fait une sous-tribu des Scaritites. Le type, le Scarites arcticus de Paykul , espèce originaire de la Laponre , a reçu les noms génériques de Leiochiton par Curtis,Orcc/ioderwsparStephens. MM. Brullé et Audouin le rapportent aux Broschus , et Dejean le classe parmi les Clivina. Mais le nom àeMiscodera est celui quia prévalu. (C.)
*MISCOGASTER (p.caxo;, pédicule; yo-~~r,?, abdomen), ins. — Genre de la tribu des Cbalcidiens , groupe des Miscogastérites , de l'ordre des Hyménoptères , établi par M. Walker sur un certain nombre de très petites espèces dont les antennes filiformes ont quatorze articles dans les mâles et treize dans les femelles. Parmi les Miscogastres les plus répandus , on peut citer les M. elegans, viridis, etc., Walk. (Bl.)
*MISCOGASTÉRITES. Miscogasteritœ.
ins. — Groupe de la tribu des Chalcidiens, de l'ordre des Hyménoptères, caractérisé par un thorax rétréci antérieurement et un abdomen pédicule. Nous rattachons à ce groupe les genres Miscogasier, Pachylarthrus , Pachynevron , Coruna, Merismus , Syntomopus , Dipara, Micromelus, Isocyrtus et Spaniopus , et quelques autres qui peut-être ne doivent former que de simples divisions dans les genres Miscogasier et Pachrjlarlhrus. (Bl.)
*MISCOLOBIUM ( fxfcrxoç, pédicule; ).é- &.2V, gousse), bot. ph. — Genre delà famille
MIS
des Légumineuses - Papilionacées - Dalbergiées, établi par Vogel (in Linnœa, XI, 208). Arbres du Brésil. Voy. légumineuses.
MlSCOPIiUS. ins.— Genre de la famille des Larrides, tribu des Craboniens, de l'orbe des Hyménoptères, établi par Jurine et iïlopté par tous les entomologistes. Les Mislophus, reconnaissables surtout à leurs mandibules tuberculées etunidentées intérieurement, sont peu nombreux en espèces. La •)3us répandue dans notre pays est le M. bi- Tdlor Jur. (Bl.)
*MïSEEÏAO*ecr»fteoç, qui évite le soleil). ins. — Genre de Tordre des Lépidoptères Nocturnes, tribu des Hadénides, établi par Treitsehke, qui y rapporte trois espèces : les M. ox-yacantha, bimaculosa et orbiculosa. La première est répandue dans toute l'Europe; la deuxième vit particulièrement en France et en Italie; la troisième habite la Hongrie.
MISGUïîNE. roiss. — Nom donné par Lacépèdc à la Loche d'étang, Cobitis fossilis. Voy. LOCHE.
MïSïLE. moll.? — Genre proposé par Montfort pour un petit corps marin pris pour une coquille, et qui proviendrait plutôt d'un Rhizopode ou Foraminifère. C'est un petit corps ovale, aplati, muni d'une crête profondément découpée qui s'étend seulement vers un des côtés. On le trouve à l'état frais dans le sable de l'Adriatique, et fossile aux environs de Sienne. (Diu.)
*MISODENDROIV. bot. ph. — Genre de la famille des Loranthacées, établi par Banks (Msc.exDC. Mem., VI, 12, t. 11, 12).
Arbrisseaux de l'Amérique antarctique. Voy.
LORANTHACÉES.
MISODERA. ins. — Voy. miscodera.
MISOLAMPUS (p~*°ç, aversion; Xàpnxq, lumière), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Mélasomes, tribu des Blapsides , créé par Latreille (Gênera Crust. et Ins., t. II, p. 165), et adopté par MM. Hope et Dejean. Une monographie sur ce genre a été publiée par M. de Brème {Revue zoologique, 1842, p. 81) qui le compose des quatre espèces suivantes : M. giblulus lit. (Iloffmanscggii Lat., Dcj.), lusitameus, Ramburii de Br. et Goudotii Guér. Les deux premières se trouvent en Portugal, la troisième en Espagne, et la quatrième en Barbarie. (C.)
MIT
MISPIKEL. min. — Nom donné par MM. Beudant et Brongniart au Fer sulfoarséniuré. Voy. fer.
