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drix proprement dite* les groupe! suivant!:
1* Espèces chez lesquelles les deux sexes ont les tarses dépourvus de tubercule (G. : Starna, Booap.; Perdix, Brin., Lath.).
U Perdrix grise, Perdis cinerea BrUi.
(Buffon, pl. enl. 27). Cet OUeautqui fait le! délice! de nos table! et l'agrément de noi chaises, se distingue par le roux clair qui occupe le dessus de la tête, et par un croissant roux-marron qu'il a !ur l'abdomen. Il n'est du reste personne qui ne la connaisse, car nous n'avons pas en Europe d'espèce plus commune et plus répandue.
La Perdrix grise parait ne point se plaire également dans tous les pays. L'Europe centrale est sa vraie patrie. C'est en Allemagne, dans le nord de la France, dans la Belgique et dans quelques provinces de ,1a Hollande, que l'espèce est plus multipliée que partout ailleurs. On la trouve aussi en assex grand nombre sur tous les points des steppes de la Russie méridionale ; elle se montre dans le nord de la Turqnie et a été vue en Egypte. Sa taille et le goût de sa chair, ce qui d'ailleurs est un fait commun à beaucoup d'animaux, offrent des différences bien marquées suivant les localités.
On s'accorde assex généralement aujourd'hui à considérer la Psanaix de passagb, Perdix damascena Lath. , comme une Perdrix grise de petite taille; elle en a en effet le plumage, mais elle en diffère par ses proportions, ses dimensions, son humeur voyageuse et, dit-on, son genre de vie. Cette variété , •'il est vrai qu'il faille réellement la considérer comme telle, a été observée assez souvent en France et très communément, d'après Sonnini, en Égypte et en Turquie.
Les opinions sont beaucoup plus partagées pour ce qui concerne la Perdrix de montagne, Perdix montoma Lath. (Buffon, pl. enl. 1 36). Les uns, comme MM. Temminck et Bonelli, en ont fait une simple variété de la Perdrix grise produite par des influences locales; les autres la décrivent comme espèce distincte. U est de fait qu'il est difficile de comprendre qu'une variété qui repose sur une variation dans le système de coloration, se présente evec autant de constance. Vieillot en a vu plus de vingt, provenant sans doute de divers lieux, qui toutes avaient une distribu-
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Uon de couleurs toul-à fait identique. Nom en avons examiné nous-même un eemin nombre, et ce fait ne nous a point échappé. Nous avons vu, comme Vieillot, qoe la Par* drix dite de montagne a coBsiammeot U tête, la gorge et le haut du cou fauves; le bai du cou, la poitrine, les flancs et les coûtertores inférieures de la queue d'un marron clair.
Cette Perdrix vit, dit-on, sur les dodugnes. Vieillot l'indique comme habitant 1rs Vosges.
Nous citerons, parmi les espèces lirinrères, la Perdrix drire, Perdix fusca Vieillot {Galerie des Oiseaux, pl. 21 S), dontSvaietoo a fait le type de son genre PMopackui, et que J.-E. Gray a, de son côté , séparé geaeriquement sous le nom de PetrogaUus.
Elle est d'un brun chocolat mouebett et strié de blanc à la tôle, à la gorge, au cou, au dos, au croupion et sur les ailes ; uoe large tache d'un brun noirâtre occupe Ij poitrine. On la trouve au Sénégal.
La Perdrix peinte , Perdix picia Jard.cl Selby. Une lacbe rouge sur les jouet elles tempes; dos et ailes bruns; croupion et queue gris avec des bandes transverMlei noirâtres; le dessous du corps varié de tiaoc et de noir. Habile le Bengale.
La Perdrix ■éciroDS, Perdix megapod* Temm. (pi. col. 462 et 463), Perdix ctoecea Lath., parait pouvoir être rapportéeà» groupe. Occiput et région des oreilles roa; un sourcil d'un noir profond liseré de Mise s'avançant jusque sur les tempes; gorte noire; au bas du cou, un hausse-col blaoc. Habite le Bengale.
