‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 133 sur 170 · BATARD · texte numérisé non relu

BATARD

Persil des fous, Voy. persil de crapaud;

Persil (caos). le Maceron commun ;

Persil laiteux, VOEnanthe crocala et le Selinum pralense;

Persil de Macédoine , le Bubon tnacedonicum et le Smyrnium olusastrum ;

Persil de marais, l'Ache odorante ou iipiuro graveolens, les Selinum palustre et angustifolium;

Persil de montagne, la Livêche commune, le Selinum montanum et VAthamanta cervicaria;

Persil de montagne blanc, VAthamanta Libanotis;

Persil de mûsiagns hoir, VAlhamntt oreoselinum;

Persil odorant, VApium gravaient;

Persil des rochers, le Bubon macedonteu* et le Sison amomum, etc.

PERSONA. moll. — Genre proposé par M. Schumacher pour le Murex permx de Chemnitxquicst unPIeurotomedeLanureL

(Da)

PERSO.NARIA, Lamk. (t. 716). sot.*.

— Synonyme de Gorleria, Gertn.

PEKSO\ÉES. Personal*, bot. pi.- L'épitbète de Personées sert, depuis bien longtemps , à désigner une forme de corolle monopétale irrégulière à deux lèvres soutw< closes par une saillie interne , ce qai loi donne une ressemblance grossière atec na mufle ou un masque. Cependant on a souvent réuni soua le nom de Personées in fleurs où ces deux lèvres sont plus ou motos écartées. Linné , par exemple , donnait et nom i l'un des groupes proposés dans >ei fragments de méthode naturelle, et qai comprenait, avec la plupart des Scrophularinéa actuelles , les Orobancbées , Gesoeriacées . Cyrundracées, Pédalinées, Sesa niées, Aeaatbacées, Bignoniacées, Verbenacées. Ce soot précisément les mêmes familles , en ea retranchant la dernière et y ajoutant celle des Uiricularinées, qui forment la classe des Personées de M. Endlicber. Quelques auteurs» sont servis du mot pour désigner seulement les Scrophularinées ou même une de leurs tribus. (Ad. J )

PERSOONIA (nom propre), bot. rt.- Genre de la famille desProléacées, tribu des Franklandiées, établi par Smith Transact., IV, 215), et dont les principaux caractères sont : Périanthe à quatre foliole régulières, recourbées à la partie supérieure. Étamines quatre, insérées au milieu des folioles du périanthe, saillantes. Glandules 4, hypogynes. Ovaire slipité, uni-loculaire, 2-ovulé. Style filiforme; stigmate obtos. Baie osseuse, à une ou deux loges renfermant une ou deux graines.

Les Persoonia sont des arbrisseaux 1 écarta ordinairement lamelleuse; à feuilles éparses, très entières, planes; à pédoncules axillaires, solitaires, dépourvus de bractées. 08 i pédoncules disposés en grappe* *•» unibraeléés; à fleurs Jaunâtre. Ces plantes sont toutes originaires de la NouTelle-Hollande.

PEU

Parmi les espèces assez nombreuses qui composent ce genre, nous citerons principalement: les Persoonia laurinaSm., salicina, hirsuta R. Br., linearis Andr., junipera Labill., etc. (J.)

PERSOOMA, Michx. (F/or. bot. amer., II, 104, t. 43). dot. pu. — Synonyme de Marschallia, Scbreb.

PERSOOKIA, Willd. (Spac., III, 331).

bot. fh. — Synonyme de Carapa, Aubl.

PERSPECTIVE, «ou.. —Nom vulgaire de plusieurs espèces de Cadrans et particulièrement du Solarium perspectivwn Lamk.

PERTUSARIA. bot. cb. — Genre de la famille des Lichens, tribu des Endocarpées, établi par De Candolle {Flore française, II, 318). Lichens croissant sur les écorces et les rochers.

•PERSPICILLA , Swaios. ois. — Synonyme de Ada, Less. (Z. G.)

•PERULARIA. bot. pu. — Genre de la famille des Orchidées , tribu des Ophrydées, établi par Lindley (in Bot. Rcg., t. 1701). Herbes de la Sibérie. Voy. obchi-

DÉES.

PERVENCnE. Vinca {vinvire , attacher , lier), bot. pb. — Genre de plantes de la famille des Apocynées, de la Pentandrie monogynie dans le système de Linné. Tournefort, en créant ce groupe, lui avait donné le nom de Pervinca ; Linné modifia quelque peu, en l'étendant, la circonscription de ce genre, et en même temps il altéra le nom qui lui avait été donné par Tournefort. Dansées derniers temps, M. Reicbenbach avait rendu à ce groupe ses premières limites par la séparation d'une e<;>èce pour laquelle il avait établi le genre Lochnera; mais, dans son travail récent sur les Apocynées {Prodromus, X, p. 381), M Alph. De Candolle n'ayant pas admis ce démembrement et ayant regardé le Lachncra comme une simple section des Vinca, le groupe linnéen reste de la sorte tout entier; c'est ainsi, en effet, que nous allons le considérer ici. Ainsi envisagé , le genre Pervenche se compose de plantes herbacées ou sous frutescentes, propres pour la plupart aux parties moyennes et méridionales de l'Europe, dont un petit nombre appartiennent aux parties chaudes de l'Amérique et de l'Asie. Leurs feuilles sont opposées, entières, brièvement péliolées ou sessiles, et portent le plus sou-