*MïSSOUMUM. mam. —Groupe de Pachydermes fossiles indiqué par M. Koch (Fror. Nolizen, 1840).
MISSULÈNE. Missulœna. arach. — Voy.
eriodon. (h. L.)
niITCHELIA (nom propre), bot. ph. — Genre de lia famille des Rubiacées-Cofféacées- Guettardées, établi par Linné (Gen., n.
134). Herbe: de l'Amérique boréale. Voy. RUBIAC:':;
Ml'l'Jl. arach. — Nom vulgaire des espèces du genre Acarus. Ainsi l'on a nommé :
Mite domestique, V Acarus domesticus ;
Mite des moineaux, Y Acarus passerïnus ;
Mite de la farine, F Acarus farinœ ;
Mite du fromage, Y Acarus scabiei, etc.
M1TELLA. moll.— Syn. daScalpellum, Leach, et de Polylepas, Blainv.
M1TELLA. bot. ph. — Genre de la famille des Saxifragacées, établi par Tourne-' fort (Inst., 126). Herbes vivaces de l'Asie et de l'Amérique boréale. Voy. saxifragacées.
MÏTELLAMA, Meisn. (Gen., 136). bot.
ph. — Voy. mitellopsis, Meisn.
MITELLASTRA, Endl. (Gen. pi. suppl., n. 4640 c. ). bot. ph. — Voy. mitellopsis, Meisn.
MÏTELLINA, Meisn. (Gen., 136). bot.
ph. — Voy. mitellopsis, Meisn.
*MITELLOPSIS (mitella, petite coiffe; êtyiç, apparence), bot. ph. — Genre de la famille des Saxifragacées, établi par Meisner (Gen. , 136) , et dont les principaux caractères sont : Calice à tube campanule ou turbiné, soudé inférieurement à la base de l'ovaire; limbe 5-firïe. Corolle à 5 pétales insérés au sommet du tube calicinal, 3-fides ou pinnatifldes. Étamines 5 , insérées avec les pétales, incluses; filets très courts, presque nuls; anthères ovales, à 2 loges s'ouvrant longitudinalement. Ovaire infère ou semi-supère, 1-Ioculaire , à 2 placentas pariétaux multi-ovulés. Styles 2, courts; stigmates simples , capités ou bilobés. Capsule uniloculaire, 2-valve.
Les Mitellopsis sont des plantes herbacées, à feiwlles radicales pétiolées, lobées-dentées, à scape nu ; à fleurs disposées en grappes ou en épis. Elles sont indigènes de l'Amérique boréale.
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Les espèces de ce genre ont été réparties par l'auteur en deux sections , nommées : Milellaria : pétales pinnatifides; étamines opposées aux pétales; filets nuls; stigmates 2-lobés; Mitellina : pétales 3-fides; étamines alternes avec les pétales; filets très courts; stigmates indivis.
Endlicher y a introduit une troisième section , qu'il nomme Mitellastra , et qu'il caractérise ainsi: pétales pinnatifides; étamines alternes avec les pétales; filets courts; stigmates simples. (J.)
*MITHRAS. arach. — Genre de l'ordre des Aranéides , de la tribu des Araignées, établi par M. Koch, et rapporté par M. Walckenaër au genre des Scytodes (voy. ce mot). Dans cette coupe générique , les yeux , séparés entre eux , sont disposés sur le rebord antérieur du céphalothorax, par paire et sur trois lignes; les deux antérieurs plus rapprochés; les deux intermédiaires plus écartés ; les deux postérieurs encore plus écartés; le tout figurant un V tronqué à sa base. La seule espèce connue est le Mithras paradoxus Koch (in H.Schœff. Deuts. Insect., fasc. 123 , fig. 9). Cette espèce a été rencontrée dans la forêt de Kœchinger. (H.L.)
MÎTHRAX (nom mythologique), crust.