Hodgson a fait de cette Perdrix son genre ArborophUa. G.-R. Gray lui associe la Pu* naix ne Java, Perdix javanka Lath. (Temminck, pl. col. 148), espèce à tête, gorçeet ventre orangé, à manteau brun, à thorax ardoisé et i bec plus fort et plus long q« cbex nos Perdrix. C'est en partie sur ce (•• ractère et sur celui tiré de la longueur des tarses et des doigts que parait être fondé le genre ArborophUa. Plusieurs auteur!, G. f> vier entre autres , ont rangé la dernière de ces espèces parmi les Francolîos. Habits Java.
On pourrait peut-être encore rapporter a ce groupe la Perdrix a vnrrax jacke, Ptrdù | ventralis Val. Espèce du Bengale.
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2* Espèces chez lesquelles le nulle a les tarses munis d'un tubercule calleux (G. : Chacura, Hogdson; Çaccabis tl Alectoris , Kaup.; Perdix, Briss., Lath.).
La Perdrix Bartavelle , Perdix greca Briss., saxalilis Meyer ( Bu (Ton , pl. enl. 231). Parties supérieures d'an gris cendré nuancé de rougeâtre ; joues, gorge et devant du cou d'un blanc pur encadré par unebande noire qui prend naissance sur le front; plumes des flancs cendrées , coupées par une double raie noire et terminées de brun rougeâtre; abdomen jaunâtre.
On la rencontre, en France, sur les mon* tagnes du Jura» des Pyrénées, de l'Auvergne , des Basses-Alpes ; elle vit aussi sur toutes les Alpes du Caucase, dans P Asie- Mineure et dans la Turquie d'Europe. Aui environs de Smyrne, elle est assez commune..
La Perdrix bouge, Perd, rubra Briss.
(Bon"., pl. enl., 150). Parties supérieures d'un brun rougeâtre; front cendré ; Joues , gorge et baut du cou blancs, ainsi qu'un trait à l'angle postérieur de l'œil; une bande noire qui descend sur les côtés du cou et se dilate sur la poitrine en un grand nombre de taches; plumes des flancs d'un cendré bleuâtre, rayées de noir, de roui et de blanc.
La Perdrii rouge a en Europe une distribution géographique bien plus restreinte que celle de la Perdrix grise. Elle est reléguée dans les contrées méridionales. En France même , où M. Temminck dit , mais à tort, qu'elle habite les plaines, on ne la trouve déjà plus dans les départements du Nord; elle est assez commune dans certaines contrées de l'Espagne , de l'Italie ; elle est assez rare en Suisse , et totalement étrangère à l'Allemagne, à la Hollande et a l'An, gleterre. En Asie et en Afrique, elle parait bien plus répandue qu'en Europe.
La pEnDRix de roche ou Gahbra , Perd, petrosa Latb. Front , sommet de la tête et nuque d'un marron foncé, qui se dilate sur les côtés du cou en un large collier varié de taches blanches; gorge, tempes et sourcils bleuâtres; plumes des flancs coupées par une large bande mi-partie blanche et rousse qui accompagne des deuz côtés une bande plus étroite, noire.
Elle habite les contrées mon tueuses de l'Espagne, les lies Majorque et Mioorque, la Corse, la Sicile, la Calabre, Malte, les en-
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virons de Gambie, en Afrique, et, selon M. Temminck, les bords du Niger, au Sénégal. On la rencontre très accidentellement dans le midi de la France, le long de la Méditerranée.
Parmi les espèces étrangères, nous citerons la Perdrix cbuxab , Perd, chukar Gould (flirds of Himolaya). Front noir; côtés de la tête et sourcils cendrés ; gorge et devant du cou d'un blanc jaunâtre ; cette couleur domine sur le ventre et sur les flancs ; tes plumes de cette partie rayées de noir et de roux; bande noire partant de derrière les yeux et descendant sur le haut de la poitrine en formant un encadrement â la gorge et au-devant du cou. — Habite l'Himalaya.
G. Cuvier range encore dans la section des Perdrix :la Perdrix de Hey, P. Heyi Temm. (pl. col. 328 et 329), que G. R. Grayplaceà côté de la Perd, nwicola de Hodgson , dans le genre Lenoa, que cet auteur a fondé sur celle espèce ; — la Perdrix a busqué, P.personata Horsf.; — la Perdrix a gorge rousse, P. gularis Temm., — et la Perdrix a oeil , P. oculea Temm. — Toutes ces espèces ont été considérées par quelques auteurs comme des Francolins. Il faut encore y ranger la Pebd. Boubaru Fraser.