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vent de petites glandes à leur base,*Ieurs fleurs sont solitaires, axillaires, de teintes rosées ou bleues très délicates, et présentent les caractères suivants: Le calice est divisé profondément en cinq lobes acumi nés , le plus souvent munis de petites glandes à leur base; la corolle est quinqueQde, à tube en entonnoir étroit ou cylindracé, pileux intérieurement, à gorge calleuse, anguleuse ou à cinq angles opposés aux lobes de la corolle; les étamines, au nombre de cinq , ont leur fllet court, leur anthère infléchie, beaucoup plus longue que le filet, oblongue, renfermant un pollen agglutiné; deux petites glandes oblongues, glabres, alternent avec les ovaires ; les deux ovaires, à ovules nombreux, sont surmontés d'un seul style, (c plus souvent épaissi au sommet et terminé par une membrane réfléchie en forme de cupule ; au-dessus de cette membrane se trouve le stigmate glanduleux-visqueux, conique ou cylindrique, obscurément bilobé. A ces fleurs succèdent deux follicules dres»és ou divergents qui renferment des graines nombreuses, oblongues-cylindroïdes, tronquées à leurs deux extrémités.

a. Lochncra, Alp. DC. {Lochnera, Rchb. ; Cataranthus, Don). Corolle rosée ou blanche ; lobes du calice pas ou à peine glanduleux; étamines fixées à la partie supérieure du tube de la corolle, à anthères oblongues, sessiles. Plantes vivaecs.

1. Pervenche rose, Vincarosea Lin. Cette Jolie piaule, vulgairement connue sous le nom impropre de Pervenche de Madagascar, croit naturellement dans les parties chaudes de l'Amérique, au Mexique, aux Antilles, dans la Guiane- anglaise, au Brésil ; elle s'c<t naturalisée à l'Ile-de-France, et dans les jardins de Java, de l'Inde, des Philippines ; elle est communément cultivée pour l'ornement de nos jardins. Sa lige droite, rameuse, sousfrutcsccnlc, ne dépasse guère 3 décimètres; ses feuilles, son calice et son fruit sont légèrement pubescents; ses feuilles sont oblongues, rétrécics à leur base , très obtuses au sommet qui porte une petite pointe, portées sur un pétiole glanduleux à sa base; ses (leurs, solitaires, axillaires, nortéi s sur des pédoncules plus courts que !e< pétioles , se montrent ou mois de juillet, et se succèdent longtemps ; dans le type, elles sont d'un r ' c délicat, plus vif au centre; mais on en ;

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séde aujourd'hui une variété à fleurs blanches, rouges à leur centre, et une autre à fleurs vertes au centre; les lobes de leur calice sont étroits, acuminés; le tube de leur corolle est pubescent, et ses lobes en demiovale, obtus, mucronulés. Quoique cette Pervenche soit vivacc, on la sème d'ordinaire chaque année pour l'avoir plus belle ; ses semis se font sur couche et sous châssis. L'hiver on la tient en serre chaude.

b. Pervinca, Alp. DC. (Pervinca, Tourn.). Corolle bleue ou blanche, à gorge calleuse, à cinq angles; lobes du calice bordés à leur base de dents glanduleuses; étamioes fixées au milieu du tube, à filet aplati, à connectif large, terminé en membrane pileuse sur la face dorsale. Herbes vivaces, le plus souvent décombantes.

2. Pervencoe a chaude fleur, Tinca major Linn. Cette Jolie plante crott naturellement dans les divers pays qui entourent la mer Méditerranée, à l'exception de la péninsule Ibérique où on ne l'a pas observée jusqu'à ce jour; en France, on la trouve dans nos départements méridionaux et occidentaux jusqu'à Nantes, et jusque dans l'Anjou; on la cultive souvent dans les jardins , surtout dans les rocaillcs; quelquefois aussi on réussit à la faire monter, en la soutenant de manière à couvrir le bas des murs. Sa tige est couchée seulement à sa base et s'élève d'ordinaire à 5 ou 6 décimètres; ses feuilles sont assez grandes, ovales, presqu'en cœur, glabres, légèrement ciliées; ses fleurs sont grandes , solitaires sur des pédoncules généralement plus courts que les feuilles; leur calice égale à peu près en largeur le tube de la corolle, et ses lobes sont linéaires, ciliés. On la plante souvent dans les parcs, dans les lieux frais, sur le bord des massifs, au nord. Elle fleurit du printemps à l'automne. On en possède une variété à fleurs blanches, et une autre à feuilles panachées.

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