— Ce genre, qui fait partie de l'ordre des Décapodes brachyures, et que M. Milne Edwards range dans sa famille des Oxyrhynques et dans sa tribu des Maïens, a été établi par Leach aux dépens des Cancer de Herbst. Cette coupe générique établit quelques liaisons entre les Oxyrhynques et certains Crustacés de la famille des Cancériens ; car on y range des Maïens dont la carapace est notablement plus large que longue, le rostre à peine distinct, les bords latéro-antérieurs arqués, et les bords latéro- postérieurs obliques , dispositions qui constituent un des traits caractéristiques de plusieurs Cyclométopes ; mais le plus ordinairement la forme générale des Mithrax.
s'éloigne moins de celle des autres genres de la même tribu. Du reste, chez tous les Crustacés de cette coupe générique , les pinces sont élargies vers le bout , arrondies et profondément creusées en cuillère. Le rostre est court, avec le front très large ; la tige mobile des antennes externes est ordinairement à découvert.
M. Milne Edwards signale 8 espèces de ce
genre, dont le Mithrax très épineux, Milhrax spinosissimus Edw. ( Magas. zool. , 1831, pi. 2 à 3 ), peut être considéré comme le type. Cette espèce a pour patrie la mer des Antilles. Quelques unes d'entre elles parviennent aune grosseur très considérable, ainsi que la plupart des autres espèces de ce genre. (H. L.)
MITHRIDATEA, Commers. (il/se), bot.
ph. — Syn. û'Ambora, Juss.
*MITOPETALUM (p-ctoç, fil; «s'toAw, pétale), bot. pu. — ■ Genre de la famille des Orchidées-Epidendrées , établi par Blurne (FI. Jav.prœf., VIII). Herbes de Java. Voy.
ORCHIDÉES
*MITOPISILUS (pi-roc, fil ;yî/ew, j'aime). ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes , tribu des Lucanides , créé par M. Parry (Trans. ent. Soc. Lond., t. IV, p. 56, tab. 1, fig. 4), et adopté par M. White ( The Zool. ofthe voy. ofErebus, Terror, 1846, p. 9, pi. 2, fig. 3, 4). L'espèce type des auteurs , le M. irroratus, est originaire de la Nouvelle-Zélande. (C.)
*MITORHYNCHUS , Westmael. ins. — Syn. d'ÂntUarhis, Billby, ou Antliarhinus de Schœnherr. (C.)
MITOU. ois. — Syn. de Hocco.
*MÏTRA (mitra, mitre), acal. — Genre de Méduses établi par M. Lesson pour une seule espèce, M. Rangii, observée par Rang près de la côte d'Afrique, et présentant une ombrelle hyaline, conique, avec huit longs bras presque diaphanes. Ce genre, classé par M. Lesson dans la tribu des Marsupiales, qui fait partie du groupe des Méduses non proboscidées, a les caractères suivants: l'ombrelle est sacciforme, oblongue, avec huit bras filiformes se continuant dans le parenchyme jusqu'au sommet. Le sac stomacal est formé de quatre feuillets disposés en croix, du sommet desquels partent huit vaisseaux qui se continuent dans les bras. (Duj.)
MITRA, moll. — Voy. mitre.
*MITRACARPUM ( ^pa , mitre ; xapwoç, fruit), bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées-Spermacocées, établi par Zuccarini (in Schultes Manliss., III, 210). Herbes ou arbrisseaux originaires de l'Amérique tropicale où ils sont très abondants. Voy. rdbiacées.
*MITRAGENILS (^pa, mitre; jnttwB
MIT
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menton ). ins. — Genre de Coléoptères hétéromères , famille des Mélasomes, tribu des Nyctélites , établi par M. Solier {Annal. de la Soc. ent. de Fr., t. V, p. 328), qui le comprend parmi ses Collaptërides. Le type, le M. Dejeanii Lac., Sol., est originaire du Tucuman (Amérique mérid. ccntr.). (C.)
MITRAGYNE.Korlh. {NaucL, 19). bot.
ph. — Voy. nauclea, Linn.
AIITRAGYNE, R. Brown {Prodr.t 452).
bot. ph. — Synonyme de Mitrasacme , Labill.
MITRAGYKS , Endl. ( Gen. plant. , p. 606, n. 3566). bot. ph. — Voy. mitrasacme , Labill.
MITRARIA. bot. pu. — Genre de la famille des Gesnéracées-Beslérées, établi par Cavanilles (Annal, scienc. nat., III, 230, t. 31). Arbrisseaux du Gbili. Voy. gesné-
RACÉES.
MITRASACME ( pérpa , mitre ; àxpi, pointe), bot. pu. — Genre présentant quelque affiuuj avec les Gentianées, à la suite! desquelles Endliehcr l'a placé. Il a été établi par Labîllardière {Nov.-ilolland.y I, 36), et présente pour caractères principaux : Calice anguleux, 4-2-fidc. Corolle hypogyne, à tube anguleux, à limbe 4 parti. Étamines 4, insérées à la gorge de la corolle, incluses ou rarement saillantes ; filets filiformes, égaux ; anthères sagittées, extrorses, à 2 loges s'ouvrant longitudinalement. Ovaire à 2 loges multi-ovulées. Style bifide à la base, simple au sommet; stigmate indivis ou 2-lobé. Capsule à 2 loges s'ouvrant entre les divisions du style.
Les Mitrasacmes sont des plantes herbacées, à feuilles opposées, tantôt soudées, tantôt réunies en rosette , les caulinaires nulles; à fleurs disposées en ombelles terminales, rarement solitaires à l'aisselle des feuilles.
On connaît une vingtaine d'espèces de ce genre, qui ont été réparties par Endlicher ( Gen. plant., n. 3566) en 4 sections, qu'il nomme : Anisomitra : Calice 2-fide; étamines insérées au milieu du tube de la corolle, incluses; stigmate 2-lobé; Milragyne : Calice 4-fide; étamines insérées au milieu du tube de la corolle, incluses ; stigmate 2 lobé ; Holomitrium : Calice 4-fide; étamines insérées au milieu du tube de la corolle; stigmate entier. Dichelomitrium : Calice plissé, t. vin.
à lobes concaves; étamines insérées à la gorge de la corolle, saillantes..
Toutes ces plantes croissent abondamment dans la Nouvelle-Hollande tropicale; elles sont plus rares dans les îles Moîuques et le continent indien. (J.)
MITRE. Mitra, moll. — Genre de Mollusques gastéropodes , établi par Lamarck aux dépens du grand genre Volute de Linné et de Bruguière. Il comprend des coquilles turriculées ou subfusiformes , à spire pointue au sommet , à base échancrée et sans canal ; ayant la columelle chargée de plis parallèles entre eux , transverses , et dont les inférieurs sont les plus petits. Les Volutes, au contraire, ont généralement la coquille plus courte et plus ventrue, avec les plis de la columelle plus grand en bas, plus petits en haut. Cependant ces caractères, tirés de la forme des coquilles connues du temps de Lamarck, sont devenus insuffisants depuis qu'un grand nombre d'autres espèces ont montre des formes intermédiaires et des passages tellement gradués d'un genre à l'autre , qu'on devrait réunir les Mitres et les Volutes, si les animaux ne présentaient pas des différences caractéristiques.
MM. Quoy et Gaimard les premiers ont observé les animaux des Mitres , qui sont très apathiques , pourvus d'un pied petit cî étroit, dilaté seulemeuten avant chez quelques espèces. Suivant ces auteurs , la tête est très petite, en forme de V, dont les tentacules forment les deux branches. Ces tentacules sont grêles , coniques , pointus au sommet , portant les yeux à la base ou à une certaine hauteur, suivant les espèces. M. Deshayes, sur plusieurs espèces de ! Méditerranée, a trouvé au contraire (i tentacules courts, subeylindracés , ayan:
leur base un pédicule trois ou quatre ï< moins long, soudé dans toute sa longuei et terminé par le point oculaire. Mais !<■ caractère le plus remarquable des Mitres , c'est la longueur de la trompe , beaucoup plus considérable que chez tous les autres Mollusques; celle de la Mitre épiscopale , par exemple , est plus d'une fois et demie aussi longue que la coquille ; elle est cylindracée, avec un renflement terminal, fendu et contenant le suçoir. Le manteau revêt l'intérieur de la coquille et se prolonge en
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un canal charnu, cylindrique, destiné à conduire l'eau dans la cavité branchiale.
Le nombre des Mitres vivantes connues dans les collections dépasse aujourd'hui 250, et le nombre des espèces fossiles est de 70 environ, appartenant aux terrains tertiaires. Les Mitres semblent exclusivement confinées aujourd'hui dans les mers des pays chauds, et les espèces, peu nombreuses, de la Méditerranée sont petites et sansé clat , tandis que les espèces tropicales dépassent un décimètre en longueur, et sont ornées des plus vives couleurs : telle est , par exemple , la Mitre papale, longue de 125 millimètres , blanche, avec des rangées élégantes de taches rouges; ses tours de spire sont plissés régulièrement et couronnés de dents. Cette belle coquille turriculée peut être considérée comme le type du genre. D'autres espèces, telles que la M. plicaria, se distinguent par un sinus au bord droit de l'ouverture ; on a proposé de les nommer Minarets. Un troisième groupe est formé des espèces courtes qui ont, le bord droit épaissi, renflé dans son milieu , telle est la M. bizonalis , dont Lamarck avait fait une Colombelle, en raison de ce renflement du bord, quoiqu'elle ait des plis à la columelle comme les autres Mitres. Un quatrième groupe enfin, dont Sowerby a voulu faire le genre Conœlis , que M. Swainson nomme Conœlix (voy. ce mot), et M. Schumacher Imbricaria , comprend les espèces à coquille courte, en forme de cône ou d'olive ; telles sont les M. daclylus et M. crenulata. ( Duj.)
MITRE DE NEPTUNE , MITRE PO- LONAISE, polyp. — Dénominations anciennes d'une espèce de Fongie, la F. pileus de Lamarck que Rumphius nommait Mitra polonica , et qui était un Madrépore pour Linné. (Duj.)
MITREMYCES (pfrpa, mitre; p.vx*»ç, champignon), bot. cr. — Genre de Champignons de la famille des Lycoperdacés, et d'une structure particulière. Bosc ayant eu l'occasion de le voir vivant, je ne puis mieux faire que de transcrire la description qu'il en donne. Le pédicule est composé d'une grande quantité de fibres élastiques irrégulièrement anastomosées , solides , de couleur jaune sale, laissant voir des lacunes semblables à celles des Morilles, formant par leur réunion une masse d'un pouce de
haut sur 8 ligues de diamètre. Sur cette tige (pédicule) est une tête (réceptacle) sphérique, glabre, moins grosse qu'elle, entourée d'une volve qui se déchire par le bas en huit ou dix divisions, et tombe par reflet de la maturité; le réceptacle est terminé par une ouverture à six dents, ouverture qui est celle d'un sac intérieur, où sont renfermées des spores jaunes.
Le Milremyces lulesccns Schwein , est déjà connu depuis longtemps; il croît en Amérique, sur la terre, le long des chemins. Je pense que c'est à tort que le professeur Frics rapporte à cette espèce le Schrosoma callostoma de Persoon. Les échantillons conservés dans l'esprit- de -vin au Muséum de Leyde donnent plutôt l'idée d'un Schizostoma (Tulostoma) que du Champignon représenté par Plukenct, Bosc et Litchock. (Lkv.)
MITREOLA (diminutif de rnitra, mitre).
bot. pu. — Genre placé par Endlicher à la suite des Gentianées, avec lesquelles il présente quelques affinités. Il a été établi par Linné (Hort. cliff., 402) pour des herbes vivaces de l'Amérique boréale.
Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, la Mitr. ophiorhizoides.
*MITREPHORUS (>Tfwjyopoç, qui porte une mitre), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères , division des Apostasimérides cryptorhynchides , créé par Schcenherr (Gen. et sp. Curcul. syn., t. IV, I , p. 463 ,8,2, 56). Le type, le M. Waterhousei Schr., a été trouvé dans la partie centrale du Brésil. (C.)
*MITROPIIORE. Mitrophora (pirp*, mitre; y*'p<<>, porter), bot. cr. — Genre de Champignons appartenant à la classe des Thécasporés et à la tribu des Champignons en forme de mitre (Mitrati). Ils ont les plus grands rapports avec les Morilles , auxquelles on les a toujours réunis. Le réceptacle est conique ou campanuliforme, charnu, plus ou moins fragile, et la face externe présente des alvéoles dont les cloisons affectent généralement une direction verticale et parallèle; le pédicule s'insère à la face intérieure et à peu près à la partie moyenne du réceptacle. Les organes de la fructification tapissent la cavité et les parois des alvéoles , et sont représentés par des thèques allongés, cylindriques, qui renferment huit spores sim-
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pies, elliptiques et transparentes; les paraphyses qui accompagnent les thèques sont filiformes , continues ou cloisonnées , et un peu renflées à ieur extrémité supérieure.
Les Mitrophores croissent au printemps avec les Morilles. On en distingue plusieurs espèces; et comme elles sont comestibles , je crois devoir en donner une courte description.
1° MUrophora palula Lév. ( Morchella patula Pers.). Le réceptacle est arrondi ou ovale, quelquefois campanule et d'une couleur fauve; les alvéoles sont grandes, rhomboïdales ; le bord , libre , est très éloigné du pédicule , qui est blanc , creux et recouvert d'écaillés furfuracées. Chevallier dit qu'on trouve cette espèce dans la forêt de Compiègne; Klotzsch Ta rencontrée sur un des murs du jardin de botanique de Berlin; elle paraît assez commune en Allemagne; à Florence , on l'apporte fréquemment sur les marchés avec la Morille ordinaire , dont elle égale le volume.
2° MUrophora gigas Lév. (Morchella gigas Pers.). Le réceptacle est gris, conique, d'une couleur foncée; les alvéoles larges, rhomboïdales , et le pédicule d'un blanc jaune et écailleux. Micheli l'a représentée (Gen. plant., p. 202 , tab. 84 , fig. 1) ; elle croît dans les environs de Florence, où elle paraît cependant assez rare.
3° MUrophora undosa Lév. (Morchella undosa Pers.). Elle est caractérisée par un réceptacle roux, conique, à alvéoles grandes , irrégulières , anastomosées et ondulées; le bord est éloigné du pédicule; celuici est atténué, à sa partie inférieure, d'un blanc jaune et réticulé à sa surface. Ce dernier caractère et les ondulations des cloisons des alvéoles en font une espèce très distincte. Elle croît dans les environs de Florence, et se mange comme la précédente. Micheli est le seul qui en ait donné , jusqu'à ce jour, une figure (loco citato , p. 203, tab. 84, fig- 2).
4" MUrophora semi libéra Lév. (Morchella scmi-ltbera DC). Réceptacle gris , conique', à alvéoles longitudinales ; pédicule très long , atténué à sa partie supérieure , blanc et glabre ( voy. Micheli , loc. cit., p. 203, tab. 84 , fig. 2, et Sowerby, English fung, tab. 258). Elle croît au printemps, dans les endroits sablonneux , avec la Morelle or-
dinaire. Dans les environs de Paris , la forêt de Sénart en fournit quelques années une grande quantité. J'en ai mangé plusieurs fois ; mais c'est un mets peu délicat en raison de sa saveur fade , aqueuse ; outre cela elle est coriace , surtout son pédicule.
5° MUrophora rimosipes Lév. (Morchella rimosipes DC). Réceptacle campanule, obtus, d'une couleur noire; alvéoles rhomboïdales; pédicule très long, blanc, renflé à sa partie inférieure, et le plus souvent fendu longitudinalement. De Candolle a rencontré cette espèce, assez rare, dans la forêt de Fontainebleau. Elle croît également dans les fossés du bois de Boulogne , où je l'ai trouvée dans le commencement du mois de mai. La substance de son réceptacle et du pédicule est assez fragile. On ne la distingue du MUrophora semi-libera , à laquelle elle ressemble par la taille et le volume, qtfe par sa couleur et les fentes du pédicule; encore n'existent-elles qu'à un âge assez avancé.
6° MUrophora fuscaLéw . (Morchella fusca Pers.). Réceptacle court, presque rond, membraneux, d'un brun foncé; alvéoles formées par des cloisons droites, presque parallèles; pédicule long de 3 pouces , épais de 1, lisse et peu résistant.
Cette espèce a été trouvée une seule fois par Persoon vers les premiers jours du mois d'avril, dans les environs de Paris, sur des morceaux de bois.
7o MitrophoracarolinianaLév. (Morchella caroliniana Bosc). Chapeau solide , plutôt sillonné que celluleux, de couleur feuillemoite , d'un diamètre de 3 ou 4 pouces, et même plus ; pédicule blanc et court. Elle se trouve dans les bois de la Haute Caroline, où on la mange , quoiqu'elle ait peu d'odeur et point de saveur.
Les Mitrophores croissent , comme le' Morilles , dans le printemps; elles paraissent toutes comestibles, et on les trouv sur les marchés très souvent mélangées